ÉVALUATION COMMUNE [Link].
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CLASSE : Terminale E3C : ☐ E3C1 ☒ E3C2 ☐ E3C3
VOIE : ☒ Générale ENSEIGNEMENT : Enseignement scientifique
DURÉE DE L’ÉPREUVE : 1 h CALCULATRICE AUTORISÉE : ☒Oui ☐ Non
L’Arctique, espace fragile et convoité
Sur 10 points
Thème « Science, climat et société »
L’océan Arctique s'étend sur une surface
d'environ 14 millions de km2, ce qui en
fait le plus petit océan. Il est recouvert en
grande partie par la banquise arctique
(appelée également glace de mer) qui
présente des variations saisonnières.
La surface et l’albédo de cette glace de
mer tendent à se réduire en raison
du réchauffement climatique. La fonte
estivale de cette banquise rend de plus
en plus praticable « le passage maritime
du Nord-Ouest », qui relie l’océan
Atlantique à l’océan Pacifique en passant
entre les îles du Grand Nord canadien.
Outre les perspectives de route
commerciale, ce passage ouvre des
appétits de prospections des ressources
(réserves d’hydrocarbures) et donne lieu
à des controverses sur son statut.
D’après Collection Grand Atlas – Courrier international
À l’aide des informations apportées par les quatre documents placés en fin d’exercice
et de vos connaissances, répondre aux questions suivantes.
1- Pour chacune des 5 séries ci-dessous, noter sur votre copie la lettre correspondant
à l’affirmation exacte.
I- La différence entre la banquise et la calotte glaciaire (ou glacier) est :
a) La banquise est une plaque de glace posée sur le sol alors que la calotte
glaciaire est une couche d’eau de mer qui flotte sur l’océan.
b) La banquise est une couche de glace d'eau de mer qui flotte sur l'océan alors
que la calotte glaciaire est de l’eau douce gelée sur un continent.
c) La banquise est une couche de glace issue des glaciers qui flotte sur l'océan
alors que la calotte glaciaire est une couche d’eau de mer gelée posée sur le
sol.
d) Il n’y a pas de différence, on utilise les deux termes indifféremment.
II- La banquise estivale a fondu en 30 ans, depuis les années 1980 de :
a) Environ 1 million de km2.
b) Environ 3 millions de km2.
c) Environ 6 millions de km2.
d) Plus de 7 millions de km2.
III- L'albedo est :
a) Le pouvoir réfléchissant d'une surface.
b) Le pouvoir absorbant d'une surface.
c) Augmenté par la fonte des glaces ce qui entraine une rétroaction positive.
d) Diminué par la fonte des glaces mais cela n’a pas de conséquence majeure
sur le climat.
IV- Les causes majeures de l'élévation du niveau marin sont :
a) La fonte de la banquise et la dilatation thermique des océans.
b) La fusion des glaces continentales et la dilatation thermique des océans.
c) La dilatation thermique des océans et l’augmentation de la pluviométrie.
d) La baisse du niveau des continents qui s’affaissent au cours du temps.
V- Les changements en Arctique risquent d'affecter l’économie mondiale car :
a) En raison de la fonte des glaciers, de plus en plus de personnes pourront aller
habiter en Arctique.
b) Les passages maritimes sont facilités entre l’océan Atlantique et l’océan
Indien.
c) De nouveaux passages sont possibles en bateau au niveau du grand Nord
canadien.
d) Il n’y aura pas d’incidence sur l’économie mondiale, l’Arctique n’est pas
impliqué dans les prises de décision géopolitiques.
2- À partir de l’interprétation du document 2, discuter du rôle de la fonte des glaces sur
la montée du niveau des océans en faisant apparaitre la différence entre une banquise
et un glacier.
3- Dans le cadre des hypothèses du document 3 :
3-1- Calculer le volume V0 d’eau des océans qui subirait un changement de
température.
3-2- En utilisant la formule proposée, évaluer l’augmentation de la hauteur d’eau des
océans due au seul phénomène de dilatation thermique de l’eau présente dans
l’ensemble des océans du globe
3-3- Justifier le fait que dans le calcul proposé dans le document 3, on ne prenne en
compte que les 1000 premiers mètres de l’océan.
Document 1 : Extension de la glace de mer de l’Arctique au mois de septembre de
1979 à 2020
D’après National Snow and Ice Data Center
Document 2 : Simulation expérimentale des effets de la fonte des glaces
D’après [Link]
Document 3 : Impact du phénomène de dilatation thermique de l’eau sur le niveau
des océans
Au cours des deux derniers millions d’années, le niveau de la mer a varié de façon
périodique au gré des alternances de périodes glaciaires et interglaciaires. Au cours
des derniers milliers d’années, le niveau moyen s’est stabilisé et n’a varié que de
0,1 à 0,2 mm au maximum par an. Au cours du XXème siècle, une augmentation de
ce niveau est clairement observée. Cette montée du niveau moyen est attribuée au
réchauffement climatique qui touche la planète à travers deux processus principaux
: la dilatation de l'eau de mer liée au réchauffement des eaux océaniques, et la fonte
des glaces terrestres.
D'après [Link]
Des calculs ont été réalisés afin d’estimer l’augmentation du niveau des océans due
au seul phénomène de dilatation de l’eau.
Ainsi, si le volume V0 de l’océan subit une variation moyenne de température ΔT, on
peut calculer la variation de son volume, notée ΔV, grâce au modèle mathématique
suivant :
∆V = α × V0 × ∆T
avec ΔT en °C, ΔV et V0 en m3 et α le coefficient de dilatation thermique de
la couche superficielle océanique tel que α = 2,6.10-4 °C-1.
Données et hypothèses de travail :
- L’ensemble des océans du globe a une surface estimée à 3,6 × 108 km².
- Dans les scénarios les plus pessimistes, on pose l’hypothèse d’une augmentation
de 3°C de l’atmosphère qui pourrait se répercuter sur l’océan. Dans cette hypothèse,
on peut estimer que l’augmentation moyenne de température sur les 1000 premiers
mètres de profondeur est de 1,5°C.
Document 4 : schématisation de la thermocline
La thermocline est une couche de transition thermique rapide entre les eaux
superficielles (epipelagic zone) et les eaux profondes (deep water).
D’après [Link]