L’école Classique
Résumé de chaque paragraphe
Chapitre III : L'école Classique
Paragraphe 1 : L'école classique, dominante aux XVIIIe et XIXe siècles, s'attache
à expliquer les mécanismes de la croissance et de l'enrichissement des nations dans
le contexte de la société industrielle naissante. Elle prône une vision libérale de
l'économie fondée sur l'idée d'un ordre naturel.
Paragraphe 2 : Les économistes classiques croient en des lois économiques stables
et universelles, inscrites dans l'ordre naturel. Ils perçoivent la "main invisible" de
Smith comme un mécanisme autorégulateur qui assure l'équilibre des marchés et
stimule la croissance économique.
Paragraphe 3 : Les principes fondamentaux de l'école classique incluent la liberté
économique (laissez-faire), l'ordre naturel des lois économiques, la "main invisible",
l'équilibre des marchés, la division du travail, la loi des débouchés, la répartition des
revenus, et le rôle limité de l'État. Ces principes visent à expliquer le fonctionnement de
l'économie de marché en s'appuyant sur la liberté individuelle
Chapitre III - L’école Classique
Les fondements de l’école classique :
o La liberté économique: Les classiques défendent le principe du laissez-faire.
o L'ordre naturel et les lois économiques: Les économistes classiques croient
en l’existence de lois économiques naturelles qui régulent le fonctionnement de
l’économie.
o La main invisible: Popularisé par Adam Smith, ce concept suggère que lorsque
les individus poursuivent leur propre intérêt, ils contribuent, de manière
involontaire, au bien-être général de la société.
o La théorie de la valeur travail: Les classiques, notamment David Ricardo,
soutiennent que la valeur des biens est déterminée par la quantité de travail
nécessaire à leur production.
o La division du travail: Adam Smith a mis en avant l’importance de la division
du travail pour accroître la productivité.
o La loi des débouchés (dite loi de Say): Formulée par Jean-Baptiste Say, cette
loi stipule que l’offre crée sa propre demande.
o La répartition des revenus: Les classiques s’intéressent à la répartition de la
richesse entre les différentes classes économiques.
o Le rôle limité de l’État: Pour les classiques, l’État doit se concentrer sur les
fonctions régaliennes (défense, justice, protection des droits de propriété) et
éviter de s’immiscer dans les mécanismes du marché.
Comparaison des théories sur la valeur des marchandises (Smith/Ricardo/Say)
Adam Smith
Distinction entre valeur d'usage et valeur d'échange : Smith met en évidence la
différence entre l'utilité d'un bien (valeur d'usage) et sa capacité à être échangé contre
d'autres biens (valeur d'échange). Il utilise l'exemple du paradoxe de l'eau et du
diamant pour illustrer ce point. L'eau, essentielle à la vie, a une faible valeur
d'échange, tandis que le diamant, superflu, a une valeur d'échange élevée.
Le travail comme mesure de la valeur : Pour Smith, le travail est la mesure réelle
de la valeur d'échange d'un bien. Le prix naturel d'une marchandise est déterminé
par la quantité de travail nécessaire à sa production.
David Ricardo
Approfondissement de la théorie de la valeur-travail : Ricardo poursuit la théorie
de Smith en affirmant que la valeur d'échange d'un bien est proportionnelle à la
quantité de travail incorporée, y compris le travail indirect contenu dans le capital
utilisé pour la production.
Prise en compte de la rareté : Il reconnaît que pour les biens rares ou non
reproductibles, la valeur est influencée par la rareté et la demande.
Jean-Baptiste Say
Rejet de la théorie de la valeur-travail : Say rejette l'idée que le travail est le seul
déterminant de la valeur. Il met l'accent sur l'offre et la demande dans la
détermination des prix, affirmant que le prix d'une marchandise est fixé par la tension
entre sa rareté et l'intensité de la demande.
Loi des débouchés : Say est connu pour sa "loi des débouchés" qui stipule que l'offre
crée sa propre demande. Selon ce principe, la production de biens génère des
revenus qui seront dépensés pour acheter d'autres biens, assurant ainsi l'équilibre
général du marché.
En résumé, Smith et Ricardo s'appuient sur la théorie de la valeur-travail, tandis que Say
met l'accent sur l'offre et la demande. Ces différentes conceptions de la valeur ont des
implications importantes pour la compréhension du fonctionnement de l'économie et la
répartition des richesses.
La répartition des revenus
Théorie de Jean-Baptiste Say:
Combinaison des trois facteurs de production : Say soutient que la production
résulte de la combinaison de trois facteurs : le travail, le capital et la terre. Chacun de
ces facteurs contribue à la production et reçoit une rémunération en fonction de sa
contribution.
Détermination des revenus par l'offre et la demande : Les salaires, les profits et les
rentes sont déterminés par l'interaction de l'offre et de la demande sur les marchés
respectifs. Cette approche suggère un équilibre harmonieux où chaque facteur reçoit
une juste rémunération en fonction de sa rareté et de sa productivité.
Théorie de David Ricardo:
Répartition du produit net : Ricardo se focalise sur la répartition du "produit net" de
la production, c'est-à-dire la richesse créée après déduction des coûts de production.
Salaires de subsistance : Il théorise que les salaires tendent à se stabiliser au niveau
de subsistance, c'est-à-dire le minimum nécessaire pour la survie des travailleurs.
Profits et rentes comme résidus : Les profits et les rentes sont perçus comme des
revenus résiduels, c'est-à-dire ce qui reste du produit net après le paiement des
salaires. Cette vision suggère une inégalité inhérente à la répartition des revenus, où
les travailleurs ne bénéficient pas équitablement de la richesse créée.
Critique de la répartition classique:
L'analyse de Ricardo met en évidence une vision inégale de la répartition des revenus, où
les travailleurs sont limités à un salaire de subsistance, tandis que les capitalistes et les
propriétaires fonciers s'approprient la majeure partie du surplus économique. Cette
perspective a été critiquée par d'autres courants de pensée économique, notamment le
marxisme.
Les limites de l'école classique :
o Vision trop optimiste du marché autorégulateur: Les classiques croyaient
que les marchés étaient capables de s’autoréguler grâce à la concurrence et à la
"main invisible".
o La loi des débouchés de Jean-Baptiste Say contestée par Keynes : La
montée du chômage massif pendant les années 30 met en évidence les limites
de cette loi.
o Négligence du rôle de la demande: Les classiques ont principalement
concentré leurs analyses sur l'offre et la production, en minimisant le rôle de la
demande dans la dynamique économique.
o La théorie de la valeur travail contestée: La théorie de la valeur travail, qui
stipule que la valeur d'un bien est déterminée par la quantité de travail
nécessaire à sa production, a été critiquée, notamment par les économistes
néoclassiques.
o La répartition inégale des revenus: L’école classique a souvent été accusée
de justifier une répartition inégale des richesses.
o Une vision statique de l'économie: Les classiques ont parfois été critiqués
pour leur vision statique de l'économie, ne tenant pas suffisamment compte des
changements structurels et des dynamiques à long terme.
o Méconnaissance des imperfections du marché: L’école classique présuppose
que les marchés sont parfaitement compétitifs et que les informations sont
accessibles à tous les acteurs économiques.
o L'intervention minimale de l’État contestée : Les classiques prônaient un
rôle limité de l’État, cantonné aux fonctions régaliennes.
Réponses Principales Questions et par Chapitre : L’école
Classique
Chapitre III: L'école Classique
1. Quels sont les fondements et les principes de l'école classique ?
L'école classique, dominante aux XVIIIe et XIXe siècles, commence avec Adam
Smith et son ouvrage "La Richesse des Nations" en 1776. Cette école cherche à
expliquer les mécanismes de marché, l'enrichissement des nations et la dynamique de
la société industrielle naissante.
Les économistes classiques ont une vision du monde fondée sur l'existence d'un ordre
naturel. Ils croient en des lois économiques stables et universelles, inscrites dans la
nature humaine. Leur métaphore de la "main invisible" de Smith illustre cette idée : les
individus, en poursuivant leur intérêt personnel, contribuent au bien-être collectif sans
en avoir l'intention.
L'école classique défend une intervention minimale de l'État dans l'économie. Ils
prônent une concurrence la plus libre et une intervention minimale de l'État, limitée
aux fonctions régaliennes, comme la défense et la justice.
Principaux fondements de l'école classique:
o La liberté économique: Laissez-faire, intervention minimale de l'État.
o L'ordre naturel et les lois économiques naturelles: Lois stables et
universelles.
o La main invisible: Poursuite de l'intérêt personnel contribue au bien collectif.
o La théorie de la valeur travail: La valeur des biens est déterminée par la
quantité de travail nécessaire à leur production.
o La division du travail: Spécialisation des tâches pour une production plus
efficace.
o La loi des débouchés (loi de Say): L'offre crée sa propre demande.
o La répartition des revenus: Analyse de la répartition de la richesse entre les
classes sociales.
o Le rôle limité de l’État: Fonctions régaliennes (défense, justice, protection
des droits de propriété).
2. Comment les théories de la valeur des marchandises se comparent-elles entre Smith,
Ricardo et Say ?
Adam Smith: Distingue entre la valeur d'usage (utilité d'un bien) et la valeur
d'échange (le pouvoir d'acheter d'autres biens). Utilise le paradoxe de l'eau et du
diamant pour illustrer que des biens essentiels peuvent avoir une faible valeur
d'échange. Pour Smith, le travail est la mesure réelle de la valeur d'échange d'un
bien.
David Ricardo: Approfondit la théorie de la valeur travail en affirmant que la valeur
d'échange d'un bien est proportionnelle à la quantité de travail incorporé, y compris
le travail indirect contenu dans le capital utilisé pour la production. Il reconnait que
cette théorie s'applique principalement aux biens reproductibles en industrie, tandis
que pour les biens rares ou non reproductibles, la valeur est influencée par la rareté et
la demande.
Jean-Baptiste Say: Rejette la théorie de la valeur travail et soutient que la valeur d'un
bien est déterminée par son utilité pour le consommateur. Il met l'accent sur l'offre
et la demande dans la détermination des prix, affirmant que le prix d'un marché est
fixé par la tension entre l'offre et l'intensité de la demande. Say est connu pour sa loi
des débouchés, selon laquelle la rareté crée sa propre demande, éliminant ainsi la
possibilité de surproduction générale.
3. Comment l'école classique explique-t-elle la répartition des revenus ?
Approche de J.B. Say: La production résulte de la combinaison de trois facteurs: le
travail, le capital et la terre. Chacun de ces facteurs est rémunéré en fonction de sa
contribution à la production. Les salaires rémunèrent le travail, les profits rémunèrent
le capital et les rentes rémunèrent la terre. La répartition des revenus est donc
harmonieuse, chaque facteur recevant une juste rémunération déterminée par l'offre et
la demande sur les marchés respectifs.
Approche de Ricardo: Les économistes classiques anglais, comme Ricardo,
considèrent que le produit net de la production (la richesse créée au-delà du
remplacement du capital avancé) est réparti entre les salaires, les profits et les rentes.
Les salaires sont vus comme un coût de production nécessaire, tandis que les profits et
les rentes sont des parts du surplus. Les capitalistes avancent le capital nécessaire
(machines, matières premières, salaires) pour produire, et cherchent à réaliser un profit
sur cet investissement. Cette approche est critiquée pour sa distinction entre les
salaires, considérés comme un coût de production fixe, et les profits et rentes, vus
comme des revenus résiduels. Cela peut conduire à une vision inégale de la répartition
des revenus, où les travailleurs ne bénéficient pas équitablement de la richesse créée,
contrairement aux capitalistes et propriétaires fonciers.
4. Quelles sont les limites de l'école classique ?
L'école classique, bien qu'elle ait posé les bases de l'économie moderne, a également
fait l'objet de nombreuses critiques au fil du temps.
Principales critiques:
o Vision trop optimiste du marché autorégulateur: La "main invisible" peut
sous-estimer les dysfonctionnements possibles des marchés, comme les crises
économiques, le chômage massif et les déséquilibres entre l'offre et la
demande.
o La loi des débouchés de Say contestée par Keynes: La production de biens
ne garantit pas nécessairement que tous les revenus seront dépensés, ce qui
peut entrainer des crises de surproduction et un chômage persistant.
o Négligence du rôle de la demande: L'école classique concentre ses analyses
sur l'offre et la production, en minimisant le rôle de la demande dans la
dynamique économique.
o La théorie de la valeur travail contestée: La valeur d'un bien est déterminée
par la quantité de travail nécessaire à sa production, a été critiquée, notamment
par les économistes néoclassiques. Ces derniers ont proposé une théorie de la
valeur basée sur l'utilité marginale, c'est-à-dire que la valeur d'un bien dépend
des revenus que l'individu a consommé plutôt que de la quantité de travail
incorporée.
o La répartition inégale des revenus: L'école classique a souvent été accusée
de justifier une répartition inégale des richesses.
o Une vision statique de l'économie: Les classiques ont parfois été critiqués
pour leur vision statique de l'économie, ne tenant pas suffisamment compte des
changements structurels et des innovations technologiques ou les changements
institutionnels qui influencent le développement économique à long terme.
o Méconnaissance des imperfections du marché: L'école classique présuppose
que les marchés sont parfaitement compétitifs et que les informations sont
accessibles à tous les acteurs économiques. En réalité, les marchés peuvent être
imparfaits (monopoles, oligopoles) et les informations peuvent être
asymétriques, ce qui peut entrainer des inefficacités et des inégalités.
o L'intervention minimale de l’État contestée: L'intervention de l'État,
cantonné aux fonctions régaliennes, a été critiquée, notamment par Keynes, qui
a montré que dans certaines situations, l'intervention de l'État est nécessaire
pour stabiliser l'économie, soutenir la demande et lutter contre le chômage.
En résumé, les critiques de l'école classique portent sur son excès de confiance dans
l'autorégulation des marchés, sa sous-estimation du rôle de la demande, ses
hypothèses simplificatrices sur la concurrence parfaite et les informations, ainsi
que sur sa défense d'une répartition inégale des richesses. Ces critiques ont conduit
au développement de nouvelles théories économiques qui cherchent à mieux
comprendre les déséquilibres économiques et à proposer des solutions adaptées aux
crises et transformations sociales.
Questions et Réponses: Chapitre 3 - L'École Classique
1. Quelle est la période dominante de l'école classique en économie ?
L'école classique a dominé la pensée économique aux XVIIIe et XIXe siècles.
2. Qui sont les principaux fondateurs de l'école classique ?
Les principaux fondateurs de l'école classique sont:
Adam Smith (1723-1790), considéré comme le père de l'économie moderne, connu pour son
ouvrage "La Richesse des Nations" qui explore les principes du marché libre.
Thomas Robert Malthus (1766-1834), connu pour son "Essai sur le principe de population" et
ses réflexions sur les problèmes liés à la croissance démographique.
David Ricardo (1772-1823), auteur des "Principes de l'économie politique et de l'impôt", qui
a développé des théories importantes sur la valeur des avantages comparatifs.
3. Citez trois autres économistes importants de l'école classique.
Outre les fondateurs mentionnés ci-dessus, d'autres économistes importants de l'école
classique sont :
Jean-Baptiste Say (1767-1832), connu pour sa "loi des débouchés".
John Stuart Mill (1806-1873), considéré comme le dernier grand représentant de l'école
classique.
Jeremy Bentham (1748-1832), connu pour sa philosophie utilitariste.
4. Quel est le concept central défendu par l'école classique?
Le concept central défendu par l'école classique est le libéralisme économique. Ils
préconisent un rôle limité de l'État dans l'économie, laissant le marché fonctionner
librement.
5. Quels sont les principes fondamentaux de l'école classique ?
Les principes fondamentaux de l'école classique sont:
La liberté économique: Laissez-faire, c'est-à-dire une intervention minimale de l'État dans
l'économie.
L'ordre naturel et les lois économiques naturelles: Les classiques croient en l'existence de
lois naturelles qui régissent le fonctionnement de l'économie.
La main invisible: Popularisé par Adam Smith, ce concept suggère que les individus, en
poursuivant leur propre intérêt, contribuent, de manière involontaire, au bien-être général
de la société.
La théorie de la valeur travail: La valeur d'un bien est déterminée par la quantité de travail
nécessaire à sa production.
La division du travail: Adam Smith a mis en avant l'importance de la division du travail pour
accroître la productivité.
La loi des débouchés (loi de Say): Formulée par Jean-Baptiste Say, cette loi stipule que l'offre
crée sa propre demande.
La répartition des revenus: Les classiques s'intéressent à la répartition de la richesse entre
les différentes classes économiques.
Le rôle limité de l'État: L'État doit se concentrer sur les fonctions régaliennes (défense,
justice, protection des droits de propriété).
6. Comment Adam Smith distingue-t-il la valeur d'usage et la valeur d'échange ?
Adam Smith distingue entre la valeur d'usage (l'utilité d'un bien) et la valeur d'échange (le
pouvoir d'acheter d'autres biens). Il utilise le paradoxe de l'eau et du diamant pour illustrer que
des biens essentiels peuvent avoir une faible valeur d'échange.
7. Comment David Ricardo approfondit-il la théorie de la valeur travail ?
Ricardo approfondit la théorie de la valeur travail en affirmant que la valeur d'échange d'un
bien est proportionnelle à la quantité de travail incorporé, y compris le travail indirect contenu
dans le capital utilisé pour la production.
8. Quelle est la théorie de la valeur de Jean-Baptiste Say ?
Jean-Baptiste Say rejette la théorie de la valeur travail et soutient que la valeur d'un bien est
déterminée par son utilité pour le consommateur. Il met l'accent sur l'offre et la demande dans
la détermination des prix.
9. Comment se répartit le revenu selon l'école classique ?
Selon l'approche de J.B. Say, la répartition du revenu résulte de la combinaison de trois
facteurs : le travail, le capital et la terre. Chacun de ces facteurs est rémunéré en fonction de sa
contribution à la production.
10. Quelle est la critique de Ricardo sur la répartition des revenus ?
Les économistes classiques anglais, comme Ricardo, considèrent que le produit net de la
production (la richesse créée au-delà du remplacement du capital avancé) est réparti entre les
salaires, les profits et les rentes. Selon sa vision, la répartition entre capitalistes et
propriétaires fonciers est inégale.
11. Expliquez la loi des débouchés de Jean-Baptiste Say.
La loi des débouchés de Jean-Baptiste Say affirme que "l'offre crée sa propre demande". En
d'autres termes, la production de biens génère des revenus équivalents qui seront dépensés
pour acheter d'autres biens.
12. Que pense Thomas Malthus de la surproduction chronique ?
Thomas Malthus conteste la loi de Say, en suggérant que l'épargne excessive des capitalistes
peut conduire à une insuffisance de la demande globale.
13. Quelles sont les principales limites de l'école classique ?
L'école classique a fait l'objet de nombreuses critiques. Voici les principales critiques
adressées à l'école classique :
Vision trop optimiste du marché autorégulateur: Les classiques croyaient que les marchés
étaient capables de s'autoréguler grâce à la concurrence et à la "main invisible".
La loi des débouchés contestée par Keynes: La loi des débouchés, selon laquelle "l'offre crée
sa propre demande", a été contestée par Keynes.
Négligence du rôle de la demande: Les classiques ont principalement concentré leurs
analyses sur l'offre et la production, en minimisant le rôle de la demande dans la dynamique
économique.
La théorie de la valeur travail contestée: La théorie de la valeur travail, qui stipule que la
valeur d'un bien est déterminée par la quantité de travail nécessaire à sa production, a été
critiquée, notamment par les économistes néoclassiques.
La répartition inégale des revenus: L'école classique a souvent été accusée de justifier une
répartition inégale des richesses.
Une vision statique de l'économie: Les classiques ont parfois été critiqués pour leur vision
statique de l'économie.
Méconnaissance des imperfections du marché: L'école classique présuppose que les
marchés sont parfaitement compétitifs.
L’intervention minimale de l’État contestée: Les classiques prônaient un rôle limité de l’État,
cantonné aux fonctions régaliennes.
14. Quel est l'impact durable de l'école classique ?
En résumé, les critiques de l'école classique portent sur son excès de confiance dans
l'autorégulation des marchés, sa sous-estimation du rôle de la demande, ses hypothèses
simplificatrices sur la concurrence parfaite et les informations, ainsi que sur sa défense d'une
répartition inégale des richesses. Ces critiques ont conduit au développement de nouvelles
théories économiques qui cherchent à mieux comprendre les déséquilibres économiques et à
proposer des solutions adaptées aux crises et aux transformations sociales.
29. Expliquez le principe de la loi de Say appliqué au marché des biens et services.
Le marché des biens et services est régi par la loi des débouchés de Jean-Baptiste Say, selon
laquelle la production crée automatiquement sa propre demande.
Examen sur L'école Classique (Chapitre 3) - Questions à
Choix Multiples
1. Qui est considéré comme le père de l'économie moderne et quelle est son œuvre
majeure?
a) Thomas Robert Malthus - "Essai sur le principe de population" b) Adam Smith - "La
Richesse des Nations" c) David Ricardo - "Principes de l'économie politique et de l'impôt" d)
Jean-Baptiste Say - "Traité d'économie politique"
2. Lequel de ces principes fondamentaux n'est pas associé à l'école classique?
a) La liberté économique b) La main invisible c) L'interventionnisme étatique d) La théorie
de la valeur travail
3. La "main invisible", popularisée par Adam Smith, suggère que :
a) L'État doit réguler le marché pour assurer l'équité. b) La poursuite de l'intérêt individuel
peut contribuer au bien-être général. c) Seuls les individus altruistes contribuent au bien-
être de la société. d) La richesse doit être redistribuée par l'État pour garantir la justice sociale.
4. Selon la théorie de la valeur travail, la valeur d'un bien est déterminée par :
a) Son utilité marginale pour le consommateur. b) La quantité de travail nécessaire à sa
production. c) Sa rareté sur le marché. d) La demande des consommateurs pour ce bien.
5. La loi des débouchés, formulée par Jean-Baptiste Say, stipule que :
a) La demande crée sa propre offre. b) L'offre crée sa propre demande. c) La production est
limitée par la demande. d) L'intervention étatique est nécessaire pour équilibrer l'offre et la
demande.
6. Comment David Ricardo affine-t-il la théorie de la valeur travail ?
a) Il soutient que la valeur est uniquement déterminée par l'utilité du bien. b) Il rejette la
notion de travail incorporé dans le capital. c) Il inclut le travail indirect contenu dans le
capital utilisé pour la production. d) Il affirme que la valeur est subjective et dépend des
préférences individuelles.
7. Selon J.B. Say, comment les revenus sont-ils répartis entre les différents facteurs de
production ?
a) Les salaires sont déterminés par la lutte des classes entre travailleurs et capitalistes. b)
L'État doit intervenir pour garantir une répartition équitable des richesses. c) Chaque facteur
est rémunéré en fonction de sa contribution à la production. d) Les profits sont la source
principale de la richesse et doivent être maximisés.
8. Laquelle de ces critiques n'a pas été adressée à l'école classique ?
a) Vision trop optimiste du marché autorégulateur b) Négligence du rôle de la demande c)
Promotion excessive de l'interventionnisme étatique d) La répartition inégale des revenus
9. Laquelle de ces propositions résume le mieux l'héritage de l'école classique ?
a) Elle a posé les bases de l'économie moderne en mettant l'accent sur le libre marché et
la liberté individuelle. b) Elle a préconisé un rôle important de l'État dans la régulation de
l'économie. c) Elle a défendu une vision égalitaire de la répartition des richesses. d) Elle a
ignoré les problèmes sociaux et les inégalités engendrés par le capitalisme.
Note : Les réponses en gras sont les bonnes réponses.
Examen sur L'école Classique (Chapitre 3) - Questions à
Choix Multiples
1. Quel est le concept central qui traverse les idées des économistes classiques?
a) L'interventionnisme étatique b) L'ordre naturel c) Le protectionnisme d) La planification
centralisée
2. Laquelle des propositions suivantes décrit le mieux la "main invisible" d'Adam
Smith ?
a) Une intervention divine qui guide l'économie. b) Le mécanisme par lequel la poursuite
de l'intérêt personnel conduit à des résultats bénéfiques pour la société. c) La mainmise
de l'État sur le marché. d) La nécessité d'une redistribution des richesses.
3. Selon la théorie de la valeur travail, comment la valeur d'un bien est-elle déterminée?
a) Par son utilité marginale. b) Par la quantité de travail nécessaire à sa production. c) Par
sa rareté. d) Par la demande des consommateurs.
4. Quel est le principal argument de Jean-Baptiste Say dans sa "loi des débouchés"?
a) La demande crée toujours sa propre offre. b) L'État doit intervenir pour stimuler la
demande. c) La production de biens crée automatiquement la demande pour ces biens. d)
La surproduction est un problème inhérent au capitalisme.
5. Comment David Ricardo a-t-il contribué à la théorie de la valeur ?
a) Il a réfuté la théorie de la valeur travail. b) Il a introduit le concept d'utilité marginale. c) Il
a approfondi la théorie de la valeur travail en y incluant le travail indirect contenu dans
le capital. d) Il a soutenu que la valeur est subjective et dépend des préférences individuelles.
6. Selon l'école classique, quel est le rôle principal de l'État dans l'économie?
a) Planifier et contrôler la production. b) Redistribuer les richesses pour assurer l'égalité. c)
Protéger les droits de propriété et garantir le libre fonctionnement du marché. d)
Stimuler la demande par des politiques interventionnistes.
7. Laquelle des affirmations suivantes résume la critique de Thomas Malthus sur la
surproduction?
a) La surproduction est impossible car la demande est toujours suffisante. b) L'épargne
excessive des capitalistes peut conduire à une insuffisance de la demande. c) La
surproduction est causée par une intervention excessive de l'État. d) La surproduction est un
phénomène temporaire et sectoriel.
8. Quelles sont les principales critiques adressées à l'école classique?
a) Son manque de foi dans le marché autorégulateur. b) Son insistance sur l'interventionnisme
étatique. c) Sa vision parfois simpliste du marché et sa négligence de certains problèmes
sociaux. d) Son rejet de la théorie de la valeur travail.
9. Quel est l'héritage principal de l'école classique ?
a) Elle a inspiré les politiques économiques interventionnistes du XXe siècle. b) Elle a conduit
au développement du marxisme. c) Elle a posé les fondations de l'économie de marché
moderne. d) Elle a été complètement rejetée par les économistes contemporains.
Note : Les réponses en gras sont les bonnes réponses.
Examen sur L'école Classique (Chapitre 3) - 20 Questions
à Choix Multiples
1. Quel économiste est considéré comme le père de l'économie moderne ?
a) Thomas Malthus b) Adam Smith c) David Ricardo d) Jean-Baptiste Say
2. Quel est le titre de l'ouvrage majeur d'Adam Smith ?
a) Essai sur le principe de population b) Principes de l'économie politique et de l'impôt c)
Traité d'économie politique d) "La Richesse des Nations"
3. Laquelle des propositions suivantes ne représente pas un principe fondamental de
l'école classique ?
a) La liberté économique b) L'ordre naturel c) La main invisible d) Le contrôle des prix
4. Selon les classiques, quel est le principal moteur du progrès économique ?
a) L'intervention de l'État. b) La coopération entre les classes sociales. c) La recherche de
l'intérêt personnel sur un marché libre. d) La redistribution des richesses.
5. Comment la "main invisible" d'Adam Smith contribue-t-elle au bien-être général ?
a) En guidant les individus vers des choix altruistes. b) En harmonisant les intérêts
individuels et collectifs sur le marché. c) En garantissant une répartition équitable des
richesses. d) En limitant la concurrence pour éviter les crises économiques.
6. Que postule la théorie de la valeur travail ?
a) La valeur d'un bien dépend de son utilité marginale. b) La valeur d'un bien est subjective et
varie selon les individus. c) La valeur d'un bien est déterminée par la quantité de travail
nécessaire à sa production. d) La valeur d'un bien est fixée par l'offre et la demande sur le
marché.
7. Comment David Ricardo a-t-il développé la théorie de la valeur travail ?
a) Il l'a rejetée en faveur de la théorie de l'utilité. b) Il a introduit la notion de rareté dans le
calcul de la valeur. c) Il a pris en compte le travail indirect contenu dans le capital. d) Il a
démontré que la valeur est déterminée par la demande.
8. Quelle est l'idée centrale de la loi des débouchés de Jean-Baptiste Say ?
a) La production crée sa propre demande. b) La demande crée sa propre offre. c) L'excès
d'épargne stimule la demande. d) La surproduction est inévitable en économie de marché.
9. Comment Thomas Malthus explique-t-il le risque de surproduction?
a) Par l'insuffisance de l'offre. b) Par l'excès de consommation. c) Par l'épargne excessive
des capitalistes, qui limite la demande. d) Par l'intervention excessive de l'État dans
l'économie.
10. Selon l'école classique, comment les revenus (salaires, profits, rentes) sont-ils répartis
entre les différents facteurs de production?
a) En fonction des besoins de chaque individu. b) De manière égalitaire pour garantir la
justice sociale. c) Selon la contribution de chaque facteur à la production. d) Par la
négociation entre les classes sociales.
11. Quelle est la principale critique de l'école classique vis-à-vis de l'intervention de
l'État dans l'économie?
a) L'État doit planifier l'économie pour maximiser la production. b) L'État doit redistribuer les
richesses pour réduire les inégalités. c) L'intervention de l'État entrave le libre
fonctionnement du marché et limite la croissance économique. d) L'État est incapable de
réguler efficacement l'économie.
12. Quelles sont les fonctions essentielles de l'État selon l'école classique ?
a) Fixer les prix et les salaires. b) Contrôler la production et la distribution des biens. c)
Protéger les droits de propriété, garantir la justice et assurer la défense nationale. d)
Stimuler la demande par des politiques de relance.
13. La division du travail, selon Adam Smith, permet :
a) Une répartition plus équitable des tâches. b) Une réduction des inégalités sociales. c) Une
augmentation de la productivité. d) Un contrôle accru de l'État sur l'économie.
14. Laquelle des propositions suivantes est une limite de l'école classique ?
a) Son manque de confiance dans le marché. b) Son soutien à l'interventionnisme étatique. c)
Sa vision parfois simpliste du marché et sa négligence de certains problèmes sociaux. d)
Son opposition à la liberté individuelle.
15. Quelle est la principale critique de John Maynard Keynes à l'égard de la loi des
débouchés de Say ?
a) La demande est toujours supérieure à l'offre. b) L'offre ne crée pas toujours sa propre
demande, ce qui peut conduire à des crises de surproduction. c) L'État doit contrôler les
prix pour éviter les déséquilibres. d) Le marché est incapable de s'autoréguler.
16. Qu'est-ce que la théorie de l'utilité marginale, qui a remis en question certains
principes de l'école classique ?
a) La valeur d'un bien est déterminée par son coût de production. b) La valeur d'un bien
dépend de la satisfaction procurée par la dernière unité consommée. c) L'utilité d'un bien
est la même pour tous les individus. d) L'utilité d'un bien est indépendante de sa rareté.
17. Quel est l'apport principal de l'école classique à la pensée économique ?
a) Elle a justifié l'intervention de l'État dans l'économie. b) Elle a démontré l'inefficacité du
marché. c) Elle a posé les bases de l'économie de marché moderne en défendant la liberté
individuelle et le libre fonctionnement du marché. d) Elle a préconisé la suppression de la
propriété privée.
18. Laquelle de ces notions est un concept central développé par l'école classique ?
a) La lutte des classes b) La plus-value c) Le marché autorégulateur d) Le salaire minimum
19. Quel économiste classique a théorisé le principe de population ?
a) Adam Smith b) Jean-Baptiste Say c) David Ricardo d) Thomas Robert Malthus
20. Quelle est la principale différence entre l'école classique et l'école néo-classique ?
a) L'école classique rejette la théorie de la valeur travail, tandis que l'école néo-classique
l'adopte. b) L'école classique est favorable à l'intervention de l'État, tandis que l'école néo-
classique la rejette. c) L'école classique met l'accent sur la production et la quantité de
travail, tandis que l'école néo-classique privilégie l'analyse de l'utilité marginale et de la
demande. d) L'école classique ignore les problèmes sociaux, tandis que l'école néo-classique
les prend en compte.
Note : Les réponses en gras sont les bonnes réponses.