0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
40 vues10 pages

Chapitre 1 Et 2 GL

Le génie logiciel émerge comme une discipline pour résoudre la crise du logiciel, caractérisée par des coûts de développement élevés, une qualité souvent déficiente et des délais non respectés. Il englobe des méthodes et techniques pour produire des logiciels de qualité, en définissant des critères tels que la validité, la fiabilité et la maintenabilité. Le cycle de vie du logiciel, qui inclut des étapes allant de l'analyse des besoins à la maintenance, est essentiel pour maîtriser la qualité et les coûts du développement.

Transféré par

jeffreyyaj
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
40 vues10 pages

Chapitre 1 Et 2 GL

Le génie logiciel émerge comme une discipline pour résoudre la crise du logiciel, caractérisée par des coûts de développement élevés, une qualité souvent déficiente et des délais non respectés. Il englobe des méthodes et techniques pour produire des logiciels de qualité, en définissant des critères tels que la validité, la fiabilité et la maintenabilité. Le cycle de vie du logiciel, qui inclut des étapes allant de l'analyse des besoins à la maintenance, est essentiel pour maîtriser la qualité et les coûts du développement.

Transféré par

jeffreyyaj
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Chapitre 1

INTroDUcTIoN AU GENIE LOGICIEL

1.1 Analyse de l’existant : Crise du logiciel


Le terme de Génie logiciel a été introduit à la fin des années soixante lors d’une conférence
tenue pour discuter de ce que l’on appelait alors " la crise du logiciel " (software crisis).
Le développement de logiciel était en crise. Les coûts du matériel chutaient alors que ceux
du logiciel grimpaient en flèche. Il fallait de nouvelles techniques et de nouvelles méthodes
pour contrôler la complexité inhérente aux grands systèmes logiciels.
La crise du logiciel peut tout d’abord se percevoir à travers ces symptomes :
– La qualité du logiciel livré est souvent déficiente. Le produit ne satisfait pas les besoins de
l’utilisateur, il consomme plus de ressources que prévu et il est à l’origine de pannes.
– Les performances étaient très souvent médiocres (temps de réponse trop lents).
– Le non respect des délais prévus pour le développement de logiciels satisfaisant leurs
cahiers des charges.
– Les coûts de développement d’un logiciel sont presque impossible à prévoir et sont
générale- ment prohibitifs (excessifs)
– L’invisibilité du logiciel, ce qui veut dire qu’on s’aperçoit souvent que le logiciel développé
ne correspond pas à la demande (on ne peut l’observer qu’en l’utilisant (trop tard !)).
– La maintenance du logiciel est difficile, coûteuse et souvent à l’origine de nouvelles
erreurs. Mais en pratique, il est indispensable d’adapter les logiciels car leurs
environnements d’utili- sation changent et les besoins des utilisateurs évoluent.
– Il est rare qu’on puisse réutiliser un logiciel existant ou un de ses composants pour
confection- ner un nouveau système, même si celui-ci comporte des fonctions similaires.
Tous ces problèmes ont mené à l’émergence d’une discipline appelée "le génie logiciel".
Les outils de génie logiciel et les environnements de programmation peuvent aider à faire face
à ces problèmes à condition qu’ils soient eux-mêmes utilisés dans un cadre méthodologique bien
défini.

1.2 Une solution : le Génie Logiciel


1.2.1 Définitions
GENIE LogICIEL
Le terme génie logiciel (en anglais software engineering ) désigne l’ensemble des méthodes,
des techniques et outils concourant à la production d’un logiciel, audelà de la seule activité
de programmation.

L’art et la manière de créer un logiciel.

1
Le génie logiciel est donc l’art de spécifier, de concevoir, de
réaliser, et de faire évoluer, avec des moyens et dans des délais
raisonnables, des programmes, des documentations et des pro-
cédures de qualité en vue d’utiliser un ordinateur pour résoudre
certains problèmes.

Le mot génie, utilisé en général accompagné d’un adjectif, comme dans génie civil, génie
chi- mique ou génie atomique, désigne, d’après le Petit Robert, les connaissances et
techniques de l’ingénieur. Ce terme est donc synonyme de science de l’ingénieur (engineering
).
QU’EsT CE qU’UN LogICIEL ?
Par logiciel on n’entend pas seulement l’ensemble des programmes informatiques (du code)
associés à une application ou à un produit, mais également un certain nombre de
documents se rapportant à ces programmes et nécessaires à leur installation, utilisation,
développement et maintenance : spécification, schémas conceptuels, jeux de tests, mode
d’emploi, etc.
Pour les grands systèmes, l’effort nécessaire pour écrire cette documentation est souvent
aussi grand que l’effort de développement des programmes eux-mêmes.

1.2.2 Qualité exigée d’un logiciel


Si le génie logiciel est l’art de produire de bons logiciels, il est par conséquent nécessaire de
fixer les critères de qualité d’un logiciel.
– La validité : C’est l’aptitude d’un produit logiciel à remplir exactement ses fonctions,
définies par le cahier des charges et les spécifications.
– La fiabilité (ou robustesse) : C’est l’aptitude d’un produit logiciel à fonctionner dans
des conditions anormales (quelque soit l’entrée par exemple).
– L’extensibilité : C’est la facilité avec laquelle un logiciel se prête à une modification ou à
une extension des fonctions qui lui sont demandées.
– La réutilisabilité : C’est l’aptitude d’un logiciel à être réutilisé, en tout ou en partie, dans
de nouvelles applications.
– La compatibilité : C’est la facilité avec laquelle un logiciel peut être combiné avec
d’autres logiciels.
– L’efficacité : On dit d’un logiciel qu’il est efficace s’il utilise les ressources d’une manière
optimale (comme la mémoire et les cycles machine).
– La portabilité : C’est la facilité avec laquelle un logiciel peut être transféré sous différents
environnements matériels et logiciels (produit indépendant du genre d’environnement).
– L’intégrité : C’est l’aptitude d’un logiciel à protéger son code et ses données contre des
accès non autorisé.
– La facilité d’emploi : Elle est liée à la facilité d’apprentissage, d’utilisation,
d’interprétation des erreurs et de rattrapage en cas d’erreur d’utilisation.
– La maintenabilité : Elle correspond au degré de facilité de la maintenance d’un produit
logiciel.

1.2.3 Principes du Génie Logiciel


Principes utilisés dans le Génie Logiciel
– Généralisation : regroupement d’un ensemble de fonctionnalités semblables en une
fonction- nalité paramétrable (généricité, héritage)
– Structuration : façon de décomposer un logiciel (utilisation d’une méthode bottom-up ou

2
top- down)
– Abstraction : mécanisme qui permet de présenter un contexte en exprimant les éléments
per- tinents et en omettant ceux qui ne le sont pas
– Modularité : décomposition d’un logiciel en composants discrets
– Documentation : gestion des documents incluant leur identification, acquisition,
production, stockage et distribution
– Vérification : détermination du respect des spécifications établies sur la base des besoins
identifiés dans la phase précédente du cycle de vie

3
Chapitre 2 CYcLE DE vIE DU LOgIcIEL

2.1 Définition
Cycle de vie : ensemble des étapes de la réalisation, de l’énoncé des besoins à la maintenance
ou au retrait du logiciel.
L’origine de ce découpage provient du constat que les erreurs ont un coût d’autant plus élevé
qu’elles sont détectées tardivement dans le processus de réalisation. Le cycle de vie permet
de détecter les erreurs au plus tôt et ainsi de maîtriser la qualité du produit, les délais de sa
réalisation et les coûts associés.
De façon générale, on peut dire que le cycle de vie du logiciel est la période de temps s’étalant
du début à la fin du processus du logiciel. Il commence donc avec la proposition ou la décision
de développer un logiciel et se termine avec sa mise hors service.

2.2 Étapes du cycle de vie


Il existe de nombreux modèles de cycle de vie, les plus courants comportent les phases suivantes
:
– Étude d’opportunité (par des économistes en général)
– Définition et analyse des besoins, spécification (par le commanditaire et des informaticiens)
; élaboration du cahier des charges et des tests de recette/validation
– Conception architecturale et élaboration des tests d’intégration
– Conception détaillée et élaboration des tests unitaires
– Codage (production du code source)
– Tests unitaires et d’intégration
– Implantation chez le commanditaire, essais avec les utilisateurs et validation
– Formation des utilisateurs, utilisation, maintenance, évolution
– Retrait
Ces étapes ne doivent pas être vues comme se succédant les unes aux autres de façon linéaire.
Il y a en général (toujours) des retours sur les phases précédentes, en particulier si les tests
ne réussissent pas ou si les besoins évoluent.

2.3 Étude d’opportunité ou étude préalable


Le développement est précédé d’une étude d’opportunité ou étude préalable. Cette phase a
comme objectif de répondre aux questions suivantes :
– Pourquoi développer le logiciel ?
– Comment procéder pour faire ce développement ?
– Quels moyens faut-il mettre en oeuvre ?
Elle comprend à la fois des aspects techniques et de gestion. Parmi les tâches techniques,
groupées sous le terme étude préalable, on peut citer :
– Dresser un état de l’existant et faire une analyse de ses forces et faiblesses ;
– Identifier les idées ou besoins de l’utilisateur ;
– Formuler des solutions potentielles ;
– Faire des études de faisabilité ;
– Planifier la transition entre l’ancien logiciel et le nouveau, s’il y a lieu ;

4
– Affiner ou finaliser l’énoncé des besoins de l’utilisateur.

2.4 Analyse (Spécification)


Lors de la phase d’analyse, également appelée phase de spécification (requirements phase, ana-
lysis phase, definition phase), on analyse les besoins de l’utilisateur ou du système englobant
et on définit ce que le logiciel devra faire. Le résultat de la phase d’analyse est consigné
dans un document appelé cahier des charges du logiciel ou spécification du logiciel, en
anglais : software requirements, software specification ou requirements specification.
Il est essentiel qu’une spécification ne définisse que les caractéristiques essentielles du
logiciel pour laisser de la place aux décisions de conception (Ne pas faire de choix
d’implémentation à ce niveau).
Une spécification comporte les éléments suivants :
– description de l’environnement du logiciel ;
– spécification fonctionnelle (functional specification), qui définit toutes les fonctions que le
logiciel doit offrir ;
– comportement en cas d’erreurs, c’est-à-dire dans les cas où le logiciel ne peut pas accomplir
une fonction ;
– performances requises (performance requirements), par exemple : temps de réponse, encom-
brement en mémoire, sécurité de fonctionnement ;
– interfaces avec l’utilisateur (user interface), en particulier le dialogue sur terminal, la présen-
tation des écrans, la disposition des états imprimés, etc.
– interfaces avec d’autres logiciels ;
– interfaces avec le matériel ;
– contraintes de réalisation, telles que l’environnement de développement, le langage de pro-
grammation à utiliser, les procédures et normes à suivre, etc.
Il est judicieux de préparer pendant la phase d’analyse les procédures qui seront mises en
oeuvre pour vérifier que le logiciel, une fois construit, est conforme à la spécification, que nous
l’appel- lerons test de réception (acceptance test).
Durant la phase d’analyse, on produit également une version provisoire des manuels
d’utilisation et d’exploitation du logiciel.
PoINTS CLEs
– Pour les gros systèmes, il est difficile de formuler une spécification définitive. C’est pourquoi
on supposera que les besoins initiaux du système sont incomplets et inconsistants.
– La définition des besoins et la spécification des besoins constituent des moyens de description
à différents niveaux de détails, s’adressant à différents lecteurs.
– La définition des besoins est un énoncé, en langue naturelle, des services que le système
est sensé fournir à l’utilisateur. Il doit être écrit de manière à être compréhensible par
les décideurs côté client et côté contractant, ainsi que par les utilisateurs et acheteurs
potentiels du système.
– La spécification des besoins est un document structuré qui énonce les services de manière
plus détaillée. Ce document doit être suffisamment précis pour servir de base
contractuelle entre le client et le fournisseur du logiciel. On peut utiliser des techniques
de spécification formelle pour rédiger un tel document, mais cela dépendra du bagage
technique du client.
– Il est difficile de détecter les inconsistances ou l’incomplétude d’une spécification lorsqu’elle
est décrite dans un langage naturel non structuré. On doit toujours imposer une structuration
du langage lors de la définition des besoins.

5
– Les besoins changent inévitablement. Le cahier des charges doit donc être conçu de manière
à être facilement modifiable
2.5 La conception du logiciel
La phase d’analyse est suivie de la phase de conception , généralement décomposée en deux
phases successives :
1. conception générale, conception globale, conception préliminaire ou conception
architec- turale (preliminary design ou architectural design)
2. Conception détaillée (detailed design)

2.5.1 Conception générale


Si nécessaire, il faut commencer par l’ébauche de plusieurs variantes de solutions et choisir
celle qui offre le meilleur rapport entre coûts et avantages.
Il faut ensuite figer la solution retenue, la décrire et la détailler. En particulier, il faut décrire
l’architecture de la solution, c’est-à-dire son organisation en entités, les interfaces de ces
entités et les interactions entre ces entités. Ce processus de structuration doit être poursuivi
jusqu’à ce que tous les éléments du document de spécification ont été pris en compte.
Le résultat de cette démarche est un document de conception générale.
Durant la phase de conception générale, il faut également préparer la phase d’intégration.
A cet effet, il faut élaborer un plan d’intégration, y compris un plan de test
d’intégration.

2.5.2 Conception détaillée


La conception détaillée affine la conception générale. Elle commence par décomposer les
entités découvertes lors de la conception générale en entités plus élémentaires. Cette
décomposition doit être poursuivie jusqu’au niveau où les entités sont faciles à implémenter
et à tester, c’est-à-dire correspondent à des composants logiciels élémentaires. Ce niveau
dépend fortement du langage de programmation retenu pour l’implémentation.
Il faut ensuite décrire chaque composant logiciel en détail : son interface, les algorithmes
utilisés, le traitement des erreurs, ses performances, etc. L’ensemble de ces descriptions
constitue le document de conception détaillée.
Pendant la conception détaillée, il faut également préparer la vérification des composants
logiciels élémentaires qui fera l’objet de la phase des tests unitaires. Le résultat est consigné
dans un document appelé plan de tests unitaires. Si nécessaire, il faut de plus compléter
le plan d’intégration, car de nouvelles entités ont pu être introduites pendant la conception
détaillée.
2.5.3 Qualité d’une conception
La composante la plus importante de la qualité d’une conception est la maintenabilité. C’est
en maximisant la cohésion à l’intérieur des composants et en minimisant le couplage entre
ces composants que l’on parviendra à une conception maintenable.
CoHEsIoN
La cohésion d’un composant permet de mesurer la qualité de sa structuration. Un
composant devrait implémenter une seule fonction logique ou une seule entité logique. La
cohésion est une caractéristique désirable car elle signifie que chaque unité ne représente
qu’une partie de la résolution du problème.
Constantine et Yourdon [3] identifient, en 1979, sept niveaux de cohésion présentées ci-après,
du plus fort au plus faible.

6
– La cohésion fonctionnelle : la meilleure
– Le module assure une seule fonction
– Tous les éléments du composant contribuent à atteindre un seul objectif ( si un élément
est supprimé, l’objectif ne sera pas atteint ).
– Exemple : M1 = Calcul solution ; M2 = imprime solution
– La cohésion séquentielle
– Dans se type de cohésion, la sortie d’un élément est utilisée en entrée d’un autre (dans
ce cas, l’ordre des actions est important)
– Exemple : Saisir, Traiter, Imprimer
– La cohésion de communication : bonne
– Lorsque tous les éléments d’un composant travaillent sur les mêmes données.
– Exemple : M1 = calculer et imprimer les résultats.
– La cohésion procédurale : passable
Dans ce cas, les éléments d’un composant constituent une seule séquence de contrôle.
– La cohésion temporelle : médiocre
On parle de cohésion temporelle quand dans un même composant sont regroupés tous les
éléments qui sont activés au même moment, par exemple, à l’initialisation d’un
programme ou encore en fin d’exécution.
– La cohésion logique : la moins mauvaise
– Tous les éléments d’un composant effectuent des opérations semblables comme, par
exemple, module qui édite tous les types de transactions
– difficile à modifier.
– La cohésion occasionnelle : la plus mauvaise
Le découpage en modules conduit à ce qu’une fonction se retrouve assurée par plusieurs
modules. Dans ce cas, il n’y a pas de relation entre les éléments du composant.
CoUPLAgE
Le couplage est relatif à la cohésion. C’est une indication de la force d’interconnexion des
diffé- rents composants d’un système. En règle générale, des modules sont fortement couplés
lorsqu’ils utilisent des variables partagées ou lorsqu’ils échangent des informations de
contrôle.
LA COMPrEHENsIBILITE
Pour modifier un composant dans une conception, il faut que celui qui est responsable de cette
modification comprenne l’opération effectuée par ce composant. Cette compréhensibilité dépend
d’un certain nombre de caractéristiques
– La cohésion. Le composant peut-il être compris sans que l’on fasse référence à d’autres com-
posants ?
– L’appellation. Les noms utilisés dans le composant sont-ils significatifs ? Des noms significatifs
reflètent les noms des entités du monde réel que l’on modélise.
– La documentation. Le composant est-il documenté de manière à ce que l’on puisse établir une
correspondance claire entre le monde réel et le composant ? Est-ce que cette correspondance
est résumée quelque part.
– La complexité. Les algorithmes utilisés pour implémenter le composant sont-ils complexes ?
L’ADAPTABILITE
Si l’on doit maintenir une conception, cette dernière doit être facilement adaptable. Bien sûr,
il faut pour cela que les composants soient faiblement couplés. En plus de ça, la conception
doit être bien documentée, la documentation des composants doit être facilement
compréhensible et consistante avec l’implémentation, cette dernière devant elle aussi être

7
écrite de manière lisible.

2.6 Implémentation
Après la conception détaillée, on peut passer à la phase d’implémentation, également
appelée phase de construction, phase de réalisation ou phase de codage (implementation phase,
construc- tion phase, coding phase). Lors de cette phase, la conception détaillée est traduite
dans un langage de programmation.

2.7 Test unitaire


La phase d’implémentation est suivie de la phase de test (test phase). Durant cette phase, les
composants du logiciel sont évalués et intégrés, et le logiciel lui-même est évalué pour
déterminer s’il satisfait la spécification élaborée lors de la phase d’analyse. Cette phase est
en général subdivisée en plusieurs phases.
Lors des tests unitaires (unit test), on évalue chaque composant individuellement pour
s’assurer qu’il est conforme à la conception détaillée. Si ce n’est déjà fait, il faut élaborer pour
chaque composant un jeu de données de tests.
Il faut ensuite exécuter le composant avec ce jeu, comparer les résultats obtenus aux résultats
attendus, et consigner le tout dans le document des tests unitaires. S’il s’avère qu’un
composant comporte des erreurs, il est renvoyé à son auteur, qui devra diagnostiquer la
cause de l’erreur puis corriger le composant. Le test unitaire de ce composant est alors à
reprendre.

2.8 Intégration et test d’intégration


Après avoir effectué avec succès les tests unitaires de tous les composants, on peut procéder
à leur assemblage, qui est effectué pendant la phase d’intégration (integration phase).
Pendant cette phase, on vérifie également la bonne facture des composants assemblés, ce
qu’on appelle le test d’intégration (integration test). On peut donc distinguer les actions
suivantes :
– construire par assemblage un composant à partir de composants plus petits ;
– exécuter les tests pour le composant assemblé et enregistrer les résultats ;
– comparer les résultats obtenus aux résultats attendus ;
si le composant n’est pas conforme, engager la procédure de modification
– si le composant est conforme, rédiger les comptes-rendus du test d’intégration et
archiver sur support informatique les sources, objets compilés, images exécutables, les
jeux de tests et leurs résultats.
2.9 Installation
Après avoir intégré le logiciel, on peut l’installer dans son environnement d’exploitation, ou
dans un environnement qui simule cet environnement d’exploitation, et le tester pour
s’assurer qu’il se comporte comme requis dans la spécification élaborée lors de la phase
d’analyse.
Cette phase s’appelle la phase d’installation (installation phase ou installation and check-out
phase). Les tests effectués durant cette phase prennent des noms variés selon leur nature.
On parle parfois de validation. Si l’on veut insister sur le fait que ces tests doivent préparer
la décision du mandant d’accepter ou non le logiciel, on utilise les termes test d’acceptance,
test de recette ou test de réception (acceptance test). Enfin, s’il s’agit de montrer le
8
comporte- ment et les performances du logiciel dans son environnement d’exploitation réel,
le terme test d’exploitation est d’usage (operational test).

2.10 Maintenance
Après l’installation suit la phase d’exploitation et de maintenance (operation and maintenance
phase). Le logiciel est maintenant employé dans son environnement opérationnel, son
comporte- ment est surveillé et, si nécessaire, il est modifié. Cette dernière activité s’appelle la
maintenance du logiciel (software maintenance).
Il peut être nécessaire de modifier le logiciel pour corriger des défauts, pour améliorer ses
perfor- mances ou autres caractéristiques, pour adapter le logiciel à un nouvel environnement
ou pour répondre à des nouveaux besoins ou à des besoins modifiés. On peut donc distinguer
entre la maintenance corrective, la maintenance perfective et la maintenance
adaptative. Sauf pour des corrections mineures, du genre dépannage, la maintenance exige
en fait que le cycle de développement soit réappliqué, en général sous une forme simplifiée.
Maintenance corrective
– Corriger les erreurs : défauts d’utilité, d’utilisabilité, de fiabilité...
– Identifier la défaillance, le fonctionnement
– Localiser la partie du code responsable
– Corriger et estimer l’impact d’une modification
– Attention
– La plupart des corrections introduisent de nouvelles erreurs
– Les coûts de correction augmentent exponentiellement avec le délai de détection
– Corriger et estimer l’impact d’une modification
– La maintenance corrective donne lieu à de nouvelles livraisons (release)
Maintenance adaptative
– Ajuster le logiciel pour qu’il continue à remplir son rôle compte tenu du l’évolution des
– Environnements d’exécution
– Fonctions à satisfaire
– Conditions d’utilisation
Ex : changement de SGBD, de machine, de taux de TVA

Maintenance perfective, d’extension


– Accroître/améliorer les possibilités du logiciel
– Ex : les services offerts, l’interface utilisateur, les performances...
– Donne lieu à de nouvelles versions
Une fois qu’une version modifiée du logiciel a été développée, il faut bien entendu la distri-
buer. De plus, il est en général nécessaire de fournir à l’exploitant du logiciel une assistance
technique et un support de consultation.
En résumé, on peut dire que la maintenance et le support du logiciel comprennent les tâches
suivantes :
– effectuer des dépannages pour des corrections mineures ;
– réappliquer le cycle de développement pour des modifications plus importantes ;
– distribuer les mises à jour ;
– fournir l’assistance technique et un support de consultation ;
– maintenir un journal des demandes d’assistance et de support.
A un moment donné, on décide de mettre le logiciel hors service. Les tâches
correspondantes sont accomplies durant la phase de retrait (retirement phase) et

9
comprennent :
– avertir les utilisateurs ;
– effectuer une exploitation en parallèle du logiciel à retirer et de son successeur ;
arrêter le support du logiciel

10

Vous aimerez peut-être aussi