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Aristote Etonnement

Aristote soutient que l'étonnement est le point de départ de la philosophie, conduisant à la recherche de la sagesse pour elle-même, sans visée utilitaire. Il établit une analogie entre la liberté de l'homme et celle de la sagesse, affirmant que la sagesse a sa propre fin en elle-même. Ainsi, la quête de la connaissance est motivée par un désir de comprendre le monde plutôt que par des intérêts pratiques.

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Aristote Etonnement

Aristote soutient que l'étonnement est le point de départ de la philosophie, conduisant à la recherche de la sagesse pour elle-même, sans visée utilitaire. Il établit une analogie entre la liberté de l'homme et celle de la sagesse, affirmant que la sagesse a sa propre fin en elle-même. Ainsi, la quête de la connaissance est motivée par un désir de comprendre le monde plutôt que par des intérêts pratiques.

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Philosophie | Que peut-on connaître ? | I.1.

Les origines de la pensée philosophique

Aristote, la sagesse a sa propre fin

C’est en effet par l’étonnement que les humains, maintenant aussi bien qu’au début, commencent à
philosopher, d’abord en s’étonnant de ce qu’il y avait d’étrange dans les choses banales, puis, quand ils
avançaient peu à peu dans cette voie, en s’interrogeant aussi sur des sujets plus importants, par exemple
sur les changements de la lune, sur ceux du soleil et des constellations et sur la naissance du Tout. Or
5 celui qui est en difficulté et qui s’étonne se juge ignorant (c’est pourquoi celui qui aime les mythes est
d’une certaine façon philosophe, car le mythe se compose de choses étonnantes) ; par conséquent, s’il
est vrai qu’ils ont philosophé pour échapper à l’ignorance, ils cherchaient manifestement à avoir la
science pour savoir et non en vue de quelque utilité. En témoigne le cours même des événements, car
on disposait de presque tout ce qui est nécessaire à la vie et de ce qui la rend facile et agréable quand on
10 a commencé la recherche d’une telle sagesse. À l’évidence donc, nous ne la recherchons pour aucun
autre profit, mais de même que l’humain qui a sa fin en lui-même et non en un autre, à ce que nous
disons, est libre, de même nous la recherchons dans l’idée qu’elle est la seule science libre, car cette
science est la seule à avoir sa fin en elle-même.
Aristote, Métaphysique, I, 982b [IVe siècle av. J.-C.], tr. M.-P. Duminil et A. Jaulin, Paris, GF Flammarion, 2008, p. 77-78.

Questions et exercices.
1. Repérer les trois moments de l’extrait (noter les lignes entre parenthèses) en explicitant la
structure argumentative et le contenu essentiel.
i. ______________________________________________________________________________
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ii. ______________________________________________________________________________
________________________________________________________________________________
iii. ______________________________________________________________________________
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2. Noter : le(s) thèmes abordé(s) par l’auteur ; le problème (question) à laquelle il essaie de
répondre et la thèse (réponse) défendue.
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3. Définir le concept d’étonnement. Montrer les moments qui mènent les êtres humains de
l’étonnement à la connaissance.
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4. Définir les concepts de mythe et de sagesse. Quel est le rapport entre le mythe et la sagesse ?
Comment le justifier ?
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5. Définir les concept d’utilité. Expliquer pourquoi les êtres humains cherchent
« manifestement à avoir la science pour savoir et non en vue de quelque utilité » [l. 7-8] ?
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6. Expliquer l’analogie à la fin de l’extrait en repérant les deux termes, leur nature et le rapport
de similitude. Expliciter son rôle dans l’argumentation d’Aristote.
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Corrigé questions

1. Repérer les trois moments de l’extrait (noter les lignes entre parenthèses) en explicitant la
structure argumentative et le contenu essentiel.
[l. 1 à 4] : L’étonnement est la source de la philosophie. On s’étonne des choses que l’on ne comprend
pas, soient-elles simples ou complexes.
[l. 4 à 10] : De l’étonnement à la connaissance il y a des étapes : la prise de conscience de l’ignorance est
la première, puis graduellement on accède à une forme de sagesse libre après avoir pensé à ce qui est
nécessaire à la vie.
[l. 10 à 13] : Analogie qui montre que ce qui est libre n’est pas au service d’autres choses : la sagesse a en
elle-même sa propre fin.

2. Noter : le(s) thèmes abordé(s) par l’auteur ; le problème (question) à laquelle il essaie de
répondre et la thèse (réponse) défendue.
Thèmes : l’étonnement est la source de la philosophie et le premier moment de la connaissance
(science, sagesse)
Problème : Pourquoi recherche-t-on la sagesse ? C’est-à-dire quelles sont les causes originaire
(efficiente) et finale de la recherche de la sagesse ?
Thèse : Cause efficiente : l’étonnement, la prise de conscience de notre ignorance. Cause finale : la
sagesse est sa propre cause finale, elle n’est pas recherché en vue d’une utilité quelconque. La sagesse a
son origine dans l’étonnement et sa fin en elle-même.

3. Définir le concept d’étonnement. Montrer les moments qui mènent les êtres humains de
l’étonnement à la connaissance.
L'étonnement est un état mental et émotionnel caractérisé par la surprise, l'admiration, voire la
perplexité, en réponse à quelque chose d'inattendu, de nouveau ou d'inexplicable. C'est une réaction qui
peut être déclenchée par une expérience, une observation, une question ou une découverte qui nous
amène à remettre en question nos connaissances existantes ou à nous interroger sur le monde qui nous
entoure.
Dans la Métaphysique, Aristote énumère les étapes qui mènent de l'étonnement à la connaissance.
L'étonnement est souvent le point de départ de la curiosité intellectuelle. Lorsque nous sommes
étonnés par quelque chose, nous prenons conscience de notre ignorance et nous sommes incités à en
savoir plus, pour sortir de cette état d'ignorance.
L'étape suivante consiste à recherche des informations sur le monde qui nous entoure et de les intégrer
dans notre base de connaissances. Cela peut entraîner une révision ou une mise à jour de nos croyances
et de notre compréhension du monde. Nous construisons ainsi de nouvelles connaissances à partir de
notre étonnement initial.
Enfin, nous utilisons souvent notre nouvelle connaissance théorique dans des contextes pratiques ou
conceptuels. Nous l'intégrons dans notre compréhension globale du monde et l'appliquons dans notre
prise de décision, notre résolution de problèmes ou notre communication avec les autres. C'est la
sagesse que nous recherchons.

4. Définir les concepts de mythe et de sagesse. Quel est le rapport entre le mythe et la sagesse ?
Comment le justifier ?
Un mythe est une récit fictif qui raconte des événements ou des exploits extraordinairement
significatifs et souvent d'origine divine ou surnaturelle. Les mythes sont souvent utilisés pour expliquer
des aspects du monde, de la nature humaine ou de la société. Ils peuvent incorporer des éléments de

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croyance religieuse, d'histoire, de symbolisme et d'allégorie. Les mythes servent généralement à
transmettre des valeurs, des normes, des leçons morales ou des enseignements culturels au sein d'une
société donnée.
La sagesse est une qualité intellectuelle et morale qui implique la capacité à prendre des décisions
judicieuses, à exercer un jugement réfléchi et à agir de manière éthique et équilibrée. Elle résulte souvent
de l'expérience de la vie, de l'apprentissage et de la réflexion profonde. La sagesse implique
généralement la compréhension des valeurs fondamentales, des vérités universelles et des principes qui
guident la conduite humaine. Elle se manifeste dans la capacité à résoudre des problèmes, à prendre des
décisions éclairées et à vivre de manière harmonieuse avec les autres et avec l'environnement.
Aristote affirme que le mythe se compose de choses étonnantes. L'étonnement est à l'origine de la
recherche de la sagesse. En particulier, les mythes abordent souvent des questions fondamentales sur la
vie, la mort, la souffrance, la quête du sens et d'autres aspects de la condition humaine. En explorant
ces thèmes à travers les mythes, les individus peuvent acquérir une compréhension plus profonde de
leur propre existence, ce qui peut contribuer à leur sagesse.

5. Définir les concept d’utilité. Expliquer pourquoi les êtres humains cherchent
« manifestement à avoir la science pour savoir et non en vue de quelque utilité » [l. 7-8] ?
Le concept d'utilité fait référence au rapport entre un moyen et une fin. Il s'agit de l'idée que quelque
chose est utile lorsqu'il peut servir à satisfaire un besoin, à résoudre un problème, à améliorer la qualité
de vie ou à atteindre un objectif spécifique. L'utilité peut être mesurée en fonction de l'efficacité, de la
pertinence ou de la capacité d'une chose à répondre à un but ou à une finalité particulière.
En affirmant que les hommes cherchent "manifestement à avoir la science pour savoir et non en vue de
quelque utilité", Aristote souligne que la quête de la connaissance, ou sagesse, ne devrait pas être
motivée par des intérêts pratiques ou utilitaires, mais plutôt par une recherche sincère de la vérité et de
la compréhension du monde. Cette déclaration reflète le désir de la connaissance dans une approche
purement rationnelle et philosophique, indépendante de tout objectif utilitaire ou pragmatique.

6. Expliquer l’analogie à la fin de l’extrait en repérant les deux termes, leur nature et le rapport
de similitude. Expliciter son rôle dans l’argumentation d’Aristote.
L'analogie à la fin de l'extrait est la suivante. L'homme libre recherche, et trouve, en lui-même sa fin (il
ne dépend de personne, il n’est pas « serf »). « De même » : la sagesse est, elle aussi, libre et trouve en
elle-même sa propre fin.
Le rapport de similitude dans cette analogie est que la sagesse est libre et comme tout ce qui est libre
elle n’obéit à aucune finalité extérieure. Donc elle n’est au service d’aucune finalité extérieure à sa
propre recherche.
Le rôle de cette analogie dans l'argumentation d'Aristote est de souligner la nature intrinsèque de la
connaissance/sagesse et de l’associer à l’idée de liberté.

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