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Variables aléatoires en probabilité finie

Le document présente les concepts fondamentaux des variables aléatoires sur un espace probabilisé fini, y compris leur définition, propriétés, lois et fonctions de répartition. Il aborde également des exemples de lois discrètes telles que la loi uniforme, de Bernoulli et binomiale, ainsi que des notions d'indépendance et d'espérance. Des exercices pratiques sont inclus pour illustrer ces concepts.

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Variables aléatoires en probabilité finie

Le document présente les concepts fondamentaux des variables aléatoires sur un espace probabilisé fini, y compris leur définition, propriétés, lois et fonctions de répartition. Il aborde également des exemples de lois discrètes telles que la loi uniforme, de Bernoulli et binomiale, ainsi que des notions d'indépendance et d'espérance. Des exercices pratiques sont inclus pour illustrer ces concepts.

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Abderrazak Chakor 6 février 2024 Variables aléatoires sur un espace probabilisé fini Notes

Chapitre Variables aléatoires sur un espace probabilisé fini

Dans toute la suite, soit (Ω, P(Ω), P ) un espace probabilisé fini


I - Variables aléatoires :

Définition 1.1
Toute application X : Ω → Rk est dite une variable aléatoire( v.a) sur l’espace
probabilisé (Ω, P(Ω), P )

Remarques 1.1

Si k = 1 on parle de variable aléatoire réelle ( v.a.r)

Propriétés 1.1

3 Si X une variable aléatoire réelle sur l’espace probabilisé (Ω, P(Ω), P )


∀A ⊂ R, l’ensemble X −1 (A) = {ω ∈ Ω/X(ω) ∈ A} se note aussi (X ∈ A) et on a

Théorème 1.1
Si X1 , . . . , Xn sont des variables aléatoires réelles sur l’espace probabilisé fini
(Ω, P(Ω), P )
et f : Rn → R une application définie sur X1 (Ω) × ... × Xn (Ω) alors l’application
f (X1 , . . . , Xn ) : Ω −→ R est une variable aléatoire réelle
ω 7−→ f (X1 (ω), . . . , Xn (ω))
sur (Ω, P(Ω), P )

Corollaire 1.1
Si X1 , . . . , Xn sont des variables aléatoires réelles sur l’espace probabilisé fini
(Ω, P(Ω), P ) et λ1 , . . . , λn ∈ R
alors λ1 X1 +· · ·+λn Xn , X1 X2 ...Xn , max(X1 , . . . , Xn ) et min(X1 , . . . , Xn ) sont
des variables aléatoires sur (Ω, P(Ω), P )
II - Lois de variables aléatoires :
2. 1. Généralités
Notations : On note I(R) l’ensemble des intervalles de R.
Si (X1 , . . . , Xn ) une famille de variables aléatoires sur l’espace probabilisé fini
(Ω, P(Ω), P ) et (J1 , ..., Jn ) ∈ I(R)
n
\
L’événement (Xi ∈ Ji ) se note aussi (X1 ∈ J1 , . . . , Xn ∈ Jn )
k=1

Définition 2.1
— Soit X un variable aléatoire réelle sur l’espace probabilisé fini (Ω, P(Ω), P ).
On appelle loi de X l’application de I(R) vers [0, 1] qui à tout intervalle J de R
associe le nombre P (X ∈ J).
— Soit (X1 , . . . , Xn ) une famille finie de variables aléatoires sur l’espace probabi-
lisé (Ω, T, P ).
On appelle loi de la famille (X1 , . . . , Xn ) l’application de I(R)n vers [0, 1]
qui à tout produit cartésien J1 × · · · × Jn d’intervalles de R associe
P (X1 ∈ J1 , . . . , Xn ∈ Jn ).

1
Abderrazak Chakor 6 février 2024 Variables aléatoires sur un espace probabilisé fini Notes

Proposition 2.1

Soit X une variable aléatoire sur l’espace probabilisé fini (Ω, P(Ω), P )
— La loi de X est caractérisée par la donnée de D = X(Ω) et de l’application
a ∈ D 7→ P (X = a) = PX ({a}). X
Ainsi ∀A ⊂ D, P (X ∈ A) = P (X = a) = PX (A)
a∈A
l’application PX : A 7→ P (X ∈ A) s’appelle la probabilité image de X
— Si f est une fonction définie sur D et Y = f (X) alors Y (Ω) = f (D)
la loi de Y est donnée par
∀B ⊂ f (D); PY (B) = P (Y ∈ B) = PX (f −1 (B))
2. 2. Exemples classiques de lois discrètes
Soit X une variable aléatoire discrète sur l’espace probabilisé fini (Ω, P(Ω), P )

Définition 2.2 Loi uniforme On dit que X suit la loi


uniforme de paramètre n ∈ N∗ si X prend ses valeurs dans {1, . . . , n}
1
et que ∀k ∈ {1, . . . , n}, P (X = k) = . On note X ,→ U(n).
n
Exemple 2.1

Jeu de dé : on lance un dé équilibré .Si X la valeur obtenue alors X ,→ U(6).


C’est le cas de toute épreuve dont les résultats sont en nombre fini et équiprobables

Définition 2.3 Loi de Bernoulli On dit que X suit la


loi de Bernoulli de paramètre p ∈ [0, 1] si X prend deux valeurs 1
(succès) et 0 (échec) avec P (X = 1) = p et P (X = 0) = 1 − p
On note X ,→ B(p)

Exemple 2.2

Jeu de pile ou face, on lance une pièce et soit X égale à 1 si on obtient pile et 0 si c’est face,
alors X ,→ B(p) où p est la probabilité d’obtenir pile.
C’est le cas de toute épreuve ayant deux issues :succés,échec

Définition 2.4 Loi binomiale On dit que X suit la loi de


binomiale de paramètres n ∈ N , p ∈ [0, 1] si X prend les valeurs
0, 1, 2, . . . , n
tel que ∀k ∈ {0, 1, . . . , n}, P (X = k) = Cnk pk (1 − p)n−k . On note X ,→
B(n, p).
Il s’agit de répéter l’épreuve de Bernoulli ayant deux is-
sues :sucé,échec n fois sous les mêmes conditions.
Exemple 2.3

Jeu de pile ou face fini, on lance une pièce n fois et soit X le nombre de fois qu’on obtient
pile, alors X ,→ B(n, p) où p est la probabilité d’obtenir pile
III - Fonction de répartition d’une variable aléatoire réelle :

Définition 3.1
Soit X une variable aléatoire réelle sur l’espace probabilisé fini (Ω, P(Ω), P ). On appelle
fonction de répartition de X l’application, FX : R −→ R
t 7−→ FX (t) = P (X ≤ t)

Remarques 3.1

Soit X une variable aléatoire réelle sur l’espace probabilisé fini (Ω, P(Ω), P ). Alors :
— FX est croissante sur R.
— lim FX (t) = 0
t→−∞
— lim FX (t) = 1.
t→+∞
— ∀t ∈ R lim+ FX (u) = FX (t).
u→t
Ainsi FX est continue à droite en tout point de R

2
Abderrazak Chakor 6 février 2024 Variables aléatoires sur un espace probabilisé fini Notes

Exercice 3.1
Tracer FX pour X ,→ U(3)

Exercice 3.2 Loi du plus grand numéro tiré ,Loi du plus


petit numéro tiré
Une urne contient n boules numérotées de 1 à n (n ≥ 2) . On en tire
deux au hasard . Soit X la variable aléatoire égale au plus grand
numéro tiré.
1. Calculer la probabilité pour k ∈ [[1, n]],P ([X ≤ k]) .
2. En déduire la loi de la variable aléatoire X
3. Mêmes questions pour Y la variable aléatoire égale au plus
petit numéro tiré.
Exercice 3.3
Refaire l’exercice précédent quand les deux boules sont tirées une par une
1. sans remise puis
2. avec remise
IV - Variables aléatoires indépendantes :
4. 1. Généralités

Définition 4.1
Une famille (Xj )j∈J de variables aléatoires réelles sur l’espace probabilisé fini
(Ω, P(Ω), P ) est dite indépendante ou mutuellement indépendante si, pour toute fa-
mille (Ij )j∈J ) d’intervalles de R,
la famille ((Xj ∈ Ij ))j∈J des événements de P(Ω) est indépendante

Exemple 4.1 Jeu Pile-Face répété (ou infini)


La suite (Xj )j∈N∗ de variables aléatoires réelles ,où Xj est le résultat
du j ieme lancer ,est indépendante
Exercice 4.1
Soient X, Y de variable aléatoires réelles indépendantes sur l’espace probabilisé fini
(Ω, P(Ω), P ).
1. Loi de M = sup(X, Y ) : Soit t ∈ R,
Montrer que FM (t) = FX (t)FY (t).
2. Loi de m = min(X, Y ) : Soit t ∈ R,
Montrer que P (m > t) = (1 − FX (t))(1 − FY (t))
3. Déduire que Fm (t) = 1 − (1 − FX (t))(1 − FY (t)).

Proposition 4.1 Indépendance héritée


Soit (Xi )1≤i≤n une famille indépendante de variables aléatoires
réelles sur l’espace probabilisé fini (Ω, P(Ω), P ).
Si n0 , n1 , . . . , nk ∈ N tels que 0 = n0 < n1 < · · · < nk−1 < nk = n et
∀i ∈ {1, . . . k}, fi : Rni −ni−1 → R est une fonction alors la famille des
v.a.r
(Y1 , Y2 , ..., Yk ) = (f1 (X1 , . . . , Xn1 ), f2 (Xn1 +1 , . . . , Xn2 ), . . . , fk (Xnk−1 +1 , . . . , Xnk ))
est indépendante
Exemple 4.2

— Si (X1 , X2 , X3 , X4 , X5 ) est une famille indépendante de v.a.r alors la famille


(X12 , X2 + X3 , X4 X5 ) est indépendante.
— Si R et θ sont deux v.a.r indépendantes alors les variables R2 et cos(θ) sont
indépendantes.
— Si (X1 , . . . , Xn+1 ) est une famille indépendante de v.a.r alors les
X1 + · · · + Xn
et Xn+1 sont indépendantes.
n

3
Abderrazak Chakor 6 février 2024 Variables aléatoires sur un espace probabilisé fini Notes
4. 2. Loi conditionnelle d’une variable aléatoire :

Définition 4.2
Soit X une variable aléatoire réelles et A un événement non négligeable sur l’espace pro-
babilisé fini (Ω, P(Ω), P ).
On a appelle loi conditionnelle de X sachant l’événement non négligeable A, l’applica-
tion de I(R) vers R qui à tout intervalle J de R associe
P ((X ∈ J) ∩ A)
le nombre P ((X ∈ J)|A) = . On la note (PA )X
P (A)
Remarque 4.1
1 Quand (X, Y ) est un couple de variables aléatoires réelles discrètes on conditionne
généralement par A = (Y = y)/y ∈ Y (Ω) quand il est non négligeable
4. 3. Loi de la somme de deux variables aléatoires indépen-
dantes :

Proposition 4.2

Soit (X1 , X2 ) un couple de variables aléatoires réelles indépendantes sur l’espace pro-
babilisé fini (Ω, P(Ω), P ) dont les lois sont d’ensembles de valeurs possibles D1 et D2 .
Alors :
— L’ensemble des valeurs possibles de S = X1 + X2 est
D = {u + v/(u, v) ∈ D1 × D2 }.
— ∀s ∈ D,
X X
P (S = s) = P (X1 = u)P (X2 = s−u) = P (X1 = s−v)P (X2 = v)
u∈D1 v∈D2

.
Cette dernière formule s’appelle la convolution discrète des lois de X1 et
X2 .
Proposition 4.3 Stabilité de la loi Binomiale
Si X ,→ B(n, p), Y ,→ B(m, p) sont indépendantes
alors S = X + Y ,→ B(n + m, p)

Corollaire 4.1 Somme finie de de même paramètre p


Si X1 , X2 , ..., Xn ,→ B(1, p)(loi de Bernoulli) indépendantes
Pn
alors S = Xi ,→ B(n, p)
i=1

V - Espérance, moments :
5. 1. Espérance :

Définition 5.1
Si X est une var sur un espace probabilisé fini (Ω, P(Ω), P ) alors son espérance est
P
donnée par E(X) = xP (X = x)
x∈X(Ω)
5. 2. Espérance de variables aléatoires réelles discrètes de
lois usuelles :
n+1
— Loi uniforme : Si X ,→ U(n) alors :E(X) = en effet
2
n n
Xk
X n+1
E(X) = kP (X = k) = =
n 2
k=1 k=1

— Loi de Bernoulli :
Si X ,→ B(p) alors :

E(X) = 1.P (X = 1) + 0.P (X = 0) = p

4
Abderrazak Chakor 6 février 2024 Variables aléatoires sur un espace probabilisé fini Notes
— Loi de binomiale :
Si X ,→ B(n, p) alors :E(X) = np en effet si q = 1 − p

n
X n
X n
X
k−1 k n−k
E(X) = kP (X = k) = kCnk pk q n−k = nCn−1 p q
k=0 k=0 k=1
n
X n−1
X
k−1 k−1 n−k k
= np Cn−1 p q = np Cn−1 pk q n−1−k = np(p + q)n−1 = np
k=1 k=0

Théorème 5.1 de transfert


Soit X une variable aléatoire réelle sur l’espace probabilisé fini
(Ω, P(Ω), P ) et une application g : X(Ω) → R X
Si X(Ω) = D Y = g(X) a pour espérance E(Y ) = g(k)P (X = k)
k∈D

Théorème 5.2 de transfert à deux variables discrètes


Soit (X, Y ) un couple de variables aléatoires réelles sur l’espace
probabilisé fini (Ω, P(Ω), P )
et une application g : (X, Y )(Ω) → R ; D = (X, Y )(Ω) qui est fini
En posant pour (i, j) ∈ D , pi,j = P (X = i, Y = j)
Loi du couple (X, Y ) (dite loi conjointe) est donnée par
{ ((i, j), pi,j )/(i, j) ∈ D } ;
la v.a.r Z =X g(X, Y ) admet une espérance donnée
par E(Z) = g(i, j)P (X = i, Y = j)
i,j

Propriétés 5.1

Soient X et Y deux variables aléatoires réelles sur l’espace probabilisé fin (Ω, P(Ω), P ).
— Linéarité : ∀α, β ∈ R, αX + βY possède une espérance et on a E(αX + βY ) =
αE(X) + βE(Y ).
— Positivité : Si X est positive alors E(X) ≥ 0.
— Croissance : Si X ≤ Y alors E(X) ≤ E(Y )
— Inégalité triangulaire : E(|X + Y |) ≤ E(|X|) + E(|Y |).
— Produit : Si X et Y sont indépendants alors E(XY ) = E(X)E(Y ).
Preuve: P
E(X + Y ) = (u + v)P (X = u, Y = v)
u,v
P P
= uP (X = u, Y = v) + vP (X = u, Y = v)
u,v u,v
P P
= uP (X = u) + vP (Y = v) = E(X) + E(Y )
u v

Remarque 5.1

Soit X une variable aléatoire réelle sur l’espace probabilisé fini (Ω, P(Ω), P ) .
— Si E(X) = 0 alors, on dit que la X est centrée.
— La variable aléatoire Y = X −E(X) qui est d’espérance nulle s’appelle la variable
aléatoire centrée associée à X .
5. 3. Moments, variance, écart-type et covariance :

Définition 5.2
Soit X une variable aléatoire réelle sur l’espace probabilisé fini (Ω, P(Ω), P ) et k ∈ N∗ .
L’espérance de la variable aléatoire X k s’appelle le moment d’ordre k de X

5
Abderrazak Chakor 6 février 2024 Variables aléatoires sur un espace probabilisé fini Notes

Définition 5.3
Soit X une variable aléatoire réelle sur l’espace probabilisé fini (Ω, P(Ω), P ).
— Variance de X la quantité V (X) = E((X − E(X))2 ).
p
— Ecart-type de X la quantité σ(X) = V (X).
Vocabulaire : Soit X une variable aléatoire réelle sur l’espace probabilisé
(Ω, P(Ω), P ) qui admet un moment d’ordre 2.
— Si E(X) = 0 alors on dit que la variable X est centrée.
— Si V (X) = 1 alors on dit que la variable X est réduite.
X − E(X)
— Si σ(X) > 0 alors la variable aléatoire Y = s’appelle la variable
σ(X)
aléatoire centrée réduite associée à X car E(Y ) = 0 et V (Y ) = 1.

Propriétés 5.2

Soit X une variable aléatoire réelle sur l’espace probabilisé fini (Ω, P(ω), P )
— V (X) = E((X − E(X))2 ) ≥ 0
— V (X) = 0 ⇐⇒ X = E(X) P presque sur
— V (X) = E(X 2 ) − E(X)2 .
— ∀α ∈ R, V (X + α) = V (X).
— ∀α ∈ R, V (αX) = α2 V (X).

Remarques 5.1
pratiques
1. V (X) = E(X(X − 1)) + E(X) − E(X)2 .
2. V (X) = E(X(X + 1)) − E(X) − E(X)2

Proposition 5.1 2 Inégalité de Cauchy-Schwarz

Si X et Y deux variables aléatoires réelles sur l’espace probabilisé fini (Ω, P(ω), P ) alors

E(XY )2 ≤ E(X 2 )E(Y 2 )

Preuve:
Pour λ réel P (λ) = E((λX + Y )2 )) = λ2 E(X 2 ) + E(Y 2 ) + 2λE(XY ) ≥ 0
Ind : discriminant négatif quand il a un sens
d’où le résultat
Définition 5.4
Soient X et Y deux variables aléatoires réelles sur l’espace probabilisé fini (Ω, P(Ω), P ).
Si X et Y possèdent un moment d’ordre 2, alors la quantité
Cov(X, Y ) = E((X − E(X))(Y − E(Y ))) s’appelle la covariance du couple
(X, Y )

Proposition 5.2

Soient X et Y deux variables aléatoires réelles sur l’espace probabilisé fini (Ω, P(ω), P )
.
— Cov(X, Y ) = E(XY ) − E(X)E(Y ).
— V (X + Y ) = V (X) + V (Y ) + 2Cov(X, Y ).
— Si X et Y sont indépendants alors Cov(X, Y ) = 0. La réciproque est fausse.
— Si X et Y sont indépendants alors V (X + Y ) = V (X) + V (Y ).

Définition 5.5
Soient X et Y deux variables aléatoires réelles sur l’espace probabilisé fin (Ω, P(Ω), P ).
Si V (X)V (Y ) ̸= 0 alors on appelle coefficient de corrélation linéaire du
Cov(X, Y )
couple (X, Y ) la quantité ρ(X, Y ) =
σ(X)σ(Y )

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Abderrazak Chakor 6 février 2024 Variables aléatoires sur un espace probabilisé fini Notes

Propriétés 5.3

Soient X et Y deux variables aléatoires réelles sur l’espace probabilisé fini (Ω, P(Ω), P ).
— Si X et Y sont indépendants alors ρ(X, Y ) = 0. La réciproque est fausse(Voir
exercice).
— −1 ≤ ρ(X, Y ) ≤ 1
— ρ(X, Y ) = 1 ⇐⇒ ∃α > 0, Y − E(Y ) = α(X − E(X)) P presque sûr.
— ρ(X, Y ) = −1 ⇐⇒ ∃α < 0, Y − E(Y ) = α(X − E(X)). P presque
sûr.
Interprétation :
Soient X et Y deux variables aléatoires réelles sur l’espace probabilisé fini (Ω, P(Ω), P )
— Si ρ(X, Y ) ≃ 1 alors il y a une dépendance linéaire positive forte entre X et Y
— ρ(X, Y ) ≃ −1 alors il y a une dépendance linéaire négative forte entre X et Y
— ρ(X, Y ) ≃ 0 alors il y a une indépendance linéaire

Exercice 5.1 Coefficient de corrélation et indépendance


Soit X et Y deux variables de Bernoulli indépendantes et de même
paramètre p ∈]0, 1[ .
Soit U = X + Y, V = X − Y . Déterminer :
1. La loi du couple (U, V )
2. Le coefficient de corrélation ρ(U, V )
3. U et V sont-elles indépendantes ? Conclure ?
VI - Inégalités :

Proposition 6.1 Inégalité de Markov


Si X est une variable aléatoire réelle positive sur l’espace probabi-
lisé fini (Ω, P(Ω), P )
E(X)
alors pour tout ε > 0, P (X ≥ ε) ≤ .
ε
E(|X|)
Ou encore pour tout ε > 0, P (|X| ≥ ε) ≤
ε
Preuve: Cas discret : X positive donc X prend ses valeurs dans un ensemble au
plus dénombrable D ⊂ [0, +∞[
X X X
E(X) = tP (X = t) ≥ tP (X = t) ≥ ε P (X = t) = εP (X ≥
t∈D t∈D/t≥ε t∈D/t≥ε
ε)
E(X)
d’où P (X ≥ ε) ≤
ε
Proposition 6.2 Inégalité de Benyamé-Tchebychev
Si X est une variable aléatoire réelle positive sur l’espace probabi-
lisé fini (Ω, P(Ω), P )
V (X)
alors pour tout ε > 0, P (|X − E(X)| ≥ ε) ≤ .
ε2
Preuve:
∀ε > 0,

E((X − E(X))2 ) V (X)


P (|X − E(X)| ≥ ε) = P ((X − E(X))2 ≥ ε2 ) ≤ =
ε2 ε2
Remarque 6.1

On voit que la variance permet de contrôler l’écart entre X et sa valeur moyenne E(X)

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