Corrige DS7 2022
Corrige DS7 2022
CORRIGÉ DU DS N°7
✄
✂
EXERCICE 1 (E3A PSI 2022, exercice 4) ✁
1. a) – Le fait que Sn et An sont des sous-espaces vectoriels de Mn (R ) est mentionné dans l’énoncé, ce
n’est donc pas à redémontrer.
– Toute matrice M ∈ Mn (R ) s’écrit :
M + M⊤ M − M⊤
M= +
2 2
M + M⊤ M − M⊤
avec, facilement, symétrique et antisymétrique, donc Mn (R ) = Sn + An .
2 2
– La seule matrice à la fois symétrique et antisymétrique est la matrice nulle (car alors M = M⊤ = − M ),
donc Sn ∩ An = {0n } , ce qui prove que la somme des deux sous-espaces vectoriels est directe, et
achève la démonstration.
n ( n +1 ) n ( n −1 )
Je rappelle, mais cela n’était pas demandé, que dim Sn = 2 et dim An = 2 ·
b) Soit M ∈ On (R ) . Alors, par définition : M⊤ M = In . Mais l’inverse à gauche d’une matrice est aussi
son inverse à droite, donc : MM⊤ = In . On en déduit que M⊤ ∈ On (R ) , car :
⊤
M⊤ M⊤ = MM⊤ = In .
( MN )⊤ ( MN ) = N⊤ M⊤ MN = N⊤ · In · N = N⊤ N = In ,
donc MN ∈ On (R ) , ce qui démontre que On (R ) est stable par produit matriciel.
Partie 1
2. a) On a :
λIn 0n λIn − BA 0n
UV = , VU = .
−A λIn − AB −λA λIn
b) Le déterminant d’une matrice triangulaire par blocs et le produit des déterminants de ses blocs
diagonaux, donc :
Mais on a aussi :
Donc, par le théorème spectral, il existe une base de R n orthonormée et constituée de vecteurs propres
de M⊤ M (pour le produit scalaire usuel).
donc :
D = P−1 M⊤ MP, D = P′−1 MM⊤ P′ .
On en déduit : P−1 M⊤ MP = P′−1 MM⊤ P′ , puis :
−1
M⊤ M = PP′−1 MM⊤ P′ P−1 = P′ P−1 MM⊤ P′ P−1 .
Posons : R = P′ P−1 = P′ P T . Comme P et P′ sont orthogonales, R l’est aussi, en tant que pro-
duit de matrices orthogonales (on utilise la question de cours), et on a montré ci-dessus qu’on a :
M⊤ M = R−1 MM⊤ R = R T MM⊤ R , d’où le résultat.
Partie 2
5. Soit M ∈ Sn . Alors, en prenant Q = In , la matrice Q est orthogonale et on a :
Q⊤ MQ = InT · M · In = M = M⊤ ,
la dernière égalité étant vraie parce que M est symétrique. On a donc bien : M ∈ ∆n . Ceci montre que
Sn est inclus dans ∆n .
7. On utilise le fait que toute matrice est somme d’une matrice symétrique et d’une matrice antisymétrique
(question de cours) : soient MS symétrique et M A antisymétrique telles que : M = MS + M A . Comme
MS est symétrique réelle, par le théorème spectral il existe T ∈ On (R ) et D diagonale telle que :
MS = TDT −1 . On a alors :
M = MS + M A = TDT −1 + M A = T D + T −1 M A T T −1 .
α2
α 0 α 0 0
M⊤ M = = ,
0 β 0 β 0 β2
b) Prendre W = I2 ou W = −I2 ne peut pas marcher, puisque ces deux matrices donneraient
:
− 1 0
W⊤ LW = LW 2 = L , L⊤ (sauf si b = 0 ). Il reste deux possibilités ; prenons W = .
0 1
a b
Alors, pour toute matrice L = ∈ L , on a :
−b c
⊤ −1 0 a b −1 0 − a −b −1 0 a −b
W LW = = = = L⊤ ,
0 1 −b c 0 1 −b c 0 1 b c
1 0
ce qui répond à la question. Le choix W = était aussi possible.
0 −1
c) Soit M ∈ M2 (R ) . On reprend les notations de la question 7. Montrons que D + A est orthotrans-
posable
;pour cela, on note qu’une matrice antisymétrique d’ordre 2 est nécessairement
de la forme
0 b a 0
avec b ∈ R , donc si l’on écrit A ainsi, et D sous la forme : D = , avec ( a, c) ∈ R2 ,
−b 0 0 c
a b
alors D + A = ∈ L . Donc, d’après la question précédente, il existe une matrice W ortho-
−b c
gonale telle que : W⊤ ( D + A)W = ( D + A) T . Donc : D + A = W ( D + A) T W⊤ . En multipliant par
T et T −1 , on a :
M = T ( D + A) T −1 = TW ( D + A) T W⊤ T −1 = TW ( T −1 MT ) T W⊤ T −1 = TWT −1 M⊤ TW⊤ T −1 .
b) Soit M ∈ ∆n . D’après la question précédente, M⊤ , M est semblable à son opposée, or des matrices
✄
✂EXERCICE 2 (E3A PSI 2018 exercice 1) ✁
• (2) ⇒ (3).
Le théorème spectral donne l’existence de P ∈ On (R ) telle que A = P⊤ diag(λ1 , . . . , λn ) P, où
λ1 , . . . , λn sont √ propres de A . Si ces valeurs propres sont positives, alors on peut poser
√ les valeurs
B = P⊤ diag( λ1 , . . . , λn ) P , et ainsi B ∈ Sn (R ) et B2 = A .
• (3) ⇒ (1).
Si B ∈ Sn (R ) est telle que B2 = A , alors
∀ X ∈ Mn,1 (R ), X⊤ AX = X⊤ B2 X = X⊤ B⊤ BX = ( BX )⊤ BX = k BX k2 > 0.
L’équivalence des trois propositions est ainsi démontrée.
2.
2.1. Puisque rg( J ) = 1 , on a dim Ker J = n − 1 par le théorème du rang, donc 0 est valeur propre de J
d’ordre au moins n − 1 ; et puisque tr( J ) = n , on en déduit Sp( J ) = {0, n} .
n
E0 ( J ) = Ker( J ) est l’hyperplan d’équation ∑ xk = 0 et En ( J ) = Ker( J − nIn ) est la droite de base
k =1
la matrice colonne U ∈ Mn,1 (R ) dont tous les coefficients valent 1 (on peut remarquer que ces
deux sous-espaces propres sont orthogonaux, ce qui est directement une conséquence du théorème
spectral).
Pour tous λ ∈ R et X ∈ Mn,1 (R ) , on a JX = λX ⇐⇒ MX = (α + 1 − λ) X , donc
Sp( M ) = {α + 1, α + 1 − n} , et Ker( M − (α + 1) In ) = Ker( J ) et Ker( M − (α + 1 − n) In ) = Ker( J − nIn ) .
2.2. Compte tenu de 2.1 et en utilisant la caractérisation (2), on a M ∈ Sn+ (R ) ⇐⇒ α > n − 1 .
De plus toujours par 2.1 :
– si α > n − 1 , alors 0 n’est pas valeur propre de M , donc rg( M ) = n .
– si α = n − 1 , alors Ker( M ) = Ker( J − nIn ) est de dimension 1 , donc rg( M ) = n − 1 .
Dans tous les cas, on a donc bien rg( M ) > n − 1 .
3.
3.1. Le théorème spectral assure que a est diagonalisable et possède une base orthonormée formée de
vecteurs propres, d’où l’existence demandée.
3.2. Par définition de b , sa matrice dans la base orthonormale B est symétrique (car diagonale), donc b
est un endomorphisme symétrique.
3.3. Posons I = {i ∈ J1 ; nK | λi = 0} . Tout vecteur x ∈ E s’écrit dans la base B sous la forme
n n n
x = ∑ xi ui , d’où a( x ) = ∑ xi u( xi ) = ∑ xi λi ui = ∑ xi λi ui .
i =1 i =1 i =1 i<I
Il en résulte que : a( x ) = 0 ⇐⇒ ∀ i < I, λi = 0 donc Ker( a) = Vect({ui | i ∈ I }) .
Pour les mêmes raisons, on trouve Ker(b) = Vect({ui | i ∈ I }) , donc Ker( a) = Ker(b) .
4.
4.1. On a bien sûr a = b2 , puisque ces deux endomorphismes coı̈ncident sur la base B . Ainsi puisque b
est symétrique (3.2), on a :
D E
∀ (i, j) ∈ J1 ; nK2 , zi z j = b(ei ) b(e j ) = ei b2 (e j ) = ei a(e j ) = ai,j .
En particulier si i , j , alors zi z j < 0 par hypothèse sur A (une telle famille est dite obtusangle).
4.1.1. Posons I1 = {i ∈ J1 ; n − 1K | γi > 0} et I2 = {i ∈ J1 ; n − 1K | γi < 0} .
n −1
Alors l’égalité ∑ γi zi = 0 se réécrit ∑ |γi |zi − ∑ |γi |zi = E , ou encore ∑ |γi |zi = ∑ |γi |zi .
i =1 i ∈ I1 i ∈ I2 i ∈ I1 i ∈ I2
En notant z ce dernier élément, on a :
* +
hz | zi = ∑ | γi | z i ∑ | γi | z i = ∑ |γi ||γ j | zi z j .
i ∈ I1 i ∈ I2 ( i,j )∈ I1× I2
Puisque I1 et I2 sont disjoints, on a pour tout (i, j) ∈ I1 × I2 , zi z j < 0 , donc |γi ||γ j | zi z j 6 0
puis hz | zi 6 0 .
D’où nécessairement hz | zi = 0 , c’est-à-dire z = 0 , et ainsi :
n −1
∑ |γi |zi = ∑ |γi |zi + ∑ |γi |zi = z + z = 0.
i =1 i ∈ I1 i ∈ I2
* + * +
n −1 n −1 n −1
4.1.2. On a alors ∑ | γi | z i z n = h0 | zn i = 0 mais par linéarité, ∑ | γi | z i , z n = ∑ | γi | h z i | z n i
i =1 i =1 i =1
est une somme de termes négatifs. Donc ∀ i ∈ J1 ; n − 1K, |γi | hzi | zn i = 0 , i.e. γi = 0 puisque
hzi | zn i < 0 .
n −1
On a montré que ∑ γi zi = 0 =⇒ ∀ i ∈ J1 ; n − 1K, γi = 0 , c’est-à-dire que la famille (z1 , . . . , zn−1 )
i =1
est libre.
4.2. On vient de montrer que la famille (b(e1 ), . . . , b(en−1 )) est libre, donc que rg(b) > n − 1 . Or par 3.3
et le théorème du rang, on a rg(b) = rg( a) . Donc rg( a) = rg( A) > n − 1 .
✄
✂
EXERCICE 3 (E3A PSI 2022, exercice 3) ✁
1. – 1ère solution
Par la relation e Chasles :
Z x+T Z 0 Z T Z x+T
f (u) du = f (u) du + f (u) du + f (u) du (∗)
x x 0 T
2.
2.1. Si on note R le rayon de convergence de la série entière ∑ an x n , la fonction g est de classe C ∞ sur
n>0
]− R ; R[[ et ses dérivées s’obtiennent par dérivation terme à terme. Ainsi, pour tout xx ∈ ]− R ; R[[ ,
+∞
−4xg( x ) = ∑ −4an−1 x n
n =1
+∞
g′ ( x ) = ∑ ( n + 1 ) a n +1 x n
n =0
+∞
xg”( x ) = ∑ n ( n + 1 ) a n +1 x n
n =1
et en additionnant :
+∞ h i
a1 + ∑ (n + 1)2 an+1 − 4an−1 x n = 0.
n =1
Par unicité du développement en série entière (la seule série entière nulle est celle dont tous les
coefficients sont nuls), on en déduit que a1 = 0 , puis que, pour tout entier n > 1 , (n + 1)2 an+1 = 4an−1 ,
4
soit encore an+1 = a .
( n + 1 ) 2 n −1
2.2. On démontre alors facilement par récurrence sur p que, pour tout entier naturel p ,
1 1 .
a2p+1 = 0 et a2p = a0 =
p 2 ( p − 1 ) 2 . . . 12 ( p!)2
x2p
2.3. La série entière définissant g est donc ∑ 2
. D’après les résultats sur les croissances comparées des
p>0 ( p! )
2p
x
suites usuelles, la suite est bornée pour tout x (car tend vers 0 quand p → +∞ ), donc,
( p!)2 p∈N
par définition du rayon de convergence, la série a pour rayon de convergence +∞ , et la fonction g est
définie sur R .
Nul besoin ici d’utiliser la règle de d’Alembert... sk
3.
3.1. La fonction F est définie sur R , et, pour tout réel x ,
Z 2π Z π
1 1
F (− x ) = e−2x cos( t) dt = e2x cos( u) du
2π 0 2π −π
∂k h
( x, t) 6 2k e2a .
∂x k
∂k h
On pouvait aussi utiliser le fait que est continue sur le fermé borné I × [0 ; 2π ] , puis le théorème des
∂x k
bornes atteintes.
3.2.4. On applique le théorème de dérivation d’une intégrale à paramètre version C ∞ . Vérifions ses
hypothèses :
– pour tout t ∈ [0 ; 2π ] , l’application x 7→ h( x, t) est de classe C ∞ comme on l’a vu ;
∂k h
– pour tout entier k , pour tout x ∈ R , l’application t 7→ ( x, t) est continue (par morceaux) sur
∂x k
[0 ; 2π ] , et donc également intégrable sur [0 ; 2π ] par continuité sur un segment ;
– pour tout segment I inclus dans R , et tout ( x, t) ∈ I × [0 ; 2π ] , on a d’après la question
précédente :
∂k h
( x, t) 6 Mk , (hypothèse de domination)
∂x k
et l’application ϕ : t 7→ Mk est continue (par morceaux) sur le segment [0 ; 2π ] en tant que fonction
constante, donc elle y est intégrable.
Z 2π Z 2π
1 1
Ainsi, d’après le théorème cité ci-dessus, l’application F : x 7→ h( x, t) dt = exp(2x cos(t)) dt
2π 0 2π 0
est de classe C∞ sur tout segment inclus dans R , donc sur R .
3.2.5. Le même théorème donne aussi :
Z 2π k
2k
Z 2π
1 ∂ h
∀ k ∈ N, ∀ x ∈ R, F (k) ( x ) = k
( x, t) dt = (cos(t))k exp(2x cos(t)) dt.
2π 0 ∂x 2π 0
2n | x | n
On pouvait aussi remarquer que kun k 6 , donc la série ∑ kun k converge ; par suite il y a
∞ n! ∞
convergence normale donc uniforme de la série de fonctions sur le segment [0 ; 2π ] , et on pouvait utiliser le
théorème d’interversion sur un segment.
4.3. J0 = 2π , J1 = 0 .
4.4. Il s’agit ici, à l’intervalle d’intégration près, des intégrales de Wallis, vues maintes fois cette année...
À l’aide d’une intégration par parties :
Z 2π
Jn = cos2 (t) cosn−2 (t) dt
0
Z 2π
= (1 − sin2 (t)) cosn−2 (t) dt
0
Z 2π
1 d n −1
= Jn − 2 + sin(t) × cos (t) dt
n−1 0 dt
1 h i2π 1
= Jn − 2 + sin(t) cosn−1 (t) − Jn
n−1 0 n−1
1
= Jn − 2 − Jn .
n−1
n−1
Finalement, Jn = Jn − 2 .
n
4.5. Déjà, puisque J1 = 0 , il résulte de la relation ci-dessus que J2k+1 = 0 pour tout entier naturel k .
2k − 1 2k − 1 2k − 3 2k − 1 2k − 3 . . . 1
J2k = J2k−2 = · J2k−4 = · × × J0
2k 2k 2k − 2 2k 2k − 2 2
2k(2k − 1) (2k − 2)(2k − 3) . . . 2
= · × × 2 J0
(2k)2 (2k − 2)2 2
(2k)!
= J0
((2k) · (2(k − 1)) × . . . × (2 · 1))2
(2k)!
= J0
22k (k · (k − 1) × . . . × 1)2
(2k)! (2k)!
= 2k 2
J0 = 2k × 2π.
2 (k!) 2 (k!)2
4.6. Finalement, grâce aux questions 4.2 et 4.5, on a, pour tout réel x ,
+∞
22p (2p)! 2p
F(x) = ∑ (2p)! 22p ( p!)2 x = g(x ).
p =0
Donc : F = g .
✄
✂
EXERCICE 4 (E3A MP 2017, exercice 1) ✁
1
1.1.1. Puisque α > 0 , la fonction t 7→ est continue sur [0 ; +∞[ .
(1 + t α ) n
1 1 1
De plus α n ∼
(1 + t ) t→+∞ t αn
; or t 7−→ αn est au voisinage de +∞ car αn > 1 car n > 1 et α > 1 .
t
1
Ainsi par comparaison à une fonction intégrable, t 7→ est intégrable sur [0 ; +∞[ .
(1 + t α ) n
Z +∞
1
Cela implique l’existence de l’intégrale dt = In
0 (1 + t α ) n
u1 1
α uα
1.2. La fonction u 7−→ = 1
est de classe C 1 , strictement croissante et bijective de ]0 ; +∞[ vers
n nα
1
]0 ; +∞[ car α > 0.
1
uα
Le changement de variable t = 1
conserve donc la nature de l’intégrale et sa valeur, d’après le cours.
nα
Ainsi on a :
1 Z + ∞ 1 −1
u α −1
Z +∞
1 uα
In = u n du = du.
1
(1 + nu )n
1
0 αn α 1 + αn α 0
n
Z + ∞ 1 −1 1
uα u α −1
On en déduit que l’intégrale du converge, donc la fonction u 7→ est intégrable
0 (1 + nu )n (1 + nu )n
sur ]0 ; +∞[ (car positive).
n n n − k
n k u n−k
u n n u
N∗ = ∑ = 1+u+ ∑
1.3. Soit n ∈ et u > 0 . On a 1 + n 1 .
k =0
k n k =2
k n
n
n u n−k
Or ∑ > 0 (somme vide si n = 1 ). Donc :
k =2
k n
u n
∀ n ∈ N ∗ , ∀ u > 0, 1+ > 1 + u.
n
u n u u u u
2. Pour u > 0 , on a : 1 +
n
= exp n ln 1 +
n
. Puisque −→ 0 on a ln 1 +
n n→+∞ n
∼ n
·
n →+ ∞
Donc n ln 1 + nu −→ u , et par continuité de la fonction exp, on a :
n →+ ∞
u n
lim 1 + = eu .
n →+ ∞ n
3.3.1. On va utiliser ici le théorème de convergence dominée, en en vérifiant soigneusement toutes les
hypothèses, comme demandé.
1
u α −1 1
Pour n ∈ N ∗ , notons f n : u 7→ = n ( u > 0 ).
(1 + un )n u1−1/α 1 + un
(i) Pour chaque n > 1 , la fonction f n est continue sur ]0 ; +∞[ .
1 1
(ii) Soit u ∈ ]0 ; +∞[ . En utilisant la question précédente, on a lim f n (u) = = u α −1 e − u .
n →+ ∞ u1−1/α eu
1
Ainsi la suite de fonction ( f n )n>1 converge simplement sur ]0 ; +∞[ vers f : u 7→ u α −1 e−u .
(iii) La fonction f est continue sur ]0 ; +∞[ par les théorèmes opératoires usuels.
n
(iv) Soit n ∈ N ∗ et u > 0 . On a 1 + un > 1 + u > 0 et u1−1/α > 0 . donc
1 1
| f n (u)| = n 6 1−1/α ·
u1−1/α 1 + un u (1 + u)
1
Posons ϕ : u > 0 7→ · ϕ est continue sur ]0 ; +∞[ par les théorèmes usuels.
u1−1/α (1 + u)
1 1
De plus, ϕ(u) ∼ et u 7→ 1−1/α est une fonction intégrable au voisinage de 0 car
u1−1/α
u →0+ u
1 − 1/α < 1 , donc par comparaison ϕ est intégrable au voisinage de 0 .
1 1
Et ϕ(u) ∼ et u 7→ 2−1/α est intégrable au voisinage de +∞ car 2 − α1 > 1 ( α > 1 ),
u →+ ∞ u2−1/α u
donc ϕ est intégrable au voisinage de +∞ .
Ainsi la fonction ϕ est intégrable sur ]0 ; +∞[ et on a l’hypothèse de domination :
cequi revient à dire que la limite de la suite (vn )n∈N ∗ lorsque n tend vers plus l’infini est égale à
1
Γ .
α
vn
3.2. D’après 1.2), pour tout n ∈ N ∗ , In = 1/α
et d’après la question précédente : v n −−−−→ Γ 1
α .
αn n →+ ∞
Z +∞
1
Or Γ α = f > 0 car f positive et continue sur ]0 ; +∞[ et non identiquement nulle .
0
1
Γ α
Donc : In ∼ .
n →+ ∞ αn1/α
4.
4.1. D’après la question précédente et un résultat du cours, la série entière ∑ In x n a le mêm rayon de
n>1
1
convergence que la série entière ∑ n1/α x n .
n>1
Un autre résultat du cours dit que toutes les séries entières de la forme ∑ n β zn ont un rayon de
convergence égal à 1 .
En rassemblant ces deux résultats, on a que le rayon de convergence de la série entière ∑ In x n est
n>1
R = 1.
+∞ +∞ Z +∞ n
x
4.2. Soit x ∈ ]− R ; R[ . On a S( x ) = ∑ In x n = ∑ dt .
n = 1 n = 1 0 1 + tα
n
x
Pour n ∈ N ∗ , notons gn : t 7→ , définie sur [0 ; +∞[ .
1 + tα
(i) Puisque α > 0 , chaque fonction gn est continue sur [0 ; +∞[ par les théorèmes usuels ;
x |x|
(ii) Soit t ∈ R + . On a = 6 | x | < 1 . On donc convergence de la série géométrique :
1 + tα 1 + tα
n x
+∞ +∞
x 1 + tα = x
∑ gn ( t ) = ∑ 1 + tα
= x 1 + tα − x
·
n =1 n =1 1−
1 + tα
x
Ainsi la série ∑ gn converge simplement sur R + et a pour somme la fonction g : t 7→
1 + tα − x
·
n>1
(iii) Cette fonction g est continue sur R + par les théorèmes usuels car pour tout t > 0, 1 + tα − x > 1 − x > 0 .
(iv) Chaque fonction gn est intégrable sur R + à l’aide de 1.1.
(v) Soit n ∈ N ∗ . On a :
| x |n
Z +∞ Z +∞
| gn (t)| dt = dt = | x |n In .
0 0 (1 + t α )n
n
Or la série ∑ |x| In converge car on a convergence absolue de la série entière en tout point de
n>1
Z +∞
l’intervalle ouvert de convergence, ainsi la série ∑ | gn (t)| dt converge.
n>1 0
Avec (i), (ii), (iii), (iv) et (V), le théorème d’intégration terme à terme s’applique : g est intégrable sur
[0 ; +∞[ et on a
+∞ Z +∞ Z +∞
∑ gn = g.
n =1 0 0
Z +∞
x
Cela permet de conclure que : ∀ x ∈ ]−1 ; 1[, S( x ) = dt .
0 1 + tα − x
✄
✂
EXERCICE 5 (E3A PSI 2015, exercice 2) ✁
Le discriminant de χ A vaut 4( x2 + y − 4) .
– S’il est strictement négatif, A n’a pas de valeur propre réelle et n’est pas diagonalisable dans M2 (R ) .
– S’il est nul, A a une unique valeur propre réelle et comme A n’est pas multiple de I2 , elle n’est pas
diagonalisable.
– S’il est > 0 , A possède deux valeurs propres réelles distinctes et est donc diagonalisable.
En conclusion :
A est diagonalisable si et seulement si x2 + y − 4 > 0
√
2. On a simplement E2 = n, n ∈ N donc les éléments de E2 peuvent être obtenus à l’aide d’une suite
infinie : E2 est dénombrable.
3. L’ensemble des u tels que f (u) , 0 est l’ensemble dénombrable E2 . f est la loi d’une variable aléatoire si
elle est à valeurs positives et si ∑ f (u) existe et vaut 1 .
u ∈ E2
λ 1
Or ∑ f (u) = ∑ 2n est convergente de somme 2λ (somme d’une série géométrique de raison 2 et de
u ∈ E2 n ∈N
1
premier terme λ ). La condition est donc λ = 2.
1
Finalement, f est la loi d’une variable alétoire X si et seulement si λ = 2. On a alors X (Ω) = E2 .
4. X 2 (Ω) est l’ensemble des carrés des valeurs prises par X et donc :
X 2 (Ω) = N.
On a alors :
√ 1 .
∀ n ∈ N, P ( X 2 = n) = P ( X = n) =
2 n +1
n
5. Comme la série ∑ n +1
est absolument convergente, X 2 admet donc une espérance. Elle vaut :
n ∈N 2
+∞ +∞
n
E(X2 ) = ∑ nP ( X 2 = n) = ∑ .
n =0 n =1 2 n +1
1
Avec x = 2, il vient :
1 +∞ n
E(X2 ) =
4 n∑ n −1
= 1.
=1 2
GX2 est dérivable en 1 et X 2 admet donc une espérance qui est égale à :
′ 1
GX 2 (1) = = 1.
(2 − 1)2
1
∀ t ∈ [−1 ; 1], GZ (t) = GX2 (t)2 = .
(2 − t )2
Avec les formules sur les séries entières rappelées plus haut, on obtient que
+∞ n −1 +∞
1 1 1 t n+1 n
∀ t ∈ [−1 ; 1], GZ (t) =
4 (1 − 2t )2
=
4 ∑ n
2
= ∑ n +2
t ,
n =1 n =0 2
et ainsi :
n+1 .
∀ n ∈ N, P ( Z = n) =
2 n +2
8. La probabilité que A soit diagonalisable est celle de l’événement ( X 2 + Y > 4) c’est-à-dire celle de
l’évènement ( Z > 5) . Cette probabilité vaut donc (après quelques calculs) :
4
7
P ( Z > 5) = 1 − ∑ P(Z = k) = 64 .
k =0
⋆ ⋆ ⋆ ⋆
⋆ ⋆
⋆
⋆ ⋆
⋆