Mathématiques L2-S3 : Matrices & Équations
Mathématiques L2-S3 : Matrices & Équations
GENERALES
L2-S3
Année académique 2024-2025
Enseignant : Dr ZOUNGRANA Malick
Table des matières
1 Calcul matriciel 2
1.1 Définitions, notations . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2
1.2 Opérations . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
1.3 Matrices carrées . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
1.4 Puissance d’une matrice carrée . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
1.5 Rang d’une matrice . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
1.6 Déterminants . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
1.7 Comatrice . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
1.8 Diagonalisation des matrices carrées . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
1.8.1 Éléments propres d’une matrice carrée . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
1.8.2 Pratique de la diagonalisation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
1.8.3 Travaux pratiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12
1.8.4 Application de la diagonalisation : Calcul des puissances d’une matrice . 12
2 Equations differentielles 13
2.1 Généralités . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13
2.2 Equations différentielles du 1er ordre . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13
2.2.1 Equations linéaires . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13
2.2.2 Equations à variables séparées . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14
2.2.3 Equations homogènes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14
2.2.4 Equations de Bernoulli . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15
2.2.5 Equations de Riccatti . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15
2.3 Equations différentielles linéaires du second ordre à coefficients constants 15
2.3.1 Equations sans second membre . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15
2.3.2 Equations avec second membre . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16
1
Chapitre 1
Calcul matriciel
2
CHAPITRE 1. CALCUL MATRICIEL
1.2 Opérations
Transposition
Définition 4
La transposée d’une matrice A = (aij ) est la matrice At = (aji ), obtenue en échangeant des
lignes et les colonnes
de A. Ceci revient
à effectuer une
symétrie par
rapport à ladiagonale
de A
2 5 −3 2 2 2 −3
Exemples : Si A = 2 1 1 , alors : At = A = 5 1 0 . Si C = 1 , alors :
2 0 −1 −3 1 −1 −1
C t = −3 1 −1 .
Propriétés
Si A est de format (m, n), alors At est de format (n, m). En particulier, si A est carrée d’ordre
n, alors At a le même format. La transposée d’une matrice-colonne est une matrice-ligne,et
réciproquement. Enfin, (At )t = A pour toute matrice A.
Définition 5
Définition 6
Le produit d’une matrice A = (aij ) par le nombre λ est la matrice : λA = (λaij ). On dit aussi
que λA est leproduit de Apar
le scalaire λ.
2 5 −3 6 15 −9
Exemples : 3 2 1 1 = 6 3 3 , et (−1) −3 1 −1 = 3 −1 1 .
2 0 −1 6 0 −3
Définition 7
Pour chaque format (m, n), on note 0mn la matrice nulle, dont tous les éléments sont nuls.
Si le format est sous-entendu, on note simplement 0.
Propriétés
Les matrices A et λA ont toujours le même format. De plus : λ(At ) = (λA)t .
Pour toute matrice A et tous scalaires λ et µ, on a : λ(µA) = (λµ)A.
Si λ = 1, on a bien entendu : 1A = A, et si λ = 0, on obtient la matrice nulle.
Enfin, le prodduit λA n’est nul que si l’un des facteurs est nul :
λA = 0 si et seulement si λ = 0 ou A = 0.(ce produit est intègre)
2.3 Somme
Définition 8
La somme de deux matrices de même format est définie par :
2.4 Produit
Définition 10
Le produit de deux matrices n’est défini que si le nombre de colonnes de la première est égal au
nombre de lignes de la seconde. Si A est de format (m, n), et si B est de format (n, p), le produit
C = AB est la matrice de format (m, p) définie par :
chaque élément cij de C est le produit de la ième ligne de A (considérée comme une matrice-ligne)
par la jème colonne de B ( considérée comme matrice-colonne). Autrement dit, si A = (aij ) et
B = (bij ), alors, pour tous (i, j) :
cij = ai1 b1j + ai2 b2j + ... + ain bnj .
4 5 −2 40 −7
2 5 −3
Exemple : −7 1 = −16 −31 22 .
−2 4 1
2 0 4 10 −6
Propriétés
A(BC) = (AB)C.
AB 6= BA en général.
A0 = 0 et 0A = 0.
λ(AB) = (λA)B= A(λB).
(AB)t = B t At .
A(B + C) = AB + AC et (A + B)C = AC + BC.
Le produit AB peut être nul avec A 6= 0 et B 6= 0.
En particulier, dans le calcul matriciel, on ne peut pas simplifier :
AC = BC n’implique pas nécessairement A = B (l’hypothèse équivaut à (A − B)C = 0)
Théorème 1
Toute matrice A peut se reduire à une matrice échelonnée en lignes B par une suite d’opérations
élémentaires sur les lignes. On appelle B la forme échelonée en lignes de A.
Définition 15
Le rang d’une matrice A est le nombre de lignes non nulles dans sa forme échelonnée en lignes.
On le note rgA.
par exemple la matrice suivante A se réduit en sa forme écholonnée en lignes par les pivotages
1 −3 6 2
A = 2 −5 10 3
3 −8 17 4
en éffectuant les opérations suivantes sur les lignes :
L2 ←− L2 − 2L1 et L3 ←− L3 − 3L1 , on obtient :
1 −3 6 2
A1 = 0 1 −2 −1
0 1 −1 −2
éffectuons l’opération suivante : L3 ←− L3 − L2 on obtient la matrice échelonnée en ligne B de
A definie
par :
1 −3 6 2
B = 0 1 −2 −1
0 0 1 −1
Donc le rang de A est 3.
Trouver
le rang dela matrice C où :
1 3 2
C= 1 4 1
0 1 −1
Remarques
1.6 Déterminants
Le déterminant d’une matrice carrée A est un nombre detA qu’on associe à A qui apparait
dans beaucoup de formules. Quand les coefficients de la matrice sont donnés, la notation usuelle
pour son déterminant est le menbre de gauche suivant, mais les autres notations sont utilisées.
a11 a12 a13 a11 a12 a13
a21 a22 a23 = det a21 a22 a23 =|A|= detA.
a31 a32 a33 a31 a32 a33
Les délimiteurs || sont réservés aux déterminants, et les délimiteurs ( ) et [ ] aux matrices.
On dit déterminant d’ordre n pour le déterminant d’une matrice carrée n × n.
Il y’a au moins 4 facons différentes mais équivalentes à définir les déterminants, mais aucune
d’elles n’est simple. Donc on va se concentrer sur le calcul des déterminants et sur leurs pro-
priétés principales. Seulement après cela on donnera une des définitions de déterminants.
a11 a12 a13 a11 a12
a21 a22 a23 a21 a22
a31 a32 a33 a31 a32
Le déterminant est la somme et différence de 6 termes correspondant aux 6 grandes diago-
nales de la matrice augmentée. Spécifiquemment, on fait la somme des 3 produits le long des
longues diagonales de sens ,puis on soustrait les 3 produits le long des longues diagonales
de sens .
detA = a11 a22 a33 + a12 a23 a31 + a13 a21 a32 − a13 a22 a31 − a11 a23 a32 − a12 a21 a33 .
Il ya ceux qui préfèrent ajouter deux lignes à la matrice plutot que deux colonnes, mais cela
revient à la même chose.
1 2 3
exemple : calculer detA où A = 4 5 6
7 8 9
Calcul de déterminants
Les deux théorèmes suivants permettent de calculer les déterminants efficacement.
Théorème 1
Ce théorème s’applique aux matrices triangulaires supérieures, aux matrices triangulaires inférieures,
et aux matrices diagonales :
a b c u 0 0 r 0 0
0 d e = adf , v x 0 = uxz, 0 s 0 = rst
0 0 f w y z 0 0 t
Décrivons ce qui se passe au déterminant quand on fait des opérations élémentaires sur ses
lignes :
Théorème 2
Soit A une matrice carrée, et soit A1 la matrice obtenue en appliquant une opération élémentaire
aux lignes de A. On a :
0
detA1 si l operation
est du type Li ←− Li + aLj (avec i 6= j),
0
detA = −detA1 si l operation est du type Li ←→ Lj (avec i 6= j),
r.detA1 si l0 operation est du type Li ←− 1 Li .
r
On peut donc évaluer un déterminant en mettant la matrice en forme échelonnée. Le déterminant
évolue selon le Théorème
2. Le dt́erminant
de la matrice échelonnée se calcule par le Théorème
1 2 3
1. Calculer detA où A = 4 5 6 en utilisant les théorèmes précédents.
7 8 9
Propriétés du déterminant
Théorème 3
Théorème 4
Un peu de vocabulaire. Une sous - matrice d’une matrice A est une matrice obtenue en
supprimant quelques lignes et / ou colonnes de A. Un mineur de A est le déterminant d’une sous
matrice carrée de A.
Pour une matrice carrée A de taille n × n notons Aij la sous matrice (n − 1) × (n − 1) obtenue
en supprimant la i-ème ligne Li et la j-ème colonne Cj de A. La formule générale est :
detA = a11 .detA11 − a12 .detA12 + a13 .detA13 − ... ± a1n .detA1n . Regardons de près cette formule.
On prend tous les coefficients a11 , a12 , ..., a1n d’une ligne ou d’une colonne de A. On multiplie
chacun de ces coefficients a1j par un mineur detA1j , le déterminant de la sous matrice où on
supprime la ligne et la colonne du coefficient a1j . Ensuite on multiplie chaque produit par un
signe + ou -, en alternance, et on additionne.
Exemple
1 2 3
calculer : alculer detA où A = 4 5 6
7 8 9
On peut développer detA par rapport à n’importe quelle ligne ou colonne. La formule pour
les développements par rapport à la i-ème ligne Li est :
detA = (−1)i+1 ai1 detAi1 + (−1)i+2 ai2 detAi2 + ... + (−1)i+n ain detAin .
detA = (−1)1+j a1j detA1j + (−1)2+j a2j detA2j + ... + (−1)n+j anj detAnj .
La définition du déterminant
Jusqu’à maintenant on a évité de donner une définition du déterminant d’une matrice carrée
n × n générale parce que toutes les définitions sont compliquées.
La définition la plus élémentaire est recursive.
Définition 16
1.7 Comatrice
Soit M = (aij ) une matrice carrée d’ordre p on note N = (bij ) une matrice carrée d’ordre p
avec bij = (−1)i+j det(Mij )
Mij étant la matrice déduite de M par suppression de la ligne de rang i et de la colonne de
rang j alors on appelle comatrice de M et on la note M ∗ , la matrice transposée de N . Donc la
matrice M ∗ = N t
Exemple
1 0 −1
dt́erminer la comatrice de la matrice M = 0 −1 1
−1 2 0
Théorème
Pour qu’une matrice carrée M soit inversible il faut et il suffit que detM 6= 0 alors :
1
M −1 = .M ∗ .
detM
Exemple
1 3 −1
soit la matrice A = 3 −1 1
−2 1 −3
Exemple
1 0 1 0 0
3 2 0 −1 0
Montrer que u =
−7 est un vecteur propre de la matrice M = 0 7 0 6
.
−7 0 0 3 0
Matrices diagonalisables
Définition 1.8.1. Une matrice A ∈ Mn (K) est dite diagonalisable si elle est semblable à une
matrice diagonale, c’est-à-dire s’il existe une matrice P carrée inversible
d’ordre n telle que la matrice D = P −1 AP soit diagonale.
Remarque
Diagonaliser une matrice carrée A revient à déterminer une base B dans laquelle on a D =
P −1 AP (D et P sont données dans la base B).
Exemple
2 0 4
Calculer Ak pour tout k ∈ N si A = 3 −4 12
1 −2 5
Equations differentielles
2.1 Généralités
Définition 2.1.1. On appelle équation différentielle, toute équation établissant une relation
entre la variable indépendante x, la fonction inconnue y = f (x) et ses dérivées successives
y 0 , y ” , . . . , y (n) . On la note symboliquement
F (x, y, y 0 , y ” , . . . , y (n) ) = 0.
On appelle ordre d’une équation différentielle, l’ordre de la dérivée la plus élévée contenue dans
cette équation.
Exemples
2 0
2x y + ex y 3 + 1 = 0 est une équation différentielle du 1er ordre tandis que y ” + y = 3x est une
équation différentielle du second ordre.
Définition 2.1.2. Résoudre ou intégrer une équation différentielle, c’est trouver l’ensemble des
fonctions y = f (x) vérifiant identiquement cette équation. La solution obtenue est dite solution
générale qu’on note yG . Si on connait une fonction particulière qui vérifie l’équation différentielle,
on parle de solution particulière qu’on note yp .
Proposition 2.2.1. L’ensemble des solutions yG de (1) est la somme de l’ensemble des solutions
sans second membre yH et d’une solution particulière yp .
yG = yH + yp .
13
CHAPITRE 2. EQUATIONS DIFFERENTIELLES
On dit qu’on a ramené la résolution de l’équation (1) à une quadrature (c’est-à-dire au calcul
d’une primitive).
Exemple
Intégrer : y 0 + y = 3x2 + x − 4
La solution générale de l’équation sans second membre est y = ke−x
• Méthode de la devinette vérification :
Cherchons y1 sous la forme d’une fonction polynôme de degré 2 : y1 (x) = αx2 + βx + γ d’où
0
y1 = 2αx + β et
y 0 + y = αx2 + (2α + β) + (β + γ) on aura une solution particulière pour α = 3, 2α + β = 1
et β + γ = −4, soit α = 3, β = −5 et γ = 1.
La solution générale cherchée est donc : y = 3x2 − 5x + 1 + ke−x .
• Méthode de la variation de la constante :
Posons y = ke−x d’où y 0 = 0 −x −x 0 −x 2
R
R k ex −ke x et Rk ex = 3x +n−4,x soi R k2 (x) = (3x2 + xR− 4) ex dx
en intégrant par parties xe dx = xe − e dx = (x − 1) e , x ex dx = x2 ex − 2 xex dx =
(x − 2x + 2) ex
2
on a : dy 2
dx d’où ln |y| = x + x2 + c
y
= 1 − x 2
2
y = ke(x+ x )
√ dt = dx
1+t2 x √
d’où ln t + 1 + t2 = ln x + Cste
√
t + 1 + t2 = kx
Soit √
y x2 +y 2
x
+ x
= kx
p
x2 + y = kx2 −
2 y
(k2 x2 −1)
ou encore y : 2kq
0 y 2
pour x < 0, y − y (x) = − 1 + x
y 00 − 6y 0 + 9y = 5e3x
y 00 + 2y 0 − 8y = 4 (3x + 5) e2x
00 0
D. az + bz + cz = eλt (A cos ωt + B sin ωt) où λ, ω, A, B sont des constantes.
a. En posant 2 cos ωt = eiωt + e−iωt , 2i sin ωt = eiωt − e−iωt et en remplaçant, on a une
équation du type C.
b. Si on demande seulement les solutions réelles, pour éviter les calculs, il est préférable
de procéder comme suit :
1. Si λ+iω n’est pas racine du polynôme caractéristique une solution particulière est Zo (t) =
eλt (C cos ωt + D sin ωt)
2. Si λ + iω est racine du polynôme caractéristique une solution particulière est Zo (t) =
teλt (C cos ωt + D sin ωt)
Dans les deux cas on détermine C et D par identification. Si au second membre on a : cosn t,
n
sin t,ou bien on les transforme en exponentielles complexes, ou bien on linéarise.
équation.
18
CHAPITRE 3. FONCTIONS NUMÉRIQUES DE PLUSIEURS VARIABLES
1
2 2
(x + y ) sin p 2
si (x, y) 6= (0, 0)
x + y2
f (x, y) =
0 si (x, y) = (0, 0).
On a Df = R2 .
• Continuité en (0, 0)
1 1
Pour (x, y) 6= (0, 0), on a f (x, y) = (x2 + y 2 ) sin p = (x2 + y 2 ) sin p .
x2 + y 2 x2 + y 2
Comme sin √ 21 2 ≤ 1, alors |f (x, y)| ≤ x2 + y 2 . Par suite lim f (x, y) = 0 = f (0, 0). on
x +y (x,y)→(0,0)
conclut que f est continue en (0, 0).
• Continuité sur R2 − {(0, 0)}.
1
Les fonctions (x, y) 7→ x2 + y 2 et (x, y) 7→ sin p sont continues sur R2 − {(0, 0)}. Donc f
+ x2 y2
2
est continue sur R − {(0, 0)} comme produit de deux fonctions qui y sont continues. On conclut
alors que f est continue sur R2 .
f: R2 −→ R
Soit une fonction à deux variables x et y.
(x, y) 7−→ f (x, y),
• On dit que f est dérivable par rapport à la première variable x en un point (x0 , y0 ) si
f (x, y0 ) − f (x0 , y0 ) ∂f
lim existe et est finie. Si tel est le cas, cette limite est notée (x0 , y0 ) ou
x→x0 x − x0 ∂x
0
fx (x0 , y0 ), et est appelée dérivée partielle première de f par rapport à x au point (x0 , y0 ).
• De même, on définit la dérivée partielle première de f par rapport à y au point (x0 , y0 ) :
0 ∂f f (x0 , y) − f (x0 , y0 )
fy (x0 , y0 ) = (x0 , y0 ) = lim .
∂y y→y0 y − y0
• Si f est dérivable par rapport à x ou y en tout point d’un sous ensemble contenu dans le
0 ∂f 0 ∂f
domaine de définition de f , on notera fx ou (respectivement fy ou ) la fonction dérivée
∂x ∂y
partielle première de f par rapport à x (respectivement la fonction dérivée partielle première de
f par rapport à y).
Dans la pratique, pour dériver f (x, y) par rapport à x, on garde y constante et on dérive par
rapport à x. De même, pour dériver par rapport à y, on garde x constante.
Exemple : Déterminer les fonctions dérivées partielles premières de la fonction f définie par
2y 2
si (x, y) 6= (0, 0)
2 2
f (x, y) = x + y
0 si (x, y) = (0, 0).
Résolution :
• f est dérivable sur R2 −{(0, 0)} comme quotient de fonctions ((x, y) 7→ 2y 2 et (x, y) 7→ x2 +y 2 )
dérivables sur R2 − {(0, 0)}. Ainsi, pour (x, y) 6= (0, 0) on a :
∂f 2y 2 0 −4xy 2
(x, y) = = 2 et
∂x x2 + y 2 x x2 + y 2
∂f 2y 2 0 4y(x2 + y 2 ) − 2y(2y 2 ) 4x2 y
(x, y) = = 2 = 2 .
∂y x2 + y 2 y x2 + y 2 x2 + y 2
• Étudions l’existence de dérivées partielles premières en (0, 0). On a :
f (x, 0) − f (0, 0) 0 ∂f
∗ lim = lim 3 = 0 = (0, 0).
x→0 x−0 x→0 x ∂x
f (0, y) − f (0, 0) 2y 2 2
∗ lim = lim 3 = lim = ±∞. Donc f n’admet pas de dérivée partielle
y→0 y−0 y→0 y y→0 y
première par rapport à y en (0, 0).
Exemple :
Soit f définie par f (x, y) = ln 1 + x2 y 2 .
Définition 3.3.3.
Soit f une fonction définie dans un domaine ouvert Ω ⊂ R2 .
• On dit que f est de classe C0 sur Ω si elle est continue sur Ω.
• On dit que f est de classe C1 sur Ω si f est continue, ses dérivées partielles premières existent
et sont continues sur Ω.
Exemple :
Soit f une fonction de classe C1 sur R2 et g définie sur R par g(t) = f cos(2t), e−2t .
Calculer g 0 (t).
∂f ∂f
df (M0 ) : (h, k) 7−→ (x0 , y0 )h + (x0 , y0 )k
∂x ∂y
est appelée différentielle de f en M0 .
00 ∂ 2f ∂ ∂f
Remarque : La notation fxy = = signifie que l’on dérive d’abord par rapport
∂y∂x ∂y ∂x
00 ∂ 2f ∂ ∂f
à x et ensuite par rapport à y, tandis que fyx = = désigne l’inverse.
∂x∂y ∂x ∂y
Exemple : Calculer les dérivées partielles secondes homogènes et mixtes de f (x, y) = x2 sin y.
On a :
0 0
fx (x, y) = 2x sin y et fy (x, y) = x2 cos y, d’où :
00 00
fx2 (x, y) = 2 sin y; fy2 (x, y) = −x2 sin y ;
00 ∂ 0 00 ∂ 0
fxy (x, y) = (fy ) = 2x cos y; fyx (x, y) = (f ) = 2x cos y.
∂x ∂y x
00 00
Remarque : Dans l’exemple précédent, on a fxy (x, y) = fyx (x, y). C’est aussi le cas pour la
plus part des fonctions que l’on rencontre couramment. Le théorème suivant énonce les conditions
pour lesquelles cela est vrai.
Théorème de Schwarz :
Soit f une fonction à deux variables x et y. Alors, elle est définie, continue et admet des dérivées
partielles premières et secondes continues dans un voisinage d’un point (x0 , y0 ) (on dit que f est
∂ 2f ∂ 2f
de classe C 2 ) si et, seulement si (x0 , y0 ) = (x0 , y0 ).
∂x∂y ∂y∂x
Remarque : Si f admet des dérivées partielles premières en (x0 , y0 ), il n’en résulte pas
nécessairement que f est continue en (x0 , y0 ).
Exemple : On a vu plus haut que la fonction g définie par
xy
x2 + y 2 si (x, y) 6= (0, 0)
g(x, y) =
0 si (x, y) = (0, 0).
g(x, 0) − g(0, 0) 0 ∂g
∗ lim = lim 3 = 0 = (0, 0).
x→0 x−0 x→0 x ∂x
g(0, y) − g(0, 0) 0 ∂g
∗ lim = lim 3 = (0, 0).
y→0 y−0 y→0 y ∂y
Donc g admet des dérivées partielles premières par rapport à x et à y en (0, 0).
∀ X ∈ Ω, f (X) ≤ f (M0 ).
∀ X ∈ Ω, f (X) ≥ f (M0 ).
1. On dit que f admet un maximum local (ou relatif ) en M0 s’il existe un voisinage V de
M0 tel que
∀ X ∈ V, f (X) ≤ f (M0 ).
2. On dit que f admet un minimum local (ou relatif ) en M0 s’il existe un voisinage V de
M0 tel que
∀ X ∈ V, f (X) ≥ f (M0 ).
3. On dit que f admet un extremum local (ou relatif ) en M0 si f admet en M0 un minimum
ou un maximum local (ou relatif ).
3
M (2; − ) est le seul point critique.
4
∂ 2f 1 ∂ 2f ∂ 2f ∂ 2f
• CSO : On a = 2 − , = 16, =6= .
∂x2 x2 ∂y 2 ∂x∂y ∂y∂x
Considérons la matrice hessienne de f en M
2
∂ f ∂ 2f 7
∂x2 (M )
∂x∂y
(M ) 4 6
H(M ) = =
6 16
2
∂ f ∂ 2f
(M ) (M )
∂x∂y ∂y 2
7
On a det(H(M )) = × 16 − 62 = −8 < 0. On conclut que M est un point col de f (M n’est ni
4
maximum ni minimum).
Exemple 3.4.7. Étudions les extrema de la fonction g définie sur R3 par
2
g(x, y, z) = ex + y 2 − 2yz + 2z 2 − 2z.
∂g 2 ∂g ∂g
On a = 2xex ; = 2y − 2z et = −2y + 4z − 2. D’où le système :
∂x ∂y ∂z
2
2xex = 0 x=0
2y − 2z = 0 ⇐⇒ y=1
−2y + 4z − 2 = 0 z=1
∂ 2g ∂ 2g ∂ 2g
+ 2hk (N ) + 2hl (N ) + 2kl (N )
∂x∂y ∂x∂z ∂y∂z
signature(q) = (3, 0) ; alors q est définie positive et par conséquent N est un minimum de g.
avec m0 (x0 , y0 , λ0 ).
• Première méthode :
Soit m0 (x0 , y0 , λ0 ) vérifiant le système ci-dessus et considérons la forme quadratique
2
2∂ L ∂ 2L 2
2∂ L
q(h, k) = h (m0 ) + 2hk (m0 ) + k (m0 )
∂x2 ∂x∂y ∂y 2
où h et k sont liées par la relation :
∂g ∂g
h (M0 ) + k (M0 ) = 0.
∂x ∂y
Compte tenu de cette dernière condition, q(h, k) dépend d’une seule variable. ainsi
• Deuxième méthode :
Considérons la matrice hessienne bordée du lagrangien définie par :
2
∂ L ∂ 2L ∂g
(M 0 ) (M0 ) (M0 )
∂x2 ∂x∂y ∂x
2
∂ L ∂ 2L ∂g
HL (m0 ) = (M0 ) (M0 ) (M0 )
2
∂x∂y ∂y ∂y
∂g ∂g
(M0 ) (M0 ) 0
∂x ∂y
On a 3 cas :
= h2 + 12hk + 16k 2
un maximum pour f .
1 1
∗ La matrice hessienne bordée du Lagrangien au point m2 1; − ; − .
3 9
1 6 9
. On a det(HL (m2 )) = −684 < 0, donc le point M2 1; − 1 est un
6 16 6
HL (m1 ) =
9 6 0 3
minimum pour f .