Université Joseph Fourier Julia Meyer
L3 Physique [Link]@[Link]
L3 – Mathématique pour la physique
Examen Final – 15 janvier 2015
Modalités : Notes de cours et TDs permis.
NOTE IMPORTANTE SUR LA REDACTION :
— Choisissez d’abord les problèmes qui vous plaisent le plus. Faites les autres que vous trouvez
difficiles à la fin.
— Si vous ne savez pas répondre à une question, admettez le résultat et passez à la question d’après.
— La copie n’est pas un brouillon. Rédigez de façon claire et concise, en mettant en valeur les résultats
importants que vous obtenez. Seule une argumentation correcte rapporte des points.
Formules utiles :
Séries de Fourier :
∞ h
X x x i
f (x) = a0 + an cos 2πn + bn sin 2πn
n=1
L L
Z Z Z
1 2 x 2 x
a0 = f (x) dx an = f (x) cos 2πn dx bn = f (x) sin 2πn dx
L I L I L L I L
∞ Z
X 1
f (x) = cn e2iπnx/L cn = f (x) e−2iπnx/L dx
n=−∞
L
I
Séries de sinus et cosinus :
∞ ZL
X x 2 x
f (x) = bn sin(πn ) bn = f (x) sin(πn ) dx
n=1
L L L
0
∞ ZL ZL
X x 1 2 x
f (x) = a0 + an cos(πn ) a0 = f (x) dx an = f (x) cos(πn ) dx
n=1
L L L L
0 0
Transformées de Fourier :
Z∞ Z∞
−1 1
TF[f (x)] = f˜(q) = f (x) e −iqx
dx TF [f˜(q)] = f (x) = f˜(q) eiqx dq
2π
−∞ −∞
Convolutions et corrélations :
Z∞ Z∞
(f ∗ g)(x) = ds f (s)g(x − s) Cf g (x) = ds f ∗ (s)g(x + s)
−∞ −∞
Formule intégrale de Cauchy : I
f (z) 2πi (n)
dz = f (z0 )
C (z − z0 )n+1 n!
Séries de Taylor :
∞
X 1 (n)
f (z) = an (z − z0 )n an = f (z0 )
n=0
n!
1
Séries de Laurent :
∞
X
f (z) = an (z − z0 )n a−1 = Res(f ; z0 )
n=−∞
Commutateur :
[A, B] = AB − BA
Opérateur adjoint :
(g, Lf ) = (L† g, f )
1. Quelques questions courtes. (∼ 15%)
a) On considère la fonction
f (x) = sin(5πx) − cos(8πx).
— Donner la période L de cette fonction.
— Donner les coefficients de la série de Fourier de f (x) sur l’intervalle I = [0, L].
b) Donner la partie imaginaire des fonctions suivantes :
(i) f1 (z) = eix
(ii) f2 (z) = z ∗ z
1
(iii) f3 (z) = z
avec z = x + iy et x, y ∈ R.
c) Donner des exemples :
(i) deux opérateurs linéaires qui commutent.
(ii) deux opérateurs linéaires qui ne commutent pas.
d) On considère une particule soumise à une force F (x) = Aδ(t) où t est le temps. Trouver la dimension
de la constante A.
2. Formule de sommation de Poisson. (∼ 27%)
Nous allons démontrer la formule de sommation de Poisson,
∞ ∞
X 1 X ˜ 2π
f (nT ) = f (k ) (1)
n=−∞
T T
k=−∞
avec f˜ = TF[f ].
a) On définit la fonction
∞
X
φ(t) = f (t + nT ).
n=−∞
Démontrer que φ(t) est T -périodique.
b) Donner la série de Fourier complexe φF (t) de φ(t) sur l’intervalle I = [0, T ].
c) Démontrer que les coéfficients ck de la série de Fourier complexe sont donnés par
1 ˜ 2π
ck = f (k ).
T T
2
[Vous avez le droit de changer l’ordre de la somme et de l’intégrale.]
d) Utiliser φ(0) = φF (0) pour démontrer la formule de sommation de Poisson (1).
P∞ 1
Application : calcul de la somme n=−∞ 1+n 2.
e) Déterminer la TF de f (t) = 1/(1 + t2 ) en utilisant l’analyse complexe. Détailler bien tous les étapes :
choix du contour, détermination des singularités et calcul des résidus ! Tracer le(s) contour(s) choisi(s) et
indiquer la position des singularités.
P∞ 1
f ) Utiliser la formule de sommation de Poisson (1) pour exprimer la somme n=−∞ 1+n 2 en fonction de
˜
f (ω) = πe −|ω|
.
P∞ 1
g) Evaluer la somme en utilisant n=0 xn = 1−x .
3. Equations de compétition de Lotka-Volterra. (∼ 30%)
Soient deux populations en compétition suivant la dynamique
dN 1
= αN 1 − N − βP N, (2)
dt K
dP
= −δP + γN P. (3)
dt
Ici tous les coéfficients α, β, γ, δ, K ≥ 0.
a) Trouver les solutions stationnaires avec P0 = 0.
On considère d’abord le cas β = γ = 0 tel que les deux équations sont découplées. Pour les
exercices suivantes [b)-e)], utiliser l’équation (2) seulement.
b) Faire un calcul perturbatif pour déterminer la stabilité des solutions stationnaires trouvées en a).
c) Est-ce que la population N (t) augmente ou décroît avec le temps pour les conditions initiales suivantes ?
(i) N (0) = K − κ
(ii) N (0) = K + κ
avec 0 < κ < K.
d) Pour β = 0, l’équation (2) permet une solution exacte. Déterminer N (t) en utilisant la méthode de la
séparation des variables. Dénoter la condition initiale N (0) = N̄ .
e) Analyser le comportement de N (t) dans la limite t → ∞.
Maintenant on considère le cas général β, γ 6= 0 où les équations (2) et (3) sont couplées.
f ) Est-ce qu’il y a des solutions stationnaires N0 , P0 6= 0 ? Trouver les solutions stationnaires et spécifier
les conditions.
g) Déterminer les équations différentielles perturbatives autour du point N0 = δ/γ, P0 = [1−δ/(Kγ)]α/β.
Ecrire les équations pour N1 , P1 sous la forme
d N1 N1
=M ,
dt P 1 P1
où M est une matrice 2 × 2.
h) Déterminer les valeurs propres de M. Est-ce que le point N0 , P0 est stable ?
3
4. Polynômes d’Hermite. (∼ 28%)
Les polynômes d’Hermite Hn sont des polynômes orthogonaux par rapport au produit scalaire
Z∞
2
(g, f )G = dx e−x g(x)f (x). (4)
−∞
a) On considère l’opérateur linéaire
1
L = − D2 + XD
2
avec X[f (x)] = xf (x) et D[f (x)] = d
dx f (x) = f 0 (x). Est-ce que L est hermitien par rapport au produit
scalaire (4) ?
b) On suppose que hn est une fonction propre de L avec valeur propre λn = n,
Lhn = nhn ,
où n > 0.
1 0
Démontrer que hn−1 = 2n hn est aussi une fonction propre de L. Trouver la valeur propre correspon-
dante.
c) Utiliser b) pour trouver une relation de réccurrence entre hn+1 , hn et hn−1 à partir de l’équation
Lhn = nhn .
d) L’équation hn+1 (x) = 2xhn (x) − 2nhn−1 (x) permet de trouver tous les fonctions propres de L si on
connait h0 (x) et h1 (x). Démontrer que h1 (x) = 2x est une fonction propre de L avec la valeur propre
λ1 = 1. Trouver h0 (x).
e) Quelle est la relation entre les polynômes d’Hermite Hn et les fonctions propres hn ? Justifier.
1 2
f ) Démontrer queRles fonctions ψn (x) = e− 2 x hn (x) sont orthogonales par rapport au produit scalaire
∞
habituel, (g, f ) = −∞ dx g(x)f (x).
g) Démontrer que les ψn sont des fonctions propres de l’oscillateur harmonique
H = −D2 + X 2 .
Trouver les valeurs propres En correspondantes.