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Le droit de la communication en Côte d'Ivoire est défini comme l'ensemble des règles régissant la transmission d'informations, avec des sources telles que la constitution, les lois, le code de déontologie et la jurisprudence. Il inclut des conditions pour la création de journaux, les responsabilités des directeurs de publication, ainsi que les droits et devoirs des journalistes. Ce domaine est caractérisé par sa nouveauté, son caractère mixte et son évolution constante, notamment avec la dépénalisation des délits de presse.

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Le droit de la communication en Côte d'Ivoire est défini comme l'ensemble des règles régissant la transmission d'informations, avec des sources telles que la constitution, les lois, le code de déontologie et la jurisprudence. Il inclut des conditions pour la création de journaux, les responsabilités des directeurs de publication, ainsi que les droits et devoirs des journalistes. Ce domaine est caractérisé par sa nouveauté, son caractère mixte et son évolution constante, notamment avec la dépénalisation des délits de presse.

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COURS

DROIT DE LA
COMMUNICATION

2
M. KONE KATIO
INTRODUCTION
I. NOTION DE DROIT ET DE COMMUNICATION
Le droit est l’ensemble des règles juridiques régissant les rapports sociaux dont le non
respect est sanctionné par l’autorité étatique. Quant à la communication, c’est la transmission
d’un message, ainsi, elle regroupe donc tous les domaines de la vie qui consiste à transmettre
et à échanger des informations.
Partant, l’on peut définir le droit de la communication comme étant donc l’ensemble des
règles applicables au domaine de la communication.
II. LES SOURCES DU DROIT DE LA COMMUNICATION
A. La constitution
Elle est source du droit de la communication de la mesure où elle affirme la liberté
d’expression et de diffusion des idées. En effet, en son article 10, elle dispose que : « Chacun à
le droit d’exprimer et de diffuser librement ses idées ».
B. La loi
En dehors d’anciennes dispositions françaises, la côte d’ivoire s’est dotée de sa
première loi portant régime juridique de la presse le 31décembre 1991(loi 91-1033 du
31décembre 1991) elle a été modifié par la loi 99-436 du 06-07-99.
Les textes législatifs actuels qui régissent la presse sont la loi 2004-643du 14 décembre
2004 portant régime juridique, la loi 2004-644du24décembre 2004 portant régime juridique de
la communication audiovisuelle.
C. Le code de déontologie
C’est le document qui contient les différentes lois et les différentes obligations liées au
métier de la communication.
D. La jurisprudence
C’est l’ensemble des décisions de justice concordantes sur une même question de droit
qui n’a pas fait l’objet de [Link] tribunaux ivoirien en l’absence de textes spécifiques
ont parfois dû trancher les litiges en matière de [Link] le juge ivoirien a décidé
en 1994 que le fait pour un journaliste de traiter le chef de l’Etat de nain est une faute
professionnelle qui doit faire l’objet d’un emprisonnement.
III. LES CARATERES DU DROIT DE LA COMMUNCATION
Le droit de la communication a 3 caractères essentiels :
- Le caractère récent, car l’histoire de la presse remonte à 1990.
- Le caractère mixte ou hybride à la fois droit privé et droit public.
- Le caractère évolutif, le droit progresse régulièrement, se modernise. Par exemple la
loi de 2004 a dépénalisé les délits de presse. C'est-à-dire qu’un journaliste ne put
être emprisonné pour ses opinions sauf en d’exception.

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M. KONE KATIO
PARTIE I : LA PRESSE

CHAPITRE I : LE RÉGIME JURIDIQUE DE LA PRESSE EN COTE D’IVOIRE


C’est l’ensemble des règles prévues et appliquées au domaine de la presse écrite.
SECTION 1 : CONDITION DE CREATION D’UN JOURNAL OU ECRITS
PERIODIQUES
Au sens stricte de la loi, on entend par « journal » ou « écrite périodique », toute
publication paraissantà intervalle régulier et utilisant un mode de diffusion de la pensée mis à
la disposition du public ou d’une catégorie de public article 2.
Selon l’article 1, la parution de tout journal est libre sans autorisation préalable de
l’administration. Cependant certaines conditions de forme et de fond sont exigées.
PARAGRAPHE I : LES CONDITIONS DE FORME
Il y en a trois.
A. La déclaration préalable
C’est une déclaration adressée en double exemplaire au procureur de la République du
lieu de création du journal et contenant le titre du journal et sa périodicité, les noms, prénoms
et adresse du directeur de publication et des principaux associés, les pièces justificatives de
l’entreprise de presse, la dénomination et l’adresse de l’imprimerie du journal. A la réception,
le procureur délivre un récépissé au déclarant dans un délai de 15 jours. Le refus de délivrance
de reçu doit être motivé.
B. Le dépôt légal
Les créateurs du journal doivent en déposer 5 exemplaires chez le Procureur de la
République, au ministère de la communication et au conseil national de la presse et au
ministère de l’intérieur. Ce dernier délivre par ses services de dépôts légaux, un numéro de
dépôt légal, qui sert à authentifier le journal.
C. Les formalités du Conseil Supérieur de la Publicité
Selon la loi de 2004 sur la presse, toute entreprise de presse qui veut entreprendre toute
activité publicitaire à caractère commercial de se soumettre aux formalités du Conseil
Supérieur de la Publicité.
PARAGRAPHE 2 : LES CONDITIONS DE FOND
A. Le titre du journal
Le titre d’un journal est librement choisi par ses créateurs. Il peut être contesté s’il
tombe sous le coup d’une interdiction ou s’il porte atteint à l’ordre public et aux bonnes
mœurs. Il ne doit pas créer la confusion avec un acte déjà sur le marché.
Les titres non utilisés pendant 24 mois tombent dans le domaine public et peuvent être
réutilisés par d’autres organes de presse.
Lorsque le titre est en langue étrangère, il doit être traduit en français.

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M. KONE KATIO
B. Le directeur de publication
Selon l’article 5 de la loi sur la presse : « toute publication est placée sous la
responsabilité d’un directeur de publication ». Pour être directeur de publication, il faut
remplir certaines conditions :
- Etre une personne physique de nationalité ivoirienne
- Etre majeur et jouir de ses droits civils et civiques
- Avoir un casier judiciaire vierge, volet B3
- Ne pas exercer une fonction incompatible avec la qualité de DP, notamment une
fonction de parlementaire, gouvernementale, syndicale ou diplomatique.
Le directeur de publication est le premier responsable du journal, il veille à l’application
et au respect du code déontologie. Il a avis sur tous les articles qui paraissent dans le journal et
est censé de les avoir lus avant leur publication. Il est pénalement et civilement responsable de
façon solidaire des fautes commises par les journalistes qui sont sous son contrôle.
La fonction de directeur de publication ne peut être déléguée. Lorsque le journal est
publié par une association ou un parti politique, le directeur de publication doit être un
membre statutaire de cette structure.
C. La maison d’édition ou l’imprimerie du journal
Tout journal, conformément la loi doit avoir une maison d’édition ou une imprimerie
dont la dénomination et l’adresse sont précisées et connues d’avance.
PARAGRAPHE 3: CREATION DE JOURNAUX PARTICULIERS
A- Publications destinées à la jeunesse
L’importation pour la vente ou la distribution gratuite en Côte d’Ivoire de publications
étrangères destinées à la jeunesse est subordonnée à l’autorisation du Ministre chargé de la
Justice, prise sur avis favorable de la Commission de contrôle, chargée de la surveillance et du
contrôle des publications destinées à la jeunesse.
Les publications visées ne doivent comporter aucune illustration, aucun récit, aucune
chronique, aucune rubrique, aucune insertion présentant sous un jour favorable le banditisme,
le mensonge, le vol, la paresse, la lâcheté, la haine, la débauche, ou tous actes qualifiés de
crimes ou délits ou de nature à démoraliser la jeunesse ou à inspirer ou entretenir des préjugés
et stéréotypes sexistes, ethniques, raciaux ou religieux.
Elles ne doivent comporter aucune information, publicité ou annonce qui soit de nature
à pervertir la jeunesse.
Le Directeur ou l’éditeur de toute publication est tenu de déposer gratuitement à la
Commission de contrôle, cinq exemplaires de chaque livraison ou volume de cette publication
dès sa parution, sans préjudice des dispositions concernant le dépôt légal.
Sera puni d’une amende de 2.000.000 de francs à 5.000.000 de francs le Directeur ou
l’Editeur de toute publication qui enfreint les dispositions de l’article précédent.
Sont assujetties aux prescriptions de la présente loi, toutes les publications périodiques
ou non qui, par leur caractère, leur présentation ou leur objet, apparaissent comme
principalement destinées aux enfants et adolescents.
Sont toutefois exceptées, les publications scolaires soumises au contrôle des
départements de l’Education et de la Jeunesse.
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M. KONE KATIO
Le Ministre de l’Intérieur est habilité à interdire :
- la publicité au moyen de prospectus, d’affiches, d’annonces ou insertions publiées dans la
presse ;
- la cession à titre onéreux ou gratuit pour la jeunesse en raison de leur caractère licencieux
ou pornographique, ou de la place faite au crime ou à la violence ;
- l’exposition de ces publications à la vue du public en quelque lieu que ce soit, et
notamment à l’extérieur ou à l’intérieur des magasins ou des kiosques et de leur publicité
par la voie d’affiches.
- Les infractions aux dispositions de l’alinéa premier paragraphe 1, 2 et 3 sont punies
d’une amende de 5.000.000 de francs à 15.000.000 de francs.
B- Les journaux étrangers
Est considéré comme journaux étrangers toue publication en langue étrangère ou
destinées à des communautés étrangères implantées en Côte d’Ivoire ou encore les
publications dont la majorité du capital social ou des droits de vote sont détenus par des
personnes étrangères.
Ces journaux peuvent être publiés en Côte d’Ivoire sous réserve de l’existence d’un
accord entre la Côte d’Ivoire et le pays d’origine des créateurs du journal, accord assorti d’une
clause de réciprocité.
C- Les journaux pornographiques
Il s’agit de publications qui banalisent le corps humain ou le sexe.
Elles ne peuvent être vendues au public que sous emballage et ne peuvent être à la criée.
Toute publication pornographique mettant en scène des enfants et incitant à la pédophilie est
interdite.
PARAGRAPHE 4 : LES SANCTIONS EN CAS DE NON RESPECT DES
CONDITIONS DE CREATION D’UN JOURNAL
Le non respect des dispositions légales relatives à la déclaration préalable est puni d’une
amende de 3 à 6 millions. Cette peine s’applique à l’entreprise ou au directeur de publication.
En outre, le journal qui ne remplit pas les conditions de création ne pourra continuer sa
publication qu’après avoir rempli toutes les formalités prescrites par la loi.
Si la publication irrégulière continue, une amende de 3 à 6 millions est prononcée contre
l’entreprise de presse pour tous les journaux paraissant dans l’illégalité.
SECTION 2 : L’ENTREPRISE DE PRESSE
Selon la loi de 2004, l’entreprise de presse est obligatoirement une société commercial
au capital social d’au moins 5 000 000 de francs dans laquelle les ivoiriens doivent détenir au
moins la majorité du capital social.
Toute entreprise de presse est tenue dès sa création de compter au titre de son personnel
permanent des journalistes professionnels au sens de la réglementation en vigueur dont
obligatoirement le rédacteur en chef, le rédacteur en chef adjoint ou le secrétaire général de la
rédaction. L’équipe rédactionnelle des quotidiens et des périodiques doit être composée en
majorité des journalistes professionnels.

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M. KONE KATIO
SECTION 3 : LES CONDITIONS D’EXERCICE DE LA FONCTION DE
JOURNALISTE
PARAGRAPHE 1 : LE JOURNALISTE PROFESSIONNEL
Est journaliste professionnel, toute personne physique :
- Justifiant d’un diplôme supérieur délivré par une école professionnelle de journalisme, à
défaut, d’une licence de l’enseignement supérieur assortie d’une formation
professionnelle de deux ans ou à défaut, d’une maîtrise de l’enseignement supérieur ou
d’un diplôme équivalent assorti d’une formation professionnelle d’un an dispensée dans
une école de journalisme agréée ou reconnue par l’Etat ou d’un stage professionnel d’un
an.
- Ayant pour occupation principale, régulière et rétribuée, la recherche, la collecte la
sélection, l’exploitation et la présentation de l’information
- Exerçant cette activité dans une ou plusieurs publications quotidiennes ou périodiques,
ou dans une ou plusieurs entreprises de communication audiovisuelle, ou dans une ou
plusieurs agences de presse soumises à la convention collective ou au statut général de
la fonction publique.
Dans l’exercice de ses activités, le journaliste professionnel bénéficie d’une liberté
quant à la collecte et l’exploitation de l’information. Toutefois, dans l’expression de cette
liberté, il est tenu du respect des lois et règlements de la République et des droits et libertés
d’autrui et des règles déontologiques de la profession.
Le journaliste professionnel peut se prévaloir de la clause de conscience pour rompre le
contrat qui le lie à une entreprise de presse si l’orientation nouvelle de ladite entreprise est en
contradiction avec les termes du contrat ou heurte sa conscience.
En dehors des cas où la loi lui fait obligation, le journaliste professionnel n’est pas tenu
de révéler ses sources d’information.
Est aussi considéré comme journaliste professionnel, le correspondant de presse de
nationalité ivoirienne représentant un organe d’information ivoirien qui reçoit des
appointements fixes et qui remplit les conditions exigées par la loi.
La qualité de journaliste professionnel est attestée par la carte d’identité de journaliste
professionnel.
Sont qualifiés de professionnels de la communication les producteurs, les animateurs,
les réalisateurs, les documentalistes, les correcteurs, les traducteurs, les maquettistes, les
photographes de presse, les dessinateurs, les preneurs de sons, les opérateurs de prise de vue à
l’exclusion des agents de publicité.
La qualité de professionnel de la communication est attestée par la carte d’identité de
professionnel de la communication.
PARAGRAPHE II : LA CARTE D’IDENTITE DE JOURNALISTE PROFESSIONNEL
ET DE PROFESSIONNEL DE LA COMMUNICATION
A- La carte d’identité de journaliste professionnel ou professionnel de la
communication
Toute personne ayant la qualité de journaliste professionnel ou de professionnel de la
communication a droit à la carte d’identité de journaliste professionnel ou de professionnel de

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M. KONE KATIO
la communication. La modalité de délivrance de la carte d’identité, la durée, la validité et les
formes de leur renouvellement ou de leur retrait sont fixées par la commission paritaire.
Toute déclaration ou usage frauduleux de la carte d’identité est sanctionné par le code
pénal.
B- La commission paritaire
La commission paritaire d’attribution de la carte d’identité dispose d’un pouvoir
disciplinaire lui donnant la compétence de prononcer les sanctions suivantes :
- Avertissement
- Blâme
- Suspension
- Radiation
Elle peut être saisie à tout moment par tout intéressé et ses décisions sont susceptibles
de recours devant les organes de régulation et devant les juridictions compétentes.
PARAGRAPHE 3 : DROITS ET DEVOIRS DU JOURNALISTE
A- LES DROITS DU JOURNALISTE
La loi accorde la liberté au journaliste dans le cadre de son travail, aussi doit-il
revendiquer les droits suivants.
- Le journaliste a un accès libre à toutes les sources d’information publique et il a le droit
d’enquêter librement et en toute responsabilité sur tous les faits qui conditionnent la vie
publique.
- D’exploiter librement les informations
- L’on est tenu de donner toutes les informations au journaliste sauf motifs clairement
exprimés.
- Le journaliste est libre de protéger ses sources d’information, il n’est pas tenu de révéler
ses sources d’information sauf si la loi fait obligation.
- Il peut refuser toute subordination contraire à la ligne éditoriale de l’organe
d’information qui l’emploi ou avec lequel il collabore, de même que toute subordination
que n’implique pas clairement cette ligne éditoriale.
- Dans tout contrat de travail conclu, figure une clause de conscience en vertu de laquelle
le journaliste ne peut être contraint d’accomplir un acte professionnel ou d’exprimer une
opinion qui serait contraire à sa conviction, son honneur, sa réputation ou ses intérêts
moraux. Il peut se prévaloir de la clause de conscience pour rompre le contrat qui le lie
à une entreprise de presse si l’orientation nouvelle de la dite entreprise est en
contradiction avec les termes ou si elle heurte sa conscience. Cette démission est
considérée comme un licenciement et donne droit à des indemnités de licenciement.
- Le journaliste fait partie de l’équipe rédactionnelle et doit être obligatoirement informé
de toute décision importante de nature à affecter la vie de l’entreprise. Il doit au moins
être consulté avant toute mesure intéressant la composition de la rédaction.
- Sa fonction et ses responsabilités donne droit au journaliste aux bénéfices des
conventions collectives, mais aussi à un contrat personnel assurant la sécurité matérielle
et morale de son travail ainsi qu’à une rémunération pour garantir son indépendance sur
tous les plans.

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M. KONE KATIO
B- LES DEVOIRS DU JOURNALISTE
Le journaliste est tenu de :
- Respecter les faits quelles puissent être les conséquences pour lui-même et ce en raison
du droit que le public a de connaître la vérité.
- Le journaliste doit publier exactement l’information qu’il reçoit, l’information dont
l’origine, la véracité et l’exactitude sont établies, dans le cas contraire, il devra
l’accompagner de réserves nécessaires.
- Le journaliste ne doit supprimer les informations essentielles, ni altérer les propos, les
textes et les documents, il ne doit plagier, ni calomnier, ni diffamer.
- Il doit défendre quelle qu’en soit la circonstance, la liberté d’informer, commenter,
critiquer dans un souci d’honnêteté et de justice
- Ne pas user de méthodes déloyales pour obtenir les informations, les photographies ou
documents
- Ne pas confondre son rôle à celui de policier, de publicitaire ou de propagandiste, ni de
procureur
- Ne pas accepter de consignes directes administratives ou politiques
- N’accepter aucun avantage en numéraire ou en nature pour service rendu ou attendu
- Ne pas exploiter sa qualité de journaliste à des fins personnelles
- Respecter la vie privée des personnes, leur réputation et leur intégrité, pour cela, il doit
éviter de publier les informations qui violent la vie privée
- Ne pas publier les informations qui portent à la vie sociale, qui incitent au tribalisme.
SECTION 4 : LES DELITS DE PRESSE
PARAGRAPHE 1 : LES DIFFERENTS DELITS DE PRESSE
La peine d’emprisonnement est exclue pour les délits de [Link], sans
préjudice des sanctions disciplinaires et administratives auxquelles elles s’exposent, les
personnes auteurs des délits de presse sont passibles des sanctions prévues par les articles
suivants.
Sont considérés comme délits commis par voie de presse ou par tout autre moyen de
publication :
- les délits contre la chose publique ;
- les délits contre les personnes et les biens ;
- les délits contre les Chefs d’Etat et les agents diplomatiques étrangers ;
- les contraventions aux publications interdites ;
- les délits contre les institutions et leurs membres.
Est passible des peines prévues par les articles 174 et 175 du code pénal, quiconque par
voie de presse :
1. incite au vol et au pillage, aux coups et blessures volontaires et au meurtre, à l’incendie
et à la destruction par quelque moyen que ce soit, de biens publics et privés, à toutes
formes de violences exercées à l’encontre de personnes physiques et morales ainsi que
sur leurs biens, ou à l’apologie des mêmes crimes et délits ;
2. incite à la xénophobie, à la haine tribale, à la haine religieuse, à la haine raciale et à la
haine sous toutes ses formes ;
3. fait l’apologie des crimes de guerre ou de collaboration avec l’ennemi ;
4. incite des militaires et des forces de l’ordre à l’insoumission et à la rébellion ;
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M. KONE KATIO
5. porte atteinte à l’intégrité du territoire national, à la sûreté intérieure et extérieure de
l’Etat.
Tout journal ou écrit périodique peut être suspendu par la décision condamnant l’auteur
du délit de presse.
La suspension portera sur :
- Huit parutions pour les hebdomadaires ;
- Quatre parutions pour les bimensuels ;
- Quatre parutions pour les trimestriels ;
- Trois parutions pour les mensuels ;
suivant la date de la notification de la décision de condamnation.
En cas de récidive de l’infraction, la durée de la suspension est de quatre mois
maximum pour les quotidiens et de six mois maximum pour les autres périodiques, à
l’exception des trimestriels dont la suspension maximum est de dix huit mois.
Tout journal ou écrit périodique suspendu ne peut être reconstitué sous quelque forme
que ce soit durant la période de suspension.
La publication est considérée comme reconstituée, si elle fait appel à la collaboration de
tout ou partie du personnel appartenant au journal ou écrit périodique suspendu.
Elle est également considérée comme reconstituée, si, sous un autre titre, elle emprunte
des signes typographiques et des caractéristiques techniques de mise en page identiques à la
publication suspendue.
La suspension d’un journal ou d’un écrit périodique est sans effet sur les contrats de
travail qui lient l’entreprise de presse, laquelle est tenue d’honorer toutes les obligations
contractuelles ou légales qui en résultent.
Les exemplaires d’un journal ou d’un écrit périodique peuvent faire l’objet d’une saisie
par voie judiciaire, dans les cas suivants :
- Offense ou outrage au Président de la République ;
- Outrage au Premier Ministre et aux Présidents des Institutions ;
- Offense aux Chefs d’Etat et de Gouvernements étrangers ;
- incitation au vol et au pillage, aux coups et blessures volontaires et au meurtre, à
l’incendie et à la destruction par quelque moyen que ce soit, de biens publics et privés à
toutes formes de violences exercées à l’encontre des personnes physiques et morales
ainsi que sur leurs biens, ou à l’apologie des mêmes crimes et délits ;
- Incitation à la xénophobie, à la haine tribale, à la haine religieuse, à la haine raciale et à
la haine sous toutes ses formes ;
- Apologie des crimes de guerre ou de collaboration avec l’ennemi ;
- Incitation des militaires et des forces de l’ordre à l’insoumission et à la rébellion ;
- Attentats et atteintes à l’intégrité du territoire national, à la sûreté de l’Etat ;
- Outrages aux bonnes mœurs.
La diffusion d’informations, même exactes, est interdite si celles-ci se rapportent :
1. aux secrets de la Défense Nationale et à la sûreté de l’Etat ;
2. aux atteintes à la stabilité monétaire nationale ;
3. au contenu d’un dossier de justice non encore évoqué en audience publique ;
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M. KONE KATIO
4. aux interdictions concernant les mineurs.
Le défit d’offense au Président de la République est constitué par toute allégation
diffamatoire tant dans sa vie publique que privée et qui sont de nature à l’atteindre dans son
honneur ou dans sa dignité.
Les poursuites peuvent être engagées par le Parquet sans plainte préalable du Président
de la République.
En cas d’outrage au Premier Ministre et aux Présidents des Institutions, les poursuites
ne peuvent être engagées par le Parquet que sur plainte préalable de leur part.
En cas d’offense aux Chefs d’Etat et de Gouvernement étrangers, les poursuites ne
peuvent être engagées que sur plainte de la personne offensée.
Les délits prévus à l’article 72 alinéa 1, 2, 3, 9 et aux articles 73, 74, 75 et 76 sont
réprimés comme suit :
- en matière d’outrage, d’offense ou d’injure, l’amende est de 10 000 000 de francs à
20000000 de francs ;
- dans les autres cas, l’amende est de 5 000 000 de francs à 15 000000 de francs.
Toute allégation ou imputation d’un fait qui porte atteinte à l’honneur ou à la
considération de la personne ou du corps social auquel le fait est imputé est une diffamation.
La publication directe ou par voie de reproduction de cette allégation ou de cette
imputation est punissable même si elle est faite sous forme dubitative ou si elle vise une
personne ou un corps social non expressément nommé mais dont l’identification est rendu
possible par les termes des discours, cris, menaces, dessins, films, écrits ou imprimés, placards
ou affiches incriminés.
Toute expression outrageante, terme de mépris ou invective qui ne renferme
l’imputation d’aucun fait est une injure.
La poursuite des délits résultant du présent article ne pourra intervenir que sur plainte
préalable de la personne ou des personnes intéressées.
La diffamation commise envers les Cours, les Tribunaux, les Armées de terre, de mer
ou de l’air, les Corps constitués et les Administrations publiques est punie d’une amende de
5000000 de francs à 15 000000 de francs.
Est punie des amendes prévues à l’article précédent, la diffamation commise en raison
de leur fonction ou de leur qualité, envers un ou plusieurs membres du Gouvernement, un ou
plusieurs membres de l’Assemblée Nationale, un citoyen chargé d’un service ou d’un mandat
public, temporaire ou permanent, un juré ou un témoin en raison de sa déposition.
La diffamation commise envers un groupe de personnes qui appartiennent par leur
origine, à une race, à une ethnie, à une tribu, ou à une religion déterminée, ou à une catégorie
de personnes, sera punie d’une amende de 5000000 de francs à 15.000.000 de francs.
La diffamation commise envers les particuliers est punie d’une amende de 5000000 de
francs à 15000000 de francs.
La publication de fausses informations est punie d’une amende de 5.000.000 de francs à
10 000000 de francs.

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M. KONE KATIO
L’injure commise envers les corps ou les personnes désignées par les articles 79, 80 et
81 de la présente loi est punie d’une amende de 5000000 de francs à 15 000000 de francs.
L’injure commise envers les particuliers est punie d’une amende de 5000000 de francs à
15.000.000 de francs.
Les articles 81 et 83 alinéa 2 ne sont applicables aux diffamations ou injures dirigées
contre la mémoire des morts que dans les cas où les auteurs de ces diffamations ou injures
auront eu l’intention de porter atteinte à l’honneur ou à la considération des héritiers, époux ou
légataires vivants. Que les auteurs de diffamations ou injures aient eu ou non l’intention de
porter atteinte à l’honneur ou à la considération des héritiers, époux ou légataires vivants,
ceux-ci peuvent user dans les deux cas, du droit de réponse prévue par l’article 55.
La véracité des faits diffamatoires peut toujours être prouvée, sauf :
- lorsque l’imputation concerne la vie privée de la personne ;
- lorsque l’imputation se réfère à des faits qui remontent à plus de dix années ;
- lorsque l’imputation se réfère à un fait constituant une infraction amnistiée ou prescrite,
ou qui a donné lieu à une condamnation effacée par la réhabilitation ou la révision.
Toute reproduction d’une imputation qui a été jugée diffamatoire et publiée est réputée
faite de mauvaise foi, sauf preuve contraire par son auteur.
PARAGRAPHE 2 : PERSONNES RESPONSABLES DES DELITS COMMIS PAR
VOIX DE PRESSE
Sont passibles, comme auteurs principaux des peines qui constituent la répression des
délits commis par voie de presse, les directeurs de publication, les journalistes ou autres
personnes auteurs directs des faits incriminés.
Les entreprises de presse, propriétaires de journaux ou écrits périodiques, sont tenues
d’assurer le paiement des condamnations pécuniaires prononcées au profit des tiers contre les
personnes physiques désignées.
Les entreprises de presse ont l’obligation de publier dès notification, la décision de la
juridiction saisie.
L’insertion de la totalité de la décision se fera gratuitement dans le premier numéro de
la publication à paraître après notification de ladite décision, à la même place, à la même page
et dans les mêmes caractères typographiques utilisés pour l’article incriminé ; ou en cas de
suspension, elle se fera dans un journal ou écrit périodique choisi par la victime aux frais de
l’entreprise de presse incriminée, sous peine d’une amende de 5.000.000 de francs à
15.000.000 de francs.
SECTION 5 : DROITS DE REPONSE ET DE RECTIFICATION
Pendant toute la période électorale, le délai de trois jours prévu à l’alinéa premier de
l’article 56 ci-dessus pour les quotidiens sera réduit à vingt-quatre heures.
La réponse devra être remise six heures au moins avant le tirage du journal dans lequel
elle devra paraître.
Le Directeur de la publication est tenu d’insérer, dans les trois jours de leur réception,
les réponses de toute personne mise en cause dans le journal ou écrit périodique quotidien, et
dans le plus prochain numéro pour les autres.

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M. KONE KATIO
Cette insertion devra être faite à la même place et dans les mêmes caractères que
l’article qui l’aura provoquée et sans aucune intercalation.
Non compris l’adresse, les salutations, les réquisitions d’usage et la signature, qui ne
seront jamais comptées dans la réponse, celle-ci sera limitée à la longueur de l’article qui
l’aura provoquée.
Toutefois, elle pourra atteindre cinquante lignes du journal alors même que cet article
serait d’une longueur moindre, et elle ne pourra dépasser deux cents lignes dans le journal
alors même que cet article serait d’une longueur supérieure.
L’insertion de la réponse, qui est gratuite, ne sera exigible que dans le journal ou dans
les journaux où aura paru l’article.
La mise au point ou le droit de réponse sont interdits de parution dans les publications
autres que celles ayant mis en cause l’auteur de la mise en cause ou du droit de réponse.
Toute réaction, tout commentaire à un droit de réponse sont interdits.
Peuvent se prévaloir du droit de réponse aussi bien les personnes physiques que les
personnes morales. Il suffit qu’elles soient « désignées » c’est-à-dire identifiables sans
ambiguïté par le texte les mettant en cause.
Toute personne prétendant exercer son droit de réponse, dispose d’un délai de six mois.
La demande doit être adressée par lettre au Directeur de la publication avec accusé de
réception.
En cas de refus, le demandeur peut saisir le Conseil National de la Presse, qui statue
dans un délai de 15 jours, et en cas de besoin, le Président du tribunal qui, statuant en matière
de référé, peut ordonner sous astreinte la publication de la réponse ou des répliques.
La personne qui a recours au droit de réponse est seul juge de l’opportunité et de la
teneur de son texte.
Le droit de réponse concerne aussi bien les textes rédactionnels que la publicité.
Tout dépositaire de l’autorité publique, mis en cause dans une publication au sujet des
actes de sa fonction, peut exiger l’insertion gratuite d’une rectification, dans le prochain
numéro, s’il estime que ces actes ont été inexactement rapportés.
Toutefois ces rectifications ne devront pas dépasser, en longueur, le double de l’article
auquel elles se rapportent.
Toute personne mise en cause dans un journal ou écrit périodique peut exiger l’insertion
d’une réponse, si elle estime que la citation qui la concerne est erronée, diffamatoire ou qu’elle
porte atteinte à son honneur, à sa réputation, à sa dignité.
SECTION 6 : LE CONSEIL NATIONAL DE LA PRESSE
Le Conseil National de la Presse en abrégé CNP, est une autorité administrative
indépendante, qui est chargée de veiller au respect par les entreprises de presse et les
journalistes des obligations prévues par la présente loi. A ce titre, il dispose d’un pouvoir
disciplinaire.
Le Conseil National de la Presse exerce le pouvoir disciplinaire au sein de la profession
de journaliste et des professionnels de la presse.

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M. KONE KATIO
Le Conseil National de la Presse veille au respect des règles relatives à la création, à la
propriété, aux ressources et à la déontologie de l’entreprise de presse telles que déterminées
aux articles 6 et 13 de la présente loi ainsi qu’au pluralisme de la presse.
A ce titre :
- le Procureur de la République lui tient copie du récépissé de déclaration ;
- le responsable de l’entreprise de presse l’informe dans un délai de quinze jours, de
toute modification relative au capital social et à la gestion ;
- les responsables de la distribution tiennent à sa disposition, mensuellement, les
chiffres d’affaires et de vente des journaux et écrits périodiques pour une diffusion
trimestrielle.
En cas d’empêchement temporaire du Président du Conseil National de la Presse, le
règlement intérieur définit le mode de suppléance.
Les membres du Conseil sont nommés par décret pris en Conseil des Ministres sur
présentation du Ministre chargé de la Communication pour un mandat de trois ans
renouvelable une fois.
Le Conseil National de la Presse peut être saisi à tout moment par tout intéressé. Il peut
également se saisir d’office.
Ses délibérations sont consignées dans un procès-verbal.
Ses décisions sont communiquées aux concernés et copies de ses décisions sont
communiquées à tout organisme concerné. Elles peuvent faire l’objet de publication par tout
moyen approprié.
Le Conseil National de la Presse fixe un délai aux intéressés pour se conformer aux
mises en demeure ou pour exécuter les mesures prescrites par la loi. En cas de non-respect, il
peut saisir les tribunaux pour faire exécuter ses décisions.
En cas de manquement aux règles relatives à la création, à la propriété, aux ressources, à
la déontologie de l’entreprise de presse et au pluralisme de la presse, ainsi qu’aux règles
d’éthique et dedéontologie de la profession de journaliste, le Conseil National de la Presse
peut prononcer les sanctions disciplinaires suivantes :
Sur l’entreprise de presse :
1. l’avertissement ;
2. le blâme ;
3. les sanctions pécuniaires ;
4. la suspension de l’activité de l’entreprise.
Sur le journaliste :
1. l’avertissement ;
2. le blâme ;
3. la suspension ;
4. la radiation.
La suspension entraîne de plein droit le retrait de la carte professionnelle pendant la
durée de ladite mesure.
La radiation quant à elle entraîne le retrait définitif de la carte professionnelle.
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M. KONE KATIO
Le montant des sanctions pécuniaires et les modalités d’application des sanctions
disciplinaires sont prévus par le décret portant organisation et fonctionnement du Conseil
National de la Presse.
Les sanctions prononcées par le Conseil National de la Presse sont susceptibles de
recours devant les juridictions compétentes.
Le Conseil National de la Presse, Autorité administrative indépendante, jouit de la
personnalité civile et morale et de l’autonomie financière.
SECTION 7 : LES AIDES PUBLIQUES À LA PRESSE
Il s’agit d’une sorte d’appui à la presse. En effet c’est un transfert de richesse de l’État
vers les entreprises de presse réunissant certains critères d’éligibilité.Le but de ces aides est
de soutenir le développement et la modernisation de la presse. Ainsi l’État ivoirien apporte à
la presse :
- une aide à la formation des journalistes et professionnels de la communication ;
- une aide à la diffusion et à la distribution ;
- une aide au développement de la presse et du multimédia.
L’État prendra toutes mesures susceptibles d’assurer aux journaux ou écrits périodiques
l’égalité et la libre concurrence et de faciliter ainsi la mission d’intérêt général de la presse.
Les entreprises de presse légalement constituées peuvent bénéficier d’avantages
économiques et fiscaux et d’aides budgétaires directes selon des modalités qui sont fixées par
des textes réglementaires. Ainsi l’État accorde des allègements de la TVA, des réductions des
abonnements à l’AIP, des réductions sur le cout de transport des journaux…
Par ailleurs, il est créé un fonds de soutien et de développement de la presse en lieu et
place du fonds d’aide à la presse.
Ce fonds est alimenté par :
- des dotations de l’État ;
- la taxe sur la publicité ;
- des concours externes en provenance des bailleurs de fonds et des facilitateurs
externes.
C’est un soutien qui se décline en plusieurs types :
- fonds d’aide aux quotidiens nationaux, départementaux et locaux d’information
politiques et générales a fable ressources de petites annonces.
- Fonds d’aides aux quotidiens nationaux d’informations politiques et générales à faibles
ressources publicitaires.
- Le fonds d’aide à la modernisation de la presse quotidienne et assimilée d’information
politique et générale.
- Fonds d’aide au développement de service de presse en ligne.
SECTION 8 : L’OLPED
L'Observatoire de la liberté de la presse, l'éthique et de la déontologie(OLPED) est un
organe de régulation des médias en Côte d'Ivoire créé le 24septembre1995 à Yamoussoukro et
composé de 13 membres.

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M. KONE KATIO
Il a pour missions de promouvoir et défendre l'éthique ainsi que la déontologie
journalistique, d'assurer la médiation en particulier lorsque les journalistes portent préjudices à
des citoyens mais également de promouvoir et défendre la liberté de la presse.
PARAGRAPHE I : LES OBJECTIFS ET MISSIONS DE L’OLPED
Les objectifs et missions de l’OLPED sont :
- La promotion et la défense de l’éthique ainsi que la déontologie journalistique ;
- Assurer la médiation en particulier lorsque les journalistes portent préjudice à des
citoyens
- La promotion et la défense de la liberté de presse
- Protéger le droit du public à une information libre, complète, honnête et exacte.
- Faire observer le code de déontologie des journalistes de Côte d’Ivoire
- Veiller au respect des normes de l’éthique social en sanctionnant notamment toute
atteinte à la dignité humaine, toute incitation au brutalisme, à la xénophobie, aux crimes
et délits, à la révolte ;
- Sanctionner l’outrage aux bonnes mœurs, l’apologie du crime de guerres et crimes
contre l’humanité
- Veiller à la sécurité des journalistes dans l’exercice de leur fonction
- Aider à faciliter l’accès aux sources d’informations
- Faire de la médiation, notamment quand un journaliste est traduit devant une juridiction
pénales ou civile pour délit commis dans l’exercice de sa fonction.
PARAGRAPHE II : L’ORGANISATION ADMINISTRATIVE DE L’OLPED
Les organes de l’OLPED sont :
- Le congrès : c’est l’assemblée générale. Il est l’organe suprême qui définit les
orientations et procède au renouvellement des instances de l’OLPED
- Le Conseil d’Administration : c’est l’organe de surveillance et de contrôle de
l’OLPED
- Le Bureau exécutif : c’est l’instance dirigeante. Il est renouvelé tous les ans.
NB : la qualité de membre est bénévole et honorifique
PARAGRAPHE III : LES MOYENS D’ACTION DE L’OLPED
L’OLPED en tant qu’organe de régulation s’appuie sur les lois et textes régissant le
domaine de la communication en Côte d’Ivoire.
Il sanctionne et prend des décisions à l’encontre des journalistes qui ne respectent pas
la loi et les textes régulant le domaine de la communication. Ces sanctions vont du simple
avertissement au retrait provisoire ou définitif de la carte de journaliste professionnel.

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M. KONE KATIO
PARTIE II : LA COMMUNICATION AUDIOVISUELLE
CHAPITRE I : L'USAGE DES FRÉQUENCES DE RADIODIFFUSION SONORE ET
TÉLÉVISUELLE
L’usage des fréquences est réparti entre les services utilisant la voie Hertzienne
terrestre et ceux émettant par câble et par satellite.
SECTION I : L’USAGE DES FRÉQUENCES PAR VOIE HERTZIENNE
La fréquence est unrythme de répétition ou de propagation des ondes radioélectriques
dans j'espace. Quant à la voie hertzienne, c'est une voie radio électrique en libre propagation
dans l’espace sans support physique.
L'usage des services par voie hertzienne répond à une procédure et à des conditions techniques
d'usage des fréquences. En outre, les conditions d'exploitation doivent être respectées
A- LA PROCÉDURE
Cette procédure doit obéir à une autorisation et fait intervenir un appel d'offres et la
signature d’une convention.
1) L’autorisation
Le Gouvernement détermine, après avis de la HACA et de l'organisme chargé de la
gestion des fréquences, les bandes de fréquence ou les fréquences qui sont attribuées aux
services de l'État et celles dont l’attribution ou l'assignation est confiée de la HACA après
l'examen des différents dossiers d’appel d'offres et d'appel à candidature par la commission
prévue à cet effet.
Les autorisations d'usage des fréquences sont accordées suite à un appel d'offres pour
les radios et télévisions commerciales ou à un appel à candidature pour les radios et télévisions
non commerciales. La HACA publie la liste des fréquences disponibles ainsi que l'appel d'offres
ou l'appel à candidatures.
La durée de l’autorisation ne peut excéder dix (10) ans pour les services de télévision et
cinq (O5) ans pour les services de radio sonore diffusé par voie hertzienne.
Cette autorisation est reconduite par la HACA pour une durée de cinq (05) ans il
chaque fois sauf pour des raisons d'ordre public.
2) L'appel d'offres ou à candidature
Les déclarations de candidatures sont présentées, soit par une société, soit par une
association déclarée selon la loi.
Le dossier d'appel d'offres ou d'appel à candidature indique précisément:
- L'objet et les caractéristiques générales du service;
- Les caractéristiques techniques d'émission;
- L'étude d'impact environnemental;
- Les prévisions des dépenses et des recettes,
- L'origine et le montant des financements;
- La liste des administrateurs ;

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M. KONE KATIO
- La composition du ou des organes de direction ;
- Les statuts de la personne morale qui fait acte de candidature ;
- La composition du capital ;
- Le cautionnement dont le montant est fixé par décret.
La commission d'examen des dossiers d’appel d'offres ou appel à candidature
comprend neuf (09) membres répartis comme suit :
- Sept (07) représentants de l’État désignés notamment par les ministres de la
communication, de l’intérieur, de l'économiede la culture, de la sécurité et de l'éducation
nationale;
- Deux (02) représentants de l'Organisme chargé de la gestion des fréquences ;
La présidence est assurée par le représentant du ministère de communication.
3) La signature de la convention
La convention sur l'usage des fréquences est un acte par lequel la HACA, agissant pour
le compte de l'État et un promoteur de la communication audiovisuelle déterminent
conformément à la foi, les obligations et engagements de chacune des parties dans le cadre de
l'exploitation d'une fréquence de télé ou de radio dans un lieu donné et pour une durée
déterminée.
L'autorisation pour chaque service diffusé par voie hertzienne, est subordonnée à la
signature d'une convention entre la HACA et le candidat retenu, après avis du ministre de la
communication et celui de l'économie et des finances.
Cette convention détermine notamment :
- Les rapports entre la HACA et le titulaire de l'autorisation;
- Les équipements techniques à utiliser dans la mise en œuvre de l’autorisation ;
- La fourniture technique des programmes, les règles générales de
programmation, les langues utilisées ;
- Les caractéristiques techniques de diffusion ;
- Les conditions de diffusion de la publicité, du parrainage et du téléachat dans le
respect des règles en vigueur.
B- LES CONDITIONS TECHNIQUES D'USAGE DES FRÉQUENCES
Elles concernent l'usage des fréquences et le contrôle technique de l'utilisation des
fréquences.
1) L'usage des fréquences
Il est subordonné au respect des conditions définies par la HACA en collaboration avec
l’organisme de gestion des fréquences et porte sur :
- Les caractéristiques des équipements de diffusion utilisés et des signaux émis ;
- La limite supérieure de puissance apparente rayonnée;
- La protection contre les interférences possibles avec l'usage d'autres techniques de
télécommunications.

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M. KONE KATIO
2) Le contrôle technique
Il est effectué par l'organisme de gestion des fréquences à la demande de la HACA qui
prescrit aux titulaires de l’autorisation les mesures propres à assurer une bonne réception des
signaux.
C- LES CONDITIONS D’EXPLOITATION DES FRÉQUENCES
Les titulaires de l’autorisation disposent, pour l’exploitation effective des fréquences,
d'un délai maximum de neuf (09) mois pour la radio et de douze (12) mois pour la télé à
compter de la date de signature de la convention.
Le droit d'exploiter la fréquence peut être retiré en cas de non-respect des délais. L'usage
effectif des fréquences est conditionné par le versement.
- D'une redevance annuelle forfaitaire à la HACA, fixée par décret;
- D'une contribution de 2,5% maximum du chiffre d'affaires à partir du 24eme mois
d’exploitation, répartie pour moitié entre la HACA et l'organisme de soutien à la
presse écrite et audiovisuelle.
SECTION II : L'USAGE DES FRÉQUENCES PAR CÂBLES ET PAR SATELLITE
Les données par satellite sont des informations sonores ou télévisuelles reçues par
satellite. Quant au câble, c'est un faisceau de fils conducteurs utilisé pour un réseau de
distribution d'électrique ou de télécommunication.
Cet usage concerne l'édition et la distribution des services de radio et de télé par câble
et par satellite.
A- L'EDITION DES SERVICES PAR CÂBLE ET PAR SATELLITE
Elle est soumise à des règ1es de fonctionnement et d'exploitation
1) Le fonctionnement
La HACA fixe pour chaque catégorie de services de r radio sonore et de télé distribué
par câble ou par satellite :
- La durée maximale des conventions, Les règles générales de programmation ;
- Les règles applicables à la publicité, au parrainage et au téléachat ;
- Les règles applicables aux services exclusivement consacrés à l'autopromotion ou au
téléachat ;
- La contribution des éditeurs de services au développement de la production
d'œuvre télévisuelle, radiophonique et cinématographique;
- Les règles relatives aux contrats d'acquisition des droits de diffusion ;
- Le régime de diffusion des œuvres cinématographiques de longue durée.
2) l'exploitation des fréquences
L'exploitation des fréquences de diffusion afférentes à la radio et à la télé est autorisée
par la HACA comme pour l'exploitation hertzienne.
Les autorisations dont la durée est de dix (10) ans pour la télé et de cinq (05) ans pour
les radios ne peuvent être accordées qu'a des sociétés.

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M. KONE KATIO
B- LA DISTRIBUTION DES SERVICES PAR CÂBLE ET PAR SATELLITE
Cette distribution est soumise àautorisation et comporte des obligations à la charge
des sociétés prestataires.
1) L'autorisation
L'exploitation des réseaux de distribution par câble et parsatellite est soumise à
l'autorisation de la HACA.
L'autorisation précise la durée de l'exploitation ainsi que la composition et la structure de
l'offre de services et tout accord de commercialisation du système d'accès.
La HACA veille à ce que la composition de l'offre soit conforme à l'intérêt du public au
regard notamment de la variété des services proposés. Toute modification de la composition
et la structure de l'offre est soumise à la [Link] peut comporter des obligations.
2) Les obligations des prestataires
Les sociétés, exploitant les réseaux de distribution par câble et par satellite peuvent
être soumises à des obligations ayant trait à :
- La retransmission des programmes des chaines publiques de radio et de télé diffusés par
voie hertzienne ;
- Le paiement par l'exploitant d'une redevance pour le fonctionnement de la HACA.

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M. KONE KATIO
CHAPITRE II : LES RÈGLES APPLICABLES AUX SERVICES DE
COMMUNICATION
Ces règles concernent les principes d'établissement des services, ceux applicables aux
radiodiffusions et télévisions privées ainsi que les dispositions relatives aux services de
communication en ligne.
SECTION I : LES RÈGLES D'ÉTABLISSEMENT DES SERVICES DE
COMMUNICATION
Elles touchent à la structure des sociétés exploitantes et à leur capital social
A- LA STRUCTURE DES SOCIÉTÉS EXPLOITANTES
Toute entreprise de communication audiovisuelle tient en permanence à la disposition du public :
- Sa dénomination ou sa raison sociale, le nom de son représentant légal, de ses
principaux associes ainsi que de son gérant,
- La liste des programmes édites et celle des autres services de communication
audiovisuelle quelle assure
- est formellement interdit à tout associé ou actionnaire d'un organisme ayant pour objet
l’exploitation d'un service de communication audiovisuelle de prêter son nom, de quelque
manière que ce soit.
L’autorisation d'exploiter un service de communication audiovisuelle est personnelle et
non cessible. Pour le recrutement de leur personnel, ces sociétés doivent se conformer au
code du travail.
B- LE CAPITAL SOCIAL DES SOCIÉTÉS EXPLOITANTES
Le capital social de la société de radio ou de télé privée commerciale ne peut être
formé avec des participations émanant directement ou indirectement d'administrations
publiques ou d’organismesd'intérêt public.
Les participations au capital social de tout organisme ayant pour objet un service
communication audiovisuelle sont nominatives.
SECTION II : LES RÈGLES APPLICABLES AUX RADIODIFFUSIONS PRIVÉES
Les règles concernent les principes applicables, d'un côté, aux radios privées
commerciales et noncommerciales, aux radios étrangères et de l’autre, aux télés privées
commerciales et noncommerciales, ainsi que ceux applicables aux stations terriennes à usage
privé
A- LES RADIOS PRIVÉES COMMERCIALES·
Nous verrons la définition, la structure et les conditions d’exploitation de ces radios
1) Définition
Au sens de la loi sur la communication audiovisuelle, les radios privées commerciales sont celles
dont lesressources publicitaires peuvent excéder 20% du chiffre d'affaires.
2) La structure
Pour être autorisée, une radio privée commerciale doit :
- Être une entreprise de droit Ivoirien dont le capital social est libéré à hauteur d'au moins
50000000 de francs ;
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M. KONE KATIO
- Établir son siège social et son siège d’exploitation en Côte d'ivoire;
- Disposer, si le service diffuse de l'information, d'une équipe de rédaction et d'un directeur de
l’information lui-même journaliste professionnel.
3) Les conditions d’exploitation
Elles dépendent de conventions passées entre les radios et la HACA, lesquelles
conventions précisent la grille de programme :
- Comportent, si le service diffuse de l’information, des dispositions visant à garantir la
qualité de l’information el la formation de journalistes professionnels;
- Précisent l'origine et le montant des investissements prévus;
- Prévoient des dispositions visant à faire assurer la responsabilité de la rédaction des
informations par un journaliste professionnel.
L'autorisation peur l'installation ct l'exploitation d'une radio privée commerciale est donnée
pour une durée de cinq(05) ans renouvelable.
B- LES RADIOS PRIVÉES NON COMMERCIALES
Nous verrons la définition et la structure et les conditions d'exploitation
1) Définition
Selon la loi, les radios privées non commerciales sont celles dont la part des ressources
publicitaires dans le budget est inférieure à 20%.
Les radios confessionnelles ne sont pas autorisées à recourir à la publicité.
2) La structure
Pour être autorisée, une radio privée non commerciale doit :
- Être à but lucratif ;
- Être de type associatif ou communautaire;
- Viser dans ses programmes j'information et l'animation locale, le développement culturel et
l'éducation permanente.
3) Les conditions d’exploitation
La programmation de ces radios doit comprendre une production propre d'au moins 30 % de
l'ensemble des programmes à l' exclusion des rediffusions.
Ces radios doivent :
- S'engager à diffuser leurs émissions dans une zone définie ;
- Préciser l'origine et le montant des investissements prévu ;
- Préciser l’implantation exacte du ou des site(s) envisagé(s) ;
- Faire assurer la responsabilité de la rédaction des informations locales par un Journaliste
professionnel, sile service diffuse de l'information.
L'autorisation est donnée pour une durée de cinq (05) ans renouvelable.
Lorsqu'une radio privée non commerciale est menacée de disparition et qu'elle présente
un intérêt particulier pour la région dans laquelle elle émet, l'État peut, sur requête de cette
dernière et après avis de la HACA, lui octroyer une aide.
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M. KONE KATIO
C- LES RADIOS ÉTRANGÈRES
L’État peut autoriser une ou plusieurs radios étrangères de réputation internationale.
Les modalités, conditions et spécifications complémentaires propres à chacune d'elles
sont précisées dans une convention.
Outre le versement de tous droits et taxes fixés par la loi, les radios étrangères autorisées
sont assujetties au versement d'une redevance annuelle dont le montant ne saurait être
inférieur à 15 000 000 de francs.
Elles doivent désigner un représentant officiel auprès de la HACA.
D- LES TÉLÉS PRIVÉES COMMERCIALES
Nous verrons la structure de ces télés et les conditions de leur exploitation
1) La structure
Pour être autorisée une télé privée commerciale doit :
- Être une entreprise de droit ivoirien, dont le capital social est libéré à hauteur d'un
moins 350 000 000 de francs ;
- Établir son Siège social et son siège d'exploitation en Côte d'ivoire.
2) Les conditions d’exploitation
Si elles diffusent leurs émissions par voie hertzienne et que ces émissions sont reçues
en clair. Les télés privées commerciales doivent:
- S'engager à diffuser dans leur programmation au 20% d'œuvres télévisuelle et
cinématographique ivoiriennes ;
- S'engageà faire la promotion du patrimoine culturel Ivoirien par des coproductions,
L'équipe rédactionnelle du service de l'information s'il existe doit être composé
uniquement de Journalistes professionnels dont le directeur de l'information.
Ces télés présentent de la HACA au plus tard à la fin du 1ersemestre de l'année suivante
un rapport annuel portant sur le respect des obligations des prestataires.
Les membres de la HACA jouissent d'un droit d'inspection des installations et des
programmes de télés privées, et ce, en vue d'établir un rapport adressé de la HACA.
L'autorisation d'exploitation de la télé privée commerciale est donnée pour une durée de
dix (10) ans renouvelable par période de cinq (05) ans.
E- LES TÉLÉVISIONS PRIVÉES NON COMMERCIALES
Nous verrons la structure et les conditions d’exploitation de ces télés.
1) La structure
Les télés privées non commerciales sont des télés communautaires, locales ou
régionales qui peuvent mobiliser 25% de leurs ressources à travers la publicité.
Pour être autorisées, elles doivent :
- Appartenir à une association, une fédération d'associations ou à une communauté,
- Viser dans sa programmation, l'information et l’animation 1ocales, le développement
culturel et l'éducation permanente.

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M. KONE KATIO
- S'engager à diffuser des émissions dam une zone définie ;
- Préciser l'origine et le montant des investissements prévus;
- Préciser l'implantation exacte du ou des site(s) envisagé(s).
2) Les conditions d'exploitation
Ces télés peuvent faire appel pour une part non prépondérante de leur temps d'antenne:
- Soit à des banques de programmes;
- Soit à un fournisseur de programmes identifié, à condition que ce dernier ne
poursuive pas d'objectif commercial, qu'il ait un statut associatif et que cette
fourniture soit sa spécificité et particulièrement celle de ses programmes.
La programmation des télés privées non commerciales doit comprendre une production
propre d'au moins 80% de l’ensemble des programmes.
Si elles diffusent de l'information la responsabilité de la rédaction doit être assurée par un
journaliste professionnel.
L'autorisation d'exploitation est donnée pour dix (l0) ans renouvelable par période de cinq (05)
ans.
F- LES STATIONS TERRIENNES A USAGE PRIVE
Une station terrienne est une station (ensemble d'émetteurs ou récepteurs, y compris les
appareils accessoires, nécessaires pour assurer un service de radiocommunication ou de
radioastronomie, en un lieu donné) située soit sur la de la terre, soit dans la partie de
l'atmosphère terrestre, destinée àcommuniquer avec d'autres stations terrestre ou spatiale.
Ces stations sont soumises à autorisation pour leur exploitation.
1) L'autorisation d'exploitation
L'installation et l'exploitation de ces stations, même à titre expérimental, doivent faire
l'objet d'une autorisation délivrée par la HACA.
L'autorisation permet au bénéficiaire l'exploitation exclusive des équipements à des fins
de réception et/ou d'émissions télévisuelles ou de données par satellite à usage domestique ou
collectif pour des personnes physiques ou morales.
2) L'exploitation proprement dite.
L'exploitation des stations terriennes de télédiffusion ou de données par satellite dorme
lieu au versement à la HACA d'une redevance annuelle forfaitaire fixée par décret.
Tout changement de station fait l’objet d'une autorisation préalable de la HACA. Les
installations sont soumises au contrôle permanent de laHACA.
Ces stations doivent respecter scrupuleusement les nonnes techniques définies par la HACA.
SECTION III : LES RÈGLES RELATIVES DES SERVICES DE COMMUNICATION
Nous verrons la structure de ces services et les conditions de leur exploitation
A- LA STRUCTURE DES SERVICES DE COMMUNICATION EN LIGNE
La structure de ces services dépend du caractère professionnel ou non de l'activité.

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M. KONE KATIO
1) Les services en ligne à titre professionnel
Les personnes dont l’activité est d'éditer un service de communication en ligne autre que de
correspondance privée tiennent à la disposition du public :
- S'il s'agit de personnes physiques, leur nom, prénom et domicile;
- S'il s'agit de personnes morales, leur dénomination ou leur raison sociale et leur
siège social ;
- Le nom du directeur de la publication ;
- Le nom, la dénomination ou la raison sociale et l'adresse du prestataire.
2) Les services en ligne à titre non professionnel
Les personnes éditant à titre non professionnel un service de communication en ligne
autre que de correspondance privée peuvent se tenir à la disposition du public, pour préserver
leur anonymat, que le nom, la dénomination ou la raisonsociale et l'adresse du prestataire sous
réserve de lui avoir communiqué les éléments d’identification personnelle.
B- LES CONDITIONS D'EXPLOITATION
Les personnes physiques ou morales dont l’activité est d'offrir un accès à des services de
communication en ligne autres que de correspondance privée sont tenues :
- D'informer leurs abonnés de l'existence de moyens de restreindre l'accès à certains
services ou de les sélectionner ;
- De leur proposer au moins unde ces moyens.
Quant aux personnes qui assurent (4 titre gratuit ou onéreux, le stockage direct et
permanent pour mise à disposition du public de signaux, décrits, d'images, de sons ou de
messages de toute nature accessibles par ces services, elles ne sont pénalement ou civilement
responsables du fait du contenu de ces services que SI, ayan: été saisies par une autorité
judiciaire, elles n'ont pas agi promptement pour empêcher l'accès à ce contenu.
Ces personnes sont tenues de détenir et de conserver les données de nature à permettre
l'identification de toute personne ayant contribué à la création d'un contenu des services dont
elles sont prestataires.

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M. KONE KATIO
CHAPITRE III : LE SERVICE PUBLIC DE LA COMMUNICATIONAUDIOVISUELLE
Ce service est essentiellement assure par la RTI qui doit être épaulé par le Conservatoire
National de l’Audiovisuel.
I- LA RTI
C’est la RTIqui assure le service de la communication audiovisuelle
A- LE STATUT DE LA RTl
Selon la loi sur la communication audiovisuelle, la RTI est conçue sur le modèle des
sociétés anonymes. Cela signifie qu’elle comprend un Conseil d'Administration dirigé par un
Président du Conseil d’Administration (PCA) nommé par décret.
Pour sa gestion courante, la RTI est dirigée par un Directeur Général (DG) également
nommé par décret. La RTI est dotée de la personnalité morale et civile.
Son capital est détenu totalement par l'État. Il est fixé à 6 milliards de francs. L’objet
social de la RTI consiste dans la gestion du service public national
B- LA COMPOSITION DU CONSEIL D'ADMINISTRATION
Le CA de la RTI comprend douze (] 2) membres dont le mandat est de trois (03) ans :
- Un représentant du Président de la République,
- Un représentant de i' Assemblée Nationale choisi en dehors de ses
membres
- Un représentant de la Primature
- Un représentant du ministère de la Communication;
- Un représentant du ministère de l'Économie et des Finances;
- Un représentant du ministère de l'Éducation Nationale ;
- Un représentant du ministère du Travail;
- Un représentant du ministère de la Culture ;
- Un représentant du ministère des Télécommunications; Un représentant du ministère de la
Défense;
- Un représentant élu du personnel,
- Un représentant désigne par les Groupements des associations de consommateurs. Le PCA
est élu par ses pairs
C- LES MISSIONS DE LA RTI
La RTl a pour missions :
- D'offrir, au public, un ensemble de programmes et de services diversifiés et pluriels
dans le respect des droits de la personne et des principes démocratiques
- De favoriser le débat démocratique, les échanges entre les différentes composantes de la
population ainsi que l'insertion sociale et la citoyenneté, en évitant toute prise de
position partisane
- D’assurer la promotion des langues nationales et de mettre en valeur le patrimoine
culturel et linguistique ivoirien.
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M. KONE KATIO
- De produire, conforment aux cahiers des charges, des œuvres et des documents
audiovisuels
- De commercialiser ou de faire commercialiser, si possible, les œuvres et documents
audiovisuels
D- LE STATUT DU PERSONNEL
Selon les textes, le personnel se trouve dans une situation statutaire de droit privé. Le
personnel est donc lié par des contrats de travail.
Toutefois, la RTI comprend encore aujourd'hui des fonctionnaires incorporés de plein droit
avant la réforme. Comme tous les travailleurs, les agents de la RTI possèdent le droit de grève et
le droit de se syndiquer.
II- LE CONSERVATOIRE NATIONAL DE L'AUDIOVISUEL
Cet organisme n’a pas encore vu le jour. Mais s'il venait à être créé, son statut et ses
missions sont les suivants :
A- Le statut
Le conservatoire national de T'audiovisuel est un établissement public de type
particulier chargé de mettre en valeur le patrimoine audiovisuel national.
B- Les missions
L'établissement assure la conservation des archives audiovisuelles des organismes
publics de communication audiovisuelle et contribue à leur exploitation.

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CHAPITRE IV : LA HACA
La HACA (Haute Autorité de la Communication Audiovisuelle) est l’Institution chargée
de la régulation de la communication audiovisuelle en Côte d’Ivoire. Elle a été créée aux
termes de l’ordonnance n° 2011-475 du 30 avril 2011 portant érection du conseil national de
la communication audiovisuelle (CNCA) en haute autorité de la communication audiovisuelle
(HACA).
La HACA définit les normes relatives aux matériels et techniques de diffusion et
réception des émissions ; donne un avis en matière de négociations internationales relatives à
la communication audiovisuelle, de projet ou de propositions de textes régissant la
communication audiovisuelle.
PARAGRAPHE I : LES MISSIONS DE LA HACA
La HACA a pour mission :
• d’assurer le respect des principes du libre exercice de la communication audiovisuelle;
• de garantir et d’assurer la liberté et la protection de la communication audiovisuelle
dans le respect de la loi;
• de veiller au respect de l’éthique et de la déontologie en matière d’information;
• de garantir l’accès, le traitement équitables des Institutions de la République, des partis
politiques, des associations et des citoyens aux organes officiels d’information et de
communication;
• de favoriser et de garantir le pluralisme dans l’espace audiovisuel;
• de garantir l’égalité d’accès et de traitement ainsi que l’expression pluraliste des
courants d’opinions particulièrement pendant les périodes électorales;
• de concourir à l’attribution des fréquences de radiodiffusion sonore et télévisuelle;
• d’élaborer et de contrôler le respect des conventions ainsi que les prescriptions du
cahier des charges annexé à ces conventions;
• de veiller à la qualité et à la diversité des programmes, au développement et à la
promotion de la communication audiovisuelle nationale ainsi qu’à la mise en valeur du
patrimoine culturel national, africain et universel ;
• d’exercer un contrôle par tous les moyens appropriés sur notamment l’objet, le contenu,
les modalités de programmation des émissions publicitaires et parrainées;
• de garantir l’indépendance et d’assurer l’impartialité du secteur public de la
communication audiovisuelle notamment la radiodiffusion sonore et télévisuelle;
• de définir les normes relatives aux matériels et techniques de diffusion et de réception
des émissions;
• de donner son avis en matière de :
- négociations internationales relatives à la communication audiovisuelle;
- projets ou propositions de textes régissant la communication audiovisuelle.
• de formuler, à l’attention des pouvoirs exécutif et législatif, des conseils
d’administration des organismes publics, des propositions, de donner des avis et de faire
des recommandations;
• de donner son avis sur toutes les questions relevant de sa compétence dans les
conditions définies par décret.
PARAGRAPHE II : LES POUVOIRS DE LA HACA
Dans le cadre de sa mission de régulation du secteur de la communication audiovisuelle,
la Haute Autorité de la Communication Audiovisuelle dispose des pouvoirs suivants :

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• Pouvoir de Décision
Instance de régulation du secteur de la communication audiovisuelle, la HACA dispose
d’un pouvoir de décision à caractère individuel ou réglementaire.
• Pouvoir d’investigation et d’enquête
Pour l’accomplissement de ses missions, la Haute Autorité de la Communication
Audiovisuelle dispose de tout pouvoir d’investigation et d’enquête pour notamment :
- Recueillir ou faire recueillir tant auprès des administrations publiques que privées
toutes les informations techniques, administratives, financières relatives aux
programmes nécessaires à l’exercice de ses activités ;
- Procéder ou faire procéder auprès des opérateurs à toutes enquêtes nécessaires à
l’exécution de ses missions et toute personne physique ou morale sollicitée est tenue
de répondre.
• Pouvoir de contrôle
La HACA contrôle les programmes des radiodiffusions sonores et télévisuelles dans le
cadre du respect du pluralisme des courants de pensée et d’opinion.
• Pouvoir de sanction
Contre les titulaires de l’autorisation (opérateurs)
La Haute Autorité de la Communication Audiovisuelle met en demeure les titulaires de
l’autorisation de respecter les obligations qui leur sont imposées par les textes législatifs,
réglementaires et conventionnels.
Si le titulaire de l’autorisation ne se conforme pas dans le délai imparti aux mises en
demeure qui lui ont été adressées, la HACA peut prononcer à son encontre des sanctions allant
de la suspension de l’autorisation ou d’une partie du programme jusqu’au retrait de
l’autorisation d’exploiter le service autorisé.
• Pouvoir disciplinaire
Contre les journalistes et techniciens du secteur de la communication audiovisuelle
La Haute Autorité de la Communication Audiovisuelle dispose d’un pouvoir
disciplinaire sur les journalistes professionnels et techniciens du secteur de la communication
audiovisuelle;
En cas de manquements aux règles d’éthique et de déontologie, la HACA peut
prononcer les sanctions disciplinaires suivantes:
- l’avertissement;
- le blâme;
- la suspension (retrait de la carte professionnelle pendant la durée de ladite mesure);
- la radiation (retrait définitif de la carte professionnelle).
• Pouvoir juridictionnel
La HACA siège en formation collégiale avec le Conseil National de la Presse (CNP) sur
les recours contre les décisions de la Commission paritaire d’attribution de la carte d’identité
de journaliste professionnel ou de professionnel de la communication (CIJP).
PARAGRAPHE III : LA COMPOSITION DE LA HACA
La Haute Autorité de la Communication Audiovisuelle comprend douze membres non
permanents nommés par décret pris en conseil des ministres sur présentation du ministre
chargé de la communication, pour un mandat de six ans non renouvelable. Selon l'article 3 du
décret n° 2011-475 du 21décembre2011, le cortège est nommé et constitué de la façon
suivante4 :
• Un professionnel de la communication, désigné par le Président de la République ;
• Une personne désignée par le Président de l’Assemblée nationale ;
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• Une personne désignée par le Président du Conseil économique et social ;
• Un magistrat désigné par le Conseil supérieur de la magistrature ;
• Une personne désignée par le Ministre chargé de la communication ;
• Une personne désignée par le Ministre chargé de l’Économie et des Finances ;
• Une personne désignée par le Ministre chargé de la Culture ;
• Une personne désignée par le Ministre chargé de la Poste et des Technologies de
l’Information et de la Communication ;
• Une personne désignée par les associations de défense des droits de l’homme ;
• Trois représentants des organismes professionnels de la communication audiovisuelle,
dont un journaliste professionnel de l’audiovisuel, un ingénieur des médias et un
professionnel de la production.
PARAGRAPHE IV : L’ORGANISATION DE LA HACA
Pour mener à bien ses missions, la HACA fonctionne selon l’organisation suivante :
 Le Président
La Haute Autorité de la Communication Audiovisuelle est dirigée par un Président
nommé par décret pris en Conseil des Ministres, pour un mandat d’une durée de six ans, non
renouvelable. Il n’est pas concerné par le renouvellement au tiers des membres du Conseil.
Dans l’exercice de ses fonctions, le Président dispose des attributions suivantes:
• La présidence des séances de la HACA;
• La direction et le contrôle des services de la HACA;
• La représentation de la HACA, tant auprès de l’administration que des tiers.
Il exerce toute autre mission à lui confiée par la HACA.
 Le Directeur Général
Pour l’accomplissement de ses missions, la Haute Autorité de la Communication
Audiovisuelle dispose d’une Direction Générale, placée sous l’autorité du Président et dirigée
par un Directeur Général.
Le Directeur Général est nommé par décret pris en Conseil des Ministres, sur
proposition du Président de la Haute Autorité de la Communication Audiovisuelle, après avis
du Ministre en charge de la Communication.
 Les Directions et Services
La HACA comprend cinq Directions :
• La Direction des Affaires Administratives et Financières;
• La Direction des Opérateurs Audiovisuels;
• La Direction des Programmes, de la Documentation et de l’Information;
• La Direction des Technologies, des Études et de la prospective;
• La Direction des Affaires Juridiques.
Chaque Direction est dirigée par un Directeur nommé par décision du Président de la
HACA.
Chaque Direction est composée de Sous-directions et de Services.
Les Sous-directions et Services sont dirigés respectivement par des Sous-directeurs et Chefs
de Services nommés par décision du Président de la HACA sur proposition du Directeur
Général.

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