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Exercices sur les suites et majorations

Le document présente une série d'exercices mathématiques portant sur des concepts tels que les majorations, les suites, et les espaces vectoriels. Les exercices incluent des calculs de sommes, des propriétés de convergence de suites, et des démonstrations liées aux polynômes et aux fonctions trigonométriques. Chaque section aborde des théorèmes et des résultats fondamentaux en mathématiques, accompagnés d'exercices pratiques pour renforcer la compréhension.

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Exercices sur les suites et majorations

Le document présente une série d'exercices mathématiques portant sur des concepts tels que les majorations, les suites, et les espaces vectoriels. Les exercices incluent des calculs de sommes, des propriétés de convergence de suites, et des démonstrations liées aux polynômes et aux fonctions trigonométriques. Chaque section aborde des théorèmes et des résultats fondamentaux en mathématiques, accompagnés d'exercices pratiques pour renforcer la compréhension.

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Feuille d’exercices 1 : Majorations, suites

n  
 
n n
n
1) Pour n ∈ N∗ , on note sp = k et si = k .
k=0 k=0
k pair k impair

a) Exprimer sp et si à l’aide de sommes faisant intervenir des parties entières dans les bornes.
b) Calculer sp + si en reconnaissant une formule du binôme. En déduire la valeur de ces deux sommes.
   
2) a) Pour (k, n) ∈ N2 tels que 1  k  n, exprimer nk en fonction de n−1
k−1 .
 n
n
b) En déduire la valeur de sn = k k .
k=1
c) Retrouver ce résultat en considérant le polynôme Pn = (1 + X)n .
n p  
 n n−k
 2n n  2
 n 2n
3) Vérifier : a) 2p p = k p−k b) n = k (utiliser Pn = (1 + X) )
k=0 k=0
n 
  p+n+1
p+k
c) ∀ (n, p) ∈ N2 , p = p+1
k=0
n  
 n
4) Calculer C = k cos(a + kb).
k=0


n
5) Pour t ∈ [0, π], on pose Sn (t) = 1 + 2 cos (2kt) .
k=1

a) Écrire Sn (t) comme une progression géométrique.


π sin (2n + 1) t
b) Calculer 0 Sn (t) dt et montrer que ∀t ∈ ]0, π[, Sn (t) = .
sin t
π  cos px
n−1
6) Soit n  2. Déterminer les racines dans ]0, [ de sn (x) = p
.
2 p=0 cos x
 n   n 
7) On pose : R = (−1)p 2p et I = (−1)p 2p+1 . Vérifier : R2 + I 2 = 2n .
0 2p n 0 2p+1 n

eiz − e−iz
8) On pose, pour z ∈ C, sin (z) = .
2i

a) Vérifier que, pour tout z ∈ C, exp (z) = exp (z) puis calculer | sin (z) |2 .
b) En déduire les extremums de φ(z) = | sin (z) |2 sur U = {z ∈ C, |z| = 1} .

9) Résoudre : (z + i)n = (z − i)n dans C pour n > 1.


10) Soit (un ) une suite réelle convergeant vers l et (vn ) une suite réelle convergeant vers l′ . Montrer que (max(un , vn ))
est une suite réelle convergeant vers max(l, l′ ). On donnera tout d’abord une expression du maximum de deux
réels a et b en fonction du milieu et du rayon du segment [a, b].
an+1 bn+1
11) Soit (an ) et (bn ) deux suites de R∗+ . On suppose : ∃N0 tq ∀n  N0 ,  . Montrer que si (bn ) converge
an bn
vers 0 (resp. (an ) diverge vers +∞), alors (an ) converge vers 0 (resp. (bn ) diverge vers +∞).
12) Soit (un ) une suite réelle bornée. On note an = sup{um , m  n} et bn = inf{um , m  n}.

a) Montrer que (an ) et (bn ) convergent en examinant leur monotonie.


b) Montrer que (un ) converge si et seulement si (an ) et (bn ) convergent vers la même limite.
1 1 1 1
13) Soit (un ) définie par : un = 1 − + − + · · · + (−1)n . Étude de (u2n ) et (u2n+1 ). Conclure.
2! 4! 6! (2n)!
n+1 1 1
14) Déterminer, suivant les valeurs de k, un équivalent de un = − arctan( 2 )− k.
n3 + 2 n +1 n

1
15) Limite de la suite (un ) définie par :
2
n2 n (n+1)3/2 +1−n3/2 
n
a) un = − b) un =  1/2 c) un = √ 1
e1/n (n+1) 1 
1 2 k=1
n2 +k .
cos  1+ −1
n n
1 1  n
16) Donner un développement limité à la précision 3
de k!.
n n! k=0
17) Soit u0 = 0 et u1 = 0. On pose, pour n  0, un+2 = 4un+1 − 4un + 2.

a) Déterminer une suite constante vérifiant cette relation de récurrence.


b) Déterminer un équivalent et la limite de (un )n .
  
4 4 4 √
18) Pour tout n ∈ N∗ , on pose un = n + n − 1 + . . . + 4 1.
√ √
a) Montrer que un  n puis que un ∼ 4 n.
1 1
b) Déterminer un équivalent de vn = un − n1/4 , puis montrer que : un = n1/4 + + o( 1/2 ).
4n1/2 n
1
19) a) Soit (un )n∈N∗ une suite complexe convergente vers 0. On définit la suite (vn )n∈N∗ par vn = (u1 + ... + un ).
n
i) On fixe ε > 0. Prouver
 
l’existence de N ∈ N∗ tel que :
N 
 uk 

∀n > N, |vn |  k=1n + (n−N)εn
ii) Montrer que la suite (vn )n∈N∗ converge aussi vers 0.
b) On suppose maintenant que (un )n∈N∗ converge vers ℓ. Montrer qu’il en est de même de (vn )n∈N∗ .
un
c) Soit (un )n∈N∗ une suite telle que un+1 − un → ℓ. Montrer que → ℓ.
n→∞ n n→∞
1
 k+1 dt n 1
d) i) Montrer que, pour tout k  1 : k+1  k  k1 et en déduire un encadrement de par deux
t k=1 k
quantités équivalentes à ln (n) . Qu’en conclure ?
n u
k
ii) Montrer que si (un )n CV vers ℓ, alors wn = ln1n aussi. On justifiera l’existence d’une suite (εn )n
k=1 k
telle que un = ℓ + εn et εn −→ 0.
20) Limite de lasuite (un ) définie par :   n √ √ n
a) un = n arctan n − nπ+12n+1

b) un = tan 4n+1 c) un = 3
n3 + 3n2 + 2 − 3
n3 + 1
 z n z
21) Soit z ∈ C. Calculer lim 1+ . On vérifiera qu’à partir d’un certain rang N, la partie réelle de 1 + est
n→+∞ n n
z
strictement positive, puis on écrira 1 + sous forme exponentielle.
n
22) Étude
 de la suite définie par : 
 u0 = 2  u0 > 0
u0 ∈ R∗+
a) 1 b) c) 6
 un+1 = un+1 = 2 + ln un  un+1 =
3 + un 5 + u2n
1
23) Étudier la suite complexe définie par z0 et la relation zn+1 = (zn + |zn |) .
2
24) On pose P0 = 0 et P1 = 1. On définit Pn par Pn = 2X 2 Pn−1 + (X + 1)Pn−2 pour n  2.
Montrer que (Pn )n est une suite de polynômes. Terme dominant de Pn ?
25) Soit A et B deux parties non vides majorées de R. Soit C = {a + b, (a, b) ∈ A × B}.
Montrer que sup(C) = sup A + sup B après avoir prouvé l’existence de toutes ces quantités. On raisonnera par
double inégalité.
n

(nk)uk
26) On suppose que (un )n 1 est bornée. On pose vn = k=1
2n .
Montrer que (vn )n 1 est bornée.

2

n
27) Soit α ∈ R \ πZ. On pose, pour n  0 : sn = eikα .
k=0
 
a) Montrer que (sn )n diverge en calculant sn+1 − sn , et en déduire que einα n diverge.
b) On suppose que (cos(nα))n converge. En calculant cos ((n + 1)α) , aboutir à une contradiction.
c) Montrer que (cos(nα))n et (sin(nα))n divergent.
  √
28) On pose : un = 1 + 1 + · · · + 1 (n radicaux). Convergence et limite de un .
n 1
29) Pour n ∈ N∗ , on pose : un = − ln n.
k=1 k

n
 1 p dt
a) Encadrer, pour n  1, la somme sn = avec des intégrales de la forme Ip = 1 t . En déduire un
k
k=1
équivalent de sn .
b) En déduire un encadrement de un et son sens de variation. Conclure.
(γ est sa limite, appelée constante d’Euler)
n 1 1
30) Montrer que (un )n et (vn )n sont adjacentes où un = et vn = un + .
k=0 k! n.n!

2n k 3n2

2n k
31) Montrer que ∼ 2 ln n après avoir encadré la somme par deux intégrales. On commencera
k=n+1 ln k +∞ k=n+1 ln k
t
par étudier les variations de la fonction φ : t −→ .
ln (t)
π π
32) On note un l’unique racine de l’équation tan x = x appartenant à ] − + nπ, + nπ[.
2 2
a) Prouver l’existence et l’unicité de un . Montrer que un ∼ nπ.
b) On pose vn = un − nπ. Déterminer lim vn et un développement limité de un en o (1) .
n→+∞
π 1
c) On pose wn = vn − Montrer que wn = − arctan nπ+π/2+w
2. n
.
 
1
d) Déterminer un développement limité de un en o .
n2

33) Soit ϕ : R \ (2Z + 1) −→ R 2-périodique.


x
x −→ si x ∈ ] − 1, 1[
1 − |x|

a) Graphe de ϕ.
b) Montrer que : ∀n ∈ N∗ , ∃!xn ∈ ]2n, 2n + 1[ tel que ϕ(xn ) = xn .
1
c) Déterminer un développement limité de xn à 2 près.
n
d) Donner l’expression de ϕ(x) pour x ∈ ]2n − 1, 2n + 1[.
e) Vérifier le résultat obtenu en c) à l’aide d’une expression exacte de xn .

34) Soit n ∈ N∗ .
n
a) Montrer que k −→ k est croissante sur [[0, [n/2]]].
   n 
b) En déduire : ∀k ∈ [[0, n]], nk  [n/2] .
 n  2n+1
c) On pose an = [n/2] et bn = √ 2πn
.
i) Montrer que a2p ∼ b2p quand p −→ +∞.
ii) Obtenir rapidement un résultat similaire avec les termes impairs, puis donner un équivalent de an
quand n −→ +∞.
2n
iii) Montrer qu’il existe un rang N tel que : ∀n  N, an  √n
.
n k−1
iv) Montrer que, pour tout k ∈ [[0, n]], k 2  nk .

3
Feuille d’exercices 2 : Espaces vectoriels

1) Soit E un K-ev. Montrer que : (x1 , . . . , xn ) libre ⇒ (x1 , x1 + x2 , . . . , x1 + . . . + xn ) libre.


 
2) a) Soit (a, b, c) ∈ C2 × C∗ , et E = (un )n∈N ∈ CN , ∀n  0, un+3 = aun+2 + bun+1 + cun .
i) Vérifier que E est un C-ev.
ii) On note A = (an )n (resp. B = (bn )n et C = (cn )n ) l’unique suite de E dont les trois premiers termes
sont 1, 0, 0 (resp. 0, 1, 0 et 0, 0, 1). Montrer que la famille (A, B, C) est libre.
iii) Montrer que E = vect (A, B, C) et en déduire dim E.
C
 
b) Déterminer une base de E = (un )n∈N ∈ C , ∀n  0, 3un+3 = un+2 + un+1 + un . On cherchera des
N

suites géométriques parmi les éléments de E.



c) Soit (vn )n la suite définie par v0 > 0, v1 > 0, v2 > 0 et : ∀n ∈ N, vn+3 = 3 vn+2 vn+1 vn . Déterminer
lim vn .
n→+∞
 
3) Montrer que f ∈ F (R, R) | ∃ (a, A) ∈ R2 tq : ∀x  a, |f (x)|  A |x| est un R-ev.
4) a) Soit P un polynôme vérifiant : ∀x ∈ [0, π/2], P (sin(x)) = 0. Montrer que P est le polynôme nul.
b) Soit P et Q deux polynômes tels que : ∀x ∈ [0, π/2], cos(x)P (sin(x)) = cos(x)Q(sin(x)). Montrer que les
polynômes P et Q sont égaux.
c) Déterminer dim (F ) où F = vect (hk , k ∈ [[0, 4]]) ⊂ F (R, R) , avec hk : x −→ sink (x).
K
d) Pour k ∈ N, on pose fk : x −→ exp (kx) . Soit n ∈ N. Déterminer rg (f0 , . . . , fn ).
n

5) Soit (E, +, .) un K-ev et (e1 , ..., en ) une famille libre de E. On pose u = λi ei , les λi étant des scalaires. Soit
i=1
n

vi = u + ei , pour i = 1, ..., n. Montrer que : (v1 , ..., vn ) est liée ⇔ λi = −1.
i=1

6) Soient n ∈ N∗ et a0 , . . . , an des réels distincts deux à deux. Pour i ∈ [[0, n]], on note Fi l’espace vectoriel des
polynômes de Rn [X] s’annulant en tous les aj , j = i. Montrer que Rn [X] = F0 ⊕ · · · ⊕ Fn .
   
7) Soit E = (un )n∈N ∈ RN tel que sup n |un |, n ∈ N existe dans R . Montrer que E est un R-ev.

8) Soit E un K-ev de dimension n  2. On appelle hyperplan de E un sev de E de dimension n − 1.

a) Soit H un hyperplan de E et x ∈
/ H. Montrer que E = H ⊕ Rx.
b) Montrer que si H1 et H2 sont deux hyperplans différents de E, il existe un vecteur x qui n’est ni dans H1 ,
ni dans H2 . On commencera par prouver l’existence de x1 ∈ H1 \ H2 .
c) En déduire que deux hyperplans de E admettent un supplémentaire commun.
 
9) Soit : E3 = (xn )n ∈ CN tq ∀n ∈ N, xn+3 − xn+2 −xn+1 + xn = 0 .
E1 = (xn )n ∈ CN tq ∀n ∈ N, xn+1 + xn = 0 
E2 = (xn )n ∈ CN tq ∀n ∈ N, xn+2 − 2xn+1 + xn = 0
Vérifier que : E3 = E1 ⊕ E2 .
10) Soient E1 , . . . , En et F1 , . . . , Fn 2n sev de E, un K-ev.
On suppose que ⊕ Ei = ⊕ Fi et ∀i ∈ [[1, n]], Ei ⊂ Fi . Montrer que : ∀i ∈ [[1, n]], Ei = Fi .
1 i n 1 i n

11) Soit E = RR . On pose F = {f ∈ E tel que f(1) = 0} et G = {f ∈ E tel que ∃a ∈ R, ∀x ∈ R, f (x) = a.x}.
Montrer que E = F ⊕ G.
12) Dans RR , rang de la famille (fn )0n 999! , où fn (x) = cos(x + n).
13) Dans RR , rang de la famille (fai )1 i n , où les ai sont distincts deux à deux et fai : x ∈ R −→ |x − ai |.
14) Résoudre le système à n équations
 et n inconnues AX = B avec A = J − nIn où J est la matrice remplie de 1,
et t B = 1 . . . 1 1 − n .

4
15) E = C 1 (R, R) . Soit N ∈ N∗ fixé. On pose A = {fn : x ∈ R −→ cos (nx) , 0  n  N} .
B = {gn : x ∈ R −→ cosn (x) , 0  n  N }
Montrer que vect (A) = vect (B) et déterminer dim vect (B) .
R

16) a) Soit A et B deux familles finies de vecteurs de E. Montrer que vect (A ∪ B) = vect (A) + vect (B) .
b) Si S1 et S2 sont deux familles finies de vecteurs, montrer que :
max (rg(S1 ), rg(S2 ))  rg(S1 ∪ S2 )  rg(S1 ) + rg(S2 )
17) On note Ω = {w = (w1 , . . . , wn ) ∈ Rn , ∀i ∈ [[1, n]], wi = ±1} et Bc = (e1 , . . . , en ) la base canonique de Rn .

a) Que vaut card (Ω) ?


b) On pose v = (1, . . . , 1) ∈ Rn . Exprimer ei en fonction de v et v − 2ei . En déduire vect (Ω) = Rn .

18) Soit E un K-ev de dimension n ∈ N∗ et F = (x1 , . . . , xm ) une famille liée de m vecteurs non nuls de E. Prouver
qu’il existe p ∈ [[2, m]] tel que xp ∈ vect (x1 , . . . , xp−1 ) .
 
n
19) Soit S = M = (mi,j )1 i,j n ∈ Mn (R), ∀i ∈ [[1, n]], mi,j = 1 .
j=1

a) Montrer que S est un R-ev et qu’il est stable par produit (si A et B sont deux matrices de S, alors AB ∈ S).
b) On note V la matrice unicolonne ne contenant que des 1. Montrer que : M ∈ S ⇐⇒ M V = V.
c) Retrouver les résultats de a) à l’aide de b).

n
d) Soit M ∈ S telle que ∀i ∈ [[1, n]], mi,j  0 et tr (M ) = mi,i = n. Que vaut M ?
i=1
 
3 1
... 1
 ..
.. . 
 1 . .. 
.
20) Soit A = 
 .. . . . .
.

 . . . 1 
1 ... 1 3

a) Trouver a ∈ R tel que rg (A − aIn ) = 1 puis résoudre le système (A − aIn ) X = 0 d’inconnue X ∈ Mn,1 (R).
On notera F l’ensemble solution.
b) Que vaut rg (A − (2 + n) In ) ? Quel vecteur X0 satisfait la relation (A − (2 + n) In ) X0 = 0 ? Déterminer
l’ensemble G des solutions du système (A − (2 + n) In ) X = 0 d’inconnue X ∈ Mn,1 (R).
c) Retrouver G en utilisant une méthode du pivot classique.
d) Montrer que Mn,1 (R) = F ⊕ G. En déduire que pour tout X ∈ Mn,1 (R), il existe une unique matrice
unicolonne X1 ∈ F et un unique réel λ tels que : ∀k ∈ N, Ak X = ak X1 + (2 + n)k λX0 .
 
1 2 0
21) Soit A =  0 1 3 
0 0 1

a) On pose B = A − I. Calculer B n pour n ∈ N.


b) Exprimer, pour n ∈ N, An en fonction de B et B 2 , puis en fonction de I3 , A et A2 .
c) Montrer que A est inversible et donner une expression de A−1 en fonction de I3 , A et A2 . Remarque ?
d) Déterminer le reste de la division euclidienne de X n par (X − 1)3 . Remarque ? Explication ?
 
a b
22) Soit (a, b, c) ∈ R × R∗ × R. On note A = et C (A) = {M ∈ M2 (R), AM = MA} .
−b c
Montrer que C (A) = vect (I2 , A) et que c’est un R-ev de dimension 2.
 
1 2 3 ··· n
 n n+1 ··· ··· 2n − 1 
 
 2n − 1 ··· ··· ··· 3n − 2 
23) Rang de la matrice : A =  .
 .. .. 
 . . 
n2 − 2n + 2 ··· ··· ··· n2 − n + 1

5
Feuille d’exercices 3 : Polynômes

n
 n n−k
1) Soit n  2. On note : Pj = kj k X k (1 − X) . Calculer P0 , P1 et P2 .
k=0
n

2) Soit a ∈ R. On note P = (X sin ka + cos ka) . Calculer le reste de la division euclidienne de P par X 2 + 1
k=1
dans R[X].
3) a) On note j = exp (2iπ/3) . Montrer que, dans C, on a : a3 = b3 ⇐⇒ a = j k b, avec j = 0, 1 ou 2.
 3
b) Factoriser dans C[X] puis R[X] le polynôme P (X) = 1 − X 2 + 8X 3 .
4) Soit P ∈ R[X] tel que : ∀x ∈ R, P (x)  0.
Montrer qu’il existe deux polynômes A et B de R[X] tels que : P = A2 + B 2 .

5) C.N.S. sur (a, b) ∈ Z2 pour que (X − 1)2 divise aX n+1 + bX n + 1. Donner le quotient.
6) Soit n ∈ N∗ .

a) Déterminer les α ∈ R tels que e2inα = (−1)n .


 
n n 
n kπ
b) Pour ces α, factoriser (1 + iX) − (cos 2nα + i sin 2nα) (1 − iX) et en déduire tan α + , lorsque
k=1 n
celui-ci existe.
2kπ
7) Soit n  2. On note ω k = ei n pour k ∈ [[0, n − 1]].

 
n−1 
a) Prouver : ∀θ ∈ R, ω 2k − 2ω k cos θ + 1 = 2 (1 − cos nθ) . On factorisera tout d’abord X 2 −2 cos (θ) X +1
k=0
dans C[X].
n−1

b) On note uk = (p + 1) ω pk , pour k ∈ [[0, n − 1]].
p=0

n
i) Calculer (1 − X) X k puis uk .
k=0
 n k
n−1 
n−1 
n−1
ii) Examiner les racines de Q (X) = k X . En déduire uk et uk .
k=0 k=0 k=0

8) On pose A = (X + 1)2n − 1, polynôme de R[X].

a) Déterminer les termes de plus haut degré et plus bas degré de A, ainsi que ses racines, qu’on écrira sous
forme trigonométrique.

n−1 kπ
b) En déduire la valeur de Pn = sin .
k=1 2n


n−1 ωk n−1
. En étudiant les racines de (X − 1)n − X n , montrer que
2ikπ
9) On note ωk = e n = .
k=1 ωk − 1 2
10) Factoriser dans R[X] les polynômes X 2n+1 + 1 et X 4 − X 2 + 1.
11) On note, pour n ∈ N : Tn (x) = cos (nArc cos x) .

a) Montrer que Tn est une fonction polynômiale dont on donnera le domaine de définition, le coefficient
dominant, constant, la parité ainsi que le degré.
b) À l’aide d’une relation de récurrence sur les Tn , retrouver ces résultats.
c) Déterminer les racines de Tn .
 
2iπ
12) Soit n ∈ N, n  2 et ω = exp .
n
 
n−1  n−1
 l 
n−1 kπ n
Montrer que : ∀z ∈ C, z − ωk = z et en déduire : sin = n−1 .
k=1 l=0 k=1 n 2

6
13) On pose P (X) = X 4 + X 3 + X 2 + X + 1.

a) Factoriser P (X) dans C[X], puis R[X].


 
1
b) Écrire P (X) = X Q X +
2
avec Q un polynôme à déterminer.
X

2π 5−1
c) En déduire cos = .
5 4
14) On note Pn = [X n (1 − X)n ](n) .

a) Montrer que les Pn sont des polynômes et calculer P0 , P1 , P2 et P3 .


b) Déterminer le degré, la valuation, le coefficient du terme de plus haut et de plus bas degré, ainsi que le
coefficient du terme de degré k.
c) Appliquer la formule de Leibniz et calculer Pn (0) et Pn (1).
d) Comparer Pn (X) et Pn (1 − X) .
e) Quelles sont les racines de Qn = X n (1 − X)n ? de Q′n ? Donner une factorisation de Q′n . Généralisation à
(n)
Qn = Pn .

15) Vérifier que la famille X k (1 − X)n−k est une base de Kn [X]. On envisagera la matrice de cette famille
0k n
de polynômes sur la base canonique de Kn [X]. Déterminer les coordonnées de 1 sur cette base.
n

16) Reste de la div. euclidienne de : a) (ch a + X sh a)n par X 2 − 1 b) P = X k par X 2 + X + 1
k=0
p
 kπ 1
17) Factoriser Pn = (X + 1)n − (X − 1)n dans C[X]. En déduire : ∀p ∈ N∗ , cotan =√ .
2p + 1 2p + 1
k=1
 n
18) Pour n ∈ N , on note Qn = [ 1 − X 2 ](n) .

a) Déterminer le coefficient dominant de Qn , son terme de plus bas degré, sa parité, et déterminer la localisation
de ses racines.
b) Calculer Qn (±1).
c) Prouver l’existence de cn ∈ R tel que deg (Qn − cn XQn−1 ) ≤ n − 2.

19) Soient n ∈ N∗ a0 ∈ C∗ , a1 , . . . an ∈ C.
On note P = X n + an−1 X n−1 + · · · + a0 et Q = X n − |an−1 | X n−1 − · · · − |a0 | .

a) Montrer que Q admet un zéro et un seul dans [0, +∞[, noté ρ.


b) Montrer que tout zéro z de P vérifie : |z|  ρ.

20) Soit n  2. Déterminer un supplémentaire de F = {P ∈ Kn [X], P (a) = P ′ (a) = 0} dans Kn [X].



n (X − a )
k
21) Soit a0 < . . . < an n + 1 réels. On note Li le polynôme de Kn [X] défini par : Li (X) = .
k=0 (ai − ak)
k=i

a) Montrer que : i) ∀ (i, j) ∈ [[0, n]]2 , Li (aj ) = δ i,j .


ii) BL = (Li )0 i n est une base de Kn [X].
Quelles sont les coordonnées de P sur BL ?
b) Soient b0 , . . . , bn n + 1 scalaires quelconques.
Existe-t-il un polynôme P0 ∈ Kn [X] tel que P0 (ai ) = bi , pour tout i ∈ [[0, n]] ? Est-il unique ?
c) Soit φ : P ∈ Kn [X] −→ (P (a0 ) , . . . , P (an )) ∈ Kn+1 .
i) Montrer que φ est linéaire et injective.
ii) Retrouver le résultat de b).
iii) Déterminer les polynômes P de K[X] tels que P (ai ) = bi , pour tout i ∈ [[0, n]].

7
Feuille d’exercices 4 : Espaces vectoriels normés


1) Soit E = R2 . Montrer que N ((x, y)) = x2 + 2xy + 5y 2 est une norme sur E.
 
2) On note E = u = (un )n ∈ KN , (un )n CV vers 0 . Montrer que E est un K-ev sur lequel
u = sup {|un | , n ∈ N} définit une norme.
3) Soit A une partie non vide de E, un K-evn, et O un ouvert de E.

a) On fixe a ∈ A et on note, pour toute partie U de E, Ta (U ) = {a + u, u ∈ U } .


i) Vérifier que pour (x, r) ∈ E × R+ , Ta (Bo (x, r)) = Bo (a + x, r) .
ii) En déduire que Ta (O) est un ouvert de E.
b) Montrer que A + O = ∪ Ta (O) . Que peut-on en déduire ?
a∈A

4) a) Montrer que f∞ = sup |f| définit une norme sur E = C ([0, 1], R) .
[0,1]

b) Soit f ∈ E. À quelle CNS sur f l’application N : P ∈ R[X] → fP ∞ est-elle une norme ?
5) Soit E = R2 . Soit N : E → R .
(x, y) → sup{|x + ty|, t ∈ [0, 1]}
Vérifier qu’il s’agit d’une norme et représenter sa boule unité.
6) Soit (E,  ) un evn. On définit T : E → E .
u
u → u si u  1 et si u  1
u
Montrer que : ∀ (u, v) ∈ E , T (u) − T (v)  2 u − v .
2


7) Pour M ∈ Mn (K), on pose : M = max[ |mij | ]. Vérifier qu’il s’agit d’une norme et que :
i
j
∀ (M, N ) ∈ Mn (K)2 , M N   M  N. Même question avec la norme euclidienne classique.
8) a) Comparer la norme  1 et  ∞ sur Mn (C).
b) Trouver le plus petit α tel que : ∀ (A, B) ∈ Mn (C)2 , AB∞  α A∞ B∞ .
c) Trouver le plus petit β tel que : ∀ (A, B) ∈ Mn (C)2 , AB1  β A1 B1 .
 
9) Montrer que (x, y) ∈ R2 | x  0 et y  x2 est un fermé de R2 . Est-il borné ? convexe ?
10) Soit (E,  ) un
 evn de dimension finie et a1 , ...,
 an n points de E.
n
Montrer que x ∈ E tel que x − ai  = 1 est un fermé et un borné de E.
i=1

11) a) Montrer que ∀ (x, y) ∈ R × Rp , [x, y] est un fermé borné convexe de Rp .


p

b) Montrer que Rp privé d’un point n’est pas convexe.


c) Montrer que si C est convexe, alors C est convexe.
12) Soit A un ouvert de E et B une partie de E. Montrer que : A ∩ B ⊂ A ∩ B.
 
3
13) On note S3 = (λ1 , λ2 , λ3 ) ∈ (R+ ) | λ1 + λ2 + λ3 = 1 . Montrer que c’est un fermé borné convexe de R3 .
   k
  2iπ 1
14) D = diag 1, ω, ..., ω n−1 ∈ Mn (C) avec ω = exp . Calculer lim (In + D) .
n k→+∞ 2
15) Soit l∞ l’evn des suites bornées réelles de premier terme nul.
Pour x = (xn )n ∈ l∞ , on note x = sup {|xn |, n ∈ N} et N (x) = sup{|xn+1 − xn |, n  0}.

a) Vérifier qu’il s’agit de deux normes.


b) Existe-t-il α et β dans R∗+ tels que : ∀x ∈ E, α x  N (x)  β x ?

16) Montrer qu’une partie d’un evn est bornée ssi elle est incluse dans une boule.
17) Montrer que F = {M ∈ M2 (R), m1,1 ∈ [0, 1], tr (M )  1} est un fermé convexe de M2 (R).

8
 
18) Soit n ∈ N∗ et Γ = (A, B) ∈ Mn (C)2 tel que AB = BA .

a) Montrer que Γ est un fermé de Mn (C)2 .


b) Soit (A, B) ∈ Γ, (P, Q) ∈ Mn (C)2 tel que Ak → P et B k → Q.
k→∞ k→∞
Montrer que : AP = P A = P = P 2 et P Q = QP .

19) Soit E et F deux evn de dimension finie et f ∈ LK (E, F ).

a) On note |||f ||| = sup {f(x)F , xE  1} . Montrer l’existence du sup et qu’il s’agit d’un maximum..
b) Montrer que ∀x ∈ E, f(x)F  |||f ||| xE .
c) Vérifier que (LK (E, F ), ||| |||) est un evn.
d) Soit (xn )n une suite de E convergeant vers x ∈ E et (fn )n une suite de LK (E, F ) convergeant vers f ∈
LK (E, F ) pour ||| |||. Montrer que (fn (xn ))n converge vers f(x) dans F .
e) Soit E, F , G trois evn, f ∈ LK (E, F ), g ∈ LK (F, G). Montrer que |||g ◦ f||| ≤ |||f ||||||g|||.

20) Soit x0 , ..., xn , n + 1 points distincts de K.


Montrer que P ∞ = max {|P (xk )| , k ∈ [[0, n]]} définit une norme sur Kn [X].
 
21) E = Mn (R). Vérifier que A = |aij |2 est une norme euclidienne.
1 i,j n

! !2 "1/2
n ! P (k) (a) !

22) E = Rn [X]. Soit a ∈ K fixé. Montrer que P  = ! ! est une norme euclidienne.
! k! !
k=0

23) Montrer que le sup d’une partie bornée A de R est la limite d’une suite d’éléments de A.
24) E est un K-ev normé. Soit a ∈ E et r > 0.

a) Montrer que si x est adhérent à Bo (a, r) , alors x − a  r.


b) Soit x ∈ BF (a, r) . Construire une suite de Bo (a, r) convergeant vers x. Conclure ?
1
25) Soit A une partie non vide de (E,  ), un evn. On note, pour n ∈ N∗ , Ωn (A) = {x ∈ E, d (x, A) < }, avec
n
d(x, A) = inf{x − a , a ∈ A}.

a) Prouver l’existence de d(x, A), puis que : ∀(x, y, a) ∈ E 2 × A, d (x, A) − x − y  y − a .


b) En déduire que φ : x ∈ E −→ d(x, A) ∈ R est lipschitzienne.
c) Montrer que Ωn (A) est un ouvert de E.
d) Montrer que : x ∈ A ⇔ d(x, A) = 0. En déduire : A = ∩ ∗ Ωn (A).
n∈N

26) Soit (E,  ) un evn de dimension finie, K un fermé borné de E, et f une application vérifiant : f(K) ⊂ K et
∀ (x, y) ∈ E × E, x = y, f (x) − f (y) < x − y .

a) Soit g : E −→ R . Montrer que g est lipschitzienne.


x −→ f(x) − x
b) En déduire l’existence de x0 ∈ K tel que, pour tout x ∈ K, f(x0 ) − x0   f(x) − x .
c) En déduire que f admet un point fixe dans K. On remarquera le lien entre un point fixe de f et la fonction
g, puis on raisonnera par l’absurde.
d) Montrer que f n’admet qu’un point fixe dans K.

27) Pour tout P ∈ E = R[X], on note P ∞ = sup {|P (x)| , x ∈ [0, 1]} et on pose N(P ) = 0 pour P = 0 et
 ) !! (k) !!
deg(P
N (P ) = P (k) sinon. On considère l’application f de E dans R telle que f(P ) = P ′ (1).
k=0

a) Montrer que N est une norme et que f est lipschitzienne si on munit E de cette norme. Que peut-on en
déduire ?
b) f est-elle lipschitzienne si on munit E de la norme  ∞ ? Quelle inégalité entre les normes cela exclut-il ?

9
28) Soit E un K-ev de dimension finie et (a, r) ∈ E × R∗+ . On définit l’application f de E dans E par la donnée de
f(x) pour tout x ∈ E : si x = a, f (x) = a ; si x = a, alors f(x) est l’intersection de la demi-droite issue de a et
passant par x, avec la sphère de centre a et de rayon r.

a) Faire un dessin et donner l’expression de f (x) pour x = a.


b) Montrer que f est continue sur E \ {a} , et qu’elle est non continue en a.
c) f peut-elle être lipschitzienne sur E ? sur E \ {a} ? Montrer qu’elle ne l’est pas en raisonnant par l’absurde
et en utilisant les suites de points (xn )n = (a + e/n)n et (yn )n = (a − e/n)n , où e est un vecteur unitaire
de E fixé.
d) Montrer que pour tout ρ > 0, f est lipschitzienne sur D = {x ∈ E, x − a  ρ} .
e) On suppose maintenant que dans la définition de f(x), on remplace la sphère de centre a et de rayon r fixé,
par la sphère de centre a et de rayon sin (x − a) . Montrer qu’alors, la fonction f est continue sur E.

29) a) Montrer que ϕ : M ∈ Mn (K) −→ (col1 (M) , . . . , coln (M)) ∈ Mn,1 (K)n est continue.
b) Montrer que ψ : (X1 , . . . , Xn ) ∈ Mn,1 (K)n −→ det (X1 , . . . , Xn ) est continue.
Bc

c) En déduire que det : M ∈ Mn (K) −→ det (M ) ∈ K est continue, puis que Gln (K) est un ouvert de Mn (K).
30) a) Soit A ∈ Mn (K) une matrice de rang k ∈ [[1, n − 1]].
i) Montrer !qu’il existe (i1 , . . . , ik!) ∈ [[1, n]]k avec i1 < · · · < ik , et (j1 , . . . , jk ) ∈ [[1, n]]k avec j1 < · · · < jk
! ai1 ,j1 . . . ai1 ,jk !
! !
tels que ! ... .. ! = 0.
!
! . !!
! ai ,j . . . ai ,j !
k 1 k k

ii) Inversement, vérifier que si ce déterminant est non nul, alors rg (A)  k.
! !
! mi1 ,j1 . . . mi1 ,jk !
! !
b) On note p : M ∈ Mn (K) −→ !
! .. .. !
. . ! . Vérifier que p est continue.
! !
! mi ,j . . . mi ,j !
k 1 k k

c) Montrer que O = {M ∈ Mn (K), p (M) = 0} est un ouvert contenant A et inclus dans Rk , l’ensemble des
matrices de Mn (K) de rang au moins égal à k.
d) Montrer que Rk est un ouvert de Mn (K).
31) Soit F un sev de E, un K-ev de dimension n.

a) Montrer que si F possède un point intérieur, alors F = E.


b) Montrer qu’il existe une application linéaire f dont le noyau est F. En déduire que F est un fermé.
c) Retrouver ce résultat avec les suites, en utilisant une base adaptée de F.
 
32) Soit E = A ∈ Mn (K), A2 = In .

a) Vérifier que c : M ∈ Mn (K) −→ M 2 est continue et en déduire que E est un fermé.
 2
0 k
b) Montrer que E n’est pas un borné. On calculera d’abord , pour k ∈ K∗ .
1/k 0
c) Quelles sont les valeurs possibles de tr (M ) , pour M ∈ E ?
d) On note U = {M ∈ Mn (K), tr (M ) ∈]n − 1/2, n + 1/2[} . Vérifier que c’est un ouvert de Mn (K) et que
U ∩ E = {In } .

10
Feuille d’exercices 5 : Applications linéaires

1) Soit E = C (R, R) et φ : E → E où φ (f ) : R → #R x .
f  → φ (f )
x → f (x) + f(t) dt
0

a) Montrer que φ est un endomorphisme de E.


b) Déterminer ker φ.
# x $
c) Déterminer f ∈ E | ∀x ∈ R, f (x) + f (t) dt = x + 1 .
0

2) Soit V = CN , le C-ev des suites complexes, et c ∈ C \ {1} .


On pose ψ : V → V où (yn ) est définie par : ∀n ∈ N, yn = xn+1 − cxn .
(xn ) → (yn )

a) Montrer que ψ est un endomorphisme de V.


b) Déterminer ker ψ. En préciser la dimension et une base.
c) Soit d ∈ C. Déterminer toutes les suites (xn ) telles que : ∀n ∈ N, xn+1 = cxn + d.

3) Soit ϕ : Rn [X] −→ Rn [X] . Donner le noyau et l’image de ϕ.


P −→ P (X + 1) − P (X)
Montrer que : ∀Q ∈ Rn−1 [X], ∃!P ∈ Rn [X] tel que ϕ(P ) = Q et P (0) = 0.
4) Soit ψ : Rn [X] −→ Rn [X] . Donner le noyau et l’image de ψ.
P −→ P (X + 1) − 2P (X) + P (X − 1)
Montrer que : ∀Q ∈ Rn−2 [X], ∃!P ∈ Rn [X] tel que ψ(P ) = Q , P (0) = 0 et P ′ (0) = 0.
5) Soit E un K-ev et soit p et q deux projecteurs tels que p + q soit un projecteur.

a) Montrer que : p ◦ q = q ◦ p = O.
b) Montrer que : Im (p + q) = Im p + Im q et Ker (p + q) = Ker p ∩ Ker q.

6) Soit f ∈ LK (E, F ) et g ∈ LK (F, G). Montrer que :

a) (Ker g ◦ f = Ker f) ⇔ Ker g ∩ Im f = {0} .


b) (Im g ◦ f = Im g) ⇔ Ker g + Im f = F .

7) Soit (f, g) deux endomorphismes de E, un K-ev de dimension finie.


Montrer que : |rg f − rg g|  rg(f + g)  rg f + rg g. Montrer que si g ◦ f = O et g + f est inversible, alors
rg(f + g) = rg f + rg g.
8) Soit A et B deux matrices à coefficients complexes, telles que A soit inversible et B nilpotente. Montrer que les
matrices In + A−1 BA et In + ABA−1 sont inversibles et calculer leur inverse.
9) Soit E un ev de dimension finie sur R. Établir l’équivalence entre :
i) ker f = ker f 2 ii) Im f = Im f 2 iii) E = ker f ⊕ Im f .
 
10) Soit E un R-ev et k ∈ R∗ . On note Ak = u ∈ LR (E) | u2 = ku .

a) Soit u ∈ Ak . Montrer que Im u = Ker (u − k IdE ) , puis que E = Im u ⊕ Ker u.


b) Soit (u, v) ∈ A2k .
i) Montrer que : u + v ∈ Ak ⇔ u ◦ v = O = v ◦ u.
ii) On suppose u + v ∈ Ak . Montrer que Ker (u + v) = Ker u ∩ Ker v et Im (u + v) = Im u + Im v.

11) Soit p et q deux projecteurs qui commutent. Montrer que :

a) p ◦ q et r = p + q − p ◦ q sont des projecteurs.


b) Ker p + Ker q = Ker p ◦ q et Im p ∩ Im q = Im p ◦ q.

11
12) Soit M et N deux matrices de Mn (K) telles que M 2 = M et N 2 = N.

a) On note r le rang de M. Montrer qu’il existe P ∈ Gln (K) telle que M = P Jr P −1 , où Jr est la matrice
contenant des zéros, sauf pour ses r premiers coefficients diagonaux qui valent 1.
b) Montrer que M et N sont semblables si et seulement si elles ont même rang.

13) Soit E = Kn et u, v dans LK (E). On suppose : rg (u) + rg (v)  n et u + v = IdE .

a) Montrer que Im (u) ⊕ Im (v) = E puis Ker (u) ⊕ Ker (v) = E.


b) Montrer que u et v sont des projecteurs.

14) Soit E un K-ev de dimension finie et f ∈ LK (E). On note Nk = ker f k et Ik = Im f k .

a) Montrer que (Nk )k∈N est croissante et (Ik )k∈N est décroissante au sens de l’inclusion.
b) Montrer que : Nk = Nk+1 ⇒ Nk+1 = Nk+2 puis Ik = Ik+1 ⇒ Ik+1 = Ik+2 .
c) Montrer que : Nk = Nk+1 ⇔ Ik = Ik+1 .
d) Soit p = min {k ∈ N tel que Nk = Nk+1 }. Prouver l’existence de p.
Montrer que : E = Np ⊕ Ip et fIp est un automorphisme de Ip .
e) On pose dk = dim Nk+1 − dim Nk . Notons Sk un supplémentaire de Nk dans Nk+1 .
K K
Montrer que f|Nk+1 ∈ LK (Nk+1 , Nk ) et que fNk+1 (Sk ) ⊕ Nk−1 . En déduire que (dk )k est une suite décrois-
sante.

15) E = Kn . Soit f ∈ LK (E) et x0 = 0 tel que (f (x0 ), ..., f n (x0 )) soit libre. Montrer que f est un automorphisme
de E et : ∃ (a1 , ..., an ) ∈ K tel que f n + an f n−1 + · · · + a1 idE = O.
16) Soit E un K-ev de dimension n  1. f ∈ LK (E) est nilpotent si : ∃p ∈ N∗ tq f p = O. Le plus petit entier p tel
que f p = O est l’indice de nilpotence de f. On considère f, un endomorphisme de E, non nul et nilpotent.
 
a) Soit x ∈ E et k ∈ N∗ tel que f k (x) = 0E . Montrer que la famille x, f(x), . . . , f k (x) est libre.
b) En déduire que f n = O.
c) Montrer que si l’indice de nilpotence de f est p, alors rg (f )  p − 1.
d) Montrer que pour tout scalaire λ non nul, f − λ idE est bijectif.
−1
e) Exprimer (idE −f) en fonction des puissances de f.

17) Soit f ∈ LK (E) où E est un K-ev de dimension n et f vérifie : f n = O et f n−1 = O.


 
a) Montrer qu’il existe un vecteur x0 de E tel que B0 = x0 , f(x0 ), ..., f n−1 (x0 ) est une base de E.
b) Donner la matrice de f dans B0 ainsi que celles de ses puissances. Déterminer rg (f ) .
c) Montrer que g et f commutent si et seulement si g est un polynôme en f. Pour le sens direct, on supposera
l’existence de ce polynôme et on en caractérisera les coefficients.
d) Retrouver ce résultat matriciellement en dimension 3.

18) Soit E un K-ev et u ∈ LK (E) tel que u2 − 5u + 6 IdE = O.


On note F = ker (u − 2 IdE ) et G = ker (u − 3 IdE ) .

a) Montrer que u est un automorphisme et préciser u−1 .


b) Montrer que E = F ⊕ G.
c) Soit p la projection sur F parallèlement à G et q la projection sur G parallèlement à F. Exprimer u en
fonction de p et q, puis un en fonction de u, IdE et n, pour n ∈ N. La formule est-elle valable si n ∈ Z− ?

19) Soit f ∈ LK (E) tel que f 3 = f . Montrer que : E = Ker f ⊕ Im f .


20) Soit E un K-ev et f ∈ LK (E) tel que : f 3 = f 2 + 2f. On note E1 = ker (f ) , E2 = ker (f + IdE ) et E3 =
ker (f − 2 IdE ) .

a) Montrer que E = E1 ⊕ E2 ⊕ E3 .
b) Soit pi le projecteur sur Ei parallèlement à Ej ⊕ Ek . Exprimer f en fonction des pi , i = 1, 2, 3.
c) Faire de même pour tout f n , n ∈ N.
d) Déterminer les suites (an )n , (bn )n et (cn )n telles que pour tout n ∈ N, f n = an IdE +bn f + cn f 2 .

12
 
21) Soit f ∈ LC (E) vérifiant : f 3 = idE . Montrer que E = ker (f − idE ) ⊕ ker (f − j idE ) ⊕ ker f − j 2 idE .
22) Soit E un K-ev, x0 un vecteur non nul de E, et u ∈ LR (E, K) non nulle.
On définit f ∈ LK (E) par f (x) = u (x) x0 pour tout x ∈ E.

a) Déterminer le rang de f.
b) Déterminer une CNS pour que f soit un projecteur.
c) Soit k > 0. Déterminer f k .

23) Soit E = Kn [X] et a0 , ..., an n + 1 points distincts de K.


On note, pour a ∈ K, δ a : P −→ P (a).

a) Montrer que (δ ai )0 i n est une base de E ∗ = LK (E, K).


b) Montrer l’existence de (λ0 , ..., λn ) ∈ Kn+1 tel que :
# b n
∀P ∈ Kn [X], e−t P (t) dt = λk P (ak ). Expression des λk ?
a k=0

24) Montrer que l’ensemble des matrices triangulaires supérieures à diagonale de 1 est stable par produit et passage
à l’inverse.
 
A C
25) Soit M = ∈ Mp+q (K), avec A ∈ Mp (K) et B ∈ Mq (K).
O B
 
P O
Soit R = avec P ∈ Glp (K) et Q ∈ Glq (K). Montrer que R est inversible et donner la matrice
O Q
N semblable à M selon le changement de base de matrice de passage R.
26) Soit E un K-ev de dimension finie non nulle et u ∈ LK (E) tel que Ker (u) = Im (u) .

a) Montrer que dim E est paire. On note r = n/2.


K
b) Soit S un supplémentaire de Ker (u) dans E et BS = (e1 , . . . , er ) une base de S. Montrer que BK =
(u(e1 ), . . . , u(er )) est une base de Ker(u).
c) On note B = BS ∪ BK . Donner Mat (u) .
B
d) On cherche les endomorphismes v de E vérifiant u ◦ v + v ◦ u = IdE .
i) Donner la forme générale de la matrice sur B d’un endomorphisme qui convient.
ii) Identifier une solution particulière. Que dire des autres solutions ? À quoi est due cette structure de
l’ensemble des solutions ? (On pourra considérer φ : v ∈ LK (E) −→ u ◦ v + v ◦ u).
p

27) Soient A1 , . . . , Ap p matrices de Mn (K) telles que S = Ak est inversible.
k=1

a) Montrer que rg (A1 A2 . . . Ap ) = n. On vérifiera que cette matrice est équivalente par lignes et par colonnes
à la matrice (S On,n . . . On,n ) .
 
A1 A2 . . . Ap On,n
b) Montrer que rg = 2n. On s’inspirera de la méthode du a).
On,n A1 . . . Ap−1 Ap
 
A B
28) Soit M ∈ Mn (K) une matrice de rang r s’écrivant ainsi : M = , avec A ∈ Glr (K).
C D
 
Ir A−1 B
a) Déterminer une matrice P ∈ Gln (K) telle que P M =
On−r,r D − CA−1 B
b) En déduire que D = CA−1 B.
n

29) Soit A ∈ Mn (C) telle que : ∀i ∈ [[1, n]], |aii | > |aij |. Montrer que A est inversible.
j=1
j=i

30) Soit (A, B) ∈ Mn (C). Montrer que : A = B ⇐⇒ ∀ (X, Y ) ∈ Mn1 (C)2 , t XAY = t XBY.
31) Résoudre dans Mn (R) : X = tr(X)A + B.

13
    
xn+1 0 a a2 xn
32) Déterminer les suites de réels (xn ) , (yn ) , (zn ) vérifiant : ∀n ∈ N,  yn+1  =  1/a 0 a   yn .
zn+1 1/a2 1/a 0 zn

33) Soit E un R-ev de dimension 3. Soit f ∈ LR (E)tel que f =O et f 2 = O.


0 0 0
Trouver une base B de E sur laquelle Mat f =  1 0 0 .
B
0 0 0

34) Soit Fn : Rn [X] → Rn [X] .


P (X) → P (X + 1)

a) Vérifier que Fn est un automorphisme de Rn [X] et déterminer sa matrice A canoniquement associée. On


notera ai,j le coefficient de A situé à la ligne i et la colonne j, pour (i, j) ∈ [[1, n + 1]]2 .
b) Déterminer l’inverse B = (bi,j )1 i,j n+1 de cette matrice.
j   
k j
c) En déduire que si 0  i < j, alors : (−1)k = 0.
i k
k=i

35) On suppose que E = R3 . Soit f ∈ LR (E) tel que f 2 = f 3 , avec dim Ker(f − idE ) = 1.
R
 
a) Montrer que Ker (f − idE ) ⊕ Ker f 2 = E.
b) Montrer que dim (Ker(f )) ∈ {1, 2} .
R
c) On suppose que dim (Ker(f )) = 2. Montrer qu’il existe une base B = (e1 , e2 , e3 ) de E
R 
1 0 0
telle que Mat(f ) =  0 0 0  .
B
0 0 0
d) On suppose que dim (Ker(f )) = 1. Montrer qu’il existe une base B = (e1 , e2 , e3 ) de E
R 
1 0 0
telle que Mat(f ) =  0 0 1 . On choisira convenablement e3 avant de définir e2 .
B
0 0 0

36) Soit f un endomorphisme de E, un R-ev de dimension 3n tel que rg (f ) = 2n, f 2 = O et f 3 = O.


      
a) Montrer que fIm(f ) ∈ LK Im (f) , Im f 2 . En déduire rg f 2  n puis rg f 2 = n.
   
b) Montrer que : Ker f 2 = Im (f ) et Ker (f ) = Im f 2 .
 
On,n On,n On,n
c) Déterminer B une base de E sur laquelle Mat (f) =  In On,n On,n .
B
On,n In On,n
 
A A
37) On donne A et B dans Mn (C) et M = ∈ M2n (C).
A B

a) Calculer le rang de M en fonction de A et B.


b) Calculer M −1 quand elle existe.
 
m11 m12
38) Soit M = ∈ M2 (K) tel que m21 = 0.
m21 m22

a) Montrer que M 2 − tr(M) M + det (M) I2 = 0.


b) On note F = vect(I, M). Déterminer dim F, puis montrer que {M n , n ∈ N} ⊂ F.
K
c) Montrer que : ∀n ∈ N, ∃! (αn , β n ) ∈ K2 , M n = αn M + β n I2 .
d) Déterminer une relation de récurrence satisfaite par les suites (αn )n et (β n )n .
e) Donner
 les coordonnées
 deM n sur la
 base BF= (I, M) 
de F dans les trois cas suivants :
3 −2 1 1 3 1
M= ; M= ; M= .
2 −2 −1 1 −1 1

14
39) Les matrices élémentaires de Mn (K) sont notées Ei,j . Soit f une application linéaire de Mn (K) dans K telle
2
que : ∀ (A, B) ∈ Mn (K) , f (AB) = f (BA) .

a) On note hi,j l’application canoniquement associée à Ei,j .


i) Donner, pour tout m ∈ [[1, n]], l’expression de hi,j (em ). On envisagera deux cas, puis on donnera une
seule expression valable dans ces deux cas.
ii) En déduire que Eij Ekl = δ jk Eil pour tout (i, j, k, l) ∈ [[1, n]]4 .
b) Prouver que si i et j sont distincts dans [[1, n]], alors ; f (Eij ) = 0 et f (Eii ) = f (Ejj ) .
c) En déduire l’existence d’un scalaire λ tel que f = λ tr .

40) a) Dans cette question seulement, on pose E = Kn et on considère p un entier strictement inférieur à n.
Résoudre le système x1 + · · · + xp = 0.
b) Donner une base BH de H = Ker (tr) en utilisant la base canonique de Mn (K). Quelle est sa dimension ?
 
c) On note C = AB − BA, (A, B) ∈ Mn (K)2 . Vérifier que BH ⊂ C et en déduire que Ker (tr) = vect (C) .
d) Déterminer une base de Mn (K) adaptée à H.
e) En déduire que si φ ∈ LK (E, K) vérifie : ∀ (A, B) ∈ Mn (K)2 , φ (AB − BA) = 0, alors φ est proportionnelle
à l’application trace (∃λ ∈ K, φ = λ tr).
41) Soit E = Mn (C).

a) Soit (A, B) ∈ E 2 . Calculer tr (t AB) en fonction des coefficients de A et B.


b) Soit Φ : E −→ LC (E, C) avec Φ(M) : E → C . Montrer que Φ est un isomorphisme.
M −→ Φ(M) N  → tr (M N)
c) En déduire que si ψ ∈ LC (E, C), il existe une unique matrice Bψ telle que : ∀N ∈ Mn (C) , ψ (N) =
tr (Bψ N) .
d) Déterminer la matrice Bψ en décomposant N sur Bc,Mn (K) .
n

42) Soit A ∈ Mn (C) telle que : ∀i ∈ [[1, n]], 1 > |aij |.
j=1
Montrer que l’équation en X ∈ Cn : AX + B = X, où B ∈ Cn admet une solution unique. On se ramènera à
un système linéaire dont on étudiera la matrice.
43) a) Soit E un K-ev de dimension n et f ∈ LK (E). On suppose que pour tout x ∈ E, f(x) ∈ vect (x) . Montrer
que f est une homothétie. On pourra introduire une base B = (e1 , . . . , en ) de E.
b) Soit M ∈ Mn (K) une matrice non nulle de trace nulle. On note f l’endomorphisme canoniquement associé
à M.
i) Montrer qu’il existe v1 ∈ E \ {0} tel que f (v1 ) ∈
/ vect (v1 ) . En déduire que (v1 , f (v1 )) est libre.
ii) Montrer qu’il existe P ∈ Gln (K) telle que P −1 MP est une matrice dont la première colonne est nulle
sauf le deuxième coefficient qui vaut 1.
c) On souhaite montrer que toute matrice de trace nulle est semblable à une matrice dont tous les termes
diagonaux sont nuls.
 
1 O1,n−1
i) Montrer que si R ∈ Gln−1 (K), alors Q = ∈ Gln (K) et déterminer son inverse.
On−1,1 R
ii) Effectuer un raisonnement par récurrence pour conclure.
44) a) Soit E un K-ev de dimension p dont une base est (v1 , . . . , vp ) . Déterminer la dimension et une base de
H = {v = x1 v1 + · · · + xp vp , (x1 , . . . , xp ) ∈ Kp , x1 + · · · + xp = 0} .
 n


b) Soit n ∈ N et A = P ∈ Rn [X], (k)
P (1) = 0 .
k=0

i) Déterminer grâce la formule de Taylor pour les polynômes une base B de Rn [X] telle que les coordonnées
d’un polynôme P sur cette base soient les réels P (1), P ′ (1), . . . , P (n) (1).
ii) Déterminer une base de A.

15
Feuille d’exercices 6 : Séries numériques
1) Nature de la série de terme général :
 nα
√ √ 4 n 1
a) 4 4
n + 2n + 1 − n + an b) Arc tan n+1 , α ∈ R c) 
n
π
ln2 k
k=2
√ √  nα  √ 
n+1−2 n+1 n+1
d) 2n+1 somme ? e) , α∈R
n+3 f) sin π n2 + k2
1
   
j) un = ln n+(−1)n nα , α ∈ R∗+ k) cos n π ln n−1
2
l) arccos π2 arctan n2
n 
√ 1
(−1)n n sin √
√ n (−1)n
m) n+1
(−1)n

−1 n) (−1)n √
n+(−1)n
o) (−1)n +nα
e n+1 −1 √
 π/2+(n+1)π cos t
 n+1/2  (n+1)π
p) dt, α > 0 q) √ dx r) √ sin(t2 ) dt
π/2+nπ tα n
n √ 
x4 +1
 α  nπ n
1 n ln(n+1)
s) n a
k t) n sin n u) ln n −1
k=1

2) Convergence et calcul de la somme de la série de terme général :


  (−1)k
+∞ 
+∞
(−1)k
a) √1 1
+ √n+1 − √2n b) n2n−1
3 −4n c) d) √
n−1 k2 k
n
k=n k=n n
2
e)ln nn+3n+2
2 +3n . Equivalent du reste ? f ) (−1)
3n+2
1
g) n(n+1)(n+2) h) (−1)
2n+1

3) Convergence et calcul de ln n + a ln(n + 1) + b ln(n + 2), (a, b) ∈ R2 .
n>0
  
4) Soit un et vn deux séries à termes strictement positifs. On suppose que un ∼ vn et que un est
n 0 n 0 n 0
convergente. On note Rn et Tn les restes d’indice n de ces deux séries.
+∞

εk vk
Rn
a) Montrer qu’il existe une suite (εn )n de limite nulle telle que Tn =1+ k=n+1
+∞

.
vk
k=n+1

b) En utilisant la définition de la limite d’une suite, montrer que Rn ∼ Tn .


 n2
 n
c) Montrer que la série converge. Donner un équivalent du reste Rn .
n 1 n + 1

 1
5) Nature de la série un où un = n(ln n)α , suivant les valeurs de α ∈ R.
n 1

6) a) Soit (an )n 1 et (bn )n 1 deux suites de R∗+ telles que an ∼ bn et an diverge.
n 1
n
 n

ak εk bk
i) Prouver l’existence d’une suite de limite nulle (εn )n telle que k=1
n
 −1 = k=1
n .
bk bk
k=1 k=1

ii) Soit ε > 0.


! Prouver! l’existence de N ∈ N∗ et d’une constante CN dépendant de N tels que, pour tout
! n ak !
! !
n  N : !! k=1
n
 − 1 !  nCN + ε.
! 
! k=1 k
b ! k=1 bk
n n
iii) En déduire que ak ∼ bk .
k=1 k=1

n
un
b) Soit (un )n∈N∗ une suite à termes strictement positifs. On note Sn = uk et on suppose que lim =0
k=1 n→+∞ Sn

un 
n
uk
et lim Sn = +∞. Montrer que Sn ∼ ln SSn−1
n
, puis que Sk ∼ ln Sn .
n→+∞ k=1
c) Soit (un )n∈N la suite définie par u0 > 0 et ∀n ∈ N, un+1 = un e−un . Montrer que la suite (un )n∈N est à
1
termes strictement positifs et qu’elle converge vers 0. Déterminer la limite de un+1 − u1n , et en déduire un
équivalent de un .

16
 
+∞  
7) Soit un une série convergente à termes positifs, et Rn = uk . On souhaite montrer que Rn et nun
k=n+1
sont de même nature, et de même somme en cas de convergence.

n 
n−1
a) Montrer que Rk . On pourra exprimer un en fonction de Rn−1 et Rn .
kuk = −nRn +
k=1 k=0
 
b) On suppose dans cette question que Rn CV. Montrer que nun CV.

+∞
c) Étudier la réciproque en comparant nRn et kuk et en montrant que lim nRn = 0.
k=n+1 n→+∞

8) Soit u0 > 0 et (un ) définie par : un+1 = 1 − e−un .

a) Montrer que (un )n CV vers 0.


 2 un+1 −un
b) Déterminer la nature de un . On pourra considérer u2n .
 (n+1)π 
9) Soit f continue décroissante de R+ dans R+ , et un = f (t) sin t dt. Nature de la série
nπ un ?

10) Soit (un )n 1 une suite de R∗+ , (vn )n 1 une suite réelle telle que vn soit absolument convergente et un réel λ
n 1
un+1 λ

n
1
vérifiant : ∀n ∈ N , ∗
un =1− n + vn . On rappelle que k = ln n + γ + o (1) .
k=1

un+1 λ
a) Vérifier que ln = − + wn où wn est le terme général d’une série absolument convergente. En déduire
un n
A
l’existence d’une constante A ∈ R∗+ telle que un ∼ λ .
n
 α
b) Nature de la série de terme général un = 1.3.5 ... (2n−1)
2.4.6 ... (2n) , pour α ∈ R+ .

  
n 
n
11) Soit un et vn deux séries numériques. On notera : Un = uk et Vn = vk . On suppose que un
n 0 n 0 k=0 k=0
s’écrit un = εn vn où : i) (εn )n est réelle, positive, décroissante, et tend vers 0.
ii) ∃M ∈ R∗+ tel que : ∀n ∈ N, |Vn |  M.


n−1
a) Montrer que : Un = (εk − εk+1 ) Vk + εn Vn .
k=0

b) On pose : wk = (εk − εk+1 ) Vk . Montrer que wn est absolument convergente.
n 0

c) En déduire la nature de la série de terme général un .


sin nα
d) Nature de la série de terme général : un = 4n+1 où α est élément de ]0, 2π[.
an
12) Soit a ∈ ]0, 1[∪]1, +∞[. Pour tout n ∈ N∗ , on pose un = (1−an )(1−an+1 ) .

a) Quelle est la nature de un ?
n 1
x α β
b) Déterminer (α, β) ∈ R2 tels que pour x ∈ R \ {1, 1/a} , (1−x)(1−ax) = 1−x + 1−ax .

En déduire la somme de un .
n 1


n
(−1)k+1 
+∞
(−1)k+1
13) Soit sn = k , rn = k et un = ln (exp (sn ) − 1) pour n  1.
k=1 k=n+1


+∞
(−1)k+1
a) Montrer que ln(2) = k , et que lim rn = 0.
k=1 n→+∞

b) Montrer que rn = (−1) |rn | et que
n
rn2 converge.
n 1
 
c) Déterminer (a, b) ∈ R2 tel que un = arn + brn2 + o rn2 .

+∞
1 
d) Vérifier que rn = (−1)n (2p+1+n)(2p+2+n) et en déduire que un converge.
p=0 n1

17
Feuille d’exercices 7 : Déterminants

1) Déterminant de : A = [(−1)max(i,j) ](i,j)∈[[1,n]]2 .


2) Soit n ∈ N∗ , (A, B, C) ∈ Mn (C) , D∈Gln (C) telles 
3
que CD = DC.  
A B D O A B
En envisageant le produit , montrer que det = det (AD − BC) .
C D −C D−1 C D
3) Soit P de degré n ∈ N∗ , et a0 , . . . , an n + 1 réels distincts deux à deux.

a) Exprimer les polynômes Qk = P (X + ak ) en fonction des polynômes P (j) (X), pour (j, k) ∈ [[0, n]]2 .
b) Montrer que (Qk )k∈[[0,n]] est une base de Rn [X].

4) Soit (A, B)   × Mq,p (K). Montrer


 ∈ Mp,q (K)  que x 
q
 = x det (xIq − BA) en envisageant les
 (xIp − AB)
det p

xIp A Ip O xIp A Ip −A
produits et .
B Iq −B xIq B Iq O xIq
%  &
O A  
5) Soit n ∈ N∗ et (A, B, C, D) ∈ Mn (K)4 . Montrer que det λI2n − = det λ2 In + λB − A .
In −B
 
In In In
6) Soit (A, B) ∈ Mn (K). Calculer det  In A A2  .
In B B 2
7) En utilisant une décomposition en somme directe judicieuse de Mn (R), calculer le déterminant de l’application
T : M ∈ Mn (R) −→ t M ∈ Mn (R).
8) Soit A = (ai,j )i,j ∈ Mn (R) avec ai,i = 1 pour i ∈ [[1, n]], ai,i+1 = 1 pour i ∈ [[1, n − 1]], an,1 = 1 et ai,j = 0 dans
les autres cas.

a) Calculer det (A) . A est-elle inversible ?


b) On pose J = A − In . Calculer les puissances de J puis donner une expression de A−1 en fonction des
puissances de A, lorsque cet inverse existe.
! !
! 1 a a2 a4 !!
!
! 1 b b2 b4 !!
9) Soient (a, b, c, d) ∈ R . Calculer ∆ = !!
4
. On introduira x −→ V (x, a, b, c, d) .
! 1 c c2 c4 !!
! 1 d d2 d4 !
10) En utilisant
! que cos nx est un polynôme ! en cos x dont on donnera le degré et le coefficient dominant, montrer
! 1 . . . 1 !
! ! n2 − 3n + 2
! cos a1 . . . cos an
! 
! !
que ! .. .. !=2 2 (cos aj − cos ai ).
! . . !
! ! i<j
! cos(n − 1)a1 cos(n − 1)an !
' (
11) Vérifier que det (i + j − 1)2 i,j = 0.
! !
! ! ! 1 2 ... i−1 i+1 ... n+1 !
! ! ! !
! . an ! ! 1 22 ... (i − 1)2 (i + 1)2 ... (n + 1)2 !
12) Calculer D1 = !! . . ! ; D2 = !! . .. ..
!
!.
! ! .. !
! a1 ! ! . . !
! 1 2n . . . (i − 1)n (i + 1)n . . . (n + 1)n !
! !
! σ1 . . . ... σ1 !!
!
i ! .. !
! . σ2 ... σ2 !!
13) On pose σ i = k. Vérifier que !! . .. .. !! = n!.
! .. ..
k=1 ! . . . !
! σ1 σ2 ... σn !

18
! !
! 1 !
! 1 0 ... 0 !
! ! ! 2 .. .. !
! a1 + b1
! b1 b1 ... b1 !
!
!
! 1 1 . . !
!
! b2 a2 + b2 b2 ... b2 ! ! 1   !
! ! ! 3 3 .. !
! b3 b3 a3 + b3 b3 ! ! 1 . 0 !
14) Calculer a) ∆n = ! ! b) ! 1 2 !
! .. .. .. .. .. ! ! !
! . . . . . ! ! .. . . . !
!
!
!
!
!
! .  ..   ..  . .  1  !
!
bn bn bn an + bn ! !
! n n n !
! 1 ... !
1 2 n−1
15) Calculer det [sin(ai + aj )]i,j .

2iklπ
16) Soit K = (ak l )1 k n ,avec ak l = exp( ). Calculer K 2 . En déduire |det(K)| et K −1 .
1 l n n
! !
! α a1 a2 ... an−1 an !! ! !
! ! θ !
! .. .. ! ! 2 cos2 cos θ 0 !
! a1 α a2 ... . . !! ! !
! ! 2 !
! .. .. .. .. ! ! . .. . .. !
! . a2 . . . !! ! 1 !
17) Calculer : a) ∆ = !! .. .. . ! b) Dn (θ) = ! ! , θ ∈ R.
.. ! .. .. !
!
! . . a3 . an−1 .. !! ! . . cos θ !
! .. .. ! ! !
! .. ! ! θ !
! . . . α an ! ! 0 1 2 cos2 !
! 2
a1 a2 ... ... an α !

18) Soit n ∈ N∗ et (A, B, C, D) ∈ Mn (K)4 tels que C t D + D t C = 0.


  t   2
A B D tB A B 2
Calculer t et en déduire det = det (A t D + B t C) .
C D C tA C D
! !
! 1 0 0 ... ... 0 1 !!
!
! 1 1! 0 ... ... 0 x !!
!
! .. !
! 1 2 2! 0 . 0 x2 !!
!
! . .. !
19) Calculer ∆ = !! .. 3 3.2 3! 0 . x3 !! .
! .. .. .. .. .. !!
! . . . . 0 . !
!
! . . . .. !!
! .. .. .. (n − 1)! . !
!
! 1 n n(n − 1) n(n − 1)(n − 2) . . . [n(n − 1) . . . 2] xn !
   
a b c 1 1 1
20) Soit A =  c a b  et J =  1 j j 2  , avec j = exp (2iπ/3). Montrer que det J = 0. Calculer AJ
b c a 1 j2 j
puis det A.

! !
! x y 0 ... 0 !
! !
! .. .. .. . !
!
! z . . . .. !
!

 x=5
! .. .. .. !
21) Soit Dn = ! 0 . . . 0 !. Exprimer Dn à l’aide de Dn−1 et Dn−2 . Calculer Dn si y=3 .
! ! 
! .. .. .. .. ! z=2
! . . . . y !
! !
! 0 ... 0 z x !
! !
! a1 b1 c1 !
! !
22) Soient trois droites du plan d’équations aj x + bj y = cj pour j = 1, 2 ou 3. Montrer que !! a2 b2 c2 !! = 0 si et
! a3 b3 c3 !
seulement si ces trois droites sont parallèles ou concourantes.


 1 + x1 + x2 + · · · + xn = 0

1 + 2x1 + 22 x2 + · · · + 2n xn = 0
23) On note (S) : . Montrer que ce système possède une solution et une seule,

 .........

1 + nx1 + n2 x2 + · · · + nn xn = 0
à exprimer en fonction des coefficients du polynôme P (x) = (x − 1) (x − 2) . . . (x − n) .

19
Feuille d’exercices 8 : Réduction des endomorphismes
   
3 −1 −1 −3 3 −3
1) a) Diagonaliser A =  −1 1 1  . b) Trigonaliser A =  4 0 0 
−1 1 1 1 3 −3

2) a) Soit A ∈ Mn (K) admettant n valeurs propres distinctes deux à deux. Soit B ∈ Mn (K) vérifiant B 2 = A.
Montrer que B est diagonalisable, en vérifiant d’abord que A et B commutent.
 
11 −5 5
b) Trouver toutes les matrices B de M3 (K) telles que B 2 =  −5 3 −3  .
5 −3 3
 
1 0 0
3) Soit A =  1 1 0  . Trouver toutes les matrices M de M3 (K) telles que M 2 = A. On vérifiera tout d’abord
1 0 4
que si M est solution, M et A commutent.
 
1 −3 −3
4) Soit A =  −3 1 −3  . On cherche les matrices de carré A. On commencera par vérifier que pour M ∈
3 3 7
M2 (K), M 2 = I2 si et seulement si M est semblable à I2 , −I2 ou diag (−1, 1) .
 
1 1  
5) Diagonaliser A = et déterminer S = M ∈ M2 (R) | M 2 + M = A .
1 1
 
0 ··· ··· 0 a0
..
 1 ...
 
 . a1  
Soit A =  0 . . . . . . ... .. .

6) . 
 
 . . .. 
 .. .. ... 0 . 
0 ··· 0 1 an−1
 
a) Montrer que In , . . . , An−1 est libre. On pourra noter Ei le vecteur colonne dont les coefficients sont nuls
sauf celui situé à la ligne i, qui vaut 1. On calculera AEi pour tout i ∈ [[1, n − 1]].
b) Calculer χA (X) . On ajoutera à la ligne 1 du déterminant la combinaison linéaire bien choisie des autres
lignes, de façon à obtenir une ligne de 0, sauf en position (1, n).
c) Quelle est la dimension d’un espace propre associé à une valeur propre complexe ?
d) À quelle condition A est-elle diagonalisable ?
 
0 1 0
7) Calculer les puissances de la matrice A = 12  1 0 1 . Vérifier que la suite (An )n converge, et reconnaître
1 1 1
sa limite.
8) Soit A ∈ Mn (K) telle que Sp (A) = {λ1 , . . . , λn } avec λi = λj pour i = j.
Montrer que la famille In , A, . . . An−1 est libre.
! 2 !
! x +1 x ··· x !
! !
! .. .. .
.. !
! x
! . . !
! en diagonalisant la matrice constituée uniquement de 1. Retrouver le
9) Calculer ! . !
! .. . .. . .. x !
! !
! x ··· x x +1 !
2

résultat directement.
 
1 1
 .. . 

 . 0 .. 

10) Valeurs et espaces propres de : A =   0 1 0  ∈ M2p+1 (R).

 . . 
 . . 0 .. 
1 1

20
 
0 1
a  .. 
11) Éléments propres de A = (1 + a)In + J, où J =  . .
2
1 0
 
x −y
12) Soit M = ∈ M2 (R). Déterminer (x, y, z) tel que M soit non diagonalisable dans M2 (C).
y z
13) Soit A et B deux matrices de Mn (C) .

a) On suppose que A est inversible. Montrer que AB et BA ont même polynôme caractéristique.
b) On suppose A non inversible.
i) Montrer qu’il existe δ > 0 tel que : ∀x ∈ ]0, δ[, det (A − xIn ) = 0.
ii) En déduire l’existence d’une suite (An )n de matrices inversibles qui converge vers A
iii) Rappeler pourquoi, lorsque (Mn )n converge vers M, on a : det (Mn ) −→ det (M) .
n−→∞
iv) Montrer que si (Mn )n converge vers M, alors, pour tout x ∈ R, χMn (x) −→ χM (x).
n−→∞
v) Aboutir à la même conclusion que a).

14) Soient E = Rn et A ∈ Mn (R) vérifiant A2 = −In . On note f l’endomorphisme de Rn canoniqut associé à A.

a) Montrer que pour tout a ∈ E \{0} , Pa = vect (a, f(a)) est un plan vectoriel stable par f. Donner Mat fPa .
(a,f (a))

b) Montrer que n est pair (on notera p = n/2 dans la suite) en considérant les racines de χf .
c) Déterminer un complexe λ tel que λA soit une matrice d’une symétrie vectorielle de Cn . En déduire que
Cn = Ker (A + iIn ) ⊕ Ker (A − iIn ) . Quelles sont les dimensions de ces espaces propres complexes ? Que
peut-on en déduire sur tr (A) ?
d) Soit (U1 , . . . , Up ) une base de vecteurs propres complexes de Ker (A − iIn ) .
On pose, pour j ∈ [[1, p]] : Uj = Vj + iWj avec Vj et Wj des vecteurs réels. Vérifier que (V1 , W1 , . . . , Vp , Wp )
est une base de Rn .
e) Calculer AVj pour tout j ∈ [[1, p]]. En déduire l’existence de v1 , . . . , vp , p vecteurs non nuls de E tels que
Pv1 , . . . , Pvp soient p plans stables par f, supplémentaires dans E.
f) En déduire que A est semblable à une matrice diagonale par blocs que l’on précisera.
   
a b d −c
15) Soit Φ l’endomorphisme de M2 (R) défini par : −→ 2 . Déterminer les valeurs propres
c d −b a
et vecteurs propres associés de Φ (sans calculs si possible).
n

16) Soient p1 , . . . , pn n projecteurs de E, un K-ev de dimension finie, tels que pk = IdE .
k=1

a) Rappeler pourquoi l’on a pour tout projecteur p : rg p = tr p.


b) En déduire E = Im p1 ⊕ · · · ⊕ Im pn .

17) Soit E un C-ev de dimension n et u ∈ LC (E) tel que rg (u) = 1. Montrer que les assertions suivantes sont
équivalentes : (i) u est diagonalisable ; (ii) E = Im (u) ⊕ Ker (u) ; (iii) tr (u) = 0.
18) Soit s une symétrie de E, un K-ev de dimension n. Caractériser les endomorphismes de E qui commutent avec
s.
19) Soit a ∈ R et f l’endomorphisme de Rn [X] défini par f(P ) = (X − a) (P ′ − P ′ (a)) − 2 (P − P (a)) . Noyau,
image, diagonalisabilité ?
 
1 0 4 0
 0 1 0 4 
20) Diagonaliser A =  1 0 1 0 .

0 1 0 1
 
0 −1 −1 0
 1 0 0 −1 
21) Soit A = 
 1 0
 . Calculer A3 et envisager la diagonalisabilité de A. Calculer An .
0 −1 
0 1 1 0

21
 
0 1 1 −1
 1 0 −1 1 
22) Soit Ma = 
 0
 . Diagonaliser la matrice, lorsqu’elle c’est possible.
0 a 1−a 
0 0 1−a a

23) Soit f ∈ LC (E) tel que f est diagonalisable. Montrer que Ker f = Ker f 2 .
24) Soit A une matrice non nulle de M3 (R) vérifiant : A3 + A = O.

a) Montrer que A n’est pas inversible.


b) Déterminer un polynôme P de degré 3 tel que P (A) = O et le factoriser dans R[X].
c) Soit u ∈ LR (R3 ), l’endomorphisme
 canoniquement
 associé à A.
Montrer que : R3 = Ker u ⊕ Ker u2 + IdR3 .
   
d) En utilisant notamment la stabilité de Ker u2 + IdR3 par u, déterminer dim Ker u2 + IdR3 puis montrer
  R
que : Ker u2 + IdR3 = Im u.
 
0 0 0
e) Montrer que A est semblable à B =  0 0 −1  .
0 1 0

25) Soit E un R-ev de dimension n et f ∈ LR (E) vérifiant : f 2 + αf + β idE = 0 avec (α, β) ∈ R2 et α2 < 4β.

a) Montrer que n est pair en considérant les racines du polynome caractéristique de f.


b) Soit x = 0. On note Px = vect(x, f (x)). Montrer que Px est un plan stable par f et donner Mat fPx .
(x,f (x))

c) Soit F un sev de E stable par f et x ∈


/ F. Montrer que : F ⊕ Px .
 
0 −β
 1 −α 0 
 
 .. 
d) Prouver l’existence d’une base B de E telle que Mat f =  . .
B  
 0 −β 
0
1 −α

26) Soit n ∈ N∗ , E un C-ev de dimension n et f ∈ LC (E). On considère x ∈ E \ {0} .


 
a) Montrer qu’il existe k ∈ N∗ tel que x, f (x), . . . , f k (x) soit liée. En déduire l’existence de px , le plus petit
des entiers k non nuls vérifiant la propriété précédente.
 
b) Dans la suite, on note Ex = vect x, f (x), . . . , f px −1 (x) . Vérifier que Ex est un sev de E stable par f,
dont on donnera la dimension.
 
c) Notons gx = fEx et Bx = x, f (x), . . . , f px −1 (x) . Donner Mat gx et vérifier que χgx (gx )(x) = 0.
Bx

d) Montrer que χgx divise χf . En déduire le théorème de Cayley-Hamilton : χf (f ) = 0.

27) Pour A ∈ Mn (C), on note C (A) = {M ∈ Mn (C) telles que AM = M A} le commutant de A.

a) Soit A ∈ M3 (C) de valeurs propres 0, 1, et 2.  


Montrer matriciellement que dim C (A) = 3 et en déduire que C (A) = vect I, A, A2 .
C
b) Généraliser à une matrice de A ∈ Mn (C) possédant n valeurs propres distinctes.
c) Soit A ∈ Mn (C) diagonalisable. On note λi , i ∈ [[1, p]] les p valeurs propres distinctes de A et µ (λi ) leur
ordre de multiplicité.
i) Montrer que B ∈ C (A) si et seulement si b stabilise tous les espaces propres de a, où a et b sont les
endomorphismes canoniquement associés à A et B.
ii) En déduire une caractérisation matricielle des éléments de C (A) . En déduire dim C (A) .
C

28) Soit A une matrice inversible, λ une valeur propre de A, P le polynôme caractéristique de A, et Q celui de A−1 .
Trouver une relation entre P ( λ1 ) et Q(λ).

22
29) Soit f et g deux endomorphismes d’un espace vectoriel E de dimension finie n0  1 sur K = R ou C tels que :
f ◦ g − g ◦ f = f.

a) Calculer tr (f ) et f n ◦ g − g ◦ f n pour n ∈ N∗ .
b) Considérer ϕ : LK (E) −→ LK (E) . En raisonnant par l’absurde, montrer que f est nilpotente,
h −→ h ◦ g − g ◦ h
c’est à dire : ∃p ∈ N∗ tel que f p = O. Que vaut det f ?
 
c) On suppose que dim Ker f = 1. On note dk = dim Ker f k et uk = fKer f k .
K K

i) Que dire de la suite (dk )k 0 ?


ii) Montrer que uk ∈ LK (Ker f k , Ker f k−1 ) et en déduire : ∀k ∈ N, dk − dk−1  1.
 
iii) En déduire dim Ker f k , pour tout k ∈ N.
K
 
1 1 1 a
 1 1 a 1 
30) Diagonaliser M = 
 1
 ∈ M4 (R).
a 1 1 
a 1 1 1
31) Soit u un endomorphisme de R[X] tel que : ∀P ∈ R[X], deg (u (P )) = deg P.

a) Montrer que les sous espaces Rn [X] sont tous stables par u et que u induit sur chacun d’eux un endomor-
phisme trigonalisable.
   
b) Dans cette question, u (P ) = (2X − 1) P ′ + 3P. Déterminer Mat uRn [X] et tr uRn [X] .
Bc
 
O −In
32) Soit h ∈ LK (K2n ), canoniquement associé à A = ∈ M2n (K). Déterminer les éléments propres de
In O
h quand K = R puis quand K = C.
33) Montrer que (xn ) , (yn ) , et (zn ) définies par leur premier terme x0 , y0 , et z0 et la relation de récurrence :

 xn+1 = 12 xn + 14 yn + 14 zn
∀n ∈ N, y = 14 xn + 12 yn + 14 zn
 n+1
zn+1 = 14 xn + 14 yn + 12 zn

sont toujours convergentes et déterminer leur limite en fonction de x0 , y0 , et z0 .


34) Soit A = (aij )1 i,j n ∈ Mn (C).
 
n

 
a) Montrer que Sp (A) ⊂ ∪DF aii , |aik | par l’absurde.
i
k=1
k=i

b) Etudier le cas d’une rotation en dimension 2.


n

c) On suppose maintenant que A ∈ Mn (R) et que : ∀i, aij = 1, et ∀ (i, j) , aij  0.
j=1

i) Montrer que 1 est valeur propre de A.


ii) Montrer que toute valeur propre complexe est de module inférieur ou égal à 1.
iii) Supposons de plus que ∀i, aii > 0. Montrer que toutes les valeurs propres de A, distinctes de 1, sont
de module strictement inférieur à 1.

35) Soit A ∈ Mn (C) \ {On,n } . On suppose : ∀(i, j, k) ∈ [[1, n]]3 , aik akj = aij akk .

a) Montrer que : A2 = tr(A)A.


b) Étudier le spectre de A.
c) Montrer que A est diagonalisable si et seulement si tr (A) = 0.

23
 
a b
36) Soit A = ∈ M2 (C) \ CI2 .
c d
2
a) Montrer que A est diagonalisable si et seulement si (a − d) + 4bc = 0.
b) Montrer que φ : M ∈ M2 (C) → AM − MA est un endomorphisme de M2 (C) . Donner sa matrice dans la
base canonique. Prouver que rg (φ)  2.
c) Montrer que φ est diagonalisable si et seulement si A l’est.

37) Soit u ∈ LR (R3 ) tel que u2 = 0 et u3 = 0.


 
0 0 0
a) Montrer qu’il existe une base de R3 sur laquelle la matrice de u est  1 0 0  .
0 1 0
b) Déterminer les sous-espaces stables par u. (Pour les sous-espaces de dimension 2, on pourra utiliser une
équation linéaire)
c) Montrer que l’ensemble des endomorphismes commutant avec u est l’ensemble des polynômes en u dont
une base est (idE , u, u2 ).

38) Montrer que M ∈ Mn (C) est nilpotente si et seulement si SpC (M ) = {0[n]} .


 
A B
39) Calculer χM où M = avec A, B ∈ Mn (K).
B A
 
0 1 (0)
 .. .. 

 . . 
 ∈ Mn (R). Même question avec Mn (C).
40) Éléments propres de A =  
 . .
(0) . 1 
1 0
41) Soit f ∈ LK (E), où E est un K-ev de dimension n, et F un sev de E stable par f. Montrer que χfF divise χf.
 
−3 −2 0
42) Soit A =  6 3 1  et f ∈ LR (R3 ) l’endomorphisme canoniquement associé à A.
4 0 3

a) Calculer les puissances de A − I3 .



b) Calculer les dimensions des noyaux des puissances de A − I3 . On notera Ek = ker (f − IdR3 )k .
c) Trouver (u1 , u2 , u3 ) une base de R3 telle que (u1 ) soit une base de E1 , et (u1 , u2 ) soit une base de E2 . On
veillera également à ce que P , la matrice de passage de la base canonique à cette base, soit triangulaire.
d) Déterminer une matrice B triangulaire et semblable à A.
 
1 1 1
43) Montrer que M =  2 2 1  est trigonalisable dans M3 (R) et calculer ses puissances. On montrera que M
0 0 3 
0 0 0
est semblable à T =  0 3 1  .
0 0 3

24
Feuille d’exercices 9 : Dérivation

1) Soit f : ] − π2 , π2 [ → R . On note : ∀n ∈ N, an = n!1 (n)


f (0).
t → tan t

n
Montrer que la suite (an )n vérifie : (n + 1)an+1 = ak an−k et an = 0 pour n pair.
k=0

1
2) Soit f : x ∈ R  → √1+x
− 2
∈ R.

Pn (x)
a) Montrer que f est de classe C ∞ et que : ∀n ∈ N, ∃Pn ∈ R[X] tel que f (n) (x) = (1+x2 )n+1/2
.
b) À l’aide d’une équation différentielle vérifiée par f, déduire : Pn+1 + (2n + 1)xPn + n2 (1 + x2 )Pn−1 = 0.
c) Calculer Pn (0).
 n 1 d n Un
3) On note Un (x) = x2 − 1 et Pn (x) = 2n n! dxn (x).

a) Calculer P1 , P2 et P3 . Montrer que Pn est une fonction polynômiale dont on donnera le degré, le coefficient
 
dominant, la valuation et le coefficient constant. Donner finalement l’écriture de Pn sur la base des X k k∈N .
b) Donner la parité de Pn et préciser la localisation de ses racines.
dn
c) Calculer [(x − 1)n (x + 1)n ] et montrer que Pn (1) = 1.
dxn
  n  2
d) En calculant le coefficient de xn dans Pn , montrer : 2nn =
n
k .
k=0
 
 (i) : Un+1′
(x) = 2 (n + 1) xUn (x)  (iii) : Pn+1

(x) = xPn′ (x) + (n + 1) Pn (x)
e) Démontrer :   et  
 
(ii) : x2 − 1 Un′ (x) − 2nxUn (x) = 0 (iv) : x2 − 1 Pn′′ (x) + 2xPn′ (x) = n(n + 1)Pn (x)
f) Soit n  1. On pose u : [0, 1] −→ R .
2 (1−x2 ) ′ 2
x −→ [Pn (x)] + n(n+1) [Pn (x)]
À l’aide de (iv), montrer que u est monotone. En déduire : ∀x ∈ [−1, 1], |Pn (x)|  1.
1 d n−1
' 2 n (
g) À l’aide de (i), montrer que Pn+1 (x) = xPn (x) + 2n (n−1)! dxn−1 x −1 .

4) Soit f ∈ D([a, b], R) avec f ′ (a) < 0 et f ′ (b) > 0. Montrer qu’il existe c ∈ ]a, b[ tel que f ′ (c) = 0.
En déduire que f ′ vérifie le théorème des valeurs intermédiaires.
5) Soit f une application continue sur [0, a], dérivable sur [0, a], telle que f (a)f ′ (a) < 0 et f (0) = 0.
Montrer qu’il existe c ∈ ]0, a[ tel que f ′ (c) = 0.
6) Soit f ∈ C ∞ (]a, b[, R) telle qu’il existe a1 < . . . < an dans ]a, b[ vérifiant f(ai ) = 0 pour i = 1, . . . , n.

a) Montrer qu’ il existe c dans ]a, b[ tel que : f (n−1) (c) = 0.



n
b) Soit x ∈ ]a, b[\ {ai , i = 1, . . . , n} . On pose ϕx (t) = f(t) − A (t − ai ). Montrer qu’on peut choisir A ∈ R
i=1
tel que ϕx admette n + 1 racines distinctes dans ]a, b[.
1  n
En déduire : ∃cx ∈ ]a, b[ tel que f(x) = (x − ai )f (n) (cx ).
n! i=1
√ √
1+x2 − 1−x2
7) Soit f : [−1, 1] → R définie par f (0) = 0 et f(x) = x pour x = 0.
Montrer que f ∈ C 1 (] − 1, 1[, R).
8) Soit f et g deux éléments de C([a, b], R) ∩ D(]a, b[, R).
f (b)−f (a) f ′ (c)
a) Supposons ∀x ∈ ]a, b[, g′ (x) = 0. Montrer : g(a) = g(b) et ∃c ∈ ]a, b[ tel que g(b)−g(a) = g′ (c) .
b) On suppose : ∀x ∈ ]a, b[, |f ′ (x)|  g ′ (x). En utilisant la fonction gε (x) = g(x) + εx pour ε > 0, montrer que
|f(b) − f(a)|  g(b) − g(a).

9) Montrer que f : ] − π; π[ \ {0} → R est prolongeable par continuité en 0.


1
x → x − sin1 x
Montrer que le prolongement est C 1 .

25
10) Soit f ∈ C 1 ([0, 1], R) telle que f(0) = 0 et f (1) = 1.

n
a) Montrer qu’il existe x1 , . . . , xn n réels deux à deux distincts dans [0, 1] tels que : f ′ (xk ) = n.
k=1
b) Supposons que f ′ ne s’annule pas. Montrer que pour tout n ∈ N, il existe x1 , . . . , xn n réels deux à deux

n
1
distincts dans [0, 1] tels que : f ′ (xk ) = n.
k=1
! !
! x 1 (0) !!
!
! x2 /2 x 1 !
! !
! .. !
11) On note, pour x ∈ R et n ∈ N∗ , Dn (x) = !! 3
x /3! 2
x /2 x . ! . Justifier que Dn est dérivable et
!
! .. .. !
! . . 1 !!
!
! xn /n! . . . ... x2 /2 x !
déterminer son expression.
12) Soit (a, b) ∈ R2 et f : R −→ R .
x −→ ex + ae−x + bx
Déterminer une CNS portant sur (a, b) pour que f soit une fonction C 1 strictement croissante de R sur R et dont
la réciproque est également une fonction C 1 strictement croissante de R sur R.
13) Soit I un intervalle de R, a, b, c trois points distincts de I et f une fonction deux fois dérivable sur I à valeurs
dans R.

a) Donner un polynôme valant f(a) en a, f(b) en b et f (c) en c, et de degré inférieur ou égal à 2.


1 ′′ f (a) f (b) f (c)
b) Prouver l’existence de d ∈ I tel que : f (d) = (a−b)(a−c) + (b−a)(b−c) + (c−a)(c−b) .
2
x(t) = 3t2
14) Dans R2 , on considère Γ la courbe de paramétrage .
y(t) = 2t3

a) Donner l’allure de Γ. Vérifier que l’équation de Tt , la tangente à Γ au point M (t) = (x(t), y(t)) , est
(Tt ) : tx − y − t3 = 0.
b) Déterminer les valeurs de u telles que M(u) ∈ Tt .
c) Déterminer les droites du plan qui sont à la fois √
tangentes et normales à Γ.
(On obtiendra les deux droites d’équation y = ± 2 (x − 2) .)

15) Soit a ∈ R∗+ fixé. Construire C : x = a (t − sin(t)) ; y = a (1 − cos(t)) .


16) Soi Γ la courbe paramétrée par x(t) = 4 cos(t) − cos(4t) ; y(t) = 4 sin(t) − sin(4t).

a) Montrer qu’on peut restreindre l’étude à [0, π/3]. On pourra passer en notation complexe et calculer
z (t + 2π/3) .
b) Construire la courbe, en la positionnant par rapport au cercle de centre O et de rayon 3.

17) Soit I un intervalle de R. Soit (f, g) ∈ C k (I, Rn ) × C k (I, Rm ) et B une application bilinéaire de Rn × Rm dans
n    
Rp . Montrer que φ : t ∈ I −→ B (f (t), g(t)) ∈ Rp est de classe C k sur I et que φ(k) = n
k B f
(k) (n−k)
,g .
k=0

18) On note B la base canonique de M3,1 (R). Soit A0 , B0 et C0 trois vecteurs de M3,1 (R) tels que det (A0 , B0 , C0 ) = 1
B
et M ∈ M3 (R) de trace non nulle. On note A, B et C trois fonctions vectorielles dérivables de M3,1 (R), solutions
de Y ′ = M Y, et valant respectivement A0 , B0 et C0 en 0.

1
a) Montrer que φ : (X, Y, Z) ∈ M3,1 (R)3 −→ tr(M) det (M X, Y, Z) + det (X, M Y, Z) + det (X, Y, MZ) est
B B B
tri-linéaire et antisymétrique. Que vaut φ (E1 , E2 , E3 ) ? Qu’en déduire sur φ ?
b) Calculer ψ(t) = det (A(t), B(t), C(t)) pour tout t ∈ R.
B

26
Feuille d’exercices 10 : Suites et séries de fonctions

 
1) Soit fn : x ∈ R −→ inf n, x2 /n . Étudier la CVS et la CVU de (fn )n .
  
2) Montrer que si (fn )n CVU sur I, alors fn / 1 + fn2 n CVU sur I.

3) Soit fn définie par fn (x) = sin2 (nx) /(nx) pour x = 0 et fn (0) = 0. Montrer que fn est bornée et que (fn )n 1
CVS sur R. Y a-t-il CVU sur R ? sur {x, |x|  a} pour a > 0 ?
x+n
4) Soit fn (x) = n+4nx2 . Étudier la CVU de (fn )n sur [0, 1].


+∞
5) Déterminer le domaine D de définition de S : x −→ nx e−nx . Montrer que S ∈ C (D).
n=1

6) Pour n ∈ N, on pose un (x) = xn ln2 (x) et vn (x) = xn ln(x). Étudier la CVS, CVN et CVU de Σun et Σvn sur
]0, 1]. Pour Σvn , on cherchera à déterminer un sous ensemble de ]0, 1] sur lequel il y a CVU.
7) Pour n  1, on pose fn (x) = nα xn (1 − x) .

a) Chercher les valeurs de α pour lesquelles on a CVN, CVS sur [0, 1].
b) Même question avec la CVU. On prouvera tout d’abord que si une série de fonctions CVU sur I, alors le
terme général CVU vers 0 sur I.

+∞
8) Soit fn : R+ → R . Examiner convergence, continuité et caractère C 1 de fk .
2 k=0
(−1)n e−nx
x → n2 +1

9) a) Montrer que la série Σ n ln12 (n) CV.


−nx
e
b) Étudier la CVS et la CVN de la série de fonctions : Σ (1+n) ln2 n
.
c) Continuité de sa somme sur R+ , caractère C 1 sur R+∗ .
d) Montrer que sa somme est C 2 , puis qu’elle est C ∞ sur R∗+ .

−nx
e
10) a) Convergences simple et normale de la série de fonctions : Σ 1+n2.

b) Continuité de sa somme S sur R+ , caractère C 1 sur R+∗ .


 
c) Montrer que S ∈ C ∞ R∗+ .
d) Montrer que la somme est non dérivable en 0.On commencera par prouver que, pour tout N ∈ N∗ et tout

N
ne−nx
x ∈ R∗+ , −S ′ (x)  1+n2 , puis que lim −S (x) existe dans R et qu’elle vaut +∞.

k=0 x→+0

e) Déterminer une équation différentielle simple du second ordre vérifiée par S.


f) Calculer lim S (x) .
x→+∞
n
11) Soit f(x) = Σ (−1) n 1
n2 +x2 . Montrer que f est de classe C sur R et calculer lim f (x). Déterminer ensuite un équivalent
x→0
de f ′ en 0 et en déduire un développement limité de f en 0 à l’ordre 2.

+∞ (−1)n
12) F (x) = √ .
n=0 n+x

a) Montrer que F est C ∞ sur R+∗ .


b) Relation entre F (x) et F (x + 1). En déduire un équivalent en 0 de F.
+∞ +∞
1 1 1 1
c) Montrer que : ∀x > 0, 3/2
 F (x)  .
2 n=0 (2n + 1 + x) 2 n=0 (2n + x)3/2
N
 1
Encadrer en utilisant des intégrales. En déduire un équivalent de F en +∞.
n=0 (2n + x)3/2
nx
13) Étudier sur R+ la convergence de la série Σun (x) où un (x) = .
1 + xn

27
(−1)n
14) Pour n ∈ N∗ et x > 0 on définit : un (x) = .
n!(x + n)

a) Existence de f (x) = Σun (x).


b) Écrire simplement f (1) et xf (x) − f (x + 1).
c) Dérivabilité de f, signe de f ′ , classe de f.
d) Équivalent de f en 0 et limite en +∞.
 
1
e) Développement asymptotique de f en +∞ à l’ordre o .
x→+∞ x2

 e−nx
15) Soit f(x) = .
n=2
1 + (−1)n n

a) Montrer qu’on a CVS sur R+ , et CVN sur tout [a, +∞[, a > 0. Qu’en déduire ? A-t-on CVN sur R+ ?
1
b) À l’aide d’un développement limité de , montrer qu’on a CVU sur R+ . Qu’en déduire ?
1 + (−1)n n
 π/2
16) Soit fn : x ∈ R −→ n sinn x cos x. Étudier la CVS de (fn )n puis lim fn (x) dx.
n→+∞ 0
A-t-on CVU sur [0, π/2] ?
 n n+1 1
17) Soit fn : x ∈ [0, 1] −→ 3n x2 − x2 . Étudier la CVS de (fn )n puis lim fn (x) dx. A-t-on CVU sur
n→+∞ 0
[0, 1] ? Retrouver le résultat par une étude directe. (On pourra utiliser sup {t (1 − t) , t ∈ [0, 1]} = 1/4.)
18) Étudier la CVU sur [0, 1] des (fn )n et (gn )n avec fn (x) = xn (1− x) et gn (x) = xn sin(πx). On utilisera le résultat
concernant les fn pour traiter le cas des gn .
 2 an
19) Soit (an )n≥1 une suite réelle positive telle que an CV. Pour n ∈ N∗ et x ∈ R+ , on pose : fn (x) = .
n 1 n+x

a) Montrer que fn CVN sur R+ vers S. En déduire S ∈ C (R+ , R) .
n 1

b) Montrer que lim S = ℓ existe et appartient à R+ .


+∞

c) On souhaite montrer que ℓ = 0.


i) Montrer que : ∀N ∈ N, ∀x ∈ R , |S(x)|  S − SN ∞ + |SN (x)| , où SN désigne la somme partielle
+

d’indice N de la série fn .
n 1
ii) On fixe ε > 0. Prouver l’existence de N tel que |S(x)|  ε/2 + |SN (x)| , puis l’existence de A ∈ R+ tel
que, pour tout x  A, |S(x)|  ε. Conclure.
sin(x2 )
20) Pour n ∈ N et x ∈ R, on pose : fn (x) = ch(nx) .

a) Montrer que fn CVS sur R et CVN sur tout [a, +∞[, avec a > 0.
n 1

b) i. Déterminer lim S. ii. Étudier la continuité de S sur R.


+∞
 n  √ 
1−x
21) Pour n ∈ N et x > −1, on pose : fn (x) = 1+x sin π 1 + n2 .

a) Étudier la CVS de fn et la CVN sur tout segment de R∗+ .
n0

b) Y a-t-il CVN sur R∗+ ?


 x
22) Pour x  0, on étudie fn avec fn (x) = (−1)n n2 +x2.
n1

a) Montrer que cette série de fonctions ne CV pas normalement sur R+ , mais qu’elle CVU sur R+ . Déterminer

+∞
lim fn .
x→+∞ n=1

b) Montrer que la somme est C 1 sur R+ .

28
23) Soit fn : R∗+ −→ R .
1
x −→ x(x+1)...(x+n)

a) Montrer que fn CVS sur R∗+ et que sa somme est continue sur R∗+ .
1
b) Montrer que Rn ( (n+2)! )  1 et en déduire qu’il n’y a pas CVU sur R∗+ .
 2
24) On considère la série nxe−nx .
n0

a) Montrer qu’il y a CVS sur R+ vers sa somme S, et CVU sur tout segment de R∗+ .
x
b) En déduire une expression de 1 S(t) dt pour x > 0.
c) En déduire une expression de S(x) pour x > 0. S est-elle continue sur R+ ?
d) Y a-t-il CVU sur un intervalle contenant 0 ?
x
25) Soit f0 ∈ C ([a, b], R) et fn : x ∈ [a, b] −→ a fn−1 (t) dt, pour n  1.

a) Montrer que Σfn CVN sur [a, b] vers une fonction s ∈ C ([a, b], R) .
b) Soit S la primitive de s s’annulant en a. Déterminer une équ. différentielle vérifiée par S puis expliciter s.


+∞ 
x
26) Soit f : x ∈ R −→ arctan n2 +x2 .
n=1

a) Montrer que f est définie et continue sur R.


1
b) Montrer que Rn (2n)  n arctan 4n . Que peut-on en déduire sur le mode de convergence de la série de
fonction ?

+∞
1
27) a) Montrer que ζ : x −→ nx est C 2 (]1, +∞[) .
n=1

+∞
(−1)n
b) Montrer que µ : x −→ nx est C 1 (]0, +∞[) .
n=1

29
Feuille d’exercices 11 : Intégration sur un segment

X X 1  π/4
1) Calculer a) xex cos x dx b) 1
0 3 dx c) I = 0 ln (1 + tan x) dx (poser y = π/4 − x),
sh (x) ch (x)
1 ln(1+x)  1 arctan x π ln 2
puis J = 0 1+x2 dx et K = 0 1+x dx = 8 .
! !
! b !
2) Déterminer l’ensemble des fonctions f de C([a, b], R) telles que : ! a f(x) dx! = f∞ (b − a).

1

n−1 
n−1
3) Soit f ∈ C([0, 1], R) et g ∈ C 1 ([0, 1], R). Calculer lim f( nk )g( k+1
n ) après avoir calculé lim 1
f ( nk )g( nk ).
n→+∞ n k=0 n→+∞ n k=0


2n 
2n
k+1
4) Calculer la limite l des suites : a) un = k1/k b) un = kn+n2
k=n+1 k=n

n 
n n 
 1/n 
k k k k k2 1
c) n2 sin n, puis sin n2 sin n d) un = 1+ n2 e) n
n
(n + 1)(n + 2) . . . 2n
k=1 k=1 k=1
 x2 1 1 1
5) Calculer lim ln t dt. On montrera tout d’abord que φ : t > 0 −→ ln t − t−1 est prolongeable par continuité
x→1 x
en 0 et en 1, puis que son prolongement ψ est borné sur R+ .
 2x t sin(t)−t
6) Déterminer lim+ x sin t2 dt. On prouvera que φ : t > 0 −→ t2 est bornée sur R∗+ .
x→0
b
7) a) Soit f ∈ Esc ([a, b], K) . Montrer que lim f(t) cos (nt) dt = 0.
n→+∞ a

b) On suppose maintenant que f ∈ CM ([a, b], K).


i) Montrer
! que pour !tout ϕ ∈ Esc ([a, b], K) , on !a : !
! b ! ! b !
! a f (t) cos (nt) dt!  |b − a| f − ϕ∞,[a,b] + ! a ϕ(t) cos (nt) dt! .
ii) Soit
! ε > 0. Prouver! qu’il existe ! ϕ ∈ Esc ([a, b], K)! telle que :
! b ! ! b !
! a f (t) cos (nt) dt!  ε/2 + ! a ϕ(t) cos (nt) dt! . (On admettra que pour tout ε > 0, il existe ϕ ∈
Esc ([a, b], K) tq f − ϕ∞,[a,b] < ε)
!# !
! b !
! !
iii) En déduire : ∃N ∈ N, ∀n  N, ! f (t) cos(nt) dt!  ε. Conclure.
! a !
 1 dx
8) Pour n ∈ N∗ , on note In = 0 (1+x 2 )n . Établir une relation de récurrence entre les In . Que vaut I2 ?

Retrouver la valeur de I2 en posant x = tan (θ) .


b
9) Montrer que a (x − a)p (b − x)q dx = (p+q+1)!
p! q!
(b − a)p+q+1 où (a, b, p, q) ∈ R2 × N2 .
b
10) Soit f ∈ C ([a, b], R) telle que : ∀n ∈ N, a
xn f (x) dx = 0.
b
a) Montrer que : ∀P ∈ Rn [X], a P (x)f (x) dx = 0.
b
b) Soit (Pn )n une suite de polynômes qui CVU vers f sur [a, b] (existence admise). Montrer que lim a
Pn (x)f (x) dx =
n→+∞
b 2
a
f (x) dx. Conclure.
 sin2 x √  cos2 x √
11) Montrer que φ : x −→ 0 arcsin t dt + 0 arccos t dt est définie sur R et qu’on peut réduire son étude
à [0, π/2]. Vérifier que φ ∈ C 1 (R) , calculer sa dérivée, puis calculer φ.
1
x
12) Soit f : R → R continue. On définit H : x ∈ R −→ 2x −x
f(t) dt si x = 0, et f (0) si x = 0.

a) Montrer que H est continue sur R, dérivable sur R∗ . Calculer H ′ (x) pour x = 0.
b) Montrer que si f est dérivable en 0, alors H est C 1 sur R.
1 1 dx
13) On pose E = C 0 ([0, 1], R+∗ ). Pour f ∈ E, on définit P (f ) = 0
f (x) dx 0 f (x)
.

a) Montrer l’existence et donner la valeur de inf {P (f ), f ∈ E}.


b) sup {P (f ), f ∈ E} existe-t-il ? (Considérer x −→ enx )

30
14) Soit f ∈ C([0, 1], R).
1
a) Calculer 0
(n + 1)xn f(1) dx.
! 1 !
! !
b) Soit ε > 0. Montrer que : ∃A ∈ [0, 1[, !(n + 1) 0 xn f (x) dx − f(1)!  2 f∞,[0,1] An + ε.
1
c) En déduire lim (n + 1) 0 xn f(x) dx.
n→+∞

π x sin x π2
15) En posant y = π − x, vérifier que 0 1+cos2 x dx = 4 .
a x ln x
16) Calculer de plusieurs façons différentes, pour a ∈ R∗+ , I(a) = 1/a (1+x2 )2
dx.
x
17) Montrer que : e ln ln t dt ∼ x ln (ln x).
x→+∞
x  
18) On pose f (x) = 0
sin t2 dt.

a) Étudier ses variations.


√ 
b) On note xn = 2nπ et yn = (2n + 1) π. Montrer que (f (xn ))n et (f (yn ))n sont adjacentes.

1 x
19) E = C(R+ , R). Pour f ∈ E, Tf est définie par Tf (0) = f (0) et Tf (x) = f(t) dt si x > 0.
x 0
a) Montrer que φ : f −→ Tf est un endomorphisme de E. Est-il injectif ? Surjectif ?
1−λ
b) Montrer que si f un vecteur propre de φ, il existe (k, λ) ∈ R∗ × R tel que, pour tout x > 0, f (x) = kx λ .
En examinant lim f(x), déduire le spectre et les espaces propres de φ.
x→0,x>0

b (b−a)2 b
20) Soit f ∈ C 1 ([a, b], R) . Montrer que : a (f (x) − f (a))2 dx  2 a f ′2 (x) dx.
21) Soit E = C(R,R) et Φ : E → E où Φ(f ) : R →  R .
x
f  → Φ(f) x →
 0
tf (t) dt

a) Montrer que Φ est linéaire, que ∀f ∈ E, Φ(f ) ∈ C 1 (R,R), puis : Φ(f )(0) = Φ(f )′ (0) = 0.
b) Φ est injective ? surjective ?
c) Montrer que Φ(f) est deux fois dérivable en 0 et que Φ(f )′′ (0) = f (0).
d) Montrer que Φ(f) est paire si f est paire.
x
22) Déterminer les fonctions continues sur R telles que : ∀x ∈ R, 2xf (x) = 3 0
f(t) dt.
 x2
23) Développement limité à l’ordre 10 en 0 de f (x) = √ dt .
x t4 +1

 k
1 n−1
24) Soit f ∈ C 3 ([0, 1], R) . Pour g ∈ F ([0, 1], R) , on note Sn (g) = g .
n k=0 n

a) Soit n ∈ N∗ et k ∈ [[0, n − 1]]. En appliquant l’inégalité de Taylor-Lagrange à f sur [ nk , t], pour t ∈ [ nk , k+1
n ],
! ! f ′′′ 
! 1 1 !
montrer que : ! 0 f (t) dt − Sn (f ) − 2n Sn (f ′ ) − 6n1 2 Sn (f ′′ )!  ∞,[0,1]
24n3 .
1 1 1
 1

En déduire : Sn (f ) = 0 f (t) dt − 2n Sn (f ) − 6n2 Sn (f ) + O n3 .
′ ′′
1 1
1 ′ 1
 1 ′′ 1
b) En déduire : Sn (f ) = 0 f (t) dt − 2n 0 f (t) dt + 12n2 0 f (t) dt + O n3 .

2n−1
1
 1

c) Donner un développement limité de un = k en O n3 .
k=n

n 
 k2
25) a) On pose un = 1+ n3 .
k=1 ! n !
!  k2 1 n ! 1  n
k4
À l’aide de l’inégalité de TL, montrer que : !! ln 1 + n3 − k 2!
!  6.
k=1
3
n k=1 2 k=1 n
n  α
 k
b) Soit α > 0. Déterminer un équivalent de n et en déduire lim un .
k=1 n→+∞

31
"

2n
26) Pour n ∈ N∗ , on pose Tn = ch √1k − n. Déterminer lim Tn . On prouvera tout d’abord l’existence
k=n+1 n→+∞
2
x2
d’un réel δ > 0 tel que pour tout x ∈ ] − δ, δ[, on ait : 1 + x2  ch x  1 + 2 + x4 .
1
27) Soit f ∈ C ∞ ([0, 1], R) . Pour n ∈ N∗ , on pose In = 0 (1 − x)n f(x) dx.


k
ai n!
 1

a) Soit k ∈ N∗ . Montrer qu’il existe (a0 , . . . , ak ) ∈ Rk tel que : In = (n+i+1)! +o nk+1 .
i=0
b) En déduire que
 In admet un développement limité suivant les puissances de 1/n à tout ordre et donner
celui en o n13 .

28) Soit a ∈ R, I un intervalle ouvert de R contenant a et f ∈ C 3 (I, R) .


Déterminer lim h13 (f(a + 3h) − 3f (a + 2h) + 3f (a + h) − f (a)) .
h→0
 3 1/h3
En déduire, pour x ∈ R∗+ fixé, lim (x+3h)(x+h)
(x+2h)3 x
.
h→0

29) Calculer :
1 1 2 2
a) lim ((1 + x) x − x x ) x 1ln x b) f (x) = ln(tan( π4 cos x)) dl4 (0)
x→+∞ xx x −x
x 1+sin x   x
c) Équivalent en 0 de f(x) = (1 + sin x) − (1 + x) d) lim tan π4 + x1
  x   x→+∞
e) lim x2 1 + x1 − ex3 ln 1 + x1 f) lim (tan x)tan 2x
x→+∞ x→π/4
 99  
 xk
g) f (x) = ln k! dl100 (0) h) f (x) = ln ln(1+x)
x dl3 (0)
k=0

30) Montrer que f : x ∈ ]−1, +∞[ → x + ln(1 + x) admet une réciproque sur R. Développement limité de f −1 au
voisinage de 0 à l’ordre 3.
* *
31) Soit f ∈ C 2 (R, R) telles f et f ′′ sont bornées sur R. On notera Mi = *f (i) *∞ pour i = 0, 2.

a) Montrer que : ∀a ∈ R∗+ , |f ′ (0)|  Ma0 + 12 M2 a. On appliquera l’ITL sur deux intervalles différents pour
obtenir tout d’abord : |f (a) − f(−a) − 2af ′ (0)|  a2 M2 .
M0 1
b) Montrer que : ∀a ∈ R∗+ , ∀x ∈ R, |f ′ (x)|  a + 2 M2 a.

c) En déduire que f ′ est bornée sur R et : f ′ ∞  2M0 M2 .

n  
32) Soit a ∈ R∗+ et f ∈ C 2 ([0, a], R) s’annulant en 0. On note, pour n > a1 , on note : un = f k
n2 . Montrer que
k=1
(un )n converge et déterminer sa limite. On pourra utiliser l’ITL sur tout [0, nk2 ], k ∈ [[1, n]].
33) En utilisant l’ITL entre [0, x], pour tout x réel fixé, exprimer sin (x) comme la somme d’une série numérique.
! !
34) Soit k ∈ R∗+ et f ∈ C ∞ (R, R) telle que : ∀n ∈ N, f (n) (0) = 0 et ∀n ∈ N, ∀x ∈ R, !f (n) (x)!  n! kn .
Montrer que f est nulle sur [ −1 1
k , k ], puis sur R.
x
35) Déterminer les fonctions f ∈ C (R, R) telles que : ∀x ∈ R, f (x) + 0 (x − t)f(t) dt = ax + b.
 x+a
36) On cherche les fonctions de CM (R, C) telles que : ∀a ∈ R∗+ , ∀x ∈ R, 2af (x) = x−a f (t) dt.
x
a) Montrer que si f ∈ CM (I, K) , alors pour tout u ∈ I, F : x −→ u
f (t) dt est continue sur I. On pourra
montrer que F est lipschitzienne sur tout segment inclus dans I.
b) En déduire qu’une fonction f solution est de classe C ∞ .
c) Montrer qu’une fonction solution vérifie : ∀a ∈ R∗+ , ∀x ∈ R, f ′ (a + x) = f ′ (a − x) et en déduire que f ′ est
constante. Conclure.

37) Pour f ∈ C 2 ([a, b], C) , avec a < b, on pose F : x ∈ [a, b] −→ [a,x] f (t) dt − x−a
2 (f (x) + f (a)) .
1 ′′ 
Montrer que |F (b)|  f ∞,[a,b] [a,b] (b − x) (x − a) dx. On calculera notamment F (a) et F ′ (a).
2

32
Feuille d’exercices 12 : Séries entières

1) Calculer le rayon de convergence des séries entières suivantes : 


 cos2 n n   n   n2 +1
a) n z b) 1 + n1 − 1 z n c) ln n2 −2n+2 zn
n 0 n1 n 0
  √    2
εn n

d) cos π n2 + n + 1 z n e) 1+ n xn , ε = ±1 f ) (n! sin 1 sin 12 . . . sin n1 )z n
n 0   n 0 n 0
  n   n 
1 1√ (2n)!n2n n
g) i xn . Somme ? h) 1+ n
zn i) 2n n!(3n)! z
n 1 i=1  n1 n 1

  (n+1)π  √  √
j) √

sin t dt xn
2
k) nn n
z l) n
n| cos n|z n
n 0 n 0 n 0
 (2n+1)an n
2) Rayon de convergence et étude aux bornes du domaine de convergence des séries entières : (n−4)2
x , an étant
n>0
 (−1)n
le résultat d’un n-ième lancer de dé. Même question avec √
n+(−1)n
xn .
n 2

3) Calculer le rayon et la somme des séries entières suivantes :


 n n  cos(2nπ/3) n   (−1)n n
a) n
x b) n! x c) cos nθ.xn d) n(n−1) x
n 0 2 n 0 n 0 n 2
 x2n+2  1  ch n n
e) n(n+1)(2n+1) f) (4n−1)! x
4n−1
g) x
n 1 n 1 n 1 n

4) Former le développement enséries entière des fonctions suivantes


 au
√ voisinage
 de 0 :
1
a) arctan x+1 b) ln 1 + x − 2x2 c) ln 1 − x 2 + x2
 sin x 2
x si x = 0
d) 0 cos t2 dt e) x f ) (x−2)12 (x−i)
1 si x = 0
π 2 x 2 n (−1)k n
(k )
g) ch x cos x h) 0 cos(x cos t) dt i) ex 0 e−t dt ; en déduire 2k+1 .
k=0
 n  xn
5) a) Rayons de convergence et sommes (notées A(x) et B(x)) de an xn! et bn n! où (an )n et (bn )n sont
n 0 n 0
les suites définies par a0 = 0, b0 = 1 et : an+1 = an + 2bn , bn+1 = an + bn . (On montrera que pour tout
n ∈ N, an et bn appartiennent à l’intervalle [0, 3n ]. On calculera également A′ et B ′ .)
b) En déduire (an )n et (bn )n puis retrouver ce résultat directement.
 (2n
n)
6) Rayon de convergence et somme de (−1)n 2n−1 xn . On vérifiera que la somme est solution de 2y = (1 + 4x)y ′ .
n 0

7) Soit an xn une série entière de rayon R = +∞ et S sa somme. Montrer que :
n0
1  2π  iθ  −inθ
∀n ∈ N, ∀r ∈ R∗ , an rn = S re e dθ. En déduire que si S est bornée, elle est constante.
2π 0
  n
  n
8) On suppose que an xn a un rayon R > 0. Quel est le rayon R′ de an xn! ? On utilisera la suite an R2 .
n 0 n 0 n

9) a) Montrer que (cos(n)) ne converge pas vers 0, à l’aide d’une suite extraite.

b) Rayon et somme de cos (n) xn .
n 0


+∞
(−1)n−1 π
10) Montrer que ln 2 = n à l’aide d’un DSE de ln (1 + x) . Avec une méthode semblable, exprimer sous
n=1 4
forme d’une somme de série numérique.

n
11) Soit (un ) définie par : u0 = 1, un+1 = uk un−k . On pose, en admettant que le rayon de convergence de
k=0
 
+∞
un xn est R > 0 : f(x) = un xn .
n 0 n=0

a) Calculer xf 2 (x) − f (x). En déduire une expression de f(x) pour 0 < |x| < min {R, 1/4} .
b) Déterminer une expression de un−1 et en déduire R, ainsi qu’un équivalent de un .
E((n−1)/2)
  
12) Déterminer le DSE de x → ex sin x. En déduire : 2n/2 sin (nπ/4) = (−1)k n
2k+1.
k=0

33
 sin nθ n
13) a) Rayon de convergence et somme de n! x , où θ ∈ R.
n 0
 2π
b) En déduire, pour p∈ N, la valeur de Ip = 0 ecos θ sin (pθ) sin (sin θ) dθ.

n
14) Soit (un )n une suite bornée. Pour n ∈ N, on note Sn = uk .
k=0
 un n  Sn n
a) Calculer les rayons de convergence des séries entières n! x et n! x .
n 0 n 0

b) On note u et S leur somme ; former une relation entre u′ , S et S ′ .


c) On suppose que lim Sn = ℓ ∈ R.
n→+∞

i) Soit ε > 0. Prouver qu’il existe N ∈ N et un polynôme en x de degré N noté PN tel que :
|e−x S(x) − ℓ|  e−x PN (x) + ε. (On commencera par écrire ℓ sous la forme d’un produit de e−x par
d’une somme infinie.)
ii) En déduire que lim e−x S(x) = ℓ.
x→+∞

d) Supposons : ∀n ∈ N, un = (−1)n . Calculer S(x) et lim e−x S(x). Remarque ?


x→+∞

n!
15) Pour n  0, on pose an = Déterminer le rayon de Σan x2n+1. . Montrer que f est solution d’une
1×3×···×(2n+1) .  √
2
équation différentielle du premier ordre. En déduire : f (x) = √2−x2
arcsin √x2 pour |x| < 2.
2
16) Soit
(an )n la suite définie par a0 = a1 = 1 et : ∀n ∈ N, an+2 = an+1 − n+2 an . On note R le rayon de convergence
de an x et f sa somme.
n
n0

a) Montrer que : ∀n ∈ N, |an | ≤ 2n . Qu’en déduire pour R ?


b) Montrer que f est solution d’une équation différentielle du premier ordre.
c) Déterminer une expression de f (x) pour |x| < min {1, R} . En déduire la valeur de R, et celle des an en
fonction de n.
n 
17) Pour n ∈ N, on pose an = (−1)
3n+1 . Déterminer le rayon de la série entière an x3n+1 et calculer sa somme dans
n 0

+∞
l’intervalle ouvert de convergence. Calculer an .
n=0

18) Soit (sn )n∈N la suite définie par s0 = s1 = 1 et sn = sn−1 + sn−2 pour n  2.

a) En calculant sn , calculer le rayon et la somme de la SE sn xn .
n 0

b) Sans calculer sn , montrer que le rayon est strictement positif (on majorera sn ), calculer sa somme, retrouver
l’expression de sn et conclure quant au rayon de la SE.
arcsin(x)
19) Soit f(x) = √
1−x2
.

a) Montrer que f admet un DSE et déterminer son rayon. On notera an ses coefficients.
4p
b) Montrer que : ∀p ∈ N, a2p = 0 et a2p+1 = (2p+1)(2p
. (On vérifiera que f satisfait une équation différentielle
p)
d’ordre 1.) Retrouver, grâce à un équivalent de a2p+1 , le rayon de la SE égale à f.
 1
+∞
c) Montrer que 2n = 43 + 92π
√ .
n=0 ( n )
3

34
Feuille d’exercices 13 : Intégration sur un intervalle

1) Déterminer si les fonctions suivantes sont intégrables sur les intervalles indiqués :
√ 2  
a) f (x) = x + 2 − x2 + 4x + 1 (R+ ) b) f (t) = sintα t suivant les valeurs de α > 0 R∗+
 nπ 
n−1
1
(On montrera notamment que π f (t) dt  2πα−1 (k+1)α .)
k=1
sin 5x−sin 3x
  ln(t2 ) ln(1−t2 )
c) f (x) = R∗+ d) f (t) = t2 (]0, 1[)
x5/3 √
th x |ln(t)| ln2 (t)
e) f(x) = e−x2 +1
([1, +∞[) f ) f (t) = t2 +t+1 ([1, +∞[) g) f (t) =√ ( ]0, 1])
t(1+sin2 (t))
 +∞ dx
 +∞ x arctan x
 dx
2) Calculer : a) b) 2 +1)2 dx c) 1+x+x2 .
0+∞ (x+1)(x+2)(x+3) 0+∞ (x dx  R+∞
e) 0
xn cos x e−x dx, n∈N d) 0 (x2 +1)n f ) 0 1 − x arctan x1 dx
 1 1 !! 1−t !!  +∞ 1 !! 1−t !!
3) Convergence de I1 = 0 t
ln ! 1+t ! dt et I2 = 1
ln ! 1+t ! dt. Montrer que I1 = I2 et calculer I1 grâce à un
! ! t
1 ! !
développement en série entière de ln ! 1−t 1+t ! .
t
 +∞  1 n ln(x)
4) Prouver : a) 0 e−ax arctan x dx ∼ a12 b) 0 x 1+x dx ∼ − 2n1 2
a→+∞ +∞
 1 ln t2 ln(1+t2 )  (−1)k
+∞  +∞ −x2 −a2
c) 0 t2 dt = −2 ln 2 − 4 (2k+1)2 + π. d) a e dx ∼ e 2a .
k=0 a→+∞

 +∞    +∞ x sin x
5) Existence de a) 1
t sin t3 + t + 1 dt. b) 0 x2 +x+1 dx.
 +∞ 1
6) Soit f ∈ C 2 (R+ , R) telle que f ′′  3. Montrer que 0 dx existe.
1 + |f(x)|
7) a) On définit f : D → R . Préciser D et la classe de f ? Calculer f ′ (x) et lim f(x).
 +∞ e−t x→+∞
x  → x t dt
−x  +∞ e−t −x
b) Montrer que : −f(x) + e x = x 2
dt et que f (x) ∼ e x .
t x→+∞
c) Montrer que : x → f(1) − f (x) − ln x admet en 0 une limite finie.
8) Soit f ∈ C([0, 1], R).
1 1 xn
Montrer que lim 0 f (xn ) dx = f (0) et en déduire un équivalent de In = 0 1+xn dx.
n→+∞

 +∞ x

+∞
(−1)n 1 
+∞
(−1)n−1
9) Vérifier : a) 0 ch x dx = 2 (2n+1)2
c) 0
x+x dx = nn .
n=0 n=1
 +∞ √ 
+∞
(−1)n n! 1 π2
b) 0
−x
e cos x dx = (2n)! d) 0 ln t arctan t d t = − π2 + ln 2 +
2
24 .
n=0

1 ln t2 ln(1−t2 ) π2

n
1
10) Montrer que 0 t2 dt = −4 ln 2 + 2 . (Rappel : k = ln n + γ + o(1))
k=1
  n n n
11) Calculer : a) lim + 1 + nx e−2x dx b) lim 0 1 − nx ex/2 dx.
n→+∞ R n→+∞
x
12) Soit f ∈ C (]a, b], K) , intégrable sur ]a, b]. Que dire de ϕ : x ∈ ]a, b] −→ a f(t) dt ?
 +∞ e−t
Application : domaine de définition, classe de g, g′ (x), et lim de g : x −→ 2x2 1+t 2 dt.
+∞
 +∞ sin t
13) On rappelle que 0 t dt est une intégrale impropre convergente. On calcule ici sa valeur.

n  π/2 sin(2n+1)t
a) Calculer Sn (t) = 1 + 2 cos (2kt) pour t ∈ ]0, π[ et Jn = 0 sin t dt.
k=1
π 1 1
b) Soit φ : t ∈ [0, ] −→ − pour t = 0 et φ(0) = 0.
2 t sin t
   π/2
i) Montrer que φ ∈ C 1 [0, π2 ], R et en déduire lim 0 φ(t) sin (λt) dt.
λ→+∞
ii) En fait, φ ∈ C ∞ (] − π, π[) . Le vérifier en exprimant φ comme quotient de deux fonctions C ∞ .
 π/2
c) Calculer lim 0 sin(2n+1)t t dt et conclure.
n→+∞

35
1
14) Soit λ ∈ ]0, 1[ et g la fonction définie sur ]0, 1[ par g(x) = x1−λ (1−x)λ
.
1
a) Montrer que g est intégrable sur ]0, 1[. On notera Iλ = 0
g(x) dx.
 +∞ du
b) A l’aide d’un changement de variable homographique, montrer que Iλ = 0 u1−λ (1+u)
.
1
c) On note Jλ = 0 u1−λdu(1+u)
. Exprimer Iλ en fonction de Jλ et J1−λ .

N
(−1)n  uN+λ
d) Montrer que, pour tout N ∈ N, Jλ = n+λ + (−1)N+1 ]0,1[ 1+u du. En déduire une expression de Jλ
n=0
comme somme d’une série convergente.
1  (−1)n
+∞
e) En déduire que : Iλ = + 2λ λ2 −n2
.
λ n=1
 +∞
15) Montrer que P  = 0|P (t)| e−t dt définit une norme sur R[X].
1 n  +∞ (ln x)n
16) Pour n ∈ N, on pose In (α) = 0 (lnxx) α dx et Jn (α) = 1 xα dx.

a) Vérifier que In (α) (resp. Jn (α)) CV si et seulement si α < 1 (resp. α > 1).
b) À l’aide d’intégrations par parties, calculer In (α).
c) En posant t = x1−α , calculer Jn (α) .
 π/2  π/2
17) a) Montrer que I = 0 ln (sin x) dx et J = 0 ln (cos x) dx existent et sont égales.
 π/2
b) En utilisant 0 ln (sin 2x) dx, calculer I.
 n
18) Calculer lim ]0,+∞[ arctan(t
1+t2
)
dt.
n→+∞
 +∞ ln(t)
19) Pour x ∈ R∗+ , on pose f (x) = 0 dt. Calculer f(1) (poser u = 1/t) puis f (x) pour x > 0 (poser t = ux).
x2 +t2
   α
20) Soit f ∈ L1 (R, R+ ) . On note, pour n ∈ N∗ et α  1, In (α) = R n ln 1 + f (x)
n dx.

a) Étudier lim In (1), puis lim In (2) après avoir comparé (a + b)2 et a2 + b2 pour (a, b) ∈ R+ .
n→+∞ n→+∞

b) Traiter le cas α > 1 en adaptant l’indication donnée en a).


 n 1  n−x n   
21) Étudier lim un où un = 0 1+x 2 n exp 1 + n1 x dx. On pourra utiliser une majoration classique de
n→+∞
ln (v) par une fonction affine de v, pour tout v > 0.

36
Feuille d’exercices 14 : Espaces préhilbertiens

1) Soit (E, ', () un espace euclidien. A et B sont deux sev de E.


Montrer que : a) A ⊂ B ⇒ B ⊥ ⊂ A⊥ c) (A ∩ B)⊥ = A⊥ + B ⊥
b) (A + B)⊥ = A⊥ ∩ B ⊥ d) E = A ⊕ B ⇒ E = A⊥ ⊕ B ⊥
 
n 
n
2) Soit E un esp. préhilb. réel et (x1 , . . . , xn ) ∈ E n . Montrer que : xi − xj 2 = n xi 2 −  xi 2 .
1 i<j n i=1 i=1

3) Soit n ∈ N∗ . Déterminer les (x1 , . . . , xn ) ∈ R+n tels que x1 + · · · + xn = x21 + · · · + x2n = 1.


4) Soient B = (e1 , . . . , en ) et C = (ε1 , . . . , εn ) deux BON de E. Soit u ∈ LR (E) et M = Mat (u) .
B,C

a) Interpréter le scalaire 'u (ej ) , εi ( relativement à M, pour tout (i, j) ∈ [[1, n]]2 .
n n
b) En déduire que s = 'u (ej ) , εi (2 ne dépend pas des BON B et C choisies.
i=1 j=1

5) Soit (E, ' | () un espace euclidien et f ∈ LR (E) telle que : ∀(x, y) ∈ E 2 , 'x, y( = 0 ⇒ 'f (x), f (y)( = 0.

a) Soit (ei )1 i n une base othonormée de E. Calculer 'f (ei + ej ), f(ei − ej )( pour tout (i, j) ∈ [[1, n]]2 .
En déduire qu’il existe k ∈ R+ tel que ∀i ∈ E, f (ei ) = k.
b) En déduire : ∀x ∈ E, f(x) = k x et ∀ (x, y) ∈ E 2 , 'f (x), f(y)( = k2 'x, y( .

6) Soit (E, ' , () un espace préhilbertien et F = (e1 , . . . , en ), n vecteurs unitaires de E tels que, pour tout x de E,

n
on a : x2 = 'ek , x(2 . Montrer que F est ON. On note F = vect (e1 , . . . , en ) . Déterminer F ⊥ et conclure.
k=1

7) Soit (E, ', () un espace euclidien de dimension n et u ∈ LR (E) tel que : ∀x ∈ E, 'u(x), x( = 0.

a) Montrer que : E = Ker u ⊕ Im u.
b) Soit v = uIm u . Que dire de v ? Déterminer Sp v et vérifier que le rang de u est pair.

8) Soit E un espace préhilbertien réel et p un projecteur de E.

a) On suppose Ker p ⊂ Im p⊥ . Vérifier qu’il y a égalité entre ces deux espaces. De quel type de projecteur
s’agit-il ? En calculant 'x, p(x)( , montrer que : ∀x ∈ E, on a : ||p(x)||  ||x||.
b) On suppose Ker p ⊂ Im p⊥ .
i) Montrer qu’il existe (k, i) ∈ Ker p × Im p tels que : 'k, i( < 0.
ii) Montrer que : ∃η > 0 tel que ∀λ ∈ ]0, η[, 2 'λk, i( + λk2 < 0.
iii) Prouver l’existence de x ∈ E tel que p(x) > x . Conclusion ?

n
9) Soit E = Rn [X] et a0 , . . . , an n + 1 réels distincts. Pour P et Q dans E, on pose 'P, Q( = P (ak ) Q (ak ) .
k=0

a) Vérifier qu’il s’agit d’un produit scalaire sur E et déterminer une BON de E pour ce produit scalaire.
$

n
b) On note H = P ∈ E, P (ak ) = 0 .
k=0

i) Vérifier que H est un R-ev de deux façons différentes.


ii) Interpréter H comme l’orthogonal d’un sev de E.
iii) Calculer d(Q, H) , pour Q ∈ E fixé.

10) Soit E un espace vectoriel euclidien, a ∈ E \ {0} et α ∈ R∗ .


On définit f par : ∀x ∈ E, f(x) = x + α 'a, x( a. Déterminer les valeurs et vecteurs propres de f et déterminer
une C.N.S. sur (α, a) pour que f soit une isométrie.
 
1 1 1 ⊥
11) Calculer d(A, S3 (R)) où A =  2 1 1  . On utilisera que M3 (R) = S3 (R) ⊕ A3 (R).
3 2 1

37
 +∞
12) On étudie le minimum (noté δ) de f : (a, b) ∈ R2 −→ 0
(x3 + ax + b)2 e−2x dx.
 +∞
a) Montrer que 'P, Q( = P (x)Q(x)e−2x dx définit un produit scalaire sur R[X].
0
 +∞
b) En se ramenant à la fonction Γ, calculer 0 xm e−2x dx pour tout m ∈ N.
c) On pose A = X 3 et on note p la projection orthogonale de R[X] sur R1 [X]. Montrer que B = p (A) si, et
α 'X, 1( + β '1, 1( = 'A, 1(
seulement si, il existe (α, β) ∈ R2 tel que B = αX + β et .
α 'X, X( + β '1, X( = 'A, X(
En déduire p (A) .
d) Interpréter δ et exprimer sa valeur à l’aide d’une intégrale.
1 √
13) Soit φ : (P, Q) ∈ R[X] × R[X] −→ −1
P (t)Q(t) 1 − t2 dt.

a) Montrer que cela définit un produit scalaire sur R[X].


b) Montrer qu’il existe, pour tout n ∈ N, un unique polynôme Qn tel que :
∀t ∈ R, sin ((n + 1) t) = sin (t) Qn (cos(t)) . On donnera en particulier son degré et son coefficient dominant,
et on calculera également Q0 , Q1 , Q2 et Q3 .
c) Montrer que les Qn sont deux à deux orthogonaux.
1  2 √
d) Montrer que f : (x, y, z) ∈ R3 −→ −1 t3 + xt2 + yt + z 1 − t2 dt ∈ R admet un minimum sur R3 que
l’on interprétera.

14) Soit (E, ' , () un espace euclidien et B = (e1 , . . . , en ) une base quelconque de E.
On note AB = ('ei , ej ()1 i,j n ∈ Sn (R).

a) Soit (A, B) ∈ Mn (R)2 . Montrer que [∀ (X, Y ) ∈ Mn1 (R), t XAY = t XBY ] ⇒ A = B.
b) Montrer que si X = Mat x et Y = Mat y, alors 'x, y( = t XAB Y. Que dire si B est orthonormée ?
B B
′ ′ ′
c) Si B est une autre base de E et

PBB la matrice de passage, vérifier que AB′ = t PBB AB PBB .
1
15) Soit E = RN [X] muni du produit scalaire 'P, Q( = 0 P (t)Q(t) dt. On note Ln = (X n (1 − X)n )(n) .

a) Montrer que deg (Ln ) = n et que Ln admet n racines simples dans ]0, 1[.
Donner son coefficient dominant, noté dn .
b) Calculer 'X n , (1 − X)n ( pour n ∈ N.
c) Montrer que (Ln )0 nN est une BOG de E et que Ln  = √ n! .
2n+1

n−1
d) Montrer que, pour tout n ∈ N, il existe (α0 , . . . , αn−1 ) ∈ Rn tels que Ln = dn X n + αk Lk .
k=0
En déduire la valeur de 'Ln , X ( . n
 
e) Soit P = (pij )1i,jn la matrice de passage de X k 0 k n−1 à (Lk )0 k n−1 .
i) Donner l’expression de Lk en fonction des pij et des X i .

n−1
(2k)!
ii) Quelle propriété possède P ? Montrer que det (P ) = (−1)n(n−1)/2 k! .
k=0
+ i−1 j−1 ,
f) On pose A = X ,X 1 i,j n
et B = ('Li−1 , Lj−1 ()1 i,j n .
i) Que dire de la matrice B ?
ii) Comparer les coefficients (i, j) des matrices B et t P AP, grâce à e)i). Conclusion ?

n−1
(k!)4 1
g) En déduire que det (C) = (2k)!(2k+1)! où C = ( i+j−1 )1 i,j n .
k=0
 
 
+∞
16) Soit E = (un )n ∈ R tel que
N
u2n converge muni de 'u, v( = un vn . On dit qu’ une suite (un )n est à
n 0 n=0
support fini lorsqu’il existe un entier N tel que pour tout n  N, on ait un = 0.

a) Montrer que F, l’ensemble des suites à support fini, est un sev de E.



b) Déterminer F ⊥ en utilisant les suites ui = (δ n,i )n , où i ∈ N. Vérifier que : F ⊕ F ⊥  E.

38
17) Soit p et q deux projecteurs orthogonaux d’un espace vectoriel euclidien.
Comparer Im (p) et Ker (p) , puis montrer que : p ◦ q = 0 ⇐⇒ q ◦ p = 0.
 +∞
18) a) Pour P et Q deux polynômes, on pose 'P, Q( = 0 P (t)Q(t) e−t dt. Vérifier que cela définit un produit
scalaire sur F = Rn [X].
(k) (k)
b) Montrer que : ∀k < n, [tn e−t ] |t=0 = 0 et lim [tn e−t ] = 0.
t−→+∞
 +∞ (n)
c) Calculer, pour k  n, la quantité 0 tk (tn e−t ) dt. (On effectuera une succession d’IPP en justifiant
soigneusement la valeurs des crochets.)
1 x k −x (k)
d) On pose, pour k ∈ [[0, n]] : Lk (x) = k! e (x e ) .
i) Vérifier qu’il s’agit de polyômes dont on donnera le coefficient dominant.
ii) Montrer que (Lk )k∈[[0,n]] est une base orthonormée de F.
19) Pour A ∈ Mn (R), on note φA : X ∈ Mn (R) −→ AX − XA, et C (A) = {X ∈ Mn (R), AX = XA} .
a) Vérifier de deux façons différentes que C (A) est un R-ev.
b) Montrer que l’application transposition établit un isomorphisme entre Ker (φA ) et Ker (φt A )

c) Montrer que Im (φt A ) ⊂ Ker (φA ) , puis qu’il y a en fait égalité.
d) Comparer Im (φA ) et Ker (φt A )⊥ .
En déduire : [∃X0 ∈ Mn (R), B = AX0 − X0 A] ⇐⇒ [∀X ∈ C (A) , tr (BX) = 0].
20) Soit (E, ' | () un espace euclidien réel, n ∈ N∗ et (u1 , ..., un ) n vecteurs de E.
On note G (u1 , ..., un ) = ('ui , uj ()1 i,j n ∈ Mn (R).

a) i) On suppose que (u1 , ..., un ) est liée. Montrer qu’il existe (α1 , . . . , αn ) , n réels non tous nuls, tels que
n
αj colj (G (u1 , ..., un )) = On,1 .
j=1

n
ii) On suppose ici qu’il existe (α1 , . . . , αn ) , n réels non tous nuls, tels que αj colj (G (u1 , ..., un )) = On,1 .
j=1

n 
n
Montrer que, pour tout i ∈ [[1, n]], αj uj ⊥ ui puis que αj uj = 0E .
j=1 j=1
iii) Montrer que : (u1 , ..., un ) est liée ⇐⇒ det [G (u1 , ..., un )] = 0.
b) On suppose que (u1 , ..., un ) est libre. On note B = (e1 , . . . en ) une BON de Vect (u1 , ..., un ) et on définit
P = (pi,j )1 i,j n , la matrice des vecteurs (u1 , ..., un ) dans B.
i) Que dire de P ? Exprimer les uj , j ∈ [[1, n]] fonction des ek , k ∈ [[1, n]].
ii) Exprimer G (u1 , ..., un ) en fonction de P. En déduire det G (u1 , ..., un ) > 0.
c) Soit U = vect (u1 , ..., un ) et x ∈ E. On suppose det (G (u1 , ..., un )) = 0. On notera xU et xU ⊥ les projetés
orthogonaux de x sur U et U ⊥ . Écrire la première colonne de G (x, u1 , ..., un ) comme somme d’une colonne
dont les coefficients 2 à n sont nuls et d’une colonne où n’interviennent que les ui , i ∈ [[1, n]] et xU . En
det(G(x,u1 ,...,un ))
déduire : d(x, U) = det(G(u1 ,...,un )) .

21) Soit x1 , . . . , xn n vecteurs de Rn , et   la norme euclidienne.


a) Soit B une base orthonormée de E. On note P = Mat (x1 , . . . , xn ) .
B - .
Montrer, en utilisant t P P, que : det (x1 , . . . , xn )2 = (det P )2 = det ('xi , xj ()(i,j)∈[[1,n]]2 .
B
! !  n
! !
b) On suppose que (x1 , . . . , xn ) est liée. Montrer que : !det (x1 , . . . , xn )!  xi  . (1).
B i=1
c) Que se passe-t-il dans (1) si (x1 , . . . , xn ) est orthogonale ?
d) On suppose maintenant que (x1 , . . . , xn ) est libre. On note (yi )1 i n la BOG obtenue depuis (xi )1 i n par
(y )
le procédé de Schmidt. Rappeler la forme de P(xii) et justifier : ∀i ∈ [[1, n]], yi   xi  . En déduire (1) .

1
 2π
22) Soit E = C2π , muni de 'f, g( = 2π 0 f(t)g(t) dt, et N ∈ N∗ .Pour k ∈ N∗ , on pose fk (t) = k cos (2kt) et
EN = vect (fk , k ∈ [[1, N ]]) .
a) Soit f ∈ E. Exprimer PEN (f ) en fonction des coefficients αk = 'fk , f( .
 α2n
b) Grâce à l’inégalité de Bessel, montrer que n2 converge et majorer la somme de cette série.
n 1

39
Feuille d’exercices 15 : Espaces euclidiens

1) Soit u et v deux endomorphismes symétriques d’un espace euclidien tels que u ◦ v = v ◦ u.

a) Montrer que si F est stable par v, alors vF est un endomorphisme symétrique de F.


b) On note SpR (u) = {λ1 , . . . , λp } , avec les λ distincts deux à deux. Montrer que, pour tout i ∈ [[1, p]], il
existe une base orthonormée Bi de Ker (u − λi IdE ) constituée de vecteurs propres de v.
c) Prouver l’existence d’une base orthonormée de E constituée de vecteurs propres de u et v.

2) Soit A ∈ Mn (R) telle que A2 = 0. Montrer que Ker (A + t A) = Ker A ∩ Ker t A.


3) Soit A ∈ Sn (R) tq Sp (A) ⊂ R+ . Montrer que : ∀U ∈ On (R), |tr (AU )|  tr (A) .
4) Soit A ∈ Mn (R), nilpotente telle que At A = t AA. Montrer que A est nulle.
5) a) Soit A ∈ Sn (R). Montrer que : Sp A ⊂ R+ ⇐⇒ ∀X ∈ Mn1 (R), t XAX  0. (On notera A ∈ Sn+ (R).)
b) Vérifier que pour toute matrice A, t AA et At A appartiennent à Sn+ (R).
c) Vérifier que toute matrice symétrique positive possède une racine symétrique à valeurs propres positives :
∀A ∈ Sn+ (R), ∃B ∈ Sn+ (R) telle que B 2 = A.
6) Montrer que S est une matrice symétrique à valeurs propres strictement positives si, et seulement si, il existe
P ∈ Gln (R) telle que S = t P P.

7) On cherche les matrices A ∈ On (R) pour lesquelles il existe λ ∈ R tel que (A − λIn )2 = 0.

a) Prouver que λ vaut nécessairement 1 ou −1.


b) Pour λ = 1 et A une matrice solution, calculer (A − In )2 , où   désigne la norme euclidienne canonique
sur Mn (R). Conclure.

8) Soit A une matrice symétrique à valeurs propres positives λ1 , . . . , λn .



a) Montrer qu’il existe un polynôme Q ∈ R[X] tel que, pour tout i ∈ [[1, n]], Q (λi ) = λi . On pourra supposer
dans un premier temps que les λi , i ∈ [[1, n]], sont distincts deux à deux, et chercher un polynôme Q de
degré inférieur ou égal à n − 1 satisfaisant aux n conditions.
n−1 2

b) Montrer qu’il existe (α0 , . . . , αn−1 ) ∈ Rn tel que A = αi Ai .
i=0
 
2 1 1
c) Déterminer les αi , i ∈ [[0, 2]] lorsque A =  1 2 1  .
1 1 2

9) Soit A = (ai j )1 i,j n ∈ On (R).

a) Pour X et Y Mn,1 (R), calculer t XAY et l’interprèter comme un produit scalaire.


! !
!  !
! !
b) Montrer que ! ai j !  n. Cas d’égalité ?
!1 i,j n !

10) Soit A ∈ Mn (R). Montrer que tr(t AA)  0 et |tr(A)|  n tr(t AA). Cas d’égalité.
11) Soit E, un espace euclidien de dimension n. Pour u ∈ E \ {0} , on note ru la symétrie orthogonale par rapport
à (Ru)⊥ .(u est la réflexion d’hyperplan invariant (Ru)⊥ .)

a) Soit f ∈ O (E) . On pose v = f (u). Montrer que f ◦ ru ◦ f −1 (v) = −v, et f ◦ ru ◦ f −1 (w) = w pour tout
w ∈ (Rv)⊥ . Que peut-on en déduire sur f ◦ ru ◦ f −1 ?
b) Montrer que f et ru commutent ssi u est un vecteur propre de f.
c) Montrer qu’en endomorphisme g dont la matrice sur toute base est diagonale est nécessairement une ho-
mothétie.
d) En déduire que les isométries qui commutent avec toute autre isométrie sont ± IdE .
 
1 4 −8
1
12) Soit A =  4 7 4  . Étudier l’endomorphisme canoniquement associé à A.
9 −8 4 1

40
13) On considère E, un espace euclidien de dimension n  2.

a) Déterminer l’expression analytique de ru (voir notation de l’exercice 11).


b) Soient a et b deux vecteurs non nuls différents et de même norme.
i) Montrer que s’il existe u ∈ E tel que ru (a) = b, alors u est colinéaire à a − b.
2
ii) Vérifier que 'a − b, a( = a − b /2, puis montrer qu’il existe une reflexion et une seule telle que
ru (a) = b.
c) On souhaite montrer que toute isométrie f de E est une composée d’au plus n réflexions. On admet le
résultat en dimension n − 1.
i) Soit f une isométrie de E. Vérifier que le résultat est vrai si f est l’identité.
ii) Dans la suite, on suppose que f est différente de l’identité. Prouver l’existence de ru telle que g = ru ◦ f
possède un vecteur invariant, noté v dans la suite.
iii) Déterminer un sous-espace vectoriel F (à expliciter en fonction de v) de E, de dimension n − 1 et stable
par g.
iv) Montrer que, pour toute réflexion r̂ de F, il existe une unique réflexion r de E telle que rF = r̂ et
rF ⊥ = IdF ⊥ .
v) Que peut-on dire de gF ? Conclure.
1
14) On pose E = C ([0, 1], R) muni du produit scalaire 'f, g( = 0 f (x)g(x) dx.
x
On définit l’application v : f ∈ E −→ v(f ) ∈ E, où v(f ) : x ∈ [0, 1] −→ 0 f (t) dt.

a) Montrer que v ∈ LR (E).


b) Montrer qu’il existe v∗ ∈ LR (E) telle que : ∀ (f, g) ∈ LR (E)2 , 'v(f ), g( = 'f, v∗ (g)(.
c) Montrer que le spectre v ◦ v∗ est inclus dans R+ , puis montrer que v ◦ v∗ est injectif. Est-il surjectif ?
d) Déterminer les valeurs propres et vecteurs propres de v ◦ v∗ .

15) Soit A ∈ Sn (R) telle que Sp(A) = {λ1 , ..., λn }, les λi étant classés par ordre de valeur absolue croissante. On
note   la norme euclidienne sur Mn,1 (R).
  
n
a) Que représente a2ij pour la matrice A ? En déduire que a2ij = λ2k .
i,j i,j k=1

b) Montrer l’existence de sup {AX , X ∈ Mn1 (R) tel que X = 1} .


On justifiera tout d’abord que {X ∈ Mn,1 (R), X = 1} est un fermé borné de Mn,1 (R).
c) Montrer l’existence d’une matrice P ∈ On (R) et d’une matrice diagonale D telle que : AX2 = t Y D2 Y,
avec Y = t P X et Y 2 = 1.
d) Vérifier que |λn | = sup {AX , X ∈ Mn1 (R) tel que X = 1} .

16) Soit A ∈ Mn (R) et S = t AA.

a) Montrer que S ∈ Sn (R) et Sp (S) ⊂ R+ .


b) Montrer que : Ker S = Ker A et rg S = rg A. Vérifier Sp (S) ⊂ R∗+ ⇐⇒ A ∈ Gln (R).
 
5 2 4
17) a) Soit A =  2 2 2 . Effectuer la diagonalisation de la matrice A. On notera P la matrice de passage
4 2 5
orthogonale utilisée et D la matrice diagonale, choisie telle que les deux premiers coefficients diagonaux
sont égaux.
b) On cherche toutes les matrices symétriques réelles S telles que S 2 = A.
Remarquer qu’une solution
 S commute  avec A, et en déduire l’existence d’une matrice T ∈ S2 (R) et d’un
T O2,1
réel α tels que S = P t
P. Conclure.
O1,2 α
18) Soit A et B ∈ Mn (R).
     
X In A In On X In A In −A
a) Montrer que χAB = χBA en considérant et .
B In −B In B In On XIn
b) Montrer qu’il existe une matrice P ∈ On (R) telle que t AA = t P At AP.

41

n
19) Soit (x1 , . . . , xn ) ∈ Rn tel que x2k = 1. On note A = (xi xj )1 i,j n ∈ Mn (R) et S = In − 2A.
k=1
Vérifier que S ∈ Sn (R) ∩ On (R) et reconnaître S.
20) a) Soit X ∈ Mn,1 (R). Diagonaliser la matrice A = X t X.
 
2α2 − 1 2αβ 2αγ
b) Diagonaliser A =  2αβ 2β 2 − 1 2βγ , où α2 + β 2 + γ 2 = 1, avec (α, β, γ) ∈ R3 .
2αγ 2βγ 2γ 2 − 1
21) a) Soit (f, g) ∈ LR (R ) . Déterminer une CNS pour que rg (f ◦ g) = rg g.
n 2

b) Soit A ∈ Mn (R). Montrer que : rg(t A A) = rg(A).


22) Soit A et B deux matrices symétriques de Mn (R).
Montrer que : |tr(AB)|2  tr(A2 ) tr(B 2 ) et étudier les cas d’égalité.
23) Soit ' , ( un produit scalaire quelconque sur Rn .
On note A = ('ei , ej ()1 i,j n , avec Bc = (e1 , . . . , en ) la base canonique de Rn .

a) A étant symétrique réelle, on note P = (pij )i,j ∈ On (R) et D = diag(d1 , . . . , dn ) tels que t P AP = D.
Montrer que les di sont strictement positifs.

n
b) Soit pi = pki ek . Vérifier que (pi )1 i n est une BOG de Rn pour ' , ( . En déduire une BON.
k=1

24) Soit E un espace euclidien et u un endomorphisme symétrique de E.


Montrer que sup {u(x)2 , x2  1} = max {|λ| , λ ∈ Sp (u)} .
25) Soit E un espace euclidien et f ∈ LK (E). Montrer que deux des trois énoncés suivants impliquent le troisième
(on pourra utiliser i)⇐⇒ii) de l’exercice suivant) : 1) f ∈ O (E) 2) f 2 = − IdE 3) ∀x ∈ E, f (x) ⊥ x.
26) Soit E un espace euclidien de dimension n  2.

a) Soit u un endomorphisme de E. Montrer l’équivalence des trois propositions suivantes :


i) ∀x ∈ E, 'x | u(x)( = 0. ii) ∀ (x, y) ∈ E 2 , 'x | u(y)( = − 'u(x) | y(
iii) La matrice de u dans une BON est antisymétrique. (u est antisymétrique)
b) Soit u antisymétrique.
i) Montrer que son spectre est ∅ ou {0} . En déduire que si u = 0, u est non diagonalisable.
ii) Montrer que Im u = (Ker u)⊥ et que le rang de u est pair. (Étudier uIm u .)
iii) Vérifier que u2 est diagonalisable. Que dire de son spectre ?
iv) Lorsque E = R3 , prouver : ∃!b ∈ R3 tel que ∀x ∈ E, u(x) = b ∧ x.

27) a) Montrer que si P est une matrice constante de Gl3 (R) et (Mn )n est une suite de matrices de M3 (R) qui
converge vers M, alors la suite (P Mn t P )n converge vers P M t P. On utilisera une application linéaire opérant
sur les matrices.
 
1 1 1
2 4 4
b) Soit A =  1
4
1
3
5
12
 . Diagonaliser A puis montrer que (An )
n∈N converge. Reconnaître sa limite L.
1 5 1
4 12 3
 
u0
c) Soit (Xn )n la suite de Mn,1 (R) définie par X0 =  v0  et Xn+1 = AXn pour n ∈ N.
w0
i) Montrer que φ : M ∈ Mn (R) −→ P M t P X0 ∈ Mn (R) est continue. En déduire la convergence et la
limite de (Xn )n par un calcul matriciel.
ii) Retrouver le résultat sans calculs matriciels, à l’aide de la nature de L.
28) a) Soit E un espace euclidien de dimension p et f ∈ LR (E). Soit B = (e1 , . . . , ep ) une base orthonormée de E.
Exprimer tr (f) en fonction des réels 'ei , f (ei )( , i ∈ [[1, p]].
b) On note E l’espace Mn (R). Soit P ∈ Mn (R) une matrice fixée et φ : X ∈ Mn (R) −→ P X + XP.
i) Rappeler la définition de la base canonique Bc et du produit scalaire canonique de E.
ii) Retrouver rapidement Ei,j Ek,l = δ j,k Ei,l et en déduire que Bc est une BON de E pour le produit
scalaire canonique.
iii) Vérifier que φ est linéaire. Quelle est la taille de Mat φ ?
Bc
iv) Montrer que tr (φ) = 2n tr (P ) .

42
Feuille d’exercices 16 : Intégrales dépendant d’un paramètre
2 2
 1 e−(1+t )x
1) a) Soit g : x ∈ R −→ 0 dt. Montrer que g est de classe C 1 sur R.
1 + t2
x 2
b) Exprimer g en fonction de h(x) = 0 e−t dt. Quelle est la classe de g ?
 +∞ 2
c) Déterminer l’existence et la valeur de 0 e−t dt.
 1 ln t
2) Soit Φ la fonction définie par : Φ(x) = 0 t+x dt.

a) Vérifier qu’elle est définie sur R∗+ et qu’elle est de classe C 1 sur cet intervalle.
 1/e ln t
b) Montrer que Φ(x)  0 t+x dt. En déduire que Φ n’est pas prolongeable par continuité en 0.
c) Donner une expression simple de Φ′ (x), grâce à une intégration par parties.
2
d) Montrer que Φ(1) = − π12 en écrivant l’intégrande comme une somme infinie.

n
1 π2
(On admettra que k2 = 6 .)
k=1
− ln(x)
e) Pour x > 0, on pose Ψ(x) = Φ(x)+Φ(1/x). Vérifier que : ∀x > 0, Ψ′ (x) = x . En déduire une expression
simple de Ψ(x).
 +∞ − x2 + x
a 2

3) On note, pour a ∈ R, F (a) = 0 e 2


dx.

a) Montrer que F est définie et continue sur R, et dérivable sur R+∗ .


b) Déterminer une équation différentielle vérifiée par F sur R∗+ . En déduire une expression de F sur R.
a  +∞ 2

(On fera le changement de variable t = et on utilisera : 0 e−t dt = 2π )
x
 x (t)
4) Soit E = C([0, 1],R) muni de  ∞,[0,1] . Pour f ∈ E et x ∈ ]0, 1], on pose F (x) = 0 ft+x dt.
1 f (xu)
a) Montrer que : ∀x ∈]0, 1], F (x) = 0 1+u du. En déduire que F est continue sur ]0, 1].
b) Soit (xn )n une suite de ]0, 1] convergeant vers 0. En utilisant le théorème de CVD, déterminer lim F (xn ).
n→+∞

c) Montrer qu’on peut prolonger F par continuité en 0. On notera F/ son prolongement.


d) Montrer que T : f ∈ E −→ F/ ∈ E est une application linéaire et lipschitzienne.

5) Soit f une fonction continue et bornée sur R, et un réel t > 0.


2
a) Montrer que φ : x → f(x)e−tx est intégrable sur R.
 2
b) Montrer que ψ : t → R f(x)e−tx dx est de classe C ∞ sur R∗+ et exprimer ses dérivées.

c) En posant u = tx, déterminer lim ψ (t) .
t→+∞
√ √
d) Montrer que, pour toute suite (tn )n de R∗+ convergeant vers +∞, on a tn ψ(tn ) −→ f (0) π. En déduire
 −t2 √
un équivalent en +∞ de ψ (t) . (On pourra utiliser R e dt = π.)
 +∞ sin t
 +∞
6) On pose I = 0 dt et, pour α ∈ R+ : J(α) = 0 e−αt sint t dt.
t

a) i) Montrer que 0 sint t dt est ACV.
x x
ii) Montrer que lim π cos t
t2 dt est finie. En déduire quex−→+∞ lim π sint t dt est finie et que I CV.
x−→+∞
 (k+1)π ! sin t !
iii) Pour k  1, on note uk = kπ ! ! dt. Montrer que Σuk diverge.
 nπ ! sin t ! t
iv) En déduire que π ! t ! dt −→ +∞, puis que I est non ACV.
n−→∞
b) Vérifier que J est bien définie sur R . +

c) Montrer que J est C 1 sur R∗+ et calculer J ′ (α) pour α = 0.


d) En déduire une expression de J (α) pour α > 0.
 +∞ (−α+i)t
e) Montrer que K : α ∈ R+ −→ K(α) = π e t dt est continue sur R+ en transformant tout d’abord
son expression à l’aide d’une intégration par parties.
f) En déduire que J ∈ C (R+ ) et donner une expression de J(α) pour α  0. Que vaut I ?

43
3 cos(xt)
7) a) On définit f : x ∈ R −→ 2 t dt. Vérifier que f ∈ C ∞ (R, R).
b) Que vaut lim f (x) ? Calculer également f (n) (0) pour tout n ∈ N.
x→0
c) Démontrer que f est DSE. Préciser le rayon de la SE obtenue, et retrouver le résultat de b).
 +∞ 2
8) a) Démontrer que la fonction f : t ∈ R −→ 0 e−x cos (xt) dx est de classe C 1 sur R, puis déterminer une
équation différentielle vérifiée par f. En déduire une expression de f.
 +∞
b) Pour n ∈ N, on note an = 0 e−u un−1/2 du. Calculer an . En déduire que f est DSE sur R et retrouver le
 +∞ e−u √
résultat de a). (On rappelle que 0 √ du =
u
π.)
1 tx−1
9) Soit φ : x −→ 0

1+t
dt.

a) Montrer que φ est définie sur I = R∗+ , et qu’elle y est positive et décroissante.
b) Calculer φ(1) et φ(1/2).
c) Déterminer un équivalent de φ en +∞ à l’aide d’une intégration par parties.
1 ! !
d) Déterminer la limite en 0 de φ puis montrer que φ(x) ∼ en vérifiant que !φ(x) − x1 ! est bornée sur R∗+ .
x→0 x
(k)
e) Montrer que φ est C sur I et expliciter φ pour tout k ∈ N.

f) Trouver une relation entre φ(x) et φ(x + 1) et retrouver le résultat de d).


 +∞ sin(xt)
10) On note H : t −→ 0 ex −1 dx. Montrer que H ∈ C (R) , puis que H ∈ C ∞ (R) .
 +∞ arctan(tx)
11) Soit F : x ∈ R −→ 0 1+t2 dt.

a) Vérifier que F ∈ C (R, R) ∩ C 1 (R∗ , R) .


b) Calculer F (1).
c) Prouver que lim F (x) existe dans R+ et calculer cette limite en considérant (F (n))n .
x→+∞

 xt−t2
12) Soit f(x) = Re dt.

a) Déterminer le domaine de définition de f. Vérifier que f est C 1√sur son domaine est qu’elle satisfait une
équation différentielle du premier ordre. En déduire que f (x) = π exp(x2 /4).
b) Retrouver le résultat précédent en développant en série entière exp(xt).
 −t
e√
 −t
e√
13) On pose C(x) = R∗ t
cos(xt) dt et S(x) =
sin(xt) dt. Déterminer une équation différentielle vérifiée
R∗ t
+ +
 +∞ 2

par U = C + iS. En déduire les valeurs de C et S. (On rappelle que 0 e−t dt = 2π .)

44
Feuille d’exercices 17 : Équations différentielles
 
1) Soit l’équation différentielle (E) : x2 − 4x y ′ − (x + 2) y = x.

a) Montrer qu’il existe une solution DSE au voisinage de 0, et qu’il s’agit de y(x) = −x/6.
b) Résoudre (E) puis examiner les raccords éventuels en 0, et ceux en 4.

2) Soit a ∈ C (R+ , R) intégrable sur R+ et x une fonction vérifiant : ∀t ∈ R+ , x′ (t) = a(t)x(t).


Montrer que x est bornée sur R+ et qu’elle admet une limite finie en +∞.
1
3) On considère l’équation différentielle (E) : y ′ − y =
et ses solutions sur ]0, +∞[.
x
  x 
a) Montrer que S = yλ : x > 0 −→ exp(x) λ + 1 exp(−t)
t dt , λ ∈ R .
b) Montrer que (E) possède une unique solution z de limite nulle en +∞.
   
1 2 1 0 −2 1
4) On pose A =  0 1 −1  et B =  2 0 2  . Résoudre (S) : X ′ = AX. (On vérifiera que A est
0 1 1 −1 −2 0
diagonalisable sur C, mais qu’elle ne l’est pas sur R. On donnera les solutions complexes, puis réelles.) Traiter
le même exercice avec X ′ = BX.
 
2 0 1
5) a) Soit A =  −1 1 −1  . Déterminer Sp (A) puis une base de Ker (A − I3 ) . A est-elle diagonalisable ?
1 2 0
Déterminer V1 ∈ E1 (A) ayant 1 pour première composante.
b) Déterminer V2 ∈ M3,1 (R) tel que AV2 = V1 + V2 . On remarquera qu’on peut choisir pour V2 un vecteur de
la base canonique de M3,1 (R).
 
1 1 0
c) Montrer que A est semblable à T =  0 1 1  , puis résoudre le système différentiel (E) : X ′ = AX
0 0 1
d’inconnue X ∈ D (R, M3,1 (R)).
 
3 2 −2
6) On veut résoudre le système différentiel (S) : X ′ = AX avec A =  −1 0 1 .
1 1 0

a) Déterminer Sp A et Ker (A − In ) . A est-elle diagonalisable ? Calculer (A − In )3 .


b) Vérifier que Im (A − In ) ⊂ Ker (A − In ) .
 
1 0 0
c) Montrer que A est semblable à  1 1 0  . On choisira une nouvelle base dont le premier vecteur est le
0 0 1
premier vecteur de la base canonique puis résoudre (S) .
 ′
 x =y+z
x′ = x − 2y + 3 cos 2t
7) Résoudre a) (S) : y′ = x . b) (S) : (Dériver la 1ère équation.)
 ′ y ′ = x − y − 3 sin 2t
z =x+y+z

x′′ = x′ + y′ − y x′′ = 3x + y + et
8) Résoudre a) (S) : b) (S) : (Combinaison d’équations.)
y′′ = x′ + y′ − x y′′ = 2x + 2y + et
9) On souhaite résoudre (H) : tx′′ (t) + 2x′ (t) − tx(t) = 0.

a) Déterminer les solutions développables en série entière.


b) En déduire que h : t −→ sh(t)/t si t = 0 et 1 si t = 0 est de classe C ∞ sur R.
c) Montrer que pour toute fonction y définie sur R∗+ , il existe une unique fonction z définie sur R∗+ telle que
y = zh.
d) Chercher toutes les solutions de (H) sur R∗+ sous cette forme. Conclure.
 2  
10) Résoudre (H) : 1 + x2 y ′′ (x) + 2x 1 + x2 y ′ (x) + y(x) = 0 en posant x = tan (t) .

45
 
11) Résoudre : (i) 1 − x2 y ′′ − xy ′ + 9y = 0 ; (ii) y(0) = a ; (iii) y ′ (0) = b. (Poser z(θ) = y (cos θ) .)
−3x
12) Résoudre (E) : y ′′ + 6y ′ + 9y = √ex2 +1 . Pour la solution particulière, on choisira h, une solution de (H) qui ne
s’annule pas sur R et on la cherchera sous la forme y = zh, z étant une fonction à déterminer.
13) Soit (E) : xy ′′ + 3y ′ − 4x3 y = 0. Déterminer les solutions développables en séries entières au voisinage de 0, puis
intégrer (E) . Existe-t-il des solutions définies sur R ?
 
14) a) Soit l’équation différentielle (E) : x2 + 1 y ′′ + xy ′ − 4y = 0. Poser z(t) = y(sh(t)) et résoudre (E) .
b) Retrouver le résultat en cherchant les solutions DSE.
15) Résoudre l’équation différentielle (E) : x3 y ′′ − 2xy + 3 = 0 en posant z = xy ′ + y. On obtiendra une équation du
premier ordre en z ′ dont on
 déterminera une solution particulière. 
On aura finalement : S = x > 0 −→ αx + βx2 /3 + ln (x) /x, (α, β) ∈ R2 .
 +∞ eit
16) a) Montrer que 1 dt est convergente, grâce à une intégration par parties.
t
b) Chercher une solution particulière de (E) : y ′′ + y = x1 sous forme yp : x −→ z(x)eix , où z est une fonction
x
inconnue. On obtiendra yp (x) = 1 sin(x−t)
t dt
c) i) Déterminer toutes les solutions de (E) : y ′′ + y = x1 .
ii) En écrivant toute solution sous la forme y(x) = a(x) cos(x) + b(x) sin(x) et en examinant y (2nπ) et
y(π/2 + 2nπ) pour n ∈ N, montrer que (E) admet une unique solution sur R∗+ qui tende vers 0 en +∞.
Déterminer son expression. On la notera y0 dans la suite.
 +∞ sin t  +∞ sin t
d) Montrer que : ∀x > 0, y0 (x) = 0 x+t dt et x→0
lim y0 (x) = 0 t dt.
 +∞ e−tx  ∗ 
e) Soit g : x ∈ R+ −→ 0 1+t2 dt. Montrer que g ∈ C

R+ , R ∩ C (R+ , R), puis comparer g et y0 .
 +∞ sin t
f) En déduire la valeur de 0 t dt.

17) Soit q ∈ C (R+ , R) , intégrable sur R+ , et (E) : y ′′ (t) + q(t)y(t) = 0.


a) i) Soit f ∈ D (R+ , R) . On suppose que lim f ′ = ℓ > 0. Montrer qu’il existe A un réel positif tel que, pour
+∞
tout x  A, f(x)  f (A) + 2ℓ (x − A) . En déduire que f n’est pas bornée sur R.
ii) Montrer que si y est une solution bornée de (E), alors y ′′ est intégrable sur R+ . En déduire que lim y ′
+∞
est finie, puis finalement qu’elle est nulle.
! !
! y (t) y2 (t) !
b) Pour (y1 , y2 ) une base de S(E) , on pose w(t) = !! 1′ ! . Montrer que w est une fonction constante.
!
y1 (t) y2′ (t)
Cette constante peut-elle être nulle ?
c) En déduire que (E) possède des solutions non bornées.
18) a) À l’aide du changement de variable x = et , résoudre sur ]0, +∞[ l’équation différentielle x2 y ′′ + y = 0.
b) Déterminer les fonctions dérivables sur ]0, +∞[ telles que ∀x > 0, f ′ (x) = f ( x1 ).
19) Soit f et g deux fonctions continues sur R, et a ∈ R. On note G la primitive de g qui s’annule en 0 et on suppose
t
que g est strictement positive sur R+ . On suppose en outre que ∀t ∈ R+ , f(t)  a + 0 f (u)g(u) du.
t
a) On pose F (t) = 0 f(u)g(u) du. Déterminer une inéquation différentielle satisfaite par F.
b) On introduit h la fonction valant F ′ − F g. Exprimer F en fonction de h.

t
c) En déduire que ∀t ∈ R+ , f (t)  a exp 0 g(u) du .
 +∞ e−t
20) Soit f la fonction définie par : f (x) = 0 1+xt dt.
a) Déterminer le domaine D de définition de f puis montrer que f est C ∞ sur D.
b) Prouver l’existence de lim f(x) puis déterminer sa valeur en considérant la suite (f (n))n .
x→+∞
c) Résoudre l’équation différentielle (E) : x2 y ′ + y = x sur R∗+ .
d) Montrer qu’il existe une solution et une seule g de (E) ayant limite nulle en 0. (On vérifiera tout d’abord
 x −1/t
que h : x > 0 −→ e1/x 0 e t dt est la seule solution pouvant être bornée sur R∗+ , puis on montrera qu’elle
l’est effectivement grâce à une intégration par parties.)
e) Vérifier que g(x) = xf(x) et montrer que lim g(x) = 0.
x→+∞

46
Feuille d’exercices 18 : Probabilités

1) Dans un jeu de dominos, chaque domino porte deux nombres de [[0, 6]], éventuellement identiques.

a) Combien y a-t-il de dominos dans le jeu ?


b) On tire deux dominos au hasard. Quelle est la probabilité pour qu’ils aient un nombre un commun ?
c) On tire cinq dominos au hasard. Quelle est la probabilité d’obtenir au moins un double ?

2) Une urne contient 9 boules numérotées de 1 à 9. Calculer la probabilité d’obtenir 2 boules portant des numéros
de même parité dans les cas suivants :

a) on tire les boules simultanément ;


b) on tire une boule, on la remet, puis on tire la seconde.

3) A dispose de trois boîtes opaques. Il place une pièce dans l’une d’elles. B essaie de deviner la boîte contenant
la pièce, et en désigne une. A indique alors à B parmi les deux boîtes restantes une boîte dont il sait qu’elle ne
contient pas la pièce. En changeant son choix, B a-t-il plus de chance de trouver la pièce ?
4) Un lot de 120 dés contient 80 dés parfaits tels que la probabilité de faire 6 soit exactement 1/6, contrairement
aux autres dés, pour lesquels cette probabilité vaut 1/5 ou 1/7 (ces deux derniers cas sont équiprobables). On
prend un dé au hasard, on le jette et on obtient 6. Quelle est la probabilité pour qu’il soit parfait ?
5) Un élève dispose de 4 itinéraires pour aller au lycée. La probabilité qu’il choisisse l’itinéraire A1 est 1/3, 1/10
pour A2 , et 1/5 pour A3 . La probabilité d’arriver en avance par A1 est 1/20, 1/10 par A2 et 1/5 par A3 . Par
A4 , l’élève arrive juste à l’heure.

a) Quelle est la probabilité que l’élève choisisse l’itinéraire A4 ?


b) L’élève arrive en avance. Quelle est la probabilité qu’il ait emprunté A3 ?

6) On considère une suite de lancers indépendants d’une pièce mal équilibrée dont la probabilité de donner pile (P )
est p ∈]0, 1/2[. On posera q = 1 − p. On note An l’événement "P F apparaît pour la première fois aux tirages n
et n + 1"et B l’évènement "P F n’apparaît pas au cours de la séquence infinie de lancers".

+∞
a) Calculer P (An ), puis P(An ). Que représente l’évènement A = ∪ An ? En déduire P (B) .
n=1 n 1

b) On note C l’évènement "P n’apparaît pas lors de la séquence infinie de lancers" et D l’évènement "il existe
un rang à partir duquel les tirages donnent P ".
i) Soit (n, k) ∈ N∗2 . Quelle est la probabilité de l’évènement Cn,k "la pièce donne face pour les tirages n,
n + 1, . . . , n + k” ? En déduire P(C).
ii) Quelle est la probabilité de l’évènement Dn "la pièce donne pile à partir du tirage n”, pour n  1 ?
Montrer que P(Dn ) = 0, puis que P (D) = 0.
iii) Retrouver la valeur de P(B).

7) Soit p ∈ [0, 1/2], et 4 événements A, B, C et D incompatibles.


On suppose P(A) = P(D) = p et P(B) = P(C) = 12 − p.
Les événements A ∪ B, A ∪ C, A ∪ D sont-ils deux-à-deux indépendants ? Mutuellement indépendants ?
8) Une urne contient une boule rouge et une boule noire. On effectue n tirages avec remise. On définit :
An : "au cours des n tirages, on obtient des boules des deux couleurs"
Bn : "au cours des n tirages, on obtient au plus une boule rouge".

a) Calculer P (An ) et P(Bn ) pour n  2.


b) Etudier l’indépendance de An et Bn pour n = 2, puis n = 3, puis dans le cas général.

9) Soit n  2. On dispose de n cartons numérotés de 1 à n. On prend un carton au hasard. Si l’on obtient le carton
numéro i, on place alors dans une urne i boules blanches et n − i boules noires. On tire successivement et avec
remise deux boules de cette urne.

a) Quelle est la probabilité de tirer deux boules blanches ?


b) On a tiré deux boules blanches. Quelle est la probabilité d’avoir pris le carton numéro n ?

47
10) Des personnes se transmettent une information. Chaque personne transforme l’information reçue en son contraire
avec la probabilité p, et la transmet fidèlement avec la probabilité q = 1 − p. On note pn la probabilité que la
n-ième personne reçoive l’information non déformée. Ainsi, p1 = 1.

a) Exprimer pn+1 en fonction de pn pour n ∈ N∗ .


b) En déduire l’expression de pn puis sa limite. Que remarque-t-on ?

11) Soit p ∈ N∗ . Camille lance une pièce de monnaie qui amène pile avec la probabilité a (avec 0 < a < 1). Elle
marque 1 point si elle obtient pile et 2 points si elle obtient face. Le jeu s’arrête dès qu’elle atteint ou dépasse n
points. On note pn la probabilité qu’elle marque exactement n points.

a) Calculer p1 et p2 .
b) Montrer que pour n  1, pn+2 = apn+1 + (1 − a)pn . En déduire une expression de pn en fonction de n et a.

12) Un mobile se déplace aléatoirement dans l’ensemble {A, B, C} des sommets d’un triangle : si, à l’instant n, il est
sur un sommet, alors soit il y reste avec la probabilité 2/3, soit il change de sommet avec la même probabilité
pour les deux sommets possibles. On suppose qu’à t = 0, il se trouve en A. On note an la probabilité que le
mobile se trouve en A à l’instant n. (idem pour bn et cn ).

a) Pour n ∈ N, calculer an + bn + cn .
b) Exprimer an+1 , bn+1 et cn+1 en fonction de an , bn et cn .
c) En déduire les expressions des trois suites, en étudiant (an − bn )n et (an − cn )n .

13) On effectue des tirages dans une urne contenant initialement a boules blanches et b boules noires. Après chaque
tirage, le boule est remise dans l’urne avec c boules de la même couleur.

a) Pour n ∈ N∗ , déterminer la probabilité pn que la première boule blanche soit obtenue au n-ième tirage.
 b+kc
n−1
b) On pose, pour n ∈ N∗ , an = a+b+kc . Montrer que pn = an−1 − an pour tout n  2.
k=0

+∞
c) Calculer lim an (on considérera ln(an )). En déduire pn . Interpréter.
n→+∞ n=1

14) Un feu bicolore, lorsqu’il est rouge à l’instant t = n, passe au vert avec la probabilité p ∈]0, 1[. Le changement
inverse se fait selon la probabilité q ∈]0, 1[. On note rn (resp. vn ) les probabilités que le feu soit rouge (resp.
vert) à l’instant t = n. On suppose que r0 + v0 = 1.
   
a) Montrer qu’il existe A ∈ M2 (R) telle que, pour tout n ∈ N : vrn+1n+1
= A vrnn
b) Que vaut rn + vn ? En déduire les limites de (rn )n et (vn )n .

15) Une maladie rare est présente dans la population à raison d’un cas pour 10000. On dispose d’un test de dépistage
présentant les caractéristiques suivantes :
i) le test est positif à 99% sur une personne malade.
ii) le test est positif à 0, 1% sur une personne saine.
Quelle est la probabilité qu’une personne soit malade si le test est positif ? Commentaire ?
16) Des boules en nombre infini numérotées 1, 2, . . . sont placées successivement, indépendamment les unes des autres,
dans trois boites.

a) Pour k  2, on note Ak l’événement "deux des trois boites sont non vides pour la première fois lorsqu’on

+∞
place la k-ième boule". Calculer P(Ak ) puis P(Ak ). Interpréter.
k=2
b) Pour ℓ  3, on note Bℓ l’événement "les trois boites sont non vides pour la première fois lorsqu’on place la
ℓ−1 
+∞
ℓ-ième boule". Calculer P(Bℓ | Ak ) pour k  2 et ℓ  3. En déduire que P (Bℓ ) = 2 3ℓ−1−2 puis P (Bℓ ) .
ℓ=3
Interpréter.

48
17) Un enfant saute d’un sommet à l’autre d’un triangle de sommets A, B, C de la manière suivante :
i) s’il est en A ou en B, il sautera vers l’un des trois sommets avec la même probabilité.
ii) s’il est en C, il saute toujours vers le sommet A.
On suppose que l’enfant est initialement en A (resp. en B ou en C) avec la probabilité a0 (resp. b0 ou
 c0 ). On

an
note an , bn , cn les probabilités que l’enfant soit en A, B ou C après le n-ième saut. On pose Xn =  bn  .
cn
Exprimer Xn+1 en fonction de Xn . En déduire une relation entre an+1 et an pour n  1, puis les valeurs de
an , bn et cn pour n  1.
18) Soit p ∈]0, 1[ et a > 0. Lors d’une étude démographique, on interroge au hasard une famille. La probabilité qu’elle
ait n enfants est apn . En notant Cn l’évènement "la famille interrogée a n enfants", on a donc P (Cn ) = apn ,
pour tout n ∈ N. De plus, la probabilité pour qu’un bébé soit un garçon est 5/11.

a) À quelle condition ces hypothèses ont un sens ?


b) Soit k ∈ N. Calculer la probabilité que la famille interrogée possède au moins k enfants. On notera Mk cet
évènement.
c) Pour k ∈ N, on note Gk l’évènement "la famille interrogée a exactement k garçons". Calculer, pour j  k,
P (Gk | Cj ) = PCj (Gk ).
d) Montrer que la probabilité pour qu’une famille d’au moins k enfants ait exactement k garçons vaut
(5/11)k
a (1−6p/11) k+1 .

19) On dispose d’un dé équilibré et d’une urne contenant au départ une boule blanche. On effectue une suite de
lancers successifs avec le dé et à chaque fois que l’on obtient un résultat différent de 6, on ajoute une boule rouge
dans l’urne. Lorsque l’on obtient le premier 6, on tire une boule de l’urne et l’expérience s’arrête.

a) Pour k ∈ N∗ , on note Ak l’événement "le premier 6 est obtenu au k-ième lancer de dé".

+∞
i) Calculer P (Ak ) et vérifier que P (Ak ) = 1.
k=1
ii) Quelle est la probabilité d’avoir obtenu le premier 6 au plus tard au k-ième lancer ?
iii) Quelle est la probabilité d’avoir obtenu le premier 6 après le k-ième lancer sachant qu’on l’a obtenu au
plus tard au 2k-ième lancer ?
b) On appelle B l’événement "on a tiré la boule blanche".
i) Si les k − 1 premiers lancers n’ont pas donné de 6, quelle est la composition de l’urne juste avant qu’on
ne lance le dé pour la k-ième fois ?
ii) En déduire P (B ∩ Ak ) puis P (B) = ln (6) /5.

20) Lors d’une rencontre d’athlétisme, la barre est montée d’un cran après chaque saut réussi par le concurrent.
Quand un saut est raté, la compétition s’arrête pour le sauteur. Celui-ci a, pour le saut n, une chance sur n de
réussir le saut. X est le rang du dernier saut réussi.

a) Quelle est la loi de X ? Vérifier une propriété classique des v.a..


b) Vérifier que E (X) = e − 1 et V (X) = e(3 − e).

21) Une urne U contient des boules numérotées 1, 2, 3 ; une urne V contient des boules numérotées 4, 5, 6. On lance
un dé équilibré et on change d’urne la boule dont le numéro a été tiré. On note Xn le nombre de boules dans
l’urne U après n lancers de dé. Exprimer P (Xn+1 = k) en fonction des P (Xn = j) , j ∈ [[0, 6]]. En déduire que
2
E (Xn+1 ) = E (Xn ) + 1 puis E (Xn ) . (On pourra faciliter le calcul avec la convention P (Xn = j) = 0 pour
3
n ∈ N∗ et j ∈
/ [[0, 6]].)
22) On lance une pièce équilibrée consécutivement et l’on s’arrête lorsque deux "pile" successifs sont obtenus. X est
le nombre de lancers jusqu’à l’arrêt.

a) Trouver la loi de X. (On posera un = P (X = n) . On pourra utiliser que les deux résultats du premier
lancers constituent un système complet d’événements ; on obtiendra une relation de récurrence liant un ,
un−1 et un−2 pour n  4, que l’on étendra à n = 3 et 2 grâce à des conventions appropriées.)
b) Quel calcul devrait-on faire pour vérifier qu’il s’agit d’une v.a. ? En admettant le résultat, en déduire un
événement quasi impossible.

49
23) Soit (xn ) une suite réelle vérifiant : ∀n, 4xn+2 − 5xn+1 + xn = 0. Existe-t-il une v.a. telle que pour tout n, on
ait P(X = n) = xn ?
24) On procède à une suite de répétitions indépendantes d’une expérience à deux issues, dont la probabilité de succès
est p. Soit X la v.a. donnant le nombre de répétitions nécessaires pour obtenir deux succès. Donner la loi de X,
son espérance, sa variance et sa série génératrice. Cette variable aléatoire est-elle indépendante de Y, le la v.a.
égale au rang du premier succès ? Justifier la réponse.
25) On dispose de k urnes numérotées de 1 à k contenant chacune n boules numérotées de 1 à n. On extrait une
boule de chaque urne et on note Xi le numéro de la boule tirée de la i-ième urne, enfin on pose M = Max(Xi ) .

a) Calculer la fonction de répartition de M et en déduire la loi de M.


b) Calculer l’espérance de M et son équivalent quand n tend vers +∞.

26) a) Pour i ∈ [[n, 2n]], on considère l’ensemble


 A  i des
 nparties
 de [[1, 2n]]
 à n2néléments
 dont le maximum vaut i.
Que vaut card (Ai ) ? En déduire que n−1 n−1 + n−1 + · · · + 2n−1
n−1 = n .
b) Une urne contient n boules blanches et n boules noires. On tire les boules une à une sans remise. Soit X
le rang de sortie de la dernière boule noire.
  2n  n  2n
i) Montrer que P (X = n) = n−1 n−1 / n et P (X = n + 1) = n−1 / n .
ii) Justifier sommairement que, pour k ∈ [[2, n]], l’évènement (X = n + k) est une réunion d’évènements
incompatibles ayant tous la même probabilité, que l’on calculera. En déduire P (X = n + k) . La loi de
X est une loi de variable aléatoire ?
iii) Montrer que E (X) = (2n+1)n
n+1 . Quelle type de vérification peut-on faire ?

27) Loi binomiale négative. Soit une urne contenant des boules blanches en proportion p et des boules noires.
On effectue des tirages avec remise jusqu’à obtention de r boules blanches, avec r  1 fixé. Soit X le nombre
de boules noires obtenues avant la r-ième boule blanche. Déterminer la loi de X, vérifier que la somme des
probabilités calculées est égale à 1, et calculer E (X) .
28) On jette 5 dés. Après le premier lancer, on relance les dés n’ayant pas donné 6, et cela jusqu’à obtenir cinq 6.
On note X le nombre de lancers nécessaires et, pour i ∈ [[1, 5]], Xi le nombre de lancers nécessaires pour que le
dé numéro i donne son premier 6. Calculer P (Xi  n) , P (X  n) puis P(X = n) pour n ∈ N∗ .
29) Une urne contient n boules dont une seule est blanche. On effectue des tirages successifs sans remise jusqu’à
obtention de la boule blanche. On note X le nombre de tirages effectués. Déterminer le loi de X, ainsi que son
espérance et sa variance.
30) Un sauteur tente de franchir des hauteurs successives numérotées 1, 2, . . . n, . . . . Il n’essaie de franchir la hauteur
n que s’il a réussi à passer les hauteurs précédentes. Si le sauteur a déjà réussi les n − 1 premiers sauts (n  2),
1
la probabilité qu’il franchisse la hauteur n est . Soit X la v.a. égale au numéro de la dernière hauteur franchie.
n
Déterminer la loi de X et son espérance.

31) Soit X une v.a. telle que X (Ω) = N∗ et, pour tout k ∈ N∗ , P(X = k) = kα . Que doit vérifier cα ? À quelle CNS
c2α−1 −cα−2 cα
portant sur α la v.a. X admet une espérance ? Une variance ? Vérifier dans ce cas que V (X) = cα cα−2 c2α−1
.

32) On dispose d’un sac contenant N jetons numérotés de 1 à N. On effectue une suite de tirages successifs avec
remise. On note Tn le nomre de numéros de jetons distincts obtenus au cours des n premiers tirages.

a) i) Déterminer les valeurs prises par Tn , puis P (Tn = 1) et P (Tn = n) .


(N−1)(2n−1 −1)
ii) Montrer que P (Tn = 2) = N n−1 par une méthode de dénombrement.
b) On suppose que 1  k  N. Déterminer une relation entre P (Tn+1 = k) , P (Tn = k) et P (Tn = k − 1) .
Vérifier que le résultat de a)ii) est cohérent avec cette relation.
n
c) Pour n ∈ N∗ , on note Gn = P (Tn = k) X k .
k=1
1
 
i) Montrer que Gn+1 = N X − X 2 G′n + XGn .
ii) Exprimer E (Tn+1 ) à l’aide de E (Tn ) , N et n, puis déterminer E (Tn ) en fonction de N et n.
E(TN )
iii) Déterminer lim N .
N→+∞

50
33) Soit X une v.a. à valeurs entières.


n 
n−1
a) Montrer que pour tout n ∈ N∗ , kP (X = k) = P (X > k) − nP (X > n) .
k=1 k=0
b) i) On suppose que X admet une espérance ; prouver que lim nP (X > n) = 0.
n→+∞

+∞
En déduire E (X) = P (X > k) .
k=0

ii) Réciproquement, montrer que si la série P (X > k) converge, alors X admet une espérance donnée
k 0
par la formule précédente.
c) Retrouver l’espérance d’une variable aléatoire suivant la loi géométrique de paramètre p.

34) Soit X une v.a. qui suit la loi de Poisson de paramètre λ. Soit Y dont la loi conditionnée par X = n est la loi
binomiale B(n, p) (n ∈ N et p ∈]0, 1[ fixé). Quelle est la loi de Y ?
35) On suppose que X et Y sont indépendantes et que X ֒→ P (λ) et Y ֒→ P (µ) . Déterminer la loi conditionnelle
de X sachant X + Y = n. Même question avec des lois gémométriques de même paramètre p.

36) Soit X une v.a. à valeurs naturelles et Y la v.a. définie par Y (ω) = 0 si X(ω) est impair, et Y (ω) = X(ω)2 si
X(ω) est pair. Déterminer la loi et l’espérance de Y lorsque X suit une loi géométrique, puis une loi de Poisson.
37) Le nombre de visiteurs quotidiens d’un parc d’attraction suit une loi de Poisson de 10000. Ce parc a dix entrées
E1 , . . . , E10 choisies de manière équiprobable par les visiteurs.

a) Quel est le nombre moyen de visiteurs en une journée ? Quelle est la probabilité qu’un visiteur donné se
présente à l’entrée E1 ?
b) Soit X1 le nombre de visiteurs entrant par E1 en une journée. Reconnaître la loi conditionnelle de X1
sachant (N = ℓ) , pour ℓ ∈ N. En déduire la loi, l’espérance et la variance de X1 .
c) Sachant qu’un visiteur sur 10 possède une entrée gratuite, calculer le nombre moyen de visiteurs payants
entrant par E1 . On pourra prévoir facilement le résultat, puis on le vérifiera en étudiant d’abord la loi
conditionnelle de P1 sachant (X1 = ℓ) , pour ℓ ∈ N, où P1 désigne le nombre de visiteurs payants entrant
par l’entrée E1 .

38) Soit A et B deux boites contenant respectivement deux jetons marqués 0 et deux jetons marqués 1. On extrait
au hasard un jeton de A et un jeton de B, et on les échange. On répète cette opération. Pour n ∈ N∗ , on note
Xn la somme des numéros contenus dans A après n échanges.

a) Déterminer la loi de X1 .
b) Pour n ∈ N∗ , déterminer Xn+1 (Ω) et calculer, pour k ∈ Xn+1 (Ω) , P(Xn+1 = k) en fonction de P(Xn = 1).
c) Calculer, pour tout n ∈ N∗ , P(Xn = 1). On pourra noter un = P (Xn = 0) , vn = P (Xn = 1) et wn =
P (Xn = 2) . En déduire la loi de Xn .
d) Montrer que E (Xn ) = 1 pour tout n ∈ N∗ .

39) On lance une pièce équilibrée plusieurs fois de suite. X est le rang du deuxième pile. On tire alors dans une
urne contenant X − 1 boules numérotées de 1 à X − 1. Y est le numéro de la boule tirée.
Lois de X et Y ? X et Y sont-elles
√ indépendantes ? Vérifier que ρ (X, Y ) . On obtiendra notamment V (X) = 4,
E (XY ) = 10 et ρ (X, Y ) = 2/2, et commenter la valeur du coefficient de corrélation.
40) X, Y, Z étant des variables indépendantes suivant des lois de Poisson de paramètre a, b, c, déterminer ρ (X + Y, Y + Z) .
41) Une urne contient a > 0 boules blanches et b > 0 boules noires. On tire, avec remise, une boule dans cette urne.
X est le rang de la première boule blanche et Y le rang de la première boule noire obtenue après la première
boule blanche. Trouver les lois de X, de (X, Y ) et de Y, et les espérances de X et Y.
42) X et Y sont deux v.a. indépendantes. X suit une loi de Poisson de paramètre λ et Y une loi uniforme sur {1, 2} .
Que vaut E X 2 ? Déterminer la loi de Z = XY, son espérance et sa variance. (On exprimera les moments
d’ordre 1 et 2 de Z en fonction de ceux de X, puis on obtiendra V (Z) = 5λ/2 + λ2 /4.)
43) Au péage d’une autoroute, le nombre de voitures circulant dans le sens A −→ B suit une loi de Poisson de
paramètre a (et b pour le sens B −→ A). Trouver la probabilité pour que, sur n voitures attendant au péage,
il y en ait k qui circulent dans le sens A −→ B. On reconnaîtra la loi classique correspondant à cette loi
conditionnelle.

51
44) Une compétition rassemble n candidats. Chaque personne a la probabilité p de réussir l’objectif demandé. Lors
d’un essai, tous les candidats n’ayant pas encore réussi tentent de nouveau l’épreuve.
- Lors de l’entraînement, la séance s’arrête quand tout le monde a réussi. Trouver la loi du nombre M d’essais
nécessaires pour que tout le monde réussisse.
- Lors de la compétition, celle-ci s’arrête dès qu’un candidat au moins réussit. Trouver la loi du nombre m
d’essais pour désigner un (ou plusieurs) vainqueurs. En moyenne, combien doit-on compter d’essais ?
Indication : utiliser Xk le nombre d’essais nécessaires pour que réussisse le k-ième candidat, et étudier (M  i)
et (m  i).
45) Deux joueurs lancent une pièce n fois chacun. Quelle est la probabilité qu’ils obtiennent le même nombre de fois
"pile" ?
46) Soit X et Y deux v.a. indépendantes telles que X ֒→ B(n, p) et Y ֒→ B(m, p).

a) Déterminer la loi suivie par S = X + Y. (Deux méthodes).


b) À quelle situation type peut-on associer X et Y ? Que représente alors S ?
c) Pour k ∈ [[0, n + m]], déterminer la loi conditionnelle de X sachant (S = k) .

47) Soient X et Y des v.a. admettant des variances, et Z = X + Y et T = X − Y.

a) Montrer que si Z et T sont indépendantes, alors V(X) = V (Y ) .


b) On suppose que X et Y sont indépendantes et que X ֒→ U[[1, 3]] et Y ֒→ U[[1, 3]]. Comparer les variances
de X et Y et déterminer les lois de Z et T. Z et T sont-elles indépendantes ?

48) Soit (Xi ) une suite de v.a. de Bernoulli de paramètre p mutuellement indépendantes. On pose Yi = Xi Xi+1 .

a) Quelle est la loi de Yi ?


b) Espérance et variance Sn = Y1 + · · · + Yn .

49) Une piste rectiligne est divisée en cases numérotées depuis 0 de gauche à droite. Une puce se déplace vers la
droite de une ou deux cases au hasard à chaque saut, en démarrant de la case 0. Soit Xn le numéro de la case
occupée par la puce après n sauts.

a) Déterminer la loi de X1 , son espérance et sa variance.


b) Soit Yn le nombre de fois où la puce saute d’une seule case au cours des n premiers sauts. Déterminer la
loi de Yn , son espérance et sa variance.
c) Déterminer Xn en fonction de Yn et en déduire la loi de Xn , son espérance et sa variance.
a
50) Soient X et Y deux v.a. à valeurs naturelles telles que P(X = i, Y = j) = .
2i+j
a) Calculer a et les lois marginales de X et Y.
b) X et Y sont-elles indépendantes ?

51) Soit X une v.a. et on pose Y = X 2 . On donne : X −2 −1 0 1 2 .


P(X) 1/6 1/4 1/6 1/4 1/6

a) Donner la loi conjointe de X et Y, puis la loi marginale de Y.


b) X et Y sont-elles indépendantes ? Calculer Cov(X, Y ) . Conclusion ?

52) On choisit X au hasard dans [[1, 2n]], et Y au hasard dans [[1, X]].
On note pn = P ((Y  n) ∩ (X − Y  n)) . Calculer lim pn .
n→+∞

53) Soit n  2. une urne contient n boules numérotées de 1 à n, dans laquelle on tire deux boules sans remise. On
note X (resp. Y ) la v.a. égale au plus petit (resp. plus grand) des deux numéros obtenus.

a) Pour k ∈ [[1, n]], calculer P(Y  k). En déduire la loi de Y.


(n+1)(n−2)
b) Calculer l’espérance et vérifier que V (Y ) = 18 .
c) Pour k ∈ [[1, n]], calculer P(X  k). En déduire la loi de X.
d) Montrer que les v.a. Y et n + 1 − X ont même loi. En déduire E (X) et V (X) .

52
54) Soit n  2. On dispose de n urnes U1 , . . . , Un . Pour tout k ∈ [[1, n]], l’urne Uk contient k boules numérotées de 1
à k. On choisit une urne au hasard, puis on tire une boule de cette urne. On note X le numéro de l’urne choisie
et Y le numéro de la boule tirée.

a) Déterminer la loi de X et son espérance.


b) Déterminer la loi conjointe de (X, Y ) . En déduire la loi marginale de Y et son espérance.
n2 −1
c) Les v.a. sont elles indépendantes ? Vérifier que Cov(X, Y ) = 24 et commenter son signe.

55) On effectue une succession infinie de lancers d’une pièce équilibrée. À chaque lancer à partir du deuxième, si le
côté obtenu est différent du précédent, on gagne 1 centime. Pour n  2, on définit la v.a. Xn égale au gain total
à l’issue des n lancers.

a) Déterminer les lois et espérances de X2 et X3 .


b) Calculer P(Xn = 0) et P(Xn = n − 1).
1
c) Pour n  2 et k ∈ [[0, n]], montrer P(Xn+1 = k) = (P(Xn = k) + P(Xn = k − 1)) .
2

n−1
d) Pour n  2 et s ∈ R, on pose : Qn (s) = P(Xn = k)sk .
k=0

i) Calculer Qn (1) et montrer que Q′n (1) = E(Xn ) et exprimer V (Xn ) à l’aide de Qn .
ii) Montrer que Qn+1 (s) = 1+s 2 Qn (s).
iii) En déduire Qn (s), puis l’espérance de Xn . Montrer que E (Xn ) = (n − 1) /4.

56) Soit N  3. Une urne contient N jetons numérotés de 1 à N. On tire les jetons au hasard et sans remise, jusqu’à
ce que le numéro tiré soit inférieur au précédent ou que l’urne soit vide. On note XN la v.a. égale au nombre de
tirages effectués.

a) Calculer P (XN > 1) , puis P (XN > 2) grâce à la formule des probabilités totales.
b) Calculer, pour 1  k  N − 1, P(XN > k) par une technique de dénombrement. En déduire la loi de XN ,
son espérance et lim E (XN ) .
N→+∞

57) Soit n ∈ N∗ et a ∈ R. On pose, pou (i, j) ∈ [[1, n]]2 , pi,j = ija.


 
a) Déterminer a pour que (i, j, pij ), (i, j) ∈ [[1, n]]2 soit la loi d’un couple de v.a..
b) Déterminer les lois marginales de X et Y. Sont-elles indépendantes ?
c) En déduire Cov(X, Y ) et E (XY ) .
(n+2)(n−1)
d) On pose Z = X + Y. Calculer l’espérance et vérifier que V (Z) = 9 .

58) Soit c ∈ N∗ . Une urne contient une boule blanche et une boule noire, chaque boule de l’urne ayant la même
probabilité d’être tirée. On y prélève une boule, que l’on remet dans l’urne avec c autres boules de la même
couleur. On répète cette opération, et on réalise ainsi une succession de tirages.
Pour n ∈ N∗ , on définit Xn la v.a. égale à 1 si on obtient une boule blanche au n-ième tirage et 0 sinon. Soit Sn
la v.a. égale au nombre de boules blanches obtenues lors des n premiers tirages. Ainsi Sn = X1 + · · · + Xn .

a) Déterminer les lois de X1 et X2 .


b) Pour n ∈ N∗ et k ∈ [[0, n]] calculer P(Sn =k) (Xn+1 = 1).
En déduire : P(Xn+1 = 1) = 1+c2+cn E(Sn )
.
1
c) Montrer par récurrence que P (Xn = 1) = P (Xn = 0) = .
2
59) Soit n ∈ N∗ . on dispose de n jetons numérotés de 1 à n que l’on répartit dans n boites numérotées de 1 à n.
Chaque boite contient un jeton et un seul. On définit Xk la v.a. égale à 1 si la boite k contient le jeton k et 0
sinon, et S la v.a. égale au nombre de boites contenant le jeton de même numéro.

a) Déterminer la loi, l’espérance et la variance de Xk .


b) Pour k et ℓ distincts dans [[1, n]], calculer la covariance de (Xk , Xℓ ) .
c) En déduire E (S) et vérifier que V(S) = 1.

53
60) Soit X une v.a. qui suit la loi binomiale de paramètres (n, p). Les résultats de X sont affichés sur un compteur
détraqué : si X = 0, le compteur affiche X, sinon, il affiche un nombre au hasard entre 1 et n.

a) Déterminer la loi de Y, la v.a. égale à l’affichage du compteur.


b) Calculer E(Y ) et montrer que E(Y )  E(X).

61) Soit n  2. On dispose de deux urnes : U1 contient n + 1 jetons numérotés de 0 à n, et U2 contient n jetons
numérotés de 1 à n.
On tire au hasard un jeton de U1 et on note N son numéro. Puis on tire N jetons de l’urne U2 .

a) Déterminer la loi, l’espérance et la variance de la v.a. N.


b) Pour i ∈ [[1, n]], on note Xi la v.a. qui vaut 1 si le jeton i de l’urne U2 est tiré et 0 sinon.
i) Déterminer la loi, l’espérance et la variance de la v.a. Xi .
n
ii) Que vaut Xi ? En déduire que Cov (Xi , Xj ) = 1/12 pour tout (i, j) ∈ [[1, n]]2 .
i=1

c) On note S la v.a. égale à la somme des numéros des jetons obtenus dans l’urne U2 . Calculer son espérance
n(n+1)(3n2 +11n+4)
et vérifier que V (S) = 144 .

62) Soit X et Y deux v.a. à valeurs naturelles. On suppose que Y ֒→ P (λ) et que la loi conditionnelle de X
sachant (Y = m) est la loi binomiale de paramètre (m, p). Déterminer la loi conjointe de (X, Y ) et vérifier que
X ֒→ P (pλ).
63) Soient X et Y deux v.a. réelles indépendantes de même loi géométrique de paramètre 1/2.

a) Déterminer la probabilité de l’événement (X = Y ).


b) Même question avec (X  kY ), où k ∈ N∗ .

64) On considère une suite de lancers d’une pièce de monnaie, la probabilité d’obtenir pile sur un lancer étant p ∈]0, 1[.
Pour n ∈ N∗ , on note Xn le rang d’apparition du n-ième pile. On pose ensuite Y1 = X1 et Yn = Xn − Xn−1
pour tout n  2.

a) Montrer que les (Yn )n∈N∗ forment une suite de v.a. indépendantes de même loi.
b) En déduire l’espérance et la variance de Xn .

65) Soit X1 , . . . , Xn+m des v.a. indépendantes de même loi, de même variance σ 2 .
On pose U = X1 + · · · + Xn et V = Xm+1 + · · · + Xm+n . Quel est le coefficient de corrélation entre U et V ?
66) Soient X et Y deux v.a. indépendantes à valeurs naturelles. On suppose que X ֒→ G (a) , où a ∈]0, 1[. On définit
la v.a. Z par Z = X − Y si X >Y, et Z = 0 sinon. Déterminer la loi de Z en fonction de celle de Y et montrer
qu’elle ne dépend que de α = E (1 − a)Y .

67) Soit N une v.a. à valeurs naturelles telle que pour tout n ∈ N, P (N = n) = 0. Si N prend la valeur n, on
procède à une succession de n épreuves de Bernoulli indépendantes de paramètre p ∈]0, 1[. On note E et S le
nombre d’échecs et de succès de ces n épreuves.

a) Montrer que si N ֒→ P (λ) avec λ > 0, E et S suivent aussi des lois de Poisson dont on déterminera les
paramètres. Montrer que E et S sont indépendantes.
b) Réciproquement, on suppose maintenant que S et E sont indépendantes
i) En exprimant, pour (n, m) ∈ N2 , P (N = n + m | S = n) , montrer qu’il existe deux suites (un )n∈N et
(vn )n∈N telles que pour tout (m, n) ∈ N2 , (m + n)!P(N = m + n) = um vn .
ii) Montrer que ces suites (un )n∈N et (vn )n∈N sont géométriques.
iii) En déduire que N suit une loi de Poisson.

68) Soit (Xn )n∈N∗ une suite de v.a. indépendantes suivant toutes la même loi de Poisson de paramètre θ. On pose
1 1
Yn = 1 si Xn = 0 et Yn = 0 sinon. Pour n > 0, on pose Zn = (Y1 + · · · + Yn ) . Montrer que V (Zn )  4n . En
n
déduire à partir de quelle valeur de n, il y a plus de 90% de chance pour que Zn donne une approximation de
e−θ à 10−1 près.

54
69) Soient X et Y deux v.a. à valeurs dans N, indépendantes et de même loi. On pose U = inf (X, Y ) et V = X − Y.

a) On suppose que pour tout n ∈ N, P(X = n) = pq n (où 0 < p < 1 et q = 1 − p). Montrer que pour
tout (i, j) ∈ N × Z, P(U = i, V = j) = p2 q 2i+|j| . En déduire les lois de U et V. Montrer que U et V sont
indépendantes.
b) Inversement, on suppose que U et V sont indépendantes et que pour tout n ∈ N, P(X = n) = 0. On pose
=1)
r = P(V
P(V =0) .
P(X=n+1,Y =n) P(U =n,V =1)
i) Montrer que pour tout n ∈ N, P(X=n,Y =n) = P(U =n,V =0) = r.
ii) Déterminer les lois de X et Y en fonction de r. Conclure.


+∞ n n xk
70) Préliminaire : prouver que pour k ∈ N et x ∈] − 1, 1[, on a k x = (1−x)k+1
.
n=k
Un enfant joue avec une pièce non symétrique : la probabilité d’obtenir pile est p ∈]0, 1[. On notera q = 1 − p.
Dans un premier temps, il lance la pièce jusqu’à obtenir le premier pile. On note N le nombre aléatoire de
lancers nécessaires. Dans un deuxième temps, si le premier pile est apparu au n-ième lancer, il lance cette même
pièce n fois et l’on note X le nombre aléatoire de piles obtenus au cours de cette seconde série de lancers.

a) Déterminer la loi conjointe du couple (N, X) .


qk−1 q
b) Démontrer que pour tout k ∈ N∗ , P (X = k) = (1+q)k+1
et P (X = 0) = 1+q .

c) Montrer que X a la même loi qu’un produit de deux variables indépendantes, l’une étant de Bernoulli et
l’autre géométrique, toutes deux de paramètre p′ (à préciser).
d) En déduire E (X) et montrer que V (X) = 2q.

71) Soit n  1. On répartit au hasard n boules dans 3 sacs notés S1 , S2 et S3 , indépendamment les unes des autres.
On note, pour tout i ∈ [[1, 3]], Ni le nombre de boules dans le sac Si .

a) Déterminer les lois, espérances et variances des Ni .


b) Déterminer la loi de N1 + N2 et en déduire Cov(N1 , N2 ) . Commenter son signe.

72) Soit n  1. une urne contient une proportion inconnue p de boules blanches. On y effectue n tirages avec remise
et on note Xn le nombre de boules blanches obtenues lors de ces n tirages.

a) Déterminer la loi, l’espérance et la variance de Xn .


! ! 
b) Montrer que : ∀ε > 0, P ! Xnn − p! < ε  1 − 4nε 1
2.

c) Combien de tirages faut-il effectuer pour pouvoir affirmer, avec un risque d’erreur inférieur à 5%, que la
fréquence d’obtention de boules blanches au cours des tirages diffère de p d’au plus 10−2 ?

73) Un exploitant agricole possède 100 vaches et deux étables de n places, avec 50  n  100. La nuit approche.
Chaque vache choisit aléatoirement l’étable qu’elle veut rejoindre (à pile ou face, avec une pièce bien équilibrée).
On note T1 le troupeau constitué des vaches se rendant à l’étable numéro 1 et X l’événement "toutes les vaches
dormiront à l’abri ce soir".

a) Déterminer la loi, l’espérance et la variance de T1 .


b) Montrer que P(X) = P(|T1 − E(T1 )|  n − 50).
c) En déduire la valeur minimale de n pour laquelle on a une probabilité supérieure à 95% que les vaches
seront bien toutes à l’abri.

74) Soient X et Y deux v.a. indépendantes suivant une loi de Poisson de paramètre a. Soit Z = X + 3Y. Déterminer
la fonction génératrice de Z. Trouver l’espérance et la variance de Z de deux manières différentes.
75) On réalise une suite de lancers indépendants d’une pièce de monnaie équilibrée. On associe à cette expérience
une suite (Xn )n∈N∗ de v.a. indépendantes qui suivent toutes une loi de Bernoulli de paramètre 1/2. Pour n  1,
on pose Sn = X1 + · · · + Xn .

a) Déterminer la loi de Sn . Espérance et variance de Sn ?


! ! 
b) Montrer que pour tout ε > 0; il existe une constante Kε telle que pour tout n  1, on ait : P ! Snn − 12 !  ε 

n .
! ! 
c) En déduire que pour tout r ∈]0, 1/2[, on a lim P ! Sn − 1 !  1r = 0.
n 2 n
n→+∞

55
2kπ 1
76) Soient (φn )n une suite de v.a. indépendantes de même loi telles que pour tout k ∈ [[0, 5]], P(φn = 6 ) = . On
6
1 n
pose Sn = cos(φℓ ).
n ℓ=1
Montrer qu’il existe une constante C telle que pour tout ε > 0, on a lim P (|Sn − C| < ε) = 1.
n→+∞
 n
a
a) Trouver la constante k et une condition sur le réel a pour que P(X = n) = a+1 k (∀n ∈ N) définisse
une v.a. à valeurs dans N.
b) En se ramenant à une v.a. suivant une loi classique, calcuer E (X) et V (X) , et sa fonction génératrice.

n
c) Soient (Xn ) une suite de v.a. indépendantes suivant toutes la loi précédente. On note Sn = Xk .
k=1
Déterminer la fonction génératrice de Sn , ainsi que son espérance et sa variance de deux façons différentes.

77) Soient X et Y deux v.a. indépendantes suivant une loi de Poisson de paramètre a. Soit Z = X + 3Y. Déterminer
la fonction génératrice de Z. Trouver l’espérance (4a) et la variance de Z (10a) de deux manières différentes.
78) Soit f la fonction définie sur R par f (0) = 0 et f (x) = −x ln(x) pour x > 0. Soit (Ω, T , P) un espace probabilisé
et X une variable aléatoire
 sur Ω à valeurs dans une ensemble fini E. On note N = Card(E) . On appelle entropie
de X le réel H(X) = f (P(X = x)) .
x∈E

a) i) Quel est le signe de H(X) ?


ii) Calculer H(X) lorsque X est constante.
iii) Calculer H(X) lorsque X suit une loi uniforme.
b) i) Montrer que, pour x  0, on a f(x)  1 − x. Cas d’égalité ?

ii) En déduire que f (NP (X = x))  0.
x∈E
c) i) En déduire une majoration de H(X).
ii) Pour quelles variables aléatoires X l’entropie H(X) est-elle minimale ?
iii) Pour quelles variables aléatoires X l’entropie H(X) est-elle maximale ?

 k+p k
+∞
1
79) Préliminaire : vérifier que pour x ∈] − 1, 1[, on a : p x = (1−x)p+1
.
k=0
  λ m+n+1
Soit λ > 0 et (X, Y ) un couple aléatoire à valeurs dans N2 vérifiant : P(X = m, Y = n) = c m+n
n 2λ+1 .

a) Déterminer c.
b) Reconnaître les lois marginales et en déduire l’espérance et la variance de X et Y.
 m+n  λ m
+∞
λ

2λ+1
n+2
c) Démontrer que m n 2λ+1 = (n + 1) 2λ+1 λ+1 .
m=0
En déduire que E(XY ) = 2λ2 . Déterminer Cov(X, Y ) .
d) Déterminer la loi de Z = X + Y. Pour tout k ∈ N, reconnaître la loi conditionnelle de X sachant (Z = k) .

56
Feuille d’exercices 19 : Fonctions de plusieurs variables

! ! ! !
 2  ! ∂f ! ! ∂f !
1) On pose I = ]0, 1[ et f ∈ C I , I telle que sup ! ! + sup !! !! = k < 1.
1 ! !
I 2 ∂x I 2 ∂y
 
a) i) Montrer que pour tout (u, v) ∈ I 2 , df (u, v) est k-lipschitzienne de R2 ,  ∞ dans (R, | |) .
ii) Montrer que : ∀ ((u, v) , (u′ , v ′ )) ∈ I 2 × I 2 , |f (u′ , v′ ) − f (u, v)|  k max (|u′ − u| , |v′ − v|) . On utilisera
la fonction ϕ(t) = f ((u, v) + t(u′ − u, v ′ − v)) et sa dérivée.
b) Soit (α, β) ∈ I 2 . On définit la suite (un )n par u0 = α, u1 = β et un+2 = f (un+1 , un ) pour n ∈ N. Montrer
que : |un+2 − un+1 |  k max (|un+1 − un | , |un − un−1 |) pour tout n  1.
c) En déduire max (|un+3 − un+2 | , |un+2 − un+1 |)  k max (|un+1 − un | , |un − un−1 |) pour tout n  1.
d) On pose vn = max (|u2n+2 − u2n+1 | , |u2n+1 − u2n |) .
i) Comparer vn à v0 .
  
ii) En déduire la convergence de |u2n+2 − u2n+1 | et |u2n+1 − u2n | puis celle de |u2n+2 − u2n |
n 0 n 0 n 0
et des suites (u2n )n , (u2n+1 )n et finalement (un )n .
e) Notons ℓ la limite de la suite (un )n définie par ses premiers termes α et β,! et ℓ′ la limite ! de la suite
(u′n )n définie par ses premiers termes α′ et β ′ . Montrer que ℓ = ℓ′ en majorant !un+2 − u′n+2 ! .
 
2) Soit f ∈ C 2 R2 , R telle ∆f = 0. On définit g sur R2 par g(r, t) = f (r cos t, r sin t) et la fonction M sur R par :
# 2π
∀r ∈ R, M (r) = f (r cos t, r sin t) dt.
0

∂2g ∂g ∂ 2 g
a) Classe de g ? Vérifier : ∀r = 0, r22
+r + 2 = 0.
∂r ∂r ∂t
b) En déduire que M est constante sur R.

  ∂2f ∂2f ∂2f   y2


3) Résoudre : 2 y2 − x 2
+ 2y + 2 − y 2 − x = 0. Poser x = u2 + v2 , y = u + v pour x > .
∂x ∂x∂y ∂y 2
 
∂f ∂f
4) Déterminer f, C 2 vérifiant : x2 + y 2 + x +y f = 0.
∂x ∂y

5) Étant donné (a, b, c) ∈ R3 tel que b2 − ac > 0 et a = 0, on considère l’équation aux dérivées partielles d’inconnue
∂2f ∂2f ∂2f
f de classe C 2 : (E) : a 2 + 2b + c 2 = 0. À l’aide d’un changement de variable de la forme u = αx + y
∂x ∂x∂y ∂ y
∂2g
et v = βx + y, se ramener à une équation de la forme = 0. Conclure.
∂u∂v
∂2f ∂2f y
6) Trouver les fonctions réelles f de classe C 2 sur R∗ × R qui vérifient (E) : − = 3 à l’aide du changement
∂x2 ∂y 2 x
de variable x = u + v et y = u − v.
7) Soit n ∈ N∗ et f la fonction définie sur Rn par : f (x1 , . . . , xn ) = x21 + · · · + x2n . On souhaite étudier les extremas
de f sur le domaine Sn = {x ∈ Rn tel que ∀i ∈ [[1, n]], xi  0 et x1 + · · · + xn = 1} .

a) Représenter S2 , S3 et interprèter géométriquement le problème des extremums de f sur Sn .


b) Montrer que Sn est un fermé, borné et convexe de Rn .
c) Résoudre le problème du maximum puis du minimum.

8) Déterminer sur U = {(x, y) tels que x > 0} les fonctions f ∈ C 2 (U, R) vérifiant l’équation aux dérivées partielles
∂2f ∂2f ∂2f
(E) : x2 2 + 2xy + y 2 2 = 0. Poser (x, y) = (u, uv) .
∂x ∂x∂y ∂y
∂ 2 F ∂F ∂ 2 F ∂F
9) Soit (f, ϕ) ∈ C 2 (R, R) et F : (x, y) ∈ R2 −→ f (x + ϕ(y)) . Vérifier :
2
− = 0.
∂x ∂y ∂x∂y ∂x
 
10) Extréma de f(x, y) = x2 + y 2 − xy + x + y sur A = (x, y) ∈ R2 | x + y  −3, x  0, y  0 .

57
 
11) Soit U = (x, y) ∈ R2 tq x2 − y2 > 0 . Déterminer f : (x, y) −→ f(x, y) ∈ R de classe C 2 sur U, telles que :
∂2f ∂2f ∂f e−y
2
− 2 −2 −f =  .On posera g = f ey et u = x + y ; v = x − y.
∂x ∂y ∂y x2 − y 2
x1 x2 y1 y2
12) Soit a, b fixés dans R∗ . Pour u1 = (x1 , y1 ) et u2 = (x2 , y2 ) dans R2 , on pose f (u1 , u2 ) = + 2 . Vérifier
a2 b
x2 y2
qu’il s’agit d’un produit scalaire. On note E : 2 + 2 = 1 et soit M0 = (x0 , y0 ) ∈ E et TM0 la tangente
a b
à E passant par M0 . On note DM0 la droite parallèle à TM0 passant par l’origine. Si M ∈ DM0 , vérifier que
−−→ −−−→
OM ⊥ OM0 pour le produit scalaire f.
13) Soit f une application C 1 de R2 \ {(0, 0)} dans R et α ∈ R. On dit que f est homogène de degré α lorsque :
∀ (x, y) ∈ R2 \ {(0, 0)} , ∀t ∈ R∗+ , f (tx, ty) = tα f (x, y).

a) Montrer que si f est homogène de degré α, alors : ∀(x, y) ∈ R2 , x∂1 f (x, y) + y∂2 f(x, y) = αf (x, y).
b) Étudier la réciproque.

c) Déterminer les fonctions C 1 et homogènes sur R2 \ {(0, 0)} telles que : x∂1 f(x, y) + y∂2 f(x, y) = x4 + 2y 4 .

14) Soit S la surface d’équation z 3 = xy. Déterminer les points réguliers en lesquels les plans tangents à S contiennent
x=2
la droite D .
y = 3z − 3
15) Tracer la surface S d’équation z = xy. On pourra faire au préalable une rotation d’angle π/4 dans le plan x0y.
Déterminer la surface engendrée par les normales à S en les points de la droite affine O + ROi.
16) Soit (S) la surface d’équation x3 + y 3 + z 3 = 1.

a) Déterminer la droite parallèle au plan z = 0, tracée sur (S) . En trouver deux autres.
x = az + p
b) Vérifier qu’une droite non parallèle au plan z = 0 admet pour paramétrage , z ∈ R.
y = bz + q
c) En déduire toutes les droites tracées sur (S) .
d) Montrer que ces trois droites sont coplanaires et déterminer le plan tangent à (S) en chaque point d’intersection
de deux de ces droites.

17) Soit a, b, c trois réels non nuls, D1 = O + ROk et D2 = O + bOj + R aOi + cOk . Déterminer une équation dans le

repère O,Oi, Oj, Ok de la surface obtenue en faisant tourner D2 autour de D1 .

x+y
18) Chercher sup f où f : (x, y) −→ et ∆ = [0, 1]2 .
∆ (1 + x2 ) (1 + y 2 )
19) Soit S la surface d’équation x2 + y 2 + z 2 − 2xyz − 1 = 0.

a) Quelle est la projection de S sur le plan xOy ?


b) Quels sont les points singuliers de S ? Donner l’équation du plan tangent en A (1, 0, 0) .
c) On note Ph le plan d’équation z = h et Ch = S ∩ Ph . Déterminer la nature de Ch . Vérifier que pour |h| =
 1,
les 4 droites d’équation x = ±1 et y = ±1 dans Ph sont tangentes à Ch .
d) Montrer que si une droite est tracée sur la surface, elle est parallèle à un plan de coordonnées. En déduire,
à l’aide de la question précédente, les 6 droites tracées sur S.

20) Étude des extrema des fonctions :


i) f(x, y) = x4 + y4 − 4xy ii) f (x, y) = x2 + 2y 2 − 2xy − 2y + 5
iii) f(x, y) = x3 + y3 iv) f (x, y) = (x − y)2 + (x + y)3
v) f(x, y) = x2 + xy + y 2 − 3x − 6y

58
Planches MT, TPE/EIVP et CCP, avec/sans préparation (AP/SP)
 
1) (CCP - SP) Déterminer lim cosn √1n − √1
e
.
n→+∞

x2
2) (MT - SP) Montrer qu’il existe un voisinage V de 0 tel que : ∀x ∈ V, ch(x)  exp 2 .

3) (CCP - AP)

a) Déterminer S = {θ ∈]0, π/2[, sin ((2n + 1) θ) = 0} .


b) Montrer que sin ((2n + 1) θ) peut s’écrire comme combinaison linéaire des puissances de cos (θ) et sin (θ) .
c) En déduire l’existence
 et l’unicité d’un polynôme Pn ∈ Rn [X] tel que :
∀θ ∈]0, π/2[, Pn tan2 (θ) sin2n (θ) = sin((2n+1)θ)
1
sin(θ) .
d) Déterminer les racines de Pn , leur somme et leur produit.

4) (CCP - AP) Soit V l’ensemble des suites complexes v = (vn )n∈N telles que : ∀n ∈ N, vn+3 = vn+2 + vn (1).

a) Montrer que V est un C-ev.


b) Soit P (X) = X 3 − X 2 − 1.
i) Montrer qu’il existe (b, z) ∈ R × (C \ R) tel que P (X) = (X − b) (X − z) (X − z).
ii) En déduire les suites géométriques de V.
c) Soit φ : v ∈ (vn )n ∈ V −→ (v0 , v1 , v2 ) ∈ C3 .
Vérifier qu’il s’agit d’un isomorphisme et en déduire une base de V.
d) Soit (ρ, θ) ∈ R∗+ × (] − π, 0[∪]0, π[) tel que z = ρeiθ .
i) Montrer que c = (ρn cos (nθ))n et d = (ρn sin (nθ))n sont deux solutions de (1).
ii) En déduire une base de VR , le R-ev des suites réelles solutions de (1).

5) (CCP - SP) Soit A ∈ Mn (R) fixée, et f l’endomorphisme de Mn (R) défini par :


∀M ∈ Mn (R), f (M ) = M − tr (M) A.

a) Montrer que si tr (A) = 1, alors f est un projecteur.


b) On suppose tr (A) = 0. À quelle CNS f est-il un automorphisme de Mn (R) ?

6) (CCP - AP) Soit B ∈ Mn (C). Résoudre l’équation (E) : t M + M = tr (M ) B.


Indications : (i) Étudier le cas tr (B) = 2 ; (ii) Que se passe-t-il pour M antisymétrique ?
 2n
7) (CCP - SP) Pour a ∈ R∗+ et n  1, on pose un = 1 − na .
   n
Étudier la nature de un , puis celle de vn où vn = un − 1 − 2a n .
n 1 n 1

8) (CCP - SP) Soit ∆n le déterminant de taille n dont la diagonale est constituée de 3, la surdiagonale est constituée
de 1 et la sous-diagonale est constituée de 2, les autres coefficients valant 0. Établir une relation de récurrence
entre les déterminant ∆n , ∆n−1 et ∆n−2 . Conclure.
 
2 0 0
9) (CCP - AP) On pose E = C3 , Bc = (e1 , e2 , e3 ) et Mat (u) = A =  0 1 1  .
Bc
0 0 1

a) Donner rg (A − I3 ) . A est-elle diagonalisable ?



b) Déterminer F = Ker (u − 2 IdE ) et G = Ker (u − IdE )2 , puis montrer que ce sont deux supplémentaires
de E.
c) Soit v ∈ LC (E) et B = Mat (v) . On suppose que pour n  2 fixé, on a : B n = A. Montrer que F et G
Bc  
α 0 0
sont stables par v. En déduire l’existence de (α, β, γ) ∈ C3 tels que : B =  0 β γ  , puis résoudre
0 0 β
l’équation B n = A d’inconnue B.

59
10) (CCP - AP)
 
a 1 0
a) Pour a ∈ C, on note Ma =  0 1 1  .
0 0 0
 2
i) Calculer tr (Ma ) et tr Ma .
ii) Soit fa ∈ LC (C3 ) canoniquement associé à Ma . Déterminer Ker (fa ) et en déduire rg (Ma ) .
b) Soit n  2 et A ∈ Mn (C), avec rg (A) = 2.
i) Montrer que A est trigonalisable, et prouver l’existence de P ∈ C2 [X] tel que χA (X) = X n−2 P (X).
 
ii) Soient α et β les deux racines de P. Montrer que tr (A) = α + β et tr A2 = α2 + β 2 .

11) (TPE/EIVP - SP)

a) 1er exercice - Soit A ∈ Mn (R) la matrice dont tous les coefficients valent 1, sauf ceux de la diagonale qui
valent 4. A est-elle diagonalisable ? Trouver a ∈ R tel que rg (A − aIn ) = 1. Déterminer les valeurs et les
vecteurs propres de A.
 ∞ −t ixt  ∞ −t √
b) 2e exercice - On pose, sous réserve d’existence : f (x) = 0 e √et dt. On donne 0 e√t dt = π.
Établir une équation différentielle satisfaite par f et en déduire une expression simple de f.
 
0 0 0 d
 1 0 0 c 
12) (CCP - SP) Soit (a, b, c, d) ∈ C4 , et A = 
 0 1 0
.
b 
0 0 1 a

a) Calculer χA (x).
 
b) Soit α ∈ C. Si (a, b, c, d) = α, −α2 , α3 , 0 , A est-elle diagonalisable ?
 
7 3 −4
13) (CCP - AP) Soit A =  −6 −2 5  ∈ M3 (R) et f ∈ LR (R3 ) l’endomorphisme canoniquement associé à
4 2 −1
A. On admet que 1 et 2 sont les seules valeurs propres de f.
Soient (u
n )n , (vn )n et (wn )n trois suites définies par (u0 , v0 , w0 ) ∈ R et la relation :
3

 un+1 = 7un + 3vn − 4wn


∀n ∈ N, vn+1 = −6un − 2xn + 5wn .

wn+1 = 4un + 2vn − wn

a) Montrer que : ∀n ∈ N, (un , vn , wn ) = f n (u0 , v0 , w0 ) .


b) Quels sont les espaces propres de f ? f est-il diagonalisable ?
c) Soient e1 = (1, 1, 2) ; e2 = (−1,
2, 0) ; e3 =
(0, 1, 1). On note C = (e1 , e2 , e3 ) . Montrer que C est une base de
2 0 0
R3 et prouver que Mat (f) =  0 1 α  = C, où α est un réel à déterminer.
C
0 0 1
d) Déterminer, pour n ∈ N, la matrice C n et f n (e3 ).

n
(−1)k k
e) Déterminer lim (2k)! C .
n→+∞ k=0

1−t2 2t
14) (CCP - SP) Soit Γ l’arc paramétré défini par x(t) = 1+t2 et y(t) = 1+t2 .

a) Montrer que Γ ⊂ C (O, 1) , le cercle centré en O et de rayon 1.


b) Déterminer u(t), un vecteur unitaire tangent à Γ en M (t) = (x(t), y(t)) .
c) Déterminer l’intersection de la tangente à Γ en M(t) avec l’axe des abscisses.
 
15) (CCP - AP) Soit E = f ∈ C 1 ([0, 1], R) , f (0) = f ′ (1) = 0 .
1
Pour f ∈ E, on définit φ (f) : x ∈ [0, 1] −→ 0 min (x, t) f (t) dt ∈ R.

a) Montrer que E est un R-ev.


1 1
b) i) Exprimer φ(f)(x) à l’aide de 0 tf(t) dt, 0 f (t) dt et de la primitive de f qui s’annule en 0.

60
ii) En déduire que φ ∈ LR (E).
iii) φ est-elle injective ?
c) Montrer que : ∀f ∈ E, φ (f ) ∈ C 3 ([0, 1], R) . φ est-elle surjective ?
x 
16) (CCP - SP) Pour x ∈ R et n ∈ N∗ , on pose fn (x) = n(nx2 +1) . Étudier la CVS et la CVN de fn .
n1


+∞
(−1)n
17) (CCP - SP) Énoncer le TSSA, puis montrer que f : x −→ n+x est définie sur R∗+ .
n=0
1

+∞
(−1)n
Vérifier que : f (x) = x − n+1+x et en déduire un équivalent de f en 0+ .
n=0

sin(nx)
18) (CCP - SP) Pour x ∈ R et n ∈ N, on pose un (x) = n! .

a) Étudier la CVS, la CVU et la CVN de la série un .
n 0

b) Montrer que sa somme S est C ∞ sur R.


c) Calculer S.

19) On pose Q(X) = −X 3 − 2X 2 + 1, u0 = 1, u1 = 0, u2 = −2 et, pour tout n ∈ N, un+3 = 2un+1 + un .

a) Montrer que Q admet 3 racines réelles α1 < α2 < α3 , grâce à une étude de fonction.
b) Montrer que, pour tout n ∈ N, |un |  3n .

+∞
c) Soit f (x) = un xn . Montrer que le rayon de convergence Rf est supérieur ou égal à 1/3.
n=0
1 a b c 1
d) On admet qu’il existe (a, b, c) ∈ R3 tels que Q(X) = X−α1 + X−α2 + X−α3 . Vérifier que Q(x) est DSE sur
] − |α3 | , |α3 | [.
1
e) Montrer, grâce à la relation de récurrence vérifiée par les un , que f (x) = Q(x) . Préciser le domaine où cette
égalité est vérifiée.
1
20) (CCP - AP) On pose f(x) = 0 e2t tx dt.
1
a) Pour quels x l’intégrale 0 tx dt converge-t-elle ? En déduire Df , le domaine de définition de f.
e2
b) Montrer que, pour tout x de Df , 0  f (x)  x+1 . En déduire lim f.
+∞

c) Montrer que f ∈ C (Df ) .


1

d) Minorer f et en déduire lim f.


−1

∞ e−xt
21) (CCP - SP) On pose F (x) = 0 1+t2 dt.

a) Montrer que F est définie sur R+ .


b) Calculer F (0) et lim F.
+∞

c) Montrer que F ∈ C (R+ ) .



22) (CCP - SP) Montrer que φ (P, Q) = R+ e−t P (t)Q(t) dt définit un produit scalaire sur R1 [X]. Vérifier que
(1, X − 1) est une BON de R1 [X] pour ce produit scalaire. (On rappellera tout d’abord la définition et la valeur
de Γ (n) , pour n ∈ N∗ .)
23) (MT - SP) Soit (E, ', () un espace euclidien et f ∈ LR (E) tel que : ∀x ∈ E, 'f (x), x( = 0.

a) Développer 'f(x + y), x + y( et en déduire E = Im (f) ⊕ Ker(f ).
b) On pose H = Im (f) . Montrer que g = fH ∈ GlR (H).
c) Soit λ ∈ R∗ . Montrer que g − λ IdH ∈ GlR (H).
d) Montrer que P (λ) = det (g − λ IdH ) est un polynôme en λ n’admettant aucune racine réelle. En déduire
que rg (f ) est pair.

24) (CCP - SP) Montrer qu’une matrice symétrique et nilpotente est nécessairement nulle.

61
25) (MT - SP)
 
er 2 1
a) 1 exercice - Déterminer C (A) = {M ∈ M2 (R), AM = M A} , où A = .
1 2
b) 2e exercice - On dispose de deux pièces A et B. La probabilité d’obtenir "pile" avec A (resp. B) est a (resp.
b). On choisit une pièce au hasard ; on la lance. Si on obtient "pile", on relance cette même pièce, sinon,
on lance l’autre pièce, et ainsi de suite.
Soit En l’évènement "c’est au ne lancer qu’on lance pour la première fois la pièce A". Calculer P (En ) . En
déduire un évènement quasi-impossible.

26) (CCP - SP) Soient X et Y deux v.a. indépendantes, définies sur Ω, suivant toutes deux une loi géométrique de
paramètre p.

a) Calculer P (X = Y ) .
 
X(ω) Y (ω)
b) Pour ω ∈ Ω, on note M (ω) = . Déterminer la probabilité pour que M soit inversible.
Y (ω) X(ω)
  

n 
n
1
27) (CCP - AP) Soit f : x = (x1 , . . . , xn ) ∈ R∗n
+ = U −→ xi xi ∈ R. Étudier les extrema de f. On
i=1 i=1
commencera par le cas n = 2, puis, grâce à l’inégalité de Cauchy-Schwarz, on traitera le cas général.
28) (CCP - AP)
π
a) Montrer que, pour tout x > 0, arctan(x) + arctan( x1 ) = .
2
 π/2
b) Soit f : x −→ 0 arctan(x tan(θ)) dθ.
i) Montrer que f est définie sur R et qu’elle est impaire.
ii) Montrer que f est continue sur R.
iii) Montrer que f est de classe C 1 sur R∗ et donner une expression de f ′ (x) sous forme intégrale.
 arctan(1/x) tan(θ)
iv) Montrer que, pour tout x > 0, f ′ (x)  0 2 dθ. En déduire que le graphe de f admet en 0
une tangente verticale.
c) i) Montrer que f est croissante que R.
ii) En déduire l’existence de lim f, que l’on note ℓ dans la suite.
+∞
2
iii) En utilisant la suite (f(n))n∈N , montrer que ℓ = π4 .

π +∞ du
d) Montrer que, pour tout x > 0, f (x)
x  2 0 x2 +u2 . On utilisera le changement de variable u = x tan (θ) .
π2
e) Montrer que, pour tout x > 0, f (x) + f (1/x) = 4 . Que devient cette relation sur R− ? Quel résultat
retrouve-t-on ?

29) (CCP - AP) Soit E un espace euclidien et f un automorphisme orthogonal de E. On note g = f − IdE . Montrer
que Im(g) ⊂ Ker(g)⊥ . Y a-t-il égalité ?

62
Formulaire de trigonométrie

I Fonctions circulaires

1 1 ix e2ix − 1
cos x = (eix + e−ix ) sin x = (e − e−ix ) tan x =
2 2i i(e2ix + 1)

eix = cos x + i sin x e−ix = cos x − i sin x cos2 x + sin2 x = 1

(cos x + i sin x)n = cos nx + i sin nx (cos x − i sin x)n = cos nx − i sin nx

2 tan x
cos 2x = cos2 x − sin2 x = 2 cos2 x − 1 sin 2x = 2 sin x cos x tan 2x =
1 − tan2 x
= 1 − 2 sin2 x

1 + cos 2x 1 − cos 2x
cos2 x = sin2 x =
2 2

cos(a + b) = cos a cos b − sin a sin b cos(a − b) = cos a cos b + sin a sin b

sin(a + b) = sin a cos b + sin b cos a sin(a − b) = sin a cos b − sin b cos a

tan a + tan b tan a − tan b


tan(a + b) = tan(a − b) =
1 − tan a tan b 1 + tan a tan b

a+b a−b 1
cos a + cos b = 2 cos cos cos a cos b = (cos(a − b) + cos(a + b))
2 2 2
a+b a−b 1
cos a − cos b = −2 sin sin sin a sin b = (cos(a − b) − cos(a + b))
2 2 2
a+b a−b 1
sin a + sin b = 2 sin cos sin a cos b = (sin(a − b) + sin(a + b))
2 2 2
a+b a−b
sin a − sin b = 2 cos sin
2 2

π
cos(x + π) = − cos x sin(x + π) = − sin x cos(n) (x) = cos(x + n )
2
π
cos(π − x) = − cos x sin(π − x) = sin x sin(n) (x) = sin(x + n )
2
π π 1
cos(x + ) = − sin x sin(x + ) = cos x tan′ = 1 + tan2 =
2 2 cos2
π π −1
cos( − x) = sin x sin( − x) = cos x cotan′ = −1 − cotan2 =
2 2 sin2

cos(x + nπ) = (−1)n cos(x) sin(x + nπ) = (−1)n sin(x) exp i(x + nπ) = (−1)n exp ix

63
II Fonctions circulaires réciproques

π π π π
arccos : [−1, 1] → [0, π] arcsin : [−1, 1] → [− , ] arctan : R → ] − , [
2 2 2 2
−1 1 1
arccos′ (x) = √ arcsin′ (x) = √ arctan′ (x) =
1 − x2 1 − x2 1 + x2

∀x ∈ [−1, 1], cos(arccos x) = x Pour x ∈ [0, π] seulement, arccos(cos x) = x


π π
∀x ∈ [−1, 1], sin(arcsin x) = x Pour x ∈ [− , ] seulement, arcsin(sin x) = x
2 2
π π
∀x ∈ R, tan(arctan x) = x Pour x ∈ [− , ] seulement, arctan(tan x) = x
2 2

√ 1
∀x ∈ [−1, 1], cos(arcsin x) = 1 − x2 ∀x ∈ R, cos(arctan x) = √
1 + x2
√ x
∀x ∈ [−1, 1], sin(arccos x) = 1 − x2 ∀x ∈ R, sin(arctan x) = √
1 + x2

 π

 si x > 0
π 1  2
∀x ∈ [−1, 1] , arccos x + arcsin x = ∀x ∈ R∗ , arctan x + arctan =
2 x 
 − π si x < 0

2

III Fonctions hyperboliques

1 x 1
ch x = (e + e−x ) sh x = (ex − e−x ) ch2 x − sh2 x = 1
2 2

ex = ch x + sh x e−x = ch x − sh x

(ch x + sh x)n = ch nx + sh nx (ch x − sh x)n = ch nx − sh nx

ch(a + b) = ch a ch b + sh a sh b sh(a + b) = sh a ch b + ch a sh b ch′ = sh


sh′ = ch
ch 2x = 1 + 2 sh2 x = 2 ch2 x − 1 sh 2x = 2 sh x ch x
= ch2 x + sh2 x

64
Formulaire de primitives

A une constante près...

# #
1 α 1 α+1
x dx =
α
xα+1 pour α ∈ R\{−1} (x + c) dx = (x + c) pour α ∈ R\{−1}
α+1 α+1
# #
1 1
dx = ln |x| dx = ln |x + c|
x (x + c)
# #
1 ωx ax
eωx dx = e pour ω ∈ C∗ ax dx = pour a ∈ R+∗ \{1}
ω ln a
# #
1 1 1 x
dx = arctan x dx = arctan pour a = 0
x2 + 1 x2 + a2 a a
# ! !
1 1 !! 1 + x !!
dx = ln !
1 − x2 2 1 − x!
#
ln (x) dx = x ln (x) − x

# #
sin x dx = − cos x cos x dx = sin x

# #
1 1
dx = tan x dx = − cotan x
cos2 x sin2 x
#
1
√ dx = arcsin x = − arccos x
1 − x2

# #
ch x dx = sh x sh x dx = ch x

#
1  √ 
√ dx = ln x + x2 + h pour h ∈ R∗ .
x2 + h

65
Formulaire de développements limités
N

1    
• = tn + o tN = 1 + t + t2 + ... + tN + o tN
1 − t n=0

N
tn+1   t2 t3 tN+1  
• ln(1 − t) = − + o tN+1 = −t − − − ... − + o tN+1
n=0
n + 1 2 3 N + 1
N

1    
• = (−1)n tn + o tN = 1 − t + t2 − t3 + ... + (−1)N tN + o tN
1 + t n=0
N
 (−1)n tn+1   t2 t3 (−1)N tN+1  
• ln(1 + t) = + o tN+1 = t − + − ... + + o tN+1
n=0
n+1 2 3 N +1

 N
1  
• 2
= (−1)n t2n + o t2N
1+t n=0

N
 t2n+1  
• arctan t = (−1)n + o t2N+1
n=0
2n + 1
N
 tn   t t2 t3 tN  
• et = + o tN = 1 + + + + ... + + o tN
n=0
n! 1! 2! 3! N!
N
 t2n   t2 t4 t2N  
• cos t = (−1)n + o t2N = 1 − + − ... + (−1)N + o t2N
n=0
(2n)! 2! 4! (2N)!

N
t2n   t2 t4 t2N  
• ch t = + o t2N = 1 + + + ... + + o t2N
n=0
(2n)! 2! 4! (2N)!
N
 t2n+1   t3 t5 t2N+1  
• sin t = (−1)n + o t2N+1 = t − + − ... + (−1)N + o t2N+1
n=0
(2n + 1)! 3! 5! (2N + 1)!
N
 t2n+1   t3 t5 t2N+1  
• sh t = + o t2N+1 = t + + + ... + + o t2N+1
n=0
(2n + 1)! 3! 5! (2N + 1)!
N
 α(α − 1)...(α − n + 1)  
• (1 + t)α = 1 + tn + o tN
n=1
n!
α α(α − 1) 2 α(α − 1)...(α − N + 1) N  
1+ t+ t + ... + t + o tN
1! 2! N!
N
 α(α − 1)...(α − n + 1)  
• (1 − t)α = 1 + (−1)n tn + o tN
n=1
n!
α α(α − 1) 2 α(α − 1)...(α − N + 1)  
1− t+ t + ... + (−1)N tN + o tN
1! 2! N!

66
Formulaire de séries entières

 +∞
1
• = z n = 1 + z + z 2 + ... R=1
1 − z n=0
+∞ n+1
 z z 2 z3
• ln(1 − z) = − = −z − − − ... R=1
n=0
n+1 2 3

 +∞
1
• = (−1)n z n = 1 − z + z 2 − z 3 + ... R=1
1 + z n=0
+∞
 (−1)n z n+1 z2 z3
• ln(1 + z) = =z− + − ... R=1
n=0
n+1 2 3

 +∞
1
• 2
= (−1)n z 2n R=1
1+z n=0

+∞
 z 2n+1
• arctan z = (−1)n R=1
n=0
2n + 1
+∞ n

z z z z2 z3
•e = =1+ + + + ... R = +∞
n=0
n! 1! 2! 3!
+∞
 z 2n z2 z4
• cos z = (−1)n =1− + − ... R = +∞
n=0
(2n)! 2! 4!
+∞
 z 2n z2 z 4
• ch z = =1+ + + ... R = +∞
n=0
(2n)! 2! 4!
+∞
 z 2n+1 z3 z5
• sin z = (−1)n =z− + − ... R = +∞
n=0
(2n + 1)! 3! 5!
+∞
 z 2n+1 z3 z5
• sh z = =z+ + + ... R = +∞
n=0
(2n + 1)! 3! 5!
+∞
 α(α − 1)...(α − n + 1)
• (1 + t)α = 1 + tn R=1
n=1
n!
α α(α − 1) 2 α(α − 1)...(α − k + 1) k
1+ t+ t + ... + t + ...
1! 2! k!
+∞
 α(α − 1)...(α − n + 1)
• (1 − t)α = 1 + (−1)n tn R=1
n=1
n!
α α(α − 1) 2 α(α − 1)...(α − k + 1)
1− t+ t + ... + (−1)k tk + ...
1! 2! k!

67

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