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Chap 3

Le document traite des déterminants fondamentaux de l'activité économique, en se concentrant sur le partage du revenu entre consommation et épargne ainsi que sur l'investissement. Il présente les théories keynésienne et néoclassique concernant la consommation et l'épargne, ainsi que l'importance de l'investissement dans la croissance économique. Les implications et limites de ces théories sont également discutées, soulignant le rôle central de l'investissement dans l'activité économique.

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Chap 3

Le document traite des déterminants fondamentaux de l'activité économique, en se concentrant sur le partage du revenu entre consommation et épargne ainsi que sur l'investissement. Il présente les théories keynésienne et néoclassique concernant la consommation et l'épargne, ainsi que l'importance de l'investissement dans la croissance économique. Les implications et limites de ces théories sont également discutées, soulignant le rôle central de l'investissement dans l'activité économique.

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31/08/2022

BUSINESS ECONOMICS
PART 1 MACROECONOMIE

• EDHEC BBA1 2022/2023


• Professeur : D. DALMASSO
• [Link]@[Link]

CHAPITRE 3

LES DETERMINANTS
FONDAMENTAUX DE L’ACTIVITE
ECONOMIQUE

1. Le partage du revenu entre consommation


et épargne
2. L’investissement

1
31/08/2022

CHAPITRE 3

LES DETERMINANTS
FONDAMENTAUX DE L’ACTIVITE
ECONOMIQUE

1. Le partage du revenu entre consommation


et épargne
2. L’investissement

1. Le partage du revenu entre


consommation et épargne
• Objectif : déterminer les variables explicatives
de l’arbitrage entre consommation et épargne
• Keynes retient la notion de revenu courant
• En complément, la théorie Néoclassique des choix
intertemporels (Fisher) prend en compte le LT et
donc l’influence du taux d’intérêt et l’évolution de la
richesse

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1.1 L’hypothèse du revenu courant :


l’approche keynésienne
• Un ménage reçoit un certain revenu Y qui provient
de plusieurs sources : salaires, actifs financiers,
transferts de l'état...
• Une fraction de ce revenu étant automatiquement
utilisée à payer les impôts dus T, la somme que le
ménage peut librement utiliser, ou revenu
disponible, se définit comme suit :
𝑌 =𝑌−𝑇
• Ce revenu disponible est réparti entre
consommation et épargne par les ménages :
𝑌 =𝐶+𝑆

1.1.1 La fonction de consommation


keynésienne
• La loi psychologique fondamentale (Keynes,
1936): « Les hommes sont disposés en règle
générale, à accroître leur consommation quand
leur revenu augmente, mais cet accroissement
de la consommation est moindre que
l’accroissement du revenu »
• Double hypothèse :
• la consommation augmente avec le revenu, les
ménages à revenus élevés consomment donc plus que
les ménages à revenus faibles
• l'accroissement de la consommation est plus faible que
l'accroissement du revenu qui l’a déclenché
∆𝐶
0 < ∆𝐶 < ∆𝑌 ⇔ 0 < <1
∆𝑌

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31/08/2022

1.1.1 La fonction de consommation


keynésienne
• La propension marginale à consommer : pmc
∆𝐶
𝑐=
∆𝑌
• Elle mesure la variation de la consommation induite par
la variation du revenu disponible
• La fonction de consommation :
𝐶 = 𝑐𝑌 + 𝐶
• pmc : 0 < 𝑐 < 1
• Consommation incompressible 𝐶 : seuil minimum de
consommation ou minimum vital (pour un niveau de
revenu disponible nul)

1.1.1 La fonction de consommation


keynésienne
• La propension moyenne à consommer : PMC
𝐶
𝑃𝑀𝐶 =
𝑌
• Elle mesure, pour un revenu disponible donné, la part
moyenne consacrée à la consommation
• Elle est décroissante du revenu disponible
• Cette décroissance signifie que les ménages aux
revenus disponibles élevés consacrent une plus faible
fraction de leur revenu à la consommation que les
ménages aux revenus disponibles faibles

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1.1.2 La fonction d’épargne


keynésienne
• La propension moyenne à épargner (taux
d’épargne) : PMS

𝑆 𝑌 −𝐶 𝐶
𝑃𝑀𝑆 = = = 1 − = 1 − 𝑃𝑀𝐶
𝑌 𝑌 𝑌
• Les ménages aux revenus élevés épargnent une fraction
plus grande de leur revenu que les ménages aux revenus
faibles
• La propension moyenne à épargner est donc croissante
du revenu disponible

1.1.2 La fonction d’épargne


keynésienne
• L'épargne individuelle est simplement le résultat de la
décision de consommation, prise sans que l'individu arbitre
réellement entre épargne et consommation
• On parle alors d'épargne « résiduelle », dont le niveau est
déterminé sans considération des avantages intrinsèques
liés à cette épargne
• En considérant l'épargne comme un résidu, la théorie
keynésienne revient donc à exclure le taux d'intérêt
comme variable explicative de la consommation
• Pour Keynes, cette exclusion correspondrait en fait à une
approximation correcte à CT : l'influence du revenu sur la
consommation est immédiate tandis que celle du taux
d'intérêt est beaucoup plus lente à se manifester

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1.1.2 La fonction d’épargne


keynésienne
• Du fait de ce caractère résiduel, la fonction
d'épargne est déduite de la fonction de
consommation :
𝑆 = 𝑌 − 𝐶 = 𝑌 − 𝑐𝑌 + 𝐶 = 1 − 𝑐 𝑌 − 𝐶
⇒ 𝑆 = 𝑠𝑌 − 𝐶
• s est la propension marginale à épargner (pms)
• 0 < 𝑠 < 1 et 𝑐 + 𝑠 = 1

1.1.3 Représentation graphique

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31/08/2022

1.1.3 Représentation graphique


• Sur ce graphique, la droite de consommation est
plus pentue (c > s ) : si le revenu disponible du
ménage considéré augmente, ce ménage
préférera augmenter plus sa consommation que
son épargne
• 𝑌 est le « seuil de rupture » (ou « seuil
d’épargne ») à partir duquel les agents cessent
de désépargner, et constituent une épargne
positive. Dans ce modèle simple :
𝐶 𝐶
𝑌 = =
1−𝑐 𝑠

1.1.4 Implications et limites

• Les implications :
• Si l’on considère des ménages aux revenus différents, la
PMC est de plus en plus faible et la PMS de plus en plus
forte à mesure que le revenu disponible augmente
• Pour un pays donné, la PMC doit diminuer à mesure
que le niveau de vie de la population s’élève
• La comparaison entre pays doit faire apparaître une
PMC plus faible et une PMS plus élevée pour les pays
les plus riches et inversement

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Taux d’épargne en France


Source Insee

Taux d’épargne en Europe et Crise du


Covid
Source Axa/Eurostat

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1.1.4 Implications et limites


• Limites :
• Kuznets (Prix Nobel 1971) teste la théorie keynésienne
sur l’économie US : la théorie n’est vérifiée qu’à CT
(baisse de la PMC), mais elle est invalidée sur le LT
(stabilité des PMC et PMS)
• La théorie keynésienne donne une explication statique
du comportement des ménages : elle ne traite pas de
l’arbitrage entre consommation présente et
consommation future

1.2 La théorie néoclassique des choix


intertemporels
• Fisher (1930) élabore une théorie de la
consommation alternative qui permet d’offrir un
rôle plus déterminant à l'épargne, celle-ci
n'apparaissant plus uniquement comme un
résidu par rapport à la consommation
• En effet, l'épargne peut être considérée comme
la constitution de réserves qui permettra
ultérieurement de retrouver des ressources
disponibles pour la consommation : dans ce
cas, l'épargne est une renonciation
temporaire à la consommation

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31/08/2022

1.2 La théorie néoclassique des choix


intertemporels
• Si un agent a des réserves, deux possibilités s'offrent
à lui :
• il peut thésauriser, càd conserver ses réserves sous forme
d'encaisses monétaires non rémunérées
• il peut prêter à un autre agent qui connaît un besoin de
financement : l'épargne est alors placée et l'épargnant sera
dit avoir une capacité de financement
• Soit un prêt sur une période, remboursé à la période
suivante. Afin d'inciter l'épargnant à prêter,
l'emprunteur doit le rémunérer : c'est l'intérêt du prêt,
calculé sur la base du taux d'intérêt
• En t, l’agent prête S au taux i
• En (t+1), il dispose de S(1+i) qu’il peut consommer

II.1.2 La théorie néoclassique


des choix intertemporels
• Le prêt est donc un transfert de revenu du présent
vers le futur, ou en d'autres termes, l'épargne est un
transfert de pouvoir d'achat dans le temps.
• Le taux d'intérêt permet de comparer l'utilité
qu'apporte dans le présent la consommation, avec
l'utilité future d'une consommation reportée par l'acte
d'épargne : ce taux mesure donc la préférence
pour le futur par rapport au présent.
• C'est le prix de la renonciation à la consommation
immédiate. Plus le taux d'intérêt sera élevé et plus
les agents seront incités à épargner.

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31/08/2022

1.2.3 L’arbitrage intertemporel du


consommateur
• D’après la vision libérale néoclassique, le
partage du revenu entre consommation et
épargne dépend donc de 3 facteurs :
• Les préférences intertemporelles du ménage
• L'ensemble des revenus présents et futurs
anticipés par le ménage, càd sa richesse
• Les conditions financières existantes et en
particulier le prix du transfert de pouvoir d'achat
dans le temps, càd le taux d'intérêt

Conclusion
• La perspective keynésienne de l'arbitrage
consommation / épargne s'inscrit dans un
cadre de décisions instantanées, tandis que
les néoclassiques adoptent une analyse
intertemporelle
• Les néoclassiques appliquent ce
raisonnement en définissant le taux d'intérêt
et la richesse comme les nouvelles variables
à l'origine de l’arbitrage entre consommation
et épargne

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31/08/2022

CHAPITRE 3

LES DETERMINANTS
FONDAMENTAUX DE L’ACTIVITE
ECONOMIQUE

1. Le partage du revenu entre consommation


et épargne
2. L’investissement

2.1 Le rôle central de l’investissement


dans l’activité économique
• Définition
• La décision d'investissement est le fait de
l'entreprise qui décide de transformer des avoirs
monétaires en actifs physiques ou biens de
production (machines, bâtiments, usines...), et non
en actifs financiers (titres, actions, obligations...) qui
correspondent au cas du placement
• L’investissement peut également correspondre :
• Aux dépenses privées des ménages consacrées à l’achat
de biens immobiliers
• Aux dépenses publiques de l’Etat dédiées aux
équipements collectifs

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31/08/2022

2.1 Le rôle central de l’investissement


dans l’activité économique
• L’investissement est donc une dépense
immédiate en vue de recettes futures ou
d’économie de coûts.
• On peut également définir les investissements
immatériels :
• Ce sont tous les types d’investissement qui ne prennent
pas la forme d’achats de biens matériels mais qui sont
source de productivité pour l’entreprise et dont les effets,
dans la durée, dépassent le cycle de production :
dépenses en R&D, achats de brevets ou licences de
fabrication, dépenses de formations, achats de logiciels
informatiques, dépenses de publicité et de marketing…

2.1 Le rôle central de l’investissement


dans l’activité économique
• Le rôle de l’investissement
• L'investissement joue un double rôle au sein de
l’activité économique :
• En tant que composante de la demande finale globale,
l’investissement est une dépense et à ce titre, il peut
soutenir l’activité économique indépendamment de
l’usage concret auquel il est destiné
• En tant que facteur de production, l’investissement fait
partie de l’offre globale, il accroît donc les capacités
productives du pays et améliore sa productivité

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31/08/2022

2.1 Le rôle central de l’investissement


dans l’activité économique
• Les économistes considèrent donc
l’investissement comme étant le moteur de la
croissance économique et du développement
• Selon l’effet du multiplicateur keynésien, toute
variation de l’investissement conduit à une
variation plus que proportionnelle du revenu :
∆𝑌 = 𝑘∆𝐼
avec le coefficient multiplicateur 𝑘 = = >1

2.2 Le principal déterminant de


l’investissement
• Que ce soit pour les néoclassiques ou pour les
keynésiens, une baisse du taux d'intérêt doit
favoriser l'investissement
• En effet, tout investissement doit être financé, soit
par des fonds propres, soit par des emprunts :
• Dans les deux cas, les intérêts représentent le coût
rattaché à cet investissement
• Une hausse du taux d’intérêt aura alors un effet négatif
sur les décisions d’investissement des entreprises

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31/08/2022

2.2 Le principal déterminant de


l’investissement
LA FONCTION D’INVESTISSEMENT

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