IA PIKINE-GUEDIAWAYE TD MOUVEMENTS INVOLONTAIRES OU REFLEXES
TS2 / 2024/2025 M SARR
LZR
I. MAITRISE DES CONNAISSANCES :
Sujet 1 : Par un exposé clair et illustré, expliquez comment deux muscles
antagonistes peuvent avoir des réactions inverses lors de l'étirement de l'un d’entre
eux. On ne détaillera pas le fonctionnement synaptique.
. Sujet 2 : Expliquez, à partir de l'exemple du réflexe myotatique, les formes de
codage successives du message nerveux depuis sa naissance au niveau du
récepteur jusqu'à sa transmission (incluse) au motoneurone.
SUJET : 3 A partir d’un exemple précis d’un réflexe conditionnel, expliquez les
conditions d’élaboration de ce reflexe. Votre expose sera illustre par un schéma de
l’arc reflexe conditionnel.
II. COMPETENCES METHODOLOGIQUES
Exercice 1 :
Un individu est confortablement couché sur une natte étalée au sol. Brusquement, il
saute en poussant un puissant cri. Interrogé, il affirme avoir été piqué par quelque
chose au niveau de la cuisse. Après vérification, on découvre un scorpion sur la natte.
Furieux, il écrase l’animal avec un morceau de brique.
1.. A quels types de comportements correspondent ceux
soulignés dans ce texte ?
2.. Lors de la réaction brusque et incontrôlée de cet individu,
précisez à l’aide d’un schéma, le mécanisme mis en jeu.
3.. Rappelez la définition des termes suivants : stimulus absolu, stimulus neutre et
stimulus conditionnel.
Exercice 2 :
Afin d'étudier la localisation des somas dans les racines rachidiennes, on réalise
plusieurs types de sections chez un animal spinal.
1. Quelles seront les conséquences immédiates de chaque section ?
2. Sachant que les axones qui sont rattachés au corps cellulaire régénèrent et
qu'ils sont capables d'établir de nouvelles synapses fonctionnelles, quelles
séquelles résulteraient de chaque section si l'animal était gardé en vie et en
supposant que la régénération ait été totale ?
Exercice 3 :
L’examen clinique d’un accidenté de la route souffrant d’une commotion cérébrale
permet au médecin de réaliser les observations suivantes : ** Observation n°1 : Le
malade voit des éclairs lumineux et les personnes qui lui rendent visite mais il ne
reconnait pas les membres de sa famille.
** Observation n°2 : Lorsqu’on lui demande de prononcer un mot connu de lui, il
l’entend mais, bien que les muscles de sa langue ne soit pas paralysés, il ne peut
arriver à articuler un seul mot.
** Observation n°3 : Il ne peut plus mouvoir le bras droit.
** Observation n°4 : Il ne salive plus à l’odeur d’un aliment connu et préféré alors que
juste avant l’accident, l’odeur de cet aliment déclenchait sa salivation. Pourtant cet
aliment introduit dans sa bouche déclenche une salivation abondante.
A l’aide de ces données, indiquez les zones cérébrales que vous estimez intactes et
celles atteintes par des lésions.
Exercice 4 :
Les photographies a et b du document 2 représentent la face antérieure de l’œil d’un
individu placé dans la pénombre (obscurité), puis dans un milieu éclairé.
1°) Après avoir comparé le diamètre de la pupille de cet individu dans les
deux situations, dire de quel type de réaction il s’agit. (1 point) 2°) Les
constats expérimentaux suivants ont été faits :
a- Une section du nerf optique supprime cette
réaction ;
b- La destruction des muscles constituant l’iris
entraine la disparition de la réaction ; c-
c- Une lésion des tubercules quadrijumeaux
situés sous le cerveau empêche cette réaction.
Quels renseignements peut-on tirer de chacune de
ces diverses expériences ? (3 points)
d- 3°) Traduire par un schéma simple le trajet
de l’influx nerveux lors de la réaction pupillaire
étudiée.
Exercice 5 :
A/ On réalise quelques expériences afin de comprendre les mécanismes mis en jeu
dans le comportement moteur d’un sujet A.
L’expérimentateur se tient debout à gauche et légèrement en arrière du sujet A. Il
oriente l’extrémité effilée d’un souffleur invisible par le sujet mais à 2 cm de son œil
gauche. Sans prévenir, il souffle un jet d’air dans l’œil (sur la cornée) du sujet. Cela
provoque le clignement des paupières du sujet. A chaque fois qu’il répète ce jet d’air
dans l’œil, il déclenche la même réponse.
1°) Identifiez un tel comportement en justifiant votre réponse.
2°) On souhaite connaitre le mécanisme nerveux de cette réponse. Pour cela, on
réalise la série d’expériences suivantes sur des animaux (chiens).
Expérience 1 : Destruction de la branche oculaire du nerf trijumeau, du côté gauche.
Le jet d’air envoyé unilatéralement sur l’œil gauche reste sans effet, mais la même
opération répétée sur l’œil droit entraine le clignement des paupières des deux côtés
par contraction des muscles peauciers orbiculaires (muscles des paupières).
Expérience 2 : (Sur un autre chien), on sectionne le nerf facial gauche. Les paupières
gauches ne se ferment plus à l’air, que le jet soit envoyé sur l’œil gauche ou sur l’œil
droit.
Expérience 3 : (Autre animal), la lésion d’une zone du tronc cérébral en avant du
bulbe rachidien, supprime la possibilité de clignement suite au jet d’air dans l’œil.
a) Interprétez les résultats expérimentaux 1, 2, et 3.
b) Proposez un schéma simple, indiquant le cheminement des influx nerveux
au cours de la réaction décrite en A-1°. (Ne pas dessiner les structures
histologiques). (1 pt)
B/ 1°) Dans la même position qu’en A-1°, l’expérimentateur pose sa main sur
l’épaule du sujet A. Ce dernier tourne automatiquement sa tête vers
l’expérimentateur. Si l’expérimentateur répète ce toucher de l’épaule, très vite ce
comportement disparait par habituation du sujet. Identifiez ce comportement dû au
premier toucher de l’épaule ?
2°) Le toucher de l’épaule n’a, au départ, aucun effet sur le clignement des
paupières. L’expérimentateur applique sa main sur l’épaule du sujet quelques
secondes avant de lui souffler un jet d’air dans l’œil. Il répète plusieurs fois cette
association des deux stimuli. Après plusieurs séries de cette séquence, le seul toucher
de l’épaule du sujet A déclenche le clignement de ses paupières.
Exploitez ces résultats afin d’identifier ce nouveau comportement.
3°) Une fois cette réaction acquise, si l’expérimentateur continue de toucher l’épaule
du sujet A, sans souffler de l’air dans l’œil, on observe le nombre de clignement des
paupières sur dix essais. Les résultats obtenus sont indiqués par le tableau ci-
dessous :
- indique l’absence de clignement des
paupières.
Analyser les résultats du tableau et en déduire un caractère fondamental de la
réaction vue en B-2°. (1point)
Exercice 6 :
On conditionne un chien à saliver par association d’un agent primitivement indifférent,
éclair de lumière blanche suivi d’un agent gustatif efficace : la viande. Au bout d’un
certain nombre associations, la seule vue de la lumière provoque la salivation.
1/ Analyser méthodiquement les étapes de ce conditionnement en précisant à chaque
fois le trajet de l’influx nerveux.
Un singe est soumis au même traitement : le conditionnement étant acquis chez les
animaux, on poursuit l’expérience en utilisant des éclairs de lumière colorée
(document 1).
Chien Singe
Temps en Nombre de gouttes de salive en
minutes 30 s
0 Eclairs de 10 10
1seconde
15 Eclair bleu 10 0
30 Eclair vert 10 0
45 Eclair blanc 10 10
60 Eclair rouge 10 0
Document 1
2/ Analyser ces résultats du document 1 et concluez.
Lors de la conquête de l’espace, les premiers habitants des satellites furent des
animaux, notamment des singes ; afin de permettre à ces animaux de se nourrir
pendant les vols, des techniques de dressage faisant appel à des réflexes
conditionnels furent mises au point en laboratoire. On se propose d’étudier quelques
unes d’entre elles.
A.. Le dispositif choisi est le suivant : dans la cabine peu éclairée, le singe est
solidement sanglé dans son fauteuil ; devant lui, un tableau comportant, entre autres,
un voyant lumineux et une touche. Si le singe appuie sur la touche lorsque le voyant
s’allume, une trappe s’ouvre et libère de la nourriture ; si le singe appuie sur la
touche lorsque le voyant est éteint, la trappe reste fermée.
Des électrodes de contrôle placées sur l’animal enregistrent une activité électrique
dans l’aire visuelle du cortex cérébral, traduisant l’arrivée de l’influx nerveux lorsque
le voyant s’allume.
1/ Expliquer de façon simple et cohérente, comment l’allumage du voyant peut être à
l’origine d’un message nerveux. Les caractéristiques du voyant sont fixées
arbitrairement :
_temps d’allumage 20 secondes
_intensité d’allumage correspondant à une puissance de 8 watts.
On note l’évolution du comportement du singe lors du dressage. Les observations sont
groupées dans le document 2.
Essais Série Série Série Série Série Série Série
1 2 3 4 5 6 7
N °1 - 20s 15s 10s 11s 5s 5s
N°2 - - 16s 10s 5s 5s 4s
N°3 5s 15s 11s 11s 5s 5s 3s
N°4 - 15s 12s 5s 6s 3s 5s
N°5 - - 9s 7s 7s 3s 5s
N°6 20s 12s 10s 6s 3s 6s 2s
N°7 - 13s 8s 10s 4s 2s 4s
N°8 15s 15s - 5s 3s 4s 3s
Document 2
2) Analyser ces résultats et préciser les caractères des réflexes conditionnels mis en
jeu durant ces expériences.
Pendant le dressage, l’expérimentateur a été amené à déterminer les conditions
optimales d’efficacité du signal donné au singe. Cette mise au point est effectuée
après les essais décrits dans la question 2 en faisant varier notamment l’intensité
lumineuse du voyant. Les résultats obtenus sont groupés dans le document 3.
Essai Série Série Série Série Série Séri Série
s 1 2 3 4 5 e6 7
10wat 8watt 6watt 4watt 2watt 1wat 0,5wa
ts s s s s t tt
N°1 4s 5s 3s 9s - - -
N°2 5s 4s 5s 7s 18s - -
N°3 3s 4s 4s 4s - - -
N°4 2s 2s 4s 6s 16s - -
N°5 5s 4s 2s 4s 12s - -
N°6 4s 3s 5s 5s 15s - -
N°7 3s 5s 4s 9s 9s - -
N°8 4s 2s 3s 5s 10s - -
Document 3
3) a) Analyser ces résultats, préciser les caractéristiques les plus favorables de
l’excitant et expliquer les raisons du comportement du singe.
b) Citer d’autres facteurs qui ont pu être étudiés de façon à placer l’animal
dans des conditions optimales.
B. Lorsque le dressage du singe est bien mis au point, on réalise l’expérience suivante
au moment où l’animal appuie sur la touche, il reçoit une décharge électrique.
L’animal retire la main immédiatement. L’électrocardiogramme de contrôle montre
alors une accélération du rythme cardiaque et l’on constate simultanément une
élévation du taux de la noradrénaline, une hormone sécrétée par les glandes
surrénales, dans le sang.
1.. A quel type de réaction le retrait brutal de la main correspond-t-il ?
[Link]éterez votre étude par un schéma expliquant le trajet de l’influx qui, en
réponse à l’excitation électrique de la main, entraine le retrait de celle-ci.
Processus expérimental :
..On a réalisé sept séries de huit essais.
..On note le temps qui sépare l’instant de l’allumage du voyant de l’instant où le singe
appuie sur la touche. Le signe (-) indique que l’animal n’a pas appuyé sur la touche
pendant le temps de 20 secondes durant lequel la lampe est restée allumée.
..Entre deux séries d’essais, on ménage un
temps de repos de quelques heures.
Exercice 7 :
Dans le réflexe myotatique, comme le réflexe rotulien, l’étirement du muscle
extenseur est suivi d’une contraction de ce même muscle qui tend à le ramener à sa
longueur initiale. Cette contraction du muscle extenseur est accompagnée du
relâchement du muscle fléchisseur (muscle antagoniste). Afin de déterminer le circuit
anatomique intervenant dans ce réflexe myotatique, on réalise une série
d’expériences chez le chat.
Expérience 1 : Le muscle antérieur de la jambe (muscle extenseur) étant en place et
au repos, on enregistre, à l’aide du dispositif expérimental présenté par le document
1, l’activité électrique d’une fibre nerveuse sensitive (Ia) issue de ce muscle.
Expérience 2 : L’électrode réceptrice étant toujours en place, on sectionne le
tendon du muscle extenseur de la jambe comme le montre le schéma du
document 2. Sur l’oscilloscope O1, on observe l’enregistrement représenté par le
tracé b du document 2.
1.. Identifiez et analysez le phénomène électrique a1 enregistré dans la 1 ère
expérience (enregistrement a document 1).
2.. En utilisant les données de la 1 ère et de la 2ème expérience et vos connaissances sur
le réflexe myotatique, indiquez :
a.. L’origine des phénomènes électriques enregistrés dans la 1 ère expérience.
b.. L’effet de ces phénomènes sur le muscle extenseur
de la jambe et l’importance physiologique de cet effet.
Expérience 3 :
On utilise des masses croissantes pour étirer le muscle extenseur et on enregistre
l’activité électrique de la fibre nerveuse sensitive (Ia) issue de ce muscle. On obtient
les enregistrements c , d , e du document 3 suivant.
3.. Comparez les enregistrements c, d et e.
4.. Quelle propriété du message nerveux pouvez- vous en déduire ?
Expérience 4 : On utilise le dispositif expérimental présenté par le document 4 :
** Dans un premier temps, on applique à l’aide de deux électrodes stimulatrices, une
stimulation électrique efficace sur la fibre sensitive (Ia) issue du muscle extenseur. On
enregistre, au niveau des oscilloscopes O2 et O3, l’activité électrique des fibres des
motoneurones N1 et N2 dirigées vers le muscle extenseur et le muscle fléchisseur. On
obtient les enregistrements f présentés dans le document 4.
** Dans un deuxième temps, on applique sur la même fibre (Ia), une série de
stimulations rapprochées et efficaces. On obtient au niveau de O 2 et O3 les
enregistrements g présentés dans le même document 4.
5.. En exploitant les données de l’expérience 4 et en utilisant vos connaissances :
a.. Expliquez comment les phénomènes électriques qui se produisent au niveau des
corps cellulaires des motoneurones N 1 et N2 sont à l’origine des enregistrements f et g
du document 4.
b.. Réalisez un schéma de sythèse légendé représentant tous les éléments
anatomiques et le circuit mis en jeu dans le réflexe myotatique.
Exercice 8 :
Situation d’intégration : Chez l’Homme, la percussion du tendon du muscle antérieur
de la cuisse, au-dessous de la rotule entraine toujours l’extension de la jambe : c’est
le réflexe rotulien. On se propose d’étudier mécanisme de cette réaction.
Consigne : A partir de l’exploitation rigoureuse des documents suivants, montrer quels
sont les élément mis en jeu dans la réaction décrite. Représenter sur un schéma de
synthèse fonctionnel (en utilisant de flèches, des signes + et -, des couleurs, etc.),
l’ensemble desstructures étudiées dans ce devoir et qui interviennent dans la réaction
d’extension de la jambe.
Le document 1 illustre la réaction décrite et le document 2 montre l’existence dans
les muscles squelettiques, de récepteurs sensoriels appelés fuseaux
neuromusculaires.
Le dispositif représenté sur le document 3 permet d’enregistrer les variations de
l’activité électrique d’une fibre nerveuse N1, issue d’un fuseau neuromusculaire,
lorsqu’on étire expérimentalement le muscle M1 d’un chat par les poids P1, P2 et P3
de masses respectives m1, m2 et m3 telles que m1 < m2 < m3 (document 4).
Le document 5 est obtenu lorsqu’on enregistre l’activité de la fibre N1 pendant les
phases de repos, d’étirement et de raccourçissement du muscle M1.
On réalise les sections S1, S2 et S3 des racines du nerf rachidien contenant,
entre autres, les fibres N1, N2 et N3 (document 3). Pour chacune de ces
sections correspond une dégénérescence des fibres nerveuses dans les
zones hachurées du document 6.
On stimule électriquement la fibre N1 et on enregistre l’activité élecrique
descorps cellulaires des fibres N2 et N3 à l’aide d’une microélectrode
intracellualire (voir le montage représenté par le document 8). Les résultats
obtenus sont présentés dans le document 9 ci-contre.