La terminologie grammaticale- fixée par un long usage, par la tradition - est peu satisfaisante.
Elle correspond à des
vues qui sont pour une grande part étrangères au véritable mécanisme de la langue, ignoré de ceux qui ont établi cette
terminologie, devenue celle de l’enseignement. A quoi il faut ajouter que la terminologie traditionnelle, de caractère
philosophique, toute pénétrée de logique formelle, a eu cette infortune d’être retouchée inconsidérément par des esprits
moins pénétrants que ceux qui l’avaient conçue. Mon opinion, qui était celle de Meillet, est que l’exactitude en soi de la
terminologie grammaticale est chose d’importance secondaire. Aussi n’y a-t-il lieu, à mon sens, d’entreprendre aucune
réforme de la terminologie grammaticale. Le mieux qu’on puisse faire est d’adopter purement et simplement la
terminologie consacrée par l’usage. Autrement dit les mots de la nomenclature grammaticale ne seront jamais meilleurs
que lorsque, par eux-mêmes, étymologiquement, ils ne signifieront plus rien et ne seront que des signes, arbitrairement
choisis, renvoyant à des réalités perçues et délimitées avec justesse. Les mots de la nomenclature grammaticale, pour le
linguiste qui les adopte – et doit les adopter – sans critique, ne doivent pas être plus que les signes conventionnels dont
se sert la mathématique pour la désignation symbolique des concepts lui appartenant.
Guillaume. Leçon de linguistique, 1949
Les parties du discours
(J’emploie le terme de nature d’un mot)
Huit parties
(Le parole , come oggetto di studio della morfologia, sono ripartite in nove categorie grammaticali, dette parti del
discorso, La Grammatica della lingua italiana (M. Sensini))
Huit +1 (interjections/interiezioni)
-Le verbe
Radical et désinences (terminaison)
Temps et mode (mode personnel et mode impersonnel)
Auxiliaire
Copule, locution verbale
Verbes transitifs (directs et indirects) et verbes intransitifs
Verbes pronominaux : pronominaux réfléchis et pronominaux subjectifs (non réfléchis), réciproques / verbes
exclusivement pronominaux et occasionnellement pronominaux
Verbes impersonnels
Verbes défectifs
La voix active et la voix passive
Définition du verbe :
Antoine Meillet (Linguistique historique et linguistique générale, 1921) : ce qui avance, ce qui se passe, ce qui se
déroule dans le temps.
Platon : un mot qui signifie en plus le temps.
Le verbe est un mot indiquant l’action.
Critique : cette définition n’est pas satisfaisante puisque des mots tels que action, départ, lecture indiquent également
des actions et ce ne sont pas des verbes.
Autre définition : le verbe est un mot qui se conjugue, qui varie en mode, en temps, en voix, en personne et en nombre.
(Conjuguer : mettre sous le joug, atteler un morphème lexical (le radical) à un ou plusieurs morphèmes grammaticaux
communs (désinences))
Cette définition privilégie la forme et ne nous dit pas ce qu’est un verbe mais la façon de le reconnaître.
-Le nom (substantif)
Nom commun et nom propre
Nom concret et nom abstrait
Nom individuel et nom collectif : foule, tas, groupe ...
Nom comptable (chaise) et nom non comptable (sable) / (discret, massif, dense)
- L’article
L’article défini / l’article contracté
L’article indéfini
L’article partitif
-L’adjectif
L’adjectif qualificatif
Les adjectifs qualificatifs attribuent à une chose ou à un être un caractère qui lui est inhérent. (Ils ajoutent une idée
accessoire à la compréhension du nom)
Les adjectifs, selon Beauzée (grammaire générale, 1767), sont des mots qui servent à modifier les noms appellatifs, en
ajoutant à l’idée de la nature commune qu’ils énoncent quelque autre idée accidentelle. Beauzée distingue ainsi les
adjectifs physiques et les articles.
Il termine aggettivo deriva dal latino nomen adiectivum parola che si aggiunge. Il termine descrive la caratteristica
essenziale di questa parte del discorso, cioè quella di aggiungersi a un sostantivo (il nome sostantivum, nome che indica
una sostanza e che può esistere da solo) senza il quale, tranne che in rari casi non potrebbe esistere.
L’adjectif déterminatif
. adjectif numéral cardinal : un, deux, trois ...
. adjectif numéral ordinal : premier, second, deuxième .....
. adjectif possessif
. adjectif démonstratif
. adjectif relatif : On a entendu trois témoins, lesquels témoins ont dit ....
. adjectif interrogatif et exclamatif
. adjectif indéfini
- Le pronom
. pronom personnel (en et y sont pour certains grammairiens des adverbes pronominaux)
. pronom possessif
. pronom démonstratif
. pronom relatif (où est selon certains grammairiens un adverbe relatif)
. pronom interrogatif
. pronom indéfini
Définition des grammaires italiennes :
Il termine pronome deriva dal latino pronomen e letteralmente significa al posto del nome: è composto infatti da pro,
invece di, in luogo di nomen, nome.
In realtà, i pronomi non sostituiscono soltanto il nome ma anche gli aggettivi, un pronome, un’intera frase.
I pronomi io, tu, noi, voi non sostituiscono niente, indicano rispettivamente l’emittente e il destinatario di una
comunicazione linguistica e sono dei nomi personali.
En français, on distingue les pronoms nominaux et représentants ou substituts
Le terme même de pronom (étymologiquement à la place d’un nom) est doublement malheureux, D’abord les pronoms
fonctionnent assez rarement comme l’équivalent d’un nom isolé : Cette pêche est mûre. Elle doit être mangée. Le
pronom elle est fonctionnellement équivalent non pas au nom pêche mais au groupe nominal cette pêche. D’autre part,
beaucoup de pronoms ne remplacent rien, mais désignent directement leurs référents en vertu de leur sens codé : le
pronom je désigne la personne qui dit je, et quelqu’un peut renvoyer à une personne non autrement déterminée.
(Grammaire méthodique du français)
Certains grammairiens contestent en outre l’adjectif personnel :
Les pronoms il /elle /ils /elles sont fort mal à propos appelés personnels : non seulement ils servent à désigner n’importe
quel objet de pensée, mais lorsqu’ils désignent une personne, celle-ci est généralement une non-personne (Benveniste).
Pour d’autres grammairiens, personnel ne signifie pas relatif à une personne humaine ou à un animé mais exprime une
personne grammaticale : première, deuxième....
- L’adverbe : invariable (en principe), il se joint à un verbe, à un adjectif ou un autre adverbe. Il en modifie le sens.
(locution adverbiale)
Adverbes en –ment
Adverbes de manière : comme, comment, mieux, volontiers .....
Adverbes de quantité (d’intensité)
Adverbes de temps : alors, autrefois, soudain, toujours, encore ....
Adverbes de lieu
Adverbes d’affirmation : oui, si, certes, absolument .....
Adverbes de négation : non, ne
Quand, où, comment, pourquoi, combien : adverbes interrogatifs
-La préposition : Invariable, elle sert à introduire un élément qu’elle relie à un autre élément de la phrase
(Locution prépositive)
- La conjonction : elle sert à joindre deux propositions, deux mots ou groupe de mots qui ont la même fonction dans
une proposition. (locution conjonctive)
Conjonction de coordination
Conjonction de subordination
Exemples :
- Contraire (adjectif, substantif) : Mouvement contraire / On ne peut pas dire le contraire
- Au contraire (Locution adverbiale de phrase, qui marque l’opposition, la restriction) : Il n’est pas content, au contraire.
- Revanche (substantif)
- En revanche (locution adverbiale)
- Depuis : préposition, adverbe Depuis que : locution conjonctive
- Lequel : pronom relatif, pronom interrogatif
- Quand : adverbe interrogatif, conjonction temporelle de temps
- Si
Conjonction : s’il pleut, je ne sais pas quoi faire (système hypothétique, introduit la condition ou protase) / je me
demande s’il pleuvra. (Introducteur d’une interrogation indirecte)
Adverbe : C’est si bon de mentir (morphème de comparaison = tellement) / Il dormait si profondément que ... (annonce
une subordonnée de conséquence)
(Si bien que (locution conjonctive))
Adverbe : Contredit un énoncé négatif : Tu ne pars pas ? Si.
Nom : si majeur (septième note de la gamme de do majeur)
- Qui
Pronom interrogatif et pronom relatif, pronom indéfini (qui que ce soit)
La syntaxe
Les fonctions des constituants dans la phrase (proposition)
On définit les fonctions syntaxiques comme étant les relations grammaticales qui existent entre les groupes dans la
phrase et entre les mots dans le groupe. (Banque de dépannage linguistique)
(La sintassi (unione, ordinamento) studia gli elementi che compongono una proposizione o un periodo attraverso
l’analisi delle funzioni che tali elementi svolgono e delle relazioni che intercorrono tra essi. (La Grammatica della
lingua italiana (M. Sensini)))
(Le funzioni sono in italiano: soggetto, predicato, complementi, attributi, apposizioni e predicativi)
Considérée dans ses éléments essentiels, la proposition comprend deux termes : un sujet et un verbe ou trois termes : un
sujet, un verbe et un attribut
Certains grammairiens distinguent dans la proposition : le sujet, c’est-à-dire l’être ou l’objet dont on parle, le prédicat,
c’est-à-dire tout ce qui est dit du sujet.
Le sujet :
Interprétation sémantique
On définit souvent le sujet par son sens en disant qu’il représente l’agent de l’action exprimée par le verbe.
Mais dans Jean souffre : Jean est patient / Jean a reçu un cadeau : Jean est bénéficiaire
Un test pour trouver le sujet d’une phrase consiste à poser la question qui est-ce qui ? qu’est-ce qui ?
C’est le seul élément qui puissent être extrait de la phrase au moyen de la locution discontinue C’est .... qui
Ce test n’est pas applicable avec les verbes impersonnels (unipersonnels) : * Qu’est-ce qui pleut ?
Le sujet n’est pas effaçable et précède normalement le groupe verbal : * A percuté la montagne / * A percuté la
montagne l’avion
On propose également une définition logique du sujet, en l’identifiant au thème de l’énoncé, c’est-à-dire de ce dont on
parle et en l’opposant au prédicat, ce qu’on en dit.
Les enfants mangent des bonbons : les enfants constitue le thème / mangent des bonbons le prédicat
Dans le cas des unipersonnels, c’est le verbe qui constitue le thème du propos et c’est ce qui constitue la différence
entre il arrive une voiture / Une voiture arrive.
On en arrive à une définition morphosyntaxique : le sujet est l’élément qui impose ses marques d’accord au verbe avec
lequel il entretient des contraintes d’ordre.
Grevisse, Le bon usage
Le sujet est le point de départ de l’énoncé, il désigne l’être ou l’objet dont on dit quelque chose et qui s’actualise dans
un verbe : L’élève écrit. L’homme est mortel.
Sujet apparent, sujet réel
Les verbes impersonnels ou employés impersonnellement sont accompagnés du pronom il parfois ce ou ça (cela), que la
tradition appelle sujet apparent (sujet grammatical), par rapport au sujet réel (ou logique)
Il faut du courage : il sujet apparent, du courage sujet réel
(Il est préférable de dire que il est le sujet tout court et que ce sujet vague, sorte de sujet d’attente, est complété par le
second élément, terme complétif du sujet. Il personne d’univers, forme postiche, référentiellement vide)
Pour Brunot (La Pensée et la Langue), le sujet réel (ou la séquence) des verbes impersonnels doit être considéré comme
un véritable objet direct.
Le verbe et ses compléments
Grevisse : Les compléments du verbe sont le complément d’objet, le complément circonstanciel et le complément
d’agent du verbe passif.
(Dans La souris a été mangée par le chat, le chat est sujet sémantique et la souris sujet grammatical)
Au sens traditionnel du terme, un complément de verbe est un syntagme de type nominal ou prépositionnel qui fait
partie du groupe verbal (alors que le complément circonstanciel lui est extérieur) et qui dépend du verbe.
Constructions des verbes :
- construction intransitive. Le verbe n’a pas de complément : Le chien aboie.
(En italien : Sono intransitivi i verbi che esprimono uno stato o un’azione che non passa direttamente su un
oggetto, ma si esaurisce nel soggetto stesso che la compie o trova il suo compimento in un complemento indiretto)
- construction transitive. Le verbe a un ou plusieurs compléments. La construction est transitive directe si le
complément est directement relié au verbe ou transitive indirecte si le complément est introduit par une préposition.
- construction attributive : ces boissons sont désaltérantes, tout le monde trouve ces boissons désaltérantes.
On distingue les compléments de phrase et les compléments de verbe :
- Les compléments de phrase ne sont pas indispensables au cadre propositionnel minimal : ils ne sont pas liés au verbe,
mais portent sur l’ensemble de la proposition.
Ils se laissent supprimer : l’orage menace tous les soirs / dans le lointain à l’orage menace
Ils peuvent être déplacés : tous les soirs / dans le lointain, l’orage menace
- Les compléments de verbe sont fortement liés aux verbes et participent à la définition de la proposition minimale,
c’est-à-dire réduite aux éléments indispensables à la cohérence syntaxique.
Ils ne se laissent pas supprimer : Il a proféré une énormité à *il a proféré
(Ce qui n’est pas toujours vrai : il lit un livre à il lit.)
Ils ne peuvent être déplacés : * une énormité il a proféré
Objet interne :
Son sens reproduit l’essentiel du procès encodé dans le sémantisme du verbe : il vit sa vie, il va son chemin...
Complément d’objet direct
Les expressions complément direct, complément indirect ont rapport non à la nature du complément mais simplement à
sa construction
La définition sémantique avancée pour le complément d’objet direct (le patient, le COD est ce sur quoi s’exerce l’action
exprimée par le sujet) n’est pas satisfaisante :
Je creuse un trou : trou est le résultat du procès / je descends la pente : pente est le lieu du procès
Moyens pour le reconnaître : pronominalisation / passivation
Le boulanger pétrit le pain , il le pétrit / le pain est pétri par le boulanger
Le boulanger pétrit la nuit , * il la pétrit / *la nuit est pétrie par le boulanger
(Plusieurs verbes sont en effet inaptes à la passivation : avoir, comporter, pouvoir ...)
Il est construit directement : mais attention à : le boulanger pétrit la nuit
Il peut en être détaché par dislocation ou par extraction au moyen de c’est ... que
Complément d’objet indirect : Il est construit par l’intermédiaire d’une préposition.
Grammaire méthodique du français (M. Riegel, J.C. Pellat, R. Rioul)
Le complément d’objet indirect est introduit par diverses prépositions
à : penser à l’avenir, obéir à la loi, aller à l’étranger
donner à quelqu’un : complément d’attribution, datif
de : changer de chemise, jouer du piano
avec : jouer avec le feu, danser avec sa femme
en : partir en vacances
par : passer par de rudes épreuves
L’identification du C.O.I est d’autant plus délicate que la plupart des compléments circonstanciels sont aussi introduits
par une préposition
En Italien : I complementi indiretti sono di numero illimitati:
c. di specificazione, c. partitivo (uno di noi deve uscire / solo pochi dei presenti sono in regola), c. di denominazione, c.
di termine, c. d’agente, c. di causa, c. di fine, di mezzo, di modo o di maniera, di luogo, di tempo…..
Le complément circonstanciel (complément de phrase, complément périphérique)
Il ne dépend pas directement de la structure valencielle du verbe, il n’est pas régi par le verbe
Il est facultatif, il est mobile dans les limites de la phrase entière (déplaçabilité).
Cette année, l’été a été pluvieux. / L’été a été pluvieux
Au milieu du romantisme, Baudelaire fait songer à quelque classique. / Baudelaire, au milieu du romantisme, fait
songer à quelque classique/ Baudelaire fait songer, au milieu du romantisme, à quelque classique. / Baudelaire fait
songer à quelque classique, au milieu du romantisme.
Pierre va souvent à Paris. C. O. I * Pierre à Paris va souvent.
Pierre connaît beaucoup de monde à Paris. C. C. Pierre, à Paris, connaît, beaucoup de monde.
L’autre critère pour distinguer le C. C. est la pronominalisation restreinte, même si ce critère est relatif.
Il est bien difficile parfois de distinguer les COI est les C.C.
Pour La grammaire méthodique du français :
Il est défendu d’écrire sur les murs . CO.I
Balzac a écrit ce roman sur cette table . C.C.
Grevisse : Le C. c. précise l’idée du verbe en marquant la connexion de l’action avec un repère (temps, lieu, etc.) situé
autour d’elle dans le monde des phénomènes)
On distingue la cause, le temps, le lieu, la manière, le but, l’instrument, le moyen, l’extraction, la destination, le prix, la
distance, le poids, l’opposition, la concession ...
Complément déterminatif du nom / complément du nom : le toit de la maison
Complément de l’adjectif : Il est content de son travail.
Epithète : Il a acheté une voiture rouge
- ce qui est ajouté, ce que l’on adjoint à un nom pour le qualifier (synonyme d’adjectif, qualité permanente, essentielle
d’une être ou objet)
- ce dit d’un adjectif qui n’est pas relié au nom par un verbe
Attribut
Attribut du sujet : le livre est rouge / Ce livre est un cadeau pour mon père. / C’est lui. / Partir, c’est mourir un peu.
Membre de la phrase qui a pour fonction de caractériser par l’intermédiaire d’un verbe un constituant nominal de la
même phrase
Attribut de l’objet : Je le trouve rajeuni.
Apposition
Cet homme, menteur comme pas deux, a toujours vécu ici.
Ravi, il prit son sac et sortit.
En italien :
- Funzione attributiva (l’aggettivo è attributivo: quando l’aggettivo fa parte del gruppo del nome e il collegamento è
diretto) L’attributo è un aggettivo che accompagna un nome per precisarlo attribuendogli una qualità o una
caratteristica:
- Funzione predicativa (l’aggettivo è predicativo: quando l’aggettivo fa parte del gruppo del verbo e il collegamento è
attuato mediante una voce del verbo essere in funzione copulativa o di un verbo usato come tale)
- L’apposizione.
En anglais :
- L’attribut (predicativo) est complement (subject complement/ object complement)
à ne pas confondre avec le complément d’objet qui est indiqué en anglais par object
C’est la raison pour laquelle M. Riegle avait émis le vœu que le mot attribut fût remplacé par prédicatif, mieux accordé
à l’usage des autres pays, ce qui ne s’est pas fait.
La phrase et les propositions
Phrase simple : Proposition absolue (indépendante) : Je chante.
Phrase complexe : Proposition principale + proposition subordonnée
Propositions subordonnées :
- Subordonnées conjonctives complétives (substantives) introduites par la conjonction que : Je pense qu’il viendra.
(La conjonction que n’assure aucune fonction dans la subordonnée, c’est un pur morphème grammatical sans appui
lexical, il est sémantiquement vide)
Cette subordonnée peut-être
Sujet : Qu’il soit venu m’a fait plaisir.
Attribut : La vérité est que je n’étais pas très fier.
Complément d’objet direct : Je pense qu’il viendra. Pronominalisable par le pronom le : Je le pense.
Complément d’objet indirect :
Tu te souviens qu’il avait refusé de le faire. (se souvenir de) Pronominalisable par le pronom en : Tu t’en souviens.
Tu t’attendais qu’il le fasse / Tu t’attendais à ce qu’il le fasse. (s’attendre à) Pronominalisable par le pronom y : Tu
t’y attendais..
Complément de nom : Le fait qu’il ne soit pas venu ne change rien.
Complément d’adjectif : Je suis content qu’il soit venu.
- Subordonnées interrogatives indirectes : Dis-moi pourquoi tu as agi ainsi.
- Subordonnées infinitives : Il me dit de le faire.
- Subordonnées adverbiales ou subordonnées conjonctives circonstancielles
temporelles, causales, finales, consécutives, d’opposition (concessives), conditionnelles (hypothétiques), comparatives,
- Subordonnées adjectives ou relatives introduites par un pronom relatif.
(Celui-ci exerce une fonction au sein de la subordonnée relative, il est coréférentiel à l’antécédent qu’il représente)
Ces subordonnées peuvent être déterminatives (restrictives), explicatives (appositives), ou attributives.
(voir fichier sur les relatifs)
En italien :
Dans le chapitre de la “sintassi della frase complessa o periodo”
Proposizioni principali, coordinate e subordinate
La subordinazione
Subordinate sostantive (o completive)
- Soggettive : E’ evidente che sei triste.
- Oggettive : Tutti desiderano che sia presente.
- Interrogative indirette
Subordinate aggettive o relative
Subordinate avverbiali : finali, consecutive, causali, temporali, concessive, modali
Autres types de propositions :
Les propositions incises ou intercalées :
Incise: à partir du lat. incisa, part. passé fém. subst. de incidere (v. inciser); le lat. class. employait incisum, part. passé
neutre subst. de incidere au sens de « petit membre de phrase, incise ». incisare « couper » , lat. class. incidere «
entailler, inciser, graver, trancher, interrompre.
(Ce sont des propositions généralement courtes, insérées dans le corps de la phrase ou mises à la fin de la phrase, pour
indiquer qu'on rapporte les paroles de quelqu'un ou pour exprimer une sorte de parenthèse. (Grevisse))
La Grammaire méthodique du français distingue les incises et les incidentes :
Les incises : en cas de discours direct ou de style indirect libre, une proposition incise peut s'insérer à l'intérieur de la
phrase ou se placer à la fin pour indiquer qu'on rapporte les paroles ou les pensées de quelqu'un. (L'incise correspond à
la phrase introductive qui est placée avant une séquence de discours indirect : Comprends-moi, dit Jacques, je ne refuse
pas de te rendre service. --> Jacques dit qu'il ne refusait pas de lui rendre service.)
Tu vois, continue-t-il, où cela te mène.
Ce n'est pas si difficile, soupira-t-il.
Je viendrai, dit-il. / Je viendrai, a-t-il dit. / Je gagnerai, s’est-il exclamé / s’est-il écrié.
(si le sujet est nominal, l'inversion complexe est exclue : Je viendrai, dit Pierre / a dit Pierre)
Les incidentes : elles sont insérées comme les incises à l'intérieur ou placées à la fin de la phrase. Elles n'indiquent pas
le discours rapporté, mais elles servent à insérer un commentaire.
Il viendra, j'espère.
Notre voisin, je le sais, cherche à vendre sa maison.
L'inversion du sujet est rare, elle advient avec quelques verbes :
C'est, me semble-t-il, la meilleure solution.
Ses parents, voyez-vous / paraît-il / dirait-on, l'ont trop choyé.
La proposition est affirmative, négative ou interrogative.
Coordination : conjonction de coordination
Coordination copulative : et, ni, aussi, encore, enfin, ensuite, puis ....
Coordination disjonctive : ou, ou bien, soit que ... soit que
Coordination adversative : mais, au contraire, toutefois ....
Coordination causale : car, en effet ....