Rapport Pfe
Rapport Pfe
1
I LES CREDITS DE CULTURES SAISONNIERES………………...Page 51
II LES CREDITS D’INVESTISSEMENT……………………………..Page 51
III LES CREDITS D’INVESTISSEMENT SUPERVISES……………Page 51
IV LES AVANTAGES ACCORDES AUX INVESTISSEMENTS……Page 52
7LES CREDITS DIRECTS BRUT POUR NET(CDBN)
I LE C.D.B.N. AUX PARTICULIERS…………………………..…….Page 55
II LE C.D.B.N. AUX PROFESSIONNELS ……………………….......Page 56
8LES OPERATIONS AVEC L’ETRANGER
I LA DOMICILIATION ……………………………………………….Page 58
II LES MODES DE REGLEMENT INTERNATIONAL …………….Page 59
9LA MONETIQUE…………………………………………………….Page 63
10BNA BANQUE A DISTANCE ………………………………………Page 69
CONCLUSION
2
Introduction
La BNA est considérée comme l’une des grandes et importantes banques en Tunisie ceci en se
référant au chiffre d’affaire qu’elle réalise, aux transactions et aux opérations qu’elle effectue
avec l’extérieur ainsi qu’à son important concours à l’économie nationale en matière de
crédits accordés à la clientèle.
Ainsi, la BNA dispose d’un large réseau d’agences dont celle de Grombalia où j’ai eu le
plaisir de passer mon premier stage représentant une authentique initiation à la vie
professionnelle.
C’est dans ce sens que je vais essayer de traiter dans mon rapport ce que j’ai pu apprendre à
propos du déroulement de l’activité bancaire, son fonctionnement…
3
Présentation de la BNA
Dénomination : BANQUE NATIONALE AGRICOLE.
Forme juridique : Société Anonyme.
Capital social : 160.000.000 Dinars
Siège social : Rue Hedi Nouira 1001 Tunis
Téléphone : (00 216) 71 831 000 / (00 216) 71 831 200
E-mail : bna@[Link]
Date de constitution : 1er Juin 1959
I Organisation de la BNA :
15 Directions Régionales sont installées dans les chefs-lieux des gouvernorats et ont pour
missions principales :
4
Gestion de la trésorerie.
Gestion des crédits commerciaux et industriels.
Gestion des crédits agricoles.
Opérations administratives et de contrôle.
Opérations avec l'étranger.
Opérations de recouvrement des engagements.
Un vaste réseau de distribution :
La BNA met également à la disposition de sa clientèle des box de change dans les
principaux ports et aéroports du pays.
Forte d'une expérience de près d'un demi- siècle, la BNA ne cesse de consolider sa
position grâce à :
Son professionnalisme.
Sa capacité d'innovation.
L'amélioration de ses méthodes de gestion.
L'intégration de nouvelles technologies de l'information et de la communication.
L'ouverture sur les nouveaux métiers.
Le développement et la modernisation de son réseau de distribution.
L'élargissement de son réseau de correspondants dans le monde.
5
Un professionnalisme de Banque Universelle :
Elle demeure ainsi un partenaire de choix pour le développement des secteurs agricole,
industriel et commercial, une banque qui accompagne sa clientèle sur le plan national et
international.
1- Capitaux Propres :
2005 2006 2007 2008 2009
Capitaux propres
(avant répartition du 352 110 365 851 386 856 411 248 492 924
bénéfice)
Provisions 202 651 215 819 284 095 344 760 403 504
2- Structure du capital :
6
3- Ressources clientèle :
3 067 000 3 301 000 3 629 115 4 190 381 4 395 917
Dépôts
Instruments monétaires & 210 000 222 000 192 252 115 900 77 188
financiers
4- Engagements nets :
7
31.12.2009 %
Engagements commerciaux et
4 464 574 82
industriels
Engagements agricoles 959 905 18
Engagements nets 5 424 479
31.12.2009
Commercialisation 852 056 57
Production 636 958 43
1 489 014
Produits d'exploitation
269 218 306 436 340 524 391 739 396 409
bancaire
PNB 147 936 175 948 191 231 217 650 241 549
8
6- Effectif :
2005 2006 2007 2008 2009
Effecif réel 2 767 2 687 2 665 2 672 2 677
Historique de la BNA
9
1959: LES ORIGINES
10
1990... : La mutation qualitative
• La refonte de son système d'information engagée dès 1996 par le lancement du Schéma
Directeur Stratégique, va permettre à la BNA outre la réalisation de ses objectifs
commerciaux, de maîtriser ses risques globaux et d'améliorer sa compétitivité et sa rentabilité.
• La BNA a par ailleurs, contribué au développement des opérations sur les marchés de
capitaux, intervenant massivement sur ces marchés, dans le financement de l'économie.
La Tunisie, comme la majorité des pays en développement, se trouve depuis environ quinze
années engagée dans une dynamique transition vers une économie plus ouverte suite au
processus de libéralisation financière. L'instabilité bancaire internationale qu'ont connue
certains pays appelle le système bancaire tunisien à garder sa solidité ainsi que la prudence
face à l'importation de certains chocs externes qui peuvent le mettre en danger.
Le système bancaire, joue un rôle crucial dans le domaine de paiement ainsi que celui de la
collecte des disponibilités et de l'épargne en vue de les affecter aux crédits et investissement,
11
ce qui explique l'exposition des banques aux divers risques qui les rendent fragiles, mais le
risque de crédits reste toujours parmi les risques les plus graves, et surtout face au volume de
l'endettement envers les grands groupes tunisiens. Ces derniers sont classés parmi les clients,
qui sont lourdement endettés, tous refus de remboursement par ces clients, met le système
bancaire national dans une situation délicate. De ce fait, une évaluation de ce type de risque
liée à la contrepartie est devenue nécessaire, en utilisant des nouvelles techniques pour
déterminer la probabilité de défaut lié aux grands groupes ainsi que les pertes attendues et
celle inattendues.
Pour ce faire, on a consacré la première section, à tracer les grandes lignes du plan
d'ajustement structurel, et la restructuration du système bancaire tunisien, ainsi que la
présentation des signes de la stabilité sur le plan réglementaire et macroéconomique, avec une
vue d'ensemble sur la situation de nos banques. La deuxième section, elle présente une
évaluation du risque de crédit en appliquant le modèle CreditRisk+, pour déterminer les
probabilités de défaut ainsi que les divers pertes liées à l'activité bancaire celles attendues et
inattendues.
Le système bancaire et financier tunisien a connu divers changements que se soit sur le plan
structurel ou conjoncturel, depuis 1987, à partir de la mise en place d'un plan d'ajustement
structurel qui vise le passage d'une économie basée sur le financement bancaire au
financement de marché financier, ainsi l'amélioration et la modernisation de l'activité bancaire
afin d'avoir un système performant et compétitif.
A ce stade, et dans cet environnement internationale instable marqué par les crises, le système
bancaire tunisien et suite au processus de libéralisation financière, peut être victime de ces
chocs externes, et le rend fragile, se qui nous pousse de vérifier la stabilité de notre
environnement macroéconomique où les banques se trouvent implanter, ainsi que le
programme de restructuration bancaire que connu notre système, ainsi que la nécessité
d'évaluation de la fragilité bancaire.
12
Depuis 1987, le système bancaire national a vécu la naissance d'un ensemble de reforme qui
est à l'origine de l'amélioration, la consolidation ainsi que la modernisation de l'activité
bancaire. Ces reformes financières se résument comme suit :
· Les nouvelles modalités de financement du déficit budgétaire, ce type de reforme à pris deux
grandes lignes : la suppression progressive des emprunts nationaux et des bons d'équipement,
et l'intégration des nouveaux instruments à des prix de marché (les bons de trésors).
La libéralisation de l'activité bancaire en Tunisie s'est justifiée par la mise en place d'un
ensemble des règles prudentielles qui doivent prévaloir en matière de division et de
couverture de risques et opérer une classification des créances par ordre croissant de degré
d'insolvabilité.
Ratio des bénéficiaires les plus engagés : le montant total des risques encourus sur les
bénéficiaires dont les risques sont supérieurs ou égaux à 5% des fonds propres nets, ne doit
pas dépasser dix fois ces fonds propres nets.
Ratio du risque plafond : les risques encourus sur un même bénéficiaire ne doivent pas
excéder 40% des fonds propres nets de la banque, sont considérés comme « même
bénéficiaire » les emprunteurs affiliés à un même groupe interconnectés entre eux soit par une
gestion commune, une interdépendance commerciale ou financière directe ou par un pouvoir
de contrôle.
Ratio de solvabilité : les fonds propres nets de chaque banques doivent représenter en
permanence au moins 5% du total de son actif du bilan ou hors bilan, pondéré en fonction des
risques encourus.
Ainsi les banques sont appelées à la classification de l'actif détenu quelle qu'en soit la forme
(bilan ou hors bilan) de même elles doivent faire la distinction entre deux catégories d'actifs,
celle classée et l'autre courante.
Les actifs courants : Ce sont les actifs dont le recouvrement inégal parait assuré.
Classe 1 : c'est un actif détenu sur les entreprises dont le secteur est en difficulté et le retard de
paiement ou actif en suspens nécessite un suivi particulier.
Classe 2 : détenus sur les entreprises connaissant des difficultés pouvant mettre en cause leur
viabilité et nécessitant la mise en œuvre de redressement, les actifs incertains sont ceux dont
la réalisation ou le recouvrement intégral dans les délais est incertain.
Classe 3 : ce sont des actifs préoccupants, dont la réalisation ou le recouvrement est menacé et
qui sont détenus sur des entreprises dont la situation suggère un degré de perte éventuelle
appelant une action vigoureuse de la part de la banque pour les limiter au minimum.
Classe 4 : actifs compromis, représente les créances pour les quelles les retards de paiements
des intérêts ou du principal sont supérieurs à 360 jours.
Les banques sont appelées à constituer des provisions au moins égales à 20% pour les actifs
de classe 2, d'autre de 50% pour les actifs de classe 3, et 100% pour les actifs de classe4.
Ces provisions doivent être affectées spécifiquement à tout actif classé égale ou supérieur à 50
milles dinars ou à 5% des fonds propres nets.
En 1999, une accélération de la reforme du secteur bancaire, qui était entamée au début des
années 90, est mis en place. La phase d'assainissement bancaire a été renforcée par certaines
mesures de la loi de finance 1999, ainsi que l'effort pris par les banques en matière de
capitalisation et de constitution de provisions.
La loi de finance déjà citée, a prévus plusieurs mesures importantes pour le secteur bancaire,
ayant pour objectif l'amélioration de la qualité des actifs des banques, et une nouvelle
couverture des créances `accrochées'.
14
§ Rééchelonnement de créances détenues par les banques sur les entreprises et les
établissements publics.
La loi de finance a prévus que ces créances, détaillées par entreprise et par montant dans la
loi, en principal non payé et encours non échu à la date du 31/12/1997 dans la limite de 171
millions de dinars tunisiens, feront l'objet d'un rééchelonnement de remboursement sur 25 ans
avec la garantie de l'Etat. En conséquence, les banques supprimeront de leurs comptes les
intérêts et agios réservés relatifs à ces créances.
§ Prise en charge de l'Etat de créances détenues par les banques sur les entreprises à
participation publiques qui sont en liquidation ou qui seront privatisées.
La loi de finance prévoit que ces créances (dont la liste est annexée à la loi) dans la limite de
549 millions de dinars tunisiens, feront l'objet d'un rééchelonnement sur 25 ans, sans intérêt.
Les banques supprimeront de leurs comptes les intérêts et agios réservés relatifs à ces
créances.
La loi de finance prévoit que les créances détenues sur les entreprises en difficulté dans le
cadre de l'arrangement amiable ou judiciaire tel que prévu par la loi n°95-34 en date du 17
avril 95, seront intégralement déductibles du bénéfice des banques.
Les créances totalement irrécouvrables et couvertes par les provisions nécessaire, ainsi que
ces provisions peuvent être éliminés du bilan, moyennant certaines conditions (créances ayant
fait l'objet d'un jugement, aucun montant n'a été récupéré depuis 4 ans, la décision de
suppression est prise par le conseil d'administration).
Les dotations aux provisions sur créances douteuses et pour dépréciation de titres sont
déductibles des bénéfices réalisés à partir du 1 janvier 1998 au 31 décembre 2001, dans la
limite de 75% de l'assiette possible (contre 50% auparavant).
Ce fond a été crée pour couvrir les pertes de change subisses par les banques (et les autres
institutions financières) lors de crédits extérieurs. Ce fond est notamment alimenté par une
commission sur les crédits, et son fonctionnement est fixé par décret.
15
D'autres mesures de restructuration étaient mises en place sous forme de fusion bancaire.
Ainsi, une cession de quotité de la participation publique au capital de la banque du sud,
réalisée en 1997, une fusion-absorption de la Banque de Développement Economique de
Tunisie (BDET), et de la banque nationale de développement touristique (BNDT) par la
société tunisienne de banque (STB) en 2000, la liquidation de la banque de coopération de
Maghreb-Arabe (BCMA) établie en 2001, ainsi la privatisation de l'union internationale de
banque (UIB). La fusion de certaines banques va de pair avec l'évolution récente du secteur
bancaire à travers le monde et constitue une naissance de la banque de demain caractérisée par
l'universalité, ce qui est justifié par la transformation des banques de développements mixtes
en banques universelles en 2002.
c) l'environnement macroéconomique :
Un système bancaire en bonne santé ne peut prospérer que dans une économie vigoureuse
ainsi un équilibre monétaire intérieur et extérieur, une politique fiscale saine et une souplesse
des marchés, son les conditions préalables au fonctionnement harmonieux de tout les secteurs
de l'économie.
Après une période caractérisée par des taux de croissances élevés de 5.26% en moyenne de
(1997 à 2001) ; une combinaison des chocs internes et externes à fait que l'augmentation de
PIB, à était faible d'un taux de 1.7% en 2002.
En 2004, il y a eu l'assistance à une reprise de l'économie qui peut être due à l'exportation
ainsi que par l'accroissement de la production agricole, pour réaliser un PIB de 6%.
Grâce à sa gestion macroéconomique prudente la Tunisie connaît une stabilité des prix assez
élevée, avec des taux d'inflation nettement inférieur à 5% depuis 1997, pour atteindre le 3.6%
en 2004, puisque l'assouplissement des conditions monétaires et la reprise macroéconomique
ont aggravé les tensions sur les prix.
En se qui concerne la politique budgétaire suivie par les autorités est acceptable, grâce à
laquelle le déficit budgétaire en pourcentage du PIB, est passé de 4.2% en 1997, pour devenir
2.3% de PIB en 2004, les principaux indicateurs de la stabilité macroéconomique sont
présentés dans le tableau suivant :
16
1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004
Taux de croissance du PIB (en %) 5.4 5.0 6.2 4.7 5.0 1.7 5.6 6
Taux d'inflation 3.75 3.1 2.7 2.9 1.9 3.1 3.3 3.6
Déficit budgétaire (en % du PIB) 4.2 1.3 3.5 2.4 3.5 1.9 3.2 2.3
Taux de couverture(X/M) en % 69.91 68.68 69.18 68.19 69.58 72.2 73.7 75.5
Déficit du compte courant en % du
3.1 3.4 2.1 4.2 4.3 3.5 2.9 2
PIB
Dettes extérieures (%du PIB)
60.7 56.8 59.7 59.6 60.2 61.0 60.3 58.5
Les évolutions récentes semblent indiquer une nouvelle amélioration en 2004, du taux de
couverture qui passe de 69.91% en 1997, pour continuer à évoluer afin d'atteindre le 75.5% en
2004, cette croissance est due à une amélioration des exportations.
En ce qui concerne le déficit courant, il subit une réduction en 2004, avec un taux de 2%,
après un taux de 3.1%en 1997 et ce en raison de l'amélioration du solde déficitaire de la
balance commerciale, alors que la dette extérieur en pourcentage de PIB, semble être restée
stable (60.7% en 1997, 58.5% en 2004).
Cette stabilité a été basée sur des politiques macroéconomiques appropriées marquées par
l'ouverture graduelle de l'économie à travers notamment l'accord d'association avec l'Union
Européenne et des politiques sociales cohérentes, sans négliger certaine période de difficulté
que connaît l'économie tunisienne, et qui sont liée nécessairement au problème climatique
(Sécheresse), ralentissement des exportations (l'Union Européenne comme l'unique partenaire
commerciale) et déficit budgétaire.
17
Ce qui explique le choit de banques de dépôts comme un échantillon de notre étude :
L'étude de la concentration peut nous informe sur la situation des banques face à la
concurrence, d'où plusieurs indices sont utilisés afin d'appréhender le degré de concurrence tel
que l'indice de la part de marché, l'indice de concentration Herfindhal-Hirschman (IHH) et
l'indice de concentration (IT), qui sont considérés comme les principaux indicateurs qui sont
les plus utilisés.
Afin de mesurer le degré de la concurrence entre les banques de notre échantillon (banques de
dépôts), on va utiliser l'indice IHH, déjà cité, son évolution est présenter comme suit :
1993 1994 1995 1996 1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004
IHH=
0.138 0.136 0.133 0.129 0.120 0.120 0.113 0.120 0.120 0.120 0.118 0.118
IHH=
0.117 0.121 0.119 0.117 0.115 0.115 0.112 0.112 0.113 0.114 0.114 0.115
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Source : calculs effectués à partir des rapports de l'APBT.
Il est remarquable qu'au début des années 90, les banques de dépôts soufrent d'un rythme de
concurrence faible avec une concentration élevée. Ainsi en 1993, l'indice de concentration est
de 0.138 pour le marché d'actifs et de 0.117 pour le marché de dépôts, il commence à baisser
suite à l'ouverture des frontières national devant l'implantation des banques étrangères ainsi
que le recoure au marché financier comme un créateur du moyens de financement direct, pour
devenir de 0.118 pour le cas du marché de dépôts et de 0.115 pour celui d'actifs en 2004. La
tendance à la baisse de cet indice, implique l'amélioration de la concurrence au sein du
système bancaire, avec un niveau de concentration faible.
Les banques de dépôt ont enregistré, un glissement vers la concurrence avec l'existence des
quelques opérations de concentrations.
c) Rentabilité et risques :
Ø La rentabilité bancaire :
L'aspect fondamental de la solidité d'un établissement de crédit est sa capacité à produire des
bénéfices. En effet la première ligne de défense d'une banque contre les pertes est sa capacité
de gain.25(*)
Ainsi, un système bancaire sain sera basé sur des banques profitables et adéquatement
capitalisées, de ce fait l'indicateur de rentabilité bancaire révèle la position compétitive d'une
banque dans le marché bancaire et la qualité de gestion, ainsi qu'un indicateur de stabilité
constitue un facteur qui contribue à la maintenance de la confiance des déposants, d'où un
niveau de rentabilité élevé permettrait à la banque de développer son capital et améliora sa
viabilité économique.
Ainsi il existe plusieurs façons à fin d'apprécier la rentabilité bancaire, d'où parmi les ratios
les plus connus on peut citer :
19
Dès le 2002, ce ratio a connu une baisse remarquable tout au long de la période (2002- 2004)
qui baisse de 8.25% pour devenir plus de 6% en 2004, ce qui peut être du à une évolution des
risques encours des banques à une rythme plus rapide que celui des fonds propre net.
Cette chute de la rentabilité revient à un recul au niveau des bénéfices pour cette période qui
sont dus à leur tour à l'augmentation de poids de provisions et donc à un niveau de risque
élevé, sans oublier qu'un niveau de bénéfice acceptable ne signifie pas nécessairement qu'une
banque soit saine.
20
De même l'année 2002, à été marquer par un taux de croissance de 1.7% (section1, I-3) qui est
le plus faible taux enregistrer depuis ces années, avec la défaillance de paiement des groupes
les plus engagés auprès de ce système.
En terme de ROA, l'UBCI et BT représentent les meilleurs actifs en terme de qualité, de plus
ils gardent la meilleur position pour le ROE, qui présente respectivement 15.8% et 15.2% sur
12 ans, alors que la BNA, et l'UIB sont considérés les moins rentables selon le critère de
ROA, et ROE.
Ø Le risque de liquidité :
Les banques sont appelées à rassurer leur clientèle en démontrant leur capacité à répondre à
tout moment aux exigences inattendues de ses engagements vis-à-vis des déposants, ainsi les
établissements de crédit se trouvent obliger de se prévenir et de faire face au risque
d’insuffisance ou d’absence de liquidité qui peut menacer leur solidité en conservant un
montant suffisant d'actif pour puisse répondre à toute demande de liquidité de la part des
épargnants.
A cet égard, le risque de liquidité peut être considéré comme l'un des indicateurs de la
fragilité bancaire, puisque toute faiblesse au niveau de liquidité peut aggraver et vulnérabiliser
le système bancaire dans son ensemble.
Ainsi et pour mesurer l'évolution du risque de liquidité, on a fait recourt à deux type de ratio,
le premier est présenté pour le rapport dépôt/total passif, qui indique la part du dépôt dans le
total de passif.
Le second ratio c'est le rapport crédits/dépôt, ce ratio permet de mesurer les crédits consentis
par la banque par référence à la principale source de financement de ces crédits autrement dit
les dépôts.
L'application de ces ratios sur notre échantillon (banques de dépôts), pour une période étalant
entre (1993-2004), présente les résultats suivants :
21
Tableau 4 : Evolution des risques de liquidité (en %)
1993 1994 1995 1996 1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004
RL1=
54.37 53.93 52.50 56.50 56.05 58.76 93.14 92.56 91.28 92.61 93.62 94.44
Dépôt/total
passif
RL2=
255 128.2 133.2 121.5 114.2 114.13 82.25 87.03 87.83 90.14 88.63 86.42
Crédit/dépôts
En ce qui concerne le premier ratio (RL1), sa tendance est à la hausse pour toute les banques
de notre échantillon, d'où il passe de 54.37% en1993 pour atteindre plus de 94% en 2004.
Cette évolution est due essentiellement au position de monopole qu'occupe les banques
commerciales en matière de collecte de dépôts, de fait que la part des dépôts en total passif est
importante suite au recourt des épargnants à ce type de banques, même en présence d'un
marché financière, et d'autre établissement financier qui viennent concurrencer le système
bancaire.
Pour le deuxième ratio (RL2), il a connu une tendance à la baisse avec un taux moyen du
secteur de 66%, d'où il décroît depuis (1993), 255% pour devenir 86.042% en 2004. Ceci
signifie que les banques de dépôts, à partir de 1999, ont connu un contrôle de leurs crédits
suite à l'évolution de ce ratio entre 1993-1998, qui est dû à un volume de crédit octroyé qui
dépasse même le volume de dépôt. Ceci résulte du processus de libéralisation financière que
connu notre système bancaire par l'élimination de l'encadrement de crédit ainsi que l'évolution
du degré de concurrence entre les établissements de crédits d'où le pic que connu ce ratio en
1993, reste tributaire d'un mouvais contrôle de crédit, et surtout pour certaine banque public
comme (BNA) qui se trouve parfois obliger d'octroyer des crédits qui dépassent sa capacité en
dépôts.
D'une manière générale les banques tunisiennes contrôlent adéquatement leur risque de
liquidité, comme elles peuvent connaître une situation de rupture de liquidité sans que sa
solidité soit mise en cause. Néanmoins, en absence d'actifs facilement mobilisables auprès de
la banque centrale ou négociables dans la place financière, cette rupture peut être
dommageable à cause :
De plus les innovations financières de ces dernières années modifient le risque d’insuffisance
ou d’absence de liquidité de la banque :
22
- En l'accroissant avec par exemple, le développement des engagements de crédit.
- En le diminuant grâce au développement des marchés secondaires des créances
négociables, ainsi la titrisation des crédits.
Ø Le risque d'insolvabilité :
Ainsi le niveau des fonds propres accumulés par les banques joue un rôle majeur dans
l'absorption des pertes éventuelles, et fait face aux divers risques, comme il peut constituer un
indicateur sur la capacité des banques à prêter.
Afin de mesurer le degré de capitalisation des banques de dépôts tunisiennes, en d'autre terme
la situation des banques face au risque d'insolvabilité, le ratio le plus connu s'est identifié par
le rapport : capitaux propres/total actifs, l'évolution de ce ratio se présente comme suit :
1993 1994 1995 1996 1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004
RI = Capitaux
Propre / Total 5.55 6.62 7.83 8.46 8.31 8.51 10.44 10.27 9.92 10.19 10 9.74
actif
Ce ratio n'a pas cessé d'évoluer entre 1993-2004, il passe de 5.55% en 1993 à 9.74% en 2004,
la croissance contenue de (RI), revient au recours des banques au respect des règles
prudentielles ainsi que le recours aux marchés des capitaux afin d'améliorer leur situation
financière, d'où un niveau élevé des capitaux propres présente un coussin pour absorber les
chocs, et diminuer la probabilité de faire faillite.
23
D'après ce graphique, on remarque que l'UBCI, BNA, AB et ATB, présentent un niveau de
capitalisation élevé par apport au autre banques, ayant respectivement en moyenne
12% ,10.09%, 9.4% et 8.79% comme ratio de capitalisation, alors que le BH, représente le
niveau le plus faible de capitaux propre dans l'ensemble du système, qui dépasse le 6% entre
1993-2004.
Ø Le risque de crédit :
C'est le risque de ne pas être remboursé à l'échéance du crédit, ainsi la solidité des banques
tunisiennes se trouve corréler à la détérioration de la qualité de l'actif, ce qui rend de ce risque
la principale cause des faillites bancaires.
A cet égard l'octroi des crédits est l'une des fonctions principales des banques, ce qui justifie
ce volume élevé des crédits, et qui témoigne l'exposition des banques au risque de défaut. Un
ratio représentatif de ce genre de risque qui est le rapport crédit/ total actifs, permet d'étudier
la part des crédits dans le total d'actifs.
24
1993 1994 1995 1996 1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004
RC=
Crédit/ 63.87 65.85 66.67 65.9 65.69 65.3 68.43 72.04 72.01 74.83 74.5 73.30
Total actifs
Ce ratio, et comme il a était mentionné dans le tableau si dessus, a subie une évolution
successive d'une année à l'autre, d'où il passe de 63.87% en 1993 pour devenir plus de 72% en
2000, afin d'atteindre un taux de 73.3% en 2004. Cette évolution est due automatiquement à
un niveau de crédits élevé qui dépasse le volume d'actifs, ainsi le total des prêts octroyés par
les banques de notre échantillons est très important, puisque et comme on l'a déjà mentionné
que la fonction des banques commerciales tourne autour de l'octroi de crédit.
De plus un non respect des règles de devisions de risque par quelque banques, crée une
croissance massive des crédits ainsi que leur concentration sur un nombre limité de
contreparties. Une étude de croissance des crédits octroyés par chaque banque par apport au
volume d'actifs, pendant 12 ans, se résume dans le tableau suivant :
25
Le volume de crédit n'a pas cessé d'accroître pour toute les banques, pendant la période (1993-
2004), d'où les crédits accordés par UIB, dépassent le 135% qui représente presque le 3/2 de
son actifs, de même pour les autre banques qui se trouvent face à une variation de crédit bien
remarquable contre celle des actifs, sauf le cas de BH, qui se trouve dans une situation
inverse, où l'actifs dépassent légèrement les crédits.
Pour l'évolution du moyenne de ratio RC, sur 12 ans, est important pour tout le système où il
dépasse le 50% avec un taux très élevé pour le BNA, BH, et BS qu'il dépasse le 70%, ainsi
que plus de 60% pour le reste des banques sauf la STB, avec un taux plus de 50%.
L'expansion de volume de crédit, crée non seulement une réduction de liquidité mais aussi
une possibilité d'augmentation des créances douteuses. Puisque un volume élevé des prêts
rend les banques plus sensibles à l'exposition au risque de crédit, qui le rend vulnérable
puisque le remboursement de crédit était toujours lié au comportement de l'emprunteur, d'où
tout retard de versement des engagements à leurs échéances avec un non provisionnement de
la part des banques sera soumis à une détérioration de sa rentabilité.
Les banques, étant données la nature de leur activités, sont considérées comme les entreprises
les plus vulnérables et fragiles, pour deux principales raisons, l'une se manifeste par la
sensibilité aux engagements dont la valeur nominale est fixée, avec des créances peu liquides
et difficiles à valoriser, l'autre est liée aux opérations interbancaires puisque l'état de chaque
banque dépend de l'état des autres. L'appréciation du risque de crédit, inhérent à l'activité
d'octroi de prêts bancaires, relève de la responsabilité essentielle du métier du banquier.
En fait, les crédits peuvent être classés par nature de la clientèle, tel que les crédits accordés
aux particuliers caractériser par un montant et un risque relativement faible, d'autre destinées
aux entreprises sont aussi plus divers, qui repose à leurs tour sur un montant plus élever et
sont assortis d'un risque plus important, ce qui justifie la gravitée des expositions des banques
tunisiennes au risque de défaut envers les engagements des grands groupes tunisiens.
L'évaluation d'un tel risque devient nécessaire en appliquant le modèle CreditRisk+, comme
estimateur de la probabilité de défaut et l'utilisation d'approche de déviation standard afin
26
d'étudier la capacité des banques tunisiennes à absorber ces pertes attendues et celles
inattendues.
1) Le modèle CreditRisk+ :
a) -Présentation de l'échantillon :
A ce stade on peut partager les groupes d'entreprises en se basant sur leurs montants
d'engagement :
Le nombre le plus important des groupes se trouvent endetter avec des montants qui varient
entre les 20 millions de dinars et les 50 millions de dinars. Face à l'importance du montant de
ces engagements les banques se voient sensibles au risque de non remboursement ainsi qu'au
défaillance de l'un de ces groupes, tel que le cas de BATAM, avec un montant d'endettement
qui dépasse le 107 millions de dinars27(*), ce qui rend nécessaire l'évaluation du risque de
défaut lié au groupes et l'étude de la capacité du système bancaire à subsister dans un contexte
marqué par l'existence de la possibilité de faire faillite.
Une répartition du montant des engagements des groupes sur le système bancaire tunisien28(*)
est importante, afin de tester la part de ces crédits accordés aux groupes dans le montant de
crédit et d'actif total de chaque banque.
La liste d'engagement contient le montant total de crédit de chaque groupe ainsi que leur
engagement auprès de la première et la deuxième banque créancière, face à l'importance du
27
montant restant non repartie29(*) on l'a distribué sur l'ensemble du système en se basant sur leur
part de marché.
Tableau 10 : La part des crédits aux groupes dans le crédit et l'actif total.
Total du
STB UIB BNA BT ATB AB UBCI BIAT BS BH
système
Montant
du Crédit
accordé
1
aux 564.6 699.5 516.1 286.6 552.4 260.8 840.1 636.2 443.8 5 971.2
170.6
groupes
(en MD)
Crédit à la
clientèle 2 1 2 1 2 1
776.4 1.558.0 750.4 2.215.2 16 954.0
998.5 199.6 826.8 169.7 024.8 434.2
(en MD)
Actifs total
4 1 3 1 1 1 3 1
1 982.9 2 862.4 22 591.5
005.2 681.6 474.3 556.1 202.3 029.0 063.0 734.1
(en MD)
Part du
crédit aux
groupes
dans le
39 38 24.7 44.1 36.9 35.4 34.7 41.4 44.3 20 35.2
total
crédit30(*)
(en %)
Part du
crédit aux
groupes
dans le
29.2 33.5 20.1 33.1 23.8 27.8 25.3 27.4 36.6 15.5 26.4
total
actifs31(*)
(en %)
Source : calculs effectués à partir des données de la liste d'engagement et rapport de l'APBT.
Il est très bien lisible que le volume de crédit accordé aux groupes d'entreprises est fortement
élevé, il dépasse les 5 971 millions de dinars pour l'ensemble du système, d'où la part de ces
crédits aux groupes dans le total des crédits représente 35.2% et 26.4% de l'actifs total. Une
28
telle situation peut rendre les banques fragiles et sensibles à un comportement de défaut et
surtout si elles se trouvent comme dans notre cas engager avec des groupes dont la majorité
travaille dans le secteur tourisme qui est considéré comme le secteur le plus risqué.
Une vue d'ensemble sur la répartition des crédits aux groupes sur les banques de dépôts nous
permet de classer la STB comme la banque la plus engagée auprès de ces groupes, suivie par
la BIAT avec un montant qui dépasse les 840 millions de dinars.
En terme relatifs, la part des crédits accordés aux groupes dans le crédits total est important
pour la BS et la BT qui sont considérées comme fortement engagées avec des taux
respectivement de 44.3% et 44.1%, alors que la BH et la BNA se trouvent dans une situation
moyennement bonne par apport aux autres avec une part de crédit dans l'actifs total de 15.5%
et 20.1%.
7
La liste des engagements des grands groupes tunisiens.
* 28 On conserve le même échantillon à savoir les dix banques de dépôts listées précédemment
dans la section I de ce chapitre.
* 29 Ce montant est égal à la différence entre l'engagement total des groupes auprès du
système et les engagements auprès des deux premières banques créancières.
Conclusion :
Les apports des mutations bancaires en Tunisie, malgré ces modifications profondes en terme
de restructuration et réglementation, restent insuffisants et souffrent de la non respect de
certaines règles prudentielles, ce qui justifie l'existence des signes de fragilité dans le tissu
bancaire en terme de rentabilité, et l'exposition au divers types de risque qui menacent le bien
être des établissements de crédits.
Les banques de dépôts tunisiennes avec un niveau de concurrence très timide, se trouvent plus
au moins rentables avec un risque de crédit élevé qui les rend sensibles au défaillance des
emprunteurs et surtout si elles se trouvent engagées auprès des grands groupes tunisiens
travaillant la majorité dans un secteur très risqué, c'est le secteur tourisme noté d'après
l'échelle de notation Moody's, Standard et Poor's « C », qui sont proches de défaillance. En
29
effet la probabilité de faire défaut reste toujours une estimation, qui correspond à chaque
rating, et elle est tributaire aux certaines facteurs macroéconomiques (Sectoriels,
conjoncturels...), ainsi le niveau de probabilité le plus élevé concerne les groupes travaillant
dans le secteur mécanique papier et construction.
Pour faire face au risque de défaut lié aux groupes d'entreprises, les banques de dépôts doivent
recourir aux provisions afin d'absorber les pertes considérées prévues, mais le problème
existant c'est l'insuffisance même du montant des provisions à absorber une telle perte. Pour
certaines banques, le montant des pertes totales qui regroupent celles attendues et inattendues,
dépasse leurs capitaux propres, ce qui leur rend très exposés au risque de contrepartie.
Tous ont contribué, à des titres divers, à la crise. Tous ont négligé les signaux d’alerte. Même
si certains percevaient d’avantage les risques, il est en général peu profitable sur les marchés
de ne pas suivre les compétiteurs de sorte que le mimétisme est la norme. Les gains perçus
étaient trop élevés pour que les divers acteurs s’abstiennent. Or, dans un système où les
garanties et les contre-garanties s’échangent au niveau mondial entre tous les acteurs, chacun
est concerné par la faillite d’un seul. La solidarité est absolue et rend nécessaire le sauvetage
des défaillants.
1. Les emprunteurs
L’endettement est une modalité indolore, commode, pour réaliser des projets sans disposer
des moyens financiers nécessaires. Il alimente ainsi la croissance, l’investissement ou la
consommation. Il peut pallier l’insuffisance de revenus. Il peut aussi soutenir la spéculation.
Tous les débiteurs ont succombé, par choix ou par nécessité, aux offres d’endettement faciles.
Dans plusieurs pays, acheter à crédit la totalité d’un bien immobilier pour le revendre avec
profit quelques mois ou années plus tard est devenu une pratique courante : aux États-Unis
mais aussi au Royaume-Uni ou en Espagne par exemple. Cette frénésie immobilière a été bien
au-delà du seul cas des subprimes.
Dans d’autres cas, l’usage de l’endettement a favorisé les achats d’actions, de parts de fonds
spéculatifs ou de fonds de private equity ou encore desLeverage Buy-Out (LBO).
Certains emprunteurs ont recouru à des produits structurés avec des indexations sophistiquées
et risquées permettant des différés d’amortissements.
D’autres ont réalisé des placements de trésorerie en OPCVM « dopés » par des produits qui
sont devenus toxiques après septembre 2008.
30
En résumé, les montages financiers jouant sur l’effet de levier ont été largement utilisés par de
très nombreux agents économiques et poussés à l’extrême dans certains cas, en général dans
le but de dégager des résultats à court terme.
2. Les banques et institutions financières au sens large
Soucieuses de respecter les normes prudentielles imposées par la réglementation et
conscientes que les fonds propres leur coûtaient cher, les banques - américaines notamment -
ont décidé d’alléger leurs bilans des actifs consommateurs de fonds propres. Elles ont alors
imaginé d’accorder des crédits pour les céder aussitôt, les faisant ainsi disparaître de leur
bilan. Elles ont, dans ce cadre, aussi utilisé les services de courtiers non régulés payés à la
commission pour distribuer des prêts immobiliers aux États-Unis à toutes clientèles et en
particulier aux clients dits « ninja » (« no income, no job, no assets » / « pas de revenu, pas
d’emploi, pas d’actifs »).
Elles ont donc choisi ainsi de ne plus consacrer leurs ressources financières propres à leur
métier de base : distribuer du crédit avec des méthodes traditionnelles en analysant la
situation du débiteur grâce à des relations de proximité et non par l’utilisation exclusive de
méthodes de scoring ou de modèles mathématiques dépersonnalisés. 19
Les banques, poussées par les exigences de retour sur fonds propres par leurs actionnaires et
soucieuses de se maintenir dans la compétition voire de résister à des Offres publiques d’achat
(OPA), ont attribué ces ressources propres dégagées par la titrisation souvent en grande partie
à des activités de marchés grâce à la mise en place de salles de marchés plus ou moins
équipées, plus ou moins spécialisées sur les produits complexes, employant des traders
chargés de réaliser des transactions profitables destinées à amortir les coûts importants et à
rentabiliser les fonds investis à des niveaux élevés souhaités par les directions.
Tout ceci a conduit les opérateurs à travailler sur des montants importants, quelquefois au-
delà des limites autorisées ou sur des marchés non organisés, avec une trop grande
concentration des contreparties.
Certes, ces banques, en fonction des exigences des régulateurs et de leur appréciation des
risques, se sont dotées de moyens de contrôle internes mais parfois insuffisants au regard des
sommes engagées et de la sophistication des produits. Or, selon le mot d’un régulateur, « on
ne peut participer au Vendée Globe avec une barque de pêcheur... ».
En outre, les produits dérivés, étant très rentables, avec des montages complexes non diffusés
aux souscripteurs, ont attiré beaucoup d’acteurs. Pour s’engager dans cette voie, les banques
auraient dû s’assurer qu’elles disposaient de fonds propres suffisants mais surtout de la
compétence et des moyens requis pour maîtriser ces produits et pour monter les procédures de
contrôle interne.
Cette dernière remarque est vraie aussi pour les gestionnaires d’actifs pour leurs produits de
gestion alternative, spéculatifs ou non.
31
Les banques ont largement sous-estimé le risque de liquidité. Persuadées de pouvoir toujours
se refinancer sans contrainte, elles ont, dans les faits, écarté un véritable scénario de crise sur
le marché interbancaire.
Dans tous les établissements financiers, face aux opérateurs ou traders, se trouvent les
services de back office, qui sont le premier échelon de contrôle puisqu’ils enregistrent les
opérations dans les systèmes informatiques, et les services de contrôle interne, en charge de
suivre au jour le jour la conformité des opérations, le respect des procédures et des
réglementations. À leurs côtés, des déontologues sont chargés de veiller à l’application des
chartes de bonne conduite des professions financières. Ces deux derniers corps de contrôle
sont rattachés aux instances dirigeantes, en particulier aux conseils d’administrations au
travers des comités d’audit. La question du rôle et de l’information de ces instances de
gouvernance doit être posée à coté de celle du management en particulier au niveau des
orientations stratégiques sur les métiers, l’importance et les moyens qui leur sont consacrés.
Les comités d’audit ont-ils été bien informés et conscients de possibles dérives sur certains
risques ou des engagements hors bilan ?
Dans les banques et les institutions financières mondiales, le mode de rémunération favorise
la prise de risques. Les dirigeants voulaient faire ressortir des marges de profit de nature à
satisfaire les exigences de rentabilité de leurs actionnaires institutionnels qui se situaient très
au-delà des profits de long terme, d’où l’importance des opérations pour compte propre et la
taille des équipes de trading. Les traders sont encouragés par le biais des bonus à réaliser des
opérations à très hautes marges mais sans subir, en cas de pertes, de réelles pénalisations. Ces
mécanismes pervers, asymétriques, ont joué à divers niveaux : les conseillers de clientèle
étant, comme à l’accoutumée, encouragés à placer tel ou tel produit par le biais de
commissions... Il est à noter accessoirement que, depuis environ une décennie, les fortes
rémunérations des professions financières ont en outre privé l’industrie de compétences et de
talents.
3. Les agences de notation
Le lien direct créditeur-débiteur a été rompu totalement dans la procédure OTD. Il en résulte
une déresponsabilisation du prêteur d’origine, une grande opacité et une impossibilité de
suivre l’historique du débiteur. La notation revêt alors une très grande importance car la
chaîne de crédit s’est très fortement complexifiée et les acteurs se sont multipliés. La
mondialisation accentue encore ce phénomène.
Face à la complexité des produits à noter, les agences se sont contentées d’appliquer des
règles standards, valables pour des produits classiques, sous-estimant ainsi gravement les
risques. En outre, dans la mesure où elles contribuaient souvent à la conception des produits
et où elles étaient rémunérées par les banques d’investissement qui les distribuaient, elles se
trouvaient clairement en situation de conflit d’intérêt... Leur nombre réduit pose aussi
problème : il n’existe actuellement que trois agences de notation, toutes de statut entièrement
privé.
Comme les autres acteurs, les agences de notation gagnaient trop dans ce processus pour
rester en retrait : entre 2002 et 2007, le revenu total des trois agences a doublé, passant de 3 à
6 milliards de dollars.
32
4. Le contrôle externe : les commissaires aux comptes ou auditeurs
En principe externes à l’entreprise, chargés de vérifier ses procédures et ses comptes, les
auditeurs (en France dénommés commissaires aux comptes) peuvent faire preuve d’un esprit
critique amoindri, leur proximité avec les banques contrôlées étant parfois excessive. Comme
les auditeurs internes, ils exigent le respect de beaucoup de contraintes formelles mais ne
provoquent pas les interrogations, en particulier en matière d’engagements hors bilan, qui
auraient pu éclairer les organismes de gouvernance sur la mise en œuvre de certaines
stratégies risquées. En fait, les auditeurs internes et externes ont également ignoré le risque
systémique.
5. Les investisseurs
En période de liquidité abondante, les rendements offerts sur les marchés de capitaux
paraissaient faibles. Dès lors, un trop grand nombre d’investisseurs, qu’ils soient
institutionnels ou privés, ont été attirés par des produits dont les taux de rentabilité étaient
quelque peu supérieurs. Ce faisant, ils ont eux-mêmes contribué à la hausse de leur cours par
leur comportement grégaire, hausse justifiée uniquement par l’anticipation de la poursuite de
ce mouvement haussier (définition même de la bulle). Les professionnels (gestionnaires
d’actifs, fonds de pension, caisses de retraite et autres institutionnels) ne pouvaient ignorer
que ce rendement supérieur était la contrepartie d’un risque qu’ils ont mal évalué.
Bien qu’investisseurs avertis, ils ont fait délibérément le choix de ces actifs rentables mais
risqués. Ils ont notamment perdu de vue que le marché deviendrait sans liquidité en cas de
méfiance généralisée sur ces produits, provoquant des demandes massives. Ce scenario n’était
pas dans leurs esprits.
Pour les particuliers souscripteurs de mutual funds aux États-Unis ou d’OPCVM en France,
on peut penser que leurs conseillers en placement ont peu souligné le risque qui s’attachait à
la souscription d’un produit monétaire dit en France « dynamique ». Les prospectus, visés par
les régulateurs, alertent pourtant mais pas toujours en des termes aisés à déchiffrer...
Les entreprises ont également recherché des placements rentables pour leur trésorerie, jusqu’à
oublier, pour certaines d’entre elles, que le fondement de leur rentabilité devait être leur
métier de base qui devait dégager des marges suffisantes. Ainsi, des résultats favorables
pouvaient trouver leur origine dans des opérations financières plus que dans l’activité
économique courante.
Il a été tentant pour tous de chercher un bon rendement et d’espérer un « risque sans risque ».
Cette quête peut toutefois se révéler longtemps profitable et un jour dangereuse. Car la réalité
reprend sa place : il n’y a pas de profit élevé sans prise de risque élevé.
- UNE RÉGULATION TROP DISPERSEE ET DES NORMES COMPTABLES MAL
ADAPTÉES
33
Les normes comptables ne sont sans doute pas la cause de la crise mais elles ont contribué,
comme nous l’avons déjà souligné, par leur calendrier de mise en œuvre à son aggravation et
à sa propagation. Rappelons que ces normes internationales préconisaient la comptabilisation
des actifs du bilan à la valeur du marché, la valeur de marché tendant à être considérée
comme la « juste valeur » (fair value). Pourtant, ainsi que le CESE l’avait déjà fait observer
dans le rapport de M. Jean-Pierre Moussy de 2003 sur Des autorités de régulation financières
et de concurrence : pour quoi ? Comment ?, ce mode de comptabilisation est peu adapté pour
les banques et tend à accentuer les variations du bilan (l’avis notait : « le principe de cette
référence peut en soi se comprendre mais il est inapplicable pour les activités d’intermédiation
financière et aboutirait en fait à accroître les risques et la volatilité des marchés ») et ceci de
manière pro-cyclique. En effet, en cas de chute des cours des produits financiers, la
dévalorisation de ces actifs entame les fonds propres des banques et donc leur capacité à
prêter. En outre, à certains moments pour certains produits, il n’y a pas de véritable marché
qui permette une juste valorisation. L’Union européenne et les États-Unis ont commencé à
revoir la norme dite « IAS 39 » en autorisant des reclassements d’instruments financiers, dans
le cas d’effondrement des cours, entre ceux destinés à être détenus jusqu’à l’échéance (non
évalués à la « juste valeur ») et les autres.
La régulation a laissé subsister des zones de métiers ou de produits non régulées et ces zones
ont pris une importance démesurée dans le cas des dérivés de crédit (CDS par exemple dont la
taille du marché est considérable, estimée à 50 milliers de milliards de dollars), mettant en
péril l’ensemble du système financier. Ces « zones » peuvent être constituées d’institutions
non bancaires mais aussi de centres off-shore ou de paradis fiscaux. Si les mesures imposées
par Bâle II (non encore en vigueur) devraient déjà améliorer la prise en compte de certaines
opérations de hors bilan des banques, il reste que toutes les insuffisances de la réglementation
devront être examinées ainsi que les opportunités d’arbitrage réglementaire dont les autorités
devraient être conscientes. Le cas le plus fréquent est le développement des marchés de gré à
gré qui échappent à tout contrôle (il s’agit, rappelons-le, de contrats privés et non de «
marchés réglementés ») et ne sont même pas appréhendés statistiquement.
Les régulateurs sont souvent dispersés : le cas extrême est celui des États-Unis où une dizaine
d’institutions sont chargées de la supervision de certains segments des marchés financiers,
bancaires ou d’assurances. En France même, les autorités de régulation sont multiples
(Commission bancaire, Autorité des marchés financiers, Commission de contrôle des
assurances...).
Cette dispersion dans l’organisation de la régulation explique pourquoi les divers régulateurs
n’ont pas vu, lors de leurs contrôles, l’importance de la bulle qui se formait au niveau mondial
sur les dérivés de crédit -hors de leur responsabilité- et, de ce fait, n’ont pas su alerter, avec la
vigueur nécessaire, les autorités publiques sur le risque systémique de la crise, son ampleur et
ses conséquences sur l’économie. Au niveau international, l’insuffisance de coordination des
superviseurs est aussi un handicap même si des améliorations notables ont été apportées par le
Committee of European Securities Regulators (CESR) en Europe et le Forum de stabilité
financière au niveau mondial.
34
Des questions peuvent aussi être posées sur l’apparente indifférence des banques centrales
face aux bulles financières. On sait qu’elles hésitent à influencer des prix de marché censés
mieux refléter la réalité de l’offre et la demande et mieux mesurer les risques.
En synthèse, cette crise est le résultat de la rencontre de dysfonctionnements économiques,
techniques, d’organisation, de contrôle, d’affectation de moyens etc. avec des comportements
par lesquels beaucoup d’acteurs, au profit de leur intérêt individuel (qui a pris le pas sur
l’intérêt général), sont allés à la limite extrême de ce que permettait la régulation et de leurs
responsabilités.
La crise marque un tournant dans tous les pays, avec des aspects différents car la situation de
leur secteur bancaire est diverse.
En France, les banques dans leur ensemble ont été touchées mais elles ont été moins
concernées que dans d’autres pays. Pour des raisons structurelles d’abord, les grands
établissements bancaires sont des banques dites universelles ; ainsi l’activité de banque
d’investissement étant intégrée avec celle de la banque commerciale, elle ne représente
qu’une part de l’activité totale (25 à 30 % et 10 à 20 % en gestion d’actifs). Aucun
établissement bancaire n’échappe en France à la régulation du fait d’une loi bancaire très
large. Leur exposition géographique aux risques est vaste donc moins dangereuse même si la
crise est cette fois globale. Ensuite, les banques françaises n’ont pas eu intérêt à la titrisation :
elles avaient peu de marge sur les crédits immobiliers qui, au contraire, leur servaient de
produits d’appel. Leurs fonds propres sont considérés par le régulateur comme de très bonne
qualité en raison des exigences fortes mises en place après la crise immobilière des années
1990. La Commission bancaire est en effet très attentive à la composition des fonds propres
notamment de ceux entrant dans la première catégorie (Tier 1) tout en sachant que cette
exigence constitue une distorsion de compétitivité pour les banques françaises. C’est
pourquoi, parallèlement, les autorités françaises s’efforcent de faire aboutir le long processus
d’harmonisation de la définition des fonds propres au niveau européen.
Les procédures d’échanges d’information mises en œuvre à l’occasion de fusions ou de
rachats de banques européennes par des banques françaises montrent en effet que, dans
certains pays de l’Union, la qualité des fonds propres est bien moindre.
Ainsi, les grandes banques françaises universelles sont restées bénéficiaires au premier
semestre 2008 mais elles ont enregistré des pertes significatives au deuxième semestre dues
aux relations interbancaires entretenues avec d’autres banques étrangères (Lehman Brothers)
et à la dévalorisation de certains actifs.
Cependant, certains établissements ont connu des difficultés marquées qui ont nécessité une
intervention publique spécifique. D’autres ont procédé à des provisionnements importants. 24
Au plus fort de la crise, l’État est intervenu rapidement pour rétablir la confiance dans les
banques de dépôts en annonçant qu’il apportait sa garantie à tout établissement de sorte qu’il
n’y a pas eu de retraits massifs aux guichets ni même d’inquiétudes majeures.
35
Cependant tous les établissements ont été touchés et leurs cours de bourse fortement
dévalorisés en 2008. Ceci implique que, dans tous les cas, cette crise conduira sans nul doute
à une reconsidération des stratégies bancaires et à une redéfinition des métiers ou de leur taille
au sein des divers établissements.
Au-delà, on peut s’attendre à des restructurations capitalistiques qui dépasseront dans certains
cas le cadre national.
La France est un pays soit de petites, soit de grandes entreprises (du CAC 40). Leur
financement est crucial pour l’activité et l’emploi. Or, cette crise va marquer la fin de
l’économie d’endettement facile. Pour les Petites et moyennes entreprises (PME), le crédit
était un outil crucial du développement et même du financement de l’activité courante. Pour
les ménages, il était l’alternative permettant de remédier aux insuffisances des revenus en
offrant la possibilité d’acquérir un logement, des biens de consommation (un « cache misère
»). Certes, il pouvait conduire au surendettement mais, le plus souvent, il allégeait plutôt des
contraintes qui risquent désormais d’apparaître au grand jour.
Même si les banques s’engagent évidemment à poursuivre leur activité de prêteur, elles vont
être très attentives aux risques et, en outre, elles ne pourront prendre en charge les volumes de
financements assurés ces dernières années par des voies parallèles. C’est donc à une évolution
du modèle de financement que la crise invite.
Au Royaume-Uni, la toute puissance de la City a été ébranlée comme en témoignent les
nationalisations bancaires et les très nombreux licenciements dans le secteur financier. Il
s’agit d’un coup très dur porté au modèle économique britannique qui avait fait de l’industrie
de la finance l’un des secteurs clés pour assurer sa croissance. Aussi les répercussions de la
crise bancaire et financière seront sans doute très significatives Outre-Manche et l’objet de
toutes les attentions du gouvernement.
Aux États-Unis, les banques dites d’investissement ont disparu en termes de statut. Le secteur
financier annonce des réductions d’effectifs se chiffrant par dizaines de milliers d’emplois.
Les implications économiques et sociales restent encore incertaines dans leur chiffrage mais
d’ores et déjà, on peut penser à des changements profonds dans l’organisation de l’industrie et
de la régulation financière. Le Président Obama a pris, deux jours après son investiture, des
positions fermes sur la nécessaire révision de la régulation des institutions financières des
États-Unis.
Au total, cette crise, que nous avons analysée comme une crise de système au niveau mondial,
nécessite des remèdes de fond dont la recherche et surtout la mise en œuvre, coordonnées
entre les États, demanderont du temps. Elle suppose surtout, dès à présent, une prise de
conscience des dysfonctionnements constatés et de leurs ressorts. Elle appelle, du point de vue
de la société civile, un retour à des pratiques professionnelles conscientes des responsabilités
qu’elles engagent et au respect d’une éthique des affaires.
36
Chapitre 2 : Les tâches quotidiennes accomplies
2. Extrait de compte :
L’extrait de compte permet au client de s’informer sur les mouvements de son compte sur une
période d’un ou plusieurs mois.
Le client peut remettre une demande de relevé de compte pour des dates anciennes. En effet,
par le biais du STARFIND, qui comporte l’ensemble des documents archivés, la date des
relevés peut varier d’une semaine à plusieurs années. La banque perçoit une commission par
page délivrée.
37
Le STARFIND est partagé en deux grandes parties : une partie CCI et une partie comptabilité.
La partie CCI comporte toute les informations archivées à tous les crédits tel que : les fiches
de risque, les crédits agricoles…
La partie comptabilité fournit des informations relatives aux différents comptes : relevé de
compte général,…
Remarque : ces deux documents ne peuvent être délivrés qu’au titulaire du compte ou à son
mandataire.
II L’opération de retrait espèce:
Pour effectuer une opération de retrait, le guichetier est tenue de :
vérifier l’identité du bénéficiaire ;
vérifier la conformité de la signature du bénéficiaire à partir de spécimens de signatures
qui, doit toujours être actualisé ;
vérifier l’absence de tout empêchement de paiement notamment de l’absence de toute
opposition ;
apposer enfin le cachet « signature conforme » et viser le chèque ;
38
Le virement ponctuel : le client (donneur d’ordre), sous sa demande, donne l’ordre à son
banquier de débiter son compte au profit d’un autre.
Le virement permanant : le client (donneur d’ordre), sous sa demande, donne l’ordre à son
banquier de débiter son compte au profit d’un autre.
V La certification des chèques :
La certification des chèques se fait suite à la demande du client. Ce dernier est amené à
remplir un ordre de certification ainsi que le chèque objet de certification. De plus, cette
opération ne peut avoir lieu que si le compte client présente une provision suffisante couvrant
le montant du chèque. Le montant est logé dans un compte général et sera par la suite affecté
au chèque lors de sa présentation effective.
Le chèque certifié est un moyen de paiement sûr et sans risque pour le bénéficiaire. Ainsi,
après avoir effectuer l’écriture comptable de la certification, le responsable doit viser le
chèque.
Ainsi, le chèque certifié est un chèque émis par le titulaire du compte dont la banque confirme
la présente provision et ce en mentionnant la clause : «certifié pour la somme de… ».
39
Dans l’agence réceptrice, le banquier procèdera à la saisie des informations nécessaires (dans
le menu « virement téléphonique reçu » du menu opérations de guichet).
Remarque : Le banquier, sous la demande d’une personne possédant un compte domicilié
dans une autre agence, peut procéder à la certification chèque et ceci après :
- Vérification de l’identité de la personne ainsi que sa signature ;
- Demander au client de signer la demande de certification ;
- Faire la toilette du chèque ;
- Contacter l’agence dans laquelle le compte de ce client est domicilié pour recevoir les
informations nécessaires.
40
Afin de remédier à ces problèmes et dans le but d’avoir un service rapide et efficace que la
BNA a mis en place le Système Multifonctionnel Intelligible Léger et Evolutif (S.M.I.L.E).
Ce système fourni une base de données complète sur tous les clients du réseau. En effet, il
suffit d’introduire le numéro de la carte d’identité de la relation pour que l’ensemble des
transactions qui lui sont rattachés soit affiché.
De plus, via SMILE, le système d’information de la banque devient plus efficace. En fait, la
disponibilité de l’information et la rapidité de sa communication permet de résoudre un bon
nombre de problème en un temps plus court qu’avant.
En outre, ce système permet de mieux gérer le portefeuille client tant qu’à l’échelle d’une
seule agence ou sur le plan général de toute la banque. Ceci est possible puisque tout le réseau
est connecté et partage la même information dans le même instant.
Composition d’un numéro de compte :
Chaque catégorie de clients est classée dans la banque dans un compte particulier.
Selon le plan bancaire, le compte est composé de 20 chiffres qui composent le R.I.B
(Relevé d’Identité Bancaire)
- Le code BCT : composé de deux indices ;
Indice banque : composé de deux chiffres (03) ;
Indice agence : composé de trois chiffres (301) ;
- Le code agence : composé de trois chiffres (030) ;
- Le code général : composé de quatre chiffres (0101 salariés, 0103 personnels, 0109
agriculteurs, O115 commerçants) ;
- Le sous compte : composé de six chiffres (ex : 001234)
- La clé RIB : composé de deux chiffres et calculé automatiquement par l’ordinateur (ex :
56)
Exemple :
Il est à noter que l’ouverture des différentes catégories de comptes est mécanisée ainsi que
l’ensemble des pièces à fournir par le client. Ceci est un avantage en termes d’efficacité et de
gain de temps.
1) Les comptes de dépôts à vue en dinar:
a) Le compte chèque courant (0101) :
Toute personne physique résidente ou non peut être titulaire d’un compte courant. De plus, le
client peut bénéficier d’un chéquier sous l’accord de la Banque Centrale. En fait, la BCT
envoie périodiquement à l’agence un état d’interdiction de chéquier et de levée d’interdiction.
41
Toute personne morale ayant l’un des formes juridiques suivantes : SA, SARL, Société
Civile, Association, Comité, …
b) Le compte chèque personnel BNA (0103) :
C’est un compte de dépôts ouvert au personnel de la BNA à titre individuel et donnant la
possibilité de délivrance de moyen de paiement.
c) Le compte courant agricole (0109) :
Ce compte est destiné à toute personne physique résidente étrangère ou tunisienne ou
personne morale résidente jouissant de la capacité civile et exerçant une activité agricole.
d) Le compte courant commercial (0115) :
C’est un compte courant destiné aux personnes physiques ou morales résidentes ou non qui
exercent une activité commerciale matérialisée par l’ouverture d’un registre de commerce.
2) Le compte de dépôts en devise : Le compte Etranger en devise (0191) :
C’est un compte destiné aux personnes physiques et morales non résidentes, de nationalité
tunisiennes ou étrangères.
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La personne, ayant reçu une procuration peut notamment souscrire, modifier, ou résilier des
produits et services, peut aussi effectuer des dépôts, des retraits, des virements, des émissions
de chèque…
Les opérations autorisées doivent être expressément prévues lors de la signature de la
procuration. Le mondant est par la suite responsable des opérations effectuées par le
mandataire.
Toutefois, la délégation de pouvoir ne peut être annulée qu’après sa révocation par un acte
formulé expressément par les intéressés.
Il est à rappeler que la procuration s’éteint automatiquement en cas de :
- Décès du mondant ou du mandataire ;
- Faillite personnelle, interdiction de gérer, redressement ou liquidation judiciaire du
mandant ou du mandataire.
- Clôture ou résiliation des produits et services mentionnés dans le document de
procuration.
III. Clôture des comptes :
Le compte peut être clôturé par la résiliation du contrat liant le client à la banque, soit :
Par volonté de l’un des deux parties ;
Par un évènement indépendant de cette volonté (ex : décès ou accident) ;
Par un compte ayant un solde faible non mouvementé depuis un an avec information
du client.
1) Clôture à la demande du client :
Lorsque le client demande de clôturer son compte, il convient de :
S’assurer de l’identité du client et de la conformité de sa signature, ainsi que
l’habilitation de ce dernier en matière de clôture de compte ;
Examiner de près le motif du client en vue de le dissuader de clôturer son compte et
éviter ainsi la perte d’un client toujours préjudiciable à l’image de la banque ;
Récupérer la carte d’identification bancaire s’il y’a lieu ;
Inviter expressément le client à restituer les moyens de paiement en sa possession sans
délai (carte bancaire, chéquier…) et couvrir son compte dans le cas où celui-ci
présente un solde débiteur.
Cerner tous les risques du client. En effet, dans le cas d’un quelconque engagement
vis-à-vis notre établissement, le chef d’agence doit subordonner la clôture du compte à
son apurement intégral et définitif.
Procédure :
Dès la comptabilisation des échelles d’intérêts par la direction de la comptabilité, l’agence
doit :
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Adresser sans délai un préavis de clôture de compte au client afin qu’il se présente
pour régulariser le solde de son compte (versement ou retrait pour solde de tous
comptes) ;
Dés régularisation du compte et règlement de tous frais et commissions dus au titre de
la présente opération ;
Adresser sans délai un avis de clôture de compte au client et procéder à la clôture du
compte.
2) Clôture de compte à l’initiative de la banque :
a) Clôture des comptes gelés :
Une fois par trimestre, et en vue d’apurer ses comptes, l’agence est tenue de procéder à la
clôture des comptes gelés (tout compte dont la dernière opération autre que celle relative à des
mouvements d’agios date de 12 mois et plus).
b) Clôture de compte suite à un transfert à contentieux :
Une proposition de transfert à contentieux du compte transmise par l’agence avec avis de la
direction régionale à la DRECECI après avoir toutefois épuisé toutes les voies de recours à
l’amiable.
Il est à signaler que tout compte clôturé ne peut en aucun cas être réactivé, tout client dont le
compte est clôturé et qui souhaiterait entrer de nouveau en relation d’affaire avec la banque,
devra se voir ouvrir un nouveau compte conformément aux procédures en vigueur.
Arrêter de caisse
La tâche du caissier dans une banque s’adhère très délicate. En effet, le caissier est tenu d’être
toujours présent non seulement par le corps mais aussi par l’esprit puisqu’il faut qu’il soit
concentré à 100% pour pouvoir mener à bien sa mission de paiement et de versement.
A la fin de la journée, le caissier procède à l’arrêté physique des avoirs en caisse après avoir
fait le tri des billets selon leurs valeurs (billets de 5DT, 10DT,…)
Il fait alors l’inventaire physique des avoirs en caisse en ajoutant les déficits et /ou les
excédents déclarés.
Le guichetier confronte le solde comptable calculé avec le solde physique effectué par le
caissier.
44
Le principe de base du système de compensation étant le dénouement de la compensation
dans un délai de 48h ouvrables, qui suivent la date de présentation des chèques.
La télé compensation ou la compensation électronique des chèques consiste dans l’échange
entre les différentes banques et agences du système bancaire, des données et des images
scannées se rapportant aux chèques normalisés.
L’échange électronique des données est géré par la Société Interbancaire de Télé
Compensation « SIBTEL ».
I Traitement des chèques :
1) La remise des chèques par le client :
La toilette des chèques : lorsque le client remet à la banque un chèque, le banquier
est tenu de vérifier, tout d’abord, les mentions obligatoires qui doivent exister sur le
chèque à savoir :
- La signature du bénéficiaire ;
- La date et le lieu d’émission ;
- La signature conforme ;
- Le montant écrit conformément en chiffres et en lettres ;
- L’endossement ;
La capture des chèques:
Le banquier fait scanner le chèque pour envoyer les images des chèques à leurs banques de
destination suivant le code adéquat. En effet, lorsqu’on rejette un chèque, et que le client le
présente une autre fois, on doit le traiter avec un code différent de celui avec lequel il a été
envoyé la première fois.
- Code 30 : le chèque est présenté pour la première fois ;
- Code 31 : lors de la deuxième présentation pour paiement partiel suite à un rejet pour
insuffisance de provision ;
- Code 32 : lors de la deuxième présentation suite à une Attestation de Reconstitution
de Provision ;
- Code 33 : lors de la deuxième présentation suite à un rejet pour vice de forme ou
absence de signature ;
2) Clôture de la journée « capture » :
Avant de clôturer la journée « capture », on doit vérifier si toutes les remises sont
validées. Dés que la journée « capture » est clôturée, il y aura génération automatique des
différents fichiers :
- Fichiers des données relatives aux chèques : RIB bénéficiaires, pistes CMC7, montant,
…
- Fichiers PAK relatifs aux images ;
- Fichiers CAT relatifs aux index images ;
3) Prise en charge de la journée « capture » par le système agence :
45
Il s’agit de la validation de la journée « capture » après avoir édité la liste « Récap envoie
provisoire » et vérifier que le nombre des chèques physiques est conforme avec celui de la
liste.
Puis, édition des différents états de contrôle :
- Détail envoie définitif par agence BNA tirée ;
- Détail envoie définitif par banque tirée ;
- Récap envoie définitif par agence BNA ;
- Récap envoie définitif par banque ;
4) Clôture de la journée portefeuille à la fermeture du guichet :
On doit mettre en veille instantanée le poste de transmission pour récupérer des fichiers de
données par la Salle de Télé-Collecte (STC).
Remarque :
La « journée portefeuille »est indépendante de la « journée globale agence ».
La clôture de la « journée portefeuille » doit précéder la clôture de la « journée globale
agence ».
II Traitement des fichiers reçus de la Télé Compensation :
Il est évident que, comme notre agence renvoie les chèques reçus à destination que ce soit
une autre banque ou une autre agence, elle va recevoir aussi les chèques remis aux autres
agences et banques du réseau. Pour cela, le banquier est tenu de vérifier, chaque jour, les
images reçues des chèques, si le nom du bénéficiaire existe, la signature conforme du tiré,
la conformité entre le montant saisie par l’agent de l’autre agence ou banque, celui en
chiffres et celui en lettres.
Toute vérification faite, on procède à la liquidation puisque les chèques ont été présentés
depuis 48 h.
III Traitement des rejets :
On a différents types de rejets tels que :
- Rejet relatif à une opposition ;
- Rejet relatif à une insuffisance de provision;
- Rejet relatif à un préavis ;
- Rejet relatif à un papillon ;
- Rejet relatif à une CNP (lié à la provision ou à une opposition sur chèque) ;
- Rejet relatif à une ANR ;
*le rejet de chèque pour opposition : s’opposer au paiement d’un chèque c’est donner
l’ordre écrit à la banque de ne pas accepter le décaissement de ce chèque. Cette
46
opposition ne doit être effectuée qu’en cas de perte ou de vol du chèque ou en cas de
faillite du porteur.
Lorsqu’un client nous présente un chèque et que le compte du tiré ne contient pas la provision
nécessaire, l’agence est tenue de suivre tout un processus avec le client tiré. En fait, elle
informe son client qu’un chèque doit être payé et que son compte manque de provision, à
travers un télégramme. Le client est tenu de se présenter à l’agence dans un délai qui ne
dépasse pas les 3 jours ouvrables de la date de réception du télégramme ; c’est ce qu’on
appelle « le Délai de Préavis ». S’il se présente et qu’il règle sa situation, on procède à la
liquidation du chèque.
Si non, on passe à l’étape suivante qui consiste à envoyer au client une CNP (Certificat de
Non Paiement) par l’intermédiaire d’un huissier notaire. Aussi, le client à un autre délai de
3jours ouvrables à partir de la visite du huissier notaire pour arranger sa situation et dans ce
cas, il sera chargé de payer les frais du huissier notaire ainsi que les commissions de la
banque.
Si encore, le client se trouve incapable de régler sa situation, il aura un dernier délai de 90
jours. Dés que ce délai expire, l’affaire sera transmise au tribunal.
Mais, si le client paye le montant du chèque ainsi que les frais générés par cet incident au
cours de cette période, il devra se présenter au tribunal avec « une Attestation de
Reconstitution de Provision ».
I Effets à l’encaissement :
Le client remet à la banque des effets dont l’échéance est très proche ou échus pour les
encaisser. Après vérification d’usage, le client reçoit la décharge de la banque. Enfin, les
effets sont envoyés au service portefeuille pour encaissement.
Après contrôle et toilette des effets, on doit saisir la remise globale à savoir :
Le numéro de compte du client ;
Le nombre des effets à traiter ;
Le montant global de la remise ;
Ensuite, on doit faire la saisie détail de la remise à savoir :
Le RIB du bénéficiaire ;
Le code du tiré ;
Le montant de l’effet ;
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La liquidation des effets à l’encaissement est automatique et transmise par télé
compensation. Les effets rejetés sont pris en charge systématiquement et parviennent à
l’agence après 1 ou 2 jours.
I Effets à l’escompte
Il s’agit d’une opération de crédit dans sa phase initiale. Le client remet des effets dont
l’échéance est encore lointaine.
Pour bénéficier de l’escompte, le client doit disposer d’une autorisation en crédit de gestion
ou d’un accord du sous comité d’escompte. Après que l’agent vérifie la cote d’escompte, il
doit aussi vérifier la toilette usuelle de la lettre de change avec vérification de la qualité de la
facture commerciale.
Si le montant sollicité est supérieur à la cote d’escompte du client concerné, la décision sera
prise avec l’approbation de la direction régionale suite à une opération de sous comité.
On peut définir l’escompte commercial comme étant une opération de paiement anticipé
d’un montant d’une traite (effet de commerce) moyennant des intérêts, à condition
d’effectuer une écriture de débit du compte du client en cas d’impayé ; ainsi, le bénéficiaire
de l’opération se charge de rembourser le montant à défaut de paiement à l’échéance.
Le traitement des effets à l’escompte se fait principalement en quatre étapes ; la première
étape consiste à consulter la fiche de risque du cédant, où on trouve le nom du client, le
numéro du compte, le montant des remises, la cote autorisée, la validité de l’autorisation, le
risque en cours et le risque impayé.
Si le risque en cours du cédant est dans le cadre de la cote, on passe à l’étape
suivante.
Si non, on demande, obligatoirement, l’autorisation préalable du sous comité
d’escompte pour tout dépassement sur les cotes et pour les opérations d’escompte
passagères.
Il est à noter de présence d’effets impayés, la cote d’escompte sera suspendue.s
Ainsi, deux cas se présentent :
- Si le nombre de jours < 90 jours alors Taux = TMM + 4 ;
- Si le nombre de jours ≥90 jours alors Taux = TMM + 4,5 ;
Enfin, on aboutit à l’opération d’escompte proprement dit. Elle consiste d’abord à saisir
pour chaque cédant le montant global ensuite à saisir le détail des effets remis à
l’escompte et finalement, on procède à la validation.
Compensation reçue :
Il s’agit des effets émis par nos clients et qui nous parviennent dans un état sur lequel figure
le numéro du chèque, le numéro du compte et le montant.
48
A partir de la compensation arrivée, un état de forçage est édité. Il est à noter qu’outre la
vérification des données, l’agent est tenu de faire la toilette des effets à partir de l’image.
Remarque : si l’effet de commerce ne présente aucun vice de forme, il sera payé
automatiquement.
Le service agricole
Présentation :
Le secteur agricole occupe une place primordiale dans l’économie tunisienne. Il contribue à
hauteur de 13% dans le produit intérieur brut, emploie près du tiers de la population active,
induit l’activité des secteurs tel que l’agro-industrie et fait vivre directement et indirectement
environ 40% de la population tandis que sa part dans les exportations est de l’ordre de 11%.
Cependant, le secteur agricole se caractérise par la dominance de la petite et la moyenne
exploitation agricole. Mais cette dernière n’a pas connu le développement souhaité. Il semble
que les principales causes sont le manque de financement et l’immatriculation foncière.
Pour atteindre ce développement, on a eu recours au crédit agricole qui vise à atteindre des
objectifs socio-économiques. Aussi, plusieurs fonds ont été conçus pour satisfaire et
promouvoir les petites exploitations qui ont une activité dont la rentabilité économique
n’obéit toujours pas aux normes et critères du système bancaire.
Actuellement, cette catégorie d’exploitation est financée soit par la banque nationale agricole
(BNA) dans le cadre des crédits supervisés, soit par l’Etat sur des fonds budgétaires.
49
1. Définition : ce sont des crédits destinés au financement d’opérations d’investissements
agricoles et de pêches portant sur :
Le développement de l’élevage (construction, aménagement et équipement) ;
Infrastructure hydraulique (création, aménagement et équipement) ;
Développement de l’arboriculture fruitière ;
Réalisation de travaux de CES et la plantation d’arbustes fourragers ;
Construction d’équipements de sardiniers et thoniers ;
Construction d’équipements d’entrepôts frigorifiques ;
Construction d’équipements de silos de stockage des céréales ;
Construction de bâtiments d’exploitation ;
Acquisition de serres, de matériel agricole et de matériel roulant.
2. Avantages/Argumentaires :
Les crédits d’investissement à moyen et à long terme sont accordés à un taux
inférieur à celui pratiqué par les banques de développement.
Les promoteurs bénéficient de l’assistance de la banque ; celle-ci est dotée de cadres
et de techniciens qualifiés disposant d’une bonne expérience en matière d’évolution
et de suivi des projets agricoles et de pêche.
III. Les crédits d’investissement supervisés
Définition : ce sont des crédits destinés au financement d’opération d’investissements
agricoles et de pêche telles que prévus par le décret n°95-793 du 02/0595 et la circulaire
95/51 portant notamment sur :
Le développement de l’élevage (construction, aménagement et équipement) ;
Infrastructure hydraulique (création, aménagement et équipement) ;
Développement de l’arboriculture fruitière ;
Réalisation de travaux de CES et la plantation d’arbustes fourragers ;
Construction d’équipements de sardiniers et thoniers ;
Construction d’équipements d’entrepôts frigorifiques ;
Construction d’équipements de silos de stockage des céréales ;
Construction de bâtiments d’exploitation ;
Les crédits d’investissements et les crédits d’investissements supervisés présentent
les mêmes avantages mais ils sont différents de point de vue : aspect reglementaire
IV. Les avantages accordés aux Investissements Agricoles :
1) Classification des investissements agricoles :
Les investissements dans le secteur de l’agriculture et de la pêche sont classés dans la
catégorie « A », « B » ou « C » selon le montant et la superficie maximum exploitée
ventilée par région bioclimatique et par nature de spéculation.
A) Catégorie « A » :
Sont accordés dans cette catégorie les opérations d’investissement d’un montant ne
dépassant pas 40 000D promues par des personnes ayant une superficie égale ou inférieure
à celle définie dans le tableau ci-après :
Tableau N°1
50
Superficie maximum possédée ou exploitée (catégorie « A »
- Parcours 4 7 9 12 16 2
- A.F, hors
oliviers à
l’huile,
amandier, 10 18 22 34 54 -
vigne et
agrumes
3 3 - - - 1
- Amandier et
olivier 12 16 24 - - -
- Vigne de - - - - - 2
table
- - - - - 3
- Vigne de
cuve
- - - - - 4
- Agrumes
- Cultures - - - - - 2
maraichères
- Cultures - - - - - 0 ,8
d’oasis
littorales
- Cultures
d’oasis
continentales
- Culture
florale,
aromatiques
51
et plantes
ornementales
Sont aussi classés dans la catégorie « A » les opérations d’investissement ne dépassant pas
60 000 Dinars dans le domaine de la pêche côtière.
B) La catégorie « B» : Sont classés dans la catégorie « B », les opérations
d’investissement agricole d’un montant supérieur à 40 000D et inférieur ou égal à
150 000D promues par des personnes ayant une superficie supérieure au maximum de
l catégorie « A » et inférieure ou égale à celle définie dans le tableau suivant :
Tableau 2
Nature des En sec (ha) En irrigué (ha)
spéculations Zone Zone 2 Zone 3 Zone 4 Zone 5
1
- Grandes cultures 50 100 140 - - 15
assolées (sans
maraichage)
- Amandier et 25 45 55 85 135 -
olivier
- Vigne de cuve 30 40 60 - - -
- Agrumes - - - - - 5
- Cultures - - - - - 7
maraichères
- Cultures d’oasis - - - - - 10
littorales
- Cultures d’oasis - - - - - 5
continentales
52
- Culture florale,
aromatiques et - - - - - -
plantes
ornementales
53
On distingue essentiellement trois catégories de clients qui peuvent bénéficier de ce crédit :
- Les salariés et les fonctionnaires titulaires (dont le départ à la retraite est au
minimum antérieur de six mois à l’échéance finale du crédit).
- Retraités jusqu’à l’âge de 70 ans (échéance finale comprise).
- Les professions libérales régies par un conseil d’ordre.
i. Les crédits directs pour dépenses courantes :
Le crédit pour dépenses courantes a pour objet de couvrir des dépenses à la consommation à
caractère domestique (achat de meuble, électroménager, soins, mariage,…). La retenue
mensuelle ne doit pas dépasser les 40% du revenu mensuel net.
ii. Les crédits pour acquisition de véhicule :
La retenue mensuelle ne doit pas dépasser 40% du revenu mensuel net. Le montant du crédit
ne doit pas dépasser 80% ou 70% du prix d’acquisition selon qu’il s’agira d’un véhicule neuf
ou d’occasion (dont l’âge ne dépasse pas 3ans).
iii. Le crédit pour habitat :
Ce crédit est destiné pour financer soit la construction, l’aménagement ou l’extension d’un
logement existant, soit l’acquisition auprès d’un promoteur ou d’un particulier d’un logement
ou même l’acquisition d’un terrain à usage de construction.
La retenue mensuelle ne doit pas dépasser 40% du revenu mensuel.
Le montant du crédit ne doit pas dépasser :
- Construction : 70% du devis estimatif des travaux sans dépasser le montant des
travaux restant à exécuter.
- Acquisition : 70% du prix d’acquisition.
Les pièces à fournir en plus des documents généraux sont :
- Une déclaration sur l’honneur pour les professions libérales ou déclaration fiscale ;
- Schéma de financement ;
- Devis estimatif des travaux exécutés et des travaux restant à exécuter ;
- Titre de propriété ;
- Promesse ou contrat de vente s’il s’agit d’une acquisition établie par voie d’un
auxiliaire de justice (avocat,…) ou d’un constat au cas d’acquisition d’un ancien
logement.
B. Les documents nécessaires :
Pour la constitution d’un dossier de crédit, les documents demandés diffèrent selon la nature
du crédit et de la personne concernée.
Crédit perso : copie CIN, demande de prêt, attestation de salaire, fiche de paie
récente, déclaration sur l’honneur pour les professions libérales et déclaration fiscale.
Crédit auto : copie CIN, demande de prêt, attestation de salaire, fiche de paie récente,
facture pro forma (pour les voitures neuves), promesse de vente (pour les voitures
54
d’occasion de moins de trois ans), déclaration sur l’honneur pour les professions
libérales et déclaration fiscale.
Crédit immo : copie CIN, demande de prêt, attestation de salaire, fiche de paie
récente, extrait de naissance, déclaration sur l’honneur pour les professions libérales
et déclaration fiscale, devis estimatif avec autorisation de bâtir (pour les
constructions et les aménagements), promesse de vente conclue avec un promoteur
immobilier agrée ou un particulier et schéma de financement.
2) Le CDBN aux professionnels :
A) CDBN aux professionnels pour acquisition de matériel roulant :
Ce crédit a pour objet d’aider les professionnels à acquérir du matériel roulant à usage
professionnel que ce soit neuf ou d’occasion.
Il est destiné aux entreprises individuelles, professions libérales, microsociété (ce sont les
entreprises dont le coût du projet au démarrage ou les immobilisations nettes est inférieur ou
égal à 50 000DT.
Le montant du crédit ne doit pas dépasser les 70% du prix d’acquisition du véhicule neuf ou
d’occasion dont l’âge ne doit pas dépasser 3ans.
Les papiers à fournir :
- Demande de crédit ;
- Facture pro forma ou promesse de vente s’il s’agit d’une voiture d’occasion en plus
d’une copie de la carte grise ;
- Reçu ou justification de l’autofinancement ;
- Déclaration sur l’honneur justifiant le revenu ou déclaration fiscale ;
- Etats financiers des deux derniers exercices à défaut une situation comptable arrêtée
à une date récente ;
B) Autres CDBN aux professionnels :
Objet : concours généralement destiné à ouvrir les besoins à caractère exceptionnel non
couvert par les autres produits de la banque.
Plafond : 70% du coût de l’objet à financer.
Papiers à fournir :
- Demande de crédit ;
- Déclaration sur l’honneur justifiant le revenu ou déclaration fiscale ;
- Etats financiers des deux derniers exercices à défaut une situation comptable arrêtée
à une date récente ;
- Tout élément justifiant l’objet du crédit ;
C) Les garanties exigées :
Les garanties à exiger sont en fonction de l’objet du prêt et stipulées dans la décision
d’octroi ;
55
Objet du crédit Garanties
Crédits à la consommation - Contrat de prêt ;
- Domiciliation et cession délégation sur
traitement (pour les salariés et les
fonctionnaires) ou de la pension pour les
retraités ;
- Assurance vie au profit de la BNA pour le
montant et la durée de remboursement du
crédit ;
- Toutes autres garanties jugées nécessaires
pour les non salariés ;
Acquisition véhicule ou matériel - Contrat de prêt ;
roulant - Domiciliation et cession délégation sur
traitement (pour les salariés et les
fonctionnaires) ou de la pension pour les
retraités ;
- Transcription de privilège sur carte grise ;
- Cession délégation sur police d’assurance ;
- Assurance vie au profit de la BNA pour le
montant et la durée de remboursement du
crédit ;
*source : circulaire BNA n°2005/34 du 11/04/2005 relative à la définition et les règles de gestion des CDBPN
56
I Les importations :
1) Les produits libres à l’importation :
Ces produits sont importés sous couvert d’un certificat d’importation (CI) en trois
exemplaires dont un sera délivré à l’importateur, l’autre sera délivré à la BCT et le
troisième restera entre les mains de l’intermédiaire.
La durée de validité d’un certificat d’importation est de 6 mois à compter de la date de
domiciliation.
Ce contrôle à l’importation vise à vérifier la conformité des produits à la règlementation
technique en vigueur et notamment celle relative à la sécurité et à la santé des
consommateurs tunisiens ainsi la loyauté des transactions.
2) Les produits non libres à l’importation :
Certaines catégories de produits ne peuvent être importées qu’avec autorisation
d’importation tels que : les voitures, le pétrole, les animaux…
L’autorisation d’importation, délivrée par le Ministère du Commerce, a une durée de
validité de 12 mois.
3) Les produits importés soumis à des conditions particulières :
Importation sans paiement : ne font pas l’objet d’une domiciliation et sont
autorisés par le Ministère du Commerce qu’à titre exceptionnel portant la mention
« sans paiement » et est transmis à la Direction Générale des Douanes.
Importation faite sous le régime de la Compensation (TROC).
Importation des produits déclarés à l’entrée en Tunisie sous le régime suspensif
de paiement de taxes et de droits de douanes. Ces importations sont effectuées
sous couvert d’une admission temporaire (sa durée de validité est de 6 mois à
compter de la date de domiciliation).
II Les exportations :
1) Les produits libres à l’exportation :
Les produits libres à l’exportation sont exportés sous couvert d’une facture définitive
d’exportation (FDE).
1er cas : exportation avant domiciliation : l’exportateur est tenu de domicilier la FDE
dans un délai de 8 jours après l’expédition de la marchandise.
2ème cas :exportation après domiciliation (cas rare) : l’exportateur est tenu de remettre
la FDE dument imputée par la douane au plus tard un mois après la date d’expédition de la
marchandise.
2) Les produits non libres à l’exportation :
Ces produits ne peuvent être exportés qu’à vue d’une autorisation d’exportation délivrée
par le Ministère du Commerce et dont la validité est fixée à 6 mois à compter de la date de
l’accord du Ministère du Commerce.
57
3) les produits soumis à des conditions particulières :
Ne font pas l’objet d’une domiciliation et n’ont aucun caractère commercial (aucune
formalité de commerce extérieur) :
Exportation temporaire : celle effectuée pour exposition et foire ou pour réparation
à l’étranger ;
Exportation sans paiement : ces exportations sont soumises à l’accord du Ministère
du Commerce qui délivre une autorisation d’exportation (AE) portant la mention
« sans paiement » (pas de domiciliation).
Exportation soumise à un régime spécial : exportation des livres et des journaux
par des entreprises agréées par le Ministère du Commerce.
Exportation effectuée sous le régime de consignation : ces exportations sont
effectuées en vente au mieux. On doit décompter le nombre de colis.
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Incontestablement, ce réseau de communication électronique entre les acteurs du
marché financier est de nos jours le principal moyen de transmissions des ordres de
virement car il est très rapide, sûr et ne revient pas cher et ne présente pas de difficulté
particulière ni pour la banque ni pour le donneur d’ordre.
Cela dit, le virement bancaire international présente quelques inconvénients tels que :
- L’absence de garantie de paiement sauf s’il est effectué avant l’expédition de la
marchandise ;
- L’utilisation de cette technique suppose une confiance absolue entre l’importateur
et l’exportateur ;
II La remise documentaire :
Il s’agit d’un ordre du vendeur à sa banque d’encaisser le montant dû par l’acheteur contre
remise de documents. La banque exerce la fonction d’intermédiaire entre l’exportateur et
l’importateur. Cette méthode présente à l’importateur, sous demande de l’exportateur ou
de sa banque, des documents mentionnant l’expédition de marchandise et en contre partie,
encaissement du montant dû.
La remise documentaire assure, au vendeur, une protection meilleure que le simple
virement bancaire mais moins sûre que le crédit documentaire.
Les différentes formes de remises documentaires :
- La remise contre paiement à vue : la banque chargée de l’encaissement n’est
autorisée à remettre les documents au tiré qu’après paiement immédiat du montant
de la facture.
Au cas ou l’importateur refuse d’honorer ses engagements, il est souvent difficile de
trouver un autre acheteur ou de rapatrier la marchandise sans subir de grosses pertes.
Souvent, l’importateur attend l’arrivée de la marchandise pour payer le montant dû et
recevoir les documents nécessaires.
- Document contre acquisition : la banque présentatrice n’est autorisée à remettre les
documents au tiré que contre acceptation d’un effet de commerce contre lequel il
s’engage à payer à l’échéance.
L’exportateur accorde donc à l’importateur des délais de paiement et ne reçoit-en
contre partie que l’acceptation du tiré qu’il fera valoir à l’échéance. Il supporte par
conséquent le risque de non-paiement à l’échéance de l’effet.
- La remise des documents contre une lettre d’engagement : en échange des
documents, la banque présentatrice recueille une lettre d’engagement obligeant le
tiré à payer le montant de l’encaissement à une date précise.
- Document contre acquisition avec aval : la banque présentatrice n’est autorisée à
remettre les documents au tiré que contre acquisition d’un effet de commerce
subordonné à un aval. En effet, l’aval est la certification et l’engagement de la
banque de payer la traite en question à une échéance bien déterminée.
III Le crédit documentaire :
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Le crédit documentaire, appelé aussi « crédoc », « lettre de crédit » ou encore
« accréditif », est : « l’engagement écrit par une banque (la banque émettrice) sous l’ordre
de son client acheteur (importateur, donneur d’ordre) en faveur du vendeur (l’exportateur,
le bénéficiaire) de lui procurer un montant déterminé sous réserve qu’il respecte tous les
termes et les conditions du crédit.
L’engagement de payer est notifié directement au bénéficiaire par l’intermédiaire de sa
propre banque (banque notificatrice). La banque notificatrice peut ajouter son engagement
(la confirmation) en faveur du bénéficiaire qui disposera ainsi de deux engagements
distincts : l’un de la part de la banque émettrice et l’autre de la part de la banque
notificatrice qu’on appellera désormais « la banque confirmatrice ».
Remarque : l’initiative de mise en place du crédit documentaire revient à l’acheteur
(l’importateur). C’est lui, en effet, qui sera tenu de contacter sa banque, de négocier avec
elle les conditions d’ouverture, de se procurer une demande d’ouverture, de la remplir et
de la déposer auprès des services concernés accompagné du contrat commercial ou de la
facture pro forma tenant lieu du contrat.
Le crédit documentaire se présente sous deux formes classiques : le crédit irrécouvrable
non confirmé et le crédit irrécouvrable confirmé.
1) Le crédit documentaire irrécouvrable confirmé :
Après négociation et signature du contrat commercial, le donneur d’ordre (l’importateur)
dépose la demande d’ouverture du crédit auprès de sa banque (banque émettrice) qui
accepte l’émission du crédit suivant les termes et les conditions convenus entre elle et son
client.
Ensuite, la banque notificatrice émet le crédit documentaire, par message SWIFT, en
faveur du bénéficiaire. Ce dernier se chargera de la vérification des termes et des
conditions du crédit avec le contrat commercial et de l’expédition de la marchandise à la
destination convenue.
Puis, l’exportateur remet les documents à sa banque qui accepte de les vérifier sans
engagement de sa part et envoie les documents conformes à la banque émettrice.
Ainsi, la banque du bénéficiaire informe son client de la réception des documents
conformes mis à sa disposition et débit de son compte du montant du crédit.
Enfin, règlement du bénéficiaire par la banque notificatrice du montant net reçu.
2) Le crédit irrécouvrable confirmé :
Après négociation et signature du contrat commercial, le donneur d’ordre (l’importateur)
dépose la demande d’ouverture du crédit auprès de sa banque (banque émettrice) qui
accepte l’émission du crédit suivant les termes et les conditions convenus entre elle et son
client.
60
Ensuite, la banque confirmatrice, chargée de notifier et de confirmer le crédit à son client,
émet le crédit documentaire, par message SWIFT, en faveur du bénéficiaire.
La monétique
61
réseau CIB , 7j/7 et 24h/24, à concurrence de votre solde.
Auprès de tous les guichets des banques tunisiennes membres du réseau
CIB et dotés de terminaux de paiement électronique (TPE).
62
Transport sanitaire ou rapatriement en cas de maladie ou lésion
du bénéficiaire
Transport ou rapatriement du bénéficiaire décédé
Déplacement et séjour d'un parent en cas d'hospitalisation.
Déplacement du titulaire de la carte suite à l'interruption du
voyage due à un sinistre à son domicile.
Prise en charge des frais de défense juridique dans les procédures
pénales ou civiles engendrées contre le bénéficiaire en cas d’accident de
la circulation
Paiement, à titre d'avance remboursable, des cautions dues à des
procédures pénales.
Prise en charge des frais d'envoi de médicaments.
Localisation et transport des bagages et effets personnels.
Transmission de messages urgents
Informations pratiques (vaccins, climat, monnaie, fuseau horaire
du pays de destination…)
Auprès de tous les DAB / GAB de la BNA et des banques membres du réseau VISA ou
MASTERCARD, 7j/7 et 24h / 24, et auprès de tous les guichets des banques tunisiennes
membres du réseau Cash Interbancaire à concurrence d'un plafond hebdomadaire fixé
par votre agence.
63
2) Réglez vos achats de biens et services en toute souplesse :
Auprès des commerçants affiliés, affichant le logo et/ ou à concurrence d'un
plafond hebdomadaire fixé par votre agence.
Auprès de tous les DAB/GAB de la BNA et des banques membres du réseau VISA, 24h/24 et
7j/7, et auprès des guichets des banques tunisiennes membres du réseau Cash
Interbancaire tout en bénéficiant de plafonds nettement supérieurs à ceux offerts par les
autres cartes.
En Tunisie :
Transport sanitaire ou rapatriement en cas de maladie ou lésion du bénéficiaire.
Prise en charge des frais de prolongation de séjour pour maladie ou lésion.
Déplacement et séjour d'un parent en cas d'hospitalisation.
Transport du bénéficiaire décédé et des autres accompagnateurs.
Prise en charge des frais d'envoi de médicaments.
64
Transmission de vos messages urgents.
Prise en charge des frais de votre déplacement suite à l'interruption du voyage
due au décès d'un parent au premier degré.
Transport de vos accompagnateurs en cas de lésion ou de maladie vous
empêchant de poursuivre votre voyage.
Déplacement du titulaire de la carte suite à l'interruption du voyage due à un
sinistre à son domicile.
Localisation et transport des bagages et effets personnels.
A l'étranger :
4) Et encore, bénéficiez :
D'un service de cartes perdues ou volées.
D'un service de remplacement d'urgence de cartes.
D'une attestation d'assurance en voyage à faire prévaloir auprès des services
consulaires pour obtenir vos visas d'entrée aux pays de l'espace Schengen et ce
quelque soit le nombre de vos voyages au cours de l'année.
65
V BNA GOLD Internationale : L’autre Passeport
En Tunisie :
Auprès de tous les DAB/GAB de la BNA et des banques membres du réseau VISA,
24h/24 et 7j/7 et auprès des guichets des banques tunisiennes membres du réseau Cash
Interbancaire pour des montants nettement supérieurs à ceux offerts par les
autres cartes.
A L'étranger :
Auprès de tous les GABs et DABs du réseau VISA, 24h/24 et 7j/7, dans la limite du
montant journalier autorisé par la réglementation de change en vigueur.
Auprès des commerçants affiliés, affichant le logo pour des montants nettement
supérieurs à ceux offerts par les cartes classiques .
A L'étranger :
Auprès des commerçants affiliés, affichant Le logo VISA à concurrence du montant
journalier autorisé par la réglementation de change en vigueur.
En Tunisie :
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Transmission de vos messages urgents.
Prise en charge des frais de votre déplacement suite à l'interruption du voyage
due au décès d'un parent au premier degré.
Transport de vos accompagnateurs en cas de lésion ou de maladie vous
empêchant de poursuivre votre voyage.
Déplacement du titulaire de la carte suite à l'interruption du voyage due à un
sinistre à son domicile.
Localisation et transport des bagages et effets personnels.
A l'étranger :
4) Et encore, bénéficiez :
D'un service de cartes perdues ou volées.
D'un service de remplacement d'urgence de cartes.
D'une attestation d'assurance en voyage à faire prévaloir auprès des services
consulaires pour obtenir vos visas d'entrée aux pays de l'espace Schengen et ce
quelque soit le nombre de vos voyages au cours de l'année.
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BNA banque à distance
BNAPhone
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bénéficiez de notre service de banque à distance via le téléphone BNAPhone : un service
simple, utile, sécurisé et sans abonnement (hors frais de communication)
Pour y accéder, appelez le 88 40 00 20, 24h/24 et 7j/7 et entrez votre numéro de compte
(composé de 13 chiffres) et mot de passe (un code de 4 chiffres)
68
Qui peut en bénéficier ?
Toute personne physique ou morale, titulaire d’un compte à la BNA.
BNAnet
Vous devez d’abord taper dans votre navigateur l’adresse du site web transactionnel de la
BNA [Link]
Pour vous abonner à BNAnet, vous pouvez télécharger les Conditions Générales et
le bulletin d’adhésion et les présenter dûment signés à votre agence ou bien vous adresser
directement à votre agence.
Vos codes personnels (identifiant et mot de passe) vous seront remis par votre
agence.
Si vous êtes Tunisien résident à l'étranger, les codes d'accès vous seront envoyés
par voie postale.
69
1. Que faire si vous avez tapé 3 fois un mot de passe erroné et que votre compte
BNAnet est bloqué ?
Toutes les erreurs de saisie sont enregistrées. Après 3 saisies erronées du code
confidentiel, l’accès au compte est bloqué par mesure de sécurité. Dans ce cas, vous
devez contacter votre agence qui se chargera de débloquer votre compte
Nomade
« Le confort au bout des doigts… »
70
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7j/7 votre ligne téléphonique prépayée Tunisiana et celles de vos proches par le débit
de votre compte bancaire.
Il vous suffit de composer sur votre GSM :
* 122 * Numéro (1) * montant (2) * code confidentiel (3) #
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Conclusion
On peut dire que la Banque joue un rôle très important dans l’économie du pays dans la
mesure où elle collecte les fonds auprès des clients et finance les projets créés par les
Son activité est un domaine très vaste qui touche tous les secteurs. En effet, durant la période
que j’ai effectuée à la BNA de Grombalia, j’ai eu l’occasion d’avoir une idée sur la vie
professionnelle notamment le traitement pratique de certaines opérations concernant l’activité
de la banque, comment se comporter avec le client et les collègues, comment gérer la situation
face à des cas plus ou moins difficile.
J’ai bien compris que quelque soit ma fonction au sein de la banque, un bon sens commercial
me sera indispensable et que les banques vendent presque les mêmes produits aux mêmes
cibles. Le seul élément qui nous différencie de la concurrence est notre capacité à créer une
bonne relation avec le client.
Un banquier doit donc savoir faire face à la pression des objectifs à atteindre et avoir un bon
sens du travail en équipe, il doit être un commercial chargé de vendre des produits et des
services bancaires à des personnes physiques.
Ainsi, je considère que ce stage est une étape très importante dans la vie professionnelle dans
la mesure où il m’a permis d’enrichir mes connaissances pratiques et de me familiariser avec
un nouvel environnement.
Il est de mon devoir d’exprimer une fois de plus ma gratitude à tous ceux qui m’ont aidée et
soutenue pendant mon stage.
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