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Équilibres naturels et impact environnemental

Le document traite des équilibres naturels à travers trois exercices. Le premier exercice aborde l'impact du DDT sur les cochenilles et leurs prédateurs, le second analyse la pêche des anchois et son effet sur les cormorans, et le troisième étudie l'impact des eaux usées sur les vers dans l'oued Sebou. Les réponses soulignent l'inefficacité des traitements chimiques, la surpêche et la pollution comme menaces pour les écosystèmes.

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Équilibres naturels et impact environnemental

Le document traite des équilibres naturels à travers trois exercices. Le premier exercice aborde l'impact du DDT sur les cochenilles et leurs prédateurs, le second analyse la pêche des anchois et son effet sur les cormorans, et le troisième étudie l'impact des eaux usées sur les vers dans l'oued Sebou. Les réponses soulignent l'inefficacité des traitements chimiques, la surpêche et la pollution comme menaces pour les écosystèmes.

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Les équilibres naturels

A- Exercice 1 :
L'oranger (Citrus sinensis) a été introduit au Maroc au 14ieme siècle depuis la Chine. Cette introduction
a été accompagné par la propagation de quelques parasites de l’oranger comme les cochenilles (qui causent
d’importants dégâts dans les plantations). Pour combattre ce parasite on a recours à des insecticides comme le
DDT.
Le graphique suivant donne l’évolution du nombre de cochenilles dans deux plantations : une traitée
avec du DDT et l’autre sans traitement.

1- Est-ce- que le DDT a donné les résultats escomptés ? Justifiez votre réponse.
2- Sachant que les cochenilles sont des proies pour différents insectes (comme les coccinelles), proposez
une hypothèse pour expliquer ces résultats.
3- Donnez une méthode efficace pour lutter contre les cochenilles.

B- Réponse :
1- Le nombre de cochenilles a augmenté de façon importante dans la plantation traitée avec du DDT,
puisqu’il passe de 50 en 1964 à 1300 en 1968. Par contre, le nombre de cochenille reste presque stable et inférieur
à 100 dans la plantation non traitée. Donc le DDT ne donne pas les résultats attendus.
2- Au lieu de tuer les cochenilles, le DDT tue surtout ses prédateurs (les coccinelles).
3- Une méthode efficace pour lutter contre les cochenilles pourrait-être la lutte biologique qui consiste à
élever et lâcher des prédateurs de cochenilles dans les champs.

C- Exercice 2 :
Les anchois forment une famille de poissons (Engraulidae) dont de nombreuses espèces sont
consommées par l’homme et sont utilisées pour fabriquer de la farine de poisson (source de protéine pour les
volailles et le bétail). Les anchois représentent aussi des proies pour de nombreux animaux comme le cormoran
(oiseau marin).
Pour estimer les quantités d’anchois pêchées et l’évolution du nombre de cormorans, une étude a été
mener au large du Chili entre 1955 et 1970. Les résultats obtenus sont résumés dans le graphique ci-dessous :

1/6
Quantité d'anchois pêchée Nombre de cormoran
(en millions de tonnes) (en millions d'individus)

^ ^
12 30

10
25

8 20

6 15

4
10

2 5

0 > Années

1955 1960 1965 1970


1- Analysez ces résultats.
2- Expliquez l’évolution du nombre de cormorans.
3- Que peut-on prédire si ce pays continue à pratiquer la pêche intensive de l’anchois ?
4- Proposez une solution.

D- Réponse :
1- Analyse du Graphique :
- Les quantités d’anchois pêchées ont augmenté de façon significative. Elles passent de 0.5 million
de tonnes en 1955, à 11 millions de tonnes en 1970.
- Dans la même période, le nombre de cormoran est passé de 30 millions d’individus à seulement
5 millions.
2- La pêche intensive de l’anchois par l’Homme, a entrainé l’effondrement de ses stocks, ce qui a causé la
diminution du nombre de cormorans car ces derniers se nourrissent essentiellement d’anchois.
3- La pêche intensive de l’anchois peut entrainer la disparition de cette dernière et causer un problème
environnemental (perturbations des équilibres naturels).
4- Pour remédier à ce problème, il faut règlementer la pêche de l’anchois en imposant des quotas de pêche
et des périodes de repos biologique.

E- Exercice 3 :
Au Maroc, la majorité des villes rejettent directement les eaux usées et les déchets liquides soit dans
les rivières soit dans la mer, ce qui provoque leur pollution.
On se propose d’étudier l’impact des eaux usées et des déchets liquides sur quelques espèces de vers
vivants dans l’oued Sebou au voisinage de la ville de Fès. La carte suivante montre la position des stations
étudiées alors que le tableau 1 résume les résultats de cette étude :

1/6
Stations S1 S2 S3 S4
Pourcentages des vers (n) par rapport à l’ensemble des invertébrés n1<60 n2>80 80<n3<n2 60<n4<80
Espèce 1 1.7 51.1 48.7 16.1
Espèce 2 2.3 15.2 19.5 16.6
Pourcentages de six espèces de vers annélides Espèce 3 2 33.7 29.2 18.2
oligochètes Espèce 4 0 0 0 35.8
Espèce 5 27.3 0 0 4.4
Espèce 6 61.4 0 0 0.8
Pourcentages des autres espèces de vers annélides oligochètes 5.3 0 2.6 8.1
Tableau 1
Remarques :
- Les études ont été menées pendant le mois de septembre.
- Les annélides sont des organismes vermiformes mesurant entre 0,5 mm et 3 m de long. Ils
possèdent un corps cylindrique, composé d’une série d’anneaux (les métamères). Les annélides sont divisés en
trois grandes classes :
* les Polychètes qui ont des métamères recouverts de nombreuses soies (exemple : les
arénicoles).

* les Oligochètes qui ont des métamères porteurs de soies moins abondantes (exemple : les vers
de terre).

* les Achètes dont les métamères sont dépourvus de soies (exemple : les sangsues).

1- Quels enseignements tirez-vous de l’analyse de ces résultats ?


Le tableau 2 donne les teneurs en dioxygène et en matières organiques dans les différentes stations :
Stations S1 S2 S3 S4
Teneurs en O2 (%) 99 30 32 83
Teneurs en matières organiques 5 21 10 5
Tableau 2
2- Sachant que dans les eaux polluées vivent des bactéries aérobies, comment expliquez les données du
tableau 2.

1/6
3- En vous aidons des éléments de réponses précédents, expliquez la répartition des vers pour les quatre
stations.
4- Quel est l’intérêt écologique des vers étudiés en ce qui concerne l’évaluation de la qualité de l’eau ?

F- Réponse :
1- Le Pourcentages des vers (n) par rapport à l’ensemble des invertébrés augmente lorsqu’on passe de la
station S1 à la station S2 qui se trouve juste en aval de la source de pollution (ville de Fès), puis ce pourcentage
commence à diminuer lorsqu’on éloigne de la source de pollution.
Le pourcentage des vers étudiés monte brusquement dans la station S2. Ce pourcentage diminue
lorsqu’on s’éloigne de cette station.
On remarque qu’il y a des espèces qui caractérisent quelques stations :
- Les espèces 1, 2 et 3 préfèrent les stations très polluées (S2 et S3).
- Les espèces 5 et 6 vivent dans les stations non polluées (surtout la station S1 qui se trouve en
amont de la source de pollution).
- L’espèce 4 préfère un faible niveau de pollution (S4).
Le pourcentage des autres espèces de vers annélides oligochètes diminue lorsqu’on passe de la station
S1 à la station S2 (où il est de zéro) puis augmente lorsqu’on s’éloigne de Fez.
2- Les eaux usées des villes sont riches en matières organiques. La ville de Fès en déversant ses eaux usées
directement dans l’Oued Fès fait augmenter la teneur en matières organiques de la station S2. Ces matières sont
utilisées par les bactéries aérobies qui utilisent O2 pour les dégrader, ceux qui provoque la diminution de la teneur
en O2.
En s’éloignant de la source de pollution, la teneur en matières organiques diminue (puisqu’elles sont
dégradées par les bactéries) et celle du O2 augmente.
3- La répartition des vers dans les différentes stations semble être liée à la teneur de l’eau en O2. Ainsi, on
observe la disparition de quelques espèces à cause du manque d’O2 (espèces 5 et 6 dans les stations S2 et S3),
alors que d’autres espèces supportent ce manque (espèces 1, 2 et 3). L’espèce 4 préfère une teneur moyenne en
O2.
4- Les espèces 5 et 6 sont très sensible à la pollution, par contre les espèces 1, 2 et 3 y résistent mieux.
La faible présence des espèces 5 et 6 et la forte présence des espèces 1,2 et 3 indiquent que l’eau est
polluée.
La forte présence des espèces 5 et 6 et la faible présence des espèces 1,2 et 3 indiquent que l’eau est
de bonne qualité.
Les vers sont donc de bons bioindicateurs (ou bio-indicateurs) de la qualité de l’eau.

1/6

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