CM2 : Tâtonnements et explorations (vers 1490-1590)
Il est probable que Colomb n’a jamais compris qu’il avait découvert un nouveau
continent.
1507 : dans un petit village de Lorraine, à Saint Dié des Vosges, un géographe
nommé Martin Waldseemüller. … Amerigo Vespucci, 1506, a émis l’hypothèse que
en fait c’est pas les Indes et que c’est un nouveau continent.
Waldseemüller trace une carte et pour donner un nom à ce nouveau continent, on
avait pensé à Colombie (en réf à Colomb) mais Waldseemüller estime que celui qui a
bien compris c’est Amerigo Vespucci, donc donne le nom d’America.
Continent très peu connu, les européens ont un espoir : contourner cet obstacle qui est
l’Amérique, ça devient un obstacle comme l’Afrique.
I) Partage du monde et explorations sous patronage royal
A) Le traité de Tordesillas (1494)
1 an et demi après le retour de Colomb, les rois de Portugal et d’Espagne se
rencontrent à Tordesillas sous l’arbitrage du Pape Alexandre VI pour régler le
problème des routes commerciales vers les Indes.
On prend une longitude, un méridien, à l’Est.
Carte durant Tordesillas : on connaît que quelques îles, donc on s’accorde sur tout ce
qui est à l’Ouest du Méridien, en terres à découvrir, est aux espagnols tandis que ce
qui est à l’Est du Méridien en terres à découvrir sont aux Portugais.
Donc les conflits sont évités.
Mais terre ronde, donc il faut trouver l’anti méridien. Mais au fur et à mesure des
découvertes, l’Amérique dépasse le méridien, c’est le Brésil.
Dès la signature du traité de Tordesillas, la France et l’Angleterre veulent le remettre
en cause, mais signé par le Pape, donc veulent le transformer :
On joue sur la phrase « les terres à découvrir », changer pour le faire sur les terres
déjà découvertes. Comme ça, ils peuvent s’installer là où y a pas d’ibériques.
Malgré ce partage, on se rend compte que l’Amérique est un nouveau continent et
c’est un gros obstacle.
On essaie de trouver un passage en Amérique pour faire passer les espagnols en Inde.
Carte trompeuse :
1510/20s, on imagine l’Amérique comme un continent qui bloque entièrement le
passage.
1519 : portugais, Magellan, trouve un détroit. A des problèmes avec le Portugal, se
met au service de l’Espagne.
Son voyage commence en 1519, son objectif c’est de trouver un passage en Amérique
du Sud, puis retourner en informer.
Rio de la Plata : goûte l’eau pour déterminer si c’est salé ou non.
Il arrive à un détroit, problème avec un navire (ont 5 navires), donc s’installent
pendant 2 semaines. Ils trouvent du chou fleur et en mangent ce qui les guérit du
scorbut.
Ils finissent par trouver la sortie du détroit, passent par des îles mais ne les trouvent
pas.
Magellan a avec lui un indien obtenu par truchement (apprendre la langue), Henrique,
et quand ils arrivent aux Philippines Henrique reconnaît la langue, le premier à avoir
fait le tour du monde.
Magellan est pris dans des guerres aux Philippines, Magellan est tué et mangé par des
cannibales.
Il reste 2 bateaux : l’un rebrousse chemin jusqu’à l’Amérique, il disparaît.
L’autre bateau : passe par la route portugaise mais c’est illégal donc passent par le
sud de l’océan indien, pour pas croiser de portugais.
Mais au final, les Philippines sont du côté portugais.
Le but de Magellan à la base c’est de trouver des clous de girofle.
B) Les premières expéditions anglaises et françaises : à la recherche du
passage du Nord-Ouest
Anglais/français peuvent pas prendre la même route que Colomb, donc imaginent une
troisième route pour aller aux Indes, en longeant l’Islande, Groenland, en arrivant au
Nord de Cipango, ce qu’on appelle le passage du Nord Ouest.
1497 : Giovanni Caboto, John Cabot, parti depuis Bristol, accoste à Terre-Neuve (une
terre neuve), car on se rend compte que c’est pas le nord de la Chine mais le nord du
nouveau continent.
Les anglais sont très intéressés, mais aussi la Hanse (villes de l’Allemagne du Nord et
du Danemark), car est en train d’épuiser les stocks de poisson de la mer du Nord. Or,
le poisson est très important pour les chrétiens : carême, vendredi saint, jours de
« manger maigre ».
Succès de Cabot, il y a beaucoup de morue.
Cabot plante 2 drapeaux à Terre Neuve, celui du roi d’Angleterre et celui du Pape,
pour demander au pape de réviser Tordesillas.
Cabot a obtenu un privilège du roi d’Angleterre : seul anglais qui a le droit
d’exploiter cette route. Le monopole est essentiel pour encourager le expéditions.
François Ier : dit à un ambassadeur d’Espagne « Le soleil luit pour moi comme pour
les autres. Je voudrais bien voir la clause d’Adam qui m’exclut du partage du
monde ». Critique Tordesillas.
Ça encourage à modifier Tordesillas, qui est modifié en 1533 : assouplissement du
traité : concerne désormaiss les terres déjà découvertes et pas à découvrir.
10 ans avant, François Ier a financé une expédition pour pousser à la révision de
Tordesillas, confie à Giovanni da Verrazano (Jean de Verrazane).
Parti en 1524 du port de Dieppe, en Normandie, ville spécialisée dans les armements
corsaires. Guerre de course au Brésil (?).
da Verrazano, voulait trouver un passage au Nord Ouest pour traverser l’Amérique. Il
est arrivé au Sud de Terre-Neuve. On a pas de boussole pour deviner les longitudes,
donc on sait pas si on est très au Nord ou très au Sud. Il arrive dans l’actuelle Boston.
Il décide de longer la côte vers le Sud.
Invention de la boussole = permet de connaître les longitudes.
Il trouve une île qui lui fait penser à Rhodes = Rhode Island.
Il ne laisse aucun français car c’est pas l’objectif, mais il nomme le site Nouvelle-
Agoulême, car François Ier vient d’Angoulême = New York.
Da Verrazano rapporte aussi en France que cette terre pourrait s’appeler « Nova
Francesca » = Nouvelle France, théorie car il a pas trouvé de passage donc mmontrer
que c’est pas un échec.
Il dit que ces terres pourraient peut-être posséder des minerais de métaux précieux,
minerais d’argent.
Donc révision du traité de Tordesillas, de plus le pape était en conflit avec l’Espagne.
Nouvelle expédition : Confiée au malouin Jacques Cartier, marchand d’une 40aine
d’années, a déjà pêché à la morue à Terre Neuve, c’est pas un italien.
Le problème avec Colomb et Cabot, les hommes ne veulent pas obéir à un italien et
ces marins ne sont pas les plus fiables, si un autre pays offre plus d’argent alors ils
partiront.
Cartier reçoit une sorte de privilège, va un peu plus au nord.
Premier voyage en 1534 : il ne fait que découvrir une vaste embouchure (il sait pas
que ça en est une), ne s’y engage pas, mais reconnaît les rives opposées, espère que
ça soit un détroit.
Sur une des rives en 1534, il fait mettre un drapeau avec 3 fleurs de lys et « vive le roi
de France ». C’est la croix de Gaspé.
Ce premier voyage, il en ramène en France de jeunes indiens capturés, qui vont servir
de truchement, d’interprètes, idée que pour les prochains voyages on aura de quoi
communiquer.
Les truchements sont très importants pour les européens.
Ex :
1519, Hernan Cortès, voulait conquérir les aztèques mais ne se fait pas comprendre
des aztèques. Donc il invente le truchement : Cortès parle espagnol, ne sait pas
comment parler aux aztèques, succession de chance : il libère des espagnols capturés
par des mayas. Enrique, l’un des prisonniers, parle des rudiments de mayas après une
décennie de captivité. Après, il libère un autre village, là il libère des mayas capturés
par des aztèques, dont une femme qui deviendra sa maîtresse, La Malinche, qui parle
des rudiments d’aztèques.
Donc le dialogue entre Cortès et Moctezuma, y a 4 personnes.
Jacques Cartier veut éviter ça, il veut avoir un truchement indien immédiat.
2e voyage financé : à peine rentré, Cartier obtient un financement en 1535.
Cartier pense rentrer dans un détroit, ça se rétrécit mais on perd pas espoir.
On s’arrête au village de Stadaconé (?). Cartier entend Canadé, donc apparition du
terme de Canada.
Après le village, ça se rétrécit et l’eau n’est plus salée, donc pas de détroit.
Arrivent dans un deuxième village, Hochelaga. Il nomme ce village en hommage en
roi, le Mont Royal = Montréal.
On cherche des gisements, on pense trouver des diamants. On l’appelle le « Nouveau
Pérou », symbole de richesse.
Mais Cartier rentre en France en 1536, et en fait c’est du quartz, d’où l’expression
« Diamant du Canada ».
Expédition de Cartier en 1541 : On trouve pas de mines. L’Amérique est encore un
obstacle sur la route des Indes.
II) L’échec des premières colonies en Amérique du Nord
Pas de volonté de s’installer donc au début on laisse personne.
A) La Floride, entre Espagne et France
La conquête des Antilles se fait progressivement, en découvrant peu à peu.
1496 : île espagnole, Hispaniola, qui deviendra Saint-Domingue puis plus tard Haiti
et la République dominicaine.
1508 : Porto Rico
1509 : Jamaïque
1511 : Cuba
Du cap Canaveral, on aperçoit une autre île.
Cortès fonde le port de Vera Cruz, pense que c’est le continent (et ça l’est).
Donc on imagine que en face de Cuba c’est une île.
Ponce de Leon, 1513, accoste au Sud de la Floride, une semaine avant Pâques.
Arrive lors des Pâques fleuries, donc Florida.
Le roi d’Espagne donne le pouvoir à Ponce de Léon « adelantado ». Adelantado, titre
officiel qui donne un privilège royal à un homme sur un territoire. Aujourd'hui, un
monopole. Système que les espagnols ont trouvé pour encourager les expéditions, et
ça coûte rien à l’Espagne.
Ponce de Leon espère aussi trouver des mines. Mais il en trouve pas et se rend
compte que la Floride n’est pas une île mais est reliée au continent.
Pendant longtemps, les cartes de Ponce de Leon sont classées comme secrètes et
interdites de sortir des archives.
En 1543, dans l’actuelle Bolivie, les espagnols découvrent la plus grande mine
d’argent du monde, la mine du Potosi, encore en actualité aujourd'hui. En fait les
européens cherchent de l’argent, métal précieux qui comme l’or ne s’oxyde pas.
1546 : Au Mexique, découverte de la deuxième plus grande source d’argent
d’Amérique, Zacatecas.
Donc l’Espagne a un énorme stock d’argent.
La pièce espagnole c’est le réal, ou reales (en espagnol) et réaux (en français).
Pièce d’or, c’est un escudo, qui correspond à deux pièces de 8 en argent.
On ramène plein de pièces d’argent en navires. 1 bateau = 10 ans de salaire de pêche
à la morue. Les bateaux passent entre la Floride et Cuba.
Donc apparition de corsaires, qui ont une lettre de marque, qui le protège
juridiquement et leur autorise à pratiquer une guerre économique. Profite aux
pêcheurs, à l’amiral de France qui reçoit 10 %, et aux français car le stock d’argent
pour financer la guerre d’Espagne n’arrive pas.
= Guerre de course.
Donc on s’installe en Floride, une base corsaire pour avoir des navires capables de
chasser les navires espagnoles à l’entrée de leur territoire.
Idée de l’amiral Coligny.
En 1555, il a essayé de faire une colonie sur le site de Rio de Janeiro. Mais échec car
divisions internes, les portugais détruisent la colonie.
Donc il réessaie sur l’entrée de la route des Indes, ou carreira de Indias. Problèmes :
1559, le roi de France et d’Espagne signent la paix du Cateau-Cambrésis, +
importante paix du XVIe, fin guerre d’Italie.
Idée des anglais : Au-delà des lignes européennes, « no peace beyond the line ».
1562 : Coligny finance son grand projet de base corsaire à partir de Dieppe, confie
une flotte à Jean Ribault. Il fonde le premier petit fort français au Nouveau Monde,
ville nommée en hommage au roi, Charlesfort. Première installation durable, mais
pas une colonie.