anatomie et physiologie du système reproducteur
RÉPUBLIQUE DU CAMEROUN REPUBLIC OF CAMEROON
Paix-travail-patrie Peace-work-fatherland
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MINISTÈRE DE LA SANTÉ PUBLIQUE MINISTRY PUBLIC HEALTH
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DÉLÉGATION RÉGIONALE DE LA SANTÉ FARTH NORTH HEALTH REGIONAL
DE L’EXTRÊME-NORD DELEGATION
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INSTITUT DE FORMATION EN SANTÉ SAHEL HEALTH TRAINING
DU SAHEL INSTITUTE
B.P :122 Mokolo TEL : 242.73.73.09 PO BOX : 122 Mokolo TEL : 242.73.73.09
UE : ANATOMIE ET PHYSIOLOGIE DU
SYSTEME REPRODUCTEUR
CIBLE : TEK, TAM, TPH
ENSEIGNANT : M. BARKA CYRILLE
ANNEE ACADEMIQUE : 2024/2025
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anatomie et physiologie du système reproducteur
PLAN
Introduction
CHAPI- SYSTEME REPRODUCTEUR MASCULIN
I- Anatomie
1- Les testicules
2- Les voies génitales
3- Les glandes annexes
4- Les OGE
II- Physiologie
1- La spermatogenèse
2- La production de la testostérone
III- REPONSE SEXUELLE DE L’HOMME
IV- LA PUBERTÉ
CHAP 2- SYSTEME REPRODUCTEUR FEMININ
I- Anatomie
1- Les ovaires
2- Les voies génitales
3- Les OGE
4- Les glandes mammaires
II- Physiologie
1- L’ovogenèse et le cycle ovarien
2- Le cycle menstruel
3- La production d’hormones par les ovaires
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anatomie et physiologie du système reproducteur
OBJECTIF GENERAL
Décrire l’anatomie et le fonctionnement des systèmes reproducteurs masculin et
féminin
Objectifs spécifiques :
- Définir : spermatogénèse, érection, éjaculation, sperme, spermiogenèse, ovulation ;
- Nommer les organes du système reproducteur masculin et les situer sur un schéma ;
- Décrire brièvement sur les plans structurel et fonctionnel chacun des organes du système
reproducteur de l’homme ;
- Donner les fonctions endocrine et exocrine du testicule et préciser à chaque fois la partie
responsable de cette fonction ;
- Préciser les rôles joués par les sécrétions de chacune des glandes annexes chez l’homme ;
- Décrire la spermatogenèse en précisant le site où se déroulent chacune de ses étapes ;
- Faire un schéma annoté du spermatozoïde et donner le rôle de chacune de ses parties ;
- Nommer les organes du système reproducteur de la femme et les situer sur un schéma ;
- Décrire brièvement sur les plans structurel et fonctionnel chacun des organes du système
reproducteur de la femme ;
- Donner les fonctions du follicule ovarique mûr et du corps jaune ;
- Définir l’ovogenèse ; décrire les étapes de ce processus tout en précisant le moment de la vie
où chacune a lieu
- Faire un tableau récapitulatif des différences entre l’ovogenèse et la spermatogenèse ;
- Décrire les variations de la LH et la FSH au cours de la vie d’une femme et préciser les
effets de ces hormones sur la fonction ovarienne ;
- Décrire les phases du cycle menstruel et expliquer la régulation hormonale de ce dernier.
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INTRODUCTION
Le système génital ou système reproducteur est un système constitué de l’ensemble
des organes qui participent à la reproduction ; les organes du système reproducteur
remplissent au minimum les fonctions de production des cellules sexuelles nommées gamètes
et de fécondation
La fonction génitale de l’homme est de produire les gamètes males ou spermatozoïdes et les
introduire par l’intermédiaire de la verge dans les voies génitales de la femme où se produit la
fécondation, ensuite le développement de l’embryon jusqu’à la naissance Tout ce phénomène
est régulé par le cerveau, les zones érogènes et le système hormonal.
Le système reproducteur assure par ce mécanisme la pérennité de l’espèce humaine
Notre cours se présentera en deux grands chapitres sur l’étude du système génital de
l’homme et du système génital de la femme.
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CHAPITRE I : LE SYSTEME REPRODUCTEUR MASCULIN
I. ANATOMIE
L’appareil génital masculin comprend 4 parties:
1) Les gonades : Ce sont les lieux de formation des gamètes. Ils sont composés des deux
testicules qui produisent des spermatozoïdes.
2) Les voies génitales : Ce sont des conduits. On distingue :
• Les épididymes ;
• Les canaux(conduits) déférents ou spermiductes ;
• L’urètre.
3) Les glandes annexes :
• Les vésicules séminales ;
• La prostate ;
• La glande de Cowper
4) L’organe génital externe : le pénis ou verge.
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1. Les testicules
Les testicules ont la grosseur d’olives et mesurent environ 4 cm de longueur et 2,5 cm de
diamètre. Ils sont situés dans le scrotum, à l’extérieur du corps, pour maintenir une
température légèrement inferieur à celle du corps (environs 2-3°C de moins)
Ils sont formés de petites tubes repliés nommés tubules séminifères. Les cellules les plus
internes de ces tubes subissent la division méiotique résultant en la production de
spermatozoïdes qui sont libérés dans la lumière du tubules (l’intérieur du tube). Les testicules
peuvent produire plus de 300 millions de spermatozoïdes par jour.
Les tubules séminifères se réunissent en des canaux de plus en plus gros. Ces canaux, se
réunissent bientôt pour n’en former qu’un seul : le canal épidymère. L’ensemble des canaux
collecteurs et le canal épidymère forment un bourrelet situé sur la face postérieure du
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testicule : l’épididyme. A la sortie du testicule, le canal épidymère s’élargit et prend le nom
de canal déférent.
Les testicules remplissent deux fonctions essentielles :
- La sécrétion d’hormone
- Spermatogenèse (production de spermatozoïdes)
Deux types de cellules sont responsables de la sécrétion hormonale des testicules.
- Les cellules interstitielle ou cellules de leydig, situées entre les tubules sécrètent la
testostérone.
- Les cellules de sertoli, situées dans la paroi des tubules sécrètent l’inhibine. Elles
protègent également les spermatozoïdes au cours de leur maturation.
2. Les voies génitales
Encore appelées voies spermatiques, les voies génitales de l’homme sont responsables du
transport des spermatozoïdes des testicules jusqu’à l’extérieur du corps. Elles sont :
l’épididyme, le canal déférent et l’urètre.
a) L’épididyme
En forme de virgule, l’épididyme est un conduit sinueux très pelotonné d’environ 6 m
de long qui recouvre la partie supérieure du testicule et descend sur son bord postérolatéral. Il
est le premier segment des voies génitales et stock temporairement les spermatozoïdes
provenant des testicules. Au cours de leur transport dans l’épididyme (environ 20 jours), les
spermatozoïdes poursuivent leur maturation et acquièrent la capacité à se mouvoir. Lors d’une
stimulation sexuelle, les parois de l’épididyme constituées de fibres musculaires lisses se
contractent et expulsent les spermatozoïdes dans le canal déférent : c’est l’éjaculation.
b) Le canal déférent
Le canal ou conduit déférent mesure environ 25 à 30 cm de longueur. Il s’étend vers le
haut et passe dans le canal inguinal pour entrer dans la cavité pelvienne, puis il se courbe au-
dessus de la face supérieure de la vessie. Une gaine de tissu conjonctif enveloppe le canal
déférent ainsi que les vaisseaux et les nerfs qui le desservent. A l’extrémité terminale du canal
déférent abouchent deux conduits éjaculateurs. Ces derniers pénètrent dans la prostate et se
rejoignent à l’urètre. La principale fonction du canal déférent est de transporter les
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spermatozoïdes vivant de leur site de stockage à l’urètre. Au cours de l’éjaculation, les
muscles lisses de la paroi propulsent les spermatozoïdes.
c) L’urètre
L’urètre est la portion terminale des voies génitales de l’homme. Il s’étend de la base de la
vessie jusqu’à l’extrémité du pénis et comprend trois segments : l’urètre prostatique, l’urètre
membraneux et l’urètre pénien. Par ailleurs l’urètre fait partie du système urinaire et du
système reproducteur. Toutefois, l’urine et le sperme ne sont jamais transportés au même
moment. Lors de l’éjaculation, le sphincter lisse de la vessie (sphincter interne) se contracte
empêchant ainsi au sperme d’entrer dans la vessie et à l’urine d’entrer dans l’urètre.
3. Les glandes annexes et le sperme
Elles produisent le plasma spermatique qui est un liquide qui sert de milieu de transport aux
spermatozoïdes. Le sperme est l’ensemble constitué des spermatozoïdes et du plasma
spermatique. Il est expulsé des voies génitales de l’homme lors de l’éjaculation.
a) Les vésicules séminales
Mesurant 5 à 7 cm de long, les vésicules séminales sont situées à la base de la vessie et
produisent environ 60% du volume du plasma spermatique. Le liquide produit par ces
vésicules contient du sucre (fructose) de la vitamine C et d’autres substances. Ces composants
permettent de nourrir les spermatozoïdes qui s’y mélangeront.
b) La prostate
La prostate est un organe impair et conique dont la base est en haut. Elle mesure, chez
un jeune adulte, 30 mm de haut et sa base fait 20 mm de diamètre antéropostérieur pour 40
mm de diamètre transversal. Son poids est d’environ 20 g. la prostate sécrète un liquide
laiteux et légèrement alcalin constituant environ le tiers du plasma spermatique et jouant un
rôle dans l’activation des spermatozoïdes. Ce liquide rejoint l’urètre au moment de
l’éjaculation par plusieurs petits canaux. La prostate est située directement devant le rectum et
par conséquent on peut aisément la palper à travers un doigt introduit dans le rectum (le
toucher rectal).
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c) Les glandes bulbo-urétrales
Encore appelées glandes de cowper, ce sont des glandes de la grosseur d’un pois
situées sous la prostate. Elles produisent un mucus translucide qui s’écoule dans l’urètre avant
l’éjaculation. Ce liquide sert à lubrifier le gland du pénis au cours des rapports sexuels.
d) Le sperme
Le sperme ou liquide séminal, est un liquide blanchâtre et légèrement collant, composé
des spermatozoïdes et du plasma spermatique. La quantité de sperme évacuée lors de
l’éjaculation est faible (2-5 ml), mais contient des millions de spermatozoïdes.
Le plasma spermatique est un milieu contenant des substances nutritives pour les
spermatozoïdes. Il a un pH alcalin qui neutralise l’acidité du vagin, ce qui protège les
spermatozoïdes et améliore leur mobilité. Le sperme contient également la séminalplasmine
(inhibe la prolifération bactérienne), la relaxine et certaines hormones qui améliore la mobilité
des spermatozoïdes.
4. Les organes génitaux externes
Les organes génitaux externes de l’homme sont le scrotum et le pénis.
Le scrotum est un sac de peau divisé en deux et suspendu à l’extrémité inférieure du bassin,
entre les deux jambes et au niveau de la racine du pénis. Il contient les deux testicules. Dans
les conditions normales, il pend librement de ses attaches, donnant ainsi aux testicules une
température inférieure à celle du corps (moins 3°C). Cette température est essentielle pour une
production des spermatozoïdes viables. Par les temps de froid, le scrotum se rétrécit et devient
plissé, ce qui réduit les pertes de chaleur.
Le pénis est destiné à déposer les spermatozoïdes dans les voies génitales de la
femme. Il comprend un corps et à son extrémité libre un renflement, le gland. Ce dernier est
recouvert d’une peau appelée prépuce. L’ablation du prépuce est appelée circoncision. A
l’intérieur du pénis, on retrouve trois tissus érectiles : un corps spongieux (entoure l’urètre) et
deux corps caverneux. Au cours d’une stimulation sexuelle, le tissu érectile se gorge de sang ;
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le pénis prend alors du volume et devient rigide : c’est l’érection. Ce phénomène permet au
pénis de pénétrer dans le vagin et d’y déposer le sperme.
L’incapacité d’obtenir ou de maintenir une érection est appelée dysfonction érectile.
Fig. : structure de la verge
II. PHYSIOLOGIE
Les principales fonctions du système génital de l’homme sont la production des
spermatozoïdes et de la testostérone.
1) La spermatogenèse
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La spermatogenèse est la production des spermatozoïdes. Elle débute à la puberté et se
poursuit toute la vie. Chaque jour, l’organisme fabrique des millions de spermatozoïdes bien
qu’un seul est nécessaire pour féconder l’ovule.
La spermatogenèse se déroule dans les tubules séminifères contournés à partir des cellules
souches appelées spermatogonies, qui se trouve à l’extrémité distal des tubules. De la
naissance à la puberté, ces spermatogonies subissent des mitoses successives pour ne produire
que d’autres spermatogonies. Cependant, à partir de la puberté, sous l’influence de la FSH
(Follicle Stimulating Hormone), la mitose d’une spermatogonie donnera une spermatogonie
A et une spermatogonie B. la spermatogonie A restera dans la partie distale du tubule pour
perpétuer le pool de cellules souches, tandis que la spermatogonie B migrera vers la lumière
du tubule et se transformera en spermatocyte primaire. Ce dernier subira une méiose pour
donner quatre spermatozoïdes.
Au cours de la méiose, qui se déroule de la périphérie vers la lumière, les spermatocytes
primaires donneront successivement les spermatocytes secondaires puis les spermatides.
Ces dernières, produit final de la méiose, ne sont pas des spermatozoïdes fonctionnels. Elles
ne sont pas mobiles et possèdent trop de cytoplasme pour féconder un ovule. La
spermiogenèse, processus pendant lequel les spermatides se débarrassent de l’excès de leurs
cytoplasmes et se dotent d’une queue, est la phase ultime du développement du
spermatozoïde.
Le spermatozoïde fonctionnel possède une tête, une partie intermédiaire et une queue. La
tête comprend un noyau (qui contient l’ADN) coiffé de l’acrosome (assimilable à un gros
lysosome). Lorsque le spermatozoïde entre en contact avec l’ovule, la paroi de l’acrosome se
rompt et libère des enzymes qui vont permettre au spermatozoïde de se frayer du chemin dans
la membrane de l’ovule. La partie intermédiaire quant à elle contient des mitochondries qui
fournissent de l’énergie nécessaire à la production des mouvements de la queue. Ces
mouvements permettent de faire déplacer les spermatozoïdes dans les voies génitales de la
femme.
La spermatogenèse, depuis la formation d’un spermatocyte primaire jusqu’à la libération des
spermatozoïdes immatures dans la lumière du tubule, prend environ 72 jours.
2) La production de la testostérone
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La testostérone est produite par les endocrinocytes interstiels (cellules de leydig). A
partir de la puberté, ces derniers vont être stimulé par l’hormone lutéinisante (LH, Luteinizing
hormone) produite par l’adénohypophyse. Dès lors, la testostérone est produite de façon
continue durant toute la vie. Chez le jeune homme, l’augmentation de la concentration
sanguine de testostérone est à l’origine de la poussée de croissance qui caractérise
l’adolescence ; elle stimule le développement jusqu’à leur taille adulte, des organes génitaux
externes et détermine les caractères sexuels secondaires qui sont :
- Voix grave ;
- Augmentation de la croissance des poils sur tout le corps ;
- Croissance des muscles squelettiques ;
- Augmentation de la densité osseuse, attribuable à leur épaississement.
Comme la testostérone est responsable de l’apparition de ces caractéristiques masculines, on
dit qu’elle est masculinisante.
III. REPONSE SEXUELLE DE L’HOMME
Les deux phases principales de la réponse sexuelle de l’homme sont : l’érection du pénis
permettant la pénétration dans le vagin de la femme et l’éjaculation assurant le dépôt du
sperme dans le vagin.
1. ERECTION
a. Définition et description
L’érection durant laquelle le pénis grossit et se raidit se produit quand le corps érectile
du pénis s’engorgent de sang.
En temps ordinaire les artères irriguant le tissu érectile sont contractées et le pénis est
flaccide ; l’excitation déclenche un réflexe parasympathique qui provoque :
Le relâchement des muscles lisses et leur dilatation ;
Les espaces vasculaires (cavernes) des corps caverneux se remplissent du
sang ;
Le pénis grossit s’allonge et raidit ce qui comprime les veines, ralenti la
sortie du sang et maintien l’engorgement.
Le système parasympathique stimule également les glandes bulbo-urétrales.
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b. Les facteurs déclenchant
Caresses de la peau du pénis
Stimulation mécanique de la tête du pénis
Les spectacles, les odeurs ou sons à caractères érotiques
Les émotions, le mentale (la pensée d’une rencontre sexuelle
Le SNC envoie les influx moteurs efférents au niveau du 2éme et 4éme segment sacral de la
moelle épinière, ces influx activent les neurones parasympathiques innervant les artères
profondes du pénis qui desservent les corps caverneux.
REMARQUES : les émotions, les pensées peuvent inhiber l’érection, ce qui favorise une
vasoconstriction et le retour du pénis à l’état de flaccidité ; l’incapacité d’obtenir ou de
maintenir une érection est appelée impuissance (causée par des facteurs psychologiques,
alcool, certains médicaments, problèmes vasculaires ou troubles du système nerveux).
2. EJACULATION
a. Définition
L’éjaculation est la projection de sperme à l’extérieur des voies génitales de l’homme ;
elle est régie par le système sympathique.
b. Description
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Lorsque l’érection atteint un seuil critique, une décharge massive d’influx nerveux traverse les
nerfs sympathiques qui desservent les organes génitaux (au niveau de L1 et de L2) ce qui
provoque les réactions suivantes :
Les voies génitales de l’homme et les glandes annexes se contractent et déversent leur
contenu dans l’urètre
Le sphincter lisse de l’urètre se contracte, ce qui empêche l’expulsion d’urine et le
reflux de sperme dans la vessie
Il se produit une série de contractions rapides du muscle bulbo-spongieux du pénis,
qui projettent le sperme à l’extérieur
Les contractions sont accompagnées d’une sensation de plaisir intense et de nombreux
phénomènes tels que les contractions généralisées, fréquence cardiaque rapide et une
pression artérielle élevée.
Cette série de réactions est appelée orgasme ; l’orgasme est suivi d’une relaxation
musculaire, psychologique et de la vasoconstriction des artères du pénis, qui retourne à l’état
de flaccidité.
Après l’éjaculation commence une période de latence d’une durée de quelques minutes à
quelques heures au cour de laquelle l’homme est incapable d’obtenir un autre orgasme. La
durée de cette période augmente avec l’âge.
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IV. LA PUBERTÉ
C’est le passage progressif de l’état enfant à l’état adulte suite à l’augmentation du taux de
testostérone. Les caractères sexuels secondaires apparaissent. Les organes génitaux
deviennent fonctionnels, ainsi l’individu acquiert l’aptitude à se reproduire.
Chez l’homme, la maturité sexuelle s’acquiert entre 13 et 17 ans, et se caractérise par :
Développement des organes génitaux (vésicules séminales, épididyme, testicules,
prostate, pénis) ;
Développement de la pilosité pubienne, axillaire, faciale et corporelle ;
Développement de la musculature au niveau des membres et du thorax ;
Développement du larynx et mue de la voie ;
Modification du comportement : affirmation de la personnalité, attirance sexuelle.
CHAPITRE II : LE SYSTEME REPRODUCTEUR FEMININ
La femme joue un rôle beaucoup plus complexe que l’homme dans la reproduction. Non
seulement son organisme doit produire les gamètes, mais il doit soutenir et protéger un foetus
en développement pendant neuf mois. Les ovaires sont les principaux organes du système
génital de la femme. Elles ont une fonction endocrine (production de la progestérone et des
oestrogènes) et exocrine (production de l’ovule). Les autres organes servent de voies de
transport.
I. ANATOMIE
1. Les ovaires
Les ovaires sont des organes pairs qui ont à peu près la forme et la taille de grosses
amandes. Ils sont suspendus de part et d’autre de l’utérus à la paroi latérale du pelvis par les
ligaments suspenseurs de l’ovaire. Chaque ovaire est composé de nombreux follicules
ovariques. Les follicules ovariques sont formés chacun d’un œuf immature, l’ovocyte,
enveloppé dans une ou plusieurs couches de cellules folliculeuses.
Lorsqu’un œuf à l’intérieur du follicule ovarique commence à murir, le follicule augmente
de volume et se creuse d’une cavité centrale remplie de liquide, l’antrum folliculaire. Le
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follicule mature obtenu à ce stade, follicule ovarique mur, est prêt à libérer de l’ovaire l’oeuf
en son sein : c’est l’ovulation. Après l’ovulation, le follicule rompu se transforme en corps
jaune qui finit par dégénérer. En règle générale, l’ovulation a lieu le 14e jour pour un cycle
classique de 28 jours.
2. Les voies génitales de la femme
Les voies génitales de la femme comprennent les trompes, l’utérus et le vagin.
a) Les trompes utérines
Encore appelées trompes de Fallope, les trompes utérines forment la partie initiale des voies
génitales de la femme. Au nombre de deux, chaque trompe mesure 10-14 cm de longueur et
s’étend de l’ovaire à la partie supérieure de l’utérus. Elles comprennent quatre segments :
- Le pavillon, en forme d’entonnoir bordé de franges recouvrant l’extrémité tubaire de
l’ovaire, et au fond duquel on retrouve l’orifice tubaire
- L’ampoule, siège de la fécondation
- L’isthme
- La portion intra murale, qui s’ouvre dans la cavité utérine pars l’ostium
Les trompes sont enveloppées et soutenues par le ligament large. Elles ne sont pas
directement pas reliées aux ovaires. Au cours de l’ovulation, les franges de la trompe sont
responsables de la captation de l’ovocyte libéré. L’ovocyte ainsi capté, se déplace dans la
trompe grâce à des mouvements des cils de la trompe. Il peut être rejoint par les
spermatozoïdes pour être fécondé au niveau du tier externe de la trompe. Cependant, certains
ovocytes peuvent ne pas être captés par la trompe et se perdre dans la cavité péritonéale d’où
ils peuvent être fécondés : grossesse ectopique.
b) L’utérus
L’utérus est un organe creux situé dans le bassin, entre la vessie en avant et le rectum en
arrière. Il a à peu près la forme d’un avocat renversé. Il est destiné à accueillir, à héberger et à
nourrir l’ovule fécondé (l’oeuf). L’utérus est soutenu dans le bassin par le ligament large, et
est encré antérieurement et postérieurement par les ligaments ronds de l’utérus et les
ligaments utérosacraux respectivement.
L’utérus comprend trois parties qui sont :
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- Le fundus ou fond de l’utérus : situé au-dessus du point d’insertion des trompes ;
- Le corps de l’utérus : partie la plus volumineux
- Le col de l’utérus : partie la plus étroite faisant saillie dans le vagin et présentant à son
extrémité un orifice.
La paroi de l’utérus est épaisse et comprend 2 couches importantes. De l’intérieur vers
l’extérieur, nous avons : l’endomètre et le myomètre. L’endomètre est la zone
d’implantation de l’œuf. En absence de grossesse, il se desquame ou involue périodiquement
sous l’effet des hormones : les menstruations. Le myomètre quant à lui joue un rôle important
au cours de l’accouchement ; il est composé de muscles lisses qui se contactent pour expulser
le foetus.
c) Le vagin
Le vagin est un tube à paroi mince mesurant 8 à 10 cm de longueur. Il est situé entre
le rectum et la vessie et s’étend du col de l’utérus jusqu’à l’extérieur du corps (vulve).
Ses parois comportent des replis qui lui permettent de s’étendre pour recevoir le pénis au
cours d’une relation ou pendant l’accouchement. Le vagin sert de voie de passage du fœtus
lors de l’accouchement et du flux menstruel. Il constitue également l’organe de copulation
chez la femme.
A son extrémité distale, le vagin est partiellement fermé par un mince repli de la muqueuse :
l’hymen. Ce dernier, très vascularisé, saigne lorsqu’il est rompu lors du premier rapport
sexuel.
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3- Les organes génitaux externes
Les structures génitales situées à l’extérieure du vagin font partie des organes génitaux
externe ou vulve. On distingue : le mont du pubis, les grandes lèvres et les petites lèvres, le
clitoris et les glandes de Bartholin. Les organes génitaux externes jouent trois rôles
principaux :
Permettre au sperme d’entrer dans l’organisme ;
Protéger les organes génitaux internes des agents infectieux ;
Permettre le plaisir sexuel.
Le mont de vénus est une protubérance arrondie formée de tissus adipeux qui couvre l’os
du pubis et qui, à la puberté se recouvre de poils. Deux replis allongés de peau adipeuse
portant également des poils s’étendent vers l’arrière à partir du mont du pubis : ce sont les
grandes lèvres. Les petites lèvres, de taille variable (5 cm de largeur maximale), se trouvent à
l’intérieur des grandes lèvres. Elles sont dépourvues de poils et recouvrent le vestibule
(ostium externe du vagin). De part et d’autre du vestibule, on trouve une glande de la grosseur
d’un pois et productrice de mucus, la glande de Bartholin. Ce mucus permet de lubrifier la
portion distale du vagin lors des rapports sexuels. Le clitoris, situé juste devant le vestibule,
est une petite saillie qui correspond au pénis de l’homme. Comme ce dernier, il est très
sensible à la stimulation sexuelle et peut être en érection. Sa stimulation peut induire un
orgasme.
Le périnée est la zone comprise entre le vestibule et l’anus. Sa longueur varie entre 2-5 cm.
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II. PHYSIOLOGIE
1- L’ovogenèse et le cycle ovarien
Chez la femme, la formation des gamètes est très différente de celle de l’homme. En
effet, tous les ovocytes de la femme sont déjà formés à la naissance. Cependant, elle
n’acquière ses capacités reproductives (capacité à libérer les ovules) qu’à partir de la puberté.
Cette capacité disparait dans la cinquantaine voire avant.
Le passage de la cellule souche germinale, l’ovogonie, au gamète proprement dit ou
ovocyte résulte de plusieurs transformations dont la chronologie s’étend sur plusieurs années.
Tout d’abord, pendant la période fœtale, les ovogonies (cellules souches femelles) se
multiplient rapidement pour augmenter leur nombre. Leurs cellules filles, les ovocytes
primaires, s’introduisent dans le tissu conjonctif de l’ovaire où elles seront entourées d’une
couche unique de cellule pour former les follicules primaires. A la naissance, il n’y plus
d’ovogonies dans les ovaires de la femme ; celle-ci possède déjà tous ses ovocytes primaires
(environ 2000000) qui restent dans les follicules ovariques en attendant de redémarrer la
méiose qui leur permettra de produire les œufs viables. Ce stock n’est pas renouvelable et
décline par atrésie. Les follicules ovariques resteront en hibernation sur le plan fonctionnel
pendant toute l’enfance (10-14 ans).
A la puberté, l’adénohypophyse commence à sécréter l’hormone folliculostimulante
(FSH), laquelle incite un petit nombre de follicules primaires à se développer et à mûrir
chaque mois : c’est le début de l’ovulation mensuelle. L’ensemble des modifications cyclique
qui auront lieu dans l’ovaire constitue le cycle ovarien. Au moment de la puberté, il ne reste
environ que 400 000 ovocytes. La femme en âge de procréer utilisera moins de 500 de ces
ovocytes, à raison d’une ovulation par mois jusqu’à la ménopause.
Lorsqu’un follicule est stimulé par la FSH, il grossit et sa cavité centrale appelée
antrum folliculaire se remplit de liquide. Par ailleurs l’ovocyte primaire contenu dans le
follicule subit sa première division méiotique pour donner deux cellules de taille relativement
différente ; la plus grosse est appelée ovocyte secondaire (ovocyte II) et la plus petite, le
globule polaire. Entre temps, le follicule continue sa maturation (pendant 14 jours environ)
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pour devenir le follicule ovarique mûr qui contient l’ovocyte secondaire. Au 14e jour du
cycle, sous l’effet de l’hormone lutéinisante (LH), l’un des follicule mûr (follicule dominant)
se rompt et libère l’ovocyte II : c’est l’ovulation. Sous l’effet de la LH, le follicule rompu se
transformera en corps jaune et les autres follicules mûrs non rompus dégénéreront.
Si un spermatozoïde entre en contact avec l’ovocyte II, ce dernier complète sa
deuxième division méiotique pour donner l’ovule et un deuxième globule polaire. Une fois
l’ovule formé, le spermatozoïde le fécondera pour donner un œuf : c’est la première cellule
du nouvel individu. Par contre, si aucun spermatozoïde ne pénètre l’ovocyte II, celui-ci
dégénère tout simplement sans compléter sa méiose.
NB : La méiose chez l’homme donne 4 spermatozoïdes. Par contre chez la femme,
elle donne l’ovule et trois globules polaires.
2- Le cycle menstruel
Le cycle menstruel est l’ensemble des modifications cycliques que subit l’endomètre
suite aux variations des taux sanguins des hormones ovariennes. Par ailleurs, la production
cyclique d’œstrogènes et de progestérone par les ovaires est régie par les hormones
gonadotrophines hypophysaires (LH et FSH). En général, le cycle ovarien et menstruel a lieu
tous les deux 28 jours et l’ovulation a habituellement lieu le 14e jour du cycle. Le cycle
ovarien se divise en deux phases, folliculaire et lutéale, tandis que le cycle menstruel se
divise en trois phases. Ces trois phases sont :
La phase menstruelle (1er au 5e jour). Au cours de cette phase, la couche
fonctionnelle de l’endomètre se desquame. Ce processus provoque des saignements
qui durent en moyenne trois à cinq jours. Le sang et les tissus qui se sont détachés
s’extériorisent et constituent l’écoulement menstruel.
Pendant ce temps, à partir du cinquième jour, les follicules ovariques en développement
commencent à produire des œstrogènes.
La phase proliférative (6e au 14e jour). Ici la couche basale de l’endomètre
reconstitue la couche fonctionnelle sous l’effet des œstrogènes produits en grande
quantité par les follicules en développement dans les ovaires. Cette couche
fonctionnelle se vascularise et l’endomètre redevient épais, velouté et bien
approvisionné en sang. Par ailleurs, l’ovulation a lieu dans les ovaires à la fin de cette
phase, en réponse à une augmentation brutale du taux sanguin de LH (pic de LH).
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anatomie et physiologie du système reproducteur
La phase sécrétoire (15e au 28e jour). Le follicule rompu se transforme en corps
jaune sécréteur de progestérone. Cette dernière agit sur l’endomètre pour augmenter
sa vascularisation et sur les glandes utérines, qui sécrètent des nutriments dans la
cavité utérine. Ces nutriments soutiennent l’embryon (s’il y a fécondation) jusqu’à ce
qu’il soit implanté. S’il y a eu fécondation, l’enveloppe de l’embryon produit une
hormone (ß-HCG), qui incite le corps jaune à continuer de sécréter ses hormones. S’il
n’y a pas eu fécondation, le corps jaune commence à dégénérer vers la fin de cette
phase, quand le taux sanguin de LH diminue. En raison de la chute du taux sanguin
d’hormones ovariennes, les vaisseaux sanguins qui alimentent la couche fonctionnelle
de l’endomètre deviennent tortueuse rendant la circulation sanguine difficile à ce
niveau. Privées d’oxygène et de nutriments, les cellules endométriales commencent à
mourir, ce qui donne lieu à la menstruation vers le 28 e jour.
NB : nous avons pris pour exemple un cycle de 28 jour. Cependant la durée d’un cycle varie
entre 21 et 40 jours. Seul la phase lutéale (entre l’ovulation et le menstrues) demeure
relativement constante.
3) La production d’hormones par les ovaires
A partir de la puberté, lorsque les ovaires commencent à produire les ovules, la production
d’hormones ovariennes débute également. Les follicules ovariens mûrs ou en développement
sécrètent des œstrogènes (œstradiol+++, œstrone et ostriol), qui sont responsables de
l’apparition des caractères sexuels secondaires féminins, lesquels comportent :
- Le développement des seins
- L’augmentation du volume des organes génitaux annexes
- L’apparition des poils
- L’augmentation du dépôt de tissu adipeux sous-cutané, principalement aux hanches et aux
seins
- L’élargissement du bassin
- Voie fine
- Début des menstruations
La seconde hormone ovarienne, la progestérone, est sécrétée par le corps jaune.
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anatomie et physiologie du système reproducteur
Après l’ovulation, le follicule ovarique rompu se transforme en corps jaune, dont la
structure et la fonction sont différentes du follicule non rompu. Le corps jaune produit
également un peu d’œstrogènes. La progestérone agit dans l’établissement du cycle
menstruel mais n’agit pas sur l’apparition des caractères sexuels secondaires. Elle exerce ses
principaux effets durant la grossesse : c’est l’hormone de la grossesse. Ces effets sont :
maintenir la grossesse et préparer le sein à la lactation. Cependant, à partir du 3 mois de
grossesse, c’est le placenta qui produit la progestérone.
TAF : lien entre le cycle menstruel et le cycle ovarien ;
TAF : les mécanismes de la régulation hormonales dans le système reproducteur ;
TAF : composition et rôle du liquide séminal.
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