Exercices sur les suites et majorations
Exercices sur les suites et majorations
n
n n
n
1) Pour n ∈ N∗ , on note sp = k et si = k .
k=0 k=0
k pair k impair
a) Exprimer sp et si à l’aide de sommes faisant intervenir des parties entières dans les bornes.
b) Calculer sp + si en reconnaissant une formule du binôme. En déduire la valeur de ces deux sommes.
2) a) Pour (k, n) ∈ N2 tels que 1 k n, exprimer nk en fonction de n−1
k−1 .
n
n
b) En déduire la valeur de sn = k k .
k=1
c) Retrouver ce résultat en considérant le polynôme Pn = (1 + X)n .
n p
n n−k
2n n 2
n 2n
3) Vérifier : a) 2p p = k p−k b) n = k (utiliser Pn = (1 + X) )
k=0 k=0
n
p+n+1
p+k
c) ∀ (n, p) ∈ N2 , p = p+1
k=0
n
n
4) Calculer C = k cos(a + kb).
k=0
n
5) Pour t ∈ [0, π], on pose Sn (t) = 1 + 2 cos (2kt) .
k=1
eiz − e−iz
8) On pose, pour z ∈ C, sin (z) = .
2i
a) Vérifier que, pour tout z ∈ C, exp (z) = exp (z) puis calculer | sin (z) |2 .
b) En déduire les extremums de φ(z) = | sin (z) |2 sur U = {z ∈ C, |z| = 1} .
1
15) Limite de la suite (un ) définie par :
2
n2 n (n+1)3/2 +1−n3/2
n
a) un = − b) un = 1/2 c) un = √ 1
e1/n (n+1) 1
1 2 k=1
n2 +k .
cos 1+ −1
n n
1 1 n
16) Donner un développement limité à la précision 3
de k!.
n n! k=0
17) Soit u0 = 0 et u1 = 0. On pose, pour n 0, un+2 = 4un+1 − 4un + 2.
2
n
27) Soit α ∈ R \ πZ. On pose, pour n 0 : sn = eikα .
k=0
a) Montrer que (sn )n diverge en calculant sn+1 − sn , et en déduire que einα n diverge.
b) On suppose que (cos(nα))n converge. En calculant cos ((n + 1)α) , aboutir à une contradiction.
c) Montrer que (cos(nα))n et (sin(nα))n divergent.
√
28) On pose : un = 1 + 1 + · · · + 1 (n radicaux). Convergence et limite de un .
n 1
29) Pour n ∈ N∗ , on pose : un = − ln n.
k=1 k
n
1 p dt
a) Encadrer, pour n 1, la somme sn = avec des intégrales de la forme Ip = 1 t . En déduire un
k
k=1
équivalent de sn .
b) En déduire un encadrement de un et son sens de variation. Conclure.
(γ est sa limite, appelée constante d’Euler)
n 1 1
30) Montrer que (un )n et (vn )n sont adjacentes où un = et vn = un + .
k=0 k! n.n!
2n k 3n2
2n k
31) Montrer que ∼ 2 ln n après avoir encadré la somme par deux intégrales. On commencera
k=n+1 ln k +∞ k=n+1 ln k
t
par étudier les variations de la fonction φ : t −→ .
ln (t)
π π
32) On note un l’unique racine de l’équation tan x = x appartenant à ] − + nπ, + nπ[.
2 2
a) Prouver l’existence et l’unicité de un . Montrer que un ∼ nπ.
b) On pose vn = un − nπ. Déterminer lim vn et un développement limité de un en o (1) .
n→+∞
π 1
c) On pose wn = vn − Montrer que wn = − arctan nπ+π/2+w
2. n
.
1
d) Déterminer un développement limité de un en o .
n2
a) Graphe de ϕ.
b) Montrer que : ∀n ∈ N∗ , ∃!xn ∈ ]2n, 2n + 1[ tel que ϕ(xn ) = xn .
1
c) Déterminer un développement limité de xn à 2 près.
n
d) Donner l’expression de ϕ(x) pour x ∈ ]2n − 1, 2n + 1[.
e) Vérifier le résultat obtenu en c) à l’aide d’une expression exacte de xn .
34) Soit n ∈ N∗ .
n
a) Montrer que k −→ k est croissante sur [[0, [n/2]]].
n
b) En déduire : ∀k ∈ [[0, n]], nk [n/2] .
n 2n+1
c) On pose an = [n/2] et bn = √ 2πn
.
i) Montrer que a2p ∼ b2p quand p −→ +∞.
ii) Obtenir rapidement un résultat similaire avec les termes impairs, puis donner un équivalent de an
quand n −→ +∞.
2n
iii) Montrer qu’il existe un rang N tel que : ∀n N, an √n
.
n k−1
iv) Montrer que, pour tout k ∈ [[0, n]], k 2 nk .
3
Feuille d’exercices 2 : Espaces vectoriels
6) Soient n ∈ N∗ et a0 , . . . , an des réels distincts deux à deux. Pour i ∈ [[0, n]], on note Fi l’espace vectoriel des
polynômes de Rn [X] s’annulant en tous les aj , j = i. Montrer que Rn [X] = F0 ⊕ · · · ⊕ Fn .
7) Soit E = (un )n∈N ∈ RN tel que sup n |un |, n ∈ N existe dans R . Montrer que E est un R-ev.
a) Soit H un hyperplan de E et x ∈
/ H. Montrer que E = H ⊕ Rx.
b) Montrer que si H1 et H2 sont deux hyperplans différents de E, il existe un vecteur x qui n’est ni dans H1 ,
ni dans H2 . On commencera par prouver l’existence de x1 ∈ H1 \ H2 .
c) En déduire que deux hyperplans de E admettent un supplémentaire commun.
9) Soit : E3 = (xn )n ∈ CN tq ∀n ∈ N, xn+3 − xn+2 −xn+1 + xn = 0 .
E1 = (xn )n ∈ CN tq ∀n ∈ N, xn+1 + xn = 0
E2 = (xn )n ∈ CN tq ∀n ∈ N, xn+2 − 2xn+1 + xn = 0
Vérifier que : E3 = E1 ⊕ E2 .
10) Soient E1 , . . . , En et F1 , . . . , Fn 2n sev de E, un K-ev.
On suppose que ⊕ Ei = ⊕ Fi et ∀i ∈ [[1, n]], Ei ⊂ Fi . Montrer que : ∀i ∈ [[1, n]], Ei = Fi .
1 i n 1 i n
11) Soit E = RR . On pose F = {f ∈ E tel que f(1) = 0} et G = {f ∈ E tel que ∃a ∈ R, ∀x ∈ R, f (x) = a.x}.
Montrer que E = F ⊕ G.
12) Dans RR , rang de la famille (fn )0n 999! , où fn (x) = cos(x + n).
13) Dans RR , rang de la famille (fai )1 i n , où les ai sont distincts deux à deux et fai : x ∈ R −→ |x − ai |.
14) Résoudre le système à n équations
et n inconnues AX = B avec A = J − nIn où J est la matrice remplie de 1,
et t B = 1 . . . 1 1 − n .
4
15) E = C 1 (R, R) . Soit N ∈ N∗ fixé. On pose A = {fn : x ∈ R −→ cos (nx) , 0 n N} .
B = {gn : x ∈ R −→ cosn (x) , 0 n N }
Montrer que vect (A) = vect (B) et déterminer dim vect (B) .
R
16) a) Soit A et B deux familles finies de vecteurs de E. Montrer que vect (A ∪ B) = vect (A) + vect (B) .
b) Si S1 et S2 sont deux familles finies de vecteurs, montrer que :
max (rg(S1 ), rg(S2 )) rg(S1 ∪ S2 ) rg(S1 ) + rg(S2 )
17) On note Ω = {w = (w1 , . . . , wn ) ∈ Rn , ∀i ∈ [[1, n]], wi = ±1} et Bc = (e1 , . . . , en ) la base canonique de Rn .
18) Soit E un K-ev de dimension n ∈ N∗ et F = (x1 , . . . , xm ) une famille liée de m vecteurs non nuls de E. Prouver
qu’il existe p ∈ [[2, m]] tel que xp ∈ vect (x1 , . . . , xp−1 ) .
n
19) Soit S = M = (mi,j )1 i,j n ∈ Mn (R), ∀i ∈ [[1, n]], mi,j = 1 .
j=1
a) Montrer que S est un R-ev et qu’il est stable par produit (si A et B sont deux matrices de S, alors AB ∈ S).
b) On note V la matrice unicolonne ne contenant que des 1. Montrer que : M ∈ S ⇐⇒ M V = V.
c) Retrouver les résultats de a) à l’aide de b).
n
d) Soit M ∈ S telle que ∀i ∈ [[1, n]], mi,j 0 et tr (M ) = mi,i = n. Que vaut M ?
i=1
3 1
... 1
..
.. .
1 . ..
.
20) Soit A =
.. . . . .
.
. . . 1
1 ... 1 3
a) Trouver a ∈ R tel que rg (A − aIn ) = 1 puis résoudre le système (A − aIn ) X = 0 d’inconnue X ∈ Mn,1 (R).
On notera F l’ensemble solution.
b) Que vaut rg (A − (2 + n) In ) ? Quel vecteur X0 satisfait la relation (A − (2 + n) In ) X0 = 0 ? Déterminer
l’ensemble G des solutions du système (A − (2 + n) In ) X = 0 d’inconnue X ∈ Mn,1 (R).
c) Retrouver G en utilisant une méthode du pivot classique.
d) Montrer que Mn,1 (R) = F ⊕ G. En déduire que pour tout X ∈ Mn,1 (R), il existe une unique matrice
unicolonne X1 ∈ F et un unique réel λ tels que : ∀k ∈ N, Ak X = ak X1 + (2 + n)k λX0 .
1 2 0
21) Soit A = 0 1 3
0 0 1
5
Feuille d’exercices 3 : Polynômes
n
n n−k
1) Soit n 2. On note : Pj = kj k X k (1 − X) . Calculer P0 , P1 et P2 .
k=0
n
2) Soit a ∈ R. On note P = (X sin ka + cos ka) . Calculer le reste de la division euclidienne de P par X 2 + 1
k=1
dans R[X].
3) a) On note j = exp (2iπ/3) . Montrer que, dans C, on a : a3 = b3 ⇐⇒ a = j k b, avec j = 0, 1 ou 2.
3
b) Factoriser dans C[X] puis R[X] le polynôme P (X) = 1 − X 2 + 8X 3 .
4) Soit P ∈ R[X] tel que : ∀x ∈ R, P (x) 0.
Montrer qu’il existe deux polynômes A et B de R[X] tels que : P = A2 + B 2 .
5) C.N.S. sur (a, b) ∈ Z2 pour que (X − 1)2 divise aX n+1 + bX n + 1. Donner le quotient.
6) Soit n ∈ N∗ .
n−1
a) Prouver : ∀θ ∈ R, ω 2k − 2ω k cos θ + 1 = 2 (1 − cos nθ) . On factorisera tout d’abord X 2 −2 cos (θ) X +1
k=0
dans C[X].
n−1
b) On note uk = (p + 1) ω pk , pour k ∈ [[0, n − 1]].
p=0
n
i) Calculer (1 − X) X k puis uk .
k=0
n k
n−1
n−1
n−1
ii) Examiner les racines de Q (X) = k X . En déduire uk et uk .
k=0 k=0 k=0
a) Déterminer les termes de plus haut degré et plus bas degré de A, ainsi que ses racines, qu’on écrira sous
forme trigonométrique.
n−1 kπ
b) En déduire la valeur de Pn = sin .
k=1 2n
n−1 ωk n−1
. En étudiant les racines de (X − 1)n − X n , montrer que
2ikπ
9) On note ωk = e n = .
k=1 ωk − 1 2
10) Factoriser dans R[X] les polynômes X 2n+1 + 1 et X 4 − X 2 + 1.
11) On note, pour n ∈ N : Tn (x) = cos (nArc cos x) .
a) Montrer que Tn est une fonction polynômiale dont on donnera le domaine de définition, le coefficient
dominant, constant, la parité ainsi que le degré.
b) À l’aide d’une relation de récurrence sur les Tn , retrouver ces résultats.
c) Déterminer les racines de Tn .
2iπ
12) Soit n ∈ N, n 2 et ω = exp .
n
n−1 n−1
l
n−1 kπ n
Montrer que : ∀z ∈ C, z − ωk = z et en déduire : sin = n−1 .
k=1 l=0 k=1 n 2
6
13) On pose P (X) = X 4 + X 3 + X 2 + X + 1.
a) Déterminer le coefficient dominant de Qn , son terme de plus bas degré, sa parité, et déterminer la localisation
de ses racines.
b) Calculer Qn (±1).
c) Prouver l’existence de cn ∈ R tel que deg (Qn − cn XQn−1 ) ≤ n − 2.
19) Soient n ∈ N∗ a0 ∈ C∗ , a1 , . . . an ∈ C.
On note P = X n + an−1 X n−1 + · · · + a0 et Q = X n − |an−1 | X n−1 − · · · − |a0 | .
7
Feuille d’exercices 4 : Espaces vectoriels normés
1) Soit E = R2 . Montrer que N ((x, y)) = x2 + 2xy + 5y 2 est une norme sur E.
2) On note E = u = (un )n ∈ KN , (un )n CV vers 0 . Montrer que E est un K-ev sur lequel
u = sup {|un | , n ∈ N} définit une norme.
3) Soit A une partie non vide de E, un K-evn, et O un ouvert de E.
4) a) Montrer que f∞ = sup |f| définit une norme sur E = C ([0, 1], R) .
[0,1]
b) Soit f ∈ E. À quelle CNS sur f l’application N : P ∈ R[X] → fP ∞ est-elle une norme ?
5) Soit E = R2 . Soit N : E → R .
(x, y) → sup{|x + ty|, t ∈ [0, 1]}
Vérifier qu’il s’agit d’une norme et représenter sa boule unité.
6) Soit (E, ) un evn. On définit T : E → E .
u
u → u si u 1 et si u 1
u
Montrer que : ∀ (u, v) ∈ E , T (u) − T (v) 2 u − v .
2
7) Pour M ∈ Mn (K), on pose : M = max[ |mij | ]. Vérifier qu’il s’agit d’une norme et que :
i
j
∀ (M, N ) ∈ Mn (K)2 , M N M N. Même question avec la norme euclidienne classique.
8) a) Comparer la norme 1 et ∞ sur Mn (C).
b) Trouver le plus petit α tel que : ∀ (A, B) ∈ Mn (C)2 , AB∞ α A∞ B∞ .
c) Trouver le plus petit β tel que : ∀ (A, B) ∈ Mn (C)2 , AB1 β A1 B1 .
9) Montrer que (x, y) ∈ R2 | x 0 et y x2 est un fermé de R2 . Est-il borné ? convexe ?
10) Soit (E, ) un
evn de dimension finie et a1 , ...,
an n points de E.
n
Montrer que x ∈ E tel que x − ai = 1 est un fermé et un borné de E.
i=1
16) Montrer qu’une partie d’un evn est bornée ssi elle est incluse dans une boule.
17) Montrer que F = {M ∈ M2 (R), m1,1 ∈ [0, 1], tr (M ) 1} est un fermé convexe de M2 (R).
8
18) Soit n ∈ N∗ et Γ = (A, B) ∈ Mn (C)2 tel que AB = BA .
a) On note |||f ||| = sup {f(x)F , xE 1} . Montrer l’existence du sup et qu’il s’agit d’un maximum..
b) Montrer que ∀x ∈ E, f(x)F |||f ||| xE .
c) Vérifier que (LK (E, F ), ||| |||) est un evn.
d) Soit (xn )n une suite de E convergeant vers x ∈ E et (fn )n une suite de LK (E, F ) convergeant vers f ∈
LK (E, F ) pour ||| |||. Montrer que (fn (xn ))n converge vers f(x) dans F .
e) Soit E, F , G trois evn, f ∈ LK (E, F ), g ∈ LK (F, G). Montrer que |||g ◦ f||| ≤ |||f ||||||g|||.
! !2 "1/2
n ! P (k) (a) !
22) E = Rn [X]. Soit a ∈ K fixé. Montrer que P = ! ! est une norme euclidienne.
! k! !
k=0
23) Montrer que le sup d’une partie bornée A de R est la limite d’une suite d’éléments de A.
24) E est un K-ev normé. Soit a ∈ E et r > 0.
26) Soit (E, ) un evn de dimension finie, K un fermé borné de E, et f une application vérifiant : f(K) ⊂ K et
∀ (x, y) ∈ E × E, x = y, f (x) − f (y) < x − y .
27) Pour tout P ∈ E = R[X], on note P ∞ = sup {|P (x)| , x ∈ [0, 1]} et on pose N(P ) = 0 pour P = 0 et
) !! (k) !!
deg(P
N (P ) = P (k) sinon. On considère l’application f de E dans R telle que f(P ) = P ′ (1).
k=0
a) Montrer que N est une norme et que f est lipschitzienne si on munit E de cette norme. Que peut-on en
déduire ?
b) f est-elle lipschitzienne si on munit E de la norme ∞ ? Quelle inégalité entre les normes cela exclut-il ?
9
28) Soit E un K-ev de dimension finie et (a, r) ∈ E × R∗+ . On définit l’application f de E dans E par la donnée de
f(x) pour tout x ∈ E : si x = a, f (x) = a ; si x = a, alors f(x) est l’intersection de la demi-droite issue de a et
passant par x, avec la sphère de centre a et de rayon r.
29) a) Montrer que ϕ : M ∈ Mn (K) −→ (col1 (M) , . . . , coln (M)) ∈ Mn,1 (K)n est continue.
b) Montrer que ψ : (X1 , . . . , Xn ) ∈ Mn,1 (K)n −→ det (X1 , . . . , Xn ) est continue.
Bc
c) En déduire que det : M ∈ Mn (K) −→ det (M ) ∈ K est continue, puis que Gln (K) est un ouvert de Mn (K).
30) a) Soit A ∈ Mn (K) une matrice de rang k ∈ [[1, n − 1]].
i) Montrer !qu’il existe (i1 , . . . , ik!) ∈ [[1, n]]k avec i1 < · · · < ik , et (j1 , . . . , jk ) ∈ [[1, n]]k avec j1 < · · · < jk
! ai1 ,j1 . . . ai1 ,jk !
! !
tels que ! ... .. ! = 0.
!
! . !!
! ai ,j . . . ai ,j !
k 1 k k
ii) Inversement, vérifier que si ce déterminant est non nul, alors rg (A) k.
! !
! mi1 ,j1 . . . mi1 ,jk !
! !
b) On note p : M ∈ Mn (K) −→ !
! .. .. !
. . ! . Vérifier que p est continue.
! !
! mi ,j . . . mi ,j !
k 1 k k
c) Montrer que O = {M ∈ Mn (K), p (M) = 0} est un ouvert contenant A et inclus dans Rk , l’ensemble des
matrices de Mn (K) de rang au moins égal à k.
d) Montrer que Rk est un ouvert de Mn (K).
31) Soit F un sev de E, un K-ev de dimension n.
a) Vérifier que c : M ∈ Mn (K) −→ M 2 est continue et en déduire que E est un fermé.
2
0 k
b) Montrer que E n’est pas un borné. On calculera d’abord , pour k ∈ K∗ .
1/k 0
c) Quelles sont les valeurs possibles de tr (M ) , pour M ∈ E ?
d) On note U = {M ∈ Mn (K), tr (M ) ∈]n − 1/2, n + 1/2[} . Vérifier que c’est un ouvert de Mn (K) et que
U ∩ E = {In } .
10
Feuille d’exercices 5 : Applications linéaires
1) Soit E = C (R, R) et φ : E → E où φ (f ) : R → #R x .
f → φ (f )
x → f (x) + f(t) dt
0
a) Montrer que : p ◦ q = q ◦ p = O.
b) Montrer que : Im (p + q) = Im p + Im q et Ker (p + q) = Ker p ∩ Ker q.
11
12) Soit M et N deux matrices de Mn (K) telles que M 2 = M et N 2 = N.
a) On note r le rang de M. Montrer qu’il existe P ∈ Gln (K) telle que M = P Jr P −1 , où Jr est la matrice
contenant des zéros, sauf pour ses r premiers coefficients diagonaux qui valent 1.
b) Montrer que M et N sont semblables si et seulement si elles ont même rang.
a) Montrer que (Nk )k∈N est croissante et (Ik )k∈N est décroissante au sens de l’inclusion.
b) Montrer que : Nk = Nk+1 ⇒ Nk+1 = Nk+2 puis Ik = Ik+1 ⇒ Ik+1 = Ik+2 .
c) Montrer que : Nk = Nk+1 ⇔ Ik = Ik+1 .
d) Soit p = min {k ∈ N tel que Nk = Nk+1 }. Prouver l’existence de p.
Montrer que : E = Np ⊕ Ip et fIp est un automorphisme de Ip .
e) On pose dk = dim Nk+1 − dim Nk . Notons Sk un supplémentaire de Nk dans Nk+1 .
K K
Montrer que f|Nk+1 ∈ LK (Nk+1 , Nk ) et que fNk+1 (Sk ) ⊕ Nk−1 . En déduire que (dk )k est une suite décrois-
sante.
15) E = Kn . Soit f ∈ LK (E) et x0 = 0 tel que (f (x0 ), ..., f n (x0 )) soit libre. Montrer que f est un automorphisme
de E et : ∃ (a1 , ..., an ) ∈ K tel que f n + an f n−1 + · · · + a1 idE = O.
16) Soit E un K-ev de dimension n 1. f ∈ LK (E) est nilpotent si : ∃p ∈ N∗ tq f p = O. Le plus petit entier p tel
que f p = O est l’indice de nilpotence de f. On considère f, un endomorphisme de E, non nul et nilpotent.
a) Soit x ∈ E et k ∈ N∗ tel que f k (x) = 0E . Montrer que la famille x, f(x), . . . , f k (x) est libre.
b) En déduire que f n = O.
c) Montrer que si l’indice de nilpotence de f est p, alors rg (f ) p − 1.
d) Montrer que pour tout scalaire λ non nul, f − λ idE est bijectif.
−1
e) Exprimer (idE −f) en fonction des puissances de f.
a) Montrer que E = E1 ⊕ E2 ⊕ E3 .
b) Soit pi le projecteur sur Ei parallèlement à Ej ⊕ Ek . Exprimer f en fonction des pi , i = 1, 2, 3.
c) Faire de même pour tout f n , n ∈ N.
d) Déterminer les suites (an )n , (bn )n et (cn )n telles que pour tout n ∈ N, f n = an IdE +bn f + cn f 2 .
12
21) Soit f ∈ LC (E) vérifiant : f 3 = idE . Montrer que E = ker (f − idE ) ⊕ ker (f − j idE ) ⊕ ker f − j 2 idE .
22) Soit E un K-ev, x0 un vecteur non nul de E, et u ∈ LR (E, K) non nulle.
On définit f ∈ LK (E) par f (x) = u (x) x0 pour tout x ∈ E.
a) Déterminer le rang de f.
b) Déterminer une CNS pour que f soit un projecteur.
c) Soit k > 0. Déterminer f k .
24) Montrer que l’ensemble des matrices triangulaires supérieures à diagonale de 1 est stable par produit et passage
à l’inverse.
A C
25) Soit M = ∈ Mp+q (K), avec A ∈ Mp (K) et B ∈ Mq (K).
O B
P O
Soit R = avec P ∈ Glp (K) et Q ∈ Glq (K). Montrer que R est inversible et donner la matrice
O Q
N semblable à M selon le changement de base de matrice de passage R.
26) Soit E un K-ev de dimension finie non nulle et u ∈ LK (E) tel que Ker (u) = Im (u) .
a) Montrer que rg (A1 A2 . . . Ap ) = n. On vérifiera que cette matrice est équivalente par lignes et par colonnes
à la matrice (S On,n . . . On,n ) .
A1 A2 . . . Ap On,n
b) Montrer que rg = 2n. On s’inspirera de la méthode du a).
On,n A1 . . . Ap−1 Ap
A B
28) Soit M ∈ Mn (K) une matrice de rang r s’écrivant ainsi : M = , avec A ∈ Glr (K).
C D
Ir A−1 B
a) Déterminer une matrice P ∈ Gln (K) telle que P M =
On−r,r D − CA−1 B
b) En déduire que D = CA−1 B.
n
29) Soit A ∈ Mn (C) telle que : ∀i ∈ [[1, n]], |aii | > |aij |. Montrer que A est inversible.
j=1
j=i
30) Soit (A, B) ∈ Mn (C). Montrer que : A = B ⇐⇒ ∀ (X, Y ) ∈ Mn1 (C)2 , t XAY = t XBY.
31) Résoudre dans Mn (R) : X = tr(X)A + B.
13
xn+1 0 a a2 xn
32) Déterminer les suites de réels (xn ) , (yn ) , (zn ) vérifiant : ∀n ∈ N, yn+1 = 1/a 0 a yn .
zn+1 1/a2 1/a 0 zn
35) On suppose que E = R3 . Soit f ∈ LR (E) tel que f 2 = f 3 , avec dim Ker(f − idE ) = 1.
R
a) Montrer que Ker (f − idE ) ⊕ Ker f 2 = E.
b) Montrer que dim (Ker(f )) ∈ {1, 2} .
R
c) On suppose que dim (Ker(f )) = 2. Montrer qu’il existe une base B = (e1 , e2 , e3 ) de E
R
1 0 0
telle que Mat(f ) = 0 0 0 .
B
0 0 0
d) On suppose que dim (Ker(f )) = 1. Montrer qu’il existe une base B = (e1 , e2 , e3 ) de E
R
1 0 0
telle que Mat(f ) = 0 0 1 . On choisira convenablement e3 avant de définir e2 .
B
0 0 0
14
39) Les matrices élémentaires de Mn (K) sont notées Ei,j . Soit f une application linéaire de Mn (K) dans K telle
2
que : ∀ (A, B) ∈ Mn (K) , f (AB) = f (BA) .
40) a) Dans cette question seulement, on pose E = Kn et on considère p un entier strictement inférieur à n.
Résoudre le système x1 + · · · + xp = 0.
b) Donner une base BH de H = Ker (tr) en utilisant la base canonique de Mn (K). Quelle est sa dimension ?
c) On note C = AB − BA, (A, B) ∈ Mn (K)2 . Vérifier que BH ⊂ C et en déduire que Ker (tr) = vect (C) .
d) Déterminer une base de Mn (K) adaptée à H.
e) En déduire que si φ ∈ LK (E, K) vérifie : ∀ (A, B) ∈ Mn (K)2 , φ (AB − BA) = 0, alors φ est proportionnelle
à l’application trace (∃λ ∈ K, φ = λ tr).
41) Soit E = Mn (C).
i) Déterminer grâce la formule de Taylor pour les polynômes une base B de Rn [X] telle que les coordonnées
d’un polynôme P sur cette base soient les réels P (1), P ′ (1), . . . , P (n) (1).
ii) Déterminer une base de A.
15
Feuille d’exercices 6 : Séries numériques
1) Nature de la série de terme général :
nα
√ √ 4 n 1
a) 4 4
n + 2n + 1 − n + an b) Arc tan n+1 , α ∈ R c)
n
π
ln2 k
k=2
√ √ nα √
n+1−2 n+1 n+1
d) 2n+1 somme ? e) , α∈R
n+3 f) sin π n2 + k2
1
j) un = ln n+(−1)n nα , α ∈ R∗+ k) cos n π ln n−1
2
l) arccos π2 arctan n2
n
√ 1
(−1)n n sin √
√ n (−1)n
m) n+1
(−1)n
√
−1 n) (−1)n √
n+(−1)n
o) (−1)n +nα
e n+1 −1 √
π/2+(n+1)π cos t
n+1/2 (n+1)π
p) dt, α > 0 q) √ dx r) √ sin(t2 ) dt
π/2+nπ tα n
n √
x4 +1
α nπ n
1 n ln(n+1)
s) n a
k t) n sin n u) ln n −1
k=1
1
5) Nature de la série un où un = n(ln n)α , suivant les valeurs de α ∈ R.
n 1
6) a) Soit (an )n 1 et (bn )n 1 deux suites de R∗+ telles que an ∼ bn et an diverge.
n 1
n
n
ak εk bk
i) Prouver l’existence d’une suite de limite nulle (εn )n telle que k=1
n
−1 = k=1
n .
bk bk
k=1 k=1
un
n
uk
et lim Sn = +∞. Montrer que Sn ∼ ln SSn−1
n
, puis que Sk ∼ ln Sn .
n→+∞ k=1
c) Soit (un )n∈N la suite définie par u0 > 0 et ∀n ∈ N, un+1 = un e−un . Montrer que la suite (un )n∈N est à
1
termes strictement positifs et qu’elle converge vers 0. Déterminer la limite de un+1 − u1n , et en déduire un
équivalent de un .
16
+∞
7) Soit un une série convergente à termes positifs, et Rn = uk . On souhaite montrer que Rn et nun
k=n+1
sont de même nature, et de même somme en cas de convergence.
n
n−1
a) Montrer que Rk . On pourra exprimer un en fonction de Rn−1 et Rn .
kuk = −nRn +
k=1 k=0
b) On suppose dans cette question que Rn CV. Montrer que nun CV.
+∞
c) Étudier la réciproque en comparant nRn et kuk et en montrant que lim nRn = 0.
k=n+1 n→+∞
un+1 λ
a) Vérifier que ln = − + wn où wn est le terme général d’une série absolument convergente. En déduire
un n
A
l’existence d’une constante A ∈ R∗+ telle que un ∼ λ .
n
α
b) Nature de la série de terme général un = 1.3.5 ... (2n−1)
2.4.6 ... (2n) , pour α ∈ R+ .
n
n
11) Soit un et vn deux séries numériques. On notera : Un = uk et Vn = vk . On suppose que un
n 0 n 0 k=0 k=0
s’écrit un = εn vn où : i) (εn )n est réelle, positive, décroissante, et tend vers 0.
ii) ∃M ∈ R∗+ tel que : ∀n ∈ N, |Vn | M.
n−1
a) Montrer que : Un = (εk − εk+1 ) Vk + εn Vn .
k=0
b) On pose : wk = (εk − εk+1 ) Vk . Montrer que wn est absolument convergente.
n 0
n
(−1)k+1
+∞
(−1)k+1
13) Soit sn = k , rn = k et un = ln (exp (sn ) − 1) pour n 1.
k=1 k=n+1
+∞
(−1)k+1
a) Montrer que ln(2) = k , et que lim rn = 0.
k=1 n→+∞
b) Montrer que rn = (−1) |rn | et que
n
rn2 converge.
n 1
c) Déterminer (a, b) ∈ R2 tel que un = arn + brn2 + o rn2 .
+∞
1
d) Vérifier que rn = (−1)n (2p+1+n)(2p+2+n) et en déduire que un converge.
p=0 n1
17
Feuille d’exercices 7 : Déterminants
a) Exprimer les polynômes Qk = P (X + ak ) en fonction des polynômes P (j) (X), pour (j, k) ∈ [[0, n]]2 .
b) Montrer que (Qk )k∈[[0,n]] est une base de Rn [X].
xIp A Ip O xIp A Ip −A
produits et .
B Iq −B xIq B Iq O xIq
% &
O A
5) Soit n ∈ N∗ et (A, B, C, D) ∈ Mn (K)4 . Montrer que det λI2n − = det λ2 In + λB − A .
In −B
In In In
6) Soit (A, B) ∈ Mn (K). Calculer det In A A2 .
In B B 2
7) En utilisant une décomposition en somme directe judicieuse de Mn (R), calculer le déterminant de l’application
T : M ∈ Mn (R) −→ t M ∈ Mn (R).
8) Soit A = (ai,j )i,j ∈ Mn (R) avec ai,i = 1 pour i ∈ [[1, n]], ai,i+1 = 1 pour i ∈ [[1, n − 1]], an,1 = 1 et ai,j = 0 dans
les autres cas.
18
! !
! 1 !
! 1 0 ... 0 !
! ! ! 2 .. .. !
! a1 + b1
! b1 b1 ... b1 !
!
!
! 1 1 . . !
!
! b2 a2 + b2 b2 ... b2 ! ! 1 !
! ! ! 3 3 .. !
! b3 b3 a3 + b3 b3 ! ! 1 . 0 !
14) Calculer a) ∆n = ! ! b) ! 1 2 !
! .. .. .. .. .. ! ! !
! . . . . . ! ! .. . . . !
!
!
!
!
!
! . .. .. . . 1 !
!
bn bn bn an + bn ! !
! n n n !
! 1 ... !
1 2 n−1
15) Calculer det [sin(ai + aj )]i,j .
2iklπ
16) Soit K = (ak l )1 k n ,avec ak l = exp( ). Calculer K 2 . En déduire |det(K)| et K −1 .
1 l n n
! !
! α a1 a2 ... an−1 an !! ! !
! ! θ !
! .. .. ! ! 2 cos2 cos θ 0 !
! a1 α a2 ... . . !! ! !
! ! 2 !
! .. .. .. .. ! ! . .. . .. !
! . a2 . . . !! ! 1 !
17) Calculer : a) ∆ = !! .. .. . ! b) Dn (θ) = ! ! , θ ∈ R.
.. ! .. .. !
!
! . . a3 . an−1 .. !! ! . . cos θ !
! .. .. ! ! !
! .. ! ! θ !
! . . . α an ! ! 0 1 2 cos2 !
! 2
a1 a2 ... ... an α !
! !
! x y 0 ... 0 !
! !
! .. .. .. . !
!
! z . . . .. !
!
x=5
! .. .. .. !
21) Soit Dn = ! 0 . . . 0 !. Exprimer Dn à l’aide de Dn−1 et Dn−2 . Calculer Dn si y=3 .
! !
! .. .. .. .. ! z=2
! . . . . y !
! !
! 0 ... 0 z x !
! !
! a1 b1 c1 !
! !
22) Soient trois droites du plan d’équations aj x + bj y = cj pour j = 1, 2 ou 3. Montrer que !! a2 b2 c2 !! = 0 si et
! a3 b3 c3 !
seulement si ces trois droites sont parallèles ou concourantes.
1 + x1 + x2 + · · · + xn = 0
1 + 2x1 + 22 x2 + · · · + 2n xn = 0
23) On note (S) : . Montrer que ce système possède une solution et une seule,
.........
1 + nx1 + n2 x2 + · · · + nn xn = 0
à exprimer en fonction des coefficients du polynôme P (x) = (x − 1) (x − 2) . . . (x − n) .
19
Feuille d’exercices 8 : Réduction des endomorphismes
3 −1 −1 −3 3 −3
1) a) Diagonaliser A = −1 1 1 . b) Trigonaliser A = 4 0 0
−1 1 1 1 3 −3
2) a) Soit A ∈ Mn (K) admettant n valeurs propres distinctes deux à deux. Soit B ∈ Mn (K) vérifiant B 2 = A.
Montrer que B est diagonalisable, en vérifiant d’abord que A et B commutent.
11 −5 5
b) Trouver toutes les matrices B de M3 (K) telles que B 2 = −5 3 −3 .
5 −3 3
1 0 0
3) Soit A = 1 1 0 . Trouver toutes les matrices M de M3 (K) telles que M 2 = A. On vérifiera tout d’abord
1 0 4
que si M est solution, M et A commutent.
1 −3 −3
4) Soit A = −3 1 −3 . On cherche les matrices de carré A. On commencera par vérifier que pour M ∈
3 3 7
M2 (K), M 2 = I2 si et seulement si M est semblable à I2 , −I2 ou diag (−1, 1) .
1 1
5) Diagonaliser A = et déterminer S = M ∈ M2 (R) | M 2 + M = A .
1 1
0 ··· ··· 0 a0
..
1 ...
. a1
Soit A = 0 . . . . . . ... .. .
6) .
. . ..
.. .. ... 0 .
0 ··· 0 1 an−1
a) Montrer que In , . . . , An−1 est libre. On pourra noter Ei le vecteur colonne dont les coefficients sont nuls
sauf celui situé à la ligne i, qui vaut 1. On calculera AEi pour tout i ∈ [[1, n − 1]].
b) Calculer χA (X) . On ajoutera à la ligne 1 du déterminant la combinaison linéaire bien choisie des autres
lignes, de façon à obtenir une ligne de 0, sauf en position (1, n).
c) Quelle est la dimension d’un espace propre associé à une valeur propre complexe ?
d) À quelle condition A est-elle diagonalisable ?
0 1 0
7) Calculer les puissances de la matrice A = 12 1 0 1 . Vérifier que la suite (An )n converge, et reconnaître
1 1 1
sa limite.
8) Soit A ∈ Mn (K) telle que Sp (A) = {λ1 , . . . , λn } avec λi = λj pour i = j.
Montrer que la famille In , A, . . . An−1 est libre.
! 2 !
! x +1 x ··· x !
! !
! .. .. .
.. !
! x
! . . !
! en diagonalisant la matrice constituée uniquement de 1. Retrouver le
9) Calculer ! . !
! .. . .. . .. x !
! !
! x ··· x x +1 !
2
résultat directement.
1 1
.. .
. 0 ..
10) Valeurs et espaces propres de : A = 0 1 0 ∈ M2p+1 (R).
. .
. . 0 ..
1 1
20
0 1
a ..
11) Éléments propres de A = (1 + a)In + J, où J = . .
2
1 0
x −y
12) Soit M = ∈ M2 (R). Déterminer (x, y, z) tel que M soit non diagonalisable dans M2 (C).
y z
13) Soit A et B deux matrices de Mn (C) .
a) On suppose que A est inversible. Montrer que AB et BA ont même polynôme caractéristique.
b) On suppose A non inversible.
i) Montrer qu’il existe δ > 0 tel que : ∀x ∈ ]0, δ[, det (A − xIn ) = 0.
ii) En déduire l’existence d’une suite (An )n de matrices inversibles qui converge vers A
iii) Rappeler pourquoi, lorsque (Mn )n converge vers M, on a : det (Mn ) −→ det (M) .
n−→∞
iv) Montrer que si (Mn )n converge vers M, alors, pour tout x ∈ R, χMn (x) −→ χM (x).
n−→∞
v) Aboutir à la même conclusion que a).
a) Montrer que pour tout a ∈ E \{0} , Pa = vect (a, f(a)) est un plan vectoriel stable par f. Donner Mat fPa .
(a,f (a))
b) Montrer que n est pair (on notera p = n/2 dans la suite) en considérant les racines de χf .
c) Déterminer un complexe λ tel que λA soit une matrice d’une symétrie vectorielle de Cn . En déduire que
Cn = Ker (A + iIn ) ⊕ Ker (A − iIn ) . Quelles sont les dimensions de ces espaces propres complexes ? Que
peut-on en déduire sur tr (A) ?
d) Soit (U1 , . . . , Up ) une base de vecteurs propres complexes de Ker (A − iIn ) .
On pose, pour j ∈ [[1, p]] : Uj = Vj + iWj avec Vj et Wj des vecteurs réels. Vérifier que (V1 , W1 , . . . , Vp , Wp )
est une base de Rn .
e) Calculer AVj pour tout j ∈ [[1, p]]. En déduire l’existence de v1 , . . . , vp , p vecteurs non nuls de E tels que
Pv1 , . . . , Pvp soient p plans stables par f, supplémentaires dans E.
f) En déduire que A est semblable à une matrice diagonale par blocs que l’on précisera.
a b d −c
15) Soit Φ l’endomorphisme de M2 (R) défini par : −→ 2 . Déterminer les valeurs propres
c d −b a
et vecteurs propres associés de Φ (sans calculs si possible).
n
16) Soient p1 , . . . , pn n projecteurs de E, un K-ev de dimension finie, tels que pk = IdE .
k=1
17) Soit E un C-ev de dimension n et u ∈ LC (E) tel que rg (u) = 1. Montrer que les assertions suivantes sont
équivalentes : (i) u est diagonalisable ; (ii) E = Im (u) ⊕ Ker (u) ; (iii) tr (u) = 0.
18) Soit s une symétrie de E, un K-ev de dimension n. Caractériser les endomorphismes de E qui commutent avec
s.
19) Soit a ∈ R et f l’endomorphisme de Rn [X] défini par f(P ) = (X − a) (P ′ − P ′ (a)) − 2 (P − P (a)) . Noyau,
image, diagonalisabilité ?
1 0 4 0
0 1 0 4
20) Diagonaliser A = 1 0 1 0 .
0 1 0 1
0 −1 −1 0
1 0 0 −1
21) Soit A =
1 0
. Calculer A3 et envisager la diagonalisabilité de A. Calculer An .
0 −1
0 1 1 0
21
0 1 1 −1
1 0 −1 1
22) Soit Ma =
0
. Diagonaliser la matrice, lorsqu’elle c’est possible.
0 a 1−a
0 0 1−a a
23) Soit f ∈ LC (E) tel que f est diagonalisable. Montrer que Ker f = Ker f 2 .
24) Soit A une matrice non nulle de M3 (R) vérifiant : A3 + A = O.
25) Soit E un R-ev de dimension n et f ∈ LR (E) vérifiant : f 2 + αf + β idE = 0 avec (α, β) ∈ R2 et α2 < 4β.
28) Soit A une matrice inversible, λ une valeur propre de A, P le polynôme caractéristique de A, et Q celui de A−1 .
Trouver une relation entre P ( λ1 ) et Q(λ).
22
29) Soit f et g deux endomorphismes d’un espace vectoriel E de dimension finie n0 1 sur K = R ou C tels que :
f ◦ g − g ◦ f = f.
a) Calculer tr (f ) et f n ◦ g − g ◦ f n pour n ∈ N∗ .
b) Considérer ϕ : LK (E) −→ LK (E) . En raisonnant par l’absurde, montrer que f est nilpotente,
h −→ h ◦ g − g ◦ h
c’est à dire : ∃p ∈ N∗ tel que f p = O. Que vaut det f ?
c) On suppose que dim Ker f = 1. On note dk = dim Ker f k et uk = fKer f k .
K K
a) Montrer que les sous espaces Rn [X] sont tous stables par u et que u induit sur chacun d’eux un endomor-
phisme trigonalisable.
b) Dans cette question, u (P ) = (2X − 1) P ′ + 3P. Déterminer Mat uRn [X] et tr uRn [X] .
Bc
O −In
32) Soit h ∈ LK (K2n ), canoniquement associé à A = ∈ M2n (K). Déterminer les éléments propres de
In O
h quand K = R puis quand K = C.
33) Montrer que (xn ) , (yn ) , et (zn ) définies par leur premier terme x0 , y0 , et z0 et la relation de récurrence :
xn+1 = 12 xn + 14 yn + 14 zn
∀n ∈ N, y = 14 xn + 12 yn + 14 zn
n+1
zn+1 = 14 xn + 14 yn + 12 zn
35) Soit A ∈ Mn (C) \ {On,n } . On suppose : ∀(i, j, k) ∈ [[1, n]]3 , aik akj = aij akk .
23
a b
36) Soit A = ∈ M2 (C) \ CI2 .
c d
2
a) Montrer que A est diagonalisable si et seulement si (a − d) + 4bc = 0.
b) Montrer que φ : M ∈ M2 (C) → AM − MA est un endomorphisme de M2 (C) . Donner sa matrice dans la
base canonique. Prouver que rg (φ) 2.
c) Montrer que φ est diagonalisable si et seulement si A l’est.
24
Feuille d’exercices 9 : Dérivation
1
2) Soit f : x ∈ R → √1+x
− 2
∈ R.
Pn (x)
a) Montrer que f est de classe C ∞ et que : ∀n ∈ N, ∃Pn ∈ R[X] tel que f (n) (x) = (1+x2 )n+1/2
.
b) À l’aide d’une équation différentielle vérifiée par f, déduire : Pn+1 + (2n + 1)xPn + n2 (1 + x2 )Pn−1 = 0.
c) Calculer Pn (0).
n 1 d n Un
3) On note Un (x) = x2 − 1 et Pn (x) = 2n n! dxn (x).
a) Calculer P1 , P2 et P3 . Montrer que Pn est une fonction polynômiale dont on donnera le degré, le coefficient
dominant, la valuation et le coefficient constant. Donner finalement l’écriture de Pn sur la base des X k k∈N .
b) Donner la parité de Pn et préciser la localisation de ses racines.
dn
c) Calculer [(x − 1)n (x + 1)n ] et montrer que Pn (1) = 1.
dxn
n 2
d) En calculant le coefficient de xn dans Pn , montrer : 2nn =
n
k .
k=0
(i) : Un+1′
(x) = 2 (n + 1) xUn (x) (iii) : Pn+1
′
(x) = xPn′ (x) + (n + 1) Pn (x)
e) Démontrer : et
(ii) : x2 − 1 Un′ (x) − 2nxUn (x) = 0 (iv) : x2 − 1 Pn′′ (x) + 2xPn′ (x) = n(n + 1)Pn (x)
f) Soit n 1. On pose u : [0, 1] −→ R .
2 (1−x2 ) ′ 2
x −→ [Pn (x)] + n(n+1) [Pn (x)]
À l’aide de (iv), montrer que u est monotone. En déduire : ∀x ∈ [−1, 1], |Pn (x)| 1.
1 d n−1
' 2 n (
g) À l’aide de (i), montrer que Pn+1 (x) = xPn (x) + 2n (n−1)! dxn−1 x −1 .
4) Soit f ∈ D([a, b], R) avec f ′ (a) < 0 et f ′ (b) > 0. Montrer qu’il existe c ∈ ]a, b[ tel que f ′ (c) = 0.
En déduire que f ′ vérifie le théorème des valeurs intermédiaires.
5) Soit f une application continue sur [0, a], dérivable sur [0, a], telle que f (a)f ′ (a) < 0 et f (0) = 0.
Montrer qu’il existe c ∈ ]0, a[ tel que f ′ (c) = 0.
6) Soit f ∈ C ∞ (]a, b[, R) telle qu’il existe a1 < . . . < an dans ]a, b[ vérifiant f(ai ) = 0 pour i = 1, . . . , n.
25
10) Soit f ∈ C 1 ([0, 1], R) telle que f(0) = 0 et f (1) = 1.
n
a) Montrer qu’il existe x1 , . . . , xn n réels deux à deux distincts dans [0, 1] tels que : f ′ (xk ) = n.
k=1
b) Supposons que f ′ ne s’annule pas. Montrer que pour tout n ∈ N, il existe x1 , . . . , xn n réels deux à deux
n
1
distincts dans [0, 1] tels que : f ′ (xk ) = n.
k=1
! !
! x 1 (0) !!
!
! x2 /2 x 1 !
! !
! .. !
11) On note, pour x ∈ R et n ∈ N∗ , Dn (x) = !! 3
x /3! 2
x /2 x . ! . Justifier que Dn est dérivable et
!
! .. .. !
! . . 1 !!
!
! xn /n! . . . ... x2 /2 x !
déterminer son expression.
12) Soit (a, b) ∈ R2 et f : R −→ R .
x −→ ex + ae−x + bx
Déterminer une CNS portant sur (a, b) pour que f soit une fonction C 1 strictement croissante de R sur R et dont
la réciproque est également une fonction C 1 strictement croissante de R sur R.
13) Soit I un intervalle de R, a, b, c trois points distincts de I et f une fonction deux fois dérivable sur I à valeurs
dans R.
a) Donner l’allure de Γ. Vérifier que l’équation de Tt , la tangente à Γ au point M (t) = (x(t), y(t)) , est
(Tt ) : tx − y − t3 = 0.
b) Déterminer les valeurs de u telles que M(u) ∈ Tt .
c) Déterminer les droites du plan qui sont à la fois √
tangentes et normales à Γ.
(On obtiendra les deux droites d’équation y = ± 2 (x − 2) .)
a) Montrer qu’on peut restreindre l’étude à [0, π/3]. On pourra passer en notation complexe et calculer
z (t + 2π/3) .
b) Construire la courbe, en la positionnant par rapport au cercle de centre O et de rayon 3.
17) Soit I un intervalle de R. Soit (f, g) ∈ C k (I, Rn ) × C k (I, Rm ) et B une application bilinéaire de Rn × Rm dans
n
Rp . Montrer que φ : t ∈ I −→ B (f (t), g(t)) ∈ Rp est de classe C k sur I et que φ(k) = n
k B f
(k) (n−k)
,g .
k=0
18) On note B la base canonique de M3,1 (R). Soit A0 , B0 et C0 trois vecteurs de M3,1 (R) tels que det (A0 , B0 , C0 ) = 1
B
et M ∈ M3 (R) de trace non nulle. On note A, B et C trois fonctions vectorielles dérivables de M3,1 (R), solutions
de Y ′ = M Y, et valant respectivement A0 , B0 et C0 en 0.
1
a) Montrer que φ : (X, Y, Z) ∈ M3,1 (R)3 −→ tr(M) det (M X, Y, Z) + det (X, M Y, Z) + det (X, Y, MZ) est
B B B
tri-linéaire et antisymétrique. Que vaut φ (E1 , E2 , E3 ) ? Qu’en déduire sur φ ?
b) Calculer ψ(t) = det (A(t), B(t), C(t)) pour tout t ∈ R.
B
26
Feuille d’exercices 10 : Suites et séries de fonctions
1) Soit fn : x ∈ R −→ inf n, x2 /n . Étudier la CVS et la CVU de (fn )n .
2) Montrer que si (fn )n CVU sur I, alors fn / 1 + fn2 n CVU sur I.
3) Soit fn définie par fn (x) = sin2 (nx) /(nx) pour x = 0 et fn (0) = 0. Montrer que fn est bornée et que (fn )n 1
CVS sur R. Y a-t-il CVU sur R ? sur {x, |x| a} pour a > 0 ?
x+n
4) Soit fn (x) = n+4nx2 . Étudier la CVU de (fn )n sur [0, 1].
+∞
5) Déterminer le domaine D de définition de S : x −→ nx e−nx . Montrer que S ∈ C (D).
n=1
6) Pour n ∈ N, on pose un (x) = xn ln2 (x) et vn (x) = xn ln(x). Étudier la CVS, CVN et CVU de Σun et Σvn sur
]0, 1]. Pour Σvn , on cherchera à déterminer un sous ensemble de ]0, 1] sur lequel il y a CVU.
7) Pour n 1, on pose fn (x) = nα xn (1 − x) .
a) Chercher les valeurs de α pour lesquelles on a CVN, CVS sur [0, 1].
b) Même question avec la CVU. On prouvera tout d’abord que si une série de fonctions CVU sur I, alors le
terme général CVU vers 0 sur I.
+∞
8) Soit fn : R+ → R . Examiner convergence, continuité et caractère C 1 de fk .
2 k=0
(−1)n e−nx
x → n2 +1
−nx
e
10) a) Convergences simple et normale de la série de fonctions : Σ 1+n2.
27
(−1)n
14) Pour n ∈ N∗ et x > 0 on définit : un (x) = .
n!(x + n)
a) Montrer qu’on a CVS sur R+ , et CVN sur tout [a, +∞[, a > 0. Qu’en déduire ? A-t-on CVN sur R+ ?
1
b) À l’aide d’un développement limité de , montrer qu’on a CVU sur R+ . Qu’en déduire ?
1 + (−1)n n
π/2
16) Soit fn : x ∈ R −→ n sinn x cos x. Étudier la CVS de (fn )n puis lim fn (x) dx.
n→+∞ 0
A-t-on CVU sur [0, π/2] ?
n n+1 1
17) Soit fn : x ∈ [0, 1] −→ 3n x2 − x2 . Étudier la CVS de (fn )n puis lim fn (x) dx. A-t-on CVU sur
n→+∞ 0
[0, 1] ? Retrouver le résultat par une étude directe. (On pourra utiliser sup {t (1 − t) , t ∈ [0, 1]} = 1/4.)
18) Étudier la CVU sur [0, 1] des (fn )n et (gn )n avec fn (x) = xn (1− x) et gn (x) = xn sin(πx). On utilisera le résultat
concernant les fn pour traiter le cas des gn .
2 an
19) Soit (an )n≥1 une suite réelle positive telle que an CV. Pour n ∈ N∗ et x ∈ R+ , on pose : fn (x) = .
n 1 n+x
a) Montrer que fn CVN sur R+ vers S. En déduire S ∈ C (R+ , R) .
n 1
d’indice N de la série fn .
n 1
ii) On fixe ε > 0. Prouver l’existence de N tel que |S(x)| ε/2 + |SN (x)| , puis l’existence de A ∈ R+ tel
que, pour tout x A, |S(x)| ε. Conclure.
sin(x2 )
20) Pour n ∈ N et x ∈ R, on pose : fn (x) = ch(nx) .
a) Montrer que fn CVS sur R et CVN sur tout [a, +∞[, avec a > 0.
n 1
a) Montrer que cette série de fonctions ne CV pas normalement sur R+ , mais qu’elle CVU sur R+ . Déterminer
+∞
lim fn .
x→+∞ n=1
28
23) Soit fn : R∗+ −→ R .
1
x −→ x(x+1)...(x+n)
a) Montrer que fn CVS sur R∗+ et que sa somme est continue sur R∗+ .
1
b) Montrer que Rn ( (n+2)! ) 1 et en déduire qu’il n’y a pas CVU sur R∗+ .
2
24) On considère la série nxe−nx .
n0
a) Montrer qu’il y a CVS sur R+ vers sa somme S, et CVU sur tout segment de R∗+ .
x
b) En déduire une expression de 1 S(t) dt pour x > 0.
c) En déduire une expression de S(x) pour x > 0. S est-elle continue sur R+ ?
d) Y a-t-il CVU sur un intervalle contenant 0 ?
x
25) Soit f0 ∈ C ([a, b], R) et fn : x ∈ [a, b] −→ a fn−1 (t) dt, pour n 1.
a) Montrer que Σfn CVN sur [a, b] vers une fonction s ∈ C ([a, b], R) .
b) Soit S la primitive de s s’annulant en a. Déterminer une équ. différentielle vérifiée par S puis expliciter s.
+∞
x
26) Soit f : x ∈ R −→ arctan n2 +x2 .
n=1
29
Feuille d’exercices 11 : Intégration sur un segment
X X 1 π/4
1) Calculer a) xex cos x dx b) 1
0 3 dx c) I = 0 ln (1 + tan x) dx (poser y = π/4 − x),
sh (x) ch (x)
1 ln(1+x) 1 arctan x π ln 2
puis J = 0 1+x2 dx et K = 0 1+x dx = 8 .
! !
! b !
2) Déterminer l’ensemble des fonctions f de C([a, b], R) telles que : ! a f(x) dx! = f∞ (b − a).
1
n−1
n−1
3) Soit f ∈ C([0, 1], R) et g ∈ C 1 ([0, 1], R). Calculer lim f( nk )g( k+1
n ) après avoir calculé lim 1
f ( nk )g( nk ).
n→+∞ n k=0 n→+∞ n k=0
2n
2n
k+1
4) Calculer la limite l des suites : a) un = k1/k b) un = kn+n2
k=n+1 k=n
n
n n
1/n
k k k k k2 1
c) n2 sin n, puis sin n2 sin n d) un = 1+ n2 e) n
n
(n + 1)(n + 2) . . . 2n
k=1 k=1 k=1
x2 1 1 1
5) Calculer lim ln t dt. On montrera tout d’abord que φ : t > 0 −→ ln t − t−1 est prolongeable par continuité
x→1 x
en 0 et en 1, puis que son prolongement ψ est borné sur R+ .
2x t sin(t)−t
6) Déterminer lim+ x sin t2 dt. On prouvera que φ : t > 0 −→ t2 est bornée sur R∗+ .
x→0
b
7) a) Soit f ∈ Esc ([a, b], K) . Montrer que lim f(t) cos (nt) dt = 0.
n→+∞ a
a) Montrer que H est continue sur R, dérivable sur R∗ . Calculer H ′ (x) pour x = 0.
b) Montrer que si f est dérivable en 0, alors H est C 1 sur R.
1 1 dx
13) On pose E = C 0 ([0, 1], R+∗ ). Pour f ∈ E, on définit P (f ) = 0
f (x) dx 0 f (x)
.
30
14) Soit f ∈ C([0, 1], R).
1
a) Calculer 0
(n + 1)xn f(1) dx.
! 1 !
! !
b) Soit ε > 0. Montrer que : ∃A ∈ [0, 1[, !(n + 1) 0 xn f (x) dx − f(1)! 2 f∞,[0,1] An + ε.
1
c) En déduire lim (n + 1) 0 xn f(x) dx.
n→+∞
π x sin x π2
15) En posant y = π − x, vérifier que 0 1+cos2 x dx = 4 .
a x ln x
16) Calculer de plusieurs façons différentes, pour a ∈ R∗+ , I(a) = 1/a (1+x2 )2
dx.
x
17) Montrer que : e ln ln t dt ∼ x ln (ln x).
x→+∞
x
18) On pose f (x) = 0
sin t2 dt.
1 x
19) E = C(R+ , R). Pour f ∈ E, Tf est définie par Tf (0) = f (0) et Tf (x) = f(t) dt si x > 0.
x 0
a) Montrer que φ : f −→ Tf est un endomorphisme de E. Est-il injectif ? Surjectif ?
1−λ
b) Montrer que si f un vecteur propre de φ, il existe (k, λ) ∈ R∗ × R tel que, pour tout x > 0, f (x) = kx λ .
En examinant lim f(x), déduire le spectre et les espaces propres de φ.
x→0,x>0
b (b−a)2 b
20) Soit f ∈ C 1 ([a, b], R) . Montrer que : a (f (x) − f (a))2 dx 2 a f ′2 (x) dx.
21) Soit E = C(R,R) et Φ : E → E où Φ(f ) : R → R .
x
f → Φ(f) x →
0
tf (t) dt
a) Montrer que Φ est linéaire, que ∀f ∈ E, Φ(f ) ∈ C 1 (R,R), puis : Φ(f )(0) = Φ(f )′ (0) = 0.
b) Φ est injective ? surjective ?
c) Montrer que Φ(f) est deux fois dérivable en 0 et que Φ(f )′′ (0) = f (0).
d) Montrer que Φ(f) est paire si f est paire.
x
22) Déterminer les fonctions continues sur R telles que : ∀x ∈ R, 2xf (x) = 3 0
f(t) dt.
x2
23) Développement limité à l’ordre 10 en 0 de f (x) = √ dt .
x t4 +1
k
1 n−1
24) Soit f ∈ C 3 ([0, 1], R) . Pour g ∈ F ([0, 1], R) , on note Sn (g) = g .
n k=0 n
a) Soit n ∈ N∗ et k ∈ [[0, n − 1]]. En appliquant l’inégalité de Taylor-Lagrange à f sur [ nk , t], pour t ∈ [ nk , k+1
n ],
! ! f ′′′
! 1 1 !
montrer que : ! 0 f (t) dt − Sn (f ) − 2n Sn (f ′ ) − 6n1 2 Sn (f ′′ )! ∞,[0,1]
24n3 .
1 1 1
1
En déduire : Sn (f ) = 0 f (t) dt − 2n Sn (f ) − 6n2 Sn (f ) + O n3 .
′ ′′
1 1
1 ′ 1
1 ′′ 1
b) En déduire : Sn (f ) = 0 f (t) dt − 2n 0 f (t) dt + 12n2 0 f (t) dt + O n3 .
2n−1
1
1
c) Donner un développement limité de un = k en O n3 .
k=n
n
k2
25) a) On pose un = 1+ n3 .
k=1 ! n !
! k2 1 n ! 1 n
k4
À l’aide de l’inégalité de TL, montrer que : !! ln 1 + n3 − k 2!
! 6.
k=1
3
n k=1 2 k=1 n
n α
k
b) Soit α > 0. Déterminer un équivalent de n et en déduire lim un .
k=1 n→+∞
31
"
2n
26) Pour n ∈ N∗ , on pose Tn = ch √1k − n. Déterminer lim Tn . On prouvera tout d’abord l’existence
k=n+1 n→+∞
2
x2
d’un réel δ > 0 tel que pour tout x ∈ ] − δ, δ[, on ait : 1 + x2 ch x 1 + 2 + x4 .
1
27) Soit f ∈ C ∞ ([0, 1], R) . Pour n ∈ N∗ , on pose In = 0 (1 − x)n f(x) dx.
k
ai n!
1
a) Soit k ∈ N∗ . Montrer qu’il existe (a0 , . . . , ak ) ∈ Rk tel que : In = (n+i+1)! +o nk+1 .
i=0
b) En déduire que
In admet un développement limité suivant les puissances de 1/n à tout ordre et donner
celui en o n13 .
29) Calculer :
1 1 2 2
a) lim ((1 + x) x − x x ) x 1ln x b) f (x) = ln(tan( π4 cos x)) dl4 (0)
x→+∞ xx x −x
x 1+sin x x
c) Équivalent en 0 de f(x) = (1 + sin x) − (1 + x) d) lim tan π4 + x1
x x→+∞
e) lim x2 1 + x1 − ex3 ln 1 + x1 f) lim (tan x)tan 2x
x→+∞ x→π/4
99
xk
g) f (x) = ln k! dl100 (0) h) f (x) = ln ln(1+x)
x dl3 (0)
k=0
30) Montrer que f : x ∈ ]−1, +∞[ → x + ln(1 + x) admet une réciproque sur R. Développement limité de f −1 au
voisinage de 0 à l’ordre 3.
* *
31) Soit f ∈ C 2 (R, R) telles f et f ′′ sont bornées sur R. On notera Mi = *f (i) *∞ pour i = 0, 2.
a) Montrer que : ∀a ∈ R∗+ , |f ′ (0)| Ma0 + 12 M2 a. On appliquera l’ITL sur deux intervalles différents pour
obtenir tout d’abord : |f (a) − f(−a) − 2af ′ (0)| a2 M2 .
M0 1
b) Montrer que : ∀a ∈ R∗+ , ∀x ∈ R, |f ′ (x)| a + 2 M2 a.
√
c) En déduire que f ′ est bornée sur R et : f ′ ∞ 2M0 M2 .
n
32) Soit a ∈ R∗+ et f ∈ C 2 ([0, a], R) s’annulant en 0. On note, pour n > a1 , on note : un = f k
n2 . Montrer que
k=1
(un )n converge et déterminer sa limite. On pourra utiliser l’ITL sur tout [0, nk2 ], k ∈ [[1, n]].
33) En utilisant l’ITL entre [0, x], pour tout x réel fixé, exprimer sin (x) comme la somme d’une série numérique.
! !
34) Soit k ∈ R∗+ et f ∈ C ∞ (R, R) telle que : ∀n ∈ N, f (n) (0) = 0 et ∀n ∈ N, ∀x ∈ R, !f (n) (x)! n! kn .
Montrer que f est nulle sur [ −1 1
k , k ], puis sur R.
x
35) Déterminer les fonctions f ∈ C (R, R) telles que : ∀x ∈ R, f (x) + 0 (x − t)f(t) dt = ax + b.
x+a
36) On cherche les fonctions de CM (R, C) telles que : ∀a ∈ R∗+ , ∀x ∈ R, 2af (x) = x−a f (t) dt.
x
a) Montrer que si f ∈ CM (I, K) , alors pour tout u ∈ I, F : x −→ u
f (t) dt est continue sur I. On pourra
montrer que F est lipschitzienne sur tout segment inclus dans I.
b) En déduire qu’une fonction f solution est de classe C ∞ .
c) Montrer qu’une fonction solution vérifie : ∀a ∈ R∗+ , ∀x ∈ R, f ′ (a + x) = f ′ (a − x) et en déduire que f ′ est
constante. Conclure.
37) Pour f ∈ C 2 ([a, b], C) , avec a < b, on pose F : x ∈ [a, b] −→ [a,x] f (t) dt − x−a
2 (f (x) + f (a)) .
1 ′′
Montrer que |F (b)| f ∞,[a,b] [a,b] (b − x) (x − a) dx. On calculera notamment F (a) et F ′ (a).
2
32
Feuille d’exercices 12 : Séries entières
9) a) Montrer que (cos(n)) ne converge pas vers 0, à l’aide d’une suite extraite.
b) Rayon et somme de cos (n) xn .
n 0
+∞
(−1)n−1 π
10) Montrer que ln 2 = n à l’aide d’un DSE de ln (1 + x) . Avec une méthode semblable, exprimer sous
n=1 4
forme d’une somme de série numérique.
n
11) Soit (un ) définie par : u0 = 1, un+1 = uk un−k . On pose, en admettant que le rayon de convergence de
k=0
+∞
un xn est R > 0 : f(x) = un xn .
n 0 n=0
a) Calculer xf 2 (x) − f (x). En déduire une expression de f(x) pour 0 < |x| < min {R, 1/4} .
b) Déterminer une expression de un−1 et en déduire R, ainsi qu’un équivalent de un .
E((n−1)/2)
12) Déterminer le DSE de x → ex sin x. En déduire : 2n/2 sin (nπ/4) = (−1)k n
2k+1.
k=0
33
sin nθ n
13) a) Rayon de convergence et somme de n! x , où θ ∈ R.
n 0
2π
b) En déduire, pour p∈ N, la valeur de Ip = 0 ecos θ sin (pθ) sin (sin θ) dθ.
n
14) Soit (un )n une suite bornée. Pour n ∈ N, on note Sn = uk .
k=0
un n Sn n
a) Calculer les rayons de convergence des séries entières n! x et n! x .
n 0 n 0
i) Soit ε > 0. Prouver qu’il existe N ∈ N et un polynôme en x de degré N noté PN tel que :
|e−x S(x) − ℓ| e−x PN (x) + ε. (On commencera par écrire ℓ sous la forme d’un produit de e−x par
d’une somme infinie.)
ii) En déduire que lim e−x S(x) = ℓ.
x→+∞
n!
15) Pour n 0, on pose an = Déterminer le rayon de Σan x2n+1. . Montrer que f est solution d’une
1×3×···×(2n+1) . √
2
équation différentielle du premier ordre. En déduire : f (x) = √2−x2
arcsin √x2 pour |x| < 2.
2
16) Soit
(an )n la suite définie par a0 = a1 = 1 et : ∀n ∈ N, an+2 = an+1 − n+2 an . On note R le rayon de convergence
de an x et f sa somme.
n
n0
18) Soit (sn )n∈N la suite définie par s0 = s1 = 1 et sn = sn−1 + sn−2 pour n 2.
a) En calculant sn , calculer le rayon et la somme de la SE sn xn .
n 0
b) Sans calculer sn , montrer que le rayon est strictement positif (on majorera sn ), calculer sa somme, retrouver
l’expression de sn et conclure quant au rayon de la SE.
arcsin(x)
19) Soit f(x) = √
1−x2
.
a) Montrer que f admet un DSE et déterminer son rayon. On notera an ses coefficients.
4p
b) Montrer que : ∀p ∈ N, a2p = 0 et a2p+1 = (2p+1)(2p
. (On vérifiera que f satisfait une équation différentielle
p)
d’ordre 1.) Retrouver, grâce à un équivalent de a2p+1 , le rayon de la SE égale à f.
1
+∞
c) Montrer que 2n = 43 + 92π
√ .
n=0 ( n )
3
34
Feuille d’exercices 13 : Intégration sur un intervalle
1) Déterminer si les fonctions suivantes sont intégrables sur les intervalles indiqués :
√ 2
a) f (x) = x + 2 − x2 + 4x + 1 (R+ ) b) f (t) = sintα t suivant les valeurs de α > 0 R∗+
nπ
n−1
1
(On montrera notamment que π f (t) dt 2πα−1 (k+1)α .)
k=1
sin 5x−sin 3x
ln(t2 ) ln(1−t2 )
c) f (x) = R∗+ d) f (t) = t2 (]0, 1[)
x5/3 √
th x |ln(t)| ln2 (t)
e) f(x) = e−x2 +1
([1, +∞[) f ) f (t) = t2 +t+1 ([1, +∞[) g) f (t) =√ ( ]0, 1])
t(1+sin2 (t))
+∞ dx
+∞ x arctan x
dx
2) Calculer : a) b) 2 +1)2 dx c) 1+x+x2 .
0+∞ (x+1)(x+2)(x+3) 0+∞ (x dx R+∞
e) 0
xn cos x e−x dx, n∈N d) 0 (x2 +1)n f ) 0 1 − x arctan x1 dx
1 1 !! 1−t !! +∞ 1 !! 1−t !!
3) Convergence de I1 = 0 t
ln ! 1+t ! dt et I2 = 1
ln ! 1+t ! dt. Montrer que I1 = I2 et calculer I1 grâce à un
! ! t
1 ! !
développement en série entière de ln ! 1−t 1+t ! .
t
+∞ 1 n ln(x)
4) Prouver : a) 0 e−ax arctan x dx ∼ a12 b) 0 x 1+x dx ∼ − 2n1 2
a→+∞ +∞
1 ln t2 ln(1+t2 ) (−1)k
+∞ +∞ −x2 −a2
c) 0 t2 dt = −2 ln 2 − 4 (2k+1)2 + π. d) a e dx ∼ e 2a .
k=0 a→+∞
+∞ +∞ x sin x
5) Existence de a) 1
t sin t3 + t + 1 dt. b) 0 x2 +x+1 dx.
+∞ 1
6) Soit f ∈ C 2 (R+ , R) telle que f ′′ 3. Montrer que 0 dx existe.
1 + |f(x)|
7) a) On définit f : D → R . Préciser D et la classe de f ? Calculer f ′ (x) et lim f(x).
+∞ e−t x→+∞
x → x t dt
−x +∞ e−t −x
b) Montrer que : −f(x) + e x = x 2
dt et que f (x) ∼ e x .
t x→+∞
c) Montrer que : x → f(1) − f (x) − ln x admet en 0 une limite finie.
8) Soit f ∈ C([0, 1], R).
1 1 xn
Montrer que lim 0 f (xn ) dx = f (0) et en déduire un équivalent de In = 0 1+xn dx.
n→+∞
+∞ x
+∞
(−1)n 1
+∞
(−1)n−1
9) Vérifier : a) 0 ch x dx = 2 (2n+1)2
c) 0
x+x dx = nn .
n=0 n=1
+∞ √
+∞
(−1)n n! 1 π2
b) 0
−x
e cos x dx = (2n)! d) 0 ln t arctan t d t = − π2 + ln 2 +
2
24 .
n=0
1 ln t2 ln(1−t2 ) π2
n
1
10) Montrer que 0 t2 dt = −4 ln 2 + 2 . (Rappel : k = ln n + γ + o(1))
k=1
n n n
11) Calculer : a) lim + 1 + nx e−2x dx b) lim 0 1 − nx ex/2 dx.
n→+∞ R n→+∞
x
12) Soit f ∈ C (]a, b], K) , intégrable sur ]a, b]. Que dire de ϕ : x ∈ ]a, b] −→ a f(t) dt ?
+∞ e−t
Application : domaine de définition, classe de g, g′ (x), et lim de g : x −→ 2x2 1+t 2 dt.
+∞
+∞ sin t
13) On rappelle que 0 t dt est une intégrale impropre convergente. On calcule ici sa valeur.
n π/2 sin(2n+1)t
a) Calculer Sn (t) = 1 + 2 cos (2kt) pour t ∈ ]0, π[ et Jn = 0 sin t dt.
k=1
π 1 1
b) Soit φ : t ∈ [0, ] −→ − pour t = 0 et φ(0) = 0.
2 t sin t
π/2
i) Montrer que φ ∈ C 1 [0, π2 ], R et en déduire lim 0 φ(t) sin (λt) dt.
λ→+∞
ii) En fait, φ ∈ C ∞ (] − π, π[) . Le vérifier en exprimant φ comme quotient de deux fonctions C ∞ .
π/2
c) Calculer lim 0 sin(2n+1)t t dt et conclure.
n→+∞
35
1
14) Soit λ ∈ ]0, 1[ et g la fonction définie sur ]0, 1[ par g(x) = x1−λ (1−x)λ
.
1
a) Montrer que g est intégrable sur ]0, 1[. On notera Iλ = 0
g(x) dx.
+∞ du
b) A l’aide d’un changement de variable homographique, montrer que Iλ = 0 u1−λ (1+u)
.
1
c) On note Jλ = 0 u1−λdu(1+u)
. Exprimer Iλ en fonction de Jλ et J1−λ .
N
(−1)n uN+λ
d) Montrer que, pour tout N ∈ N, Jλ = n+λ + (−1)N+1 ]0,1[ 1+u du. En déduire une expression de Jλ
n=0
comme somme d’une série convergente.
1 (−1)n
+∞
e) En déduire que : Iλ = + 2λ λ2 −n2
.
λ n=1
+∞
15) Montrer que P = 0|P (t)| e−t dt définit une norme sur R[X].
1 n +∞ (ln x)n
16) Pour n ∈ N, on pose In (α) = 0 (lnxx) α dx et Jn (α) = 1 xα dx.
a) Vérifier que In (α) (resp. Jn (α)) CV si et seulement si α < 1 (resp. α > 1).
b) À l’aide d’intégrations par parties, calculer In (α).
c) En posant t = x1−α , calculer Jn (α) .
π/2 π/2
17) a) Montrer que I = 0 ln (sin x) dx et J = 0 ln (cos x) dx existent et sont égales.
π/2
b) En utilisant 0 ln (sin 2x) dx, calculer I.
n
18) Calculer lim ]0,+∞[ arctan(t
1+t2
)
dt.
n→+∞
+∞ ln(t)
19) Pour x ∈ R∗+ , on pose f (x) = 0 dt. Calculer f(1) (poser u = 1/t) puis f (x) pour x > 0 (poser t = ux).
x2 +t2
α
20) Soit f ∈ L1 (R, R+ ) . On note, pour n ∈ N∗ et α 1, In (α) = R n ln 1 + f (x)
n dx.
a) Étudier lim In (1), puis lim In (2) après avoir comparé (a + b)2 et a2 + b2 pour (a, b) ∈ R+ .
n→+∞ n→+∞
36
Feuille d’exercices 14 : Espaces préhilbertiens
a) Interpréter le scalaire 'u (ej ) , εi ( relativement à M, pour tout (i, j) ∈ [[1, n]]2 .
n n
b) En déduire que s = 'u (ej ) , εi (2 ne dépend pas des BON B et C choisies.
i=1 j=1
5) Soit (E, ' | () un espace euclidien et f ∈ LR (E) telle que : ∀(x, y) ∈ E 2 , 'x, y( = 0 ⇒ 'f (x), f (y)( = 0.
a) Soit (ei )1 i n une base othonormée de E. Calculer 'f (ei + ej ), f(ei − ej )( pour tout (i, j) ∈ [[1, n]]2 .
En déduire qu’il existe k ∈ R+ tel que ∀i ∈ E, f (ei ) = k.
b) En déduire : ∀x ∈ E, f(x) = k x et ∀ (x, y) ∈ E 2 , 'f (x), f(y)( = k2 'x, y( .
6) Soit (E, ' , () un espace préhilbertien et F = (e1 , . . . , en ), n vecteurs unitaires de E tels que, pour tout x de E,
n
on a : x2 = 'ek , x(2 . Montrer que F est ON. On note F = vect (e1 , . . . , en ) . Déterminer F ⊥ et conclure.
k=1
7) Soit (E, ', () un espace euclidien de dimension n et u ∈ LR (E) tel que : ∀x ∈ E, 'u(x), x( = 0.
⊥
a) Montrer que : E = Ker u ⊕ Im u.
b) Soit v = uIm u . Que dire de v ? Déterminer Sp v et vérifier que le rang de u est pair.
a) On suppose Ker p ⊂ Im p⊥ . Vérifier qu’il y a égalité entre ces deux espaces. De quel type de projecteur
s’agit-il ? En calculant 'x, p(x)( , montrer que : ∀x ∈ E, on a : ||p(x)|| ||x||.
b) On suppose Ker p ⊂ Im p⊥ .
i) Montrer qu’il existe (k, i) ∈ Ker p × Im p tels que : 'k, i( < 0.
ii) Montrer que : ∃η > 0 tel que ∀λ ∈ ]0, η[, 2 'λk, i( + λk2 < 0.
iii) Prouver l’existence de x ∈ E tel que p(x) > x . Conclusion ?
n
9) Soit E = Rn [X] et a0 , . . . , an n + 1 réels distincts. Pour P et Q dans E, on pose 'P, Q( = P (ak ) Q (ak ) .
k=0
a) Vérifier qu’il s’agit d’un produit scalaire sur E et déterminer une BON de E pour ce produit scalaire.
$
n
b) On note H = P ∈ E, P (ak ) = 0 .
k=0
37
+∞
12) On étudie le minimum (noté δ) de f : (a, b) ∈ R2 −→ 0
(x3 + ax + b)2 e−2x dx.
+∞
a) Montrer que 'P, Q( = P (x)Q(x)e−2x dx définit un produit scalaire sur R[X].
0
+∞
b) En se ramenant à la fonction Γ, calculer 0 xm e−2x dx pour tout m ∈ N.
c) On pose A = X 3 et on note p la projection orthogonale de R[X] sur R1 [X]. Montrer que B = p (A) si, et
α 'X, 1( + β '1, 1( = 'A, 1(
seulement si, il existe (α, β) ∈ R2 tel que B = αX + β et .
α 'X, X( + β '1, X( = 'A, X(
En déduire p (A) .
d) Interpréter δ et exprimer sa valeur à l’aide d’une intégrale.
1 √
13) Soit φ : (P, Q) ∈ R[X] × R[X] −→ −1
P (t)Q(t) 1 − t2 dt.
14) Soit (E, ' , () un espace euclidien et B = (e1 , . . . , en ) une base quelconque de E.
On note AB = ('ei , ej ()1 i,j n ∈ Sn (R).
a) Soit (A, B) ∈ Mn (R)2 . Montrer que [∀ (X, Y ) ∈ Mn1 (R), t XAY = t XBY ] ⇒ A = B.
b) Montrer que si X = Mat x et Y = Mat y, alors 'x, y( = t XAB Y. Que dire si B est orthonormée ?
B B
′ ′ ′
c) Si B est une autre base de E et
′
PBB la matrice de passage, vérifier que AB′ = t PBB AB PBB .
1
15) Soit E = RN [X] muni du produit scalaire 'P, Q( = 0 P (t)Q(t) dt. On note Ln = (X n (1 − X)n )(n) .
a) Montrer que deg (Ln ) = n et que Ln admet n racines simples dans ]0, 1[.
Donner son coefficient dominant, noté dn .
b) Calculer 'X n , (1 − X)n ( pour n ∈ N.
c) Montrer que (Ln )0 nN est une BOG de E et que Ln = √ n! .
2n+1
n−1
d) Montrer que, pour tout n ∈ N, il existe (α0 , . . . , αn−1 ) ∈ Rn tels que Ln = dn X n + αk Lk .
k=0
En déduire la valeur de 'Ln , X ( . n
e) Soit P = (pij )1i,jn la matrice de passage de X k 0 k n−1 à (Lk )0 k n−1 .
i) Donner l’expression de Lk en fonction des pij et des X i .
n−1
(2k)!
ii) Quelle propriété possède P ? Montrer que det (P ) = (−1)n(n−1)/2 k! .
k=0
+ i−1 j−1 ,
f) On pose A = X ,X 1 i,j n
et B = ('Li−1 , Lj−1 ()1 i,j n .
i) Que dire de la matrice B ?
ii) Comparer les coefficients (i, j) des matrices B et t P AP, grâce à e)i). Conclusion ?
n−1
(k!)4 1
g) En déduire que det (C) = (2k)!(2k+1)! où C = ( i+j−1 )1 i,j n .
k=0
+∞
16) Soit E = (un )n ∈ R tel que
N
u2n converge muni de 'u, v( = un vn . On dit qu’ une suite (un )n est à
n 0 n=0
support fini lorsqu’il existe un entier N tel que pour tout n N, on ait un = 0.
38
17) Soit p et q deux projecteurs orthogonaux d’un espace vectoriel euclidien.
Comparer Im (p) et Ker (p) , puis montrer que : p ◦ q = 0 ⇐⇒ q ◦ p = 0.
+∞
18) a) Pour P et Q deux polynômes, on pose 'P, Q( = 0 P (t)Q(t) e−t dt. Vérifier que cela définit un produit
scalaire sur F = Rn [X].
(k) (k)
b) Montrer que : ∀k < n, [tn e−t ] |t=0 = 0 et lim [tn e−t ] = 0.
t−→+∞
+∞ (n)
c) Calculer, pour k n, la quantité 0 tk (tn e−t ) dt. (On effectuera une succession d’IPP en justifiant
soigneusement la valeurs des crochets.)
1 x k −x (k)
d) On pose, pour k ∈ [[0, n]] : Lk (x) = k! e (x e ) .
i) Vérifier qu’il s’agit de polyômes dont on donnera le coefficient dominant.
ii) Montrer que (Lk )k∈[[0,n]] est une base orthonormée de F.
19) Pour A ∈ Mn (R), on note φA : X ∈ Mn (R) −→ AX − XA, et C (A) = {X ∈ Mn (R), AX = XA} .
a) Vérifier de deux façons différentes que C (A) est un R-ev.
b) Montrer que l’application transposition établit un isomorphisme entre Ker (φA ) et Ker (φt A )
⊥
c) Montrer que Im (φt A ) ⊂ Ker (φA ) , puis qu’il y a en fait égalité.
d) Comparer Im (φA ) et Ker (φt A )⊥ .
En déduire : [∃X0 ∈ Mn (R), B = AX0 − X0 A] ⇐⇒ [∀X ∈ C (A) , tr (BX) = 0].
20) Soit (E, ' | () un espace euclidien réel, n ∈ N∗ et (u1 , ..., un ) n vecteurs de E.
On note G (u1 , ..., un ) = ('ui , uj ()1 i,j n ∈ Mn (R).
a) i) On suppose que (u1 , ..., un ) est liée. Montrer qu’il existe (α1 , . . . , αn ) , n réels non tous nuls, tels que
n
αj colj (G (u1 , ..., un )) = On,1 .
j=1
n
ii) On suppose ici qu’il existe (α1 , . . . , αn ) , n réels non tous nuls, tels que αj colj (G (u1 , ..., un )) = On,1 .
j=1
n
n
Montrer que, pour tout i ∈ [[1, n]], αj uj ⊥ ui puis que αj uj = 0E .
j=1 j=1
iii) Montrer que : (u1 , ..., un ) est liée ⇐⇒ det [G (u1 , ..., un )] = 0.
b) On suppose que (u1 , ..., un ) est libre. On note B = (e1 , . . . en ) une BON de Vect (u1 , ..., un ) et on définit
P = (pi,j )1 i,j n , la matrice des vecteurs (u1 , ..., un ) dans B.
i) Que dire de P ? Exprimer les uj , j ∈ [[1, n]] fonction des ek , k ∈ [[1, n]].
ii) Exprimer G (u1 , ..., un ) en fonction de P. En déduire det G (u1 , ..., un ) > 0.
c) Soit U = vect (u1 , ..., un ) et x ∈ E. On suppose det (G (u1 , ..., un )) = 0. On notera xU et xU ⊥ les projetés
orthogonaux de x sur U et U ⊥ . Écrire la première colonne de G (x, u1 , ..., un ) comme somme d’une colonne
dont les coefficients 2 à n sont nuls et d’une colonne où n’interviennent que les ui , i ∈ [[1, n]] et xU . En
det(G(x,u1 ,...,un ))
déduire : d(x, U) = det(G(u1 ,...,un )) .
1
2π
22) Soit E = C2π , muni de 'f, g( = 2π 0 f(t)g(t) dt, et N ∈ N∗ .Pour k ∈ N∗ , on pose fk (t) = k cos (2kt) et
EN = vect (fk , k ∈ [[1, N ]]) .
a) Soit f ∈ E. Exprimer PEN (f ) en fonction des coefficients αk = 'fk , f( .
α2n
b) Grâce à l’inégalité de Bessel, montrer que n2 converge et majorer la somme de cette série.
n 1
39
Feuille d’exercices 15 : Espaces euclidiens
7) On cherche les matrices A ∈ On (R) pour lesquelles il existe λ ∈ R tel que (A − λIn )2 = 0.
a) Soit f ∈ O (E) . On pose v = f (u). Montrer que f ◦ ru ◦ f −1 (v) = −v, et f ◦ ru ◦ f −1 (w) = w pour tout
w ∈ (Rv)⊥ . Que peut-on en déduire sur f ◦ ru ◦ f −1 ?
b) Montrer que f et ru commutent ssi u est un vecteur propre de f.
c) Montrer qu’en endomorphisme g dont la matrice sur toute base est diagonale est nécessairement une ho-
mothétie.
d) En déduire que les isométries qui commutent avec toute autre isométrie sont ± IdE .
1 4 −8
1
12) Soit A = 4 7 4 . Étudier l’endomorphisme canoniquement associé à A.
9 −8 4 1
40
13) On considère E, un espace euclidien de dimension n 2.
15) Soit A ∈ Sn (R) telle que Sp(A) = {λ1 , ..., λn }, les λi étant classés par ordre de valeur absolue croissante. On
note la norme euclidienne sur Mn,1 (R).
n
a) Que représente a2ij pour la matrice A ? En déduire que a2ij = λ2k .
i,j i,j k=1
41
n
19) Soit (x1 , . . . , xn ) ∈ Rn tel que x2k = 1. On note A = (xi xj )1 i,j n ∈ Mn (R) et S = In − 2A.
k=1
Vérifier que S ∈ Sn (R) ∩ On (R) et reconnaître S.
20) a) Soit X ∈ Mn,1 (R). Diagonaliser la matrice A = X t X.
2α2 − 1 2αβ 2αγ
b) Diagonaliser A = 2αβ 2β 2 − 1 2βγ , où α2 + β 2 + γ 2 = 1, avec (α, β, γ) ∈ R3 .
2αγ 2βγ 2γ 2 − 1
21) a) Soit (f, g) ∈ LR (R ) . Déterminer une CNS pour que rg (f ◦ g) = rg g.
n 2
a) A étant symétrique réelle, on note P = (pij )i,j ∈ On (R) et D = diag(d1 , . . . , dn ) tels que t P AP = D.
Montrer que les di sont strictement positifs.
n
b) Soit pi = pki ek . Vérifier que (pi )1 i n est une BOG de Rn pour ' , ( . En déduire une BON.
k=1
27) a) Montrer que si P est une matrice constante de Gl3 (R) et (Mn )n est une suite de matrices de M3 (R) qui
converge vers M, alors la suite (P Mn t P )n converge vers P M t P. On utilisera une application linéaire opérant
sur les matrices.
1 1 1
2 4 4
b) Soit A = 1
4
1
3
5
12
. Diagonaliser A puis montrer que (An )
n∈N converge. Reconnaître sa limite L.
1 5 1
4 12 3
u0
c) Soit (Xn )n la suite de Mn,1 (R) définie par X0 = v0 et Xn+1 = AXn pour n ∈ N.
w0
i) Montrer que φ : M ∈ Mn (R) −→ P M t P X0 ∈ Mn (R) est continue. En déduire la convergence et la
limite de (Xn )n par un calcul matriciel.
ii) Retrouver le résultat sans calculs matriciels, à l’aide de la nature de L.
28) a) Soit E un espace euclidien de dimension p et f ∈ LR (E). Soit B = (e1 , . . . , ep ) une base orthonormée de E.
Exprimer tr (f) en fonction des réels 'ei , f (ei )( , i ∈ [[1, p]].
b) On note E l’espace Mn (R). Soit P ∈ Mn (R) une matrice fixée et φ : X ∈ Mn (R) −→ P X + XP.
i) Rappeler la définition de la base canonique Bc et du produit scalaire canonique de E.
ii) Retrouver rapidement Ei,j Ek,l = δ j,k Ei,l et en déduire que Bc est une BON de E pour le produit
scalaire canonique.
iii) Vérifier que φ est linéaire. Quelle est la taille de Mat φ ?
Bc
iv) Montrer que tr (φ) = 2n tr (P ) .
42
Feuille d’exercices 16 : Intégrales dépendant d’un paramètre
2 2
1 e−(1+t )x
1) a) Soit g : x ∈ R −→ 0 dt. Montrer que g est de classe C 1 sur R.
1 + t2
x 2
b) Exprimer g en fonction de h(x) = 0 e−t dt. Quelle est la classe de g ?
+∞ 2
c) Déterminer l’existence et la valeur de 0 e−t dt.
1 ln t
2) Soit Φ la fonction définie par : Φ(x) = 0 t+x dt.
a) Vérifier qu’elle est définie sur R∗+ et qu’elle est de classe C 1 sur cet intervalle.
1/e ln t
b) Montrer que Φ(x) 0 t+x dt. En déduire que Φ n’est pas prolongeable par continuité en 0.
c) Donner une expression simple de Φ′ (x), grâce à une intégration par parties.
2
d) Montrer que Φ(1) = − π12 en écrivant l’intégrande comme une somme infinie.
n
1 π2
(On admettra que k2 = 6 .)
k=1
− ln(x)
e) Pour x > 0, on pose Ψ(x) = Φ(x)+Φ(1/x). Vérifier que : ∀x > 0, Ψ′ (x) = x . En déduire une expression
simple de Ψ(x).
+∞ − x2 + x
a 2
43
3 cos(xt)
7) a) On définit f : x ∈ R −→ 2 t dt. Vérifier que f ∈ C ∞ (R, R).
b) Que vaut lim f (x) ? Calculer également f (n) (0) pour tout n ∈ N.
x→0
c) Démontrer que f est DSE. Préciser le rayon de la SE obtenue, et retrouver le résultat de b).
+∞ 2
8) a) Démontrer que la fonction f : t ∈ R −→ 0 e−x cos (xt) dx est de classe C 1 sur R, puis déterminer une
équation différentielle vérifiée par f. En déduire une expression de f.
+∞
b) Pour n ∈ N, on note an = 0 e−u un−1/2 du. Calculer an . En déduire que f est DSE sur R et retrouver le
+∞ e−u √
résultat de a). (On rappelle que 0 √ du =
u
π.)
1 tx−1
9) Soit φ : x −→ 0
√
1+t
dt.
a) Montrer que φ est définie sur I = R∗+ , et qu’elle y est positive et décroissante.
b) Calculer φ(1) et φ(1/2).
c) Déterminer un équivalent de φ en +∞ à l’aide d’une intégration par parties.
1 ! !
d) Déterminer la limite en 0 de φ puis montrer que φ(x) ∼ en vérifiant que !φ(x) − x1 ! est bornée sur R∗+ .
x→0 x
(k)
e) Montrer que φ est C sur I et expliciter φ pour tout k ∈ N.
∞
xt−t2
12) Soit f(x) = Re dt.
a) Déterminer le domaine de définition de f. Vérifier que f est C 1√sur son domaine est qu’elle satisfait une
équation différentielle du premier ordre. En déduire que f (x) = π exp(x2 /4).
b) Retrouver le résultat précédent en développant en série entière exp(xt).
−t
e√
−t
e√
13) On pose C(x) = R∗ t
cos(xt) dt et S(x) =
sin(xt) dt. Déterminer une équation différentielle vérifiée
R∗ t
+ +
+∞ 2
√
par U = C + iS. En déduire les valeurs de C et S. (On rappelle que 0 e−t dt = 2π .)
44
Feuille d’exercices 17 : Équations différentielles
1) Soit l’équation différentielle (E) : x2 − 4x y ′ − (x + 2) y = x.
a) Montrer qu’il existe une solution DSE au voisinage de 0, et qu’il s’agit de y(x) = −x/6.
b) Résoudre (E) puis examiner les raccords éventuels en 0, et ceux en 4.
x′′ = x′ + y′ − y x′′ = 3x + y + et
8) Résoudre a) (S) : b) (S) : (Combinaison d’équations.)
y′′ = x′ + y′ − x y′′ = 2x + 2y + et
9) On souhaite résoudre (H) : tx′′ (t) + 2x′ (t) − tx(t) = 0.
45
11) Résoudre : (i) 1 − x2 y ′′ − xy ′ + 9y = 0 ; (ii) y(0) = a ; (iii) y ′ (0) = b. (Poser z(θ) = y (cos θ) .)
−3x
12) Résoudre (E) : y ′′ + 6y ′ + 9y = √ex2 +1 . Pour la solution particulière, on choisira h, une solution de (H) qui ne
s’annule pas sur R et on la cherchera sous la forme y = zh, z étant une fonction à déterminer.
13) Soit (E) : xy ′′ + 3y ′ − 4x3 y = 0. Déterminer les solutions développables en séries entières au voisinage de 0, puis
intégrer (E) . Existe-t-il des solutions définies sur R ?
14) a) Soit l’équation différentielle (E) : x2 + 1 y ′′ + xy ′ − 4y = 0. Poser z(t) = y(sh(t)) et résoudre (E) .
b) Retrouver le résultat en cherchant les solutions DSE.
15) Résoudre l’équation différentielle (E) : x3 y ′′ − 2xy + 3 = 0 en posant z = xy ′ + y. On obtiendra une équation du
premier ordre en z ′ dont on
déterminera une solution particulière.
On aura finalement : S = x > 0 −→ αx + βx2 /3 + ln (x) /x, (α, β) ∈ R2 .
+∞ eit
16) a) Montrer que 1 dt est convergente, grâce à une intégration par parties.
t
b) Chercher une solution particulière de (E) : y ′′ + y = x1 sous forme yp : x −→ z(x)eix , où z est une fonction
x
inconnue. On obtiendra yp (x) = 1 sin(x−t)
t dt
c) i) Déterminer toutes les solutions de (E) : y ′′ + y = x1 .
ii) En écrivant toute solution sous la forme y(x) = a(x) cos(x) + b(x) sin(x) et en examinant y (2nπ) et
y(π/2 + 2nπ) pour n ∈ N, montrer que (E) admet une unique solution sur R∗+ qui tende vers 0 en +∞.
Déterminer son expression. On la notera y0 dans la suite.
+∞ sin t +∞ sin t
d) Montrer que : ∀x > 0, y0 (x) = 0 x+t dt et x→0
lim y0 (x) = 0 t dt.
+∞ e−tx ∗
e) Soit g : x ∈ R+ −→ 0 1+t2 dt. Montrer que g ∈ C
∞
R+ , R ∩ C (R+ , R), puis comparer g et y0 .
+∞ sin t
f) En déduire la valeur de 0 t dt.
46
Feuille d’exercices 18 : Probabilités
1) Dans un jeu de dominos, chaque domino porte deux nombres de [[0, 6]], éventuellement identiques.
2) Une urne contient 9 boules numérotées de 1 à 9. Calculer la probabilité d’obtenir 2 boules portant des numéros
de même parité dans les cas suivants :
3) A dispose de trois boîtes opaques. Il place une pièce dans l’une d’elles. B essaie de deviner la boîte contenant
la pièce, et en désigne une. A indique alors à B parmi les deux boîtes restantes une boîte dont il sait qu’elle ne
contient pas la pièce. En changeant son choix, B a-t-il plus de chance de trouver la pièce ?
4) Un lot de 120 dés contient 80 dés parfaits tels que la probabilité de faire 6 soit exactement 1/6, contrairement
aux autres dés, pour lesquels cette probabilité vaut 1/5 ou 1/7 (ces deux derniers cas sont équiprobables). On
prend un dé au hasard, on le jette et on obtient 6. Quelle est la probabilité pour qu’il soit parfait ?
5) Un élève dispose de 4 itinéraires pour aller au lycée. La probabilité qu’il choisisse l’itinéraire A1 est 1/3, 1/10
pour A2 , et 1/5 pour A3 . La probabilité d’arriver en avance par A1 est 1/20, 1/10 par A2 et 1/5 par A3 . Par
A4 , l’élève arrive juste à l’heure.
6) On considère une suite de lancers indépendants d’une pièce mal équilibrée dont la probabilité de donner pile (P )
est p ∈]0, 1/2[. On posera q = 1 − p. On note An l’événement "P F apparaît pour la première fois aux tirages n
et n + 1"et B l’évènement "P F n’apparaît pas au cours de la séquence infinie de lancers".
+∞
a) Calculer P (An ), puis P(An ). Que représente l’évènement A = ∪ An ? En déduire P (B) .
n=1 n 1
b) On note C l’évènement "P n’apparaît pas lors de la séquence infinie de lancers" et D l’évènement "il existe
un rang à partir duquel les tirages donnent P ".
i) Soit (n, k) ∈ N∗2 . Quelle est la probabilité de l’évènement Cn,k "la pièce donne face pour les tirages n,
n + 1, . . . , n + k” ? En déduire P(C).
ii) Quelle est la probabilité de l’évènement Dn "la pièce donne pile à partir du tirage n”, pour n 1 ?
Montrer que P(Dn ) = 0, puis que P (D) = 0.
iii) Retrouver la valeur de P(B).
9) Soit n 2. On dispose de n cartons numérotés de 1 à n. On prend un carton au hasard. Si l’on obtient le carton
numéro i, on place alors dans une urne i boules blanches et n − i boules noires. On tire successivement et avec
remise deux boules de cette urne.
47
10) Des personnes se transmettent une information. Chaque personne transforme l’information reçue en son contraire
avec la probabilité p, et la transmet fidèlement avec la probabilité q = 1 − p. On note pn la probabilité que la
n-ième personne reçoive l’information non déformée. Ainsi, p1 = 1.
11) Soit p ∈ N∗ . Camille lance une pièce de monnaie qui amène pile avec la probabilité a (avec 0 < a < 1). Elle
marque 1 point si elle obtient pile et 2 points si elle obtient face. Le jeu s’arrête dès qu’elle atteint ou dépasse n
points. On note pn la probabilité qu’elle marque exactement n points.
a) Calculer p1 et p2 .
b) Montrer que pour n 1, pn+2 = apn+1 + (1 − a)pn . En déduire une expression de pn en fonction de n et a.
12) Un mobile se déplace aléatoirement dans l’ensemble {A, B, C} des sommets d’un triangle : si, à l’instant n, il est
sur un sommet, alors soit il y reste avec la probabilité 2/3, soit il change de sommet avec la même probabilité
pour les deux sommets possibles. On suppose qu’à t = 0, il se trouve en A. On note an la probabilité que le
mobile se trouve en A à l’instant n. (idem pour bn et cn ).
a) Pour n ∈ N, calculer an + bn + cn .
b) Exprimer an+1 , bn+1 et cn+1 en fonction de an , bn et cn .
c) En déduire les expressions des trois suites, en étudiant (an − bn )n et (an − cn )n .
13) On effectue des tirages dans une urne contenant initialement a boules blanches et b boules noires. Après chaque
tirage, le boule est remise dans l’urne avec c boules de la même couleur.
a) Pour n ∈ N∗ , déterminer la probabilité pn que la première boule blanche soit obtenue au n-ième tirage.
b+kc
n−1
b) On pose, pour n ∈ N∗ , an = a+b+kc . Montrer que pn = an−1 − an pour tout n 2.
k=0
+∞
c) Calculer lim an (on considérera ln(an )). En déduire pn . Interpréter.
n→+∞ n=1
14) Un feu bicolore, lorsqu’il est rouge à l’instant t = n, passe au vert avec la probabilité p ∈]0, 1[. Le changement
inverse se fait selon la probabilité q ∈]0, 1[. On note rn (resp. vn ) les probabilités que le feu soit rouge (resp.
vert) à l’instant t = n. On suppose que r0 + v0 = 1.
a) Montrer qu’il existe A ∈ M2 (R) telle que, pour tout n ∈ N : vrn+1n+1
= A vrnn
b) Que vaut rn + vn ? En déduire les limites de (rn )n et (vn )n .
15) Une maladie rare est présente dans la population à raison d’un cas pour 10000. On dispose d’un test de dépistage
présentant les caractéristiques suivantes :
i) le test est positif à 99% sur une personne malade.
ii) le test est positif à 0, 1% sur une personne saine.
Quelle est la probabilité qu’une personne soit malade si le test est positif ? Commentaire ?
16) Des boules en nombre infini numérotées 1, 2, . . . sont placées successivement, indépendamment les unes des autres,
dans trois boites.
a) Pour k 2, on note Ak l’événement "deux des trois boites sont non vides pour la première fois lorsqu’on
+∞
place la k-ième boule". Calculer P(Ak ) puis P(Ak ). Interpréter.
k=2
b) Pour ℓ 3, on note Bℓ l’événement "les trois boites sont non vides pour la première fois lorsqu’on place la
ℓ−1
+∞
ℓ-ième boule". Calculer P(Bℓ | Ak ) pour k 2 et ℓ 3. En déduire que P (Bℓ ) = 2 3ℓ−1−2 puis P (Bℓ ) .
ℓ=3
Interpréter.
48
17) Un enfant saute d’un sommet à l’autre d’un triangle de sommets A, B, C de la manière suivante :
i) s’il est en A ou en B, il sautera vers l’un des trois sommets avec la même probabilité.
ii) s’il est en C, il saute toujours vers le sommet A.
On suppose que l’enfant est initialement en A (resp. en B ou en C) avec la probabilité a0 (resp. b0 ou
c0 ). On
an
note an , bn , cn les probabilités que l’enfant soit en A, B ou C après le n-ième saut. On pose Xn = bn .
cn
Exprimer Xn+1 en fonction de Xn . En déduire une relation entre an+1 et an pour n 1, puis les valeurs de
an , bn et cn pour n 1.
18) Soit p ∈]0, 1[ et a > 0. Lors d’une étude démographique, on interroge au hasard une famille. La probabilité qu’elle
ait n enfants est apn . En notant Cn l’évènement "la famille interrogée a n enfants", on a donc P (Cn ) = apn ,
pour tout n ∈ N. De plus, la probabilité pour qu’un bébé soit un garçon est 5/11.
19) On dispose d’un dé équilibré et d’une urne contenant au départ une boule blanche. On effectue une suite de
lancers successifs avec le dé et à chaque fois que l’on obtient un résultat différent de 6, on ajoute une boule rouge
dans l’urne. Lorsque l’on obtient le premier 6, on tire une boule de l’urne et l’expérience s’arrête.
a) Pour k ∈ N∗ , on note Ak l’événement "le premier 6 est obtenu au k-ième lancer de dé".
+∞
i) Calculer P (Ak ) et vérifier que P (Ak ) = 1.
k=1
ii) Quelle est la probabilité d’avoir obtenu le premier 6 au plus tard au k-ième lancer ?
iii) Quelle est la probabilité d’avoir obtenu le premier 6 après le k-ième lancer sachant qu’on l’a obtenu au
plus tard au 2k-ième lancer ?
b) On appelle B l’événement "on a tiré la boule blanche".
i) Si les k − 1 premiers lancers n’ont pas donné de 6, quelle est la composition de l’urne juste avant qu’on
ne lance le dé pour la k-ième fois ?
ii) En déduire P (B ∩ Ak ) puis P (B) = ln (6) /5.
20) Lors d’une rencontre d’athlétisme, la barre est montée d’un cran après chaque saut réussi par le concurrent.
Quand un saut est raté, la compétition s’arrête pour le sauteur. Celui-ci a, pour le saut n, une chance sur n de
réussir le saut. X est le rang du dernier saut réussi.
21) Une urne U contient des boules numérotées 1, 2, 3 ; une urne V contient des boules numérotées 4, 5, 6. On lance
un dé équilibré et on change d’urne la boule dont le numéro a été tiré. On note Xn le nombre de boules dans
l’urne U après n lancers de dé. Exprimer P (Xn+1 = k) en fonction des P (Xn = j) , j ∈ [[0, 6]]. En déduire que
2
E (Xn+1 ) = E (Xn ) + 1 puis E (Xn ) . (On pourra faciliter le calcul avec la convention P (Xn = j) = 0 pour
3
n ∈ N∗ et j ∈
/ [[0, 6]].)
22) On lance une pièce équilibrée consécutivement et l’on s’arrête lorsque deux "pile" successifs sont obtenus. X est
le nombre de lancers jusqu’à l’arrêt.
a) Trouver la loi de X. (On posera un = P (X = n) . On pourra utiliser que les deux résultats du premier
lancers constituent un système complet d’événements ; on obtiendra une relation de récurrence liant un ,
un−1 et un−2 pour n 4, que l’on étendra à n = 3 et 2 grâce à des conventions appropriées.)
b) Quel calcul devrait-on faire pour vérifier qu’il s’agit d’une v.a. ? En admettant le résultat, en déduire un
événement quasi impossible.
49
23) Soit (xn ) une suite réelle vérifiant : ∀n, 4xn+2 − 5xn+1 + xn = 0. Existe-t-il une v.a. telle que pour tout n, on
ait P(X = n) = xn ?
24) On procède à une suite de répétitions indépendantes d’une expérience à deux issues, dont la probabilité de succès
est p. Soit X la v.a. donnant le nombre de répétitions nécessaires pour obtenir deux succès. Donner la loi de X,
son espérance, sa variance et sa série génératrice. Cette variable aléatoire est-elle indépendante de Y, le la v.a.
égale au rang du premier succès ? Justifier la réponse.
25) On dispose de k urnes numérotées de 1 à k contenant chacune n boules numérotées de 1 à n. On extrait une
boule de chaque urne et on note Xi le numéro de la boule tirée de la i-ième urne, enfin on pose M = Max(Xi ) .
27) Loi binomiale négative. Soit une urne contenant des boules blanches en proportion p et des boules noires.
On effectue des tirages avec remise jusqu’à obtention de r boules blanches, avec r 1 fixé. Soit X le nombre
de boules noires obtenues avant la r-ième boule blanche. Déterminer la loi de X, vérifier que la somme des
probabilités calculées est égale à 1, et calculer E (X) .
28) On jette 5 dés. Après le premier lancer, on relance les dés n’ayant pas donné 6, et cela jusqu’à obtenir cinq 6.
On note X le nombre de lancers nécessaires et, pour i ∈ [[1, 5]], Xi le nombre de lancers nécessaires pour que le
dé numéro i donne son premier 6. Calculer P (Xi n) , P (X n) puis P(X = n) pour n ∈ N∗ .
29) Une urne contient n boules dont une seule est blanche. On effectue des tirages successifs sans remise jusqu’à
obtention de la boule blanche. On note X le nombre de tirages effectués. Déterminer le loi de X, ainsi que son
espérance et sa variance.
30) Un sauteur tente de franchir des hauteurs successives numérotées 1, 2, . . . n, . . . . Il n’essaie de franchir la hauteur
n que s’il a réussi à passer les hauteurs précédentes. Si le sauteur a déjà réussi les n − 1 premiers sauts (n 2),
1
la probabilité qu’il franchisse la hauteur n est . Soit X la v.a. égale au numéro de la dernière hauteur franchie.
n
Déterminer la loi de X et son espérance.
cα
31) Soit X une v.a. telle que X (Ω) = N∗ et, pour tout k ∈ N∗ , P(X = k) = kα . Que doit vérifier cα ? À quelle CNS
c2α−1 −cα−2 cα
portant sur α la v.a. X admet une espérance ? Une variance ? Vérifier dans ce cas que V (X) = cα cα−2 c2α−1
.
32) On dispose d’un sac contenant N jetons numérotés de 1 à N. On effectue une suite de tirages successifs avec
remise. On note Tn le nomre de numéros de jetons distincts obtenus au cours des n premiers tirages.
50
33) Soit X une v.a. à valeurs entières.
n
n−1
a) Montrer que pour tout n ∈ N∗ , kP (X = k) = P (X > k) − nP (X > n) .
k=1 k=0
b) i) On suppose que X admet une espérance ; prouver que lim nP (X > n) = 0.
n→+∞
+∞
En déduire E (X) = P (X > k) .
k=0
ii) Réciproquement, montrer que si la série P (X > k) converge, alors X admet une espérance donnée
k 0
par la formule précédente.
c) Retrouver l’espérance d’une variable aléatoire suivant la loi géométrique de paramètre p.
34) Soit X une v.a. qui suit la loi de Poisson de paramètre λ. Soit Y dont la loi conditionnée par X = n est la loi
binomiale B(n, p) (n ∈ N et p ∈]0, 1[ fixé). Quelle est la loi de Y ?
35) On suppose que X et Y sont indépendantes et que X ֒→ P (λ) et Y ֒→ P (µ) . Déterminer la loi conditionnelle
de X sachant X + Y = n. Même question avec des lois gémométriques de même paramètre p.
36) Soit X une v.a. à valeurs naturelles et Y la v.a. définie par Y (ω) = 0 si X(ω) est impair, et Y (ω) = X(ω)2 si
X(ω) est pair. Déterminer la loi et l’espérance de Y lorsque X suit une loi géométrique, puis une loi de Poisson.
37) Le nombre de visiteurs quotidiens d’un parc d’attraction suit une loi de Poisson de 10000. Ce parc a dix entrées
E1 , . . . , E10 choisies de manière équiprobable par les visiteurs.
a) Quel est le nombre moyen de visiteurs en une journée ? Quelle est la probabilité qu’un visiteur donné se
présente à l’entrée E1 ?
b) Soit X1 le nombre de visiteurs entrant par E1 en une journée. Reconnaître la loi conditionnelle de X1
sachant (N = ℓ) , pour ℓ ∈ N. En déduire la loi, l’espérance et la variance de X1 .
c) Sachant qu’un visiteur sur 10 possède une entrée gratuite, calculer le nombre moyen de visiteurs payants
entrant par E1 . On pourra prévoir facilement le résultat, puis on le vérifiera en étudiant d’abord la loi
conditionnelle de P1 sachant (X1 = ℓ) , pour ℓ ∈ N, où P1 désigne le nombre de visiteurs payants entrant
par l’entrée E1 .
38) Soit A et B deux boites contenant respectivement deux jetons marqués 0 et deux jetons marqués 1. On extrait
au hasard un jeton de A et un jeton de B, et on les échange. On répète cette opération. Pour n ∈ N∗ , on note
Xn la somme des numéros contenus dans A après n échanges.
a) Déterminer la loi de X1 .
b) Pour n ∈ N∗ , déterminer Xn+1 (Ω) et calculer, pour k ∈ Xn+1 (Ω) , P(Xn+1 = k) en fonction de P(Xn = 1).
c) Calculer, pour tout n ∈ N∗ , P(Xn = 1). On pourra noter un = P (Xn = 0) , vn = P (Xn = 1) et wn =
P (Xn = 2) . En déduire la loi de Xn .
d) Montrer que E (Xn ) = 1 pour tout n ∈ N∗ .
39) On lance une pièce équilibrée plusieurs fois de suite. X est le rang du deuxième pile. On tire alors dans une
urne contenant X − 1 boules numérotées de 1 à X − 1. Y est le numéro de la boule tirée.
Lois de X et Y ? X et Y sont-elles
√ indépendantes ? Vérifier que ρ (X, Y ) . On obtiendra notamment V (X) = 4,
E (XY ) = 10 et ρ (X, Y ) = 2/2, et commenter la valeur du coefficient de corrélation.
40) X, Y, Z étant des variables indépendantes suivant des lois de Poisson de paramètre a, b, c, déterminer ρ (X + Y, Y + Z) .
41) Une urne contient a > 0 boules blanches et b > 0 boules noires. On tire, avec remise, une boule dans cette urne.
X est le rang de la première boule blanche et Y le rang de la première boule noire obtenue après la première
boule blanche. Trouver les lois de X, de (X, Y ) et de Y, et les espérances de X et Y.
42) X et Y sont deux v.a. indépendantes. X suit une loi de Poisson de paramètre λ et Y une loi uniforme sur {1, 2} .
Que vaut E X 2 ? Déterminer la loi de Z = XY, son espérance et sa variance. (On exprimera les moments
d’ordre 1 et 2 de Z en fonction de ceux de X, puis on obtiendra V (Z) = 5λ/2 + λ2 /4.)
43) Au péage d’une autoroute, le nombre de voitures circulant dans le sens A −→ B suit une loi de Poisson de
paramètre a (et b pour le sens B −→ A). Trouver la probabilité pour que, sur n voitures attendant au péage,
il y en ait k qui circulent dans le sens A −→ B. On reconnaîtra la loi classique correspondant à cette loi
conditionnelle.
51
44) Une compétition rassemble n candidats. Chaque personne a la probabilité p de réussir l’objectif demandé. Lors
d’un essai, tous les candidats n’ayant pas encore réussi tentent de nouveau l’épreuve.
- Lors de l’entraînement, la séance s’arrête quand tout le monde a réussi. Trouver la loi du nombre M d’essais
nécessaires pour que tout le monde réussisse.
- Lors de la compétition, celle-ci s’arrête dès qu’un candidat au moins réussit. Trouver la loi du nombre m
d’essais pour désigner un (ou plusieurs) vainqueurs. En moyenne, combien doit-on compter d’essais ?
Indication : utiliser Xk le nombre d’essais nécessaires pour que réussisse le k-ième candidat, et étudier (M i)
et (m i).
45) Deux joueurs lancent une pièce n fois chacun. Quelle est la probabilité qu’ils obtiennent le même nombre de fois
"pile" ?
46) Soit X et Y deux v.a. indépendantes telles que X ֒→ B(n, p) et Y ֒→ B(m, p).
48) Soit (Xi ) une suite de v.a. de Bernoulli de paramètre p mutuellement indépendantes. On pose Yi = Xi Xi+1 .
49) Une piste rectiligne est divisée en cases numérotées depuis 0 de gauche à droite. Une puce se déplace vers la
droite de une ou deux cases au hasard à chaque saut, en démarrant de la case 0. Soit Xn le numéro de la case
occupée par la puce après n sauts.
52) On choisit X au hasard dans [[1, 2n]], et Y au hasard dans [[1, X]].
On note pn = P ((Y n) ∩ (X − Y n)) . Calculer lim pn .
n→+∞
53) Soit n 2. une urne contient n boules numérotées de 1 à n, dans laquelle on tire deux boules sans remise. On
note X (resp. Y ) la v.a. égale au plus petit (resp. plus grand) des deux numéros obtenus.
52
54) Soit n 2. On dispose de n urnes U1 , . . . , Un . Pour tout k ∈ [[1, n]], l’urne Uk contient k boules numérotées de 1
à k. On choisit une urne au hasard, puis on tire une boule de cette urne. On note X le numéro de l’urne choisie
et Y le numéro de la boule tirée.
55) On effectue une succession infinie de lancers d’une pièce équilibrée. À chaque lancer à partir du deuxième, si le
côté obtenu est différent du précédent, on gagne 1 centime. Pour n 2, on définit la v.a. Xn égale au gain total
à l’issue des n lancers.
i) Calculer Qn (1) et montrer que Q′n (1) = E(Xn ) et exprimer V (Xn ) à l’aide de Qn .
ii) Montrer que Qn+1 (s) = 1+s 2 Qn (s).
iii) En déduire Qn (s), puis l’espérance de Xn . Montrer que E (Xn ) = (n − 1) /4.
56) Soit N 3. Une urne contient N jetons numérotés de 1 à N. On tire les jetons au hasard et sans remise, jusqu’à
ce que le numéro tiré soit inférieur au précédent ou que l’urne soit vide. On note XN la v.a. égale au nombre de
tirages effectués.
a) Calculer P (XN > 1) , puis P (XN > 2) grâce à la formule des probabilités totales.
b) Calculer, pour 1 k N − 1, P(XN > k) par une technique de dénombrement. En déduire la loi de XN ,
son espérance et lim E (XN ) .
N→+∞
58) Soit c ∈ N∗ . Une urne contient une boule blanche et une boule noire, chaque boule de l’urne ayant la même
probabilité d’être tirée. On y prélève une boule, que l’on remet dans l’urne avec c autres boules de la même
couleur. On répète cette opération, et on réalise ainsi une succession de tirages.
Pour n ∈ N∗ , on définit Xn la v.a. égale à 1 si on obtient une boule blanche au n-ième tirage et 0 sinon. Soit Sn
la v.a. égale au nombre de boules blanches obtenues lors des n premiers tirages. Ainsi Sn = X1 + · · · + Xn .
53
60) Soit X une v.a. qui suit la loi binomiale de paramètres (n, p). Les résultats de X sont affichés sur un compteur
détraqué : si X = 0, le compteur affiche X, sinon, il affiche un nombre au hasard entre 1 et n.
61) Soit n 2. On dispose de deux urnes : U1 contient n + 1 jetons numérotés de 0 à n, et U2 contient n jetons
numérotés de 1 à n.
On tire au hasard un jeton de U1 et on note N son numéro. Puis on tire N jetons de l’urne U2 .
c) On note S la v.a. égale à la somme des numéros des jetons obtenus dans l’urne U2 . Calculer son espérance
n(n+1)(3n2 +11n+4)
et vérifier que V (S) = 144 .
62) Soit X et Y deux v.a. à valeurs naturelles. On suppose que Y ֒→ P (λ) et que la loi conditionnelle de X
sachant (Y = m) est la loi binomiale de paramètre (m, p). Déterminer la loi conjointe de (X, Y ) et vérifier que
X ֒→ P (pλ).
63) Soient X et Y deux v.a. réelles indépendantes de même loi géométrique de paramètre 1/2.
64) On considère une suite de lancers d’une pièce de monnaie, la probabilité d’obtenir pile sur un lancer étant p ∈]0, 1[.
Pour n ∈ N∗ , on note Xn le rang d’apparition du n-ième pile. On pose ensuite Y1 = X1 et Yn = Xn − Xn−1
pour tout n 2.
a) Montrer que les (Yn )n∈N∗ forment une suite de v.a. indépendantes de même loi.
b) En déduire l’espérance et la variance de Xn .
65) Soit X1 , . . . , Xn+m des v.a. indépendantes de même loi, de même variance σ 2 .
On pose U = X1 + · · · + Xn et V = Xm+1 + · · · + Xm+n . Quel est le coefficient de corrélation entre U et V ?
66) Soient X et Y deux v.a. indépendantes à valeurs naturelles. On suppose que X ֒→ G (a) , où a ∈]0, 1[. On définit
la v.a. Z par Z = X − Y si X >Y, et Z = 0 sinon. Déterminer la loi de Z en fonction de celle de Y et montrer
qu’elle ne dépend que de α = E (1 − a)Y .
67) Soit N une v.a. à valeurs naturelles telle que pour tout n ∈ N, P (N = n) = 0. Si N prend la valeur n, on
procède à une succession de n épreuves de Bernoulli indépendantes de paramètre p ∈]0, 1[. On note E et S le
nombre d’échecs et de succès de ces n épreuves.
a) Montrer que si N ֒→ P (λ) avec λ > 0, E et S suivent aussi des lois de Poisson dont on déterminera les
paramètres. Montrer que E et S sont indépendantes.
b) Réciproquement, on suppose maintenant que S et E sont indépendantes
i) En exprimant, pour (n, m) ∈ N2 , P (N = n + m | S = n) , montrer qu’il existe deux suites (un )n∈N et
(vn )n∈N telles que pour tout (m, n) ∈ N2 , (m + n)!P(N = m + n) = um vn .
ii) Montrer que ces suites (un )n∈N et (vn )n∈N sont géométriques.
iii) En déduire que N suit une loi de Poisson.
68) Soit (Xn )n∈N∗ une suite de v.a. indépendantes suivant toutes la même loi de Poisson de paramètre θ. On pose
1 1
Yn = 1 si Xn = 0 et Yn = 0 sinon. Pour n > 0, on pose Zn = (Y1 + · · · + Yn ) . Montrer que V (Zn ) 4n . En
n
déduire à partir de quelle valeur de n, il y a plus de 90% de chance pour que Zn donne une approximation de
e−θ à 10−1 près.
54
69) Soient X et Y deux v.a. à valeurs dans N, indépendantes et de même loi. On pose U = inf (X, Y ) et V = X − Y.
a) On suppose que pour tout n ∈ N, P(X = n) = pq n (où 0 < p < 1 et q = 1 − p). Montrer que pour
tout (i, j) ∈ N × Z, P(U = i, V = j) = p2 q 2i+|j| . En déduire les lois de U et V. Montrer que U et V sont
indépendantes.
b) Inversement, on suppose que U et V sont indépendantes et que pour tout n ∈ N, P(X = n) = 0. On pose
=1)
r = P(V
P(V =0) .
P(X=n+1,Y =n) P(U =n,V =1)
i) Montrer que pour tout n ∈ N, P(X=n,Y =n) = P(U =n,V =0) = r.
ii) Déterminer les lois de X et Y en fonction de r. Conclure.
+∞ n n xk
70) Préliminaire : prouver que pour k ∈ N et x ∈] − 1, 1[, on a k x = (1−x)k+1
.
n=k
Un enfant joue avec une pièce non symétrique : la probabilité d’obtenir pile est p ∈]0, 1[. On notera q = 1 − p.
Dans un premier temps, il lance la pièce jusqu’à obtenir le premier pile. On note N le nombre aléatoire de
lancers nécessaires. Dans un deuxième temps, si le premier pile est apparu au n-ième lancer, il lance cette même
pièce n fois et l’on note X le nombre aléatoire de piles obtenus au cours de cette seconde série de lancers.
c) Montrer que X a la même loi qu’un produit de deux variables indépendantes, l’une étant de Bernoulli et
l’autre géométrique, toutes deux de paramètre p′ (à préciser).
d) En déduire E (X) et montrer que V (X) = 2q.
71) Soit n 1. On répartit au hasard n boules dans 3 sacs notés S1 , S2 et S3 , indépendamment les unes des autres.
On note, pour tout i ∈ [[1, 3]], Ni le nombre de boules dans le sac Si .
72) Soit n 1. une urne contient une proportion inconnue p de boules blanches. On y effectue n tirages avec remise
et on note Xn le nombre de boules blanches obtenues lors de ces n tirages.
c) Combien de tirages faut-il effectuer pour pouvoir affirmer, avec un risque d’erreur inférieur à 5%, que la
fréquence d’obtention de boules blanches au cours des tirages diffère de p d’au plus 10−2 ?
73) Un exploitant agricole possède 100 vaches et deux étables de n places, avec 50 n 100. La nuit approche.
Chaque vache choisit aléatoirement l’étable qu’elle veut rejoindre (à pile ou face, avec une pièce bien équilibrée).
On note T1 le troupeau constitué des vaches se rendant à l’étable numéro 1 et X l’événement "toutes les vaches
dormiront à l’abri ce soir".
74) Soient X et Y deux v.a. indépendantes suivant une loi de Poisson de paramètre a. Soit Z = X + 3Y. Déterminer
la fonction génératrice de Z. Trouver l’espérance et la variance de Z de deux manières différentes.
75) On réalise une suite de lancers indépendants d’une pièce de monnaie équilibrée. On associe à cette expérience
une suite (Xn )n∈N∗ de v.a. indépendantes qui suivent toutes une loi de Bernoulli de paramètre 1/2. Pour n 1,
on pose Sn = X1 + · · · + Xn .
55
2kπ 1
76) Soient (φn )n une suite de v.a. indépendantes de même loi telles que pour tout k ∈ [[0, 5]], P(φn = 6 ) = . On
6
1 n
pose Sn = cos(φℓ ).
n ℓ=1
Montrer qu’il existe une constante C telle que pour tout ε > 0, on a lim P (|Sn − C| < ε) = 1.
n→+∞
n
a
a) Trouver la constante k et une condition sur le réel a pour que P(X = n) = a+1 k (∀n ∈ N) définisse
une v.a. à valeurs dans N.
b) En se ramenant à une v.a. suivant une loi classique, calcuer E (X) et V (X) , et sa fonction génératrice.
n
c) Soient (Xn ) une suite de v.a. indépendantes suivant toutes la loi précédente. On note Sn = Xk .
k=1
Déterminer la fonction génératrice de Sn , ainsi que son espérance et sa variance de deux façons différentes.
77) Soient X et Y deux v.a. indépendantes suivant une loi de Poisson de paramètre a. Soit Z = X + 3Y. Déterminer
la fonction génératrice de Z. Trouver l’espérance (4a) et la variance de Z (10a) de deux manières différentes.
78) Soit f la fonction définie sur R par f (0) = 0 et f (x) = −x ln(x) pour x > 0. Soit (Ω, T , P) un espace probabilisé
et X une variable aléatoire
sur Ω à valeurs dans une ensemble fini E. On note N = Card(E) . On appelle entropie
de X le réel H(X) = f (P(X = x)) .
x∈E
k+p k
+∞
1
79) Préliminaire : vérifier que pour x ∈] − 1, 1[, on a : p x = (1−x)p+1
.
k=0
λ m+n+1
Soit λ > 0 et (X, Y ) un couple aléatoire à valeurs dans N2 vérifiant : P(X = m, Y = n) = c m+n
n 2λ+1 .
a) Déterminer c.
b) Reconnaître les lois marginales et en déduire l’espérance et la variance de X et Y.
m+n λ m
+∞
λ
2λ+1
n+2
c) Démontrer que m n 2λ+1 = (n + 1) 2λ+1 λ+1 .
m=0
En déduire que E(XY ) = 2λ2 . Déterminer Cov(X, Y ) .
d) Déterminer la loi de Z = X + Y. Pour tout k ∈ N, reconnaître la loi conditionnelle de X sachant (Z = k) .
56
Feuille d’exercices 19 : Fonctions de plusieurs variables
! ! ! !
2 ! ∂f ! ! ∂f !
1) On pose I = ]0, 1[ et f ∈ C I , I telle que sup ! ! + sup !! !! = k < 1.
1 ! !
I 2 ∂x I 2 ∂y
a) i) Montrer que pour tout (u, v) ∈ I 2 , df (u, v) est k-lipschitzienne de R2 , ∞ dans (R, | |) .
ii) Montrer que : ∀ ((u, v) , (u′ , v ′ )) ∈ I 2 × I 2 , |f (u′ , v′ ) − f (u, v)| k max (|u′ − u| , |v′ − v|) . On utilisera
la fonction ϕ(t) = f ((u, v) + t(u′ − u, v ′ − v)) et sa dérivée.
b) Soit (α, β) ∈ I 2 . On définit la suite (un )n par u0 = α, u1 = β et un+2 = f (un+1 , un ) pour n ∈ N. Montrer
que : |un+2 − un+1 | k max (|un+1 − un | , |un − un−1 |) pour tout n 1.
c) En déduire max (|un+3 − un+2 | , |un+2 − un+1 |) k max (|un+1 − un | , |un − un−1 |) pour tout n 1.
d) On pose vn = max (|u2n+2 − u2n+1 | , |u2n+1 − u2n |) .
i) Comparer vn à v0 .
ii) En déduire la convergence de |u2n+2 − u2n+1 | et |u2n+1 − u2n | puis celle de |u2n+2 − u2n |
n 0 n 0 n 0
et des suites (u2n )n , (u2n+1 )n et finalement (un )n .
e) Notons ℓ la limite de la suite (un )n définie par ses premiers termes α et β,! et ℓ′ la limite ! de la suite
(u′n )n définie par ses premiers termes α′ et β ′ . Montrer que ℓ = ℓ′ en majorant !un+2 − u′n+2 ! .
2) Soit f ∈ C 2 R2 , R telle ∆f = 0. On définit g sur R2 par g(r, t) = f (r cos t, r sin t) et la fonction M sur R par :
# 2π
∀r ∈ R, M (r) = f (r cos t, r sin t) dt.
0
∂2g ∂g ∂ 2 g
a) Classe de g ? Vérifier : ∀r = 0, r22
+r + 2 = 0.
∂r ∂r ∂t
b) En déduire que M est constante sur R.
5) Étant donné (a, b, c) ∈ R3 tel que b2 − ac > 0 et a = 0, on considère l’équation aux dérivées partielles d’inconnue
∂2f ∂2f ∂2f
f de classe C 2 : (E) : a 2 + 2b + c 2 = 0. À l’aide d’un changement de variable de la forme u = αx + y
∂x ∂x∂y ∂ y
∂2g
et v = βx + y, se ramener à une équation de la forme = 0. Conclure.
∂u∂v
∂2f ∂2f y
6) Trouver les fonctions réelles f de classe C 2 sur R∗ × R qui vérifient (E) : − = 3 à l’aide du changement
∂x2 ∂y 2 x
de variable x = u + v et y = u − v.
7) Soit n ∈ N∗ et f la fonction définie sur Rn par : f (x1 , . . . , xn ) = x21 + · · · + x2n . On souhaite étudier les extremas
de f sur le domaine Sn = {x ∈ Rn tel que ∀i ∈ [[1, n]], xi 0 et x1 + · · · + xn = 1} .
8) Déterminer sur U = {(x, y) tels que x > 0} les fonctions f ∈ C 2 (U, R) vérifiant l’équation aux dérivées partielles
∂2f ∂2f ∂2f
(E) : x2 2 + 2xy + y 2 2 = 0. Poser (x, y) = (u, uv) .
∂x ∂x∂y ∂y
∂ 2 F ∂F ∂ 2 F ∂F
9) Soit (f, ϕ) ∈ C 2 (R, R) et F : (x, y) ∈ R2 −→ f (x + ϕ(y)) . Vérifier :
2
− = 0.
∂x ∂y ∂x∂y ∂x
10) Extréma de f(x, y) = x2 + y 2 − xy + x + y sur A = (x, y) ∈ R2 | x + y −3, x 0, y 0 .
57
11) Soit U = (x, y) ∈ R2 tq x2 − y2 > 0 . Déterminer f : (x, y) −→ f(x, y) ∈ R de classe C 2 sur U, telles que :
∂2f ∂2f ∂f e−y
2
− 2 −2 −f = .On posera g = f ey et u = x + y ; v = x − y.
∂x ∂y ∂y x2 − y 2
x1 x2 y1 y2
12) Soit a, b fixés dans R∗ . Pour u1 = (x1 , y1 ) et u2 = (x2 , y2 ) dans R2 , on pose f (u1 , u2 ) = + 2 . Vérifier
a2 b
x2 y2
qu’il s’agit d’un produit scalaire. On note E : 2 + 2 = 1 et soit M0 = (x0 , y0 ) ∈ E et TM0 la tangente
a b
à E passant par M0 . On note DM0 la droite parallèle à TM0 passant par l’origine. Si M ∈ DM0 , vérifier que
−−→ −−−→
OM ⊥ OM0 pour le produit scalaire f.
13) Soit f une application C 1 de R2 \ {(0, 0)} dans R et α ∈ R. On dit que f est homogène de degré α lorsque :
∀ (x, y) ∈ R2 \ {(0, 0)} , ∀t ∈ R∗+ , f (tx, ty) = tα f (x, y).
a) Montrer que si f est homogène de degré α, alors : ∀(x, y) ∈ R2 , x∂1 f (x, y) + y∂2 f(x, y) = αf (x, y).
b) Étudier la réciproque.
c) Déterminer les fonctions C 1 et homogènes sur R2 \ {(0, 0)} telles que : x∂1 f(x, y) + y∂2 f(x, y) = x4 + 2y 4 .
14) Soit S la surface d’équation z 3 = xy. Déterminer les points réguliers en lesquels les plans tangents à S contiennent
x=2
la droite D .
y = 3z − 3
15) Tracer la surface S d’équation z = xy. On pourra faire au préalable une rotation d’angle π/4 dans le plan x0y.
Déterminer la surface engendrée par les normales à S en les points de la droite affine O + ROi.
16) Soit (S) la surface d’équation x3 + y 3 + z 3 = 1.
a) Déterminer la droite parallèle au plan z = 0, tracée sur (S) . En trouver deux autres.
x = az + p
b) Vérifier qu’une droite non parallèle au plan z = 0 admet pour paramétrage , z ∈ R.
y = bz + q
c) En déduire toutes les droites tracées sur (S) .
d) Montrer que ces trois droites sont coplanaires et déterminer le plan tangent à (S) en chaque point d’intersection
de deux de ces droites.
17) Soit a, b, c trois réels non nuls, D1 = O + ROk et D2 = O + bOj + R aOi + cOk . Déterminer une équation dans le
repère O,Oi, Oj, Ok de la surface obtenue en faisant tourner D2 autour de D1 .
x+y
18) Chercher sup f où f : (x, y) −→ et ∆ = [0, 1]2 .
∆ (1 + x2 ) (1 + y 2 )
19) Soit S la surface d’équation x2 + y 2 + z 2 − 2xyz − 1 = 0.
58
Planches MT, TPE/EIVP et CCP, avec/sans préparation (AP/SP)
1) (CCP - SP) Déterminer lim cosn √1n − √1
e
.
n→+∞
x2
2) (MT - SP) Montrer qu’il existe un voisinage V de 0 tel que : ∀x ∈ V, ch(x) exp 2 .
3) (CCP - AP)
4) (CCP - AP) Soit V l’ensemble des suites complexes v = (vn )n∈N telles que : ∀n ∈ N, vn+3 = vn+2 + vn (1).
8) (CCP - SP) Soit ∆n le déterminant de taille n dont la diagonale est constituée de 3, la surdiagonale est constituée
de 1 et la sous-diagonale est constituée de 2, les autres coefficients valant 0. Établir une relation de récurrence
entre les déterminant ∆n , ∆n−1 et ∆n−2 . Conclure.
2 0 0
9) (CCP - AP) On pose E = C3 , Bc = (e1 , e2 , e3 ) et Mat (u) = A = 0 1 1 .
Bc
0 0 1
59
10) (CCP - AP)
a 1 0
a) Pour a ∈ C, on note Ma = 0 1 1 .
0 0 0
2
i) Calculer tr (Ma ) et tr Ma .
ii) Soit fa ∈ LC (C3 ) canoniquement associé à Ma . Déterminer Ker (fa ) et en déduire rg (Ma ) .
b) Soit n 2 et A ∈ Mn (C), avec rg (A) = 2.
i) Montrer que A est trigonalisable, et prouver l’existence de P ∈ C2 [X] tel que χA (X) = X n−2 P (X).
ii) Soient α et β les deux racines de P. Montrer que tr (A) = α + β et tr A2 = α2 + β 2 .
a) 1er exercice - Soit A ∈ Mn (R) la matrice dont tous les coefficients valent 1, sauf ceux de la diagonale qui
valent 4. A est-elle diagonalisable ? Trouver a ∈ R tel que rg (A − aIn ) = 1. Déterminer les valeurs et les
vecteurs propres de A.
∞ −t ixt ∞ −t √
b) 2e exercice - On pose, sous réserve d’existence : f (x) = 0 e √et dt. On donne 0 e√t dt = π.
Établir une équation différentielle satisfaite par f et en déduire une expression simple de f.
0 0 0 d
1 0 0 c
12) (CCP - SP) Soit (a, b, c, d) ∈ C4 , et A =
0 1 0
.
b
0 0 1 a
a) Calculer χA (x).
b) Soit α ∈ C. Si (a, b, c, d) = α, −α2 , α3 , 0 , A est-elle diagonalisable ?
7 3 −4
13) (CCP - AP) Soit A = −6 −2 5 ∈ M3 (R) et f ∈ LR (R3 ) l’endomorphisme canoniquement associé à
4 2 −1
A. On admet que 1 et 2 sont les seules valeurs propres de f.
Soient (u
n )n , (vn )n et (wn )n trois suites définies par (u0 , v0 , w0 ) ∈ R et la relation :
3
1−t2 2t
14) (CCP - SP) Soit Γ l’arc paramétré défini par x(t) = 1+t2 et y(t) = 1+t2 .
60
ii) En déduire que φ ∈ LR (E).
iii) φ est-elle injective ?
c) Montrer que : ∀f ∈ E, φ (f ) ∈ C 3 ([0, 1], R) . φ est-elle surjective ?
x
16) (CCP - SP) Pour x ∈ R et n ∈ N∗ , on pose fn (x) = n(nx2 +1) . Étudier la CVS et la CVN de fn .
n1
+∞
(−1)n
17) (CCP - SP) Énoncer le TSSA, puis montrer que f : x −→ n+x est définie sur R∗+ .
n=0
1
+∞
(−1)n
Vérifier que : f (x) = x − n+1+x et en déduire un équivalent de f en 0+ .
n=0
sin(nx)
18) (CCP - SP) Pour x ∈ R et n ∈ N, on pose un (x) = n! .
a) Étudier la CVS, la CVU et la CVN de la série un .
n 0
a) Montrer que Q admet 3 racines réelles α1 < α2 < α3 , grâce à une étude de fonction.
b) Montrer que, pour tout n ∈ N, |un | 3n .
+∞
c) Soit f (x) = un xn . Montrer que le rayon de convergence Rf est supérieur ou égal à 1/3.
n=0
1 a b c 1
d) On admet qu’il existe (a, b, c) ∈ R3 tels que Q(X) = X−α1 + X−α2 + X−α3 . Vérifier que Q(x) est DSE sur
] − |α3 | , |α3 | [.
1
e) Montrer, grâce à la relation de récurrence vérifiée par les un , que f (x) = Q(x) . Préciser le domaine où cette
égalité est vérifiée.
1
20) (CCP - AP) On pose f(x) = 0 e2t tx dt.
1
a) Pour quels x l’intégrale 0 tx dt converge-t-elle ? En déduire Df , le domaine de définition de f.
e2
b) Montrer que, pour tout x de Df , 0 f (x) x+1 . En déduire lim f.
+∞
∞ e−xt
21) (CCP - SP) On pose F (x) = 0 1+t2 dt.
24) (CCP - SP) Montrer qu’une matrice symétrique et nilpotente est nécessairement nulle.
61
25) (MT - SP)
er 2 1
a) 1 exercice - Déterminer C (A) = {M ∈ M2 (R), AM = M A} , où A = .
1 2
b) 2e exercice - On dispose de deux pièces A et B. La probabilité d’obtenir "pile" avec A (resp. B) est a (resp.
b). On choisit une pièce au hasard ; on la lance. Si on obtient "pile", on relance cette même pièce, sinon,
on lance l’autre pièce, et ainsi de suite.
Soit En l’évènement "c’est au ne lancer qu’on lance pour la première fois la pièce A". Calculer P (En ) . En
déduire un évènement quasi-impossible.
26) (CCP - SP) Soient X et Y deux v.a. indépendantes, définies sur Ω, suivant toutes deux une loi géométrique de
paramètre p.
a) Calculer P (X = Y ) .
X(ω) Y (ω)
b) Pour ω ∈ Ω, on note M (ω) = . Déterminer la probabilité pour que M soit inversible.
Y (ω) X(ω)
n
n
1
27) (CCP - AP) Soit f : x = (x1 , . . . , xn ) ∈ R∗n
+ = U −→ xi xi ∈ R. Étudier les extrema de f. On
i=1 i=1
commencera par le cas n = 2, puis, grâce à l’inégalité de Cauchy-Schwarz, on traitera le cas général.
28) (CCP - AP)
π
a) Montrer que, pour tout x > 0, arctan(x) + arctan( x1 ) = .
2
π/2
b) Soit f : x −→ 0 arctan(x tan(θ)) dθ.
i) Montrer que f est définie sur R et qu’elle est impaire.
ii) Montrer que f est continue sur R.
iii) Montrer que f est de classe C 1 sur R∗ et donner une expression de f ′ (x) sous forme intégrale.
arctan(1/x) tan(θ)
iv) Montrer que, pour tout x > 0, f ′ (x) 0 2 dθ. En déduire que le graphe de f admet en 0
une tangente verticale.
c) i) Montrer que f est croissante que R.
ii) En déduire l’existence de lim f, que l’on note ℓ dans la suite.
+∞
2
iii) En utilisant la suite (f(n))n∈N , montrer que ℓ = π4 .
π +∞ du
d) Montrer que, pour tout x > 0, f (x)
x 2 0 x2 +u2 . On utilisera le changement de variable u = x tan (θ) .
π2
e) Montrer que, pour tout x > 0, f (x) + f (1/x) = 4 . Que devient cette relation sur R− ? Quel résultat
retrouve-t-on ?
29) (CCP - AP) Soit E un espace euclidien et f un automorphisme orthogonal de E. On note g = f − IdE . Montrer
que Im(g) ⊂ Ker(g)⊥ . Y a-t-il égalité ?
62
Formulaire de trigonométrie
I Fonctions circulaires
1 1 ix e2ix − 1
cos x = (eix + e−ix ) sin x = (e − e−ix ) tan x =
2 2i i(e2ix + 1)
(cos x + i sin x)n = cos nx + i sin nx (cos x − i sin x)n = cos nx − i sin nx
2 tan x
cos 2x = cos2 x − sin2 x = 2 cos2 x − 1 sin 2x = 2 sin x cos x tan 2x =
1 − tan2 x
= 1 − 2 sin2 x
1 + cos 2x 1 − cos 2x
cos2 x = sin2 x =
2 2
cos(a + b) = cos a cos b − sin a sin b cos(a − b) = cos a cos b + sin a sin b
sin(a + b) = sin a cos b + sin b cos a sin(a − b) = sin a cos b − sin b cos a
a+b a−b 1
cos a + cos b = 2 cos cos cos a cos b = (cos(a − b) + cos(a + b))
2 2 2
a+b a−b 1
cos a − cos b = −2 sin sin sin a sin b = (cos(a − b) − cos(a + b))
2 2 2
a+b a−b 1
sin a + sin b = 2 sin cos sin a cos b = (sin(a − b) + sin(a + b))
2 2 2
a+b a−b
sin a − sin b = 2 cos sin
2 2
π
cos(x + π) = − cos x sin(x + π) = − sin x cos(n) (x) = cos(x + n )
2
π
cos(π − x) = − cos x sin(π − x) = sin x sin(n) (x) = sin(x + n )
2
π π 1
cos(x + ) = − sin x sin(x + ) = cos x tan′ = 1 + tan2 =
2 2 cos2
π π −1
cos( − x) = sin x sin( − x) = cos x cotan′ = −1 − cotan2 =
2 2 sin2
cos(x + nπ) = (−1)n cos(x) sin(x + nπ) = (−1)n sin(x) exp i(x + nπ) = (−1)n exp ix
63
II Fonctions circulaires réciproques
π π π π
arccos : [−1, 1] → [0, π] arcsin : [−1, 1] → [− , ] arctan : R → ] − , [
2 2 2 2
−1 1 1
arccos′ (x) = √ arcsin′ (x) = √ arctan′ (x) =
1 − x2 1 − x2 1 + x2
√ 1
∀x ∈ [−1, 1], cos(arcsin x) = 1 − x2 ∀x ∈ R, cos(arctan x) = √
1 + x2
√ x
∀x ∈ [−1, 1], sin(arccos x) = 1 − x2 ∀x ∈ R, sin(arctan x) = √
1 + x2
π
si x > 0
π 1 2
∀x ∈ [−1, 1] , arccos x + arcsin x = ∀x ∈ R∗ , arctan x + arctan =
2 x
− π si x < 0
2
1 x 1
ch x = (e + e−x ) sh x = (ex − e−x ) ch2 x − sh2 x = 1
2 2
ex = ch x + sh x e−x = ch x − sh x
64
Formulaire de primitives
# #
1 α 1 α+1
x dx =
α
xα+1 pour α ∈ R\{−1} (x + c) dx = (x + c) pour α ∈ R\{−1}
α+1 α+1
# #
1 1
dx = ln |x| dx = ln |x + c|
x (x + c)
# #
1 ωx ax
eωx dx = e pour ω ∈ C∗ ax dx = pour a ∈ R+∗ \{1}
ω ln a
# #
1 1 1 x
dx = arctan x dx = arctan pour a = 0
x2 + 1 x2 + a2 a a
# ! !
1 1 !! 1 + x !!
dx = ln !
1 − x2 2 1 − x!
#
ln (x) dx = x ln (x) − x
# #
sin x dx = − cos x cos x dx = sin x
# #
1 1
dx = tan x dx = − cotan x
cos2 x sin2 x
#
1
√ dx = arcsin x = − arccos x
1 − x2
# #
ch x dx = sh x sh x dx = ch x
#
1 √
√ dx = ln x + x2 + h pour h ∈ R∗ .
x2 + h
65
Formulaire de développements limités
N
1
• = tn + o tN = 1 + t + t2 + ... + tN + o tN
1 − t n=0
N
tn+1 t2 t3 tN+1
• ln(1 − t) = − + o tN+1 = −t − − − ... − + o tN+1
n=0
n + 1 2 3 N + 1
N
1
• = (−1)n tn + o tN = 1 − t + t2 − t3 + ... + (−1)N tN + o tN
1 + t n=0
N
(−1)n tn+1 t2 t3 (−1)N tN+1
• ln(1 + t) = + o tN+1 = t − + − ... + + o tN+1
n=0
n+1 2 3 N +1
N
1
• 2
= (−1)n t2n + o t2N
1+t n=0
N
t2n+1
• arctan t = (−1)n + o t2N+1
n=0
2n + 1
N
tn t t2 t3 tN
• et = + o tN = 1 + + + + ... + + o tN
n=0
n! 1! 2! 3! N!
N
t2n t2 t4 t2N
• cos t = (−1)n + o t2N = 1 − + − ... + (−1)N + o t2N
n=0
(2n)! 2! 4! (2N)!
N
t2n t2 t4 t2N
• ch t = + o t2N = 1 + + + ... + + o t2N
n=0
(2n)! 2! 4! (2N)!
N
t2n+1 t3 t5 t2N+1
• sin t = (−1)n + o t2N+1 = t − + − ... + (−1)N + o t2N+1
n=0
(2n + 1)! 3! 5! (2N + 1)!
N
t2n+1 t3 t5 t2N+1
• sh t = + o t2N+1 = t + + + ... + + o t2N+1
n=0
(2n + 1)! 3! 5! (2N + 1)!
N
α(α − 1)...(α − n + 1)
• (1 + t)α = 1 + tn + o tN
n=1
n!
α α(α − 1) 2 α(α − 1)...(α − N + 1) N
1+ t+ t + ... + t + o tN
1! 2! N!
N
α(α − 1)...(α − n + 1)
• (1 − t)α = 1 + (−1)n tn + o tN
n=1
n!
α α(α − 1) 2 α(α − 1)...(α − N + 1)
1− t+ t + ... + (−1)N tN + o tN
1! 2! N!
66
Formulaire de séries entières
+∞
1
• = z n = 1 + z + z 2 + ... R=1
1 − z n=0
+∞ n+1
z z 2 z3
• ln(1 − z) = − = −z − − − ... R=1
n=0
n+1 2 3
+∞
1
• = (−1)n z n = 1 − z + z 2 − z 3 + ... R=1
1 + z n=0
+∞
(−1)n z n+1 z2 z3
• ln(1 + z) = =z− + − ... R=1
n=0
n+1 2 3
+∞
1
• 2
= (−1)n z 2n R=1
1+z n=0
+∞
z 2n+1
• arctan z = (−1)n R=1
n=0
2n + 1
+∞ n
z z z z2 z3
•e = =1+ + + + ... R = +∞
n=0
n! 1! 2! 3!
+∞
z 2n z2 z4
• cos z = (−1)n =1− + − ... R = +∞
n=0
(2n)! 2! 4!
+∞
z 2n z2 z 4
• ch z = =1+ + + ... R = +∞
n=0
(2n)! 2! 4!
+∞
z 2n+1 z3 z5
• sin z = (−1)n =z− + − ... R = +∞
n=0
(2n + 1)! 3! 5!
+∞
z 2n+1 z3 z5
• sh z = =z+ + + ... R = +∞
n=0
(2n + 1)! 3! 5!
+∞
α(α − 1)...(α − n + 1)
• (1 + t)α = 1 + tn R=1
n=1
n!
α α(α − 1) 2 α(α − 1)...(α − k + 1) k
1+ t+ t + ... + t + ...
1! 2! k!
+∞
α(α − 1)...(α − n + 1)
• (1 − t)α = 1 + (−1)n tn R=1
n=1
n!
α α(α − 1) 2 α(α − 1)...(α − k + 1)
1− t+ t + ... + (−1)k tk + ...
1! 2! k!
67