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Viete

Le document traite des formules de Viete, qui permettent de connaître les relations entre les racines d'un polynôme sans avoir à les calculer explicitement. Il explique comment, pour des polynômes de degré 2, 3 et n, on peut déterminer la somme et le produit des racines à partir des coefficients du polynôme. Des exemples illustrent l'application de ces formules pour résoudre des équations et des systèmes.

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Le document traite des formules de Viete, qui permettent de connaître les relations entre les racines d'un polynôme sans avoir à les calculer explicitement. Il explique comment, pour des polynômes de degré 2, 3 et n, on peut déterminer la somme et le produit des racines à partir des coefficients du polynôme. Des exemples illustrent l'application de ces formules pour résoudre des équations et des systèmes.

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Formules de Viete

Vuiiii

21 Décembre

1 Viete
Avant de commencer, petit point de vocabulaire. Quand on a un polyôme, on appelle
2
racine un complexe qui l’annule. Par exemple les racines du polynôme x − 1 sont 1 et
2 2 3
−1 car 1 − 1 = 0 et (−1) − 1 = 0. Similairement les racines du polynôme x − 1 sont
2 3 3 2 3
1, j et j car 1 − 1 = 0 et j − 1 = 0 et (j ) − 1 = 0. On dit par exemple que j est une
3
racine du polynôme x − 1.

On le sait, il n’existe pas de méthode permettant de résoudre systématiquement des


équations de degré 5 ou plus. C’est triste, mais c’est la vie :’(. D’ailleurs même celles
de degré plus petit deviennent vite insupportables : bon√encore pour le degré 2 on peut
supporter (quoique difficilement parfois) l’apparition de b2 − 4ac mais quand on en ar-
rive à calculer explicitement les racines de polynômes de degré 3 ou 4 on en vient à se
poser des questions sur ce qu’on a manqué dans notre vie.

Typiquement pour le degré 4, ça donne ça :p

1
Amusez vous bien !

Du coup on pourrait croire que tout est perdu : étant donné une équation comme
5 4
x − 4x + 2x − 14 = 0, on ne sait absolument rien sur ses solutions complexes... Eh bien
non, et heureusement, ce serait triste sinon.

C’est là tout l’intérêt de Viète : même si on est bound à ne pas connaitre individuelle-
ment nos racines, on peut quand même choper des infos sympathiques sur les relations
qu’elles entretiennent en tant qu’ensemble. Par exemple on connait leur somme ou en-
core leur produit !

Bon pour mieux comprendre prenons le cas du degré 2.


2
Le polynôme x + ax + b a deux racines complexes z1 et z2 , potentiellement identiques.
On sait qu’on peut écrire :
2
x + ax + b = (x − z1 )(x − z2 ).

Mais du coup en développant le membre de droite on trouve :


2 2
x + ax + b = x − (z1 + z2 ) + z1 z2 .

Donc en identifiant les coefficients on a −(z1 +z2 ) = a et z1 z2 = b soit encore z1 +z2 = −a


et z1 z2 = b. Autrement dit, sans même calculer z1 et z2 , je connais déjà leur somme et
leur produit ! C’est très stylé.

2
Bon là on a pris le cas le plus simple, où le coefficient dominant vaut 1. Plus
2
généralement si notre polynôme c’est ax + bx + c alors on peut écrire :
2 2
ax + bx + c = a(x − z1 )(x − z2 ) = ax − a(z1 + z2 )x + az1 z2 .

Autrement dit cette fois ci on a z1 + z2 = − ab et z1 z2 = ac .

Ok alors ça c’est fort mais en fait on a même une ”réciproque” : si on connait la
somme et le produit de deux réels z1 et z2 , alors grâce à Viète on peut les trouver.
Effectivement si z1 + z2 = a et z1 z2 = b, alors z1 et z2 sont racines du polynôme :
2
x − ax + b,

que l’on sait résoudre !

Example 1 Soit a et b deux réels tels que a + b = 5 et ab = −3. Que valent a et b ?


2
Ici√du coup√a et b sont solutions de x − 5x − 3 = 0. Les racines de ce polynôme sont
5− 37
2
et 5+2 37 donc paf on connait a et b !

Ok alors maintenant pour complexifier un peu passons au degré 3.


3 2
On sait que le polynôme x + ax + bx + c a trois racines complexes z1 , z2 et z3 et que
l’on peut écrire :
3 2
x + ax + bx + c = (x − z1 )(x − z2 )(x − z3 ).
Il vient en développant :
3 2 3 2
x + ax + bx + c = x − (z1 + z2 + z3 )x + (z1 z2 + z2 z3 + z3 z1 )x − z1 z2 z3 ,

d’où en identifiant les coefficients :



⎪z1 + z2 + z3 = −a



⎨z 1 z2 + z2 z3 + z3 z 1 = b




⎩z1 z2 z3 = −c.
Ok alors là petite nouveauté : les doubles produits sont apparus !

Pareil je vous laisse voir comment gérer le cas où le coefficient dominant ne vaut pas 1.

Bon du coup dans le cas général, si j’ai un polynôme degré n :


n n−1
P (x) = an x + an−1 x + ⋅ ⋅ ⋅ + a1 x + a0 ,

je peux considérer ses n racines complexes z1 , z2 , . . . , zn et écrire :


n n−1
an x + an−1 x + ⋅ ⋅ ⋅ + a1 x + a0 = an (x − z1 )(x − z2 ) . . . (x − zn ).

3
n−1
Maintenant par exemple en développant le truc de droite le coefficient devant x sera
−an (z1 + z2 + ⋅ ⋅ ⋅ + zn ) donc je connais la somme des racines de P ! C’est − a .
an−1
n

0
Similairement le coefficient devant x dans le truc de droite sera an (−z1 ) × (−z2 ) ×
n
⋅ ⋅ ⋅ × (−zn ) = an (−1) z1 z2 . . . zn donc je connais le produit des racines de P ! C’est
n
(−1) aa0 .
n

n−2
Je peux même pousser un peu plus loin et regarder le coefficient devant x : avoir
n−2
du x ça veut dire que y a deux parenthèses où on a pas gardé x mais un zi . Donc en
n−2
fait le coefficient devant x ça veut être an fois la somme de tous les doubles produits
des zi . Donc on connait la somme des doubles produits !

De même on connait la somme des triples produits : c’est ce qui va apparaitre devant
n−3
x quand on va développer, etc... Bref on connait sur le bout des doigts nos racines,
sans pour autant pouvoir leur donner une identité fixe.

Ok alors maintenant à quoi ça sert ? C’est bien beau : si j’ai un polynôme, je connais
beaucoup de trucs sur ses racines, mais qu’est-ce que ça m’apporte dans la vie ?

J’avoue pour le moment c’est assez obscur...

Bon déjà ça nous permet d’insta kill certains exos où on calcule la somme des racines
d’un polynôme.

Example 2 Calculer la sommes des racines 5-èmes de 2 − 3i.


5
Un complexe z est une racine 5-ème de 2 − 3i si et seulement si z = 2 − 3i. Ainsi on
5
veut simplement calculer la somme des racines complexes du polynôme X − (2 − 3i).
4
Or puisque le coefficient devant X de ce polynôme vaut 0, par Viète, la somme de ses
racines vaut 0, ce qui conclut.

Bon autre truc sympa : si on connait toutes les racines d’un polynôme sauf une, alors
on connait la troisième ! C’est très utile pour faire des problèmes de tête ou de manière
rapide.

2 √ √
Example 3 Trouver tous les réels x tels que x − 5x + ( 5 − 1) = 0.

On a une équation de degré 2 et en fait


√ on remarque que x = 1 est√ solution et puisque
par Viète le produit des racines vaut 5 − 1, l’autre solution c’est 5 − 1.

Deuxième exemple plus complexe mais plus intéressant.

4
Example 4 Trouver toutes les suites a1 , a2 , . . . de réels strictement positifs telles que

pour tout n ∈ N :
n 2 n
3
(∑ ai ) = ∑ ai .
i=1 i=1

2
Une première remarque c’est que cette identité ressemble beaucoup à (1 + 2 + ⋅ ⋅ ⋅ + n) =
3 3 3
1 + 2 + ⋅ ⋅ ⋅ + n donc la suite ai = i est solution. On aimerait bien montrer que c’est
la seule.

Bon ok regardons petit à petit ce que doivent vérifier les termes de notre suite. Déjà
2 3
avec n = 1 bah on doit avoir a1 = a1 d’où a1 = 1 puisque a1 > 0. Ok sympa.
2 3
Maintenant avec n = 2 on doit avoir (1 + a2 ) = 1 + a2 . Bon en d’autres termes a2 est
solution de l’équation de degré 3 :
3 2
X − X − 2X = 0.

Ah déjà on peut factoriser par X :


2
X(X − X − 2),

et maintenant si on résout notre équation de degré 2 on trouve deux solutions : 2 et −1.


Ainsi a2 ∈ {−1, 0, 2} et puisque a2 > 0 on a a2 = 2.

Du coup en fait dans cet exercice on a l’impression de construire pas-à-pas notre


suite : avec n = 1 on trouve a1 = 1, puis avec n = 2 et en sachant que a1 = 1 on
a une équation de degré 3 en a2 et on obtient a2 = 2. On pourrait penser que ça va
continuer ainsi, par exemple pour n = 3 en prenant en compte que a1 = 1 et a2 = 2 on
va obtenir une équation de degré 3 en a3 et la résoudre pour trouver a3 , et ainsi de suite...

Bon continuons, a3 doit vérifier :


2 3 3 3
(1 + 2 + a3 ) = 1 + 2 + a3 .

On pourrait développer etc mais essayons de voir déjà ce que peut valoir a3 . On l’a dit,
on a toujours :
2 3 3 3
(1 + 2 + ⋅ ⋅ ⋅ + n) = 1 + 2 + ⋅ ⋅ ⋅ + n .
2 3 2 2
En particulier si a3 = 3 on a bien (1+2+a3 ) = 1 +2 +a3 . Ok première solution évidente
c’est cool. Mais en fait on en connait une autre : c’est 0. En effet par construction :
2 3 3
(a1 + a2 ) = a1 + a2 ,

donc si a3 = 0 on a bien :
2 3 3 3
(a1 + a2 + a3 ) = a1 + a2 + a3 .

5
Ainsi a3 est solution de l’équation de degré 3 :
3 3 3 2
X + (1 + 2 ) − (3 + X) = 0,
2
dont on connait deux racines évidentes : 3 et 0. Le coefficient devant X du polynôme
3 3 3 2 2 2
X + (1 + 2 ) − (3 + X) vaut −1 : on obtient seulement du X en développant (X + 3) .
Ainsi par Viète la somme des racines du polynôme vaut −(−1) = 1 et puisque 0 et 3
sont racines, la dernière racine vaut −2. Donc a3 ∈ {−2, 0, 3} et par conséquent a3 = 3
comme a3 > 0.

Ok donc naturellement ce raisonnement se généralise et on peut faire une récurrence :

On suppose avoir ai = i pour i entre 1 et n. On veut montrer que an+1 = n + 1. On


part de l’égalité :
2 3 3 3 3
(1 + 2 + ⋅ ⋅ ⋅ + n + an+1 ) = 1 + 2 + ⋅ ⋅ ⋅ + n + an+1 ,

qui revient à dire que an+1 est racine d’un polynôme de degré 3 dont on connait deux
2
racines évidentes : 0 et n + 1. Puisque le coefficient devant X vaut −1 on connait la
dernière racine : c’est −n et on en conclut que an+1 = n + 1.

Bon ici du coup on avait bien sûr pas besoin de recourir à Viète : on aurait pu
développer bourinnement, factoriser par X et résoudre une équation de degré 2 mais ça
aurait conduit à beaucoup de calculs pour pas grand chose puisque par Viète on con-
naissait directement les racines !

6
2 Systèmes
Bon revenons dans un monde familier : celui où notre polynôme est de degré 2. Dans
ce cas on connait z1 + z2 ainsi que z1 z2 .
4 4
C’est très sympa tout ça, mais si par exemple on a besoin de connaitre z1 + z2 , est-ce
que c’est possible ?
4 4
Bonne nouvelle ! La réponse est ”OUI !”. En fait il est possible d’exprimer z1 + z2
uniquement en fonction de z1 + z2 et de z1 z2 . Bon c’est ptet pas clair, prenons un ex-
emple plus simple.
2 2 2 2 2 2
Je sais que (z1 + z2 ) = z1 + z2 + 2z1 z2 donc je peux écrire : z1 + z2 = (z1 + z2 ) − 2z1 z2 .
2 2
J’ai réussi à exprimer z1 + z2 uniquement en fonction de z1 + z2 et de z1 z2 .
3 3 3 3 2 2 3
Pour z1 +z2 je peux faire la même chose et partir de (z1 +z2 ) = z1 +3z1 z2 +3z1 z2 +z2 .
3 3 3 3 3
Je trouve alors que z1 + z2 = (z1 + z2 ) − 3(z1 + z2 )z1 z2 : j’ai réussi à exprimer z1 + z2
uniquement en fonction de z1 + z2 et de z1 z2 .
4 4
Bon pour z1 + z2 ca se complique un peu. J’ai :
4 4 3 2 3 4
(z1 + z2 ) = z1 + 4z1 z2 + 6(z1 z2 ) + 4z1 z2 + z2 ,

ce que je peux réécrire comme :


4 4 4 2 2 2
z1 + z2 = (z1 + z2 ) − 4z1 z2 (z1 + z2 ) − 6(z1 z2 ) .
2 2 2
Et finalement puisque z1 + z2 = (z1 + z2 ) − 2z1 z2 :
4 4 4 2 2
z1 + z2 = (z1 + z2 ) − 4z1 z2 ((z1 + z2 ) − 2z1 z2 ) − 6(z1 z2 ) .

Autrement dit si je pose p = z1 + z2 et q = z1 z2 j’ai :


4 4 4 2 2 4 2 2
z1 + z2 = p − 4q(p − 2q) − 6q = p − 4p q + 2q .
4 4
J’ai une fois encore réussi à exprimer z1 + z2 en fonction de z1 + z2 = p et de z1 z2 = q.
4 4
Et ça c’est cool comme je connais p et q donc je connais z1 + z1 .
2 2 3 3 4 4
Bon c’est quoi le point commun entre z1 + z2 , z1 + z2 , z1 + z2 ? On pourrait en trouver
beaucoup, mais l’important c’est que z1 et z2 sont symétriques dans l’expression : ils
2 3
jouent le même rôle. Au contraire z1 z2 + z2 n’est pas symétrique en z1 et z2 : si je les
échange, l’expression change.

Bonne nouvelle ! Il se trouve que si j’ai une expression symétrique en z1 et z2 , je peux


l’exprimer en fonction de p et q !

7
Et ça c’est vrai dans le cas général : si j’ai cette fois-ci une expression symétrique en
z1 , z2 et z3 , je peux l’exprimer en fonction de z1 + z2 + z3 , z1 z2 + z2 z3 + z3 z1 et z1 z2 z3 ,
ce qui est assez cool.

Bon pour préciser switchons déjà avec a, b et c comme c’est plus simple à écrire et es-
2 2 2 2 2 2
sayons d’exprimer a b + b c + c a . Déjà c’est intuitif, l’expression est bien symétrique
en a, b et c.

L’idée c’est de bricoler à partir de a + b + c, de ab + bc + ca et de abc des trucs qui


ressemblent à ce que l’on veut. Ici je peux commencer par vouloir mettre ab + bc + ca
2 2 2 2 2 2 2
au carré ce qui me donne (ab + bc + ca) = (ab) + (bc) + (ca) + 2a bc + 2ab c + 2abc ,
ou encore :
2 2 2
(ab) + (bc) + (ca) + 2abc(a + b + c).
Ainsi j’ai :
2 2 2 2 2 2 2
a b + b c + c a = (ab + bc + ca) − 2abc(a + b + c).
Ok donc à quoi ça nous sert tout ça ?

Par exemple ça peut nous permettre de savoir quand la somme deux racines d’un
polynôme donne la troisième (oui j’avoue c’est pas hyper utile :p). Plus précisément.

3 2
Example 5 Soit x + px + qx + r un polynôme ayant pour racines a, b, c ∈ C. Trouver
une condition nécessaire et suffisante sur p, q, r pour qu’une racine soit la somme deux
autres.

L’idée c’est de considérer une expression symétrique en a, b et c qui vaut 0 si et seule-


ment si une racine est la somme des deux autres. Dire que a c’est la somme de b et c
par exemple, ça veut dire que b + c − a = 0. Donc en fait on va considérer :

(a + b − c)(b + c − a)(c + a − b).


C’est symétrique et ça vaut bien 0 ssi une des racines est la somme des deux autres.

Mais puisque c’est symétrique quand on développe ça va le rester ! Donc cette expres-
sion, on peut l’exprimer en fonction de p, q et r. Autrement dit on va trouver que p, q
et r vérifient telle relation ssi une racine est la somme des deux autres !

Bon maintenant qu’on a l’idée plus qu’à faire le sale boulot. En développant on trouve
:
3 3 3 2 2 2 2 2 2
(a + b − c)(b + c − a)(c + a − b) = −a − b − c + a b + b a + a c + c a + b c + c b − 2abc.
3 3 3
Ok maintenant essayons d’écrire a + b + c avec p = −(a + b + c), q = ab + bc + ca et
r = −abc.

8
On a :
3 3 3 3 2 2 2 2 2 2
(a + b + c) = a + b + c + 3(a b + b a + a c + c a + b c + c b) + 6abc.
2 2 2 2 2 2
Ok donc finalement on veut juste exprimer a b + b a + a c + c a + b c + c b en fonction
de p, q et r ! On progresse :p.

Ca semble pas mal de partir de (a + b + c)(ab + bc + ca) : ça ressemble beaucoup, on


sent qu’ils vont apparaitre. En développant on trouve :
2 2 2 2 2 2
(a + b + c)(ab + bc + ca) = a b + b a + a c + c a + b c + c b + 3abc.

Bon rappellons le on a :

⎪ a + b + c = −p



⎨ ab + bc + ca = q




⎩abc = −r.
Ainsi en remontant :
2 2 2 2 2 2
a b + b a + a c + c a + b c + c b = −pq + 3r (attention aux signes).

Donc :
3 3 3 3 3
a + b + c = −p − 3(−pq + 3r) + 6r = −p + 3pq − 3r.
Et par conséquent :
3 3 3 2 2 2 2 2 2 3 3
−a −b −c +a b+b a+a c+c a+b c+c b−2abc = p −3pq+3r−pq+3r+2r = p −4pq+6r.
3 2
Donc finalement une des racines de x + px + qx + r est la somme des deux autres si et
seulement si :
3
p − 4pq + 6r = 0.
(Si je me suis pas trompé dans les calculs :p.)

Autre application : ça peut nous permettre de résoudre des sytèmes bizarres.

Example 6 Trouver tous les réels x, y tels que :

x+y =7
{ 4 4
x + y = 337.

Ici effectivement en posant p = x + y et q = xy bah on connait p : c’est 7. De plus on


4 4
sait qu’on peut écrire x + y en fonction de p et de q donc finalement la ligne :
4 4
x + y = 337,

9
va seulement se réécrire comme une équation en q qui vaut 0 puisque p = 7. Sauf que
du coup forcément on saura la résoudre, et pour chaque valeur de q on sait retrouver x
2
et y puisque ce sont les solutions de l’équation z − pz + q = 0.

Ok maintenant on sait quoi faire, plus qu’à souffrir (avec plaisir). Spoiler : cette
solution aura été sponsorisée par ma calculatrice (mais ça se fait sur papier avec de la
motivation :eyes rolling:).

On va reprendre ce qu’on avait montré plus tôt :


4 4 4 2 2
x + y = p − 4p q + 2q .

Avec p = 7 on obtient :
4 2
7 − 4 ⋅ 49q + 2q + 337.
Soit :
2
2q − 4 ⋅ 49q + 2064 = 0,
et en divisant par 2 :
2
q − 2 ⋅ 49q + 1032 = 0.
Bon bonne nouvelle c’est du degré 2 donc on sait faire, mauvaise nouvelle : ça va être
moche...
√ 2
On a ∆ = 5476 et oh magie 5476 = 74 donc finalement c’est pas si moche et :
98 − 74 98 + 74
q∈{ , },
2 2
soit :
q ∈ {12, 86}.
Ok nice. Si q = 12 alors x et y sont les solutions de l’équation :
2
z − 7z + 12 = 0,

d’où {x, y} = {4, 3}. Si q = 86 alors x et y sont les solutions de l’équation :


2
z − 7z + 86 = 0,

qui n’a pas de solutions réelles (discriminant négatif) donc on a fini !

10

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