Cours Compta Approfondie Master 1 Cofisc 2024-2025
Cours Compta Approfondie Master 1 Cofisc 2024-2025
DE LA COTE
COURS DE
COMPTABILITE FINANCIERE
APPROFONDIE
MASTER I CO - FISC
Préparé par
Expert-comptable Sébastien NITCHEU
Commissaire aux Comptes, aux Apports et à la
Fusion
Membre de la commission Formation et
Education/ONECCA
Expert-comptable agréé auprès du B.M.N/MINEPAT,
Expert-comptable Agréé et Assermenté près les Cours
d’Appel et les Tribunaux,
Enseignant Associé à l’ESSEC et à la FSEGA-
Université de Douala.
Tél : 699-90-14-92
E-mail : sen_gafc@[Link]
ANNÉE ACADÉMIQUE
2024-2025
COURS DE COMPTABILITE FINANCIERE APPROFONDIE
SOMMAIRE
INTRODUCTION : CADRE CONCEPTUEL DU SYSTEME COMPTABLE OHADA REVISE ............... 5
I. CADRE CONCEPTUEL DU SYSCOHADA REVISE ET PRINCIPES COMPTABLES ............. 7
II. CARACTÉRISTIQUES QUALITATIVES D’UNE INFORMATION FINANCIÈRE UTILE ...... 10
CHAPITRE 1 : FRAIS DE RECHERCHE ET DE DEVELOPPEMENT .................................... 12
SECTION 1 : DEFINITION DES ACTIVITES RELATIVES A LA RECHERCHE ET AU
DEVELOPPEMENT ................................................................................... 12
SECTION 2 : COMPTABILISATION DES DEPENSES DE DEVELOPPEMENT.................... 13
SECTION 3 : EVALUATION DES DEPENSES DE DEVELOPPEMENT ............................ 15
SECTION 4 : DEPENSES DE RECHERCHE ET DEVELOPPEMENT REALISEES DANS LE CADRE
DE COMMANDES DE TIERS ......................................................................... 16
SECTION 5 : DECOMPTABILISATION OU SORTIE DES FRAIS DE DEVELOPPEMENT ........ 16
SECTION 6 : INFORMATIONS A FOURNIR........................................................ 17
SECTION 7 : APPLICATION ........................................................................ 17
CHAPITRE 2 : APPROCHE PAR COMPOSANTS ....................................................... 19
SECTION 1 : PRINCIPES GENERAUX .............................................................. 19
SECTION 2 : TYPOLOGIE DES IMMOBILISATIONS DECOMPOSABLES ........................ 19
SECTION 3 : LES MODALITES DE LA DECOMPOSITION DES L’ORIGINE ................................ 20
SECTION 4 : RENOUVELLEMENT DES COMPOSANTS .......................................... 22
SECTION 5 : AMORTISSEMENT DES COMPOSANTS ............................................. 23
CHAPITRE 3 : ENGAGEMENTS DE RETRAITE ET AUTRES AVANTAGES ASSIMILES ............... 26
SECTION 1 : DEFINITION ET CHAMP D’APPLICATION DES ENGAGEMENTS DE RETRAITE26
SECTION 2 : EVALUATION DES ENGAGEMENTS DE RETRAITE ............................... 27
SECTION 3 : COMPTABILISATION DES ENGAGEMENTS DE RETRAITE ....................... 35
SECTION 4 : MODIFICATION OU REDUCTION DU REGIME..................................... 43
SECTION 5 : AUTRES AVANTAGES A LONG TERME ET INDEMNITES DE CESSATION
D’EMPLOI ......................................................................................................................................... 44
SECTION 6 : INFORMATIONS A FOURNIR DANS LES NOTES ANNEXES ...................... 45
CHAPITRE 4 : ABONNEMENT DES CHARGES ET PRODUITS ......................................... 46
SECTION 1 : DEFINITION DE LA TECHNIQUE D'ABONNEMENT ............................... 46
SECTION 2 : REGLES DE COMPTABILISATION .................................................. 46
SECTION 3 : APPLICATION ........................................................................ 47
CHAPITRE 5 : PERSONNEL INTERIMAIRE ............................................................. 49
SECTION 1 : DEFINITION ........................................................................... 49
SECTION 2 : REGLES DE COMPTABILISATION .................................................. 49
1. Organisation comptable
Informations comptables
Le règlement relatif au droit comptable oblige les entreprises soumises aux dispositions du
droit commercial, les entreprises publiques, les coopératives, les associations et généralement
les entités produisant et vendant des biens ou services à tenir une comptabilité (art 2).
Ces entités sont astreintes à l’enregistrement chronologique des opérations (art 15, 17, alinéa
4), à contrôler au moins une fois par an, par inventaire, l’existence et la valeur des éléments
actifs et passifs (art 17, alinéa 6) et à établir un jeu complet des états financiers annuels (art 8
à 11).
Ces obligations doivent être respectées. Elles sont malheureusement d’une portée limitée car
leur application n’est pas systématique et les sanctions prévues dans les dispositions des arts
111 et suivants ne sont pas généralement appliquées.
Les opérateurs économiques doivent tenir des livres comptables obligatoires pour servir de
support aux opérations comptables (art 19). Il s’agit du livre journal, du grand livre, de la
balance générale et du livre d’inventaire. Le livre de paie est une obligation du code du
travail. Le journal enregistre les opérations. Le grand livre porte sur l’ensemble des comptes
alors que la balance fait ressortir les soldes et les mouvements qui forment les soldes. Le livre
d’inventaire contient les états financiers ainsi que le résumé des inventaires.
Les entreprises sont également astreintes à la production d’un rapport de gestion et d’un bilan
social (art 71).
2. Procédures comptables
L’organisation comptable optimale est décrite comme celle qui permet de faire face aux
obligations indiquées dans le droit comptable en matière de tenue des livres obligatoires, de
tenue et de classement des documents et pièces justificatives et en matière de traitement
informatique.
Cette exigence est d’abord rappelée par l’art 4, alinéa 3 qui astreint toute entité à mettre en
place une organisation répondant à tout moment aux exigences de collecte, de tenue, de
contrôle, de présentation et de communication des informations comptables se rapportant aux
opérations de l’entité. Ces obligations sont développées dans les articles 14 et suivants qui en
détaillent chaque aspect.
L’organisation porte sur les ressources humaines mais également sur les procédures. Le droit
comptable n’est pas explicite sur les ressources humaines. Cependant, il traite des procédures
qui, selon l’art 16, doivent être codifiées dans un document.
Le manuel de procédures devient donc une exigence autant que la tenue de la comptabilité ou
l’élaboration des états financiers.
A la lecture de cet article 16, on songe uniquement aux procédures comptables. Mais il est
difficile de scinder les procédures comptables des procédures administratives et financières
car on ne sait pas toujours quand la procédure administrative ou financière se termine et
quand celle comptable commence. Par exemple pour un achat la réception et le
rapprochement entre les différents documents (bon de commande, de livraison, facture…)
relève t- elle de la procédure administrative, de la procédure financière ou de la procédure
comptable.
Dans le doute il serait judicieux pour une entité d’élaborer un manuel de toutes les procédures
d’autant plus que les procédures administratives et financières sont au moins autant
importantes que les procédures comptables.
Tout au moins, devrait- elle élaborer, pour répondre aux exigences de l’article 16 un guide
qui contiendra l’organigramme de l’entité et l’organigramme de la comptabilité, les règles
applicables, procédures de collecte et d’enregistrement des données et les procédures de
contrôle y compris à l’inventaire.
3. Organisation spécifique
Le SYSCOHADA porte sur la comptabilité générale mais a exclu certains secteurs de son
champ d’application. Il s’agit du secteur public (comptabilité publique) mais également des
secteurs financiers dans lesquels officient les établissements bancaires et d’assurance.
Le SYSCOHADA a prévu, à titre dérogatoire, que les petites entités ne soient pas assujetties
aux mêmes obligations d’informations que les grandes. Ceci explique l’existence du système
minimal de trésorerie.
La possibilité est ouverte aux petites entités de faire évoluer le système en tenant compte
notamment des encours commerciaux (créances et dettes), des encours d’exploitation (stocks)
et des opérations en capital et en investissement. Il s’en suit des états financiers mieux
élaborés et permettant un niveau d’analyse et de prise de décision plus pertinent. Les normes
permettent aux petites entreprises de migrer vers le système comptable de droit commun
(normal) ou les obligent de le faire dès qu’elles dépassent les seuils fixés.
Les postulats permettent de définir le champ du modèle comptable. Ce sont des principes
acceptés sans démonstration mais cohérents avec les objectifs fixés.
Les postulats retenus pour définir le champ du modèle comptable du SYSCOHADA révisé
sont les suivants :
changement de méthodes fournit une meilleure information financière compte tenu des
évolutions intervenues.
Il résulte :
- soit du remplacement d’une méthode comptable par une autre lorsqu’une option
implicite ou explicite existe. Cela constitue un changement de méthode comptable
stricto sensu (exemple : passage de la méthode d’évaluation des stocks CMP à la
méthode FIFO).
- soit d’un changement de réglementation comptable (passage du SYCOHADA au
SYSCOHADA révisé). L’entité n’a pas à justifier car il a été décidé par une autorité
compétente en la matière.
La procédure d’estimation repose sur des jugements fondés sur les dernières informations
fiables fournies. Elles sont notamment relatives :
aux créances douteuses
aux durées d’amortissement
à l’obsolescence du stock.
Les nouvelles mesures accordant des avantages fiscaux aux entités entraînent des
changements de présentation et/ou d’évaluation dans les états financiers.
d) Corrections d’erreurs
Elle peut résulter des erreurs commises sur l’exercice en cours ou celles commises dans les
exercices antérieurs.
Doivent être corrigées avant l’arrêt des comptes. Dans ce cas, toute correction d’erreur
s’effectuera exclusivement par inscription en négatif des éléments erronés ; l’enregistrement
exact sera opéré (article 20 du droit comptable).
Toute correction d’erreur découverte sur l’exercice en cours et commise sur les exercices
antérieurs, doit faire l’objet d’une information dans les Notes annexes.
La correction d’une erreur significative commise au cours d’un exercice antérieur doit être
opérée par ajustement des capitaux propres d’ouverture (diminution ou augmentation du
report à nouveau).
Par contre, la correction d’une erreur non significative commise au cours d’un exercice
antérieur doit être effectuée directement dans les comptes de bilan ou de gestion de l’exercice
en cours.
Il est nécessaire qu’ils soient enregistrés et présentés en accord avec leur substance et la
réalité économique et non pas seulement selon leur forme juridique.
- Réserve de propriété
- Location-acquisition (Crédit-bail), de location-vente
- Effets remis à l’escompte et non échus
- Personnel intérim
Sont destinées à guider le préparateur des comptes dans l’évaluation et la présentation des
éléments devant figurer dans les états financiers. Elles ont un caractère de généralité moins
grand que les postulats comptables et peuvent varier d’un pays ou d’un espace géographique à
un autre.
Les conventions comptables servant de guide pour l’élaboration des états financiers annuels
du Système comptable OHADA sont les suivantes :
Exemple :
Une librairie qui reçoit en dépôt vente la majorité de ses livres, présentera un bilan dont les
stocks de livres seraient presque inexistants à l’actif (et donc a priori non significatifs).
Mais, pour une pertinence de l’information financière, cette librairie doit mentionner dans les
Notes annexes qu’elle a eu recours pour la quasi-totalité de ces stocks de livres à un contrat de
dépôt vente et préciser la valeur desdits stocks.
L’information financière doit répondre aux exigences de qualité dont les caractéristiques
peuvent être regroupées en deux sous groupes : les caractéristiques essentielles et les
caractéristiques auxiliaires :
Pour déterminer si une immobilisation incorporelle générée en interne est susceptible d’être
inscrite à l’actif, il convient :
de vérifier qu’elle répond à la définition d’un actif et notamment, que cette
immobilisation est identifiable ;
de distinguer la phase de recherche de la phase de développement.
Si cette distinction est impossible, l’intégralité des coûts est comptabilisée en charges.
La recherche est définie comme une investigation originale et programmée réalisée par une
entité en vue d'acquérir une compréhension et des connaissances scientifiques ou techniques
nouvelles.
Entrent dans la phase de recherche les activités suivantes :
les activités visant à obtenir de nouvelles connaissances ;
la recherche de l'application de résultats de recherche ou d'autres connaissances ainsi
que leur évaluation et le choix retenu in fine ;
la recherche d'autres matériaux, dispositifs, produits, procédés, systèmes ou services ;
la formulation, la conception, l'évaluation et le choix final d'autres possibilités de
matériaux, dispositifs, produits, procédés, systèmes ou services nouveaux ou
améliorés.
Les dépenses encourues pour la recherche, ou lors de la phase de recherche d'un projet
interne, ne peuvent être immobilisées mais doivent être systématiquement comptabilisées en
charges de l'exercice au cours duquel elles sont encourues et ne peuvent être activées à une
date ultérieure.
Toutefois, lorsqu'elles sont encourues dans le cadre d'un regroupement d'entités, les dépenses
au titre de projets de recherche en cours à la date d'acquisition sont comptabilisées en
immobilisation incorporelle, si ces projets répondent à la définition d'un actif et sont
identifiables (c'est-à-dire qu'elles sont soit séparables, soit résultent de droits légaux ou
contractuels).
Ce mode opératoire relatif au traitement comptable des frais de développement peut être
schématisé de la façon suivante :
Conditions préalables à la
comptabilisation d’une immobilisation
NON incorporelle remplies ?
OUI
COMPTABILISATION
EN CHARGES
2.1.2. Comptabilisation
Les frais de développement engagés par l'entité sont enregistrés en comptes de charges par
nature. Ensuite, ces frais sont portés à l'actif du bilan, dans les conditions exposées ci-dessus,
au débit du compte 211 Frais de développement, pour leur montant calculé, soit par
l'intermédiaire de la comptabilité analytique de gestion, soit, statistiquement, par le crédit du
compte 721 Production immobilisée, immobilisations incorporelles.
L'amortissement des frais de développement immobilisés est étalé sur la durée d'utilisation de
l'actif considéré. La date de départ de l'amortissement est la date de début de consommation
Le coût de développement est égal à la somme des dépenses encourues, à partir de la date à
laquelle cette immobilisation incorporelle satisfait pour la première fois aux critères de
comptabilisation.
Les frais de développement sont immobilisés à partir de la date à laquelle les six conditions
pour leur activation sont remplies. Les dépenses comptabilisées en charges antérieurement à
la date d'activation ne peuvent plus être activées, c'est-à-dire non seulement celles des
exercices précédents, mais également celles encourues pendant l'exercice au cours duquel
survient la date de début d'incorporation.
Les frais de recherche et de développement (frais de R.D.) sont les dépenses correspondant à
l'effort réalisé par l'entité dans ce domaine, pour son propre compte.
En sont par conséquent, exclus, les frais entrant dans le coût de production des commandes
passées par des tiers. Ces frais sont inscrits dans les charges concernées de la classe 6 et se
retrouveront dans les travaux en cours à la clôture de l'exercice, si la commande n'a pas
encore été facturée. Si la commande nécessite des équipements spécifiques, ceux-ci sont
enregistrés dans les immobilisations et la charge d'amortissement relative à la période de
production est incorporée dans le coût de la commande.
Une immobilisation incorporelle doit être décomptabilisée lors de sa sortie (par exemple, par
vente ou don), ou lorsque l'entité n'attend plus d'avantages économiques futurs de son
utilisation ou de sa sortie.
Les profits ou les pertes, provenant de la mise hors service ou de la sortie d'une
immobilisation incorporelle doivent être déterminés par différence entre les produits de sortie
nets (821 Produits des cessions d’immobilisations incorporelles) et la valeur comptable de
l’actif (811 Valeurs comptables des cessions d’immobilisations incorporelles).
5.1. Cas d’échec du projet de recherche et développement
Le compte de résultat ne donne aucune indication sur les frais de recherche et développement
engagés pendant l’exercice.
Il convient de donner dans les Notes annexes les informations nécessaires, si elles sont
significatives :
sur les éléments constitutifs des frais de R.D. immobilisés, leur durée d'amortissement,
les mouvements éventuels avec le compte "Brevets", etc. ;
sur le montant et la nature des dépenses de frais de recherche et développement
comptabilisées en charges de la période, et la quote-part éventuellement transférée en
immobilisations ;
Le rapport de gestion établi par les sociétés de capitaux doit comporter obligatoirement des
indications sur les activités et les prévisions de l'entité en matière de recherche et de
développement.
L’objectif de ces dispositions est de prescrire le traitement lié aux actifs corporels composés
d’éléments ayant des durées d’utilisation différentes.
Lorsqu’un ou plusieurs éléments constitutifs d’un actif ont chacun des utilisations différentes,
ou procurent des avantages économiques à l’entité selon un rythme différent, chaque élément
peut être comptabilisé séparément dans un sous compte de l’immobilisation principale et un
plan d’amortissement propre à chacun de ces éléments est retenu.
Ainsi, peuvent avoir des durées d'utilisation différentes, un immeuble et ses ascenseurs, un
avion et ses moteurs ou ses sièges, un four et son revêtement intérieur, un bateau de transport
de passagers et son moteur ou ses hélices.
Pour les ensembles immobiliers dont le prix d'acquisition est global, la ventilation entre le
terrain et la construction est une ventilation entre deux actifs distincts, et non la détermination
d'un composant.
En règle générale, plus la durée d'utilisation dans l'entité d'une immobilisation donnée est
longue, plus il sera nécessaire de faire apparaître des composants.
Le reliquat qui se compose des parties de l'immobilisation qui n'ont pas été comptabilisées
distinctement, est appelé « structure ».
Les coûts de remplacement d’un composant doivent être comptabilisés à l’actif et la valeur
nette comptable du composant remplacé doit être sortie de l’actif ;
Toutefois, les éléments ayant une fréquence de remplacement inférieure à douze (12) mois
seront systématiquement éliminés, le coût de ces remplacements constituant une charge de
l’exercice.
Les immobilisations susceptibles d’être décomposées sont les immobilisations dont la valeur
est significative et qui contiennent des éléments ayant une durée d’utilité propre, c’est-à-dire
des éléments qui feront l’objet d’un ou plusieurs remplacements d’un montant significatif, en
cours d’utilisation. Il s’agit par exemple :
des bâtiments et autres ouvrages, des avions, des bateaux, des camions, des autocars,
des bus, des véhicules blindés de transport de fonds;
certains matériels et outillages des entités industrielles, minières, agricoles,
hospitalières et pétrolières, dès lors que l’entité dispose de statistiques et autres
informations lui permettant de bien appréhender la durée d’utilité de chaque élément.
Appliquer l'approche par composants à un actif, impose de décomposer le bien dès l’origine
entre l'actif principal et ses différents composants lorsqu'ils sont significatifs, et d'affecter le
coût d'entrée global de ce bien entre ces différents éléments.
Les composants identifiés préalablement : étant au sein de l'actif principal (et non au-delà), la
décomposition requiert l'affectation du coût d'entrée entre les différents composants et la
structure. Le coût d'entrée global n'est donc pas modifié par cette décomposition, il doit être
réparti.
Deux situations peuvent se présenter, selon que l'entité dispose directement ou non des
éléments permettant cette décomposition :
Dans cette situation, l'actif principal et chacun des composants sont enregistrés pour le coût
figurant sur ces pièces justificatives.
Lorsque la décomposition ne peut être validée par des pièces justificatives, il est possible :
de décomposer les valeurs brutes de l'immobilisation acquise, selon la répartition du
coût actuel à neuf, en fonction des données techniques ;
d'appliquer au coût d'acquisition, le pourcentage de ventilation des catégories de
composants constaté sur des immobilisations récentes ou rénovées, pondéré, le cas
échéant, par les variations des conditions économiques et des évolutions techniques ;
de chercher à obtenir les informations nécessaires auprès de ses fournisseurs ;
d'utiliser les pièces justificatives des dépenses effectives de renouvellement.
Néanmoins, cette solution pourrait avoir comme conséquence de surévaluer la valeur des
composants souvent inclus pour une valeur moindre dans le coût d'entrée global de
l'immobilisation, et même, parfois d'aboutir à une « structure » de l'immobilisation principale
de valeur nulle. Des correctifs de valeur des composants sont, dans ce cas, bien entendu
nécessaires.
Même si les composants ne sont pas identifiables à l'origine, ils le deviennent en principe lors
de la survenance de la dépense de remplacement.
Il est possible, et même souhaitable de regrouper les éléments ainsi décomposés au sein d’une
même immobilisation corporelle, par échéance de renouvellement, afin de faciliter la
détermination de la dotation aux amortissements.
Les éléments du coût d’acquisition (coûts directement attribuables, frais d'acquisition, coûts
d’emprunt) devraient, en principe, être affectés distinctement aux composants et à la structure.
A titre de simplification, ils peuvent être affectés à proportion de la valeur de chaque élément.
S’agissant d’un composant identifié à l'origine, sa base amortissable ne peut être diminuée
d'une valeur résiduelle, puisque, par définition, il est prévu qu'il soit remplacé avant la fin de
l'utilisation de la structure.
Les seuls composants pour lesquels il pourrait être recherché une valeur, sont ceux qui
correspondent au dernier renouvellement avant la fin de l'utilisation de l'immobilisation dans
son ensemble. Ils sont alors amortis sur la durée d'utilisation résiduelle de la structure, plus
courte que leur durée de vie économique.
La base amortissable du composant renouvelé sera égale à son coût d'entrée, éventuellement
diminué, lorsqu'il s'agit du dernier remplacement du composant :
le cas échéant, d'une quote-part de valeur résiduelle s'il est prévu de céder
l'immobilisation dans son ensemble avant la fin de sa durée de vie (sous condition de
significativité) et si une valeur résiduelle a déjà été prise en compte dans la base
amortissable de la structure ;
si la durée réelle d'utilisation du composant (durée résiduelle d'utilisation de
l'immobilisation dans son ensemble) est significativement inférieure à la durée de vie
du composant (qui pourra être cédé indépendamment ou réutilisé sur une autre
structure).
Les composants d’une immobilisation corporelle, identifiés à l’actif, sont amortis en fonction
de leur durée réelle d’utilisation par l’entité. Cette durée correspond en principe, à celle
séparant deux remplacements, mais peut, toutefois, être plus courte.
Dans ce cas, conformément au principe général, la base amortissable du composant doit être
réduite de sa valeur résiduelle.
S'agissant d'un composant identifié à l'origine, sa base amortissable ne pourra jamais être
diminuée d'une valeur résiduelle, puisque, par définition, il est prévu qu'il soit remplacé avant
la fin de l'utilisation de la structure.
Les seuls composants pour lesquels pourrait être recherchée une valeur résiduelle, sont ceux
qui, correspondant au dernier renouvellement avant la fin de l'utilisation de l'immobilisation
dans son ensemble, sont amortis sur la durée d'utilisation résiduelle de la structure, plus courte
que leur durée de vie économique.
EXEMPLE :
Une entité a acquis le 02/01/N un bâtiment administratif de 150 000 000 F d’une durée
d’utilité de 30 ans. Le coût de l’ascenseur est estimé à 30 000 000 F renouvelable après 10
ans.
L’ascenseur a été finalement remplacé au bout de 8 ans pour une valeur de 25 000 000 F.
1. Décomposition du bâtiment
En utilisant l’approche par composant, le bâtiment sera décomposé de la façon suivante :
Bâtiment – structure : 120 000 000 F (150 000 000 – 30 000 000) ;
Bâtiment – composant ascenseur : 30 000 000 F.
Le compte 6813 Dotations aux amortissements des immobilisations corporelles sera débité
pour un montant total de 7 000 000 par le crédit des comptes 283131 Bâtiments
administratifs - structure pour un montant de 4 000 000 et 283132 Bâtiments
administratifs – composant ascenseur pour un montant de 3 000 000.
31/12/N
6813 Dotations aux amortissements des 7 000 000
immobilisations corporelles
283131 Amort des bâtiments ad-structure 4 000 000
283132 Amort des bâtiments adm-composant 3 000 000
1.1. Définition
Il s’agit de l’engagement d’une entité sur un montant de prestations versé à ses salariés au
moment du départ à la retraite, sous la forme d'un capital ou d'une rente. Ces obligations
peuvent résulter de l'application de dispositions législatives, d'une convention collective, d'un
accord d'entité ou d'une clause d'un contrat de travail.
Les indemnités de fin de carrière que doit verser l'entité lorsque le salarié part à la
retraite concernent toutes les entités.
Au-delà de ces indemnités légales ou conventionnelles de départ à la retraite, certaines
entités mettent en place, en général à l'intention de leurs cadres et cadres-dirigeants,
des régimes de retraite complémentaires.
Les présentes dispositions couvrent les seuls engagements de retraite en matière de pensions,
de compléments de retraites, d'indemnités ou d'allocations en raison du départ à la retraite, ou
avantages similaires des membres ou associés du personnel et des mandataires sociaux d’une
entité. Au titre de ces dispositions, les entités doivent évaluer et comptabiliser sous forme de
provisions à inscrire au passif externe du bilan, les engagements de retraite et porter une
mention dans les Notes annexes.
Toutefois, les entités faisant appel public à l’épargne ont l’obligation d’évaluer les
engagements de retraite selon la méthode actuarielle.
Les autres entités peuvent opter pour l’application, soit de la méthode actuarielle, soit des
méthodes simplifiées, qui font abstraction des hypothèses démographiques et/ou financières
suivantes :
ne pas tenir compte de la probabilité de départ à la retraite ou de décès avant l'âge de
départ ;
négliger les hypothèses tenant à la croissance des rémunérations, à condition d'en tenir
compte dans le choix du taux d'actualisation.
Enfin, le Système comptable OHADA recommande aux entités appartenant à un groupe dont
les comptes consolidés sont établis selon les normes IFRS, d’opter pour l’évaluation des
engagements de retraite selon la méthode actuarielle dans leurs comptes individuels afin de
minorer les retraitements de consolidation.
* Comptabilisation * Comptabilisation
* Mention dans les Notes annexes * Mention dans les Notes annexes
La particularité des indemnités de départ à la retraite est que leur coût futur pour l'entité est
incertain à la clôture de l'exercice. L'engagement de retraite est le montant des droits
accumulés par le salarié en matière d’indemnités de départ à la retraite, qui est à actualiser et à
pondérer de la probabilité de devoir verser ces droits. Cette évaluation se fait selon la méthode
des unités de crédits projetées. Il s'agit d'une prestation définie.
𝐀𝐚
𝐄𝐧𝐠𝐚𝐠𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 = 𝐒 𝐱 𝐍 𝐱 𝐱 𝐏𝐩 𝐱 𝐏𝐬 𝐱 (𝟏 + 𝐭)−𝐧 𝐱 (𝟏 + 𝐓)
𝐀𝐭
X Montant
des
N = Nombre de droit à indemnités au moment du départ droits
Engagement à la retraite acquis
de retraite X (I)
Valeur X
=
actuelle de Pp = Probabilité de présence
l’obligation à X
l’exercice X
(1+t)-n = Actualisation
- PS : Probabilité de survie
- t : Taux d’actualisation
- T : taux de charges fiscales et sociales
Pour déterminer le montant des droits accumulés, l'entité doit utiliser la méthode des unités de
crédits projetées selon laquelle chaque période d'activité engendre un droit complémentaire
aux avantages prévus par le régime.
Ce droit complémentaire s’exprime la plupart du temps sous la forme d’une quotité due (par
Salaire au moment de départ (S)
Pour les indemnités de départ à la retraite, le montant versé par l'entité dépend du salaire au
moment du départ à la retraite. Pour le déterminer, l'entité doit tenir compte des
augmentations de salaires futures estimées qui sont fonction de l'inflation, de l'ancienneté, de
la promotion et de divers autres facteurs comme l'offre et la demande sur le marché de
l'emploi
EXEMPLE : Salaire à la clôture de S =100 ; âge actuel du salarié 45 ans ; âge de départ à la
retraite 60 ans ; salaire de fin de carrière (compte tenu des expériences du passé) = 180.
Deuxième variante: L'entité peut considérer l'intégralité des droits qui seront acquis
par le salarié, puis la répartir de façon linéaire sur l'ensemble de sa carrière (méthode
prospective).
Dans ce cas, le nombre de droits est exprimé en nombre de mois (ou en pourcentage)
calculés d’après l’ancienneté future x Ancienneté actuelle/Ancienneté future (Aa/At).
Exemple :
- Age à la date d’embauche du salarié Alpha = 25 ans
- Date de départ à la retraite = 60 ans
- Date d’embauche : 01/01/N-2
Ancienneté actuelle du salarié Alpha (au 31/12/N) : 3 ans. Du 01/01/N-2 au 31/12/N
Exemple :
- Age à la date d’embauche du salarié Alpha = 25 ans
- Date de départ à la retraite = 60 ans
- Date d’embauche : 01/01/N-2
Ancienneté totale du salarié Alpha : 60 – 25 = 35 ans.
(1-taux de départ annuel) nombre d'années d'activité avant l'âge de départ à la retraite
Les départs de l’année s’entendent comme les départs par démission ou licenciements
individuels. Ne sont pas pris en compte, le départ à la retraite et le départ suite à un décès du
salarié.
Une table de mortalité, fruit d’une étude statistique, met en regard, pour tous les âges, le
nombre de survivants dans un groupe fermé. Elle permet en particulier de déterminer pour
chaque âge le taux annuel de mortalité
L’âge actuel d’un salarié est de 55 ans et il partira à la retraite à l’âge de 60 ans.
x lx dx
52 923 472 4 120
53 919 352 4 493
54 914 859 4 903
55 909 956 5 353
56 904 603 5 847
57 898 756 6 389
58 892 367 6 983
59 885 384 7 632
60 877 752 8 340
61 869 412 9 110
62 860 302 9 949
L'évaluation est réalisée «salarié par salarié », et non sur des moyennes, à partir des listes
d'employés présents dans l'entité. Pour chacun des employés de l'entité, il est en pratique
nécessaire de disposer d'une information sur :
l'identité du salarié ;
la catégorie professionnelle (pour déterminer la croissance des salaires) ;
la date de naissance, la date d’embauche et donc l’âge et l’ancienneté à la clôture de
l’exercice ;
l’âge légal de départ à la retraite dans le pays ou dans le secteur d’activité concerné ;
le statut de contrat à durée indéterminée (CDI) ou de contrat à durée déterminée
(CDD), seul le premier et donc l'âge et l'ancienneté à la clôture de l’exercice entrant
dans le calcul de l'indemnité probable ;
taux des charges fiscales et sociales patronales applicables aux indemnités de départ à
la Retraite.
Pour déterminer le montant des droits accumulés, l'entité doit utiliser la méthode des unités de
crédits projetées selon laquelle chaque période d'activité engendre un droit complémentaire
aux avantages prévus par le régime.
Ce droit complémentaire s’exprime la plupart du temps sous la forme d’une quotité due (par
exemple, 3 mois de salaire) multipliée par un salaire en fin de carrière ou une somme
forfaitaire.
Dans le cadre de l'indemnité légale de fin de carrière calculée à partir d’un barème, il convient
de tenir compte des droits accumulés de façon conditionnelle, le montant des droits accumulés
sera pondéré de la probabilité que le salarié quitte l'entité avant le terme d'activité nécessaire à
l'acquisition définitive des droits.
Pour les indemnités de départ à la retraite, le montant versé par l'entité dépend du salaire au
moment du départ à la retraite. Pour le déterminer, l'entité doit tenir compte des
augmentations de salaires futures estimées qui sont fonction de l'inflation, de l'ancienneté, de
la promotion et de divers autres facteurs comme l'offre et la demande sur le marché de
l'emploi.
Les évaluations actuarielles doivent être effectuées avec suffisamment de régularité pour que
les montants comptabilisés ne diffèrent pas de façon importante de ceux qui auraient été
calculés à la clôture de l’exercice.
Gestion interne : l'entité gère elle-même des fonds qui lui permettront de payer ses
engagements futurs.
qualifié pour évaluer toute obligation significative au titre des engagements de retraite.
Au bilan :
Au compte de résultat :
L'accroissement d'un engagement de retraite d'une année sur l'autre peut s'expliquer
notamment par le coût des services rendus et le coût financier.
L'accroissement d'un engagement de retraite d'une année sur l'autre peut s'expliquer
notamment par le coût des services rendus et le coût financier.
Le montant net à constater en charges (ou en produits), est égal à la somme des éléments
suivants :
Le coût des services rendus peut être enregistré au débit du compte 6911 Dotations aux
provisions d'exploitation pour risques et charges, et le coût financier au débit du compte
6971 Dotations aux provisions financières pour risques et charges par le crédit du compte
196 Provisions pour pensions et obligations similaires, pour le montant global des
engagements.
pour un montant de 15 579 F et 861 F par le crédit du compte 196 Provisions pour pensions
et obligations similaires pour un montant de 16 440.
Exemple :
Pour assurer la couverture de son engagement de retraite, une entité souscrit à une police
d’assurance le 31 décembre N. la prime annuelle d’assurance versée par chèque bancaire au
31/12/N est de 10 000. À la clôture de l’exercice N, la valeur actuelle de l’obligation relative
aux indemnités de départ à la retraite s’élève à 14 718 F.
À la date de départ à la retraite au 31/12/N+34 :
- Valeur actuelle de l’obligation = 4 202 678 ;
- Valeur actuelle des primes d’assurances versées = 3 200 000.
Le 1 janvier N+35, la compagnie d’assurance effectue directement sur le compte du salarié
er
(personnel local) un virement bancaire d’une valeur de 3 200 000 au titre des indemnités de
départ à la retraite et l’entité lui verse le complément par chèque bancaire.
Au titre de l’exercice N
6686 Assurance retraite et fonds de pensions 10 000
521 Banques 10 000
Versement des primes à l’assurance
Dotations aux provisions d’exploitation pour risques et
6911 4 718
charges (14 718 – 10 000)
Provisions pour pensions et obligations similaires-
1961 4 718
engagements de retraite
Complément d’engagement de retraite à la clôture
Au titre de l’exercice N+35
01/01/N+35
31/12/N+35
Provisions pour pensions et obligations
1961 1 002 678
similaires-engagements de retraite
Reprise de provisions d’exploitation pour
7911 1 002 678
risques et charges
Reprise de provisions
01/01/N+35
6618 Autres rémunérations directes 4 202 678
1962 Provisions pour pensions -Actifs de retraite 3 200 000
521 Banques 1 002 678
Les autres avantages à long terme sont les avantages dont le règlement intégral est attendu au-
delà de douze mois suivant la clôture de l'exercice au cours duquel les salariés ont rendu les
services correspondants.
EXEMPLE :
les absences rémunérées de longue durée (congés liés à l'ancienneté ou congés
sabbatiques) ;
les primes d'ancienneté, médailles du travail ou autres avantages liés à l'ancienneté ;
les indemnités d'invalidité de longue durée.
Les autres avantages à long terme sont évalués et comptabilisés selon les mêmes principes
que les engagements en matière de retraite, à l'exception des réévaluations du passif net (de
l'actif net) dont font partie les écarts actuariels qui doivent être immédiatement et
intégralement comptabilisés au compte de résultat.
Les indemnités de cessation d'emploi sont les avantages du personnel fournis en contrepartie
de la cessation d'emploi d'un membre du personnel résultant :
soit de la décision de l'entité de mettre fin à l'emploi du membre du personnel avant
l'âge normal de départ en retraite ;
soit de la décision du membre du personnel d'accepter une offre d'indemnités en
échange de la cessation de son emploi.
Dans le souci d'encadrer les modalités d'enregistrement de ces types d'opérations, le Système
Comptable OHADA préconise la possibilité d'enregistrer périodiquement ces charges et
produits en utilisant la technique d'abonnement.
1.1. Définition
La technique d'abonnement consiste à enregistrer les charges et les produits, dont le montant
peut être connu ou fixé d'avance avec une précision suffisante (loyers, impôts, primes
d'assurance, amortissements...), et qu'on décide de répartir par fractions égales entre les
périodes comptables de l'exercice (système d'abonnement) afin d'obtenir des situations
intermédiaires (mensuelles, trimestrielles...).
Les deux sous-comptes retenus dans le cadre de cette technique sont les suivants :
pour l'abonnement des charges : 4746 Compte de répartition périodique des
charges ;
pour l'abonnement des produits : 4747 Compte de répartition périodique des
produits.
Chaque compte peut faire 1'objet de subdivisions selon les besoins de 1'entité.
A la fin de chaque période retenue par l'entité (mois, trimestre...), le compte 4746 Compte de
répartition périodique des charges est crédité de la fraction des charges abonnées par le
débit du compte de charges correspondant.
Le compte 4747 Compte de répartition périodique des produits, utilisé pour les produits
fonctionne de manière symétrique.
La TVA éventuelle sur la facture est enregistrée selon les règles habituelles.
Pour les dotations aux amortissements le compte 68 Dotations aux amortissements, est
débité par le crédit du compte 4746.
A la clôture de l'exercice :
le compte 4746 doit être soldé par la contrepartie du compte de charge concernée.
Lorsque la période d'étalement court sur plusieurs exercices, le solde du compte 4746
est effectué par le biais des comptes de régularisation (charges constatées d'avance ou
charges à payer).
Pour les dotations aux amortissements le compte 4746 sera débité par le crédit du compte 28
amortissements.
le compte 4747 doit être soldé par la contrepartie du compte de produit concerné.
Lorsque la période d'étalement court sur plusieurs exercices, le solde du compte 4747
est effectué par le biais des comptes de régularisation (produits constatés d'avance ou
produits à recevoir).
Dans l'hypothèse d'une différence entre la charge réelle et celle retenue pour les écritures
d'abonnement (par exemple en cas de révision de contrat), une régularisation s'impose. Elle
consiste en un ajustement du compte 4746 ou 4747 avec pour contrepartie le compte de
charge ou de produit concerné.
SECTION 3 : APPLICATION
Dans le but de parvenir plus facilement à l’élaboration de documents financiers mensuels, une
entité a adopté un système d’étalement mensuel des charges et des produits. L’entité paie à la
fin de chaque trimestre des redevances de maintenance. La prévision de charge de l’année N
était au 01er janvier de 2 400 000 FHT. En définitive, la facturation effectuée au titre du
premier trimestre par la société de maintenance est de 780 000 F HT le 31 mars N.
31/03/N
pour l’étalement de la charge, il y a lieu de constater dorénavant à la fin de chaque mois une
redevance 220 000 calculée comme suit :
Montant annuel : 2 400 000 + [780 000 – (200 000 x 3)] = 2 580 000
Déjà imputé : 200 000 x 3 = -600 000
Reste à imputer : = 1 980 000
30/04/N
Le personnel "intérimaire" utilisé par l'entité est le personnel salarié d'une autre entité, mis à
sa disposition pour une durée déterminée. La prestation est facturée comme "service
extérieur" par cette autre entité. Cette dernière peut être :
un entrepreneur de travail temporaire ;
une entité industrielle ou commerciale, appartenant généralement au même groupe.
Un entrepreneur de travail temporaire est une personne physique ou morale dont l’activité
exclusive est de mettre à la disposition provisoire d’utilisateurs, des salariés, qu’elle
embauche et rémunère en fonction d’une qualification convenue.
Par exemple, une société de gardiennage n’est pas un entrepreneur de travail temporaire.
En conséquence :
Afin de ne pas fausser l'assiette des taxes, impôts ou cotisations calculés à partir de la masse
salariale, des indications doivent être fournies, dans les notes annexes, sur l'origine des charges
ainsi transférées
SECTION 3 : APPLICATION
Une entité filiale d’un groupe a engagé durant l’exercice N les charges suivantes, entre autre :
- location de personne pour une durée de 6 mois auprès d’une société de travail
temporaire : 6 000 000
1. Principe
Le personnel intérimaire, détaché ou prêté est le personnel salarié d’une entité qui met à la
disposition d’une autre entité utilisatrice des services pour une durée déterminée. L’entité
prestataire du service (employeur du personnel extérieur) peut être :
- une entité de travail temporaire ;
- une autre entité industrielle ou commerciale, appartenant généralement au même
groupe.
Les autres rémunérations des prestataires de services non-salariés d’une autre entité, ou non mis à
la disposition par une autre entité doivent être enregistrées au compte 6327 Rémunérations des
autres prestataires de services ou au compte 6324 Honoraires des professions réglementées.
Au cours de l’exercice
A la clôture de l’exercice N
Montant transféré en charges de personnel à la clôture de l’exercice : 6 000 000 + 8 400 000 =
14 400 000
SECTION 1 : DEFINITIONS
La date de clôture de l'exercice est fixée uniformément, par l'Acte uniforme, au 31 décembre
de chaque année (article 7).
Le principe de spécialisation des exercices conduit à rattacher à l'exercice toutes les charges et
tous les produits le concernant, et ceux-là seulement.
La date d'arrêté des états financiers par les organes dirigeants, légalement responsables, ne
peut être que postérieure de plusieurs semaines, voire plusieurs mois, à la date de clôture, la
limite fixée par l’Acte uniforme étant de quatre (4) mois après la clôture, soit à fin avril.
La date d'approbation est celle de la décision d'adoption des états financiers par les associés
(cas des sociétés). Elle doit intervenir dans les six mois à compter de la date de clôture de
l'exercice.
La date de publication des états financiers est postérieure à la précédente et recouvre des
acceptions diverses, plus ou moins larges, qui supposent la définition des destinataires
(actionnaires, épargne publique, administration fiscale, autres administrations, centrale des
bilans, etc.).
Un certain délai est manifestement nécessaire, après la date de clôture, pour préparer les états
financiers, puis les arrêter. L'Acte uniforme fixe à quatre mois ce délai maximal.
Le délai légal de quatre mois est un maximum qu'il est souhaitable de raccourcir
sensiblement, d'un point de vue pratique, pour accélérer la publication de l'information auprès
des divers tiers. Toutefois, réduire trop fortement ce temps pourrait nuire à la qualité de
l'information. Exemple: en arrêtant les états financiers dans les quinze jours de la clôture,
l'entité risquerait de laisser échapper des informations indispensables à la qualité des états ; en
l'occurrence, l'absence d'informations réunies sur la solvabilité des clients ne permettrait pas
de calculer convenablement les provisions pour dépréciations.
Il appartient aux dirigeants de choisir une date d'arrêté des comptes aussi rapide que possible,
mais raisonnable, eu égard aux délais d'obtention des informations d'inventaire.
Pour cette raison, l'Acte uniforme prévoit (article 23) que la date d'arrêté des comptes soit
mentionnée dans toute publication des états financiers.
ceux qui contribuent à confirmer des situations qui existaient à la fin de la clôture de
l'exercice (événements postérieurs à la clôture de l'exercice donnant lieu à des
ajustements) ; et
ceux qui indiquent des situations apparues postérieurement à la fin de la clôture de
l'exercice (événements postérieurs à la clôture de l'exercice ne donnant pas lieu à des
ajustements).
Une entité doit ajuster les montants comptabilisés dans ses états financiers pour refléter des
événements postérieurs à la fin de la clôture de l'exercice donnant lieu à des ajustements.
L’entité doit ajuster les montants comptabilisés dans ses états financiers ou comptabiliser des
éléments qui auparavant ne l’étaient pas dans les cas suivants, par exemple :
le règlement, après la clôture de l'exercice, d’une action en justice qui confirme que
l’entité avait une obligation actuelle à la date de clôture. L’entité ajuste toute provision
comptabilisée antérieurement liée à cette action en justice, selon les dispositions
relatives aux provisions. L’entité ne se contente pas d’indiquer dans ses notes annexes
un passif éventuel, parce que le règlement de l’affaire fournit des indications
complémentaires qui doivent être traitées selon les dispositions relatives aux
provisions;
la réception, après la clôture de l'exercice, d’informations indiquant qu’un actif s’était
déprécié à la fin de la clôture de l'exercice, ou que le montant d’une perte de valeur
préalablement comptabilisée au titre de cet actif doit être ajusté. Par exemple :
la faillite d’un client survenant après la clôture de l'exercice, confirme généralement
qu’une perte sur une créance existait à la fin de la clôture de l'exercice et que l’entité
doit ajuster la valeur comptable de la créance ; et
la vente de stocks après la fin de la clôture de l'exercice, peut donner des indications
sur leur valeur nette de réalisation à la fin de la clôture de l'exercice;
la détermination, après la clôture de l'exercice, du coût d’actifs achetés ou des produits
des actifs vendus avant la fin de la clôture de l'exercice;
la détermination, après la clôture de l'exercice, du montant des paiements à effectuer
au titre de l’intéressement ou de primes si, à la fin de la clôture de l'exercice, l’entité
avait une obligation actuelle juridique ou implicite, d’effectuer ces paiements du fait
d’événements antérieurs à cette date; et
la découverte de fraude ou d’erreurs montrant que les états financiers sont incorrects.
L'information à fournir porte sur la nature de l'événement et sur l'évaluation des incidences,
ou sur l'indication que cette estimation ne peut pas être faite.
De tels événements survenus après la clôture de l'exercice peuvent être, par exemple :
un incendie détruisant une partie importante de l'outil de production ;
un regroupement d'entités ;
une cession de filiale ;
l'annonce ou la mise en œuvre d'un plan de restructuration ;
une modification du taux d'impôt qui n'aurait pas été adoptée ou quasi-adoptée à la
clôture ;
la baisse de la valeur de négociation de placements financiers entre la date de fin de la
clôture de l'exercice et la date d'arrêté des états financiers.
Si l’événement Si l’événement ne
remet en cause la remet pas en cause la
continuité continuité
d’exploitation d’exploitation
Pas d’ajustement
des états financiers
mais information
Ajustement des états financiers dans les Notes
annexes si impact
RAPPORT DE GESTION :
Mention de tous les
événements importants
Lorsque des dividendes sont déclarés après la clôture de l'exercice mais avant la date d'arrêté
des états financiers, les dividendes ne sont pas comptabilisés comme des passifs à la fin de la
clôture de l'exercice, car aucune obligation n’existe à ce moment. Ces dividendes sont
mentionnés dans les Notes annexes.
la date d'arrêté des états financiers ainsi que l'organe ayant autorisé cette publication;
les informations relatives aux événements postérieurs à la clôture de l'exercice :
- si une entité reçoit, après la clôture de l'exercice, des informations sur des situations
qui existaient à la fin de la clôture de l'exercice, elle doit mettre à jour les informations
fournies relatives à ces situations, même si ces informations ne remettent pas en cause
la comptabilisation de cet événement dans ses états financiers.
- lorsque des événements postérieurs à la clôture de l'exercice ne donnant pas lieu à des
ajustements sont d'une importance telle que le fait de ne pas les mentionner pourrait
avoir une incidence sur les décisions économiques des utilisateurs des états financiers,
l'entité doit indiquer les informations suivantes dans les notes annexes (la nature de
l'événement ; une estimation de son effet financier ou l'indication que cette estimation
ne peut être fournie). Ces informations doivent être fournies pour chaque catégorie
significative d'événements postérieurs à la clôture de l'exercice.
Dans le rapport de gestion (sociétés commerciales), obligation est faite aux dirigeants
d'exposer les événements importants survenus entre la date de clôture et la date dudit rapport
(date d'arrêté des comptes).
En outre, si de tels événements importants surviennent après l'arrêté des comptes jusqu'à la
date de l'Assemblée générale, il paraît prudent et loyal, pour les dirigeants :
de rédiger un complément au rapport de gestion ;
SECTION 4 : APPLICATIONS
La perte probable de 60 000 000 F (200 000 000 – 140 000 000) doit être comptabilisée
dans les comptes de l’exercice N au 31 décembre parce qu’elle intervient avant la date
d’arrêté des comptes. Ainsi, il convient de constater une dépréciation des stocks dans les
comptes annuels de l’exercice N pour un montant (supplémentaire) de 60 000 000 F.
Opération2 : Une entité clôt son exercice le 31/12/N. Un incendie survient fin janvier N+1 et
détruit un atelier représentant 20% de la capacité de production. Les dommages sont estimés
à 150 000 000 F mais ne remettant pas en cause la continuité d’exploitation.
L’incendie n’a aucun lien avec la situation à la date de clôture (événement indiquant une
situation postérieure à la clôture de l’exercice) et ne remet pas en cause la continuité
d’exploitation : il ne donne pas lieu à un ajustement des comptes annuels de l’exercice N.
Cependant, l’évènement étant significatif, une information dans les notes annexes est
nécessaire.
Opération 3 : Une entité clôt son exercice le 31/12/N. En février N+1 débute un litige peu
important résultant d’événements survenus après la date de clôture. La date d’arrêté des
comptes de cette entité est le 20 Avril N+1.
Le litige n’a aucun lien avec la situation à la date de clôture et n’est pas d’une
importance significative. Il ne donne pas lieu à un ajustement dans les comptes annuels,
ni à une information dans les notes annexes de l’exercice N. Mais une information doit
être fournie dans le rapport de gestion de l’exercice N.
Une chute brutale début N+1 des cours de bourse en pleine période d’arrêté des comptes
annuels de l’exercice N n’affecte pas l’évaluation des actifs. En effet, l’évènement est
relatif à l’année N+1 et ne remet pas en cause la valeur actuelle du cours des titres au 31
décembre.
Toutefois, dès lors que les incidences sur l’activité, de la chute des cours sont jugées
significatives, l’entité doit les expliquer et si possible les quantifier dans les notes annexes
de l’exercice N.
L’objectif de ces dispositions est de prescrire le traitement comptable des contrats qui
nécessitent l’intervention de deux ou plusieurs parties, non liées, pour fournir un bien ou
service à un client.
Les opérations faites par des intermédiaires sont classées en deux grandes catégories selon
que l'intermédiaire agit :
en qualité de mandataire ;
en son nom seul.
Lorsqu'un tiers intervient dans la fourniture de biens ou de services à un client, une entité doit
déterminer si :
la nature de son engagement est de fournir des biens et services au client (elle agit
alors en tant que principal, en son nom seul, en qualité de commissionnaire) ; ou
c'est un tiers qui est en charge de la fourniture des biens et services (elle agit alors en
tant qu'agent, au nom d’autrui, en qualité de mandataire de ce tiers).
L'entité agit en tant que principal, si elle a le contrôle du bien ou du service promis avant de le
transférer au client.
si l'entité agit en tant que principal dans la relation avec son client, elle constate un
chiffre d'affaires pour le montant total du prix attendu, en échange des biens ou
services fournis et le montant versé au tiers est comptabilisé en charges ;
si l'entité agit en tant qu'agent pour le compte d'un tiers, elle ne constate, comme
chiffre d'affaires, que pour la commission à laquelle elle a droit, ou bien le montant net
qu'elle conserve, après avoir reversé au tiers le montant collecté pour le compte de ce
tiers.
Les indicateurs selon lesquels l'entité agit en tant qu'agent (qualité de mandataire), c'est-à-dire
qu'elle n'a pas le contrôle du bien ou du service, avant qu'il ne soit fourni au client sont :
la responsabilité première de l'exécution du contrat incombe au tiers ;
l'entité ne supporte pas les risques liés à la possession des stocks, que ce soit avant ou
après la commande des biens par le client, ou bien pendant le transport ou en cas de
retour ;
l'entité n'a pas de latitude pour fixer les prix de vente des biens ou des services ;
l'entité reçoit une rémunération sous forme de commission (montant fixe par transaction
ou bien pourcentage prédéfini du prix de vente final) ;
l'entité ne supporte pas le risque de crédit client.
Le mandat est le contrat par lequel une personne, le mandant, donne à une autre, le
mandataire, le pouvoir de faire « quelque chose » pour son compte et en son nom.
Le mandataire représente le mandant et les actes qu'il accomplit avec les tiers engagent ce
dernier, en le rendant débiteur ou créancier du tiers avec lequel le mandataire a traité.
Le mandataire est rémunéré par une commission qui doit être prévue par le contrat (le mandat
étant en principe gratuit) et qui est due dès que l'exécution de la mission du mandataire est
établie. Elle doit être facturée au mandant par le mandataire. En l'absence de convention entre
les parties, elle doit être versée lors de la reddition des comptes.
Le mandataire a droit au remboursement intégral de ses débours ainsi que de ses avances et
frais.
Les opérations traitées par l’entité en qualité de mandataire sont enregistrées dans le compte
473 Mandant – opérations faites pour le compte de tiers, et seule la rémunération du
mandataire est comptabilisée dans le résultat.
Les opérations de vente pour le compte du mandant sont débitées par le compte 4718 Autres
débiteurs divers, ouvert au nom de chaque client, par le crédit du compte 473 Mandant –
opérations faites pour le compte de tiers.
Les avances et frais engagés peuvent être enregistrés dans le compte 473.
Lorsque l’activité de mandataire constitue l'activité principale (ou une des activités
habituelles) de l'entité, elle est portée au compte 706 " Services vendus ".
En revanche, lorsque les opérations de mandataire présentent un caractère accessoire ou
occasionnel, elles sont enregistrées au compte 7072 Commissions et courtages ou elles sont
ventilées en fonction de leur nature.
Les achats et les ventes sont enregistrés en charges ou en produits. Les achats
d'immobilisations et de stocks sort enregistrés à l'actif selon leur nature.
Le commissionnaire agit en son propre nom ou sous un nom social pour le compte d'un
commettant.
II est personnellement tenu à l'égard des acheteurs ou des vendeurs, des obligations résultant
des contrats d'achat et de vente qu'il conclut, même si le nom du commettant apparait.
L'intermédiaire doit rendre compte au commettant des opérations qu'il exécute pour son
compte.
Le contrat doit préciser le taux, l'assiette, le fait générateur et les conditions de paiement de la
commission. A défaut de convention entre les parties, elle est due dès la conclusion du contrat
de vente.
D’une manière générale, l'intermédiaire prélève directement sa commission sur les sommes
qu'il doit restituer au commettant (entremise à la vente) ou la facture au commettant, en même
temps que le bien ou service acquis pour son compte (entremise à l'achat).
Les opérations traitées pour le compte de tiers, au nom de l'entité, sont comptabilisées selon
leur nature dans les charges et les produits de 1'entité. L'intermédiaire doit donc comptabiliser
toutes les opérations qu'il réalise dans son compte de résultat.
Dès que la vente au tiers cocontractant (entremise à la vente) ou l'achat au tiers cocontractant
(entremise à l'achat) est réalisé, l'intermédiaire enregistre les achats et les ventes qu'il effectue
pour compte, comme le ferait un acheteur-revendeur, c'est-à-dire dans les comptes d'achats et
de ventes.
La comptabilisation des achats et des ventes, est simultanée, montrant bien ainsi que
l'intermédiaire n'est pas le propriétaire des marchandises (pas de stocks).
Le commettant doit enregistrer dans son compte de résultat, les opérations réalisées en son
nom seul, c'est-à-dire, en charges, les achats effectués avec l’intermédiaire et, en produits, les
ventes réalisées avec les tiers.
Les enregistrements doivent être effectués dès que le commettant est informé, c'est-à-dire, en
pratique, lors de la reddition de comptes de l'intermédiaire.
SECTION 4 : APPLICATION
L’Enté X demande à l’entité Y d’acheter pour son compte sur un marché local 200 tonnes
de coton de qualité supérieure, étant entendu que Y agit en qualité de commissionnaire et
sera rémunérée par une commission de 5%.
1. Principe
Le 22 juin, l’entité Y paie le transporteur Z pour effectuer une livraison dans les entrepôts de
X. montant 180 000 F.
1. Principe
Les opérations traitées par l’entité en qualité de mandataire sont enregistrée dans le compte
4731, Mandants, opérations faites pour le compte de tiers, et seule la rémunération du
mandataire est comptabilisée dans le résultat.
- Rémunération du mandataire
Lorsque l’activité de mandataire constitue l’activité principale (ou une des activités
habituelles) de l’entité, elle est porté au compte 706 "services vendus"
3. Comptabilisation du transport
En cas de débours divers pour X (transport, frais de douane), la totalité des montants serait
portée au compte 4731, l’entité X devant soit payer directement les prestataires de service au
dénouement de l’opération, soit rembourser le mandataire franc pour franc.
1ère hypothèse : le transport est inclus dans le montant de la commission perçue par Y
15/06/N
6015 Frais sur achats 180 000
521 Banques locales 180 000
Transporteur Z pour le compte de X
Cependant, la communauté d'intérêts peut aussi bien lier des entités entre elles. Exemple :
c'est le cas des sociétés en participation et des pools. Elle peut aussi lier des entités à des
particuliers, comme c'est souvent le cas des quirats (parts de navires en copropriété) et,
généralement, les placements en produits divers, tels que conteneurs, wagons, diamants, etc.
Les dispositions comptables exposées ci-dessous pour les sociétés en participation, sont
applicables, sauf dispositions particulières, pour toutes les communautés d'intérêts.
Les sociétés en participation seront communément désignées ci-après, par les initiales S.P.
Leurs règles juridiques d'existence et de fonctionnement sont fixées par l'Acte uniforme
OHADA relatif au droit des sociétés commerciales et au GIE.
Mais, dans la mesure où la S.P. conserve un caractère occulte, ce qui n'est pas une obligation
légale, l'associé qui contracte avec un tiers n'engage que lui-même. Il en est ainsi lorsque la
S.P. ne fait pas appel à un gérant. Dans ce cas, chacun des coparticipants traite en son propre
nom, à charge pour lui de rendre compte aux autres membres de la S.P.
Les opérations sont regroupées dans la comptabilité de l'un des coparticipants, seul
responsable vis-à-vis des tiers, de la gestion des opérations (gérant). Dans ce cas, les comptes
de la société en participation peuvent être tenus :
soit dans une comptabilité autonome rattachée à la comptabilité du gérant, par le
compte de liaison 188 Compte de liaison des sociétés en participation. Cette
méthode dite "de la comptabilité de société" s'apparente à celle qui concerne les
comptabilités d'établissement ;
soit à l'intérieur de sa propre comptabilité : en subdivisant les comptes des classes 6 et
7, ou en faisant appel à la comptabilité analytique ou, en ouvrant, par exemple, un
compte "Exploitation en société en participation" où seraient récapitulés les charges et
produits de la société en participation.
Dans ce cas, les opérations sont enregistrées dans la comptabilité des divers coparticipants qui
contractent apparemment pour leur propre compte.
Le cumul des opérations traitées par chacun d'eux avec la S.P. et l'élimination des opérations
réciproques permet de dégager le résultat en S.P. Toutefois, cette méthode présente des
inconvénients, tant pour vérifier l'authenticité des opérations effectuées que pour leur
contrôle, lorsqu'il s'agit d'une activité complexe ou durable.
Les modalités de comptabilisation doivent s'efforcer de restituer aux opérations faites par
l'intermédiaire d'une société en participation, leur double aspect, selon les parties concernées.
C'est ainsi que les biens (qu'il s'agisse de valeurs immobilisées ou de valeurs d'exploitation),
qui sont la propriété de chaque coparticipant, doivent figurer dans son bilan, même s'ils sont
Le coparticipant est, en effet, le bénéficiaire du droit réel sur le bien, en même temps que son
propriétaire apparent.
De même, les biens créés ou acquis dans le cadre de l'activité de la société en participation
doivent figurer dans le bilan du coparticipant qui en est le propriétaire (en règle générale, le
gérant).
De leur point de vue, l'apparence juridique s'efface derrière la réalité du contrat qui les lie.
C'est ainsi que toutes les mises de fonds et autres opérations qui interviennent entre les
coparticipants dans le cadre de l'activité de la S.P. sont enregistrées par l'intermédiaire du
compte 463 Associés, opérations faites en commun, dans chacune des comptabilités
concernées.
Ce sont ces dispositions générales qui sont appliquées dans la comptabilisation des opérations
faites en S.P.
Pour traiter les opérations à faire en S.P., les moyens à mettre en œuvre peuvent revêtir
diverses formes.
Des biens appartenant en toute propriété aux coparticipants sont mis seulement à la
disposition de la S.P.
Dans le cas de biens amortissables, leur consommation est prise en compte par la S.P. sous
forme de charge de location facturée par l'associé propriétaire, soit pour le montant de
l'amortissement correspondant, soit pour tout autre montant prévu par les clauses
contractuelles.
En cas d'intégration des opérations de la S.P. dans ses comptes, les comptes de trésorerie
concernés sont débités par le crédit des comptes 463 ouverts au nom de chacun des autres
coparticipants. S'il existe un compte de trésorerie destiné aux seules opérations faites en S.P.
(comme c'est souvent le cas dans les S.P. créées pour des opérations importantes et de longue
durée), le gérant débite sa mise de fonds en S.P. par le crédit de son compte de trésorerie
personnelle.
En cas de tenue d'une comptabilité autonome, les opérations transiteront par le compte de
liaison 188 Compte de liaison des S.P.
Ces biens destinés à la S.P. doivent figurer dans le bilan du coparticipant, qui en est le
propriétaire apparent.
En règle générale, ce sera celui du gérant de la S.P. Pour que le bilan soit sincère et donne une
image fidèle de la situation de l'entité du gérant, sa comptabilité devra enregistrer, sous forme
de dette, en contrepartie du bien acquis (ou créé) pour la S.P., le montant des financements
consentis par les autres coparticipants.
Par la suite, s'il s'agit de biens acquis ou créés amortissables, leur amortissement sera constaté
chaque année dans la comptabilité de la S.P.
Dans la mesure où ces biens ont été inscrits dans le bilan du gérant, propriétaire apparent, la
perte de valeur constatée par amortissement dans la S.P. vient réduire la dette du gérant vis-à-
vis des autres coparticipants.
Cette perte de valeur diminue, par conséquent, dans la comptabilité de ces derniers, la créance
qu'ils avaient vocation à enregistrer au moment de l'acquisition du bien.
Remarque : en cas de réévaluation des biens, cette réévaluation est faite dans le bilan du
gérant, propriétaire apparent du bien. L'écart de réévaluation sera partagé entre le gérant, pour
sa part dans la S.P., et les autres coparticipants dont la créance augmente en fonction de leurs
droits dans la propriété effective des biens.
Les opérations faites en S.P. avec les tiers, sont comptabilisées en fonction de l'organisation
retenue par les coparticipants conformément aux règles habituelles.
Si les opérations sont réalisées avec les tiers par les coparticipants en leur nom propre, elles
sont inscrites dans la comptabilité de chacun d'entre eux dans les conditions habituelles. Il en
est de même pour les opérations réalisées entre les coparticipants eux-mêmes, lorsque ces
opérations sont faites en leur nom propre.
Chez le cessionnaire sont débités les comptes de la classe 6 Comptes de charges, en fonction
de la nature que revêtent les charges dans sa propre comptabilité.
La répartition des opérations faites en S.P. peut s'effectuer, selon les dispositions
contractuelles intervenues entre les coparticipants, à trois niveaux différents :
la production ;
l'exploitation ;
le résultat.
Ce sont les biens produits qui font l'objet de la répartition entre les coparticipants. La part de
production est inscrite pour son coût dans la comptabilité de chaque coparticipant qui la
négocie pour son propre compte :
le gérant crédite le compte 781 Transferts de charges d'exploitation par le débit du
compte 463 ;
les coparticipants débitent le compte 638 Autres charges externes par le crédit du
compte 463.
Chacun des membres de la S.P. est libre de la gestion ultérieure des biens reçus en partage et
les stocks restant en fin d'exercice, figurent normalement à l'actif de son bilan.
Si chaque coparticipant enregistre dans ses comptes les opérations qu'il traite avec les tiers,
sous réserve des régularisations qui peuvent intervenir ultérieurement, le résultat consécutif
aux opérations faites en société en participation, apparaît par différence entre les produits et
les charges comptabilisées.
Si le contrat prévoit un (ou des) gérant(s), toutes les charges et tous les produits figurent dans
sa propre comptabilité générale. Juridiquement seul connu des tiers, le gérant répartit le
résultat entre tous les coparticipants.
Dans la comptabilité du gérant, la quote-part dans les résultats revenant aux coparticipants
sera portée, en cas de bénéfice, au débit du compte 652 Quote-part de résultat sur
opérations faites en commun (transferts de bénéfice aux non-gérants). En cas de perte, elle
est portée au crédit du compte 752, de même intitulé (transferts de perte aux non gérants), par
le crédit ou le débit des comptes courants des intéressés (compte 463).
Les opérations faites en commun par l'intermédiaire d'une S.P. introduisent dans les états
financiers des coparticipants, qu'il s'agisse du gérant ou des autres intervenants, des
particularités qui peuvent empêcher une bonne compréhension des structures du bilan et
donner une image tronquée du véritable volume d'affaires engagées par les entités, parties au
contrat.
7.1. Bilan
Si la description des droits et obligations relatifs aux biens acquis ou créés par la S.P. dans les
comptabilités des coparticipants figure au bilan, il n'en est pas de même pour ce qui est des
dettes et créances sur les opérations courantes de la S.P., regroupées dans la comptabilité du
Sur ce point, une information dans les Notes annexes de chacun des coparticipants peut rendre
compte du pourcentage de créances/dettes attaché au fonctionnement des S.P. par rapport au
total des créances et dettes inscrites au bilan.
Lorsque les comptes de charges et de produits ne sont pas intégrés proportionnellement dans
les comptabilités des coparticipants (du fait du choix de la méthode du partage final, par
exemple), les notions de chiffre d'affaires et de soldes intermédiaires de gestion, ne reflètent
pas exactement les opérations de l'exercice, ni chez le gérant, ni chez les autres coparticipants.
chez le gérant, par des indications sur un compte de résultat retraité jusqu'au résultat
d'exploitation ;
chez les autres coparticipants, par la mise en évidence d'un montant des "produits des
activités courantes" à rapprocher du chiffre d'affaires inscrit dans le compte de
résultat, car plus significatif du volume réel d'activité de l'entité.
En outre, le modèle de Compte de résultat du Système comptable OHADA doit être complété
pour intégrer les quotes-parts de résultat sur opérations faites en commun, qui ne sont pas
prévues dans le modèle général du Compte de résultat, afin d'éviter d'en alourdir la
présentation.
Dès lors que l'entité réalise de telles opérations, elle est amenée à utiliser un poste
supplémentaire de charges et un de produits, à la fin du niveau "Exploitation" : (charges)
Quote-part de résultat partagé et (produits) Quote-part de résultat partagé.
Dans les Notes annexes, le montant de chacun de ces deux postes devra être analysé en des
composantes :
Entités gérantes
Le poste "Quote-part de résultat sur opérations faites en commun" traduit globalement la part
de perte supportée ou de bénéfice réalisé, dans le cadre des opérations faites en S.P., qui doit
être transférée dans les comptabilités de leurs véritables destinataires.
En produits :
Il s'agit de la part des pertes transférée aux coparticipants non gérants (compte 7521 Quote-
part transférée de pertes).
En charges :
Il s'agit de la part de bénéfice transférée aux coparticipants non gérants (compte 6521 Quote-
part transférée de bénéfices).
Si l'entité est à la fois gérante dans des S.P. et coparticipante non gérante dans d'autres
S.P.
Les deux cas précédents de charges (comptes 6525 et 6521) et de produits (compte 7525 et
7521) devront être distingués.
En cas d'opérations faites en S.P., les informations à donner sur les créances et les dettes au
bilan, comme sur les éléments du compte d'exploitation, ont déjà été précisées ci-dessus.
Toutefois, il importe que l'entité explicite au mieux les postes de quotes-parts sur opérations
faites en commun, pour éclairer le jugement que les destinataires des états financiers peuvent
porter sur les activités de l'entité, tout en maintenant la discrétion qu'implique le recours à la
structure juridique de la S.P.
SECTION 8 : APPLICATIONS
Deux entités A et B ont décidé la création d’une société en participation. Les droits et
obligations sont fixés dans la proportion de trois quarts pour l’entité A et d’un quart pour
l’entité B.
L’entité A est désignée comme gérant de la SP. Elle tient une comptabilité autonome de la
participation pour les comptes de gestion.
04/01 : Virement par B d’une somme 3 000 000 F pour financer les opérations de
participation.
07/01 : Acquisition d’un matériel commercial destiné à l’activité en participation d’un
montant de 16 000 000 F. paiement en mars N.
09/01 : Achat de marchandises à crédit : 1 200 000 F pour le compte de la participation.
11/01 : Ventes de marchandises au comptant pour 800 000 F. Règlement par banque.
13/01 : Frais de transport sur vente payés par chèque pour le compte de la participation :
220 000 F
15/01 : Facturation à la participation de divers frais avancés par l’entité A (téléphone
74 000 F et affranchissements 38 000 F)
20/01 : Expédition à B du solde des marchandises (600 000 F)
24/01 : Vente par B des marchandises : 1 000 000 F
31/01 : B remet à A un chèque pour solde des opérations financières de la participation en
janvier N.
On suppose que seuls les comptes de gestion sont tenus de façon autonome.
04/01/N
188 Comptes de liaison des sociétés en participation 3 000
4631 Associé B, opération faites en commun et GIE 3 000
Virement de B pour le compte de la participation
07/01/N
Néant ; l’opération ne met pas en cause des comptes de gestion ou des comptes concernant la
participation.
09/01/N
601 Achats de marchandises 1 200
188 Comptes de liaison des sociétés en participation 1 200
Achats de marchandises pour le compte de la participation
11/01/N
188 Comptes de liaison des sociétés en participation 800
701 Ventes de marchandises 800
Ventes de marchandises pour le compte de la participation
13/01/N
612 Transport sur ventes 220
188 Comptes de liaison des sociétés en participation 220
Transport sur ventes de marchandises pour le compte de la
participation
15/01/N
628 Frais de télécommunications 74
616 Transport de plis 38
188 Comptes de liaison des sociétés en participation 112
Frais divers facturés à la participation par le gérant
20/01/N
Néant.
24/01/N
4631 Associé B, opération faites en commun et GIE 1 000
701 Ventes de marchandises 1 000
Ventes de marchandises effectuées par B
31/01/N
188 Comptes de liaison des sociétés en participation 2 000
4631 Associé B, opération faites en commun et GIE 2 000
Chèque pour solde des opérations de la participation en janvier N
09/01/N
188 Comptes de liaison des sociétés en participation 1 200
401 Fournisseurs, dettes en compte 1 200
Acquisition de marchandises pour le compte de la
participation
09/01/N
11/01/N
521 Banques 800
188 Comptes de liaison des sociétés en participation 800
Vente de marchandises pour le compte de la participation
13/01/N
188 Comptes de liaison des sociétés en participation 220
521 Banques 220
Transport sur ventes de marchandises pour le compte de la
participation
15/01/N
188 Comptes de liaison des sociétés en participation 112
781 Transfert de charges d’exploitation 112
Facturation de frais à la participation par le gérant
20/01/N
Néant.
24/01/N
Néant.
31/01/N
521 Banques 2 000
188 Comptes de liaison des sociétés en participation 2 000
Chèque de B pour solde des opérations de la participation
31/01/N
188 Comptes de liaison des sociétés en participation 268
752 Quote-part de résultat sur opérations faites en commun 201
4631 Associé B, opération faites en commun et GIE 67
Répartition du résultat de janvier N entre les participants
de la SP
07/01/N
2773 Créances rattachées à des sociétés en participation 4 000
4631 Associé A, opération faites en commun et GIE 4 000
Acquisition d’une immobilisation par le gérant de la SP
part de B
20/01/N
Néant.
24/01/N
521 Banques 1 000
4631 Associé A, opération faites en commun et GIE 1 000
Vente pour le compte de la SP
31/01/N
4631 Associé A, opération faites en commun et GIE 2 000
521 Banques 2 000
Solde des opérations de la participation en Janvier N
04/01/N
4631 Associé B, opération faites en commun et GIE 4 000
182 Dettes liées à des sociétés en participation 4 000
Part de B dans l’immobilisation acquise
09/01/N
188 Comptes de liaison des sociétés en participation 1 200
401 Fournisseurs, dettes en compte 1 200
Achat de marchandises pour le compte de la participation
09/01/N
11/01/N
521 Banques 800
07 Exploitation en SP-Produits 800
Vente de marchandises pour le compte de la participation
13/01/N
06 Exploitation en SP-Charges 220
521 Banques 220
Transport sur ventes de marchandises pour le compte de la
participation
15/01/N
06 Exploitation en SP-Charges 112
781 Transfert de charges d’exploitation 112
Facturation de frais à la participation
24/01/N
4631 Associé B, opération faites en commun et GIE 1 000
07 Exploitation en SP-Produits 1 000
Vente de marchandises effectuée par B
31/01/N
521 Banques 2 000
4631 Associé B, opération faites en commun et GIE 2 000
Chèque de B pour solde des opérations de la participation
en Janvier N
20/01/N
Néant.
24/01/N
521 Banques 1 000
4631 Associé A, opération faites en commun et GIE 1 000
Vente pour le compte de la SP
31/01/N
4631 Associé A, opération faites en commun et GIE 2 000
521 Banques 2 000
Solde des opérations de la participation en Janvier N
Bien que présentant des similitudes avec la définition de "l'établissement stable" en fiscalité
(installation fixe d'affaires où l'entité exerce tout ou partie de son activité), la définition
comptable est indépendante de toute notion de territorialité et s'attache seulement à
l'organisation économique et juridique de l'entité.
Par conséquent, il est nécessaire d'instaurer un lien comptable entre les différentes entités
autonomes par la création d'un compte de liaison entre établissements (ou succursales) pour
toutes les cessions intervenant des uns aux autres, le siège étant considéré lui-même comme
un établissement.
sociétés liées par un lien de participation, comme si elles ne constituaient qu'une seule entité
économique.
Le Système comptable OHADA a ouvert un compte 185 Comptes permanents non bloqués
des établissements et succursales qui fonctionne comme un compte courant et enregistre
toutes les opérations réalisées entre le siège et les établissements, de telle sorte que soit établie
une réciprocité entre les montants inscrits aux débits et aux crédits des comptes 185, ouverts
au nom de chaque établissement dans la comptabilité du Siège (ou des autres établissements)
et les montants inscrits aux crédits et aux débits de chacun des comptes 185, ouverts au nom
du Siège (ou des autres établissements) dans la comptabilité de l'établissement concerné.
Selon le degré d'autonomie accordé à l'établissement, le champ des opérations couvertes par
sa comptabilité distincte peut être :
total, dans ce cas un compte de liaison particulier sert de compte capital à
l'établissement (compte 184 Comptes permanents bloqués des établissements et
succursales) ;
ou partiel, lorsqu'il est limité aux opérations d'exploitation et aux rapports avec les
clients et les fournisseurs.
Ces cessions peuvent être traitées par les établissements, soit en comptabilité générale, soit en
comptabilité analytique, en fonction d'une règle commune fixée par les dirigeants de l'entité.
celles qui correspondent à des biens ou à des services dont le coût de revient comprend
des éléments divers et doit être déterminé en Comptabilité analytique de gestion ou, à
défaut de tenue d'une telle comptabilité, par des calculs statistiques.
Les établissements intéressés ouvrent les comptes prévus dans le plan comptable à cet effet :
Les terminaisons 6 et 7 de ces comptes permettent de classer les opérations de cessions entre
établissements, selon la nature qu'elles revêtent pour chaque établissement, dans l'ordre du
plan de comptes du Système comptable OHADA (18-60, 18-61,..., 18-70, 18-71,...).
Remarque : les établissements peuvent, s'ils le désirent, utiliser cette dernière méthode
(ouverture des comptes 186 et 187), pour toutes les catégories de cessions, même si
l'opération de cession peut être affectée directement dans un compte de charges pour un
établissement et dans un compte de produits pour l'autre.
L'entité tient une comptabilité générale unique. Les établissements comptabilisent leurs
cessions internes en Comptabilité analytique.
La Comptabilité générale n'enregistre que les opérations faites avec les tiers et ne constate pas
les cessions internes. Le compte 185 n'est donc pas utilisé.
Chaque établissement ouvre dans sa comptabilité analytique deux comptes de liaisons internes
qui jouent le même rôle que les comptes réfléchis :
cessions reçues d'autres établissements ;
cessions fournies à d'autres établissements.
La somme algébrique de l'ensemble des comptes de cessions reçues et fournies est nulle à
l'échelle de l'ensemble des établissements.
Dans la comptabilité de l'établissement, les totaux de tous les comptes sont virés au compte
de liaison 185 (avec le siège).
Par ailleurs, les comptes 186 et 187 présentent des soldes qui s'annulent. Les sommes portées
au crédit du compte 187 par les établissements fournisseurs et les sommes inscrites au débit
du compte 186 par les établissements clients, s'équilibrent entre elles.
Dans la comptabilité du Siège, le compte de liaison de l'établissement est soldé par des
écritures faisant apparaître les totaux des comptes de l'établissement dans les comptes
analogues ouverts au siège.
Les opérations internes se trouvent ainsi annulées. Les comptes 185, 186 et 187 sont soldés et
le résultat, provenant de l'activité de l'établissement se trouve compris dans le résultat global
de l'entité.
Cas particulier : l'entité peut avoir besoin de situations intermédiaires en cours d'exercice. Elle
procède alors au regroupement extracomptable de tous les comptes analogues des
établissements selon la méthode dite "du cumul". Les opérations inter-établissements
s'annulent. Toute différence doit être recherchée et justifiée (opérations en cours de route, par
exemple).
SECTION 4 : APPLICATION
Le 25/06/N, la succursale en rupture de fonds demande au siège de lui faire parvenir une
somme de 5 000 000 F pour faire un certain nombre de règlements.
1. Principe
Chaque succursale peut être plus ou moins autonome. Lorsque l’autonomie accordée est
totale, un compte de liaison particulier sert de compte capital à l’établissement :
Ce compte est débité au siège du montant des fonds mis à la disposition de la succursale ; il
est crédité au niveau de la succursale du montant des fonds reçus.
2. Au niveau du siège
Au niveau de l’entité, il n’y a aucun mouvement puisque seule la somme en espèce va être
déplacée physiquement d’un lieu à un autre. Le total des liquidités de l’entité reste inchangé.
25/06/N
1851 Comptes permanents non bloqués succursale S 5 000 000
571 Caisse 5 000 000
3. Au niveau de la succursale
Le 01/12/N, l’entité G décide d’ouvrir une succursale. A cet effet, elle acquiert un fonds de
commerce (réglé à 50% à crédit et 50% au comptant sur le compte Banque), comprenant :
Elle vire en outre 7 000 000 F au compte bancaire de la succursale ouvert à ECOBANK.
01/12/N
215 Fonds commercial 24 000 000
223 Terrains bâtis 12 000 000
231 Bâtiments sur sol propre 72 000 000
2441 Matériel de bureau 20 000 000
521 Banques 7 000 000
184 Comptes permanents bloqués de la succursale 135 000 000
Création de la succursale
On constate que, en cas de regroupement des comptabilités après cette opération, le compte
184, créditeur dans la comptabilité de la succursale et débiteur du même montant dans la
comptabilité du siège, s’annulerait.
Décembre N
641 Impôts et taxes directs 800 000
521 Banque 800 000
Opération h
que les seules écritures concernent l’amortissement des constructions (300 000) et du matériel
et mobilier de bureau (200 000).
Décembre N
6813 Dotation aux amortissements d’exploitation 500 000
2831 Amortissement des bâtiments 300 000
2844 Amortissement du matériel et mobilier 200 000
Dotation de l’exercice
Principe
N° Mouvements Soldes
Libellés
Cpte Débit Crédit Débit Crédit
184 Comptes permanents bloqués de la succ. 135 000 000 135 000 000
185 Comptes permanents non bloqués siège 6 800 000 51 100 000 44 300 000
186 Compte de liaison charge 27 200 000 27 200 000
187 Compte de liaison produit 6 800 000 6 800 000
215 Fonds commercial 24 000 000 24 000 000
223 Terrains bâtis 12 000 000 12 000 000
231 Bâtiments sur sol propre 72 000 000 72 000 000
244 Matériel de bureau 20 000 000 20 000 000
2831 Amortissement des bâtiments 300 000 300 000
2844 Amortissement du matériel et mobilier 200 000 200 000
311 Stocks de marchandises 600 000 600 000
521 Banques 57 700 000 25 200 000 32 500 000
572 Caisse 8 000 000 2 300 000 5 700 000
601 Achats de marchandises 21 400 000 21 400 000
6031 Variation stocks de marchandises 600 000 600 000
622 Locations et charges locatives 1 400 000 1 400 000
625 Prime d’assurance 900 000 900 000
641 Impôts et taxes directs 800 000 800 000
681 Dotation aux amortissements 500 000 500 000
701 Ventes de marchandises 31 800 000 31 800 000
Total 253 300 000 253 300 000 219 000 000 219 000 000
Charges Produits
Postes Montants Postes Montants
601 Achats de marchandises 21 400 000 701 Ventes de marchandises 31 800 000
6031 Var stocks de marchandises - 600 000
622 Locations et charges locatives 1 400 000
625 Prime d’assurance 900 000
641 Impôts et taxes directs 800 000
681 Dotation aux amortissements 500 000
Solde (Bénéfice) 7 400 000
Total 31 800 000 Total 31 800 000
1. Principe
Dans la comptabilité de l’établissement, les totaux de tous les comptes sont virés au compte
de liaison 185 (avec le siège).
Par ailleurs, les comptes 186 et 187 présentent des soldes qui s’annulent : les sommes portées
au crédit du compte 187 par les établissements fournisseurs et les sommes inscrites au débit
du compte 186 par les établissements clients s’équilibrent entre elles.
Dans la comptabilité du siège, le compte de liaison de l’établissement est soldé par des
écritures faisant apparaître les totaux des comptes de l’établissement dans les comptes
analogues ouverts au siège.
Les opérations internes se trouvent ainsi annulées (les comptes 185, 186 et 187 sont soldés) et
le résultat provenant de l’activité de l’établissement se trouve compris dans le résultat global
de l’entité.
31/12/ N
187 Compte de liaison produit 6 800 000
2831 Amortissement des bâtiments 300 000
2844 Amortissement du matériel et mobilier 200 000
6031 Variation stocks de marchandises 600 000
701 Ventes de marchandises 31 800 000
185 Comptes permanents non bloqués siège 39 700 000
1.1. Définition
Le franchisage est un contrat par lequel une entité (le franchiseur) concède à des entités
indépendantes (franchisées), en contrepartie d'une redevance, le droit de se présenter sous sa
raison sociale et sa marque, pour vendre des produits ou services.
L'ensemble des concessions accordées par le franchiseur à ses franchisés est, en principe,
exclusif pour une zone géographique déterminée. Ceci implique un ensemble d'obligations
réciproques, objet du contrat de franchisage, qui comprend:
une concession de licence de marque ;
une concession de savoir-faire ;
une convention d'assistance technique du franchiseur au franchisé ;
une clause d'approvisionnement et une clause de fourniture.
En contrepartie des concessions et de l'assistance qui sont accordées par le franchiseur, les
franchisés doivent lui régler :
un droit d'entrée dès leur arrivée dans la chaîne de franchise ;
des redevances périodiques (mensuelles, trimestrielles ou annuelles) calculées
habituellement d'après le montant du chiffre d'affaires réalisé pendant la période.
SECTION 2 : COMPTABILISATION
Les charges spécifiques au franchisage sont enregistrées dans le compte de charge par nature.
Ce sont généralement :
les frais de lancement des établissements franchisés ;
les frais d'assistance technique aux franchisés ;
les frais d'administration de la chaîne de franchise.
Droits d’entrée : S’ils correspondent à la contrepartie des biens livrés, ils sont constatés en
produit au moment de la livraison. Mais lorsqu’ils correspondent à des prestations restant à
fournir, ils sont enregistrés dans le compte 477 Produits constatés d’avance.
Redevances : Elles sont enregistrées dans le compte 706 Services vendus (s’il s’agit d’une
activité principale), ou dans le compte 7076 Redevances pour brevets, logiciels, marques et
droits similaires (s’il s’agit d’une activité annexe).
Les redevances périodiques dues au franchiseur sont enregistrées dans le compte 634
Redevances pour brevets, licences, concessions et droits similaires.
Pour le droit d'entrée, plusieurs cas peuvent se présenter :
lorsqu’il rémunère le droit d’utilisation de la marque et du savoir-faire du franchiseur,
il constitue une immobilisation incorporelle à inscrire dans le compte 2184 Coûts de
franchise et doit être amortie sur la durée probable de la franchise ;
lorsqu’il rémunère les frais de démarrage et d’'installation totale ou partielle du local
d’exploitation du franchisé, il constitue une immobilisation corporelle à enregistrer au
compte 2345 Aménagements et agencements des bâtiments ou 235 Aménagements de
bureaux ;
Enfin, lorsqu’il rémunère un ensemble de prestations fournies par le franchiseur et
nécessitées par le démarrage de l'exploitation ou le droit d'utilisation des éléments
incorporels du franchiseur (marque et savoir-faire) (publicité, formation, assistance
technique, etc.), il constitue une charge à inscrire dans le compte 634 ou dans le
compte 476 Charges constatées d’avance.
Le franchiseur et le franchisé doivent fournir les opérations suivantes dans les notes annexes :
les éléments incorporels ;
les frais de lancement des établissements franchisés ;
les redevances.
SECTION 4 : APPLICATION
Une entité X a pour activité principale l’exploitation de sa marque et de son savoir-faire par
l’intermédiaire d’une chaine de franchisage. Le 02 Janvier N, l’entité X signe un contrat de
franchise avec une entité Y sur une durée de 20 ans. Le 15 Janvier N, l’entité X adresse à son
franchisé une facture relative au droit d’entrée s’élevant à 140 000 000 F. ce droit d’entrée se
décompose comme suit :
- Frais d’aménagement des bureaux : 40 000 000 F
- Droit d’utilisation de la marque de du savoir-faire du franchiseur : 100 000 000 F
La facture a été réglée le 30 Janvier N par virement bancaire sur le compte du franchiseur.
Au titre de l’année N
15/01/N
2184 Coûts de franchise 100 000 000
Fournisseurs d’investissement-Immobilisations
4811 100 000 000
incorporelles
(Acquisition du droit d’utilisation de la marque)
235 Aménagement de bureaux 40 000 000
Fournisseurs d’investissement-Immobilisations
4812 40 000 000
corporelles
(Frais d’aménagement de bureaux)
Fournisseurs d’investissement-Immobilisations
4811 100 000 000
incorporelles
Fournisseurs d’investissement-Immobilisations
4812 40 000 000
corporelles
521 Banques 140 000 000
(Pour règlement)
À la clôture de l’exercice N
- Redevance de l’exercice N : 200 000 000 x 5% = 10 000 000
- Dotations aux amortissements :
Amortissements des coûts de franchise : 100 000 000 x 1/20 x 11,5/12 = 4 791 667
Amortissement des aménagements de bureaux : 40 000 000 x 1/10 x 11,5/12 = 3 833 333
31/12/N
Redevances pour brevets, licences, concessions
634 10 000 000
et droits similaires
408 Fournisseurs, factures non encore parvenues 10 000 000
(Selon régularisation)
Dot aux amortissements des Immobilisations
6812 4 791 667
incorporelles
Dot aux amortissements des Immobilisations
6813 3 833 333
corporelles
28184 Amortissement des coûts de franchise 4 791 667
2835 Amortissement des aménagements de bureaux 3 833 333
(Dotations aux amortissements)
Le nombre de monnaies en cause et la fréquence des opérations, de même que les conditions
d'organisation générale de la comptabilité, conduiront l'entité à utiliser l'une des trois
méthodes suivantes :
la méthode de l'intégration directe ;
la méthode de l'intégration différée, également dénommée "méthode de la comptabilité
fractionnée" ;
la méthode de l'intégration mixte.
Elle est utilisée lorsqu'il n'y a qu'un petit nombre d'opérations réalisées dans une seule
monnaie étrangère.
La comptabilité n'est tenue qu'en unités monétaires légales du pays. Deux solutions sont
possibles pour la conversion des opérations :
toutes les sommes en monnaies étrangères sont immédiatement converties sur la base
du cours du jour, de la devise à la date de l'opération ;
toutes les sommes en monnaies étrangères sont immédiatement converties sur la base
d'un cours fixe, choisi pour toute une période (cours standard).
Dans les deux cas, le solde en devises à la clôture de l'exercice est ajusté en fonction du
dernier cours officiel de la devise considérée, conformément aux dispositions prévues pour les
opérations traitées en monnaies étrangères.
Lorsque l'opération avec l'étranger est terminée et réglée, son résultat peut être calculé en
retenant la perte de change (compte 676) ou le gain de change (compte 776), apparu du fait
de la variation de la devise entre la date de naissance de l'opération et la date du règlement ou
la date de la couverture de change, le cas échéant.
Le choix de la comptabilisation selon le cours du jour ou selon un cours fixe, est neutre sur le
résultat de l'opération, mais il ne l'est pas quant à la répartition de la valeur sur les éléments
composants du résultat (achats, ventes, etc. et différence de change).
Elle est conseillée dès que les opérations avec l'étranger prennent une certaine ampleur
(plusieurs monnaies étrangères en cause, de nombreuses opérations).
Les opérations ne faisant jouer que des comptes en UML, sont comptabilisées, comme à
l'ordinaire, dans la comptabilité en UML.
Les opérations faites avec l'étranger n'ayant pas de contrepartie immédiate en UML, c'est-à-
dire les opérations correspondant à une entrée ou à une sortie, de monnaies étrangères et ne
faisant pas jouer directement la comptabilité en UML, sont enregistrées dans la comptabilité
en monnaies étrangères.
En fin d'exercice, les comptabilités en monnaies étrangères sont intégrées dans la comptabilité
en UML.
Les comptes tenus en monnaies étrangères sont préalablement convertis en UML sur la base
des cours au jour de l'inventaire. Ces soldes convertis figurent dans la balance de vérification
avant écriture d'inventaire.
La comptabilité en monnaie étrangère peut également être intégrée en cours d'année pour
déterminer le résultat d'opérations faites avec l'étranger.
Pour les inscriptions faites en partie simple, il est conseillé d'indiquer la position débitrice ou
créditrice de la devise, afin d'éviter toute confusion dans la comptabilisation ultérieure des
opérations.
SECTION 4 : APPLICATIONS
Principe
Elle est utilisée lorsqu’il n’y a qu’un petit nombre d’opérations réalisées dans une seule
monnaie étrangère.
La comptabilité n’est tenue qu’en francs. Deux solutions sont possibles pour la conversion des
opérations :
- Toutes les sommes en monnaies étrangères sont immédiatement converties sur la base
du cours du jour de la devise à la date de l’opération ;
- Toutes les sommes en monnaies étrangères sont immédiatement converties sur la base
d’un cours fixe choisi pour toute une période (cours standard).
Dans les deux cas, le solde en devises à la clôture de l’exercice est ajusté en fonction du
dernier cours officiel de chacune de ces devises.
Lorsque l’opération avec l’étranger est terminée et réglée, on peut calculer le résultat de cette
opération en retenant la perte de change (compte 676 ou 656 du PCGO) ou le gain de change
(compte 776 ou 756 du PCGO) apparu du fait de la variation de la devise entre la date de la
naissance de l’opération et la date du règlement ou la date de la couverture de change, le cas
échéant.
31/05/N
402 Fournisseur, effets à payer (1000 x 522) 522 000
5215 Banques en devise 522 000
(paiement traite en devises)
Détermination du résultat
On constate onc que le choix de la comptabilisation selon le cours du jour ou selon un cours
fixe est neutre sur le résultat de l’opération, mais il ne l’est pas quant à la répartition de la
valeur sur les éléments composants du résultat (ici achats et différences de change).
Principe
Elle est conseillée dès que les opérations avec l’étranger prennent une certaine ampleur
(plusieurs monnaies étrangères en cause, de nombreuses opérations).
Cette méthode s’apparente à celle utilisée, pour la comptabilité d’une succursale. Outre la
comptabilité normale en francs, l’entité tient autant de comptabilités auxiliaires distinctes
qu’il y a de catégories de monnaies étrangères entre les comptabilités en monnaies différentes,
deux ou plusieurs comptes de liaison :
dans les comptabilités en monnaies étrangères, ce compte de liaison s’intitulera
"Comptabilité francs" ;
dans la comptabilité en francs, ces comptes de liaison s’intituleront "Comptabilité
dollars", "Comptabilité livres sterling", "Comptabilité francs français", etc.
Les opérations ne faisant jouer que des comptes en francs sont comptabilisées, comme à
l’ordinaire, dans la comptabilité en francs.
Les opérations faites avec l’étranger n’ayant pas de contrepartie immédiate en francs, c'est-à-
dire les opérations correspondant à une ou à une sortie des monnaies étrangères et ne faisant
pas jouer directement la comptabilité en francs, sont enregistrées dans la comptabilité en
monnaies étrangères. Les opérations faisant intervenir la comptabilité en francs et une
comptabilité en monnaie étrangère sont enregistrées en partie double dans les deux
comptabilités. La liaison entre les deux comptabilités est assurée par :
le compte de liaison "Comptabilité francs" dans la comptabilité en monnaies
étrangères,
le compte de liaison "Comptabilité devises" dans la comptabilité en francs, le
SYSCOHADA suggère l’utilisation de sous-compte 184
Ecritures au journal
- Comptabilité en dollars
03/03/N
601 Achat de marchandises (1000 x 520) 1 000
401 Fournisseur Princeton, dettes en compte 1 000
(Facture Princeton)
30/04/N : Néant
18/05/N
5215 Banques en devise 1 000
1853 Comptabilité en francs 1 000
(achat de devises)
- Comptabilité en francs
30/03/N : Néant
30/04/N
5211 Banques, comptes en francs 800 000
701 Ventes de marchandises 800 000
(Vente au comptant)
18/05/N
31/05/N : Néant
Détermination du résultat
En fin de période, les comptabilités en devises sont intégrées dans la comptabilité en francs.
Ici, la comptabilité en dollars est transférée dans la comptabilité en francs (transfert des soldes
des comptes tenus en monnaie étrangère traduits en francs en utilisant le cours à la fin mai :
522 francs).
31/05/N
601 Achat de marchandises 522 000
1853 Comptabilité en francs 522 000
(transfert de comptabilité en dollars)
Les deux comptes de liaison sont ensuite soldés l’un par l’autre, le solde représentant soit une
perte de change, soit un gain de change.
31/05/N
1853 Comptabilité en francs 522 000
1852 Comptabilité en dollars 517 000
756 gains de change sur dettes commerciales 5000
(transfert de comptabilité en dollars)
Le résultat obtenu est évidemment identique à celui calculé dans le cadre de la méthode de
l’intégration directe.
Une entité établie au Cameroun réalise, en plus de ses opérations dans la zone, quelques
ventes aux Etats-Unis.
1. Principe
2. Comptabilisation
Les écritures au journal de l’entité, sachant qu’elle utilise la méthode de "l’intégration mixte",
se présente comme ci-dessous :
03/03/N
411 Clients US 507 000
701 Ventes de marchandises (1 000 $ x 507) 507 000
(Vente aux USA)
$ Francs $ Francs
2 à clients 1 000 510 000 5 par missions 300 152 700
4 à clients 900 459 900 Solde en dollars 1 600 816 000
Solde en francs 1 200
969 900 969 900
Le cours du dollar au jour de l’inventaire étant de 510, le solde réel des $ s’élève à :
1 600 x 510 = 816 000
Ces 1 200 F sont à ajouter au début du compte " Banques dollars "
Ecritures au journal
31/12/N
411 Clients US 3 500
4791 Ecart de conversion passif 3 500
(Différence de conversion)
C'est à partir de l'analyse de ces activités et des besoins particuliers d'information qui en
résultent au niveau des états financiers, que peuvent être précisées les dispositions techniques
spécifiques (plan de comptes et jeu des comptes).
L'activité agricole est la gestion par une entité de la transformation biologique et de la récolte
d'actifs biologiques (animaux ou végétaux vivants) pour la vente ou pour la transformation en
production agricole ou en d'autres actifs biologiques.
La description par nature juridique, économique et financière des moyens internes utilisés et
des différents partenaires externes, est donc analogue à celle de toute entité industrielle ou
commerciale : Immobilisations, Stocks, Créances, Dettes, Capitaux propres...
Un actif biologique est un animal vivant (vaches, moutons, etc.) ou une plante vivante,
(vaches, arbres d'une plantation forestière, plantes, moutons etc.).
La production agricole est le produit récolté des actifs biologiques de l'entité (lait, coton,
canne à sucre récoltée, arbres abattus, laine etc.).
Parmi les biens corporels qu'elle utilise soit à titre d'immobilisations, soit dans le cycle de
production, l'entité agricole, par essence même de son activité, recourt de façon importante,
voire primordiale, aux actifs biologiques que sont les animaux et les végétaux.
Les actifs biologiques, comme tous les autres actifs, sont à classer en fonction de leur destination
économique :
en investissements, actif immobilisé lorsqu'ils servent de façon durable à l'entité; tels les
plantations fruitières, les animaux reproducteurs ou de garde... Rappelons que, dans le
Système comptable OHADA, l'adjectif durable correspond à une durée supérieure à un an ;
en stocks, lorsqu'ils interviennent dans le cycle d'exploitation pour être, exclusivement,
vendus après transformation ou non ; tels les pépinières, les animaux, l'engrais...
Les actifs biologiques peuvent être vendus en l'état, transformés en production agricole (par
exemple : la vache et le lait) ou en d'autres actifs biologiques (création d'animaux ou de végétaux
vivants supplémentaires).
Les produits récoltés provenant des actifs biologiques sont classés dans les stocks de l’entité.
La récolte est le détachement de produits d’un actif biologique ou l’arrêt des processus vitaux
d’un actif biologique.
cession par crédit de ce compte avec jeu des comptes 81 (valeurs comptables des
cessions) et 82 (produits des cessions) ou, si ces cessions sont courantes, des comptes
654 et 754. Le choix opéré par l'entité sera à indiquer dans les Notes annexes.
Les actifs biologiques en-cours sont enregistrés dans le compte 2496 Actifs biologiques en
cours. Ce compte enregistre le coût d'entrée dans le patrimoine de l'entité des actifs
biologiques immobilisables (animaux et végétaux), tant que ces biens n'ont pas atteint le stade
de « vie productive » (mise en service ...).
Lorsqu'il s'agit d'actifs biologiques produits par l'entité pour elle-même, ce compte est débité
par le crédit du compte 7222 Production immobilisée - Actifs biologiques.
Les animaux reproducteurs des grandes espèces en cours d'élevage, dont la destination de
futurs reproducteurs dans l'entité est certaine, ou quasi certaine, sont enregistrés dans les sous-
comptes du compte 2496 Actifs biologiques en cours.
Par contre, les animaux reproducteurs en-cours d’élevage (jeunes de renouvellement des "
petites espèces " tels que les volailles, lapins ...) sont enregistrés en stocks en-cours.
Ce sont les animaux utilisés de façon durable dans l'entité pour la production de services qui
n'ont pas encore atteint le stade de mise en service. Ce sont notamment les animaux :
Animaux de trait, utilisés comme moyens de traction dans l'entité (chevaux de trait...)
;
Animaux de course, utilisés par l'entité pour obtenir des gains de course (chevaux de
course...) ;
Animaux de selle, utilisés par l'entité comme moyens de déplacement ou pour assurer
une activité de loisirs (chevaux de selle...) ;
Animaux de monte, utilisés par l'entité comme moyens de reproduction (étalons...) ;
Animaux de garde, utilisés par l'entité pour le gardiennage des installations et des
troupeaux (chiens de garde ...) ;
Animaux de combat (taureaux..).
Les animaux de service en-cours sont enregistrés dans les sous-comptes du compte 2496
Actifs biologiques en cours.
Les plantations pérennes en-cours sont enregistrées dans les sous-comptes du compte 2496
Actifs biologiques en cours.
Les investissements annexes (piquets, fils de fer, abris coupe-vent, …) sont enregistrés
directement au compte 2497 Agencement et Aménagements des actifs biologiques.
Il s’agit des actifs biologiques qui ont atteint le stade vie productive (femelles : à partir de la
première mise bas ; mâles : à partir de la première mise en service, plantations : à partir d’un
volume de production minimal),
Ces actifs biologiques (adultes) sont enregistrés dans les sous comptes du compte 246 Actifs
biologiques. Ce compte enregistre, le coût d'entrée dans le patrimoine de l'entité des actifs
biologiques immobilisables (animaux, végétaux), que ces biens soient acquis auprès de tiers,
apportés (apports) ou encore produits par l'entité.
Lorsque ces biens sont produits par l'entité, la comptabilisation se fait donc
chronologiquement en plusieurs phases :
a. Les dépenses sont comptabilisées en comptes de charges par nature au fur et à mesure de
leur réalisation.
b. Lorsque l'actif biologique n'a pas atteint le stade de "vie productive" (mise en service ...) ; à
la clôture de chaque exercice, ces charges sont neutralisées à partir de la date à laquelle les six
conditions d'activation sont réunies, en créditant le compte 7222 Production immobilisée -
Actifs biologiques par le débit du compte 2496 Actifs biologiques en cours.
c. Lorsque l'actif biologique atteint le stade de « vie productive » (mise en service ... ), le coût
total de production des actifs biologiques est enregistré au débit des sous-comptes du compte
246 Actifs biologiques, par le crédit des comptes 2496 Actifs biologiques en cours pour la
partie en cours à la clôture des exercices précédents, et 7222 Production immobilisée -
Actifs biologiques pour les coûts engagés durant l’exercice en cours.
d. Si l'entité a incorporé des coûts d'emprunt, dans le coût total de production des actifs
biologiques, ces coûts sont enregistrés d'abord en charges financières, puis contre-passés par
le crédit du compte 787 Transferts de charges financières, afin de ne pas fausser le résultat
d’exploitation de l'entité.
Sont considérés comme animaux reproducteurs les adultes de grandes espèces, lorsqu'ils sont
destinés non à être vendus mais à rester durablement dans l'entité pour y être utilisés comme
moyens durables de production d'autres biens (vaches laitières qui produisent du lait et des
veaux, ...). Sont considérés comme des grandes espèces ; les espèces dont la durée normale de
vie productive des animaux reproducteurs adultes est supérieure à un (1) an.
Ce sont notamment :
les bovins (vaches, taureaux),
les ovins (brebis, béliers),
les caprins (chèvres, boucs),
les porcins (truies, verrats).
les équins (poulinières, étalons).
Les règles applicables aux animaux reproducteurs des grandes espèces sont, celles retenues
pour les immobilisations corporelles (hors actifs biologiques). Toutefois, au moment des
cessions, il y a lieu d'utiliser des comptes de charges d'exploitation et de produits
d'exploitation (comptes 654 Valeurs comptables des cessions courantes d'immobilisations
et 754 Produits des cessions courantes d'immobilisations), au lieu de comptes de charges et
de produits H.A.O (comptes 81 Valeurs comptables des cession et 82 Produits des
cessions) lorsque ces cessions ont un caractère récurrent.
Les animaux reproducteurs adultes de grandes espèces produisant des animaux de service sont
inscrits dans les sous-comptes du compte 246 actifs biologiques.
Certains animaux reproducteurs adultes ont une « durée normale de vie productive » courte,
parfois même très courte (par exemple quelques mois pour la période de ponte des poules
pondeuses). En raison de cette durée normalement courte de leur vie productive, ces animaux
sont, classés parmi les stocks.
Ce sont les animaux utilisés de façon durable dans l'entité pour la production de services qui
ont atteint le stade de mise en service.
Ce sont des plantations qui ont atteint un niveau de maturité leur permettant de fournir un
volume de production minimal. Lorsqu’il s'agit de plantations effectuées par un exploitant,
non propriétaire du sol (fermier, métayer...), celles-ci doivent être enregistrées dans un compte
spécifique « Plantations pérennes sur sol d'autrui ».
À l'expiration définitive du bail, ce compte doit être soldé, car les plantations deviennent la
propriété du bailleur, par accession.
Sont enregistrés dans les comptes de stocks de végétaux en terre, l'ensemble des frais et
charges (approvisionnements, façons culturales, autres) engagés (au cours de l'exercice clos
ou d'un exercice antérieur), pour des produits végétaux en terre (donc en cours de formation),
à la clôture de l'exercice et qui ne seront donc récoltés que postérieurement à cette date.
B. Pépinières
Ce sont des produits végétaux en terre à la clôture de l'exercice, ayant atteint un stade
biologique de développement rendant leur commercialisation techniquement possible.
A chaque date de clôture, après la comptabilisation initiale, les actifs biologiques doivent être
évalués à leur valeur actuelle.
Les actifs biologiques immobilisés doivent être amortis et faire l'objet d’une dépréciation, en
cas d'indice de pertes de valeur.
Les terrains et améliorations des terres lors de l’acquisition (travail du sol, assolements,
fumures, apports organiques...) qui font partie du coût d’acquisition des terrains constituent
des immobilisations non amortissables.
[Link]. Plantations
En revanche, lorsque la vente de jeunes plants constitue l'objet même de l'activité exercée par
l'exploitant (horticulteur, pépiniériste), les biens correspondants doivent être compris dans les
stocks.
Les actifs biologiques et la production agricole sont évalués, conformément aux dispositions
générales du Système comptable OHADA, à leur coût d'acquisition (biens acquis), leur coût
de production (biens produits) ou leur valeur actuelle (biens acquis à titre gratuit ou par
échange).
Durant la période de croissance (de "croît"), l'accroissement de valeur est constaté, à hauteur
du coût de production correspondant, soit par Production immobilisée - Actifs biologiques,
compte 7222 (actifs biologiques immobilisés), soit de façon simplifié par "Variation des
stocks" comptes 603 et 73 (actifs biologiques stockés).
Selon leur nature et les circonstances, ils font l'objet d'amortissements et de dépréciation, dans
les conditions générales d'utilisation de ces techniques.
Le coût de production est déterminé par la Comptabilité analytique de gestion, ou, à défaut,
par des procédés statistiques ; exceptionnellement, si on ne peut recourir à ces méthodes, les
actifs biologiques sont évalués à partir du cours du jour de clôture de l'exercice, sous
déduction de la marge de l'entité sur ces catégories de biens.
1.2.1. L’Autoconsommation
On créditera le compte 72, adapté à cet objet et intitulé, dans l'entité agricole, 724
Production autoconsommée :
par le débit du compte 104 Compte de l'exploitant, (sous compte ad hoc : 1047
Prélèvements d'autoconsommation) ;
ou celui du compte 66 Charges de personnel dans le cas de consommation des
salariés ; sous comptes ad hoc : 6617 et 6627 Avantages en nature.
Les dépenses et les charges engagées en vue de l'amélioration durable de la fertilité des
terrains d'exploitation (travail du sol, assolements, fumures, apports organiques...) constituent,
au plan économique, de véritables investissements à constater au débit d'un compte, ad hoc,
d'immobilisations. Ces travaux augmentent la rentabilité potentielle des terrains, comme le
font, par ailleurs, les travaux d'agencements et d'aménagements des terrains (drainage,
irrigation, nivellement, etc.) ; leur coût s'inscrit, comme celui des précédents, au débit du
compte 224 Travaux de mise en valeur des terrains, sous compte 2245 Améliorations du
fonds.
La majorité de ces travaux, n'ayant pas une valeur pérenne, sont amortissables. L'importance
de ces investissements justifie un poste particulier à l'actif du bilan : Aménagements et
améliorations des terrains.
La fréquence et l'importance des participations des entités agricoles dans divers organismes
coopératifs justifient la création, dans les titres de participation, d'un compte ad hoc : 265
Participations dans des organismes professionnels.
Les indemnités et subventions reçues sont à classer dans les Produits des activités
ordinaires, lorsqu'elles se substituent à des produits ordinaires, ou compensent des charges
ordinaires (exemple : indemnités pour calamités agricoles).
Dans les autres cas, les indemnités et subventions sont à enregistrer, dans le résultat H.A.O.,
dans le compte 844 Indemnités et subventions H.A.O.
Les montants compensatoires reçus ou payés sont à rattacher, soit aux achats, soit aux ventes,
selon leur nature ; ils constituent des corrections du prix d'achat ou du prix de vente et sont
donc inscrits :
s'ils sont liés aux achats : au débit des comptes 60 (montants payés);
s'ils sont liés aux ventes : au crédit des comptes 70 (montants reçus).
Il est enregistré au débit du compte : « 6226 Fermages et loyers du foncier » par le crédit du
compte : « 702 Vente de produits végétaux ».
La production agricole est aussi liée à la détention de « droits à produire » : droits de mouture,
quotas sucriers ou laitiers etc. Certains de ces quotas, comme les quotas de production de
sucre, peuvent également s’acquérir auprès de sociétés du secteur. Ils peuvent être achetés et
parfois loués. Ces droits ont généralement une valeur marchande et même parfois une cotation
(droit de mouture).
Conformément aux règles générales préconisées par le Système comptable OHADA, les
droits acquis à titre onéreux sont évalués à leur coût d’acquisition et les droits acquis à titre
gratuit, sont évalués à leur valeur actuelle.
La valeur actuelle des droits acquis à titre gratuit ne peut être estimée de façon fiable que
lorsqu’il existe un marché actif. Un marché actif est un marché sur lequel ont lieu des
transactions sur les biens (quotas de production) selon une fréquence et un volume suffisants
pour fournir de façon continue de l’information sur le prix.
Par prudence, le Système comptable OHADA considère que les droits publics acquis à titre
gratuit ont une valeur nulle.
Les droits d’une durée inférieure ou égale à un an ne peuvent faire l’objet d’une
immobilisation.
Les droits spécifiques attachés à la production agricole sont comptabilisés dans un sous-
compte du compte 2188 Autres droits et valeurs incorporelles.
La liste générale et la codification des comptes sont adaptées à ces besoins d'information :
par création (ou substitution) des comptes, ad hoc, indiqués plus haut en A.
par aménagement des comptes de stocks :
31 Marchandises
313 Stocks d’actifs biologiques de marchandises
3131 Animaux (marchandises)
3132 Végétaux (marchandises)
34 En-cours de production
345 Stocks d’actifs biologiques en cours
3451 En-cours de production - animaux
3452 En-cours de production - végétaux
36 Produits finis
363 Stocks d’actifs biologiques de produits finis
3631 Animaux
3632 Végétaux
3638 Autres stocks (activités annexes)
37 Produits intermédiaires
373 Stocks d’actifs biologiques de produits intermédiaires
3731 Animaux
3732 Végétaux
3738 Autres stocks (activités annexes)
L’entité agricole doit fournir dans les notes annexes en dehors des informations de portée
générale, des informations de nature spécifique suivantes:
une information sur l'existence et les valeurs comptables des actifs biologiques dont la
propriété est soumise à restrictions ainsi que les valeurs comptables des actifs
biologiques donnés en nantissement de dettes,
en cas de survenance d'un événement climatique, de maladie et d'un autre risque
naturel, une description de sa nature et des montants relatifs à cet événement.
SECTION 4 : APPLICATION
Opération 1 :
Le 01 janvier N, des dépenses pour une valeur de 362 000 ont été engagées pour l’achat de
fumures et autres apports organiques (achat à crédit).
Opération 2 :
Des plans d’hévéa ont été plantés depuis le 2 janvier N-5. Le 1er janvier N, la plantation est
entrée en production. On estime que la production du latex sera à plein rendement pendant
40 ans. La valeur de la plantation d’hévéa est estimée à 150 000 000.
Opération 3 :
L’exploitant disposant aussi d’un verger de fruits, a prélevé sur la production de
l’exploitation pour sa propre consommation des fruits d’une valeur de 50 000, le 01/03/N.
Opération 4 :
Une vache laitière achetée le 01/07/N à 800 000 a été cédée le 01/07/N+2 au prix de
1 000 000. La ferme procède de façon récurrente à de telle cession. On estime la période de
production de lait de la vache à 8 ans.
Opération 1
01/01/N
2245 Amélioration du fonds 362 000
4812 Fournisseurs d’investissement 362 000
(Achat de fumures)
Opération 2
01/01/N
2465 Plantations agricoles 150 000 000
2496 Actifs biologiques en cours 150 000 000
(Entrée en production du verger)
31/12/N
6813 Dotation aux amortissements d’immobilisations 3 750 000
2846 Amortissement des actifs biologiques 3 750 000
(Dotation de l’exercice (150 000 000/40))
Opération 3
01/03/N
1047 Prélèvement autoconsommation 50 000
724 Production autoconsommée 50 000
(Autoconsommation)
Opération 4
01/07/N+2
6813 Dotation aux amortissements d’immobilisations 50 000
2846 Amortissement des actifs biologiques 50 000
(Dotation complémentaire (800 000/8x6/12))