Correction Interro n°8
Correction Exercice 1.
1. On a un Ñ ℓ, donc par continuité de f , f pun q Ñ f pℓq. Mais @n, f pun q “ un`1 , et un`1 Ñ ℓ, donc par unicité de
la limite, f pℓq “ ℓ.
2. Si u0 ď u1 , alors on montre par récurrence sur N que @n P N, un ď un`1 . C’est vrai au rang n “ 0. Soit n P N tel
que un ď un`1 , alors f pun q ď f pun`1 q (car f croissante), donc un`1 ď un`2 , d’où l’hérédité.
De même, si u0 ě u1 , on montre que pun q est décroissante.
Correction Exercice 2.
1. L’intervalle R˚` est stable par f : f est continue et décroissante, donc f pR˚` q “ R˚` .
2. Notons vn “ ln un . Pour tout n P N, on a un`1 “ 2{u2n , donc ln un`1 “ ln 2 ´ 2 ln un , c’est-à-dire vn`1 “ ln 2 ´ 2vn .
Le point fixe de la récurrence est ℓ “ ln32 , et pour tout n P N, on a
vn`1 ´ ℓ “ ln 2 ´ 2vn ´ pln 2 ´ 2ℓq “ ´2pvn ´ ℓq,
` ˘
donc @n P N, vn “ p´2qn v0 ´ ln32 .
ln 2 ln 2
Si v0 ‰ 3 , pvn q diverge, et pun q également, et si v0 “ 3 , les suites sont constantes.
Correction Exercice 3.
1. L’équation caractéristique est X 2 ´ 23 X ´ 13 “ 0, de racines 1 et ´1 3 . On en déduit qu’il existe α, β P R tels que
@n P N, un “ α1n ` 3βn . En utilisant les valeurs de u0 et u1 , on trouve α ` β “ 0 et α ` β3 “ 1, donc @n P N, 32 ´ 32 31n .
n2n
2. On trouve @n P N, un “ pα ` βnq2n “ 2 “ n2n´1 .
? iπ
3. polynôme caractéristique
? n : P pXq “ X 2 ´ 2x ` 2, ∆ “ ´4, racines complexes 1 ˘ i “ 2e˘ 4 , donc il existe α, β P R
π π
tels que @n, un “ p 2q pα cos n 4 ` β sin n 4 q.
#
1“α
En utilisant que u0 “ 1 et u1 “ 1, on obtient le système ? ? ? équivalent à α “ 1 et β “ 0
1 “ 2pα 22 ` β 22 q
Correction Exercice 4. ı ”
1. La fonction f est dérivable sur I, de dérivée f 1 pxq “ 1 ´ 6x2 , donc sur I “ 0, ?16 , f 1 pxq ą 0, et f est strictement
´ ¯ ` ˘ 2 1 ı ”
croissante. On a f p0q “ 0 et f ?16 “ ?16 ´ 2 6?1
6
“ ?1
6
1 ´ 1
3 “ ? , donc f pIq “ 0, 2 ?1
3 6 3 6 Ă I.
2. L’intervalle I est stable par f , et u0 P I, donc @n P N, un P I.
La fonction f vérifie clairement @x P I, f pxq ď x, donc la suite pun q est décroissante.
3. Étant décroissante et minorée par 0, la suite pun q converge. Par passage à la limite des inégalités larges, sa limite
ℓ appartient à r0, ?16 s. Par continuité de f , ℓ est un point fixe de f .
Par ailleurs, pour x ą 0, on a f pxq ă x, donc le seul point fixe positif de f est 0, donc un Ñ 0.
Correction Exercice 5.
1. La fonction f : x ÞÑ cos x ´ x vérifie f 1 pxq “ ´ sin x`´ ˘1 ď 0, et f 1 ne s’annule qu’en les points ´ π2 ` 2kπ, donc f
est strictement décroissante. Par ailleurs, f p0q “ 1 et f π2 “ ´ π2 , donc f s’annule une unique fois, entre 0 et π2 . Donc
cos admet un unique point fixe ℓ P r0, π2 s.
2. Le point fixe ℓ de cos est un point fixe de cos ˝ cos.
Par ailleurs, la fonction g : x ÞÑ cospcos xq ´ x vérifie @x P R, g 1 pxq “ sin x sinpcos xq ´ 1 ď 0, donc comme dans la
question précédente, g est strictement décroissante, elle ne peut donc s’annuler qu’au plus une fois, donc cos ˝ cos
admet un unique point fixe.
3. On a u1 “ cos u0 P r´1, 1s, puis u2 “ cos u1 P r0, cos 1s Ă r0, 1s. Par la suite, l’intervalle r0, 1s est stable par cos,
donc @n ě 2, un P r0, 1s.
Par ailleurs, la fonction cos est décroissante sur r0, 1s. D’après le cours, les suites pu2n q et pu2n`1 q sont monotones, et
étant bornées, elles convergent. Par continuité de la fonction cos, elles convergent nécessairement vers des points fixes
de cos ˝ cos, donc vers la même limite ℓ.
Classiquement, comme pu2n q et pu2n`1 q convergent vers la même limite, pun q converge vers ℓ.
(Rappel : soit ε ą 0. Il existe n0 et n1 tels que @n ě n0 , |u2n ´ ℓ| ď ε et @n ě n1 , |u2n`1 ´ ℓ| ď ε, alors @n ě
2 maxpn0 , n1 q ` 1, |un ´ ℓ| ď ε.)
Correction Exercice 6. L’orthocentre est l’intersection des hauteurs du triangle ABC. Pour montrer que H est sur
ÝÝÑ ÝÝÑ
la hauteur issue de A, il suffit de vérifier que les vecteurs AH et BC sont orthogonaux.
C’est bien le cas puisque
ph ´ aqpc ´ bq “ pa ` b ` c ´ aqpc ´ bq “ pb ` cqpc ´ bq “ bc ´ cb ` |c|2 ´ |b|2 “ bc ´ cb “ bc ´ bc P iR,
de même, H est sur chacune des hauteurs.
Correction Exercice 7.
1. Pour n ě 1, on a
˜ ˆ ˙¸
n
inα n
ÿ
k k n´k n
sinpnαq “ Impe q “ Im ppcos α ` i sin αq q “ Im i sin α cos α
k“0
k
¨ ˛
t n´1
2 u
ˆ t 2 u
˙ n´1 ˆ ˙
ÿ
2k`1 n ÿ n
“ Im ˝ i 2k`1
sin α cos n´2k´1
α ‚“ p´1qk sin2k`1 α cosn´2k´1 α
k“0
2k ` 1 k“0
2k ` 1
en divisant par cosn α, on obtient le résultat.
řp `2p`1˘ 2k řp `2p`1˘ 2k`1
2. x “ 0 n’est pas solution de l’équation. Pour x ‰ 0, on a l’équivalence k“0 p´1qk 2k`1 x “ 0 ô k“0 p´1qk 2k`1 x “
0.
‰ “
Tout x P R s’écrit de manière unique x “ tan α, pour α P ´ π2 , π2” , et ıd’après la question précédente, l’équation est
π
‰ “
alors équivalente à sinpp2p ` 1qαq “ 0 ô nα ” 0rπs ô α ” 0 2p`1 . Comme α P ´ π2 , π2 , les solutions sont les
kπ
α“ 2p`1 , pour k P rr´p, pss.
kπ
Les x solutions sont les tan 2p`1 , pour k P rr´p, pss, k ‰ 0.
Correction Exercice 8.
1. Soit x0 P R. Pour tout x P R, on a |f pxq ´ f px0 q| ď |x ´ x0 | ÝÝ xÝÑ
ÝÝxÝÑ
0
0, donc f pxq ÝÝ
xÝÑÝÝxÝÑ
0
f px0 q, donc f est
continue en x0 .
2. Soient x ď y deux points fixes de f . Soit t P rx, ys. On montre que t est un point fixe de f .
En effet, si on avait f ptq ą t, on aurait |f ptq ´ f pxq| ą |t ´ x|, et si on avait f ptq ă t, on aurait |f pyq ´ f ptq| ą |y ´ t|,
ce qui contredit le caractère 1-lipschitzien.
Correction Exercice 9. Par l’absurde, si une telle partition existait.
Considérons un cercle quelconque de cette partition, noté C0 , de centre d’affixe z0 et de rayon r0 .
On choisit une suite de cercles par récurrence. À chaque étape, une fois le cercle Cn de centre zn de rayon rn
choisi, on considère le cercle Cn`1 de la partition qui passe par zn . Comme il est disjoint de Cn , son rayon doit vérifié
rn`1 ď r2n .
La suite pzn “ xn ` iyn q est convergente : on peut le justifier par le fait que la suite In “ rxn ´ rn , xn ` rn s
forme une suite de segments emboîtés, dont les longueurs tendent vers 0, ou autrement dit, que les suites pxn ´ rn q et
pxn ` rn q sont adjacente.
Alternative plus expéditive : d’après BW, on peut extraire de la suite pzn q bornée (elle reste dans le premier disque)
une suite convergente pzφpnq q, ce qui suffit.
Notons z8 la limite de pzn q (ou de pzφpnq q). Alors z8 doit appartenir à un cercle C de la partition, mais z8 est à
l’intérieur d’une suite de cercles dont les rayons tendent vers 0. Ces cercles intersecteraient C.
Correction Exercice 10. Soit u0 P R` , et pun q vérifiant @n P N, un`1 “ f pun q. Comme f : R` Ñ R` , on a
@n, un ě 0.
La relation fonctionnelle de l’énoncé donne @n P N, un`2 “ 6un ´ un`1 , c’est-à-dire @n P N, un`2 ` un`1 ´ 6un “ 0.
L’équation caractéristique est X 2 ` X ´ 6, de racines réelles x1 ą 0 et x2 ă 0 vérifiant |x2 | ą |x1 | (puisque la
somme fait ´1) et |x2 | ą 1 (puisque le produit fait ´6).
Il existe α, β P R tels que @n P N, un “ αxn1 ` βxn2 . Mais si β ‰ 0, comme |x2 | ą |x1 | et x2 ă 0, pour n assez grand,
la suite un alterne de signe, ce qui contredit la positivité de un . C’est donc que β “ 0, donc que un “ αxn1 , donc que
u1 “ x1 u0 , donc que f pu0 q “ x1 u0 . Ceci étant vrai quel que soit u0 , c’est que f : x ÞÑ x1 x.