CORRIGE TYPE DE LA COMPOSITION DU PREMIER SEMESTRE
CLASSE DE TERMINALE A4 : Année 2024-2025
PREMIERE PARTIE : Evaluation des ressources (8pts)
EXERCICE 1 (4 pts)
1- J’écris, sur ma feuille de copie, dans l’ordre cohérent du texte de Edmund HUSSERL les
lettres des mots correspondant aux pointillés dans le texte ci-dessous : replier(a) philosophe
(b) reconstruire (c), renverser (d) (2 pts); soit 0,5 point par réponse juste
- b
- a
- d
- c
2-. Relève sur ta feuille de copie les lettres des propositions qui sont justes (2pts.
- a
- b
- d
- e
- g
EXERCICE 2 (4 pts)
1-Définir les notions suivantes : (à l’appréciation du correcteur) (1,5pts)
a)
- Le temps : c’est que le temps est un changement perpétuel transformant le futur et le
présent en passé. Selon André Lalande, « le temps est un changement continuel et
irréversible ». Par ce changement continuel et irréversible, le présent devient le passé.
Le temps est l’unité rassemblant trois moments : le passé, le présent, et le futur.
- L’espace : le terme « espace » désigne dans une option existentielle, le milieu vécu où
se localise les objets et où s’exercent les mouvements. Dans une perspective
scientifique, l’espace désigne une représentation abstraite qui permet de décrire tout ce
que contient l’univers.
b)
- L’extrémisme violent : L’extrémisme violent est une idéologie radicale qui prône
l’utilisation de la violence pour atteindre des objectifs politiques, religieux ou
idéologiques. Un exemple : le terrorisme
2-(2,5pts)
a- Deux domaines dans lesquels le langage échoue à traduire fidèlement la pensée :
Le domaine des sentiments et le domaine métaphysique (0,5pt)
b- Un précurseur de l’inconscient freudien et résume sa pensée (0,5pt) : (l’auteur 0,25
et la pensée 0,25point)
On peut citer :
Leibniz : il admet l’existence de petites perceptions inconscientes, c’est-à-dire des
« changements dans l’âme dont nous ne nous apercevons pas ». Ou mieux, il admet
également des sensations non perçues parce que l’attention de l’esprit vise autre chose
Voir aussi Baruch Spinoza, de son côté estime que l’homme peut avoir conscience des
actes qu’il pose mais en ignorer les vraies causes et significations. Les hommes, écrit-
il « sont conscients de leurs actions et ignorants des causes par lesquelles ils sont
déterminés ».
c- Selon la théorie de la personnalité de Freud, le Ça, c’est l’inconscient ou la partie
obscure et impénétrable de notre personnalité et qui obéi au principe de plaisir. Il est
l’origine de pulsions, de désirs, instincts, idées, images et souvenirs. Le Moi, c’est la
conscience elle-même. Le Surmoi, c’est l’instance censure morale. Le surmoi
représente l’intériorisation des interdits sociaux et parentaux. C’est de sa force que
dépend le caractère moral de l’individu.
Partie B (12 pts)
Sujet 1 : Dissertation philosophique
Ton petit frère de la classe de seconde te demande de l’aider à traiter le sujet suivant
d’Ebénézer Njoh-Mouellé : « la philosophie n’est pas, ne saurait être cette spéculation
brumeuse détachée de la réalité et des problèmes concrets des hommes…l’initiative
philosophique ne saurait être qu’une intention créatrice de grande envergure à l’échelle
des sociétés humaines ». Rédigez un devoir de dissertation à partir du problème de ce sujet.
I- COMPREHENSION
1- Analyse des concepts
- Spéculation brumeuse : raisonnement obscur, discours peu clair
- Initiative philosophique : la vision, l’action philosophique
- Intention créatrice : idée novatrice, pensée fructueuse
- Grande envergure : grande dimension
2- Problème
- Rôle de la philosophie dans la société.
- Valeur sociale de la philosophie
- Rapport entre la philosophie et la société
3- Problématique :
Opinion : On a tendance à croire que la philosophie est une pure spéculation,
une activité déconnectée de la réalité.
Constat : Or, pour E. N’joh-Mouellé l’initiative philosophique est indétachable
des préoccupations pratiques et existentiels des hommes.
Question : Quel rôle joue alors la philosophie dans la société ?
- Quel est le vrai rapport entre la philosophie et la société ?
II- PLAN
A- Présupposées de la pensée de l’auteur : La réflexion philosophique se
réduit à une activité inutile
- La réflexion philosophique se réduit à une activité inutile, secondaire selon le
commun des mortels. Elle semble alors ne jouer aucun rôle dans la vie pratique
des hommes, car les philosophes ne produisent rien de concret qui puisse
véritablement servir l’humanité.
- Calliclès affirme justement que la philosophie est inutile, « Le philosophe est
un rêveur, c’est quelqu’un qui n’a pas les pieds sur terre ».
- John Monelle estime que notre société n’a besoin ni de la philosophie ni des
philosophes : « On n’a pas besoin de philosophie ni de philosophe à l’heure
actuelle ; les philosophes ne servent à rien dans la bataille du développement ; il
nous faut des ingénieurs, des médecins, des agronomes ».
- Aristophane écrit dans Nuées que le philosophe est celui qui « Voyage dans
les airs et médite sur le soleil ».
- Karl Marx aussi reproche cela aux philosophes lorsqu’il dit que « Les
philosophes n’ont fait qu’interpréter le monde de diverses manières, ce qui
importe c’est de le transformer ».
- Transition
B- Explication de la pensée de l’auteur : philosophie comme une réflexion sur
les problèmes réels de la société
- René Descartes, « c’est proprement avoir les yeux fermés sans tâcher jamais
de les ouvrir que de vivre sans philosopher (…). Cette étude est plus nécessaire
pour régler nos mœurs et nous conduire en cette vie, que n’est l’usage de nos
yeux pour guider nos pas. ».
- Contrairement à l’opinion commune, la philosophie a une utilité sociale,
morale, politique, etc. Sur le plan social, elle développe la vigilance et
l’intelligence des citoyens, institue le dialogue entre les hommes, aide à bien
penser, à bien juger et à bien voir.
- Le philosophe est un acteur de la vie sociale. On comprend ainsi pourquoi
Ebénézer Njoh-Mouellé écrit : « le philosophe a pour rôle de nous aider à
résoudre les problèmes et tenter de donner une justification au monde qui
s’écroule ».
- Sur le plan moral, la philosophie enseigne les valeurs citoyennes, par exemple,
la lutte contre l’intolérance et l’extrémisme violent. - Pour Alain, la philosophie
règle nos désirs, nos ambitions, nos craintes et nos regrets.
- Elle nous enseigne selon Spinoza, dans Ethique, « comment nous devons nous
comporter à l’égard des choses de fortune ». Elle est enfin la discipline qui pose
et analyse les problèmes de valeur tels que la vertu, la liberté, la justice etc.
- Le philosophe est véritablement un acteur de la vie sociopolitique, un bâtisseur
de la cité, parce qu’il a été suffisamment outillé de connaissances.
- Selon Platon, le philosophe est le seul à pouvoir atteindre et connaitre le
savoir, les vérités éternelles. Il est synonyme d’homme juste qui cherche à
établir l’ordre et l’harmonie dans la cité. A cet effet, Platon disait : « il faudrait
pour le bonheur des États, que les philosophes deviennent rois, ou que les rois
deviennent philosophes ».
- Dans le même esprit, René Descartes suppose que : « chaque nation est
d’autant plus civilisée et plus polie que si les hommes y philosophent mieux ».
Conclusion
En définitive, la philosophie guide, rassure et éveille la conscience,
traitant ainsi l’humain non comme un moyen mais comme une fin. L’on peut
alors dire que la philosophie et la vie restent intimement liées.
Grille de correction
CRITERES INDICATEUS BAREME
Pertinence de - Problème : -Rôle de la philosophie dans la société. 3pts
la production -Rapport ente la philosophie et la société (1pt)
- Problématique : OG : On a tendance à croire que la
philosophie est une pure spéculation, une activité
déconnectée de la réalité.
Constat : Or, selon Njoh-Mouellé, l’initiative
philosophique est indétachable des préoccupations
pratiques et existentielles des hommes.
Question : Quel rôle joue alors la philosophie dans la
société ? Quel est le rapport entre la philosophie et la
société ? (1pt)
- Justification de chaque position et la réponse : la
philosophie guide, rassure et éveille la conscience, traitant
ainsi l’humain non comme un moyen mais comme une fin.
L’on peut alors dire que la philosophie et la vie restent
intimement liées. (1pt)
Utilisation - Idées : 4pts
correcte des I- Présupposé du sujet : La réflexion philosophique se
outils de la réduit à une activité inutile.
discipline - Arguments :
- La réflexion philosophique se réduit à une activité inutile,
secondaire selon le commun des mortels. Elle semble alors
ne jouer aucun rôle dans la vie pratique des hommes, car les
philosophes ne produisent rien de concret qui puisse
véritablement servir l’humanité.
- Calliclès affirme justement que la philosophie est inutile,
« Le philosophe est un rêveur, c’est quelqu’un qui n’a pas
les pieds sur terre ».
- John-Monellé estime que notre société n’a besoin ni de la
philosophie ni des philosophes : « On n’a pas besoin de
philosophie ni de philosophe à l’heure actuelle ; les
philosophes ne servent à rien dans la bataille du
développement ; il nous faut des ingénieurs, des médecins,
des agronomes ».
- Aristophane écrit dans Nuées que le philosophe est celui
qui « Voyage dans les airs et médite sur le soleil ».
- Karl Marx aussi reproche cela aux philosophes lorsqu’il
dit que « Les philosophes n’ont fait qu’interpréter le monde
de diverses manières, ce qui importe c’est de le transformer
».
- Transition
II- Explication du sujet : philosophie comme une
réflexion sur les problèmes réels de la société
- Arguments :
- René Descartes, « c’est proprement avoir les yeux fermés
sans tâcher jamais de les ouvrir que de vivre sans
philosopher (…). Cette étude est plus nécessaire pour régler
nos mœurs et nous conduire en cette vie, que n’est l’usage
de nos yeux pour guider nos pas. ».
- Contrairement à l’opinion commune, la philosophie a une
utilité sociale, morale, politique, etc. Sur le plan social, elle
développe la vigilance et l’intelligence des citoyens,
institue le dialogue entre les hommes, aide à bien penser, à
bien juger et à bien voir.
- Le philosophe est un acteur de la vie sociale. On
comprend ainsi pourquoi Ebénézer Njoh-Mouellé écrit :
« le philosophe a pour rôle de nous aider à résoudre les
problèmes et tenter de donner une justification au monde
qui s’écroule ».
- Sur le plan moral, la philosophie enseigne les valeurs
citoyennes, par exemple, la lutte contre l’intolérance et
l’extrémisme violent. - Pour Alain, la philosophie règle nos
désirs, nos ambitions, nos craintes et nos regrets.
- Elle nous enseigne selon Spinoza, dans Ethique, «
comment nous devons nous comporter à l’égard des choses
de fortune ». Elle est enfin la discipline qui pose et analyse
les problèmes de valeur tels que la vertu, la liberté, la
justice etc.
- Le philosophe est véritablement un acteur de la vie
sociopolitique, un bâtisseur de la cité, parce qu’il a été
suffisamment outillé de connaissances.
- Selon Platon, le philosophe est le seul à pouvoir atteindre
et connaitre le savoir, les vérités éternelles. Il est synonyme
d’homme juste qui cherche à établir l’ordre et l’harmonie
dans la cité. A cet effet, Platon disait : « il faudrait pour le
bonheur des États, que les philosophes deviennent rois, ou
que les rois deviennent philosophes ».
- Dans le même esprit, René Descartes suppose que :
« chaque nation est d’autant plus civilisée et plus polie que
si les hommes y philosophent mieux ».
Cohérence - Agencement des idées (1pt) 3pts
interne et - Ordre chronologique des idées (1pt)
qualité - Raisonnement logique (1pt)
intrinsèque de
la production
Qualité de la - Style, originalité (0,5pt) 2pts
langue et - Grammaire, orthographe, conjugaison (0,5pt)
présentation - Propriété et lisibilité de la copie (1pt)
du devoir
Sujet II COMMENTAIRE PHILOSOPHIQUE
Introduction
Auteur : Sigmund FREUD
Œuvre : Essais de psychanalyse appliquée
Thème : Pouvoir et limites de la conscience/ Portée et limites de la conscience
Question implicite : - Pour mieux se connaître et éviter certaines maladies, la conscience
suffit-elle ?
- La conscience a-t-elle la capacité de saisir toute la réalité psychique ?
Thèse de l’auteur : Pour Freud, les données de la conscience sont lacunaires, insuffisantes et
il est nécessaire de faire recours à la psychanalyse pour une meilleure
connaissance de soi, de ses actes et des causes de certaines de ses
maladies.
(Ou bien) Pour Freud, la conscience ou « le moi n'est pas maître dans
sa propre maison », donc insuffisant pour se connaitre mieux
Question suscitée : Si l’homme n’a pas une connaissance nette de ce qui détermine ses
comportements, alors comment pourrait-il être tenu pour responsable de
ses actes?
Étude ordonnée
1ère articulation : « Tu crois savoir…….pour entendre sa voix » (deux idées).
Idée1 : les préjugés sur le psychisme et le rôle que la conscience y joue : identification du
psychique à la conscience, « malgré les preuves les plus évidentes qu’il doit sans cesse se
passer dans la vie psychique bien plus de choses qu’il ne peut s’en révéler à ta conscience »
Idée2 : Analogie entre ce comportement et celui du monarque absolu sous –renseigné
2e articulation : « Rentre en toi-même…….devenir ».
Idée : Devoir de recours à la psychanalyse comme moyen d’accès au psychisme humain
et méthode d’instruction efficace de soi. Psychanalyse et introspection comme meilleur
moyen de connaissance de soit et d’évitement de maladie psychique
3è articulation : « C’est de cette manière ….maison ».
Idée : L’équivalence des deux clartés de la psychanalyse : « le moi n'est pas maître dans sa
propre maison »
Si telle est la thèse de l’auteur quel est son intérêt philosophie? Si l’homme n’a pas une
connaissance nette de ce qui détermine ses comportements, alors comment pourrait-il être
tenu pour responsable de ses actes?
Intérêt philosophique
1 Critique interne : mérite de l’auteur :
Après sa présentation de l’opinion commune de la conscience (L1 à L8), Freud a ensuite
montré son objection à l’opinion commune à travers une série de comparaison et de
métaphore en attirant l’attention sur les renseignements lacunaires que nous donnent la
conscience sur les faits psychiques, les mobiles de nos actes. Enfin à travers une
recommandation, il justifie à partir de la ligne 8 la nécessite de recourir à la psychanalyse
pour permettre à l’homme de mieux se connaitre, du fait que « le moi n’est pas libre dans sa
propre maison ».
Cette thèse a intérêt indéniable du fait qu’elle repose le problème de la définition de l’homme
du point de vue psychique. On peut retenir des adjuvants comme des contempteurs.
2 Critique externe : Adjuvants et contempteurs
a-Adjuvants
Nietzsche disait qu’au lieu d’estimer la conscience, il faut plutôt dire que l’homme est
gouverné par l’inconscient. Voilà pourquoi il disait : « La vie entière pourrait passer sans se
regarder dans ce miroir de la conscience ».
Dans la même logique, Arthur RIMBAUD soutenait : « C’est faux de dire je pense, on
devrait dire on me pense ».
Pour Spinoza : « Les hommes sont conscients de leurs actes, et ignorants des causes par où ils
sont déterminés ».
Faut- il soutenir sans réserve cette prise de position de Freud ? Admettre la these de
l’inconscient, n’est-ce pas rendre l’homme irresponsable devant ses actes?
b-Contempteurs
D’autres penseurs par contre rejettent cette pensée de Freud et estime que l’homme est
suffisamment conscient pour se connaître rationnellement.
Descartes, dans cette logique disait qu’on ne peut penser sans avoir conscience de penser ;
autrement dit : « Je pense donc je suis ».
L’homme, selon Alain, est un sujet qui sait ce qu’il pense, ce qu’il fait et ce qu’il dit. La
théorie de l’inconscient est donc l’art d’inventer en chaque homme, un monstre redoutable.
Ainsi pour Alain : « L’inconscient est une idolâtrie du corps (…). On s’amuse à faire le fou ».
Dans le même sillage, Jean-Paul SARTRE dit qu’ « il n y a pour la conscience qu’une façon
d’exister, c’est d’avoir conscience, qu’elle existe ». Ainsi, la notion de l’inconscient est une
mauvaise foi, un mensonge à soi-même pour se déresponsabiliser devant ses actes
L’homme n’est pas plutôt bidimensionnel du point de vue psychique
c-Synthèse
L’homme est à la fois un sujet conscient et inconscient. C’est un être bidimensionnel car selon
Hegel : « L’homme n’est pas tout à fait clair ni tout à fait obscur a lui-même ».
De plus Sigmund Freud n’a pas fondé sa théorie inconsciemment. Il a fallu qu’il soit
conscient avant de fonder la théorie de l’inconscient. En conséquence, l’homme est à la fois
conscience et inconscient. Ainsi, il est parfois inconscient mais parfois conscient et
responsable de ses actes. Freud est responsable après tout de sa théorie.
Conclusion
Si Freud admet que l’homme est un sujet essentiellement inconscient, il faut rectifier cette
erreur et dire que l’homme aujourd’hui est saisi comme un sujet à la fois conscient et
inconscient. Nul n’a le droit de réduire le psychisme humain à l’inconscient. Si l’homme agit
par moment inconsciemment, il est et surtout un sujet conscient et responsable parfois de ses
actes.
GRILLE DE CORRECTION COMMENTAIRE
CRITERES INDICATEURS BAREME
Pertinence -Situation : Auteur : Sigmund FREUD
de la Œuvre : Essais de psychanalyse appliquée 2 pts
production
Thème : Pouvoir et limites de la conscience 0.5pt
-Question implicite : Pour mieux se connaître et éviter
certaines maladies, la conscience suffit-elle ? 0.5pt
Utilisation 5pts
correcte des Etude ordonnée : explication de la thèse de
outils de la l’auteur 2.5pts
discipline -Structure logique :
- Explication de chaque mouvement : les arguments, les
concepts, les illustrations, les exemples
Étude ordonnée
1ère articulation : « Tu crois savoir…….pour entendre sa
voix » (deux idées).
Idée1 : les préjugés sur le psychisme et le rôle que la
conscience y joue : identification du psychique à la
conscience, « malgré les preuves les plus évidentes qu’il
doit sans cesse se passer dans la vie psychique bien plus de
choses qu’il ne peut s’en révéler à ta conscience »
Idée2 : Analogie entre ce comportement et celui du
monarque absolu sous –renseigné
2e articulation : « Rentre en toi-même…….devenir ».
Idée : Devoir de recours à la psychanalyse comme
moyen d’accès au psychisme humain et méthode
d’instruction efficace de soi. Psychanalyse et
introspection comme meilleur moyen de connaissance de
soit et d’évitement de maladie psychique
3è articulation : « C’est de cette manière ….maison ».
Idée : L’équivalence des deux clartés de la
psychanalyse : « le moi n'est pas maître dans sa propre
maison »
-Transition
Si telle est la these de l’auteur quel est son intérêt
philosophie? Si l’homme n’a pas une connaissance nette de
ce qui détermine ses comportements, alors comment
pourrait-il être tenu pour responsable de ses actes?
Intérêt philosophique : évaluation de la thèse de
l’auteur 2.5pts
-Critique interne
L’adéquation ou l’inadéquation entre la démarche
argumentative et l’intention de l’auteur
Les forces et /ou les faiblesses des arguments
La cohérence ou l’incohérence de
l’argumentation
Intérêt philosophique
1 Critique interne : mérite de l’auteur :
Après sa présentation de l’opinion commune de la
conscience (L1 à L8), Freud a ensuite montré son objection
à l’opinion commune à travers une série de comparaison et
de métaphore en attirant l’attention sur les renseignements
lacunaires que nous donnent la conscience sur les faits
psychiques, les mobiles de nos actes. Enfin à travers une
recommandation, il justifie à partir de la ligne 8 la nécessite
de recourir à la psychanalyse pour permettre à l’homme de
mieux se connaitre, du fait que « le moi n’est pas libre dans
sa propre maison ».
Cette thèse a intérêt indéniable du fait qu’elle repose le
problème de la définition de l’homme du point de vue
psychique.
-Transition
On peut retenir des adjuvants comme des contempteurs.
-Critique externe : justifier la thèse de l’auteur à la
lumière d’autres positions connues et/ou la dépasser en
montrant ses limites ; même par rapport à ses propres
œuvres
2 Critique externe : Adjuvants et contempteurs
a-Adjuvants
Nietzsche disait qu’au lieu d’estimer la conscience, il faut
plutôt dire que l’homme est gouverné par l’inconscient.
Voilà pourquoi il disait : « La vie entière pourrait passer
sans se regarder dans ce miroir de la conscience ».
Dans la même logique, Arthur RIMBAUD
soutenait : « C’est faux de dire je pense, on devrait dire on
me pense ».
Pour Spinoza : « Les hommes sont conscients de leurs
actes, et ignorants des causes par où ils sont déterminés ».
Faut- il soutenir sans réserve cette prise de position de
Freud ? Admettre la these de l’inconscient, n’est-ce pas
rendre l’homme irresponsable devant ses actes?
b-Contempteurs
D’autres penseurs par contre rejettent cette pensée de
Freud et estime que l’homme est suffisamment conscient
pour se connaître rationnellement.
Descartes, dans cette logique disait qu’on ne peut penser
sans avoir conscience de penser ; autrement dit : « Je pense
donc je suis ».
L’homme, selon Alain, est un sujet qui sait ce qu’il pense,
ce qu’il fait et ce qu’il dit. La théorie de l’inconscient est
donc l’art d’inventer en chaque homme, un monstre
redoutable. Ainsi pour Alain : « L’inconscient est une
idolâtrie du corps(…). On s’amuse à faire le fou ».
Dans le même sillage, Jean-Paul SARTRE dit qu’ « il n y
a pour la conscience qu’une façon d’exister, c’est d’avoir
conscience, qu’elle existe ». Ainsi, la notion de
l’inconscient est une mauvaise foi, un mensonge à soi-
même pour se déresponsabiliser devant ses actes
L’homme n’est pas plutôt bidimensionnel du point de vue
psychique
c-Synthèse
L’homme est à la fois un sujet conscient et inconscient.
C’est un être bidimensionnel car selon Hegel : « L’homme
n’est pas tout à fait clair ni tout à fait obscur a lui-même ».
De plus Sigmund Freud n’a pas fondé sa théorie
inconsciemment. Il a fallu qu’il soit conscient avant de
fonder la theorie de l’inconscient. En conséquence,
l’homme est à la fois conscience et inconscient. Ainsi, il est
parfois inconscient mais parfois conscient et responsable de
ses actes. Freud est responsable après tout de sa theorie.
Cohérence -Agencement des idées : 1pt 3pts
interne et -Ordre, chronologie des idées : 1pt
qualité -Raisonnement logique, pas de contradictions :
intrinsèque utilisation correcte des connecteurs logiques : 1pt
de la
production (A l’appréciation du correcteur)
Qualité de la Style, originalité; transitions: 0.5pt 2pts
langue et -Grammaire, orthographe, conjugaison: 0.5pt
présentation -Propreté et lisibilité de la copie (introduction, corps du
de la devoir et conclusion) :1pt
production
(A l’appréciation du correcteur)