Ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique
Université 20 aout 1955 Skikda
Faculté de Technologie
1955 20 1955 20
Département de Pétrochimie
Année universitaire 2022-2023
Cours :
ÉLÉCTRONIQUE NUMÉRIQUE
Enseignant :
Dr. CHETTAH Chouaib
Maitre de conférence ‘’A’’
Cours destiné aux étudiants de 1eme année Master Semestre : 01
Spécialité : GÉNIE PÉTROCHIMIQUE
CHAPITRE I :
ALGÈBRE DE BOOLE ET CODAGE
CHAPITRE I : ALGÈBRE DE BOOLE ET CODAGE ............................................................................................ 1
I. LES DIFFERENTS TYPES DE CODAGE ............................................................................................................. 1
I.1. Le codage décimal................................................................................................................................................. 1
I.2. Le codage binaire naturel (base 2) ........................................................................................................................ 1
I.3. Le codage hexadécimal (base 16) ......................................................................................................................... 2
I.4. Le codage BCD ..................................................................................................................................................... 3
I.5. Le codage binaire réfléchit ou code Gray (base 2) ................................................................................................ 3
I.6. Le codage des entiers négatifs : complément à 2 .................................................................................................. 3
II. ARITHMETIQUE BINAIRE .................................................................................................................................. 4
II.1. Addition binaire ................................................................................................................................................... 4
II.2. Soustraction binaire ............................................................................................................................................. 4
II.3. Multiplication binaire .......................................................................................................................................... 4
ELECTRONIQUE NUMERIQUE Chapitre I : Algèbre de BOOLE et Codage
CHAPITRE I : ALGÈBRE DE BOOLE ET CODAGE
I. LES DIFFERENTS TYPES DE CODAGE
De nombreux systèmes de numération sont utilisés dans le monde en technologie numérique. Les plus connus sont le
décimal, le binaire, l’octal et l’hexadécimal.
Le système de numération le mieux adapté pour effectuer des calculs est le système binaire, ou à base 2, qui ne
comprend que deux caractères 0 et 1.
Dans un système numérique quelconque, les informations circulent sous la forme de mots binaires formés de suites
de 1 et de 0. On fixe à l'avance le nombre d'élément de ces mots (un octet est un mot de huit éléments) et la manière
de les écrire appelée code.
Chaque élément de ces mots binaires est appelé bit, "binary digit".
I.1. Le codage décimal
Si l’on considère la base décimale (10) :
Les caractères définissant la base sont : 0, 1,2,3,4,5,6,7,8,9.
Un mot (ou chiffre) est une combinaison de ces 10 caractères.
Le nombre se décompose sous la forme :
I.2. Le codage binaire naturel (base 2)
Tout nombre binaire peut s'écrire comme un développement suivant les puissances de 2.
Décimal 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15
Binaire 0000 0001 0010 0011 0100 0101 0110 0111 1000 1001 1010 1011 1100 1101 1110 1111
naturel
* Conversion Décimal vers Binaire
Pour convertir un nombre décimal en nombre binaire (en base b = 2), il suffit de faire des divisions entières
successives par ˮ2ˮ jusqu'à ce que le quotient devienne nul.
Le résultat sera la juxtaposition des restes.
Exemple : Le nombre décimal N= 57(10) correspond au nombre binaire : 11 1001(2).
Université de SKIKDA 2024-2025/ 1ere Master– Génie pétrochimique / Enseignant : CHETTAH Chouaib
Page 1
ELECTRONIQUE NUMERIQUE Chapitre I : Algèbre de BOOLE et Codage
*Conversion Binaire vers Décimal
Pour convertir un nombre binaire en nombre décimal, il faut multiplier la valeur de chaque bit par son poids, puis
additionner chaque résultat.
Exemple : le mot binaire N = 1001 1011(2) correspond au nombre décimal :
1x27 + 0x26 + 0x25 + 1x24 + 1x23 + 0x22 + 1x21 + 1x20 = 155(10)
I.3. Le codage hexadécimal (base 16)
La base hexadécimale comporte 16 symboles : {0, 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, A, B, C, D, E, F}.
Exemple : 2B5C(16)
Le principal avantage de ce code est de pouvoir codé sur un mot court, un chiffre binaire important.
*Conversion Binaire - Hexadécimal
Il faut regrouper les bits du mot binaire par paquets de 4, en commençant par le LSB (à droite). Chaque quartet est
ensuite converti.
Exemple : Le nombre binaire 1110 0010 1011(2) à convertir en hexadécimal :
*Conversion Décimal vers Hexadécimal
En hexadécimal la base b = 16, donc il faut maintenant diviser le nombre décimal successivement par 16. Les restes
obtenus sont alors convertis dans leur équivalent hexadécimal.
Exemple 1 : Le nombre décimal N= 10217(10)
Université de SKIKDA 2024-2025/ 1ere Master– Génie pétrochimique / Enseignant : CHETTAH Chouaib
Page 2
ELECTRONIQUE NUMERIQUE Chapitre I : Algèbre de BOOLE et Codage
Exemple 2 : Le nombre décimal N= 2652(10)
I.4. Le codage BCD
Le code BCD (Binary Coded Decimal) qui signifie Décimal codé binaire permet de représenter un chiffre décimal
de 0 à 9 par un ensemble de 4 bits.
Exemple : Le mot exprimé en BCD : (2450)BCD correspond à la valeur binaire : (0010 0100 0101 0000)2
*Conversion BCD vers Binaire : (N)BCD => l’exprimé en décimal => convertir en binaire.
*Conversion Binaire vers BCD : (N)2 => convertir en décimal => l’exprimé en BCD.
I.5. Le codage binaire réfléchit ou code Gray (base 2)
Le code Gray est un code construit de telle façon qu’à partir du chiffre 0 chaque
nombre consécutif diffère du précédent d’un seul bit.
En l’exprimant autrement nous pouvons également dire que l’on change un seul
bit à la fois quand un nombre est augmenté d’une unité.
Décimal 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15
Binaire 0000 0001 0010 0011 0100 0101 0110 0111 1000 1001 1010 1011 1100 1101 1110 1111
naturel
Binaire 0000 0001 0011 0010 0110 0111 0101 0100 1100 1101 1111 1110 1010 1011 1001 1000
réfléchi
I.6. Le codage des entiers négatifs : complément à 2
*Règle : Le bit de poids fort est utilisé pour coder le signe :
* 0 : si l’entier est positif.
* 1 : si l’entier est négatif.
̅ +𝟏
Le codage du nombre négatif s’effectue de la façon suivante : −𝑩 = 𝑩
Exemple : ( -2) sur 4 bit
−2 = ̅̅̅̅̅̅̅
0010 + 1
−2 = 1101 + 1
−𝟐 = 𝟏𝟏𝟏𝟎
Université de SKIKDA 2024-2025/ 1ere Master– Génie pétrochimique / Enseignant : CHETTAH Chouaib
Page 3
ELECTRONIQUE NUMERIQUE Chapitre I : Algèbre de BOOLE et Codage
A3 A2 A1 A0
7 0 1 1 1
6 0 1 1 0
5 0 1 0 1
4 0 1 0 0
3 0 0 1 1
2 0 0 1 0
1 0 0 0 1
0 0 0 0 0
-1 1 1 1 1
-2 1 1 1 0
-3 1 1 0 1
II. ARITHMETIQUE BINAIRE
II.1. Addition binaire
Il n’y a que quatre cas, qui peuvent survenir lorsqu’on additionne deux chiffres binaires et cela quel que soit le rang :
0+0=0
1+0=1
1+1=10=0+report de 1 sur le rang de gauche
1+1+1=11=1+report de 1 sur le rang de gauche
Exemple : 0110 + 1101 =10011
II.2. Soustraction binaire
Comme vous l'avez vu dans le cas du système décimal, la soustraction en binaire est également basée sur la notion de
retenue. Cependant, dans le système binaire, il n'y a que deux chiffres dont le plus grand est 1.
Quatre règles sont alors nécessaires pour effectuer rigoureusement la soustraction en binaire :
0-0=0
1-1=0
1-0=1
0-1=1 avec retenue
Exemple: Soustraction de deux nombres binaires.
II.3. Multiplication binaire
On multiplie les nombres binaires de la même façon qu'on multiplie les nombres décimaux.
La multiplication binaire se base sur les quatre opérations suivantes :
1x1=1
1x0=0
0x1=0
0x0=0
Exemple :
Université de SKIKDA 2024-2025/ 1ere Master– Génie pétrochimique / Enseignant : CHETTAH Chouaib
Page 4
CHAPITRE II :
LOGIQUE COMBINATOIRE
CHAPITRE II : LOGIQUE COMBINATOIRE ........................................................................................................ 5
II.1. LA LOGIQUE BOOLEENNE ............................................................................................................................. 5
II.1.1. Définitions ........................................................................................................................................................ 5
II.1.2. Les Opérateurs .................................................................................................................................................. 5
II.1.3. Les expressions logiques et leurs simplifications opérateurs ............................................................................ 6
II.2. REPRESENTATION DES FONCTIONS LOGIQUES..................................................................................... 6
II.2.1. Représentation par la table de vérité ................................................................................................................. 6
II.2.2. Représentation par chronogramme ................................................................................................................... 7
II.2.3. Représentation par forme canonique................................................................................................................. 7
II.2.4. Représentation par logigramme ........................................................................................................................ 8
II.2.5. Représentation par le tableau de KARNAUGH................................................................................................ 8
II.3. SIMPLIFICATION GRAPHIQUE PAR LE TABLEAU DE KARNAUGH................................................... 8
II.3.1. Définition .......................................................................................................................................................... 8
II.3.2. Principe de la simplification ............................................................................................................................. 8
II.3.3. Impliquants premiers et forme minimale .......................................................................................................... 9
II.3.4. Combinaisons impossibles .............................................................................................................................. 10
ELECTRONIQUE NUMERIQUE Chapitre II : Logique Combinatoire
CHAPITRE II : LOGIQUE COMBINATOIRE
II.1. LA LOGIQUE BOOLEENNE
II.1.1. Définitions
*Variable binaire : On appelle logique binaire, une variable prenant ses valeurs dans l’ensemble {0, 1}.
Exemple :
État d’un interrupteur, d’un bouton poussoir, la présence d’une tension,...
Soit « a » la variable associée à l’état d’un bouton poussoir,
alors : a = 0 (faux ou bas) signifie qu’il n’est pas actionné,
a = 1 (vrai ou haut) signifie qu’il est actionné.
*Equation logique : On appelle équation logique une combinaison de plusieurs variables logiques donnant l’état
d’une variable dite de sortie associée. Cette combinaison est réalisée à l’aide d’opérations logiques :
Soit xi (i ∈ [1, n]) les variables d’entrée. L’équation S = f(xi ) définit l’état de la variable de sortie S.
*Table de vérité : La table de vérité représente l’état de la variable de sortie pour chacune des combinaisons des n
variables d’entrée.
II.1.2. Les Opérateurs
Définition Table de vérité Equation Symbole
*Opérateur OUI : L’opération (ou opérateur) OUI x est l’entrée, S
affecte à la variable de sortie l’état x S la sortie : S = x
logique de la variable d’entrée. 0 0
1 1
Opérateur NON L’opération (ou opérateur) NON x est l’entrée, S
ou inverseur (not- affecte à la variable de sortie l’état x S la sortie : 𝑆 = ̅𝑥
INV) complémentaire de la variable 0 1
d’entrée.
1 0
Opérateur ET L’opération « ET » est le produit x, y les entrées, S
(AND) logique. x y S la sortie : S= x.y
Le signe est celui de la multiplication 0 0 0 ou S= x ʌ y.
(*) ou (.), mais on lit « et ».
C’est un opérateur binaire qui affecte 0 1 0
à la variable de sortie l’état « 1 » si et
1 0 0
seulement si les variables d’entrée
sont à « 1 » simultanément. 1 1 1
Opérateur NON Cette fonction logique est le résultat x, y les entrées, S
ET (NAND) de l’association un NON et d’un ET. x y S la sortie : 𝑆 =
C’est un opérateur binaire qui affecte 0 0 1 𝑥. 𝑦
̅̅̅̅̅
à la variable de sortie l’état « 0 » et
seulement si les variables d’entrée 0 1 1
sont à « 1 » simultanément.
1 0 1
1 1 0
Opérateur OU L’opération « OU » est la somme x, y les entrées, S
x y S
(OR) logique. la sortie : S= x+y
Le signe est celui de l’addition (+), 0 0 0 ou S= x v y.
mais on lit « ou ».
C’est un opérateur binaire qui affecte 0 1 1
à la variable de sortie l’état « 1 » si et 1 0 1
seulement si une variable d’entrée est
à « 1 ». 1 1 1
Université de SKIKDA 2024-2025 / 1ere Master– Génie pétrochimique / Enseignant : CHETTAH Chouaib Page 5
ELECTRONIQUE NUMERIQUE Chapitre II : Logique Combinatoire
Opérateur NON Cette fonction logique est le résultat x y S x, y les entrées, S
OU (NOR) de l’association un NON et d’un OU. la sortie : 𝑆 =
C’est un opérateur binaire qui affecte 0 0 1 ̅̅̅̅̅̅̅
𝑥+𝑦
à la variable de sortie l’état « 1 » et
seulement si les variables d’entrée 0 1 0
sont à « 0 » simultanément. 1 0 0
1 1 0
Opérateur OU Cet opérateur logique binaire ne x, y les entrées, S
EXCLUSIF (XOR) prend la valeur « 1 » que si une seule x y S la sortie :
des entrées est à « 1 ». 𝑆 = 𝑥 ⨁𝑦 =
0 0 0
𝑥̅ . 𝑦 + 𝑥. 𝑦̅
0 1 1
1 0 1
1 1 0
II.1.3. Les expressions logiques et leurs simplifications opérateurs
* Propriétés
Commutativité de l’opération OU a+b=b+a
Commutativité de l’opération ET a.b=b.a
Associativité de l’opération OU (a+b)+c= a+(b+c)
Associativité de l’opération ET (a.b).c=a.(b.c)
Distributivité du produit logique sur la somme (a+b).c= a.c+b.c
logique
Distributivité de la somme logique sur le produit a.b+c=(a+c).(b+c)
logique
*Les autres propriétés
a+0=a Elément neutre a.1=a
a+1=1 Elément absorbant a.0=0
a+a=a Redondance a.a=a
a + a̅ = 1 Propriété du complément a . a̅ = 0
a+b=b+a Commutativité a.b=b.a
a+ b+ c =a +(b + c)= (a + b) + c Associativité a . b . c = a . (b . c) = (a . b) . c
*Les propriétés déduites
Propriété d’absorption : Lorsqu’une somme logique contient un terme et un de ses multiples, on peut négliger le
multiple.
Exemple : x + x y = x
Règle du multiple du complément: a + a̅ . b = (a + a̅ ) (a + b) = a + b
*Propriétés de De Morgan
But : exprimer les opérateurs ET, OU et NON exclusivement à l’aide d’opérateurs NOR seuls ou NAND seuls. On
dit que les opérateurs NOR et NAND sont universels ou complets.
Second théorème : Complément d'un produit logique̅̅̅̅̅̅̅̅
a + b = a̅. b̅
Premier théorème : Complément d'une somme logique ̅̅̅̅
a. b = a̅ + b̅
II.2. REPRESENTATION DES FONCTIONS LOGIQUES
II.2.1. Représentation par la table de vérité
Une table de vérité recense l’ensemble des états d’une sortie pour toutes les combinaisons possibles des variables
d’entrée.
Université de SKIKDA 2024-2025 / 1ere Master– Génie pétrochimique / Enseignant : CHETTAH Chouaib Page 6
ELECTRONIQUE NUMERIQUE Chapitre II : Logique Combinatoire
a b c S
0 0 0 0
1 0 0 1
0 1 0 0
1 1 0 0
0 0 1 1
1 0 1 1
0 1 1 1
1 1 1 1
II.2.2. Représentation par chronogramme
Est un graphique sur lequel on représente l’évolution des différentes variables en fonction de temps.
Exemple:
A 0 1 0 1
B 0 0 1 1
AB 0 0 0 1
II.2.3. Représentation par forme canonique
* La première forme canonique disjonctive
Disjonctive: forme qui tient compte des "1".
Canonique : forme d’expression la plus simple ce qui veut dire que chaque "1" représente un terme.
N° A B C F
0 0 0 0 0
1 0 0 1 1
2 0 1 0 0 ̅. B ̅ . B. C + A. B
̅. C + A ̅. C̅ + A. B
̅. C + A. B. C
F=A
3 0 1 1 1
4 1 0 0 1
5 1 0 1 1
6 1 1 0 0
7 1 1 1 1
L’expression obtenue est une somme logique de produit logique, il s’agit d’une forme algébrique disjonctive,
encore appelée forme ∑ ∏.
Ces produit élementaires sont appelés mintermes. Il existe 2n mintermes différents, chaque minterme étant égal à 1
pour une seule combinaison des n variables.
Autre forme : F=m1+m3+m4+m5+m7 ou bien : 𝐅 = ∑ 𝐦(𝟏, 𝟑, 𝟒, 𝟓, 𝟕)
*Deuxième forme canonique conjonctive
Conjonctive: forme qui tient compte des "0".
Canonique : forme d’expression la plus simple ce qui veut dire que chaque 0 représente un terme.
F = ̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅
̅. B
A ̅. C̅ + A ̅ . B. C̅ + A. B. C̅
F = ̅̅̅̅̅̅̅̅
̅. C̅. ̅̅̅̅̅̅̅̅
̅. B
A ̅ . B. C̅. ̅̅̅̅̅̅̅̅
A A. B. C̅
F = (A + B + C). (A + B ̅+B
̅ + C). (A ̅ + C)
Cette nouvelle expression obtenue est un produit logique de sommes logiques , il s’agit d’une forme algébrique
conjonctive, ou forme ∏ ∑.
Ces sommes logiques sont appelés maxtermes. Il existe 2n maxtermes différents, chaque maxterme étant égal à 0 pour
une seule combinaison des n variables.
Autre forme : F=M0M2M6 ou bien : 𝐅 = ∏ 𝐌(𝟎, 𝟐, 𝟔)
Université de SKIKDA 2024-2025 / 1ere Master– Génie pétrochimique / Enseignant : CHETTAH Chouaib Page 7
ELECTRONIQUE NUMERIQUE Chapitre II : Logique Combinatoire
II.2.4. Représentation par logigramme
Un logigramme c’est la représentation d’une fonction logique par un schéma.
La forme disjonctive est bien adaptée a une réalisation à base d’operateurs NON ET.
Soit F une fonction de 4 variables écrite sous la forme disjonctive suivante
F(A, B, C, D) = A. B + C̅. D
A. B + C̅. D = ̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅
F(A, B, C, D) = ̿̿̿̿̿̿̿̿̿̿̿̿̿ B. ̅̅̅̅̅
̅̅̅̅̅
A. C̅. D
La figure ci-dessous montre un schéma de réalisation (logigramme) de S utilisant 3 opérateurs NON ET et
1 inverseur.
A
B F
C
D
De même, la forme conjonctive est bien adaptée une réalisation à base d’opérateurs NON OU.
En effet, soit une fonction G de 4 variables écrite sous forme conjonctive :
G(A, B, C, D) = (A̅+B ̅+B
(A ̅). (C + D) = ̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅
̅). (C + D) = ̿̿̿̿̿̿̿̿̿̿̿̿̿̿̿̿̿̿̿̿̿ ̅̅̅̅̅̅̅
̅+B
A ̅ + ̅̅̅̅̅̅̅
C+D
A
B G
C
D
La fonction G peut être réalisée à l’aide de 3 opérateurs NON OU et 2 inverseurs figure Ci-dessus.
II.2.5. Représentation par le tableau de KARNAUGH
Comme le table de vérité, le tableau de KARNAUGH met en évidence le rapport entre les entrées et les sorties
(chaque ligne de la table de vérité correspond à une case du tableau de KARNAUGH.
Exemple 01:
A B S A 0 1
0 0 1 B
0 1 0 0 1 0
1 0 0 1 0 1
1 1 1
AB 00 01 11 10
Exemple 02: La représentation de la fonction C
𝐒 = 𝐀𝐁 + 𝐀𝐂̅ + 𝐁 ̅ 𝐂̅ + 𝐀𝐁
̅𝐂 0 1 0 1 1
par tableau de KARNAUGH est : 1 0 0 1 1
̅𝐂
Application : Représenter par le tableau de KARNAUGH la fonction suivante : 𝐒 = 𝐀𝐁(𝐂 + 𝐃) + 𝐁
II.3. SIMPLIFICATION GRAPHIQUE PAR LE TABLEAU DE KARNAUGH
II.3.1. Définition
Le tableau de KARNAUGH est un outil graphique qui permet de simplifier de façon méthodique une fonction
[Link] repère les cases adjacentes contenant un 1 et on les regroupe par paquets de 2n. Un regroupement par 2n
correspond à simplification par n variables.
II.3.2. Principe de la simplification
La méthode de simplification est alors évidente.
Deux cases adjacentes se simplifient par regroupement, la variable qui change d’état d’une case à l’autre disparait.
C change
AB 00 01 11 10 A ne change pas (0)
C B ne change pas (0)
0 1 0 0 0 ̅. B
A ̅. C̅ & A
̅. B ̅. B
̅. C => A ̅
1 1 0 0 0
Université de SKIKDA 2024-2025 / 1ere Master– Génie pétrochimique / Enseignant : CHETTAH Chouaib Page 8
ELECTRONIQUE NUMERIQUE Chapitre II : Logique Combinatoire
Exemple : Pour une fonction de 4 variables.
AB 00 01 11 10 AB 00 01 11 10 AB 00 01 11 10
CD CD CD
00 1 1 00 1 00 1 1
01 01 1 1 1 01
11 11 11
10 10 10 1 1
1) 𝐒 = ̅ . 𝐂̅. 𝐃
𝐁 ̅ 2) 𝐒 = 𝐀 ̅ . 𝐂̅ + 𝐀. 𝐂̅. 𝐃
̅. 𝐁 3) 𝐒 = ̅. 𝐃
𝐁 ̅
AB 00 01 11 10 AB 00 01 11 10 AB 00 01 11 10
CD CD CD
00 1 1 00 00 1 1 1 1
01 1 1 01 1 1 01
11 11 1 1 11
10 10 10
4) 𝐒 = ̅ . 𝐂̅
𝐁 5) 𝐒 = 𝐀. 𝐃 6) 𝐒 = 𝐂̅. 𝐃
̅
AB 00 01 11 10 AB 00 01 11 10 AB 00 01 11 10
CD CD CD
00 1 1 1 1 00 00 1 1
01 01 1 1 1 1 01 1 1
11 11 1 1 1 1 11 1 1
10 1 1 1 1 10 10 1 1
7) 𝐒 = ̅
𝐃 8) 𝐒 = 𝐃 9) 𝐒 = 𝐀
"1" Case correspond à un minterme donc à un produit des 4 variables.
"2" Cases groupées représentent un « produit » de 3 variables tableaux (1&2).
"4" Cases groupées représentent un « produit » de 2 variables tableaux (3,4,5 &6).
"8" Cases groupées représentent un « produit » de 1 variable tableaux (7,8 &9).
"16" Cases groupées conduisent alors naturellement à F=1.
Remarque : si au lieu de faire des groupements de 1, on fait des groupements de 0. Ceci peut être très utile lorsque le
tableau de KARNAUGH contient plus de 0 que de 1. Ainsi la fonction 𝐅̅.
Exemple de plusieurs groupes :
AB 00 01 11 10
CD ̅𝐁
𝐒=𝐀 ̅+𝐀
̅𝐃 + 𝐁
̅ 𝐃 + 𝐀𝐁𝐃
̅
00 1 1 0
01 1 1 0 1
11 1 1 0 1
10 1 1 0
II.3.3. Impliquants premiers et forme minimale
Un impliquant qui ne peut plus être inclus dans autre impliquant plus grand est appelé impliquant premier.
La solution minimale d’une fonction est formée uniquement d’impliquants premiers.
Mais tous les impliquants premiers ne sont pas forcément nécessaires à la solution minimale.
AB 00 01 11 10
CD
00 0 1 0 0
01 0 1 0 1 ̅ 𝐁 + (𝐁𝐂) + 𝐀𝐂
𝐒=𝐀
11 0 1 1 1
10 0 1 1 1
Université de SKIKDA 2024-2025 / 1ere Master– Génie pétrochimique / Enseignant : CHETTAH Chouaib Page 9
ELECTRONIQUE NUMERIQUE Chapitre II : Logique Combinatoire
- L’impliquant premier BC est recouvert totalement par les deux autres impliquants premiers. Il n’est donc pas
essentiel.
- Les impliquants premiers qui contiennent au moins minterme qui n’est pas inclus dans un autre impliquant premier
sont appelés impliquants premiers essentiels.
- Un impliquant premier essentiel fait toujours partie de la solution minimale.
II.3.4. Combinaisons impossibles
Parfois des combinaisons particulières des valeurs des variables ne peuvent pas se produire, pour des raisons
physiques ou technologiques. On utilise alors ces combinaisons pour simplifier la fonction.
Le principe consiste à dire que puisque la combinaison n’apparait pas, on considère que si elle apparaissait,
elle donnerait un 1 ou un 0, selon ce qui nous arrange pour la simplification.
La sortie est alors dite indifférente.
La fonction logique est dite incomplètement définie ou incomplètement spécifiés.
L’état logique indifférent est symbolisé par la lettre grecque φ (phi).
Université de SKIKDA 2024-2025 / 1ere Master– Génie pétrochimique / Enseignant : CHETTAH Chouaib Page 10
Université 20 aout 1955 - Skikda Département de Pétrochimie
Faculté de Technologie ELECTRONIQUE NUMERIQUE Enseignant : CHETTAH Chouaib
EXERCICES
EXERCICE 1 :
1. Soit (A, B, C) = AB ̅ + A. B. C + AC̅ .
Que valent F(0,1,1), F(1,1,0) et F(1,0,0) ?
2. Vérifier la propriété d'absorption du complément, à l'aide des tables de vérités des deux fonctions à gauche et
̅B
à droite du signe = de la relation : A ̅ + B = ̅A + B.
3. Soit F(A, B, C) = AB ̅ + A. B + A. C.
En précisant à chaque fois les propriétés utilisées, montrer que : F(A, B, C) = A.
4. Soit F(A, B, C) = A ̅B̅C + AB ̅C̅ + AB ̅C + A. BC̅ + A. B. C.
En précisant à chaque fois les propriétés utilisées, montrer que : F(A, B, C) = A + B ̅. C.
EXERCICE 2 :
1. Déterminer la forme somme-de-produit (ou disjonctive) standard (ou canonique) suivante :
̅. B
F(A, B, C, D) = A ̅ + A. B. C̅. D
EXERCICE 3 :
1. Déterminez les valeurs binaires des variables A, B et C pour lesquelles la somme de produits standard suivante
est égale à 1 : F(A, B, C) = ABC + AB ̅. C̅ + A
̅. B
̅. C̅.
2. En déduire la table de vérité de cette fonction.
EXERCICE 4 :
1. En utilisant l'algèbre booléenne, simplifier les expressions suivantes (en les mettant sous forme somme-de-
produits) :
F1 = [A. B̅(C + BD) + A ̅. B
̅]. C F5 = A ̅. B ̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅
̅. C + (A + B + C̅) + A ̅. B
̅. C̅. D
̅ ̅ ̅ ̅ ̅ ̅
F2 = ABC + AB. C + A. B. C + ABC + ABC ̅ ̅̅̅̅
F6 = ABCD + AB(CD) + (AB)CD ̅̅̅̅
F3 = ̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅
AB + AC + A ̅. B
̅. C F7 = ABC(AB + C̅(BC + AC))
F4 = BD + B. (D + E) + D ̅ . (D + F) F8 = (B + BC)(B + B ̅. C)(B + D)
EXERCICE 5 :
x y z F(x,y,z)
1. Soit F(x,y,z) définie par sa table de vérité. Donner la forme canonique (ou
standard) conjonctive et disjonctive de F. 0 0 0 1
0 0 1 0
0 1 0 1
0 1 1 1
1 0 0 0
1 0 1 0
EXERCICE 6 :
1 1 0 0
1. Simplifier les équations logiques suivantes par la méthode algébrique :
S1 = (A + B ̅)(A̅ + B)(A̅+B ̅) 1 1 1 1
̅ ̅ ̅ ̅
S2 = A + A(B. C. D + C + D) + B. D ̅
S3 = AB. C̅ + A ̅. B ̅ . CD + B
̅. C + A ̅. C̅. D
̅ + AC
EXERCICE 7 :
1. Calculer les compléments des fonctions suivantes :
F1 = (A + B)(A̅ + ̅B)
F2 = A(C + D) + (A ̅ + C)(B ̅ + C + D)
F3 = ̅̅̅̅
AB. C + A ̅ BC̅ + A(BC + BC̅̅̅̅)
EXERCICE 8 :
1. Mettre les fonctions logiques suivantes sous forme disjonctive simplifiée.
y1 = x̅̅̅̅̅̅
5 x4 x2 + x5 ̅̅̅x x4 2 x1 + x5 x2 x0 + ̅̅̅x
x4 2 x̅1 + x4 x2 x0 + ̅̅̅x
x5 2 x0
̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅
̅̅̅̅̅̅ ̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅
y2 = (x̅̅̅x
3 2 ). (x3 (x̅̅̅2 + x̅1 ))
̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅
̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅
̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅
y = (x
3 3 + x̅ )(x + x )(x̅̅̅ + x + x ) + x ̅̅̅x
1 2 1 3 2 1 3 2 1 x
2024-2025 / 1ere Master– Génie Pétrochimique Page 1/1