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Corrige DS7 2022

Le corrigé du DS N°7 traite des propriétés des matrices, notamment des espaces vectoriels de matrices symétriques et antisymétriques, ainsi que des matrices orthogonales. Il démontre des résultats sur les polynômes caractéristiques et les valeurs propres des matrices, en utilisant des théorèmes spectrals et des changements de bases. Le document aborde également des questions sur les matrices orthotransposables et les implications de la symétrie et de l'antisymétrie dans les matrices.

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Corrige DS7 2022

Le corrigé du DS N°7 traite des propriétés des matrices, notamment des espaces vectoriels de matrices symétriques et antisymétriques, ainsi que des matrices orthogonales. Il démontre des résultats sur les polynômes caractéristiques et les valeurs propres des matrices, en utilisant des théorèmes spectrals et des changements de bases. Le document aborde également des questions sur les matrices orthotransposables et les implications de la symétrie et de l'antisymétrie dans les matrices.

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– CORRIGÉ DS N°7 – PSI* 22-23

CORRIGÉ DU DS N°7


EXERCICE 1 (E3A PSI 2022, exercice 4) ✁

1. a) – Le fait que Sn et An sont des sous-espaces vectoriels de Mn (R ) est mentionné dans l’énoncé, ce
n’est donc pas à redémontrer.
– Toute matrice M ∈ Mn (R ) s’écrit :

M + M⊤ M − M⊤
M= +
2 2
M + M⊤ M − M⊤
avec, facilement, symétrique et antisymétrique, donc Mn (R ) = Sn + An .
2 2
– La seule matrice à la fois symétrique et antisymétrique est la matrice nulle (car alors M = M⊤ = − M ),
donc Sn ∩ An = {0n } , ce qui prove que la somme des deux sous-espaces vectoriels est directe, et
achève la démonstration.
n ( n +1 ) n ( n −1 )
Je rappelle, mais cela n’était pas demandé, que dim Sn = 2 et dim An = 2 ·
b) Soit M ∈ On (R ) . Alors, par définition : M⊤ M = In . Mais l’inverse à gauche d’une matrice est aussi
son inverse à droite, donc : MM⊤ = In . On en déduit que M⊤ ∈ On (R ) , car :
 ⊤
M⊤ M⊤ = MM⊤ = In .

Ainsi On (R ) est stable par transposition : ∀ M ∈ On (R ) , M⊤ ∈ On (R ) .


De plus, si N ∈ On (R ) est une autre matrice orthogonale, alors :

( MN )⊤ ( MN ) = N⊤ M⊤ MN = N⊤ · In · N = N⊤ N = In ,
donc MN ∈ On (R ) , ce qui démontre que On (R ) est stable par produit matriciel.

Partie 1
2. a) On a :    
λIn 0n λIn − BA 0n
UV = , VU = .
−A λIn − AB −λA λIn
b) Le déterminant d’une matrice triangulaire par blocs et le produit des déterminants de ses blocs
diagonaux, donc :

det(UV ) = det(λIn ) det(λIn − AB) = λn det(λIn − AB).

Mais on a aussi :

det(UV ) = det(U ) det(V ) = det(V ) det(U ) = det(VU ) = det(λIn − BA) det(λIn )


= λn det(λIn − BA).
Donc :
∀ λ ∈ R, λn χ AB (λ) = λn χ BA (λ).
puis :
∀ λ ∈ R∗ , χ AB (λ) = χ BA (λ).
Ainsi le polynôme χ AB − χ BA s’annule en tous les λ ∈ R ∗ . Ayant une infinité de racines, c’est le
polynôme nul. On en déduit :
χ AB = χ BA .

3. La matrice M⊤ M est à coefficients réels, et symétrique puisque :


 ⊤  ⊤
M⊤ M = M⊤ M⊤ = M⊤ M.

Donc, par le théorème spectral, il existe une base de R n orthonormée et constituée de vecteurs propres
de M⊤ M (pour le produit scalaire usuel).

Problèmes – © T.LEGAY – Lycée d’Arsonval 1/11 7 avril 2023


– CORRIGÉ DS N°7 – PSI* 22-23

4. On applique la formule du changement de base avec l’endomorphisme canoniquement associé à M⊤ M ,


pour passer de la base canonique à la base orthonormée de vecteurs propres qui existe d’après la
question précédente. On obtient alors l’existence de D diagonale, et de P orthogonale, telles que :
M⊤ M = PDP−1 (la matrice P est orthogonale parce qu’il s’agit d’une matrice de passage entre deux
bases orthonormées).
Or, en appliquant le même raisonnement à la matrice MM⊤ qui est aussi symétrique réelle, on a
l’existence de D ′ diagonale, et de P′ orthogonale, telles que : MM⊤ = P′ D ′ P′−1 .
Or les coefficients diagonaux de D ′ sont les valeurs propres de MM⊤ , et ceux de D sont les valeurs
propres de M⊤ M , et la question b montre que MM⊤ et M⊤ M ont même polynôme caractéristique, et
donc mêmes valeurs propres avec les mêmes ordres de multiplicité. On en déduit que, quitte à changer
l’ordre des vecteurs propres, on peut supposer D ′ = D . Ainsi :

M⊤ M = PDP−1, MM⊤ = P′ DP′−1,

donc :
D = P−1 M⊤ MP, D = P′−1 MM⊤ P′ .
On en déduit : P−1 M⊤ MP = P′−1 MM⊤ P′ , puis :
  −1
M⊤ M = PP′−1 MM⊤ P′ P−1 = P′ P−1 MM⊤ P′ P−1 .

Posons : R = P′ P−1 = P′ P T . Comme P et P′ sont orthogonales, R l’est aussi, en tant que pro-
duit de matrices orthogonales (on utilise la question de cours), et on a montré ci-dessus qu’on a :
M⊤ M = R−1 MM⊤ R = R T MM⊤ R , d’où le résultat.

Partie 2
5. Soit M ∈ Sn . Alors, en prenant Q = In , la matrice Q est orthogonale et on a :

Q⊤ MQ = InT · M · In = M = M⊤ ,

la dernière égalité étant vraie parce que M est symétrique. On a donc bien : M ∈ ∆n . Ceci montre que
Sn est inclus dans ∆n .

6. Soient A ∈ An et Q ∈ On (R ) . Montrons : Q−1 AQ ∈ An . On a :


 ⊤  T
Q−1 AQ = Q⊤ A⊤ Q−1 = Q−1 A⊤ ( Q⊤ )⊤ = Q−1 A⊤ Q = Q−1 (− A) Q = − Q−1 AQ,

donc Q−1 AQ est antisymétrique, ce qu’il fallait démontrer.

7. On utilise le fait que toute matrice est somme d’une matrice symétrique et d’une matrice antisymétrique
(question de cours) : soient MS symétrique et M A antisymétrique telles que : M = MS + M A . Comme
MS est symétrique réelle, par le théorème spectral il existe T ∈ On (R ) et D diagonale telle que :
MS = TDT −1 . On a alors :
 
M = MS + M A = TDT −1 + M A = T D + T −1 M A T T −1 .

Posons : A = T −1 M A T . D’après la question précédente, A est antisymétrique car M A l’est et T est


orthogonale, et on a bien : M = T ( D + A) T −1 , ce qui est le résultat demandé.
 
α 0
8. a) Soit M = ∈ M2 (R ) une matrice diagonale. Alors :
0 β

α2
    
α 0 α 0 0
M⊤ M = = ,
0 β 0 β 0 β2

donc l’égalité M⊤ M = I2 équivaut à : α2 = β2 = 1 , c’est-à-dire : α = ±1 , β = ±1 . On en déduit


que les matrices orthogonales et diagonales d’ordre 2 sont :
       
1 0 −1 0 1 0 −1 0
, , , .
0 1 0 1 0 −1 0 −1

Problèmes – © T.LEGAY – Lycée d’Arsonval 2/11 7 avril 2023


– CORRIGÉ DS N°7 – PSI* 22-23

b) Prendre W = I2 ou W = −I2 ne peut pas marcher, puisque ces deux matrices donneraient
 :
− 1 0
W⊤ LW = LW 2 = L , L⊤ (sauf si b = 0 ). Il reste deux possibilités ; prenons W = .
0 1
 
a b
Alors, pour toute matrice L = ∈ L , on a :
−b c
        
⊤ −1 0 a b −1 0 − a −b −1 0 a −b
W LW = = = = L⊤ ,
0 1 −b c 0 1 −b c 0 1 b c
 
1 0
ce qui répond à la question. Le choix W = était aussi possible.
0 −1
c) Soit M ∈ M2 (R ) . On reprend les notations de la question 7. Montrons que D + A est orthotrans-
posable
 ;pour cela, on note qu’une matrice antisymétrique d’ordre 2 est nécessairement
  de la forme
0 b a 0
avec b ∈ R , donc si l’on écrit A ainsi, et D sous la forme : D = , avec ( a, c) ∈ R2 ,
−b 0   0 c
a b
alors D + A = ∈ L . Donc, d’après la question précédente, il existe une matrice W ortho-
−b c
gonale telle que : W⊤ ( D + A)W = ( D + A) T . Donc : D + A = W ( D + A) T W⊤ . En multipliant par
T et T −1 , on a :

M = T ( D + A) T −1 = TW ( D + A) T W⊤ T −1 = TW ( T −1 MT ) T W⊤ T −1 = TWT −1 M⊤ TW⊤ T −1 .

Comme W est diagonale, on a : W⊤ = W . Donc : M = TWT −1 M⊤ TWT −1 . On en déduit que si l’on


pose : Q = TWT −1 = TWT T , alors Q est orthogonale en tant que produit de matrices orthogonales
(on note facilement qu’elle est également symétrique), et on a : M = QM⊤ Q , donc :

M⊤ = Q−1 MQ−1 = Q⊤ MQ⊤ = Q⊤ MQ.

Ceci montre que pour toute matrice M ∈ M2 (R ) , M est orthotransposable.

9. a) Soit M ∈ ∆n . Il existe donc Q ∈ On (R ) telle que : Q⊤ MQ = M⊤ . En transposant cette égalité, on


voit qu’on a aussi : Q⊤ M⊤ Q = M . Alors :
h i  
M⊤ , M = M⊤ M − MM⊤ = Q⊤ MQQ⊤ M⊤ Q − Q⊤ M⊤ QQ⊤ MQ = Q⊤ MM⊤ − M⊤ M Q.

Comme Q⊤ = Q−1 , cette égalité s’écrit aussi :


h i   h i
M⊤ , M = Q−1 MM⊤ − M⊤ M Q = Q−1 M, M⊤ Q,

donc M⊤ , M est semblable à M, M⊤ .


   

b) Soit M ∈ ∆n . D’après la question précédente, M⊤ , M est semblable à son opposée, or des matrices
 

semblables ont même déterminant. On en déduit :


h i  h i h i
det M⊤ , M = det − M⊤ , M = (−1)n det M⊤ , M .

Or n est supposé impair, donc : (−1)n = −1 . Ainsi det M⊤ , M


 
est égal à son opposé, ce qui
implique : det M⊤ , M = 0 .
 


✂EXERCICE 2 (E3A PSI 2018 exercice 1) ✁

1. Mn,1 (R ) est muni du produit scalaire canonique ( X, Y ) 7→ X⊤ Y , et on note k · k la norme euclidienne


associée.
• (1) ⇒ (2).
Supposons : ∀ X ∈ Mn,1 (R ) , X⊤ AX > 0 ; en particulier pour toute valeur propre λ ∈ Sp( A) , si
X ∈ Mn,1 (R ) non nul est tel AX = λX , on a X⊤ AX = λX⊤ X = λk X k2 > 0 , et donc λ > 0 puisque
k X k2 > 0 .

Problèmes – © T.LEGAY – Lycée d’Arsonval 3/11 7 avril 2023


– CORRIGÉ DS N°7 – PSI* 22-23

• (2) ⇒ (3).
Le théorème spectral donne l’existence de P ∈ On (R ) telle que A = P⊤ diag(λ1 , . . . , λn ) P, où
λ1 , . . . , λn sont √ propres de A . Si ces valeurs propres sont positives, alors on peut poser
√ les valeurs
B = P⊤ diag( λ1 , . . . , λn ) P , et ainsi B ∈ Sn (R ) et B2 = A .
• (3) ⇒ (1).
Si B ∈ Sn (R ) est telle que B2 = A , alors

∀ X ∈ Mn,1 (R ), X⊤ AX = X⊤ B2 X = X⊤ B⊤ BX = ( BX )⊤ BX = k BX k2 > 0.
L’équivalence des trois propositions est ainsi démontrée.
2.
2.1. Puisque rg( J ) = 1 , on a dim Ker J = n − 1 par le théorème du rang, donc 0 est valeur propre de J
d’ordre au moins n − 1 ; et puisque tr( J ) = n , on en déduit Sp( J ) = {0, n} .
n
E0 ( J ) = Ker( J ) est l’hyperplan d’équation ∑ xk = 0 et En ( J ) = Ker( J − nIn ) est la droite de base
k =1
la matrice colonne U ∈ Mn,1 (R ) dont tous les coefficients valent 1 (on peut remarquer que ces
deux sous-espaces propres sont orthogonaux, ce qui est directement une conséquence du théorème
spectral).
Pour tous λ ∈ R et X ∈ Mn,1 (R ) , on a JX = λX ⇐⇒ MX = (α + 1 − λ) X , donc
Sp( M ) = {α + 1, α + 1 − n} , et Ker( M − (α + 1) In ) = Ker( J ) et Ker( M − (α + 1 − n) In ) = Ker( J − nIn ) .
2.2. Compte tenu de 2.1 et en utilisant la caractérisation (2), on a M ∈ Sn+ (R ) ⇐⇒ α > n − 1 .
De plus toujours par 2.1 :
– si α > n − 1 , alors 0 n’est pas valeur propre de M , donc rg( M ) = n .
– si α = n − 1 , alors Ker( M ) = Ker( J − nIn ) est de dimension 1 , donc rg( M ) = n − 1 .
Dans tous les cas, on a donc bien rg( M ) > n − 1 .
3.
3.1. Le théorème spectral assure que a est diagonalisable et possède une base orthonormée formée de
vecteurs propres, d’où l’existence demandée.
3.2. Par définition de b , sa matrice dans la base orthonormale B est symétrique (car diagonale), donc b
est un endomorphisme symétrique.
3.3. Posons I = {i ∈ J1 ; nK | λi = 0} . Tout vecteur x ∈ E s’écrit dans la base B sous la forme
n n n
x = ∑ xi ui , d’où a( x ) = ∑ xi u( xi ) = ∑ xi λi ui = ∑ xi λi ui .
i =1 i =1 i =1 i<I
Il en résulte que : a( x ) = 0 ⇐⇒ ∀ i < I, λi = 0 donc Ker( a) = Vect({ui | i ∈ I }) .
Pour les mêmes raisons, on trouve Ker(b) = Vect({ui | i ∈ I }) , donc Ker( a) = Ker(b) .
4.
4.1. On a bien sûr a = b2 , puisque ces deux endomorphismes coı̈ncident sur la base B . Ainsi puisque b
est symétrique (3.2), on a :
D E
∀ (i, j) ∈ J1 ; nK2 , zi z j = b(ei ) b(e j ) = ei b2 (e j ) = ei a(e j ) = ai,j .

En particulier si i , j , alors zi z j < 0 par hypothèse sur A (une telle famille est dite obtusangle).
4.1.1. Posons I1 = {i ∈ J1 ; n − 1K | γi > 0} et I2 = {i ∈ J1 ; n − 1K | γi < 0} .
n −1
Alors l’égalité ∑ γi zi = 0 se réécrit ∑ |γi |zi − ∑ |γi |zi = E , ou encore ∑ |γi |zi = ∑ |γi |zi .
i =1 i ∈ I1 i ∈ I2 i ∈ I1 i ∈ I2
En notant z ce dernier élément, on a :
* +
hz | zi = ∑ | γi | z i ∑ | γi | z i = ∑ |γi ||γ j | zi z j .
i ∈ I1 i ∈ I2 ( i,j )∈ I1× I2

Puisque I1 et I2 sont disjoints, on a pour tout (i, j) ∈ I1 × I2 , zi z j < 0 , donc |γi ||γ j | zi z j 6 0
puis hz | zi 6 0 .
D’où nécessairement hz | zi = 0 , c’est-à-dire z = 0 , et ainsi :
n −1
∑ |γi |zi = ∑ |γi |zi + ∑ |γi |zi = z + z = 0.
i =1 i ∈ I1 i ∈ I2

Problèmes – © T.LEGAY – Lycée d’Arsonval 4/11 7 avril 2023


– CORRIGÉ DS N°7 – PSI* 22-23

* + * +
n −1 n −1 n −1
4.1.2. On a alors ∑ | γi | z i z n = h0 | zn i = 0 mais par linéarité, ∑ | γi | z i , z n = ∑ | γi | h z i | z n i
i =1 i =1 i =1
est une somme de termes négatifs. Donc ∀ i ∈ J1 ; n − 1K, |γi | hzi | zn i = 0 , i.e. γi = 0 puisque
hzi | zn i < 0 .
n −1
On a montré que ∑ γi zi = 0 =⇒ ∀ i ∈ J1 ; n − 1K, γi = 0 , c’est-à-dire que la famille (z1 , . . . , zn−1 )
i =1
est libre.

4.2. On vient de montrer que la famille (b(e1 ), . . . , b(en−1 )) est libre, donc que rg(b) > n − 1 . Or par 3.3
et le théorème du rang, on a rg(b) = rg( a) . Donc rg( a) = rg( A) > n − 1 .



EXERCICE 3 (E3A PSI 2022, exercice 3) ✁

1. – 1ère solution
Par la relation e Chasles :
Z x+T Z 0 Z T Z x+T
f (u) du = f (u) du + f (u) du + f (u) du (∗)
x x 0 T

Or par le changement de variable v = u + T :


Z 0 Z T Z T Z x+T
f (u) du = f (v − T ) dv = f (v) dv = − f (v) dv ,
x x+T f T -périod. x+T T

et en remplaçant dans (∗) on obtient l’égalité cherchée.


– Autre solution possible
Puisque f est continue sur R , elle admet des primitives. On note F l’une d’elle, et g la fonction
Z x+T
x 7→ f (t) dt .
x
Pour tout x ∈ R , g( x ) = F ( x + T ) − F ( x ) . F étant dérivable, g l’est aussi, et, pour tout x ∈ R ,
g′ ( x ) = f ( x + T ) − f ( x ) = 0 car f est T périodique. g est donc une fonction constante, et vaut
Z T
f (t) dt en 0.
0

2.
2.1. Si on note R le rayon de convergence de la série entière ∑ an x n , la fonction g est de classe C ∞ sur
n>0
]− R ; R[[ et ses dérivées s’obtiennent par dérivation terme à terme. Ainsi, pour tout xx ∈ ]− R ; R[[ ,
+∞
−4xg( x ) = ∑ −4an−1 x n
n =1
+∞
g′ ( x ) = ∑ ( n + 1 ) a n +1 x n
n =0
+∞
xg”( x ) = ∑ n ( n + 1 ) a n +1 x n
n =1

et en additionnant :
+∞ h i
a1 + ∑ (n + 1)2 an+1 − 4an−1 x n = 0.
n =1

Par unicité du développement en série entière (la seule série entière nulle est celle dont tous les
coefficients sont nuls), on en déduit que a1 = 0 , puis que, pour tout entier n > 1 , (n + 1)2 an+1 = 4an−1 ,
4
soit encore an+1 = a .
( n + 1 ) 2 n −1
2.2. On démontre alors facilement par récurrence sur p que, pour tout entier naturel p ,

1 1 .
a2p+1 = 0 et a2p = a0 =
p 2 ( p − 1 ) 2 . . . 12 ( p!)2

Problèmes – © T.LEGAY – Lycée d’Arsonval 5/11 7 avril 2023


– CORRIGÉ DS N°7 – PSI* 22-23

x2p
2.3. La série entière définissant g est donc ∑ 2
. D’après les résultats sur les croissances comparées des
p>0 ( p! )
 2p 
x
suites usuelles, la suite est bornée pour tout x (car tend vers 0 quand p → +∞ ), donc,
( p!)2 p∈N
par définition du rayon de convergence, la série a pour rayon de convergence +∞ , et la fonction g est
définie sur R .
Nul besoin ici d’utiliser la règle de d’Alembert... sk
3.
3.1. La fonction F est définie sur R , et, pour tout réel x ,
Z 2π Z π
1 1
F (− x ) = e−2x cos( t) dt = e2x cos( u) du
2π 0 2π −π

par le changement de variables u = π − t .


Z 2π
1
Comme la fonction u 7→ e2x cos( u) est 2π -périodique, d’après la question 1, F (− x ) = e2x cos( u) du = F ( x ) ,
2π 0
et F est une fonction paire.
3.2.
3.2.1. Les applications ( x, t) 7→ x et ( x, t) 7→ t sont de classe C 1 sur R2 car polynomiales en les
coordonnées. Par suite, comme produit et composées de fonctions de classe C 1 , h est de classe
C 1 sur R × [0 ; 2 pi ] .
3.2.2. Pour tout t ∈ [0 ; 2π ] , la fonction x 7→ e2x cos( t) est de classe C ∞ sur R , et, pour tout entier naturel
k,
∂k h
( x, t) = (2 cos(t))k e2x cos(t) .
∂x k
∂k h
Par les mêmes arguments qu’à la question précédente, on obtient que la fonction est continue
∂x k
sur R × [0 ; 2π ] .
3.2.3. Soit I un segment de R . Il existe a > 0 tel que I ⊂ [− a ; a] . Pour tout couple ( x, t) ∈ I × [0 ; 2π ] , on
a |2x cos(t)| 6 2a et |2 cos(t)| 6 2 donc :

∂k h
( x, t) 6 2k e2a .
∂x k

∂k h
On pouvait aussi utiliser le fait que est continue sur le fermé borné I × [0 ; 2π ] , puis le théorème des
∂x k
bornes atteintes.
3.2.4. On applique le théorème de dérivation d’une intégrale à paramètre version C ∞ . Vérifions ses
hypothèses :
– pour tout t ∈ [0 ; 2π ] , l’application x 7→ h( x, t) est de classe C ∞ comme on l’a vu ;
∂k h
– pour tout entier k , pour tout x ∈ R , l’application t 7→ ( x, t) est continue (par morceaux) sur
∂x k
[0 ; 2π ] , et donc également intégrable sur [0 ; 2π ] par continuité sur un segment ;
– pour tout segment I inclus dans R , et tout ( x, t) ∈ I × [0 ; 2π ] , on a d’après la question
précédente :
∂k h
( x, t) 6 Mk , (hypothèse de domination)
∂x k
et l’application ϕ : t 7→ Mk est continue (par morceaux) sur le segment [0 ; 2π ] en tant que fonction
constante, donc elle y est intégrable.
Z 2π Z 2π
1 1
Ainsi, d’après le théorème cité ci-dessus, l’application F : x 7→ h( x, t) dt = exp(2x cos(t)) dt
2π 0 2π 0
est de classe C∞ sur tout segment inclus dans R , donc sur R .
3.2.5. Le même théorème donne aussi :
Z 2π k
2k
Z 2π
1 ∂ h
∀ k ∈ N, ∀ x ∈ R, F (k) ( x ) = k
( x, t) dt = (cos(t))k exp(2x cos(t)) dt.
2π 0 ∂x 2π 0

Problèmes – © T.LEGAY – Lycée d’Arsonval 6/11 7 avril 2023


– CORRIGÉ DS N°7 – PSI* 22-23

3.3. Pour tout réel x , en utilisant une intégration par parties :


Z 2π h
1 i
xF”( x ) − 4xF ( x ) = 4x cos2 (t) − 4x e2x cos( t) dt
2π 0
Z 2π
1
= −4x sin2 (t)e2x cos(t) dt
2π 0
Z 2π
1 d  2x cos( t) 
=2 sin(t) e dt
2π 0 dt
h i2π 1
Z 2π
= 2 sin(t)e2x cos(t) −2 cos(t)e2x cos( t) dt
0 2π 0
= −2F ′ ( x )

Ainsi, F vérifie bien la relation (∗∗) .


4.
+∞ zn
4.1. Question de cours : pour tout complexe z , exp(z) = ∑ ·
n =0 n!

4.2. Pour tout couple ( x, t) de réels,


+∞
2n
e2x cos( t) = ∑ cosn (t) x n .
n =0 n!
2n
Soit x fixé dans R ; pour tout entier naturel n , notons un la fonction t ∈ [0 ; 2π ] 7→ cosn (t) x n .
n!
Chaque fonction un est continue sur le segment [0 ; 2π ] , donc intégrable sur ce segment. La série de
fonctions ∑ un converge simplement sur [0 ; 2π ] , et a pour somme la fonction t 7→ e2x cos( t) , continue
sur [0 ; 2π ] (par construction).
(2| x |)n
Z 2π
Enfin, |un (t)| dt 6 2π , et, par comparaison à la série exponentielle d’argument 2| x | , la série
0 n!
Z 2π
∑ 0
|un (t)| dt converge.
Par application du théorème d’intégration termes à termes des séries de fonctions intégrables, on en
déduit que
1 + ∞ 2 n Jn n
2π n∑
F(x) = x .
=0 n!

2n | x | n
On pouvait aussi remarquer que kun k 6 , donc la série ∑ kun k converge ; par suite il y a
∞ n! ∞
convergence normale donc uniforme de la série de fonctions sur le segment [0 ; 2π ] , et on pouvait utiliser le
théorème d’interversion sur un segment.
4.3. J0 = 2π , J1 = 0 .
4.4. Il s’agit ici, à l’intervalle d’intégration près, des intégrales de Wallis, vues maintes fois cette année...
À l’aide d’une intégration par parties :
Z 2π
Jn = cos2 (t) cosn−2 (t) dt
0
Z 2π
= (1 − sin2 (t)) cosn−2 (t) dt
0
Z 2π
1 d  n −1 
= Jn − 2 + sin(t) × cos (t) dt
n−1 0 dt
1 h i2π 1
= Jn − 2 + sin(t) cosn−1 (t) − Jn
n−1 0 n−1
1
= Jn − 2 − Jn .
n−1
n−1
Finalement, Jn = Jn − 2 .
n
4.5. Déjà, puisque J1 = 0 , il résulte de la relation ci-dessus que J2k+1 = 0 pour tout entier naturel k .

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On a alors pour k ∈ N , en itérant :

2k − 1 2k − 1 2k − 3 2k − 1 2k − 3 . . . 1
J2k = J2k−2 = · J2k−4 = · × × J0
2k 2k 2k − 2 2k 2k − 2 2
2k(2k − 1) (2k − 2)(2k − 3) . . . 2
= · × × 2 J0
(2k)2 (2k − 2)2 2
(2k)!
= J0
((2k) · (2(k − 1)) × . . . × (2 · 1))2
(2k)!
= J0
22k (k · (k − 1) × . . . × 1)2
(2k)! (2k)!
= 2k 2
J0 = 2k × 2π.
2 (k!) 2 (k!)2

4.6. Finalement, grâce aux questions 4.2 et 4.5, on a, pour tout réel x ,
+∞
22p (2p)! 2p
F(x) = ∑ (2p)! 22p ( p!)2 x = g(x ).
p =0

Donc : F = g .



EXERCICE 4 (E3A MP 2017, exercice 1) ✁

1
1.1.1. Puisque α > 0 , la fonction t 7→ est continue sur [0 ; +∞[ .
(1 + t α ) n
1 1 1
De plus α n ∼
(1 + t ) t→+∞ t αn
; or t 7−→ αn est au voisinage de +∞ car αn > 1 car n > 1 et α > 1 .
t
1
Ainsi par comparaison à une fonction intégrable, t 7→ est intégrable sur [0 ; +∞[ .
(1 + t α ) n
Z +∞
1
Cela implique l’existence de l’intégrale dt = In
0 (1 + t α ) n
u1 1
α uα
1.2. La fonction u 7−→ = 1
est de classe C 1 , strictement croissante et bijective de ]0 ; +∞[ vers
n nα
1
]0 ; +∞[ car α > 0.
1

Le changement de variable t = 1
conserve donc la nature de l’intégrale et sa valeur, d’après le cours.

Ainsi on a :
1 Z + ∞ 1 −1
u α −1
Z +∞
1 uα
In = u n du = du.
1
(1 + nu )n
1

0 αn α 1 + αn α 0
n
Z + ∞ 1 −1 1
uα u α −1
On en déduit que l’intégrale du converge, donc la fonction u 7→ est intégrable
0 (1 + nu )n (1 + nu )n
sur ]0 ; +∞[ (car positive).
n n    n − k
n k u n−k
   
u n n u
N∗ = ∑ = 1+u+ ∑

1.3. Soit n ∈ et u > 0 . On a 1 + n 1 .
k =0
k n k =2
k n
n
n  u n−k
 
Or ∑ > 0 (somme vide si n = 1 ). Donc :
k =2
k n
 u n
∀ n ∈ N ∗ , ∀ u > 0, 1+ > 1 + u.
n
 u n   u  u  u u
2. Pour u > 0 , on a : 1 +
n
= exp n ln 1 +
n
. Puisque −→ 0 on a ln 1 +
n n→+∞ n
∼ n
·
n →+ ∞
Donc n ln 1 + nu −→ u , et par continuité de la fonction exp, on a :

n →+ ∞
 u n
lim 1 + = eu .
n →+ ∞ n

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3.3.1. On va utiliser ici le théorème de convergence dominée, en en vérifiant soigneusement toutes les
hypothèses, comme demandé.
1
u α −1 1
Pour n ∈ N ∗ , notons f n : u 7→ = n ( u > 0 ).
(1 + un )n u1−1/α 1 + un
(i) Pour chaque n > 1 , la fonction f n est continue sur ]0 ; +∞[ .
1 1
(ii) Soit u ∈ ]0 ; +∞[ . En utilisant la question précédente, on a lim f n (u) = = u α −1 e − u .
n →+ ∞ u1−1/α eu
1
Ainsi la suite de fonction ( f n )n>1 converge simplement sur ]0 ; +∞[ vers f : u 7→ u α −1 e−u .
(iii) La fonction f est continue sur ]0 ; +∞[ par les théorèmes opératoires usuels.
n
(iv) Soit n ∈ N ∗ et u > 0 . On a 1 + un > 1 + u > 0 et u1−1/α > 0 . donc

1 1
| f n (u)| = n 6 1−1/α ·
u1−1/α 1 + un u (1 + u)

1
Posons ϕ : u > 0 7→ · ϕ est continue sur ]0 ; +∞[ par les théorèmes usuels.
u1−1/α (1 + u)
1 1
De plus, ϕ(u) ∼ et u 7→ 1−1/α est une fonction intégrable au voisinage de 0 car
u1−1/α
u →0+ u
1 − 1/α < 1 , donc par comparaison ϕ est intégrable au voisinage de 0 .
1 1
Et ϕ(u) ∼ et u 7→ 2−1/α est intégrable au voisinage de +∞ car 2 − α1 > 1 ( α > 1 ),
u →+ ∞ u2−1/α u
donc ϕ est intégrable au voisinage de +∞ .
Ainsi la fonction ϕ est intégrable sur ]0 ; +∞[ et on a l’hypothèse de domination :

∀ u ∈ ]0 ; +∞[, ∀ n ∈ N ∗ , | f n (u)| 6 ϕ(u).


Z +∞
Avec (i), (ii), (iii) et, (iv), le théorème de convergence dominée s’applique : f n existe et :
0
Z +∞ Z +∞
f n −−−−→ f,
0 n →+ ∞ 0

cequi revient à dire que la limite de la suite (vn )n∈N ∗ lorsque n tend vers plus l’infini est égale à
1
Γ .
α
vn  
3.2. D’après 1.2), pour tout n ∈ N ∗ , In = 1/α
et d’après la question précédente : v n −−−−→ Γ 1
α .
αn n →+ ∞
  Z +∞
1
Or Γ α = f > 0 car f positive et continue sur ]0 ; +∞[ et non identiquement nulle .
0  
1
Γ α
Donc : In ∼ .
n →+ ∞ αn1/α
4.
4.1. D’après la question précédente et un résultat du cours, la série entière ∑ In x n a le mêm rayon de
n>1
1
convergence que la série entière ∑ n1/α x n .
n>1
Un autre résultat du cours dit que toutes les séries entières de la forme ∑ n β zn ont un rayon de
convergence égal à 1 .
En rassemblant ces deux résultats, on a que le rayon de convergence de la série entière ∑ In x n est
n>1
R = 1.
+∞ +∞ Z +∞ n
x
4.2. Soit x ∈ ]− R ; R[ . On a S( x ) = ∑ In x n = ∑ dt .
n = 1 n = 1 0 1 + tα
 n
x
Pour n ∈ N ∗ , notons gn : t 7→ , définie sur [0 ; +∞[ .
1 + tα
(i) Puisque α > 0 , chaque fonction gn est continue sur [0 ; +∞[ par les théorèmes usuels ;

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x |x|
(ii) Soit t ∈ R + . On a = 6 | x | < 1 . On donc convergence de la série géométrique :
1 + tα 1 + tα

n x
+∞ +∞ 
x 1 + tα = x
∑ gn ( t ) = ∑ 1 + tα
= x 1 + tα − x
·
n =1 n =1 1−
1 + tα
x
Ainsi la série ∑ gn converge simplement sur R + et a pour somme la fonction g : t 7→
1 + tα − x
·
n>1
(iii) Cette fonction g est continue sur R + par les théorèmes usuels car pour tout t > 0, 1 + tα − x > 1 − x > 0 .
(iv) Chaque fonction gn est intégrable sur R + à l’aide de 1.1.
(v) Soit n ∈ N ∗ . On a :
| x |n
Z +∞ Z +∞
| gn (t)| dt = dt = | x |n In .
0 0 (1 + t α )n
n
Or la série ∑ |x| In converge car on a convergence absolue de la série entière en tout point de
n>1
Z +∞
l’intervalle ouvert de convergence, ainsi la série ∑ | gn (t)| dt converge.
n>1 0

Avec (i), (ii), (iii), (iv) et (V), le théorème d’intégration terme à terme s’applique : g est intégrable sur
[0 ; +∞[ et on a
+∞ Z +∞ Z +∞
∑ gn = g.
n =1 0 0
Z +∞
x
Cela permet de conclure que : ∀ x ∈ ]−1 ; 1[, S( x ) = dt .
0 1 + tα − x



EXERCICE 5 (E3A PSI 2015, exercice 2) ✁

1. Le polynôme caractéristique de A est :

χ A (λ) = λ2 − 2xλ − (y − 4).

Le discriminant de χ A vaut 4( x2 + y − 4) .
– S’il est strictement négatif, A n’a pas de valeur propre réelle et n’est pas diagonalisable dans M2 (R ) .
– S’il est nul, A a une unique valeur propre réelle et comme A n’est pas multiple de I2 , elle n’est pas
diagonalisable.
– S’il est > 0 , A possède deux valeurs propres réelles distinctes et est donc diagonalisable.
En conclusion :
A est diagonalisable si et seulement si x2 + y − 4 > 0
√
2. On a simplement E2 = n, n ∈ N donc les éléments de E2 peuvent être obtenus à l’aide d’une suite
infinie : E2 est dénombrable.

3. L’ensemble des u tels que f (u) , 0 est l’ensemble dénombrable E2 . f est la loi d’une variable aléatoire si
elle est à valeurs positives et si ∑ f (u) existe et vaut 1 .
u ∈ E2
λ 1
Or ∑ f (u) = ∑ 2n est convergente de somme 2λ (somme d’une série géométrique de raison 2 et de
u ∈ E2 n ∈N
1
premier terme λ ). La condition est donc λ = 2.
1
Finalement, f est la loi d’une variable alétoire X si et seulement si λ = 2. On a alors X (Ω) = E2 .

4. X 2 (Ω) est l’ensemble des carrés des valeurs prises par X et donc :

X 2 (Ω) = N.

On a alors :
√ 1 .
∀ n ∈ N, P ( X 2 = n) = P ( X = n) =
2 n +1

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n
5. Comme la série ∑ n +1
est absolument convergente, X 2 admet donc une espérance. Elle vaut :
n ∈N 2
+∞ +∞
n
E(X2 ) = ∑ nP ( X 2 = n) = ∑ .
n =0 n =1 2 n +1

On sait d’après le cours sur les séries entières que :


+∞
1
∀ x ∈ ]−1 ; 1[, = ∑ xn
1−x n =0

puis en dérivant terme à terme, ce qui est licite :


+∞
1
∀ x ∈ ]−1 ; 1[,
(1 − x )2
= ∑ nxn−1.
n =1

1
Avec x = 2, il vient :
1 +∞ n
E(X2 ) =
4 n∑ n −1
= 1.
=1 2

6. La fonction génératrice de X 2 est la fonction GX2 telle que :


+∞ +∞
tn 1 1 1 .
∀ t ∈ [−1 ; 1], GX2 (t) = ∑ P ( X 2 = n) tn = ∑ 2 n +1
=
21− t
=
2−t
n =0 n =0 2

GX2 est dérivable en 1 et X 2 admet donc une espérance qui est égale à :

′ 1
GX 2 (1) = = 1.
(2 − 1)2

7. Comme X et Y sont indépendantes, X 2 et Y le sont aussi, donc la fonction génératrice GZ de Z = X 2 + Y


est le produit des fonctions génératrices de X 2 et de Y .
Mais comme X 2 et Y ont même loi, elles ont même fonction génératrice et ainsi :

1
∀ t ∈ [−1 ; 1], GZ (t) = GX2 (t)2 = .
(2 − t )2

Avec les formules sur les séries entières rappelées plus haut, on obtient que
+∞   n −1 +∞
1 1 1 t n+1 n
∀ t ∈ [−1 ; 1], GZ (t) =
4 (1 − 2t )2
=
4 ∑ n
2
= ∑ n +2
t ,
n =1 n =0 2

et ainsi :
n+1 .
∀ n ∈ N, P ( Z = n) =
2 n +2
8. La probabilité que A soit diagonalisable est celle de l’événement ( X 2 + Y > 4) c’est-à-dire celle de
l’évènement ( Z > 5) . Cette probabilité vaut donc (après quelques calculs) :

4
7
P ( Z > 5) = 1 − ∑ P(Z = k) = 64 .
k =0

⋆ ⋆ ⋆ ⋆
⋆ ⋆

⋆ ⋆

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