Document N099
Document N099
RESEARCH REPORT
No. 12, février 2003
Evaluation des Besoins en
Formation dans le Domaine des
Nouvelles Technologies de
l’Information et Communication au
Burkina Faso
Christophe N. Coulibaly
Ouagadougou, Mai 2001
SOMMAIRE
Liste des sigles 1
Introduction 2
Méthodologie 3
Le déroulement de l’enquête 3
La méthode de collecte des données 3
Les difficultés rencontrées
Conclusions et recommandations 16
Le présent rapport est consacré à la présentation des résultats de l’étude. Il est organisé autour de
quatre grandes parties:
• La première partie décrit les différentes étapes de l’étude et présente la méthode de collecte
des données;
• La deuxième partie est consacrée à la présentation des institutions de formation / éducation
1
en NTIC ;
• La troisième présente les types de diplômes délivrés;
• La quatrième partie analyse les programmmes de formation, notamment le niveau des
différents enseignements;
• La cinquième partie analyse les limites des institutions de formation / éducation eût égard aux
besoins en NTIC identifiés par les décideurs politiques du Burkina Faso;
• A la fin du rapport se trouve les conclusions et recommandations de l’étude.
1
Nouvelles Technologies de l’Information et la Communication
Le Déroulement de l’Enquête
Comme son nom l’indique, cette phase a été consacrée à la préparation des outils de collecte des
données. Ainsi, des deux guides d’entretien ont été élaborés. un guide à l’intention de la Délégation
Générale à l’Informatique et la deuxième destinée aux responsables des institutions de formation /
éducation.
Il s’agissait de prendre contact avec le service des statistiques scolaires du Ministère des
Enseignements Secondaire, Supérieur et de la Recherche Scientifique pour identifier les
établissements de formation / éducation dans le domaine des Nouvelles Technologies de l’Information
et la Communication.
La mission terrain s'est déroulée du 8/05 au 22/05/2001. Durant cette mission, le consultant chargé de
l’étude a eu des entretiens avec les responsables des institutions de formation / éducation dans les
villes de Ouagadougou et Bobo Dioulasso. Il a également un entretien avec les responsables de la
Délégation Générale à l’Informatique.
Pour répondre aux objectifs de l’étude, le consultant a utilisé deux méthodes de collecte de données:
l’analyse documentaire, l’interviews semi-structuré.
L’analyse documentaire
Les interviews semi-structurés ont eu lieu avec les responsables des institutions de formation /
éducation et ceux de la Délégation Générale à l’Informatique. Ces interviews portaient sur les points
suivants : le personnel enseignants, les apprenants, les filières de formation, les programmes de
formation, les types diplômes délivrés, les difficultés rencontrées, les besoins en formation dans le
domaines des NTIC, la stratégie du gouvernement en matière de formation en NTIC, etc.
Un questionnaire a été adressé aux élèves et étudiants des institutions de formation afin de recueillir
leur motivation par rapport à leur formation actuelle. En termes plus explicites, il s’agissait de recueillir
les raisons du choix de la formation actuelle, de vérifier si cette formation correspondait à leurs
attentes et de déterminer le type de formation désirée. Le questionnaire a été adressé à un échantillon
de 150 étudiants et élèves de quatre établissements de formation de la ville de Ouagadougou. Sur les
150 questionnaires distribués, 142 ont été remplis et récupérés.
Pour identifier les institutions de formation / éducation dans le domaine des Nouvelles Technologies
de l’Information et la Communication, nous avons consulté le fichier du Ministère des Enseignements
Secondaire, Supérieur et de la Recherche Scientifique dispose des informations sur tous les
établissements d’enseignement secondaire et supérieur du Burkina Faso.
Dans l’ensemble l’enquête s’est bien déroulée. L’impossibilité de respecter le programme des
entretiens compte tenu de la charge de travail de certaines personnes ressources en a constituée la
principale difficulté.
Il s’agit des institutions qui ont développé des programmes de formation et qui préparent par
conséquent à des diplômes de techniciens en informatique. Le tableau N°1 donne, pour l’ensemble du
territoire national, la liste de ces institutions de formation:
Tableau N°1: Répartition des institutions de formation en NTIC, selon la ville d’implantation et le statut
juridique,
Il convient de souligner que les établissements privés sont reconnus par l’Etat; ils travaillent sous le
contrôle des Services du Ministère des Enseignements Secondaire, Supérieur et de la Recherche
Scientifique et présentent des candidats aux différents examens organisés par l’Etat.
Il s’agit des établissements qui utilisent l’informatique comme discipline d’accompagnement pour la
formation dans des domaines telles que la bureautique (secrétariat), la comptabilité/gestion, la
topographie, etc. Ces établissements ne préparent donc pas à des diplômes en informatique, mais
forment des utilisateurs. La plupart des institutions de formation de techniciens ci-dessus énumérés
forment également des utilisateurs.
2
DELGI, État d’exécution du 2-ème plan directeur informatique national 1996-2000 et examen du Plan de
Développement de l’Infrastructure Nationale d’Information et de Communication
A côté de ces institutions de formation reconnue par l’éducation nationale, un nombre important de
petites et moyennes sociétés de services et des départements ministériels forment également des
utilisateurs de l’outils informatique.
Les informations sur les types de diplômes préparés dans les institutions de formation / éducation sont
résumées dans le tableau suivant:
Tableau N°2: Types de diplômes préparés dans les institutions de formation en NTIC au Burkina Faso.
(1) B.T.S. : Brevet de Technicien Supérieur ; (2) D.T.S : Diplôme de Technicien Supérieur
(3) D.U.T. : Diplôme Universitaire de Technologie; (4) B.E.P. : Brevet d’Etudes Professionnelles
Le B.T.S: le B.T.S est un diplôme national d’enseignement supérieur. L’objectif est de former des
informaticiens cadres moyens (analystes-programmeurs) capables de concevoir, réaliser et de
maintenir des systèmes informatiques.
D.U.T. et D.T.S: le D.U.T et le D.S.T sont comparables au B.T.S. La différence est que les premiers
sont des diplômes d’école et le second ( le B.T.S) est un diplôme national.
B.P.I (Brevet Professionnel en Informatique): le titulaire doit être capable de mener à bien l’analyse
de problèmes particuliers en vue de leur automatisation, de programme de façon satisfaisante, de
comprendre la philosophie de l’emploi d’un micro-ordinateur pour l’adopter aux besoins d’exploitation.
Baccalauréat Série H: le BAC H prépare aux formations universitaires dans les domaines
technologiques et scientifiques.
Quelque soit le diplôme préparé, les enseignements peuvent être regroupés en deux principaux
modules: le module « formation générale » et le module « techniques informatiques ». Dans chaque
module de formation le volume horaire des enseignements se réparti en cours théoriques et en
travaux dirigés (TD) ou travaux pratiques (TP) (Pour plus de détails sur les cours offerts, voir annexe
I).
Le module « formation générale » : il regroupe trois principales disciplines : les langues (anglais,
techniques d’expressions française), les mathématiques / statistiques et la gestion / comptabilité /
économie. Au niveau du B.T.S. « informatique de gestion », ces matières dépassent largement le
cadre de la formation générale. Ce sont des matières de formation professionnelle qui occupent plus
de la moitié du volume horaire. De même au niveau de la formation des ingénieurs de conception les
techniques quantitatives (mathématiques,..) occupent une place importante; elles constituent un
module de formation à part entière.
Pour le B.E.P informatique et le Baccalauréat informatique (série H), les cours sont du niveau
second cycle des lycées et collèges (enseignement secondaire). Le diplôme du Brevet d’Etudes du
Premier Cycle (B.E.P.C), le Brevet d’Études Professionnels ou le Certificat d’Aptitude Professionnel
est exigé pour le recrutement.
Pour le B.T.S. informatique de gestion et le B.T.S. informatique, les élèves sont recrutés après le
baccalauréat séries C, D, E, F, G ou H. Les enseignement sont du niveau supérieur premier cycle
(Baccalauréat + 2 ans).
Pour les ingénieurs de travaux informatiques, la première année est également ouverte aux
titulaires d’un baccalauréat C, D, E, F, G ou H. Les cours sont du niveau premier cycle et second cycle
(première année) de l’enseignement supérieur.
Pour les ingénieurs de conception en informatique, la première année est ouverte aux titulaires du
D.U.T / B.T.S d’informatique et DEUG (Diplôme d’Etudes Universitaires Générales: 2 ans après le
ème ème ème
baccalauréat). Les cours sont du niveau 3 , 4 et 5 années de l’enseignement supérieur.
Pour les enseignements du niveau DUT/BTS et ingénieurs, les enseignants sont des professeurs de
l’enseignement supérieur titulaires par conséquent au moins d’un doctorat ou des professionnels et
spécialistes justifiant d’une longue expérience. Une partie des professeurs est constituée de
missionnaires (professeurs d’une autre institution de formation chargé de dispenser un cours pendant
un temps déterminé, généralement moins d’un mois) venant des universités de la sous-région (Bénin,
Côte d’Ivoire, Gabon, etc.), d’Europe et du Canada.
Les enseignements du B.E.P informatique et Baccalauréat informatique (série H) sont donnés par les
professeurs de l’enseignement secondaire et par des professionnels et spécialistes.
Les données sur les diplômes des apprenants au moment de leur entrée dans les institutions de
formation/éducation sont résumées dans le tableau suivant:
Tableau N°3: Répartition (en pourcentage) des élèves selon le type de diplôme au moment du
recrutement dans l’institution de formation
Diplôme Pourcentage
BAC série G 19 %
Selon les données du tableau N°3, la plus grande partie des étudiants des institutions de
formation/éducation sont titulaires d’un baccalauréat série G ou D. En effet, les titulaires de ces deux
diplômes représentent près de 60% des étudiants enquêtés. Les autres diplômes représentés sont: les
baccalauréats séries A, C, E et H.
La plupart des étudiants enquêtés (plus de 95%) prépare le brevet de technicien supérieur en
informatique de gestion. Ce résultat est conforme à l’offre de formation en NTIC au Burkina Faso,
dominée par la préparation à ce diplôme (la totalité des établissements de formation possède une
filière préparant au BTS informatique de gestion). C’est d’ailleurs la principale raison avancée par plus
de 52% des étudiants pour justifier le choix de leur formation actuelle: « Après le BAC, je voulais
m’inscrire à l’université, mais je ne pas eu de place. Comme je voulais faire des études supérieures, je
me suis dirigés vers les établissements privés préparant à des BTS et la possibilité que j’avais c’était
le BTS informatique de gestion ». Cependant, pour 32,7% des étudiants enquêtés le choix de la
formation actuelle se justifie par les possibilités qu’elle offre sur le marché de l’emploi: « j’ai choisi de
faire maintenance informatique par ce que ce genre de diplôme est très demandé au Burkina Faso ».
« Avec la gestion et l’informatique on peut facilement trouver du travail parce que de nos jours les
entreprises ont besoin de l’informatique pour bien travailler ».
La plupart des étudiants (95,4%) désir poursuivre les études au-delà du BTS. De même plus de 70%
des élèves souhaitent entreprendre une formation d’ingénieur après leur cycle secondaire. Les
apprenants justifient le choix des longues études par la nécessité d’une bonne formation afin de mieux
s’armer pour le marché de l’emploi.
Tous les apprenants enquêtés ressentent des lacunes en ce qui concerne la formation en informatique
et souhaitent par conséquent approfondir leurs connaissances dans ce domaine. Les matières les plus
citées se rapportent à la programmation, la connaissance de l’ordinateur, la connaissance des logiciels
et les réseaux.
Comme dans d’autres pays d’Afrique de l’Ouest, les autorités gouvernementales du Burkina Faso ont
accepté la nécessité d’introduire et d’utiliser les nouvelles technologies de l’information et la
communication (NTIC) comme outils et catalyseurs du développement. Dans les faits, cette politique
se traduit par la volonté d’introduire l’outil informatique dans tous les secteurs de la vie socio-
économiques du pays : la gestion administrative et financière, l’éducation et la formation, l’information
et la communication, les activités économiques et culturelles, etc. Cette volonté d’utiliser les NTIC
comme facteurs de développement s’est traduite par la création, en 1990, de la Délégation Générale à
l’Informatique (DELGI) dont l’une des principales missions est: « la planification, le suivi de la
formation et de la recherche en informatique ».
La stratégie d’introduction de l’outil informatique dans les différents secteurs d’activité passe non
seulement par l’acquisition et la mise en place de l’équipement adéquat, mais également par la
création d’un système de formation / éducation afin de permettre aux populations de s’approprier la
technologie de l’informatique. En termes plus explicites, les objectifs visés par la DELGI dans ce
domaine sont les suivants:
• la formation en nombre suffisant de techniciens et de producteurs pour faire face à l’énorme
déficit en personnel qualifié nécessaire à la mise en oeuvre des projets;
• le recyclage et le perfectionnement du personnel existant;
• l’intensification de la formation des utilisateurs;
• la préparation de l’avenir à travers la formation de la jeunesse à l’utilisation de l’outil
informatique.
Les limites des institutions de formation sont de cinq ordres : leur nombre limité, leur faible capacité
d’accueil, l’insuffisance du personnel enseignant, l’insuffisance de la formation continue des
techniciens, le manque de matériel pédagogique.
Au Burkina Faso, l’offre en éducation / formation dans le domaine des Nouvelles Technologies de
l’Information et la Communication est plutôt faible, eu égard à la forte demande et aux énormes
besoins en informaticiens. En effet, pour l’ensemble du pays on ne dénombre seulement que sept (7)
institutions formant des professionnels en informatiques. En outre ces institutions de formation sont
concentrées dans les seules villes de Ouagadougou et Bobo-Dioulasso, les deux principales centres
urbains du pays.
La plupart des institutions de formation préparent surtout au diplôme «informatique de gestion»; les
cours pour le diplôme «réseaux et maintenance informatique» ne sont assurés que dans trois
établissements. En outre la quasi-totalité des établissements forment des cadres moyens en
informatique (BAC + 2 ans); seule l’Ecole Supérieure d’Informatique (ESI) forme des ingénieurs de
conception (BAC + 5 ans). Aucun établissement n’offre actuellement une formation de troisième
cycle. Ce type de formation est pourtant nécessaire pour surmonter l’énorme déficit en personnel
enseignant pour l’enseignement supérieur (voir plus loin). Par ailleurs, la capacité d’accueil des
institutions de formation est très faible. L’Ecole Supérieure d’Informatique, par exemple, ne recrute que
45 étudiants pour l’option «analyste-programmeur» et 14 pour l’option «réseaux et maintenance
informatique». La filière « ingénieurs de conception » ne recrute que 12 étudiants tous les deux ans.
Le montant relativement élevé des frais de scolarité (350.000 F CFA en moyenne par an) fait que
seule une minorité d’élèves peut accéder aux formations des institutions privées.
L’une des principales raisons du nombre limité et de la faible capacité d’accueil des institutions de
formation est l’insuffisance du personnel enseignant dans les disciplines informatiques. Par exemple
l’Ecole Supérieure d’informatique (ESI) compte seulement six (6) professeurs permanents dont quatre
nationaux et deux expatriés. Pour pouvoir assurer l’ensemble des enseignements, l’Ecole est obligé
de faire appel, chaque année, à environ quinze (15) missionnaires et une douzaine de vacataires.
L’insuffisance du personnel enseignant se traduit naturellement par une surcharge de travail au niveau
des professeurs permanents: au lieu de 87,50 heures par an, comme le prévoit les textes de
l’établissement, la plupart de ces enseignants assurent environ 300 heures de cours. Dans ces
conditions, les enseignants n’ont plus de temps consacrer à la recherche et par conséquent ne
peuvent pas avancer dans leur profession.
Evoquant ces difficultés à trouver le personnel enseignant pour l’ESI, le Délégué Général à
l’Informatique déclare «L’Etat a du mal à faire fonctionner des établissements comme l’ESI. Le
personnel enseignant est en nombre très réduit. Il faut faire venir des professeurs de l’extérieur. Au
cours de l’année académique 1999-2000, l’Ecole a fait venir 12 à 13 enseignants de l’étranger. Mais
cette année il est très compliqué d’avoir des enseignants étrangers parce que la demande est très
forte. Les professeurs qui sont sur place croulent sur le travail qui est d’ailleurs mal rémunéré. Les
étudiants que nous envoyons à l’étranger ne reviennent pas à la fin de leur formation parce qu’ils
trouvent toujours des opportunités... » Selon la même source, les étudiants du cycle des ingénieurs de
conception de l’ESI non presque pas eu de formation pendant l’année académique 2000-2001 du fait
du manque de professeurs.
Dans les institutions privées de formation la quasi-totalité des enseignements en informatique sont
assurés par des vacataires, qui sont des professionnels des sociétés privées ou des enseignants des
établissements publics de la place.
Les sessions de formation continue des techniciens sont plutôt occasionnelles. Il n’existe pas encore
une structure organisée pouvant prendre en charge cette formation. De plus le coût élevé des
formations les rend inaccessibles à la plupart des techniciens nationaux. Ce coût prohibitif est lié au
fait que les formations ne sont assurées pour le moment que par des experts étrangers qui appliquent
des tarifs difficilement accessibles aux nationaux.
L’insuffisance du matériel informatique constitue l’une des principales causes explicatives du nombre
limité des institutions de formation et de leur faible capacité d’accueil. Tous les responsables des
institutions de formation visitées ont souligné cette insuffisance de l’équipement informatique comme
l’une des principales causes de leurs difficultés de fonctionnement. L’Ecole Supérieure d’Informatique
par exemple ne possède qu’une trentaine d’ordinateurs pour l’ensemble de ses étudiants. De plus ces
ordinateurs sont également utilisés par les étudiants des autres établissements de l’Université
Polytechnique de Bobo Dioulasso.
Les perspectives à court terme concernent l’ouverture de formations pour un diplôme d’Etudes
Approfondies (D.E.A.) à l’Ecole supérieure d’Informatique, pour un diplôme d’ingénieur de travaux
informatique à l’Institut Supérieur d’Informatique et de Gestion (ISIG) et pour une maîtrise
d’informatique à la Faculté des sciences Economiques et de Gestion (FASEG) et à la Faculté des
Sciences et Techniques (FAST) de l’université de Ouagadougou.
Le D.E.A à l’ESI
Pour faire face à l’énorme déficit en personnel enseignant dans le domaine des Nouvelles Technologie
de l’Information et la Communication, les responsables de l’ESI ont en projet la création d’un D.E.A en
informatique. Cette formation de troisième cycle sera créée en collaboration avec des universités sous
région (Côte d’Ivoire, Bénin, Togo.) et une université française. La création de ce D.E.A est prévue
pour l’année académique 2002 - 2003.
La formation sera ouverte aux ingénieurs informaticiens, aux ingénieurs électroniciens, aux titulaires
de la maîtrise en mathématiques ou en informatique. Les enseignements proposés sont les suivants:
• Réseaux : concepts de base;
• Réseaux : algorithme;
• Bases de données;
• Image (traitement)
• Analyse de données («data-mining»)
• Système d’information / spécifications formelles;
• Algorithmique et optimisation;
• Programmation avancée et IHM;
• Préparation à la recherche
Pour participer à la satisfaction des énormes besoins en formation dans le domaine de la maintenance
informatique, l’Institut Supérieur de l’Informatique et de Gestion prévoit la création d’une filière de
formation d’ingénieurs informaticiens. Cette formation, d’une durée de trois ans après le B.T.S, sera
organisée en collaboration avec une université française.
3
DELGI, État d’exécution du 2-ème plan directeur informatique national 1996-2000 et examen du Plan de
Développement de l’Infrastructure Nationale d’Information et de Communication
Conclusion
Des diplômes délivrés. La plupart des institutions de formation / éducation délivre des B.T.S
informatique de gestion. Les formations débouchant sur des diplômes « réseaux et maintenance
informatique » sont plutôt rares. En outre la plupart des institutions ne forme que des cadres moyens.
Du niveau des enseignements. Les enseignements sont du niveau secondaire et surtout supérieur.
Des limites des institutions de formation / éducation. Outre leur nombre limité et leur faible capacité
de recrutement, les institutions de formation / éducation doivent faire face à un déficit énorme en
personnel enseignant en ce qui concerne les disciplines informatiques et à une insuffisance de
l’équipement informatique.
Recommandations
2. Que les responsables de l’ESI en collaboration avec la DELGI exploitent toutes les possibilités de la
coopération bilatérale et même multilatérale pour avoir des enseignants pour des missions ponctuelles
ou des enseignants étrangers permanents.
Pour augmenter le nombre d’étudiants et décentraliser les formations des cadres de conception en
informatique:
2. Que les enseignants des disciplines informatiques des institutions de formation publiques, afin de
faire face à l’évolution des techniques dans le domaine, puissent bénéficier de bourses de formation
continue dans des universités mieux équipées et disposant d’un corps professoral de qualité.
Initiation PC 10
Stage de programmation 20
Informatique 280
Mathématiques 130
Modèles et algorithmes 60
Logique et programmation logique 40
Compilation 60
Bases de donnés 80
Systèmes d’exploitation (module I) 40
Architecture 40
Techniques nouvelles 40
Programmation par objets: application au langage JAVA 40
Algorithmique numérique 60
Analyse de donnés 40
Recherche opérationnelle 60
Anglais 20
Économie: Typologie et fonctionnement des entreprises 40
Psychologie 20
Expression et communication 20
Parallélisme 20
Architectures logicielles 20
Systèmes d’exploitation (module II) 20
Analyse appliquée 40
Calcul formel 40
Analyse mathématique 80
Algèbre linéaire 70
Technique d’expression 60
Anglais 60
Economie et organisation des entreprises 30
Comptabilité générale 60
Sous-total I 360
II. Informatique
b) Logiciels de base
Algorithmique et structure de données 60
Bureautique 50
Exemples de SE (DOS, WINDOWS) 50
Sous-total IIb 160
Sous-total II 290
II. Informatique
c) Logiciels de base
Réseaux module 1 40
Exemples de systèmes d’exploitation 20
Mise en oeuvre et administration d’un système d’exploitation réseaux
Module 1: Client 60
Module 2: serveur 80
Algorithmique et structures de données module 2 60
Programmation système 60
Sous-total lIc 330
Sous-total II 510
b) Technique d’expression
Anglais 30
Français 20
Sous-total Ib 50
c) Recherche d’emploi
Ateliers/conférences sur les techniques de recherche d’emploi 12
Sous-total Ic 12
Sous total I 152
II. Informatique
a) Architecture, technologie et fonctionnement des matériels informatiques
Informatique industrielle 60
Diagnostique et maintenance 100
Technologie des ordinateurs et des périphériques 120
c) Logiciels de base
Réseaux module 2 30
Mise en oeuvre et administration d’un système d’exploitation réseaux
- Module 3: étude comparative 30
- Module 4: sécurité 30
Conception des systèmes d’exploitation 60
Nouveaux matériels et logiciels 20
Sous-total II 510
I. Environnement professionnel
1.1. Technique d’expression 60 30 30
1.2. Mathématiques 120 90 30
- Suites numériques
- Fonctions d’une variable réelle
- Calcul différentiel et intégral
1.3. Statistiques 60 45 15
- Statistique descriptive
- Calcul des probabilités
1.4. Anglais appliqué à l’informatique et à la Gestion 60 15 45
1.5. Economie général 60 45 15
1.6. Economie et organisation de l’entreprise 60 45 15
1.7. Technique quantitative de gestion 120 60 60
I. Environnement professionnel
1.1. Technique d’expression 50 25 25
1.2. Mathématiques 50 25 25
Equations inférentielles
Algèbre linéaire
1.3. Statistiques 50 20 30
Statistique inférentielle
1.4. Anglais appliqué à l’informatique et à la Gestion 50 20 30
1.5. Economie général 25 25 -
1.6. Economie et organisation de l’entreprise 25 25 -
1.7. Technique quantitative de gestion 100 50 50
1.8. Mathématiques financières 50 25 25
1.9. Recherches opérationnelles 60 30 30
1.10. Droit social et commercial 60 30 30
Le Contexte
L’institut International pour la Communication et le Développement (IICD) aide les pays en voie de
développement à utiliser les opportunités offertes par les technologies de l’information et la
communication pour réaliser un développement durable. Dans ce cadre IICD intervient au Burkina
Faso. Pour mener à bien ses activités dans ce pays, IICD à décider d’y réaliser une étude. Cette étude
doit permettre aux responsables de IICD d’avoir une idée claire des besoins actuels en formation /
éducation des acteurs dans le domaine des technologies de l’information et de la communication et
plus précisément l’informatique. Comme dans d’autres pays d’Afrique de l’Ouest, il semble que la
nécessité d’introduire et d’utiliser les ICT comme outils et catalyseurs du développement est devenu
un fait accepté par les décideurs politiques du Burkina Faso. Cependant les voies pour que cela
puisse se traduire en terme de formation et d’éducation ne sont pas encore claires. Actuellement
quelles sont les établissements publics, les ONG et les institutions privées qui s’occupent de la
formation et de l’éducation dans le domaine des ICT ? Quels cours spécifiques (dans le domaine des
ICT) elles offrent et à quel niveau ? Les résultats de l’étude doivent permettre aux responsables de
IICD de déterminer dans quels domaines spécifiques des ICT ils doivent axer leur intervention en
termes de développement des capacités.
L’objectif général
L’objectif général de l’étude est de déterminer et d’analyser les besoins en formation / éducation dans
le domaine des ICT au Burkina Faso. Cette analyse des besoins doit permettre de dégager des pistes
d’action pour les interventions de IICD en matière de ICT.
• faire l’inventaire des acteurs dans le domaine de la formation / éducation en matière de ICT au
Burkina Faso (faire l’état de l’existant en terme d’établissements publics, d’ONG et
d’institutions privés de formation / éducation);
• donner les caractéristiques des principaux acteurs dans le domaine de la formation / éducation
en ICT (les élèves / apprenants, les établissements et institutions de formation, etc.);
• identifier et analyser les types de formation fournis;
• identifier et analyser les différents cours offerts et le niveau moyen des cours;
• déterminer les diplômes délivrés par les établissements et institutions de formation;
• identifier et analyser les limites (lacunes) et besoins à tous les niveaux (institutionnel, besoins
de formation, etc.);
• L’inventaire des établissements publics, des ONG et des institutions privées intervenant dans
le domaine de la formation / éducation en ICT est fait;
• Les caractéristiques des acteurs ( apprenants, établissements et institutions de formation /
éducation) sur le marché de la formation / éducation en ICT sont données;
• L’identification et l’analyse des différents cours offerts et le nivau moyen des cours sont faites;
• es types de diplômes délivrés par les établissements et institutions de formation sont
déterminés;
• Les limites (lacunes) et les besoins en formation sont identifiés et analysés;
• Des pistes d’action pour les interventions de IICD sont identifiées;
• Des recommandations éclairant l’action de IICD afin d’améliorer la formation dans le domaine
des ICT au Burkina Faso sont faites.
En général, il s’agit d’une étude avec un composant quantitatif, mais dont l’accent est surtout mis sur
l’analyse qualitative. La question la plus pertinente à répondre sera surtout celle du niveau des cours
offerts et les limites présentes vis-à-vis des espérances et des règles d’actions du côté
gouvernemental : à quel point les institutions de formation et d’éducation présentes au Burkina Faso
sont-elles capables de répondre aux besoins de formation en ITC perçus, et quelles sont les
perspectives à court terme (dans un délai de trois ans maximum)? Les conclusions et
recommandations ressortissant de l’étude seront basées sur cette double analyse.
Le consultant retenu devra conduire une étude au Burkina Faso afin d’évaluer les besoins en
formation / éducation des acteurs dans le domaines des technologies de l’information et
communication (informatique). De façon précise, les tâches du consultant sont les suivantes:
L’IICD accomplit sa mission suivant deux critères stratégiques. D’abord, les Programmes Nationaux
réunissent les organisations locales et les aident à formuler et exécuter des projets et des politiques
basés sur l’emploi des TICs. L’objectif de ce critère de travail est de renforcer les capacités des
institutions locales dans la mise en œuvre et la gestion des programmes Nationaux. En ce moment
ces programmes sont en train d’être exécutés en Bolivie, Burkina Faso, Ghana, Jamaïque, Mali,
Tanzanie, Ouganda et Zambie.
En deuxième lieu, l’IICD a créé des Réseaux Thématiques qui permettent la réunion des partenaires
nationaux avec les partenaires internationaux travaillant dans des domaines similaires. Ceci permet de
mettre en contact les connaissances locales avec les connaissances globales, et de favoriser les
échanges Sud – Sud et Sud – Nord. Ces Réseaux Thématiques centrent sur des secteurs et des
thèmes comme l‘éducation, la santé, la gouvernance, l’environnement, les perspectives économiques
– notamment l’agriculture – et la formation.
Ces efforts sont soutenus par plusieurs activités d'information et de communication fournies par IICD
ou ses associés. L’IICD est une fondation indépendante sans but lucratif établie par le Ministère de la
Coopération de Développement des Pays-Bas en 1997. Ses ressources principales sont accordées
par la Direction Générale de Coopération pour le Développement (DGIS), le Département pour le
Développement International du Royaume Uni (DFID) et la Agence Suisse pour le Développement et
la Coopération (SDC).