REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE MINISTERE DE
L’ENSEIGNEMENT SUPERIEURE ET DE LA
RECHERCHE SCIENTIFIQUE
UNIVERSITE M’HAMED BOUGARA BOUMERDES
Faculté de Technologie
Département Ingénierie des systèmes électriques
Module : TP Machine électrique
Spécialité : Machine électrique (1er Master)
Groupe : B
TP1 :
Alternateur triphasé
Préparé par :
o Maria TRAIA
o Youcef MOHAMED
o Lotfi KHELASSI
o MIMOUNI Ahmed Anis
Année universitaire : 2024/2025
I. Introduction :
Les alternateurs triphasés occupent une place centrale dans le paysage de la génération
d'énergie électrique, fournissant une source essentielle de courant alternatif dans une variété
d'applications industrielles et domestiques. Ces dispositifs électromécaniques convertissent
l'énergie mécanique en énergie électrique, jouant un rôle crucial dans la distribution efficace
et stable de l'électricité. L'avènement des alternateurs triphasés a révolutionné la production
d'énergie en permettant une génération plus fiable et une distribution plus efficace du courant
électrique.
L'une des caractéristiques clés des alternateurs triphasés réside dans leur capacité à produire
trois courants alternatifs déphasés de 120 degrés les uns par rapport aux autres. Cette
configuration triphasée offre des avantages significatifs en termes de rendement énergétique
et de stabilité du système électrique. Les alternateurs triphasés sont largement utilisés dans les
centrales électriques, les éoliennes, les générateurs de secours, et de nombreux autres
domaines où la fiabilité et l'efficacité de la production électrique sont cruciales.
II. Le but l’objectif :
-Comprendre le comportement des alternateurs triphasés dans des conditions différentes,
notamment à vide, en court-circuit et en charge.
-Étudier la réponse de l'alternateur face à des charges variables et évaluer sa capacité à
maintenir une tension stable.
-Acquérir des compétences pratiques dans la manipulation d'équipements de mesure, la prise
de données et l'interprétation des résultats.
III. Développement des modèles de Behn Eschenburg et de Potier :
a) Modèle de Behn-Eschenburg
Le modèle de Behn-Eschenburg est un modèle simplifié d'une machine synchrone. Il est basé
sur l'hypothèse que le circuit magnétique de la machine est linéaire. Cela signifie que la
tension induite dans les enroulements statoriques est proportionnelle au flux magnétique
traversant le circuit magnétique.
Le modèle de Behn-Eschenburg est représenté par le circuit équivalent suivant :
EPN=r𝐽 + j X 𝐽+ 𝑉
r : La résistance statorique
X : La réactance statorique
E : La tension d'induction statorique
J : Le courant statorique
V(V) est la tension aux bornes d’un enroulement de la machine
EPN est la fém à vide ou fém synchrone : elle ne dépend que de ieN
si n est fixée.
r(Ω) est la résistance de l'enroulement : très souvent négligée.
X(Ω) traduit la chute de tension due à la réaction magnétique d'induit: elle est
appelée réactance synchrone.
𝜑 est imposé par la charge qu'alimente l'alternateur
Le modèle de Behn-Eschenburg est utile pour comprendre les principes de base du
fonctionnement d'une machine synchrone. Il est également utilisé pour des calculs
simples, tels que la détermination de la puissance de sortie d'une machine.
b) Modèle de Potier :
Le modèle de Potier est un modèle plus complexe d'une machine synchrone. Il prend en
compte la non-linéarité du circuit magnétique de la machine.
Le Diagrammes vectoriels d’une MS débitant sur (a) charge R‐L, (b) charge purement
inductive :
Le modèle de Potier est basé sur les hypothèses suivantes :
Le flux magnétique dans le circuit magnétique est proportionnel à la somme des
courants statoriques et rotoriques.
Le flux magnétique dans le circuit magnétique est également proportionnel à la vitesse
angulaire du rotor.
En utilisant ces hypothèses, on peut dériver les relations suivantes :
Tension d'induction statorique
E = R I + X Iα
Courant rotorique
Ir = -α ×I
Puissance de sortie
P = 3 × I2 ×R
Couple mécanique
C = 3× I2 ×X
Le modèle de Potier peut être utilisé pour calculer les caractéristiques de fonctionnement
d'une machine synchrone, telles que la tension d'induction, le courant rotorique, la
puissance de sortie et le couple mécanique.
IV. Mode d’opératoire :
a) L’essai à vide :
L’alternateur est entrainé par un moteur à courant continu shunt.
- On a réglé le rhéostat d'excitation du moteur (Rh1) à sa valeur minimale.
- Si le sens de rotation n'était pas convenable, on a inversé la polarisation de la tension
d'alimentation.
- On a augmenté graduellement la tension du moteur en agissant sur le rhéostat d'excitation
(Rh1) jusqu'à atteindre la vitesse nominale de l'alternateur, cette vitesse étant la vitesse de
synchronisme.
- On a réglé le rhéostat d'excitation de l'alternateur (Rh2) à sa valeur maximale.
- On a augmenté progressivement le courant d'excitation de l'alternateur (Rh2) en agissant sur
le rhéostat d'excitation.
- Pour chaque valeur de ce courant, on a relevé la tension aux bornes d'une phase statorique
de l'alternateur.
- Avant chaque mesure, on a vérifié que la vitesse de rotation était à la valeur nominale.
Les résultats de l’essai :
J (courant 0.1 0.2 0.3 0.4 0.5
d’excitation)
Eo 107.1 198.5 284 359.5 421.1
Essai a vide
600
500
400
300
E0
200
100
0
0 0,1 0,2 0,3 0,4 0,5 0,6 0,7 0,8
J
Dans cet essai, on peut remarquer comment la tension aux bornes d'une phase statorique
évolue en fonction du courant d'excitation. À vide, on s'attend à observer une augmentation
linéaire de la tension avec le courant d'excitation jusqu'à ce que la saturation soit atteinte.
b) L’essai en court-circuit :
-On a maintenu la vitesse constante à sa valeur nominale tout au long de l'essai.
-On a réglé le rhéostat d'excitation de l'alternateur (Rh2) à sa valeur maximale.
- On a augmenté progressivement le courant d'excitation de l'alternateur en agissant sur le
rhéostat d'excitation (Rh2).
- À chaque étape, on a relevé la valeur efficace du courant induit (Icc) sans jamais dépasser le
courant nominal In.
Les résultats de l’essai :
J (courant 0.1 0.2 0.3 0.4
d’excitation)
Icc 0.9 2 3.2 3.9
L'essai a court circuit
4,5
4
3,5
3
Icc
2,5
2
1,5
1
0,5
0
0 0,05 0,1 0,15 0,2 0,25 0,3 0,35 0,4
J
Lors de cet essai, l'observation principale serait la réaction de l'alternateur face à un court-
circuit. On s'attend à ce que le courant induit augmente rapidement avec le courant
d'excitation, et il est crucial de ne pas dépasser le courant nominal pour éviter des dommages.
c) L’essai en charge :
-On a maintenu la vitesse constante à sa valeur nominale pendant tout l'essai.
- On a fixé la charge résistive Rch à sa valeur maximale.
- À l'aide du rhéostat Rh2, on a fixé le courant d'excitation de l'alternateur à 220V.
- On a augmenté progressivement le courant induit jusqu'à atteindre le courant nominal In.
- Pour chaque valeur du courant induit, on a relevé la tension aux bornes d'une phase
statorique de l'alternateur.
Les résultats de l’essai :
Ich 0 0.86 1.55 2.3 2.9
Vch 264 265 259 255 248
Rch 0% 10% 20% 30% 40%
essai en charge
500
400
300
Vch
200
100
0
0 0,5 1 1,5 2 2,5 3 3,5 4 4,5
Ich
Dans cet essai, on peut noter comment la tension aux bornes d'une phase statorique varie avec
le courant resistive, en maintenant une charge inductive constante. L'objectif est d'observer
comment l'alternateur réagit à une charge variable, en maintenant la stabilité de la tension à
des niveaux spécifiques.
Les Caractéristique de réglage :
Courant 1.1 1.2 1.3 1.4 1.56
d’excitation
Tension aux 244 241 239 234 228
bornes
d’une phase
Courant de 0.6 0.6 0.6 0.6 0.6
charge
INDUCTIVE 1 2 3 4 5
Dans cet essai, on peut noter comment la tension aux bornes d'une phase statorique varie avec
le courant induit, en maintenant une charge résistive constante. L'objectif est d'observer
comment l'alternateur réagit à une charge variable, en maintenant la stabilité de la tension à
des niveaux spécifiques.
V. Conclusion :
On conclue les alternateurs triphasés met en évidence plusieurs éléments significatifs.
L'expérimentation à vide a permis d'observer le comportement de l'alternateur sans charge
externe, mettant en lumière les ajustements nécessaires pour atteindre la vitesse nominale et
explorer les caractéristiques en excitation. L'essai en court-circuit a mis en évidence la
robustesse de l'alternateur face à des conditions extrêmes, avec un suivi rigoureux du courant
induit et une vérification constante de la vitesse nominale.
L'essai en charge a offert une compréhension approfondie du comportement de l'alternateur
sous différentes charges, avec un examen attentif des variations de courant induit et de
tension aux bornes. La fixation de la charge résistive à sa valeur maximale a permis d'évaluer
la performance de l'alternateur dans des conditions de charge maximale.
En combinant ces trois essais, notre étude vise à offrir une vision complète des
caractéristiques électriques et mécaniques des alternateurs triphasés. Ces informations seront
essentielles pour une utilisation optimale de ces dispositifs dans des contextes aussi variés que
les centrales électriques, les infrastructures industrielles et d'autres