Cartographie (1)
Cartographie thématique
Sémiologie Graphique
Cours
Christine Zanin et Charles Hounton
Contributeurs : Nicolas Lambert et Manhamady Ouedraogo
Titre de partie – Sous partie
Objectif : être capable de construire une
représentation cartographique à partir de
données quantitatives ou qualitatives.
Cet objectif implique de maîtriser les règles Compétences visées :
physiologiques et règles culturelles pour savoir utiliser les variables visuelles
représenter graphiquement des données (mode de représentation)
spatiales. Maîtriser les règles de sémiologie savoir lier types de données et
graphique variables visuelles
savoir discrétiser des données
(mettre en classes)
savoir habiller l’image
cartographique
savoir mettre en scène selon
l’objectif visé de la carte et le public
Introduction
INTRO – Comparer les réalisations pour comprendre la notion d’efficacité cartographique
Exemples de cartes extraites de : Armelle Choplin, Matière grise de l’urbain. La vie du ciment
en Afrique, Genève, MétisPresses, 2020, 252 p.
[Link]
INTRO – Comparer les réalisations pour comprendre la notion d’efficacité cartographique
Carte du nombre de sièges/parti aux élections
communales au Bénin en 2020
INTRO – Comparer les réalisations pour comprendre la notion d’efficacité cartographique
Fig. : Densité de la population dans le delta de Mejerda en 2004 (INS, 2004)
INTRO – Comparer les réalisations pour comprendre la notion d’efficacité cartographique
Titre de partie – Sous partie
L'échelle est la suivante :
VERT de 0 à 50 cas actuellement hospitalisées
BLEU de 50 à 100 cas actuellement hospitalisées
JAUNE de 100 à 200 cas actuellement hospitalisées
ORANGE de 200 à 500 cas actuellement
hospitalisées
ROUGE de 500 à 1000 cas actuellement hospitalisées
Source : [Link] 14 avril 2020 NOIR plus de 1000 cas actuellement hospitalisées
INTRO – Comparer les réalisations pour comprendre la notion d’efficacité cartographique
Sémiologie et langage cartographique
1 – Sémiologie graphique et langage cartographique
1.1 Définitions
Une carte est une image simplifiée et codifiée
de l’espace géographique, qui représente ses
caractéristiques et/ou son organisation. Elle
résulte de l’acte créateur et des choix de
son auteur.
La carte = image construite et mise en scène
1 – Sémiologie graphique et langage cartographique
1.1 Définitions
Une carte c’est :
L’expression d’un espace
la localisation de la nature
L’évaluation de l’importance des phénomènes
Ce que la carte exprime est sur la carte
La carte met en valeur des formes et des configurations spatiales
1 – Sémiologie graphique et langage cartographique
1.1 Définitions
L’information géographique constitue la
Il existe deux types matière première du cartographe. Faire une
d'information géographique carte, c’est transformer l’information
géographique en image.
les informations de
base
ou dites de référence
(ex.: Référentiel
à Grande Echelle)
les informations thématiques
concernant un domaine thématique
particulier (environnement, Source : Lambert N., Zanin C., Manuel de cartographie, A. Colin 2016 p. 27
transport, réseaux d'utilités, foncier,
etc.) venant enrichir la description
d'un espace ou d'un phénomène
défini par des informations de bas
1 – Sémiologie graphique et langage cartographique
1.1 Définitions
Tout l’art de la cartographie thématique est dans l’expression de ce qui doit
« sauter au yeux » à l’aide de ce qu’on nomme la figuration cartographique
Figuration cartographique : moyen pour traduire graphiquement des phénomènes.
C’est la représentation graphique des phénomènes ou simplement des données sur la
carte. Jacques Bertin parle de "sémiologie graphique" (dictionnaire du langage
graphique visuel).
Sémiologie graphique : la sémiologie graphique est un ensemble des règles permettant
l’utilisation d’un système graphique de signes pour la transmission d’une information.
(Jacques Bertin 1967).
Le langage cartographique se compose d’une combinaison de signes graphiques
élémentaires pour former des figurés en fonction de 6 OU 7 variables visuelles.
1 – Sémiologie graphique et langage cartographique
1.2 Langage cartographique
le langage cartographique doit être :
Visuel : respect des règles de la perception visuelle
Universel : utilisation de signes conventionnels
clair et cohérent : économie de la communication
Le langage cartographique regroupe l’ensemble des moyens graphiques
pour …… différencier, comparer, ordonner et mémoriser
les informations transcrites sur la carte
1 – Sémiologie graphique et langage cartographique
1.2 Langage cartographique
Les éléments constitutifs
du langage cartographique sont :
Le point Le trait La tâche
Les signes graphiques élémentaires
Les figurés ou figuration … qui permettent de construire des figurés cartographiques
= organisation graphique de signes élémentaires ….
L’Implantation L’implantation concerne le lieu et pas la donnée
Les variables visuelles Les variables visuelles sont des moyens graphiques qui permettent
de différencier les données représentées dans le plan de la carte
1 – Sémiologie graphique et langage cartographique
1.2 Langage cartographique
Implantation Ville
Ponctuelle
MAIS
Fleuve
Implantation
Figuré zonal =
Linéaire
la tâche de couleur
Implantation Zonale
Commune
1 – Sémiologie graphique et langage cartographique
1.2 Langage cartographique
L’implantation est la localisation géographique des données
et la transcription cartographique d’un objet géographique
dans le plan de la carte, c’est-à-dire la façon de disposer
l’élément graphique ou figuré sur l’image cartographique
1 – Sémiologie graphique et langage cartographique
1.2 Langage cartographique
L’implantation ponctuelle
Une donnée peut être représentée par une
surface aussi petite que possible, appelée
point, mise en place sur une position bien
définie (exemples : puits, villes, villages,
lacs). Un point est un lieu du plan,
géométriquement sans surface. Son centre a
une position parfaitement définie qui n a
aucune signification de surface. Ce point est
donc la représentation de coordonnées (x ; y)
dans un repère donné.
Fig. : Typologie des lacs dans le delta de Mejerda (carte de répartition des lacs collinaires au 1/500000, réalisée par DEROUICHE M.C., 2004)
1 – Sémiologie graphique et langage cartographique
1.2 Langage cartographique
L’implantation linéaire
On parle d’implantation linéaire, lorsqu’une
donnée est représentée par une ligne qui est
un figuré sans surface mais avec une
longueur (exemples : rivières, fleuves, oueds,
canaux, chemins de fer, routes). Ces
segments changeront d épaisseur et/ou de
couleur en fonction de l information que l’on
souhaite visualiser.
1 – Sémiologie graphique et langage cartographique
1.2 Langage cartographique
L’implantation zonale
Une donnée peut être représentée sur la carte
par une zone ou une plage (implantation
zonale). Elle est donc représentée par une
surface réelle, homologue et proportionnelle
à la surface correspondante sur la terre, dans
le rapport de l’échelle.
Fig. : Densité de la population dans le delta de Mejerda en 2004 (INS, 2004)
1 – Sémiologie graphique et langage cartographique
1.3 Les variables visuelles
7 variables visuelles
• forme traduit des relations différentielles ou d’équivalence entre les données
• taille traduit des relations ordonnées ou quantitatives
• valeur traduit des relations ordonnées
• couleur traduit des relations différentielles, d’équivalence ou ordonnées
• orientation traduit des relations différentielles ou d’équivalence
• grain traduit des relations ordonnées
• texture- traduit des relations différentielles ou ordonnées
structure
1 – Sémiologie graphique et langage cartographique
1.3 Les variables visuelles
TAILLE
FORME ORIENTATION
TEXTURE/STRUCTURE
VALEUR COULEUR
GRAIN
1 – Sémiologie graphique et langage cartographique
1.3 Les variables visuelles
Sur le plan de la carte on, distingue 3 dimensions :
* les deux composantes de localisation appelés aussi composantes géographiques ou
variables de position (x et y).
* Les variables visuelles qui expriment les caractéristiques d’un objet ou d’un phénomène,
1 – Sémiologie graphique et langage cartographique
1.4 Propriétés des variables visuelles Niveaux de perception
La perception associative
Perception capable de mettre en évidence les ressemblances ou les similitudes
entre les objets ou les phénomènes cartographiés de natures différentes. Cette
propriété permet de regrouper spontanément en un seul grand ensemble (habitat,
végétation,…), les différents objets d’un thème. Elle est dissociative dans le cas
contraire.
La variable visuelle forme est essentiellement associative.
Ex : selon son caractère ponctuel (petits triangles assimilables à de petits ronds).
Les variables visuelles taille et valeur peuvent être dissociative.
1 – Sémiologie graphique et langage cartographique
1.4 Propriétés des variables visuelles Niveaux de perception
La perception ordonnée
La relation d’ordre est la faculté de pouvoir appréhender une hiérarchie sans ambiguïté: une
série ordonnée de valeurs relatives (densités de populations) pourra être utilement représentée
par des densités graphiques ordonnées (valeurs de gris du blanc au noir). Cette propriété
concerne la valeur et à moindre degrés la taille.
NB : En cartographie la couleur n’est ordonnée que dans certaines conditions. Sur quel critère
visuel pourrait-on dire que le vert précède le bleu et suit le rouge ? Les longueurs d’ondes
sont la référence indispensable en colorimétrie pour définir et classer les couleurs, les
longueurs d’ondes n’ont aucune correspondance directe avec nos sensations
psychosensorielles.
1 – Sémiologie graphique et langage cartographique
1.4 Propriétés des variables visuelles Niveaux de perception
La perception sélective ou la différenciation
Propriété qui permet d’identifier le caractère original d’un élément ou d’un groupe
d’éléments parmi les autres. Elle met en évidence des différences entre les objets ou les
phénomènes, de manière à isoler parmi d’autre ceux qui appartiennent à une même
catégorie. Cette propriété concerne toutes les variables visuelles avec une plus grande
efficacité pour la taille et la valeur.
1 – Sémiologie graphique et langage cartographique
1.4 Propriétés des variables visuelles Niveaux de perception
La perception quantitative
Si elle permet d’établir un rapport numérique ou une pondération entre les catégories
d’une même composante (précipitation annuelle, nombre de touristes dans une ville).
Seule la variable visuelle taille qui possède la perception quantitative (elle est souvent
utilisée sous forme de cercles de tailles proportionnelles à des quantités).
1 – Sémiologie graphique et langage cartographique
1.4 Propriétés des variables visuelles Niveaux de perception
Toutes les variables visuelles ne possèdent pas la
même aptitude à exprimer les mêmes informations.
Définir le type d'information à représenter permet de
choisir la variable visuelle la plus adéquate.
1 – Sémiologie graphique et langage cartographique
1.4 Propriétés des variables visuelles Niveaux de perception
3 types d’information
selon la nature des données à représenter
Différentielles : Ex : une nomenclature d'objets, une typologie, différentes
catégories sans aucun ordre (caractère qualitatif nominal)
Ordonnées : Ex: les périodes géologiques, un ordre chronologique, une
densité, un taux ... Il existe un ordre entre les éléments en lien avec les
valeurs ou état présentés par le caractère observé. (Caractère quantitatif
relatif et caractère qualitatif ordonné)
Quantitatives : Ex: des mesures, des proportions absolues, des quantités,
un nombre de .... (Caractère quantitatif de stock)
1 – Sémiologie graphique et langage cartographique
1.4 Propriétés des variables visuelles Niveaux de perception
LES VARIABLES VISUELLES de différenciation
1 – Sémiologie graphique et langage cartographique
1.4 Propriétés des variables visuelles Niveaux de perception
LES VARIABLES VISUELLES d’ordre
1 – Sémiologie graphique et langage cartographique
1.4 Propriétés des variables visuelles Niveaux de perception
LES VARIABLES VISUELLES de proportion
De la donnée au choix de la
représentation
2 – Passer de la donnée au choix du mode de représentation
2.1 Identification du type de données
Un principe : faciliter la vie du lecteur de carte (compréhension en un
temps minimum de perception ; visée universelle)
Une règle : Le type de donnée détermine les choix graphiques !
2 – Passer de la donnée au choix du mode de représentation
2.1 Identification du type de données
On distingue plusieurs types de données
2 – Passer de la donnée au choix du mode de représentation
2.1 Identification du type de données
Quelle rapport existe-t-il entre les valeurs (données)
Quantitative Différence Hiérarchie Proportionnalité
absolue
OUI OUI OUI
Quantitative Différence Hiérarchie Proportionnalité
Relative ET
Qualitative OUI OUI NON
ordinale
Différence Hiérarchie Proportionnalité
Qualitative
nominale OUI NON NON
2 – Passer de la donnée au choix du mode de représentation
2.1 Identification du type de données
Données quantitatives relatives
ON PEUT EVENTUELLEMENT
FAIRE LA MOYENNE
1 600 2 400
4 800 (1 600 + 3 200) / 2
3 200 (1 600 + 3 200)
2 – Passer de la donnée au choix du mode de représentation
2.2 Lien entre type de donnée et variable visuelle
A chaque type
de donnée ....
sa variable
visuelle
2 – Passer de la donnée au choix du mode de représentation
2.2 Lien entre type de donnée et variable visuelle
2 – Passer de la donnée au choix du mode de représentation
2.3 Transformer la donnée – discrétisation
L’ENJEU : Combiner deux critères (contradictoires)
Statistique Informationnel
(message)
Regrouper les valeurs qui qui se
ressemblent et qui sont différentes Limiter le nombre de classes
des autres. N(cl) = 1 + 3,3 log10(N)
N = nombre d’observations
Conserver l'ordre de grandeur, la N(cl) = nombre de classes
dispersion, la forme de la
distribution Donner des seuils qui ont du sens
Construire une carte qui « raconte » quelque
chose.
2 – Passer de la donnée au choix du mode de représentation
2.2 Lien entre type de donnée et variable visuelle
Une même donnée peut
produire plusieurs cartes.
Laquelle est la bonne ?
2 – Passer de la donnée au choix du mode de représentation
2.3 Méthodes de discrétisation
Etape 1 ! Déterminer la forme de la distribution
METHODE 1 : Observer la répartition des valeurs sur un axe
2 – Passer de la donnée au choix du mode de représentation
2.3 Méthodes de discrétisation
Etape 1 ! Déterminer la forme de la distribution
METHODE 2 : Histogramme des fréquences
Permet de déterminer
la forme de la distribution
2 – Passer de la donnée au choix du mode de représentation
2.3 Méthodes de discrétisation
Etape 1 ! Déterminer la forme de la distribution
METHODE 3 : Comparaison des valeurs centrales
Distribution symétrique Distribution dissymétrique à gauche Distribution dissymétrique à droite
Mode = médiane = moyenne Mode <médiane < moyenne Mode > médiane > moyenne
2 – Passer de la donnée au choix du mode de représentation
2.3 Méthodes de discrétisation
Etape 1 ! Déterminer la forme de la distribution
Distribution bimodale Distribution uniforme
2 – Passer de la donnée au choix du mode de représentation
2.3 Méthodes de discrétisation
Etape 2 ! Choisir
Analyse de
la distribution
+ Choix de la méthode
Objectifs
de la carte
2 – Passer de la donnée au choix du mode de représentation
2.3 Méthodes de discrétisation
Etape 2 ! Choisir
Distribution uniforme Amplitudes égales (AM), Jenks
Distribution symétrique Amplitudes égales avec une discrétisation standardisée
basée la moyenne et l’écart-type (S5, Jenks) ou à la main moyenne comme
limite/borne de classe et écart-type comme amplitude de classe ou seuils naturels
(1,2,3) si une seule carte
Distribution dissymétrique Effectifs égaux (EF, Q6) ou progression
géométrique des amplitudes ou seuils naturels (1,2,3) si une seule carte
Distribution bimodale Effectifs égaux (EF) ou seuils naturels (1,2,3) si une
seule carte
2 – Passer de la donnée au choix du mode de représentation
2.3 Méthodes de discrétisation
(AM) Exemple : le taux de chômage dans les régions européennes en 2007
Amplitudes égales
50
Nombre de régions : 317
On divise l'étendue de la série 40
Minimum : 7 %
statistique (max-min) en nombre de 30 Maximum : 30 %
Moyenne : 11 %
classes souhaitées 20
Médiane : 10,5 %
10
Ecart type : 3.36
On l'utilise pour les distributions 0
uniformes ou symétriques.
Il peut y avoir des classes vides. Amplitudes égales (en 5 classes)
Cette méthode ne permet pas la Le pas des de 4.6 : (max-min)/nb classes
comparaison de plusieurs cartes.
7 – 11.6 – 16.2 – 20.8 – 25.4 - 30
+4.6 +4.6 +4.6 +4.6 +4.6
A éviter pour les distributions dissymétriques
2 – Passer de la donnée au choix du mode de représentation
2.3 Méthodes de discrétisation
Exemple : le taux de chômage dans les régions européennes en 2007
(EF)
Effectifs égaux 50
Nombre de régions : 317
40 Minimum : 7 %
On divise la série en nombre de classes
comportant un nombre égal d'individus. Les 30 Maximum : 30 %
Moyenne : 11 %
classes ainsi établies s'appellent quantiles. 20
Médiane : 10,5 %
Lorsqu'il y a 4 classes, on parle de quartiles 10 Ecart type : 3.36
(¼ de l'effectif par classe), quand il y a 10
0
classes, on parle de déciles, pour 100 classes
on parle de percentiles.
Cette méthode est basée sur le classement Effectifs égaux (en 4 classes)
des individus et non sur les valeurs, elle donne 25 % des régions dans chaque classes (79)
des résultats satisfaisants au niveau
cartographique avec une image très équilibrée 7 – 9.2 – 10.5 – 11.7 - 30
mais artificielle.
Elle gomme toute référence à la forme de la 25 % 25 % 25 % 25 %
distribution. Elle peut être utilisée avec
n'importe quelle forme de distribution
Cette méthode permet de comparer des cartes entre elles.
2 – Passer de la donnée au choix du mode de représentation
2.3 Méthodes de discrétisation
(1,2,3)
Exemple : le taux de chômage dans les régions européennes en 2007
Méthode des seuils « naturels »
(ou seuils observés)
Représenter graphiquement la distribution et
repérer les creux et les bosses. Chaque creux
marquera une limite de classe.
Cette méthode “manuelle” permet de focaliser
sur les discontinuités de la série statistique.
Les effectifs de classe sont très inégaux, le
découpage est subjectif
Cette méthode ne s’applique que lorsqu’aucune
comparaison entre cartes n’est envisagée.
2 – Passer de la donnée au choix du mode de représentation
2.3 Méthodes de discrétisation
(Jenks)
Méthode de Jenks (ou Fisher)
C'est une méthode de discrétisation passe partout qui vise à minimiser
la variance intra classes et à maximiser la variance inter-classes selon
une procédure itérative (indice de Jenks).
Cette méthode a pour effet de produire des classes plus homogènes.
Les habits de l’image cartographique
3 – Les habits de la carte
Les éléments qui CARTE
composent l’habillage
d’une image
cartographique doivent
être prévus dès la IMAGE HABILLAGE
conception de la carte.
Une carte comporte
jusqu’à 10 éléments de 5 ELEMENTS OBLIGATOIRES
base à inclure dans la FOND DE CARTE = la légende, le titre, la date, la source
réalisation de la carte. (Repère spatial) (avec sa date) et l’échelle
Certains éléments
d’habillage sont
indispensables, UN OU PLUSIEURS
d’autres dépendent de PHENOMENES LOCALISES DES ELEMENTS
l’objectif, la nature et le
public auquel la carte FACULTATIFS
s’adresse. = orientation, carton, cartouche,
latitude/longitude, la toponymie,
le cadre, etc…
3 – Les habits de la carte
Les habits de la carte (schéma)
Graticule
Cadre
Toponymes
Légende
Echelle
Orientation
3 – Les habits de la carte
Le titre
Quel titre pour cette carte ?
Le titre est l’identifiant premier du
sujet de la carte il est le plus souvent
disposé en haut et sert d’entrée à la
lecture du document et assure son
identification externe.
il peut être bref, net, technique,
polémique ou séducteur, mais toujours
clair.
il est écrit en caractères suffisamment
grands et épais, mais pas
disproportionnés par rapport à la carte.
3 – Les habits de la carte
Le titre donne toujours un angle de lecture …
3 – Les habits de la carte
La légende
La légende explique l’ensemble des modes de représentation utilisés
sur la carte.
C'est est un élément essentiel et obligatoire de l’habillage de la
carte.
C’est à la fois le dictionnaire et l’index des symboles graphiques, une
aide pour la lecture et l’analyse du message présenté.
Elle est généralement placée en bas et sert à l’identification interne du
message cartographique.
Ne pas disperser la légende, mettre tous les éléments aux même
endroit et pas aux 4 coins de la carte.
NB : On ne doit pas surcharger la légende en inscrivant le mot « légende » en en-tête.
3 – Les habits de la carte
La légende sous la carte La légende dans un cartouche (encadré)
3 – Les habits de la carte
La légende = exemples de présentation. ATTENTION à être très rigoureux
3 – Les habits de la carte
La légende = exemples de présentation. ATTENTION à être très rigoureux
3 – Les habits de la carte
La légende = exemples de présentation. ATTENTION à être très rigoureux
3 – Les habits de la carte
La légende = exemples de présentation. ATTENTION à être très rigoureux
Ne JAMAIS écrire
Légende le mot légende !
Taux d’accroissement
[ 52 321, 22 300 [
de la population, 1997-2002
Éviter
[ 22 300, 17 000 [ 97,5 %
Revenu moyen annuel, 2010 Trop petit les
(en euros) écritures
[ 17 000, 9 300 [ 75 %
trop
52 321 [ 9 300, 3 100 [ lourdes. 30 % Éviter les
Hiérarchiser
l’information. redondances.
22 300 [ 3 100, 217 ] 10 % Ecrire une
17 000 seule fois %
0% dans le titre
9 300
Trop gros.
Nombre d’habitants, 2016 de la légende.
- 10 %
2 700
3 100 Représenter les cercles - 30 %
dans leur iintégralité.
217 - 53,2 %
Aligner correctement
4 700
les objets grâce aux
outils DAO.
30
3 – Les habits de la carte
L’échelle
Elle est indispensable et se place
près du cadre de la carte ou à la
fin de la légende
Elle doit rester discrète
On dessine une échelle graphique
plutôt qu'une échelle
numérique. 500 km
Echelle numérique :-(
Echelle Graphique
:-)
3 – Les habits de la carte
L’échelle / Sur les cartes du monde, l’échelle est inutile
3 – Les habits de la carte
La source
Elle est indispensable pour les
cartes statistiques elle précise
l’origine et la date de
l’information (date de la collecte
et/ou de publication)
Elle permet au lecteur
d’apprécier la fiabilité du
document et de recourir aux
données de base si nécessaire
Elle est mentionnée
discrètement
C'est ici que le cartographe
peut signer sa carte
3 – Les habits de la carte
Les dates
Il y a plusieurs dates
- La date de réalisation de
la carte
- La date de la source de
donnée
- La date correspondant à
la donnée elle même
Il faut être aussi précis
que possible
3 – Les habits de la carte
L’orientation
L’orientation
(flèche nord) est
utile quand on met
en scène une
vision inhabituelle
d'un territoire.
3 – Les habits de la carte
Le carton Le carton est une petite carte inséré dans une grande carte.
Il peut s’agir d’un zoom ou d’une carte de localisation
Zoom
ATTENTION à recalculer
l’échelle du carton qui
obligatoirement est
différente de celle de la Carte de
carte principale localisation
3 – Les habits de la carte
Le cartouche
LE Cartouche = contexte de
conception et de publication
• Auteur
• Logo
• Entreprise
• Texte explicatif
• Etc…
Dans tous les cas cet éléments est
à intégrer à la mise en page
Mise en page et mise en scène
4- La mise en page ou mise en scène
La mise en page a pour objectif la mise en valeur de la représentation en fonction du public, du
sujet, du point de vue à adopter …
Sur la page (papier ou numérique), la carte est l’élément le plus important. Il faut maximiser le
plus possible sa taille et minimiser au maximum les espaces blancs.
Carte Carte
4- La mise en page ou mise en scène
Le format
A5
(x2)
L’orientation
(x2)
A3
(x2)
A2
(x2)
A1 (x2)
A0
en portrait en paysage
4- La mise en page ou mise en scène
TITRE, année
ATTENTION à bien
hiérarchiser les
éléments de la
carte afin
d’équilibrer
l’ensemble
La carte (image
cartographique)
est ce qu’il y a de
plus important, Legende
puis le titre puis la
légende puis Carte
l’échelle puis la
source
échelle Source, auteur, ...
4- La mise en page ou mise en scène
Le lecteur de la carte statique est en position de spectateur il faut le captiver.
Clarté Esthétique Angle Serieux ...
Les cartes doivent informer et convaincre
La mise en page doit servir le message de la carte
La carte relève d'un processus intentionnel de communication
A qui est destinée la carte ?
Construire sa carte en fonction du public
« [En cartographie], il y a toujours un énonciateur et un destinataire »
« Une carte ne signifiera jamais tout à fait la même chose pour deux individus différents »
(Christian Jacob, 1992)
4- La mise en page ou mise en scène
La mise en scène c’est donc aussi :
Grossir les éléments importants
&
Dissimuler les éléments inutiles
La mise en scène est :
1/ une étape indispensable de la construction cartographique.
2/ un complément indispensable des sorties des logiciels de carto ou SIG
qui délivrent des cartes « non finies ».
3/ permet de retravailler les cartes dans un environnement DAO.
« Une bonne carte énonce une multitude de petits mensonges. Elle déforme la vérité pour aider l'utilisateur à voir ce qu'il
a besoin de voir » (M. Monmonier, 1991)
4- La mise en page ou mise en scène
Exemples
4- La mise en page ou mise en scène
Exemples
Conclusion
La démarche cartographique
En guise de conclusion
Pour concevoir et réaliser la meilleure
image cartographique possible :
• Définir ce que l’on veut montrer
• Toujours penser à la lisibilité
• Respecter les différences, les ressemblances, les
proportions, les hiérarchies
• Utiliser les variables visuelles adaptées
• Mettre en scène la représentation à l’aide d’un
habillage adéquat
En guise de conclusion
DU TABLEAU DE DONNEES A LA CARTE
Bibliographie
• LAMBERT N., ZANIN C., 2016, Manuel de Cartographie, A. Colin, 222 p.
• BEGUIN Michèle, PUMAIN Denise, La représentation des données géographiques, Statistique et cartographie,
coll. Cursus, Armand Colin, nouvelle édition 2000, 192 p.
• BERTIN Jacques, Sémiologie graphique, Monton-Gauthier-Villars, 1967, 1973, 432 p. Disponible à ce jour dans
la collection Réimpression de l’EHESS, 1998.
• BRUNET Roger, La carte mode d’emploi, Fayard-Reclus, 1987, 270 p.
• LE FUR Anne, Pratique de la cartographie, Armand Colin, Coll. Synthèse, série Géographie, n°97, 2000, 96 p.