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DL Integ2

Le document présente une simulation d'examen sur l'intégration et les formules de Stirling, divisée en trois parties. La première partie traite des limites et des intégrales de fonctions trigonométriques, la deuxième partie aborde les propriétés des fonctions concaves et les inégalités associées, et la troisième partie établit la formule de Stirling à partir des résultats précédents. Les calculs et démonstrations sont détaillés pour chaque question.

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Simulation DS My Ismail Mamouni

2016-2017 http ://myismail.net


.

Mercredi 14 Juin 2017

Intégration

Formules de Stirling
L’objectif de ce problème est de déterminer un équivalent simple à n ! quand n → +∞ .

Partie I – Une limite

π 2 π 2
On pose pour tout n ∈ ℕ : I n = ∫ sinn t dt et J n = ∫ cosn t dt
0 0

1.a Calculer I 0 , I 1 et I 2 .
1.b Montrer que la suite (I n ) est décroissante et strictement positive.
1.c A l’aide d’un changement de variable adéquate, établir : ∀n ∈ ℕ, I n = J n .
n +1
2.a Etablir que pour tout n ∈ ℕ : I n +2 = In .
n +2
I n +1
2.b En encadrant , montrer que I n +1 ∼ I n .
In n →+∞

2.c Observer que la suite de terme général (n + 1)I n I n +1 est constante.


2.d En déduire un équivalent simple de I n quand n → +∞ .
3.a Pour p ∈ ℕ , exprimer I 2p et I 2 p+1 à l’aide de nombres factoriels.
(2p + 1)I 2 p+1 24 p (p !) 4
3.b En observant que 
p →+∞
→1 obtenir π = lim .
(2p )I 2 p p →+∞ p ((2 p )!) 2

Partie II – En encadrement

Soit a < b deux réels et f : [a ,b ] → ℝ une fonction de classe C 2 concave. On note M = sup f ′′(t ) .
t ∈[a ,b ]

On introduit g : [a ,b ] → ℝ la fonction affine déterminée par g (a ) = f (a ) et g (b ) = f (b ) .

1.a Exprimer, pour tout t ∈ [a ,b ] , g (t ) en fonction de a , b et f .


b
1.b Calculer ∫ g (t )dt .
a

b b
2. Justifier par un argument géométrique, que ∫ a
g (t )dt ≤ ∫ f (t )dt .
a

1
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(t −a )(b − t )
3. On désire maintenant établir la propriété : ∀t ∈ [a ,b ], f (t ) − g (t ) ≤ M
2
Celle-ci est clairement vérifiée pour t = a ou t = b . Il reste à l’étudier pour t ∈ ]a ,b[ .
Pour cela, on introduit h : [a ,b ] → ℝ la fonction définie par : h (x ) = f (x ) − g (x ) − K (x −a )(x −b )
où la constante K est choisie de sorte que h (t ) = 0 .
3.a Justifier que h est de classe C 2 et exprimer h ′′(x ) .
3.b En exploitant le théorème de Rolle, établir qu’il existe c ∈ [a ,b ] tel que h ′′(c ) = 0 .
M
3.c En déduire qu’alors K ≤ puis l’inégalité voulue.
2
b b M (b −a )3
4. Etablir alors que ∫a
f (t )dt − ∫ g (t )dt ≤
a 12
.

5. En appliquant le résultat précédent à la fonction f : x ֏ ln x sur [n , n + 1] (avec n ∈ ℕ∗ ) établir :


 1 1
0 ≤ n + (ln(n + 1) − ln(n )) −1 ≤ .
 2 12n 2

Partie III – Formule de Stirling

Cette partie exploite les résultats des questions I.3.b et II.5 qui pourront, au besoin, être admis.
 n+1 
On pose pour n ∈ ℕ \ {0,1} : un = ln n 2 e−n  − ln n ! et vn = un +
1
.
  12(n −1)
1. Montrer que les suites (un ) et (vn ) sont adjacentes.
On note C leur limite commune
1
2. En calculant de deux manières lim 2un − u 2n montrer que C = − ln(2π ) .
n →∞ 2
1
n+
3. Conclure : n ! ∼ 2π e−n n 2
.

2
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Correction
Partie I

π 2 π π 2 π 2 1 π2 π
I0 = ∫ , I 1 = ∫ sin t dt = [− cos t ]0 = 1 et I 2 = ∫ sin 2 t dt = ∫ (1− cos 2t )dt = .
π 2
1.a 1dt =
0 2 0 0 2 0 4
π 2
1.b ∀t ∈ [ 0, π 2],sin n t ≥ 0 et t ֏ sin n t n’est pas la fonction nulle donc I n = ∫ sin n t dt > 0 .
0
π 2
I n +1 − I n = ∫ sin n t (sin t −1)dt ≤ 0 car t ֏ sinn t (sin t −1) est négative sur [0, π 2] .
0

Ainsi (I n ) est une suite décroissante et strictement positive.


1.c En réalisant le changement de variable u = π 2 − t :
π 2 0 π 2
In = ∫ sinn t dt = ∫ sin n (π 2 − u )(−du ) = ∫ cosn u du = J n .
0 π 2 0

π 2 π 2 π 2
sin t sin n +1 t dt = − cos t sinn +1 t 
π 2
2.a I n +2 = ∫ sinn +2 t dt = ∫ +∫ (n + 1) cos 2 t sinn t dt
0 0 ipp 0 0
π 2
donne I n +2 = (n + 1) ∫ (1− sin 2 t )sinn t dt = (n + 1)I n − (n + 1)I n +2
0

n +1
donc I n +2 = In .
n +2
I n +1
2.b I n +1 ≤ I n donc ≤1 .
In
I n +1 n + 1 I n +1 n + 1 I
D’autre part : = ≥ car n +1 ≥ 1 .
In n + 2 I n +2 n + 2 I n +2
n + 1 I n +1 I
Ainsi ≤ ≤ 1 et en vertu du théorème des gendarmes : n +1 
n →+∞
→1 .
n +2 In In
n +1
2.c (n + 2)I n +1I n +2 = (n + 2)I n +1 I n = (n + 1)I n I n +1 . La suite de terme général nI n I n +1 est constante.
n +2
2.d La valeur de cette constante s’obtient en prenant n = 0 et on obtient : I 0I 1 = π 2 .
π
Puisque I n ∼ I n +1 et π 2 = (n + 1)I n I n +1 ∼ nI n2 donc I n ∼ .
2n
2p −1 (2p −1)(2p − 3) (2p −1)(2p − 3)⋯1
3.a I 2p = I 2 p−2 = I 2 p− 4 = … = I0
2p (2p )(2p − 2) (2p )(2p − 2)⋯ 2
(2p )(2p −1)(2p − 2)(2p − 3)⋯ 2.1 π (2p )! π (2p )!
ainsi I 2 p = = = π
[(2p )(2p − 2)⋯2]
2
2  2p p (p −1)⋯1 2 2 22 p +1 (p !) 2
 
(2p )(2p − 2)⋯ 2 22 p (p !) 2
Par la même démarche : I 2 p+1 = I1 = .
(2p + 1)(2p −1)⋯3 (2p + 1)!
(2p + 1)I 2 p+1 2p I 2 p
3.b I n ∼ I n +1 donc ∼ =1.
(2p )I 2 p 2p I 2 p
22 p (p !)2
(2p + 1)I 2 p+1 (2p + 1) (2p + 1)! 24 p (p !) 4 1 24 p (p !) 4
= = donc π = lim .
(2p )I 2 p 2p (2p )! 2 p →+∞ p ((2p )!) 2
2 p +1 2
π p ((2p )!) π
2 (p !)

Partie II

f (b ) − f (a )
1.a g (t ) = (t −a ) + f (a ) .
b −a

3
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b f (b ) − f (a ) b b f (a ) + f (b )
1.b ∫ a
g (t )dt =
b −a ∫a
(t −a )dt + ∫ f (a )dt =
a 2
(b −a ) .

2. Puisque f est concave, les cordes sont en dessous les arcs.


b b
Par suite ∀t ∈ [a ,b ], g (t ) ≤ f (t ) et donc, en intégrant : ∫ g (t )dt ≤ ∫ f (t )dt .
a a

2
3.a Par opérations h est C .
Puisque g est affine g ′′(x ) = 0 . D’autre part ((x −a )(x −b ))′′ = 2 donc h ′′(x ) = f ′′(x ) − 2K .
3.b La fonction h est C 2 et s’annule en a < t < b .
En appliquant le théorème de Rolle à h sur les segments [a ,t ] et [t ,b ] , h ′ s’annule en des points α, β
tels que a < α < t < β < b . En appliquant le théorème de Rolle à h ′ sur [α, β ] on obtient une annulation
de h ′′ en un point c ∈ ]α, β[ ⊂ [a ,b ] .
M
3.c h ′′(c ) = 0 donne 2K = f ′′(c ) puis 2K ≤ M = sup f ′′ et K ≤ .
[a ,b ] 2
h (t ) = 0 donne f (t ) − g (t ) = K (t −a )(t −b )
M
donc f (t ) − g (t ) ≤ K t −a t −b ≤ (t −a )(b − t ) .
2
De plus f (t ) − g (t ) ≥ 0 et donc l’inégalité précédente donne celle voulue.

4. En intégrant l’inégalité précédente sur [a ,b ] :


b M b

∫ a
( f (t ) − g (t ))dt ≤
2 ∫ a
(t −a )(b − t )dt

1 
b
b 1 b (b −a )3
Or ∫ a
(t −a )(b − t )dt =  (t −a ) 2 (b − t ) + ∫ (t −a ) 2 dt =
ipp  2
 a 2 a 6
b b M (b −a )3
donc ∫a
f (t )dt − ∫ g (t )dt ≤
a 12
.

1
5. La fonction f est de classe C 2 et f ′′(x ) = − .
x2
Puisque f ′′(x ) ≤ 0 , f est concave.
1
D’autre part, puisque M = sup f ′′(x ) = .
[n ,n +1] n2
Avec les notations qui précèdent :
b n +1 n +1 b ln n + ln(n + 1)
∫ f (t )dt = ∫ ln t dt = [t ln t − t ]n = (n + 1) ln n − n ln n −1 et ∫ g (t )dt = donc
a n a 2
 1 1
0 ≤ n + (ln n + ln(n + 1)) −1 ≤ .
 2 12n 2

4
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Partie III

3
n+
(n + 1) 2
e−(n +1) (n + 1)! 1
1. un +1 − un = ln 1
− ln = (n + )(ln(n + 1) − ln(n )) −1 ≥ 0 via II.2.b
n+
2 −n
n! 2
n e
1 1  1 1
vn +1 − vn = un +1 − un + − = n + (ln(n + 1) − ln(n )) −
12n 12(n −1) 
 2  12n (n −1)
1 1
≤ − ≤0
12n 2 12n (n −1)
Ainsi (un ) est croissante, (vn ) décroissante et puisque vn − un → 0 on peut assurer que ces suites sont
adjacentes.

2. D’une part 2un − u 2n → 2C −C = C et d’autre part :


 2n +1 −2n   
 n e   (n !) 2   n (2n )!  1  n ((2n )!)2  1 1
2un − u 2n = ln  
 − ln   = ln   = ln  
 1
  (2n )!   1  2  24n +1 (n !)4  → 2 ln 2π .
 2 2 (n !) 
2n + 2n +
 (2n ) 2 e 
− 2n 2  
1
Par suite C = − ln(2π ) .
2
1 1
n+ n+
2πn 2 e−n 2πn 2 e−n n+
1
3. ln = ln 2π + un → 0 donc → 1 puis n ! ∼ 2π e−n n 2 .
n! n!

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