Texte bac n°1
La prose du transibérien
Blaise Cendras
.L’auteur :
Blaise CENDRAS, fait parti de la modernité poétique il trouve de nouvelle formes
poétique (1913) XX’s son recueil est en vers libre
Résumé du livre :
La première page du recueil qui est un récit de voyage de Blaise Cendras dans le
transsibérien, un train qui relie Moscou à l’est de la Russie (Vladivotok) ou il rencontre
une jeune femme du nom de Jeanne
Problématique : Comment le poète se sert du voyage pour aborder toutes ses
émancipations adolescente ?
A) V1 à V12 : Autoportrait du poète à partir d’un souvenir du voyage
B) V13 à V25 : Un jeune poète plein de fougue
.Ce long poème en vers libre commence Comme Une Autobiographie
-utilisation du pronom personnel « Je »
-utilisation de l ‘imparfait/ temps au passé = récit rétrospectif
-complément Circonstancielle de Tps : « En ce temps la »
-« 16 ans » son âge ou moment de l’action → récit de jeunesse avec le champ lexical
de la jeunesse « adolescence, 16 ans, enfance »
• Le texte ce poursuit comme un récit de voyage :
-→ CC de lieux, « Moscou, 16 000 lieux », référence très éloigné de la France : voyage
audacieux !
-Le voyage audacieux est renforcé par le jeune âge du poète « 16 ans » et par la
description qu’il fait de Moscou. Les nombres donnent un aspect grandiose et
démesuré à cette ville (« 1000 et 3 clochers et 7 gares »)
.Le poète nous fait après son autoportrait une caractéristique de sa personnalité
d’ado
-Négation, « je n’en avais pas assez » il est curieux, avide, soif de découverte et de
voyage
-Chiasme (Le chiasme est une figure de style qui assemble des éléments fonctionnant
en miroir : à un adjectif et un nom, répondent un nom et un adjectif par exemple. Il
repose souvent sur le modèle BA/AB où A peut être un nom et B un adjectif et
inversement.) « 1000 et 3 tours et 7 gares et 1000 et 3 clochers (ABBA), il se sent
oppressé dans Moscou alors que c’est une ville immense et grandiose. Cela traduit
encore la soif de de découverte, sa curiosité, son avidité
-Hyperbole « si ardente, si folle » homme fougueux et passionné
-Métaphore du feu : « brûlait ardente rouge » homme passionné qui brûle de
l’intérieur
-Négation : « Je ne me souvenais plus de mon enfance », volonté de s’émanciper d’être
tourner vers l’âge adulte, la maturité
.Il poursuit en son auto critique en tant que poète
-« si mauvais poète » hyperbole
-Négation : « je ne savais pas aller jusqu’au bout »
-Métaphore : « Mes yeux éclairaient des voix anciennes » il n’arrive pas encore a
s’émanciper de la tradition littéraire, de ses influences, pour écrire et être moderne
-Le poète plus vieux qui critique le poète ado
B. Un jeune poète plein de fougue
.On remarque d'emblée à quel point le jeune adolescent de 16 ans était pétri de
désirs et avait une avidité inépuisable. C'était un adolescent insatiable. (vers 13
à 18)
-« j'avais faim » : métaphore qui traduit cette avidité débordante. Curiosité,
soif de découvertes et d'enrichissements.
-Cette avidité est renforcée par l'énumération de tous ses désirs
-l'anaphore de « et » qui accumule toutes ses ambitions
- la répétition incessante de « toutes » qui prouve une curiosité et des désirs
absolus, totaux.
.Vers 14 à 22: une seule longue phrase qui n'en finit pas, comme pour
représenter la liste interminable de ses désirs d'ado. C'est un jeune homme
pétri de rêves.
-Notons aussi qu'après la métaphore de la faim (v.13) s’ajoute le CL de la soif
avec « cafés, verres ». Cela traduit encore son avidité, sa soif de découvertes.
-On repère également le CL de la ville qui renvoie au voyage et donc à cette soif
de découvertes, d'enrichissement.
-Le CL de la forme ronde « tourbillon, roues, tournaient » crée une atmosphère
propre à l’ivresse. Tout se passe comme si le jeune poète était ivre de
découvertes, ivre de désirs et d'ambitions. Tout cela lui fait tourner la tête...
-Cependant on remarque que le poète plus âgé est plein de regrets car il n'a pas
pu réaliser tous ces rêves et ces désirs. L'utilisation du conditionnel passé «
j'aurais voulu » prouve un certain désenchantement, une certaine déception de
n'avoir pu tout accomplir.
.La fougue se transforme ensuite en violence, symptôme d'un adolescent
rebelle, anti-conformiste, épris de liberté, de renouvellement, d'émancipation
(vers 19 à 22)
-Cette violence était déjà préparée par le verbe « casser » vers 15.
Mais elle est confirmée ensuite et prend de l'ampleur avec tout un CL de la
violence :
« arracher, liquéfier, broyer ». On voit que c'est un adolescent qui a soif
d'émancipation, qui se rebelle contre l'ordre établi.
-Le n.c « glaive » renvoie à l'univers épique propice à la révolte la métaphore «
fournaise de glaive » renvoie à un décor infernal qui représente bien ce
bouillonnement intérieur de notre jeune adolescent ardent, fougueux, rebelle.
-« Arracher toutes les langues » : on peut lire cela comme une métaphore de
l'écriture. Il souhaite renouveler, moderniser la langue française, la poésie ;
s'émanciper des codes pour créer.
-On sent apparaître aussi des préoccupations d'ado plus intimes. La montée du
désir apparaît à travers l'expression « sous les vêtements nus qui m'affolent ».
D'ailleurs les points de suspension favorisent l'imagination grivoise du jeune
adolescent.
.Le poète se fait voyant. devin. Cendrars donne à l'adolescent un pouvoir
oraculaire. v 23 à 25)
-le verbe « je pressentais » donne à l'ado des dons de voyance. Le poète devin
comme une sorte d'oracle.
-La révolution russe à venir est annoncée par tout un CL de l'enfer « brasier,
rouge », par la métaphore de la blessure « la plaie ». La guerre à venir est donc
vue comme un mal, une souffrance que le jeune poète prévoit et déplore.
Conclusion : Le poète nous livre ici un souvenir de jeunesse, un début de voyage.
L'adolescent nous apparaît comme curieux, avide, fougueux, épris de liberté, de désirs
et d'émancipations.
L'adolescence est une période charnière : il faut s'émanciper de l'enfance pour
accéder à l'âge adulte.
Ouverture
Visiblement, c'est par ce voyage entrepris que notre poète a pu s'émanciper et créer,
renouveler la Ouverture : Dans « Roman », Rimbaud écrit : « on n'est pas sérieux
quand on a dix-sept ans », ce qui renvoie bien à toute cette fougue débordante de
Cendrars.