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Module de Formation

Le document présente un module de formation intégrée pour le Ministère de l'Enseignement Primaire, Secondaire et Technique de la République Démocratique du Congo, axé sur la gestion des frais de fonctionnement, le mécanisme de gestion des plaintes, la gestion environnementale, et l'engagement citoyen. Il vise à renforcer la transparence et la redevabilité dans la gestion des ressources éducatives, en réponse à la gratuité de l'enseignement primaire. La formation inclut des outils pratiques et des méthodes pédagogiques pour les gestionnaires scolaires et les membres des comités de parents.

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Le document présente un module de formation intégrée pour le Ministère de l'Enseignement Primaire, Secondaire et Technique de la République Démocratique du Congo, axé sur la gestion des frais de fonctionnement, le mécanisme de gestion des plaintes, la gestion environnementale, et l'engagement citoyen. Il vise à renforcer la transparence et la redevabilité dans la gestion des ressources éducatives, en réponse à la gratuité de l'enseignement primaire. La formation inclut des outils pratiques et des méthodes pédagogiques pour les gestionnaires scolaires et les membres des comités de parents.

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~0~

République Démocratique du Congo


MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE,

SECONDAIRE ET TECHNIQUE

MODULE DE LA FORMATION INTEGREE :


• Gestion des Frais de Fonctionnement
• Mécanisme de Gestion des Plaintes
• Aspects de gestion environnementale : hygiène,
santé et Sécurité
• Engagement Citoyen

Juillet 2023
TABLE DES MATIÈRES

Abréviations et sigles ..............................................................................................5


0. INTRODUCTION GENERALE ...........................................................................7
I. TINERAIRE PEDAGOGIQUE.............................................................................9
Introduction générale...............................................................................................9
A. La gestion des frais de fonctionnement..............................................................9
B. Le Mécanisme de Gestion des Plaintes (MGP) :................................................9
C. Les Aspects de gestion environnementale : hygiène, santé et sécurité...........10
D. L’Engagement citoyen ......................................................................................10
E. Annexes............................................................................................................10
I. LA GESTION DES FRAIS DE FONCTIONNEMENT........................................11
Introduction............................................................................................................11
ACTIVITE 1 : ELABORATION DES PREVISIONS BUDGETAIRES ....................11
A. FICHE PEDAGOGIQUE...................................................................................11
1. Objectifs spécifiques :........................................................................................11
2. Supports :..........................................................................................................11
3. Méthodes et techniques :..................................................................................11
4. Durée : 5 Heures ..............................................................................................12
5. Déroulement :....................................................................................................12
B. FICHE TECHNIQUE.........................................................................................13
1. Définition des concepts de base........................................................................13
2. Elaboration des prévisions budgétaires ............................................................13
3. Avantages des prévisions budgétaires..............................................................14
4. Estimation des recettes et dépenses.................................................................14
5. Eléments constitutifs des prévisions budgétaires..............................................14
6. Préalables pour élaborer une prévision budgétaire ..........................................15
A. FICHE PEDAGOGIQUE...................................................................................16
1. Définition des concepts de base........................................................................18
2. Importance des frais de fonctionnement...........................................................18

3
3. Mécanismes de retrait et de sortie de fonds .....................................................18
4. Procédés de justification des dépenses ...........................................................19
5. Rédaction du rapport d’utilisation des fonds......................................................20
6. Mécanismes de suivi et de contrôle
d’utilisation des frais de fonctionnement................................................................20
A. FICHE PEDAGOGIQUE...................................................................................21
B. FICHE TECHNIQUE.........................................................................................23
1. Définition des concepts de base........................................................................23
2. Documents comptables d’usage
dans un établissement scolaire primaire public.................................................24
3. Importance des pièces justificatives..................................................................24
Introduction............................................................................................................26
FICHE PEDAGOGIQUE........................................................................................26
FICHE TECHNIQUE..............................................................................................28
Introduction............................................................................................................35
A. FICHE PEDAGOGIQUE...................................................................................35
B. FICHE TECHNIQUE.........................................................................................37
1. Définition des concepts.....................................................................................37
7. Contrôle citoyen et la mise Annexes :...............................................................52
Abréviations et sigles

Année t  : Année scolaire précédente, année de base ou année de


référence
Année t+1 : Année scolaire suivante ou année de base +1
BG  : Bureau Gestionnaire
BM  : Banque Mondiale
COGES : Conseil de Gestion
COPA  : Comité des Parents
DINACOPE : Direction/Directeur national du contrôle de la paie des
enseignants
DIPROCOPE : Direction provinciale de contrôle de paie des enseignants
DIPROSEC : Directeur Provincial du SECOPE
DAF  : Direction d’Administration et des Finances
DRH : Direction/Directeur des Ressources Humaines
EPST  : Ministère de l’Enseignement Primaire, Secondaire et Technique
EPST : Enseignement Primaire Secondaire et Technique
FF  : Frais de Fonctionnement
GIS : Genre, l’Inclusion Sociale
IPP  : Inspecteur Principal Provincial
IPPAF : Inspecteur principal provincial adjoint chargé de la formation
MEPST : Ministère de l’Enseignement Primaire, Secondaire et
Technique
MGP : Mécanisme de Gestion des Plaintes
MINEPST  : Ministère de l’Enseignement Primaire, Secondaire et Technique
N/A  : Non applicable
NTIC  : Nouvelles technologies de l’information et communication
PAO : Plan d’Action Opérationnel

5
PERSE : Projet ‘Equité et de Renforcement du système Educatif
PROVED : Province Educationnelle
RDC  : République Démocratique du Congo
SOUS–PROVED  : Sous-Province Educationnelle
SSEF : Stratégie Sectorielle de l’Éducation et de la Formation
UNESCO : Organisation des Nations Unies pour l’Education, la Science
et la Culture

6
0. INTRODUCTION GENERALE

Le Gouvernement de la République Démocratique du Congo s’est doté depuis 2016


d’une Stratégie Sectorielle de l’Education et de la Formation qui vise à créer un
système éducatif inclusif et de qualité contribuant efficacement au développement
national, à la promotion de la paix et d’une citoyenneté démocratique active. Elle
a été conçue pour répondre aux défis relevés par l’analyse de l’état du système
éducatif, qui constitue la base factuelle sur laquelle elle se fonde. Elle comporte
trois grands axes stratégiques à savoir :
(i) Développer l’accès et assurer l’équité
(ii) Améliorer la qualité des apprentissages
(iii) Améliorer la gouvernance et le pilotage du secteur (iii)
La réalisation de la cette vision est tributaire à la mobilisation et à l’utilisation des
ressources tant humaines, financières et autres que disposent le Gouvernement.
En matière de gestion des ressources notamment financières, les études ont
révélé un manque criant de transparence, de redevabilité et de la participation
communautaire dans le fonctionnement des établissements d’enseignement.
Pour pallier à ces défis, le Gouvernement s’est engagé, dans le cadre de cette
stratégie, entre autres à :
- Renforcer la décentralisation et la déconcentration notamment en assurant
la redevabilité des structures ;
- Impliquer les communautés et la société civile dans la gestion des
établissements particulièrement dans le renforcement de la communication
au sein des établissements et avec leur environnement, en élaborant les
outils standards permettant de rendre compte de l’utilisation du budget et
rendre leur utilisation obligatoire, et à afficher l’information sur l’utilisation
des ressources des établissements d’enseignement ;
- Améliorer la gestion des ressources financières en luttant contre la
corruption et en développant les outils de gestion (manuels et guides,
instauration des chaines de contrôle des dépenses, etc.)
Pour le Ministère de l’EPST, le caractère impératif de la mise en œuvre de ces
orientations et engagements du Gouvernement se voit être renforcé davantage avec
l’instauration de la gratuité de l’enseignement primaire dans tous les établissements

7
publics notamment par l’octroi des frais de fonctionnement conséquents dans les
établissements publics.
C’est pourquoi le Ministère de l’EPST, avec l’appui du Projet d’Equité et de
Renforcement du Système Educatif (PERSE) s’est résolu de mettre à disposition
deux outils de gestion, à savoir :
- Le Mécanisme de Gestion des Plaintes (MGP)
- Le manuel de gestion des frais de fonctionnement.
Pour faciliter la mise en application de ces outils, le Ministère déroulera la formation
des Gestionnaires scolaires, des enseignants et des membres des COPA dans ces
thématiques dans le cadre d’une formation intégrée.
Cette formation abordera quatre principales thématiques dont chacune comportant
des sous-thèmes :
• Les procédures de gestion des frais de fonctionnement ;
• Le Mécanisme de gestion des plaintes ;
• Les aspects de gestion environnementale (hygiène, santé et sécurité en
milieu scolaire) ;
• L’engagement citoyen.
Nous invitons d’une part, tous les intervenant (e) s de la formation (formateur et
formatrice national(e), provincial(e) ou local(e), de bien assumer leur rôle et faciliter
l’atteinte des objectifs, et d’autre part aux participant(e).s à la formation intégrée
à différents niveaux de bien assimiler le contenu de la formation et de le mettre en
application dans leurs établissements respectifs.

8
I. TINERAIRE PEDAGOGIQUE

Introduction générale

A. La gestion des frais de fonctionnement


A.1. Prévisions budgétaires
A.1.1 Définition des concepts relatifs aux prévisions budgétaires
A.2.2 Elaboration des prévisions budgétaires
A.2.3 Avantages des prévisions budgétaires
A.2.4 Etapes de prévisions budgétaires
A.2.5 Estimation des recettes et des dépenses
A.2.6 Eléments constitutifs des prévisions budgétaires
A.2.7 Préalables à l’élaboration des prévisions budgétaires
A.2.8 La place et le rôle des COPA dans l’élaboration des prévisions
budgétaires.
A.2. Utilisation des frais de fonctionnement
A.2.1 Définition des concepts relatifs aux frais de fonctionnement
A.2.2 Importance des frais de fonctionnement
A.2.3 Mécanismes de retrait et sortie de fonds
A.2.4 Procédés de justification des dépenses
A.2.5 Rédaction du rapport d’utilisation des fonds
A.2.6 Mécanismes de suivi et de contrôle d’utilisation des frais de
fonctionnement.
A.3. Documents comptables
A.3.1 Définition des concepts
A.3.2 Documents comptables d’usage dans un établissement scolaire
primaire public
A.3.3 Importance des pièces justificatives
A.3.4 Pièces justificatives en rapport avec les recettes
A.3.5 Pièces justificatives en rapport avec les dépenses
A.3.6 Les tâches concernant le livre de caisse
A.3.7 Fonctionnement du livre de caisse (remplissage et inventaire).
B. Le Mécanisme de Gestion des Plaintes (MGP) :
B.1. Les fondamentaux du MGP
B.1.1 Dispositif Institutionnel
B.1.2 Définition des concepts
B.1.3 Principes du MGP

9
B.1.4 Types des plaintes rencontrées en milieu scolaire
B.1.5 Structures du MGP
B.1.6 Outils du MGP
B.1.7 Avantages du MGP
B.1.8 Risques liés à la mise en œuvre du MGP
B.1.9 Obstacles liés à la mise en œuvre du MGP
B.1.10 Etapes de la gestion d’une plainte
B.1.1 Délai de traitement
C. Les Aspects de gestion environnementale : hygiène, santé et sécurité
C.1. Hygiène, santé et sécurité en milieu scolaire
C.1.1 Définition des concepts
C.1.2 Mesures d’hygiène en milieu scolaire
C.1.3 Mesures préventives d’hygiène
C.1.4 Mesures renforcées d’hygiène en cas de maladie contagieuses
C.1.5 Sécurité : incidents et accidents en milieu scolaire
C.1.6 Mesures et actions pour faire face au risque de dégradation et
de l’absence de l’hygiène, santé et sécurité en milieu scolaire
C.1.7 Signalement de l’incident ou accident en milieu scolaire

D. L’Engagement citoyen
D.1. Participation citoyenne et redevabilité
D.1.1 Définition des concepts
D.1.2 Principes de l’engagement citoyen
D.1.3 Objectifs poursuivis par l’engagement citoyen
D.1.4 Cibles visées par l’engagement citoyen en milieu scolaire
D.1.5 Attitudes à adopter par le gestionnaire pour faciliter la
participation citoyenne
D.1.6 Contrôle citoyen de l’action publique : éléments clés
D.1.7 Mécanismes et pratiques de la participation citoyenne.
E. Annexes.

10
I. LA GESTION DES FRAIS DE FONCTIONNEMENT

Introduction
La présente thématique est développée dans le contexte de la mise en œuvre
effective de la gratuité dans les écoles primaires publiques. Il définit en même
temps, le mécanisme de participation, de transparence et de recevabilité pour une
bonne gestion des frais de fonctionnement jadis supportés par les parents. Cette
thématique permet au Chef d’établissement scolaire de suivre les orientations et
règles de gestion des frais de fonctionnement.

ACTIVITE 1 : ELABORATION DES PREVISIONS BUDGETAIRES

A. FICHE PEDAGOGIQUE

1. Objectifs spécifiques :
A l’issue de cette activité, le (la) participant(e) sera capable de (d’) :
• définir les concepts relatifs aux prévisions budgétaires ;
• élaborer les prévisions budgétaires ;
• citer les avantages des prévisions budgétaires ;
• citer les étapes d’élaboration des prévisions budgétaires ;
• énumérer les éléments constitutifs des prévisions budgétaires ;
• situer la place des COPA dans l’élaboration des prévisions budgétaires.

2. Supports :
• canevas des prévisions budgétaires ;
• arrêté instituant la nouvelle formule de l’allocation des frais de
fonctionnement ;
• manuel de procédure de gestion des frais de fonctionnement

3. Méthodes et techniques :
• exposé,
• brainstorming,
• discussion dirigée,
• travail de groupe.

11
4. Durée : 5 Heures

5. Déroulement :
Méthode et
N° Tâches Durée
techniques
1. Présenter l’activité et ses objectifs. Exposé 5 min
Définir les concepts : prévision, budget, prévisions
2. Brainstorming 25 min
budgétaires, état des besoins, recettes, dépenses.
Constituer des sous-groupes pour répondre aux
questions ci-dessus :
• Indiquer le bien fondé de l’élaboration des prévi-
sions budgétaires ?
• identifier les avantages des prévisions budgé- Travail
taires;
3. • citer les étapes de l’élaboration des prévisions de groupe
budgétaires ; 45 min
• énumérer les éléments constitutifs des prévisions
budgétaires
• situer la place et donner le rôle du COPA et
COGES dans l’élaboration des prévisions bud-
gétaires
En plénière, le rapporteur de chaque sous-groupe Discussion
4. présente leur production suivie des commentaires
du facilitateur et des autres membres. Dirigée 30 min

Chaque sous-groupe, au vu de ce qui a été dit, éla- Travail en


bore un projet de prévisions budgétaires pour son
6 école sur base des données de l’année écoulée. sous-groupe 100 min

En plénière, chaque sous-groupe présente le pro- Exposé


7. jet élaboré, suivis du feedback de la plénière et du Discussion diri-
facilitateur. 45 min
gée
Questions de synthèse :
• Dans une école, à qui incombe la responsabilité
de l’élaboration des prévisions budgétaires ? Brainstorming
8. • Quand est-ce que les Prévisions budgétaires de-
viennent exécutoires dans une école ?
• Donnez les sources des recettes d’une école.
• Citez les dépenses qu’on effectue dans une 20 min
école.

12
B. FICHE TECHNIQUE

1. Définition des concepts de base


 Prévision : étude générale d’une situation donnée dont on peut par
déduction, calcul, connaitre par avance l’évolution. C’est le fait d’envisager
une activité future planifiée et chiffrée ;
 Budget : le budget est un document récapitulatif des recettes et des
dépenses prévisionnelles déterminées et chiffrées pour un exercice
comptable avenir ;
 Prévisions budgétaires : acte par lequel sont prévues les recettes et les
dépenses d’une école ;
 Etat des besoins : c’est un document récapitulatif des biens et services
susceptibles d’être réalisé par une entité ;
 Recettes : ce sont les moyens mis dont disposent une entité pour faire
face à ses dépenses ;
 Dépenses : ce sont des sorties en terme monétaire effectuées par une
entité face aux besoins exprimés.
2. Elaboration des prévisions budgétaires
Le Chef d’établissement scolaire est tenu d’établir les prévisions budgétaires
annuelles pour l’école.
Le budget permet au comité de gestion (COGES) d’un établissement scolaire
d’établir les données prévisionnelles de recettes et de dépenses qu’il percevra et
réalisera au cours de l’année scolaire relativement à ses activités de fonctionnement
et à son service de la dette.
Avantages du budget
Le budget :
- Garantit que les dépenses prioritaires correspondent aux buts de
l’établissement scolaire ;
- Permet à un établissement scolaire de prévoir et de planifier ses objectifs
annuels ;
- Garantit que les programmes et les revenus anticipés sont planifiés de
façon réaliste ;
- Assure une certaine coordination des activités relatives aux dépenses et
des recettes ;

13
- Constitue un moyen de communiquer sur les activités de l’établissement
scolaire aux membres de COGES et COPA, aux pouvoirs organisateurs, à
la communauté, etc. ;
- Permet d’évaluer l’efficacité de la gestion des fonds.

3. Avantages des prévisions budgétaires


Pour une bonne gestion des frais de fonctionnement, les prévisions budgétaires
sont d’une importance capitale grâce aux nombreux avantages qu’elles comportent,
notamment :
 Donner une idée sur les différents besoins de fonctionnement annuel de
l’établissement scolaire ;
 Orienter, guider la gestion des frais de frais de fonctionnement ;
 Faire participer la communauté à l’élaboration des prévisions budgétaires
et à l’exécution du budget
 Faciliter le contrôle des rubriques du budget ;
 Guider la redevabilité.

4. Estimation des recettes et dépenses


Estimer les dépenses et les recettes, c’est les chiffrer et les coordonner pour
une période à venir (annuelle) en fonction des objectifs bien définis et fournir les
indications destinées à faciliter les actions correctives.
Les dépenses et les recettes sont résumées dans un tableau appelé « prévisions
budgétaires ».

5. Eléments constitutifs des prévisions budgétaires


Les prévisions budgétaires sont constituées, d’une part des dépenses et, d’autres
part des recettes, comme indiqué dans le tableau ci-dessous :
Modèle d’une fiche de prévisions budgétaires
Une fiche de prévision budgétaire comprend les dépenses et les recettes.

14
a) Les dépenses (en FC)

N° LIBELLE QUANTITE P.U P.T TOTAL OBS.


Dépenses d’entretien et de
1
réparation
2 Dépenses de consommation
3 Dépenses de transport
TOTAL

b) Les recettes (en FC)


Les recettes correspondent au montant alloué aux écoles primaires publiques par
l’Etat a titre des frais de fonctionnement.

6. Préalables pour élaborer une prévision budgétaire


Pour élaborer les prévisions budgétaires, le COGES, tient compte de :
 PV de l’Assemblée Générale des parents et des doléances des
enseignants et des élèves :
• Les représentants des parents, des enseignants et des élèves consultent
leurs membres avant l’élaboration des prévisions budgétaires par le
COGES ;
• Tenir compte des recommandations et avis des parents, enseignants et
élèves concernant la liste des besoins essentiels au fonctionnement de
l’école ;
• Les besoins exprimés par les uns et les autres doivent être en lien avec la
liste des besoins prioritaires en vigueur.
 L’inventaire des besoins : Cet inventaire se fait sur base de la liste des
besoins prioritaires en annexe. Il est fonction des besoins de l’exercice
écoulé. Il doit de ce fait :
• Ajuster les besoins et les coûts ;
• Relever ceux qui étaient sous-estimés ;
• Diminuer les dépenses trop élevées ;
• Supprimer celles qui n’ont pas besoin d’être.

15
 Les données du marché : En vue de réaliser un travail convenable, le COGES
doit :
• se renseigner préalablement auprès de plus ou moins trois fournisseurs
sur les prix des articles sur le marché, sachant que les prix diffèrent d’une
maison commerciale à une autre ;
• comparer les différentes factures pro forma;
• choisir le fournisseur le mieux offrant (établissement, entreprise).

ACTIVITE 2 : UTILISATION DES FRAIS DE FONCTIONNEMENT

A. FICHE PEDAGOGIQUE
1. Objectifs spécifiques :
A l’issue de cette activité, le (la) participant(e) sera capable de (d’) :
• définir les concepts relatifs aux frais de fonctionnement ;
• dégager l’importance des frais de fonctionnement ;
• citer les mécanismes de retrait et de sortie de fonds ;
• identifier les procédés de justification des dépenses ;
• rédiger le rapport d’utilisation des fonds ;
• expliquer les mécanismes de suivi et de contrôle d’utilisation des frais de
fonctionnement.

2. Supports :
• canevas des prévisions budgétaires (cfr frais de fonctionnement) ;
• arrêté instituant la nouvelle formule de l’allocation des frais de
fonctionnement ;
• manuel de procédure de gestion des frais de fonctionnement ;

7. Méthodes et techniques :
• Exposé ;
• Brainstorming ;
• Discussion dirigée ;
• Travail de groupe ;

16
4. Durée :
5- Déroulement :
Méthode et
N° Tâches Durée
techniques
1. Présenter l’activité et ses objectifs. Exposé 5 min
2. Définir les concepts : frais, frais de Brainstorming 25 min
fonctionnement, gérer, contrôler, redevabilité
3. Constituer des sous-groupes pour répondre aux Travail
questions ci-dessus : de groupe 45 min
• Dégager l’importance des frais de
fonctionnement ;
• Citer les mécanismes de retrait et de sortie
de fonds ;
• Identifier les procédés de justification des
dépenses ;
• Rédiger le rapport d’utilisation des fonds ;
• Expliquer les mécanismes de suivi et
de contrôle d’utilisation des frais de
fonctionnement.
4. En plénière, le rapporteur de chaque sous- Discussion
groupe présente sa production suivie des Dirigée 40 min
commentaires des autres participants et du
facilitateur.
5 Chaque sous-groupe, au vu de ce qui a été Travail en
dit, élabore un rapport d’utilisation des frais de sous-groupe 100 min
fonctionnement.
6. En plénière, chaque sous-groupe présente le Exposé
rapport d’utilisation des fonds, suivis du feedback Discussion dirigée 45 min
de la plénière et du facilitateur.
7. Questions de synthèse :
• Désigner le responsable de la gestion de
fonds dans une école ?
• Indiquer le moment de production du rapport Brainstorming 20 min
d’utilisation des fonds ?
• Citer les acteurs et leurs rôles dans le suivi et
contrôle des fonds ?
• Identifier les procédés de justification des
dépenses ?

17
B. FICHE TECHNIQUE

1. Définition des concepts de base


• Frais : Dépenses occasionnées par une cause quelconque ;
• Frais de fonctionnement : Ensemble des dépenses relatives à la vie d’un
établissement scolaire ;
• Gérer : administrer une activité ;
• Gestion des frais de fonctionnement : c’est la manière d’administrer les
dépenses liées au fonctionnement d’un établissement ;
• Suivre : collecter, traiter, analyser et diffuser toute information ;
• Suivi des frais de fonctionnement : c’est la manière collecter, traiter,
analyser et diffuser toute information liée aux dépenses ;
• Contrôler : examiner ou vérifier ;
• Contrôle des frais de fonctionnement : c’est l’action d’examiner ou de
vérifier l’utilisation des frais de fonctionnement ;
• Redevabilité de la gestion des frais de fonctionnement : c’est le fait de
rendre compte à la communauté et à d’autres tiers sur la manière dont les
frais de fonctionnement ont été gérés (répartis et utilisés)

2. Importance des frais de fonctionnement


Les frais de fonctionnement alloués par l’Etat à l’école primaire publique permettent
de répondre aux besoins de l’établissement scolaire pour son bon fonctionnement
(dépenses de consommables, de transport, entretien et réparation, etc.) afin
d’améliorer la qualité de l’éducation.
Ils réduisent sensiblement les fardeaux jadis supportés par les parents, aux fins
d’accroitre l’accès à l’école.

3. Mécanismes de retrait et de sortie de fonds


a) Le retrait s’effectue de la manière suivante :
• Les frais de fonctionnement sont débloqués et logés mensuellement dans
un compte ouvert par l’école ;
• Pour les écoles n’ayant pas de compte bancaire, les agents payeurs
(Comptables d’Etat) mettent à leur disposition les fonds concernés ;
• Le Chef d’établissement retire les fonds moyennant un bordereau de retrait
dûment signé par les parties concernées.

18
N.B : Les écoles qui perçoivent les frais de fonctionnement sont celles disposant
d’un identifiant DINACOPE
b) Sortie des fonds pour besoin de fonctionnement d’une école primaire
publique
• Les sorties des fonds, après le retrait à la banque, nécessiteront
l’établissement des états de besoin et le bon de sortie de caisse
contresigné par le Chef d’Etablissement et l’Enseignant délégué ;
• Les dépenses sont faites sur production de factures dûment acquittées
et portant l’en-tête et le nom du fournisseur. Les décharges (manuscrites
ou dactylographiées) sont autorisées sous certaines conditions ;
• Pour tout décaissement, le Chef d’établissement contresigne avec l’un
des représentants des enseignants. Le deuxième représentant ne peut
signer qu’en cas d’empêchement du premier. En cas d’indisponibilité, le
Chef d’établissement peut déléguer son pouvoir par écrit à l’un de deux
enseignants cosignataires. La procédure ci-haut s’applique mutatis
mutandis en cas de changement de chef d’établissement scolaire ;
• Pour les écoles primaires publiques de l’intérieur, la partie des frais de
fonctionnement non utilisée est consignée dans un lieu sécurisé par le
Chef d’établissement en informant le COGES.

4. Procédés de justification des dépenses


La justification des dépenses suit la procédure ci-après :
• Il est nécessaire que l’école primaire publique mette en place une
comptabilité simple et transparente. ;
• Toute dépense est exécutée et justifiée par des pièces comptables
probantes ;
• Le Chef d’établissement scolaire rend compte de la gestion des frais de
fonctionnement sur base du rapport présenté au COGES et au COPA lors
des réunions statutaires et les Assemblées générales des parents reprises
dans le calendrier scolaire selon les termes des arrêtés ci-haut référés ;
• Les pièces justificatives doivent être conservées (bien gardées) et classées
dans un lieu sécurisé en ordre chronologique. Cfr archivage.

19
5. Rédaction du rapport d’utilisation des fonds
• A la fin de chaque mois, trimestre et exercice, le Chef d’établissement
scolaire doit produire un rapport d’utilisation des frais de fonctionnement ;
• Le rapport d’utilisation des frais de fonctionnement suit le contenu des
prévisions budgétaires validées par le COPA ;
• Le forma du rapport est décrit en annexe mais permet de comprendre les
entrées et les sorties ;
• Le rapport d’utilisation des fonds doit être signé par le Chef d’Etablissement
avant sa soumission à la hiérarchie ou son partage ;
• Par un support papier, le rapport financier, selon le cas en 4 ou 5
exemplaires, est produit pour les destinataires suivants : la Sous Division,
Pool primaire, Antenne SECOPE, le gestionnaire direct pour exploitation.
6. Mécanismes de suivi et de contrôle d’utilisation des frais de
fonctionnement
Les acteurs et services concernés par le suivi et le contrôle de l’utilisation des frais
de fonctionnement sont les suivants :
• Le gestionnaire direct pour donner son avis après exploitation du rapport
sur l’utilisation des frais de fonctionnement, entre autres, en utilisant le
mécanisme de suivi des fonds mis en place par la Direction Administrative
et Financière (DAF) ;
• Le service de contrôle et de la paie des enseignants, DINACOPE, à travers
ses antennes ;
• Les Inspecteurs à travers le C4 ;
• Le COGES à travers sa sous-commission de vérification des dépenses
est appelé à suivre et contrôler l’utilisation des frais de fonctionnement
conformément aux prévisions budgétaires.

20
ACTIVITE 3 : DOCUMENTS COMPTABLES

A. FICHE PEDAGOGIQUE
1. Objectifs spécifiques :
A l’issue de cette activité, le (la) participant(e) sera capable de (d’) :
• définir les concepts en lien avec les documents comptables;
• identifier les documents comptables utilisables dans un établissement
scolaire primaire public ;
o déterminer l’importance des pièces justificatives ;
o citer les pièces justificatives en rapport avec les recettes ;
o désigner les pièces justificatives liées aux dépenses ;
• déterminer les tâches concernant le livre de caisse
• expliquer le fonctionnement du livre de caisse (remplissage et inventaire).

2. Supports :
• Canevas des documents comptables y afférents ;
• Arrêté instituant la nouvelle formule de l’allocation des frais de
fonctionnement ;
• Manuel de procédure de gestion des frais de fonctionnement.

3. Méthodes et techniques : Exposé, brainstorming, discussion dirigée, travail de


groupe.
4. Durée :

5- Déroulement :

21
Méthode et
N° Tâches Durée
techniques
1. Présenter l’activité et ses objectifs. Exposé 5 min
Définir les concepts : comptabilité, documents
comptables, pièces justificatives, facture, bon
2. d’entrée de caisse, bon de sortie de caisse, Brainstorming 25 min
espèce, encaissement, décaissement et solde.
Constituer des sous-groupes pour répondre
aux questions ci-dessus :
3.
• Identifier les documents comptables uti- Travail
lisables dans un établissement scolaire de groupe 45 min
primaire public ;
• Déterminer l’importance des pièces justifi-
catives ;
• Citer les pièces justificatives en rapport
avec les recettes ;
• Désigner les pièces justificatives liées aux
dépenses ;
• Déterminer les tâches concernant le livre
de caisse
• Expliquer le fonctionnement du livre de
caisse (remplissage et inventaire).
4. En plénière, le rapporteur de chaque sous- Discussion
groupe présente sa production suivie des com- Dirigée 30 min
mentaires des autres participants et du facilita-
teur.
Chaque sous-groupe, au vu de ce qui a été dit, Travail en
établit les pièces justificatives, dresse le livre de sous-groupe 100 min
5 caisse mensuel, produit le rapport financier y
relatif et rédige le PV de clôture de caisse.
6. En plénière, chaque sous-groupe présente les Exposé
résultats des travaux de sous-groupe en rap- Discussion dirigée 45 min
port avec le cas pratique.
7. Questions de synthèse :
• Enumérer les documents comptables les Brainstorming 20 min
plus usuels dans un établissement scolaire
primaire public ?
• Déterminer l’importance des pièces justifi-
catives ?
• Déterminer concernant le livre de caisse ?

22
B. FICHE TECHNIQUE
1. Définition des concepts de base
• Comptabilité : c’est un système d’organisation de l’information financière qui
permet de saisir, classer, enregistrer des données de base chiffrées dans le
but de fournir après traitement approprié un ensemble d’information conforme
au besoin de divers utilisateurs intéressés.
• Documents comptables :
- pièces justificatives nécessaires pour une bonne gestion,
- l’ensemble des supports qui servent à la tenue de la comptabilité d’une
entité.
• Pièce justificative :
- document mentionnant une transaction commerciale ou financière faite
par l’entité avec les tiers ;
- éléments prouvant les opérations financières d’une entité, qu’il s’agisse de
dépenses ou de revenus.
• Facture : document établi par le vendeur qui décrit les détails des biens et
services vendus et les conditions éventuelles de livraison. La facture est à
l’origine de l’enregistrement comptable chez le fournisseur et chez le client.
Elle constitue une preuve, elle constate un contrat de vente des biens ou des
services. Modèle voir annexe.
• Bon d’entrée caisse : document qui atteste l’entrée de fonds dans la caisse. Il
permet de retracer toutes les sources de revenus. Voir modèle en annexe.
• Bon de sortie caisse : document qui certifie la sortie de fonds de la caisse. Il
permet de retracer toutes les destinations. Voir modèle en annexe.
• Livre de caisse : document comptable dans lequel on enregistre tout
mouvement d’entrée ou de sortie (crédit et débit) d’espèces et où le solde
peut être connu à tout moment. Ce journal peut être tenu en version papier et/
ou en version informatique.
• Espèce :
- argent dont une personne ou une entité dispose ;
- ensemble des actifs dont dispose l’entreprise pour payer comptant.
• Encaissement : action d’encaisser de l’argent, des valeurs (entrée de fonds
dans la caisse).

23
• Décaissement : action de décaisser de l’argent (sortie de fonds dans la
caisse).
• Solde : différence entre le débit et le crédit.
2. Documents comptables d’usage dans un établissement scolaire primaire
public
Les documents comptables les plus utilisés dans un établissement d’enseignement
sont le (s) :
• Livre de caisse ;
• Carnet de reçu ;
• Bon d’entrée de caisse ;
• Bon de sortie de caisse ;
• Factures ;
• Bordereaux de versement ;
• Chèques ;
• Extraits de compte bancaire (avis de débit, avis de crédit)
3. Importance des pièces justificatives
Les pièces justificatives :
- servent de preuve d’enregistrement comptable ;
- facilitent l’identification et la correction des erreurs en permettant de
contrôler la Comptabilité.
4. Pièces justificatives des recettes
• bordereau de versement d’espèce ou à défaut la copie du relevé de
banque ;
• avis de crédit ;
• bordereau de remise de chèque à l’encaissement.

5. Pièces justificatives des dépenses :


• facture fournisseur des biens et services (accompagnée du bon de
commande, bordereau de livraison, facture pro forma, PV de sélection
fournisseur…) ;
• ordre de virement émis ;
• état de paiement émis par l’établissement scolaire et signé par le
bénéficiaire ;

24
6. Tâches concernant le livre de caisse (journal de caisse)
• Dans le livre de caisse, les recettes ou entrées dans la caisse sont enregistrées
au débit et les dépenses ou sorties de la caisse sont enregistrées au crédit ;
• La caisse est tenue tous les jours et se clôture par la constatation d’un solde
(positif ou négatif) ;
• Son remplissage méthodique en fait un excellent outil de gestion et de
contrôle : en le comparant avec les pièces justificatives, on contrôle
l’exactitude des enregistrements ;
• Le contrôle (inventaire de caisse) s’effectue à tout moment. Il permet de
dégager la concordance entre le solde du journal (solde comptable) et le
contenu de la caisse ou du coffre (solde réel ou physique) ;
• Au terme de l’inventaire physique, un PV de contrôle caisse doit être établi
et classé.

25
II. LE MECANISME DE GESTION DES PLAINTES (MGP)

Introduction
Cette thématique est développée en vue de rendre l’école inclusive et sécurisée.
Il définit le mécanisme de gestion des plaintes et quelques concepts usuels.

FICHE PEDAGOGIQUE
1) Objectifs spécifiques :
A l’issue de cette activité, le (la) participant (e) sera capable de :
- Définir les concepts clés : Plaintes, Mécanisme de gestion des plaintes,
réclamation, dénonciation, doléance, procédure ; redevabilité, partie
prenante.
- Identifier les types des plaintes rencontrés en milieu scolaire ;
- Enumérer les avantages du MGP ;
- Donner les outils du MGP,
- Enumérer les risques liés à la mise en œuvre du MGP ainsi que les
obstacles à son fonctionnement ;
- Expliquer une école sécurisée et inclusive ;
- Citer les éléments de sécurisation et d’inclusion dans une école ;
- Gérer une plainte.

2) Support :

- L’Arrêté N°MINEPST/CABMIN/0624/2020 du 15 septembre 2020 portant


mise en place du Cadre Institutionnel du Mécanisme de Gestion des
Plaintes ;
- Le Manuel des procédures du Mécanisme de Gestion des Plaintes, octobre
2021 ;
- Note Circulaire N°MINESPT/SG/80/107/0343/2021 du 23 février 2021
portant dispositions pratiques de mise en œuvre du Mécanisme de gestion
des plaintes ;
- L’Arrêté N¨MINEPST/CABMIN/0629 /2020 du 15 décembre 2020 portant
nomination du Point Focal National dédié aux questions des Violences
basées sur le Genre ;

26
- L’Arrêté N° MINEPST/CABMIN/040/2022 du 07 avril 2022, portant mise
en place du Comité National de Gestion des Plaintes, CNGP ;
- L’Arrêté N° MINEPST/CABMIN/041/2022 du 07 avril 2022, portant
désignation des membres du Comité National de Gestion des Plaintes ;
- L’Arrêté N° MINEPST/CABMIN/GB/025/2021 du 02 juillet 2021 portant
institution du code de bonne conduite du personnel enseignant du Ministère
de l’enseignement Primaire, Secondaire et Technique.

3) Méthodes et techniques :
- Exposé ;
- Brainstorming ;
- Travail en groupe ;
- Discussion dirigée ;
- Questionnement.
4) Durée : 5 H.
5) Déroulement :

Méthodes et
N° Tâches Durée
techniques
1 Présenter l’activité et ses objectifs Exposé 5 min
2 Définir les concepts de base : Brainstorming, 20 min
Plaintes, mécanisme de gestion des plaintes, réclama- exposé
tion, dénonciation, doléance, procédure, redevabilité,
partie prenante.
3 Repartir les participant-e-s en sous-groupes et leur de- Travail en 50 min
mander de répondre aux questions suivantes : sous-groupe
 Enumérer les principes du MGP ;
 Identifier les types des plaintes rencontrés en milieu
scolaire ;
 Donner les outils du MGP ;
 Enumérer les avantages du MGP ;
 Trouver les risques liés à la mise en œuvre du
MGP ;
 Trouver les obstacles liés au fonctionnement du
MGP ;
 Citer les éléments de sécurisation et d’inclusion
dans une école ;
 Déterminer les étapes de la gestion d’une plainte ;
 Indiquer le délai de traitement.

27
4 En plénière, chaque rapporteur présente la production Discussion 105
de son sous-groupe suivi des commentaires des autres dirigée et ex- min
membres et des facilitateurs. posé
5 Repartir les participant-e-s en sous-groupes et leur Travail en 30 min
demander de résoudre les cas pratiques : voir l’annexe sous-groupe
n°1 des cas.
6 En plénière, le rapporteur de chaque sous-groupes Discussion 60 min
présente la résolution des cas suivie de l’appréciation dirigée
de l’assemblée et des facilitateurs.
Synthèse
Demander aux participant-e-s de répondre aux ques- Questionne- 20 min
7 ment
tions suivantes :
 Citer les éléments de sécurisation et d’une
école inclusive ;
 Identifier les types des plaintes rencontrées en
milieu scolaire ;
 Décrire la structure du MGP
 Décrire les rôles du comité local
 Donner les outils du MGP ;
 Enumérer les avantages du MGP.

FICHE TECHNIQUE
1. Dispositif Institutionnel :
- L’Arrêté N°MINEPST/CABMIN/0624/2020 du 15 septembre 2020 portant
mise en place du Cadre Institutionnel du Mécanisme de Gestion des
Plaintes.
- L’Arrêté N°MINEPST/CABMIN/0629 /2020 du 15 décembre 2020 portant
nomination du Point Focal National dédié aux questions des Violences
basées sur le Genre ;
- L’Arrêté N MINEPST/CABMIN/040/2022 du 07 avril 2022, portant mise en
place du Comité National de Gestion des Plaintes, CNGP ;
- L’Arrêté N°MINEPST/CABMIN/041/2022 du 07 avril 2022, portant
désignation des membres du Comité National de Gestion des Plaintes ;
- Note Circulaire N°MINESPT/SG/80/107/0343/2021 du 23 février 2021
portant dispositions pratiques de mise en œuvre du Mécanisme de gestion
des plaintes ;

28
2. Définition des concepts :
 Plaintes : expression d’insatisfaction venant directement ou indirectement
d’une personne (ou d’un groupe de personnes).
 Mécanisme de gestion des plaintes : c’est un système qui comprend les
procédures, les structures et organes, les délais, et les outils permettant
de recevoir, d’évaluer, de traiter et de résoudre une plainte de manière
efficace ainsi que le feedback vers le plaignant.
 Réclamation : action de s’adresser à une autorité pour faire respecter un
droit ou faire exécuter un devoir.
 Dénonciation : acte consistant à alerter les autorités ou entités
compétentes, de l’existence d’un problème ou d’une injustice.
 Procédure : de manière plus claire, la procédure permet de trouver des
réponses aux questions suivantes : Comment faire ? Quand faire ? Avec
qui faire et Où le faire ?
 Redevabilité : c’est assumer la responsabilité de considérer, de prendre
en compte et de régler les problèmes et les avis des communautés
bénéficiaires.
 Partie prenante : une partie prenante est un acteur, individuel ou collectif,
activement ou passivement concerné par une décision ou un projet ; dont
les intérêts peuvent être affectés positivement ou négativement à la suite
de son exécution.

3. Principes du MGP :
• Accessibilité : ce principe exige au mécanisme d’être très ouvert et
facilement saisissable.
• Proximité : ce principe veut dire que le mécanisme doit être proche des
communautés qui ne doivent pas faire des déplacements trop importants
pour y accéder.
• Impartialité : par ce principe, il faut entendre que toutes les personnes qui
conduisent les activités de traitement des plaintes doivent être neutres et
impartiales.
• Gratuité : ce principe exige que l’accès au mécanisme soit totalement
gratuit.
• Confidentialité : ce principe veut que le mécanisme garantisse la
confidentialité et l’anonymat aux plaignants qui le désirent, pour éviter
d’éventuelles représailles.

29
• Prévisibilité : ce principe demande que le mécanisme doive réagir
promptement à tous les plaignants, et présenter un processus de traitement
clair, avec des délais pour chaque étape.
• Transparence : les procédures de traitement des plaintes et griefs sont
clairement exposées
• Proactivité : le mécanisme de gestion des plaintes doit aussi miser sur
des dispositifs d’alerte précoce.
• Participation : par ce principe, toutes parties prenantes s’impliquent et
prennent part active à tout le processus du MGP.
• Redevabilité : ce principe veut qu’on rende compte à l’ensemble des
parties prenantes.

4. Types des plaintes rencontrées en milieu scolaire


• Plaintes relatives à la gouvernance :
 Corruption ou fraude ;
 Extorsion, détournement des fonds ou des biens publics/ du projet ;
 Non-respect des engagements liés directement ou indirectement au
ministère / projet ;
 Abus de pouvoir ou d’autorité ;
 Manque de transparence.

• Plaintes liées au non-respect des procédures :


 Non-respect du dispositif de recrutement, passation de marché (…) ; et
 Non-respect des politiques opérationnelles du bailleur des fonds ou des
mesures des dispositions de sauvegardes environnementale et sociale
(acquisition des terres/réinstallation involontaire, mauvaise gestion de la
main d’œuvre)

• Plaintes liées à la discrimination :


 Inclusion / exclusion ;
 Discrimination ;
 Atteinte aux droits ou non-respect des droits des travailleurs ;
 Violences basées sur le Genre, harcèlement sexuel, violence sur les
enfants, mais qui sont liées directement ou indirectement au ministère /
projet.

30
NB. Les plaintes liées à la gouvernance et à la discrimination sont des plaintes
sensibles et leur gestion selon les règles de confidentialité.
5. Structure du MGP
• Comité National de gestion des plaintes (CNGP) :
Veille au suivi du fonctionnement général du MGP et informe, sous l’autorité du
Secrétaire Général, les acteurs du sous-secteur et les Partenaires éducatifs en
particulier, de l’existence du MGP et faire part des rapports de (sur) la gestion des
plaintes, sur l’ensemble du pays. Il est le superviseur du Mécanisme.
• Un Point Focal National EAS/HS dédié aux plaintes EAS/HS
• Points focaux de la Division
• Points focaux de la Sous -Division
Conformément aux compétences et attributions de leurs structures, les points
focaux provinciaux et sous-provinciaux ainsi que le Comité local recueillent,
enregistrent, documentent, traitent et résolvent/ou transmettent à la hiérarchie en
cas de complexité de la plainte ou de l’incapacité à résoudre la plainte. En plus
des tâches précitées, le Comité local a pour rôle d’informer la communauté sur
l’existence du MGP.
N.B : concernant les plaintes EAS/HS, le Point Focal EAS/HS, membre du comité
local, est le point de recueil des plaintes et de la transférer soit au PF de la Sous
-division ou de la Division selon le cas. Elle se charge d’apporter le premier secours
psychosocial à la survivante et de l’orienter vers le service de prise en charge.
Conformément à l’Arrêté N°MINEPST/CABMIN/0624/2020 du 15 septembre
2020, portant mise en place du cadre institutionnel du Mécanismes de Gestion de
Plaintes, toute plainte EAS/HS ne peut être gérée que par le niveau national.

6. Outils du MGP
La plate-forme Allo-Ecole avec la ligne verte 178 ;
- La ligne humanitaire 495555 pour le recueil des plaintes EAS/HS et
l’orientation aux services de prise en charge.

31
7. Avantages du MGP
• Installation d’un climat d’échanges et un dialogue permanent autour des
activités du ministère pour exprimer non seulement les plaintes, mais aussi
les points forts à capitaliser dans sa mise en œuvre ;
• Accès facile à un système clair et transparent de résolution des plaintes ;
• Accès facile à l’information liée au MGP ;
• Existence d’un outil fiable qui permet aux parties prenantes d’émettre un
avis positif ou négatif en rapport avec le MGP ;
• Amélioration des services fournis par le ministère pour une satisfaction
optimale des parties prenantes
• Accroissement de la redevabilité et renforcement de la transparence ;
• Responsabilisation des acteurs de mise en œuvre ;
• Facilitation de l’appropriation des activités du ministère par les bénéficiaires
et les parties prenantes.

8. Risques liés à la mise en œuvre du MGP


• Déficit d’information sur l’existence du MGP : même si le système est
parfaitement élaboré, si la population n’est pas informée de l’existence et
du fonctionnement du système, et si celle-ci n’est pas impliquée, il restera
inutile ;
• Fonctionnement déficient du MGP : non-respect des délais de traitement
des plaintes ;
• Faible appropriation du MGP par les acteurs : plusieurs catégories des
parties prenantes ne s’intéressent pas au MGP ;
• Utilisation du MGP à des fins malveillantes (dépôt de multiples plaintes
malveillantes) ou politiques dans des zones d’intervention ;
• Conflits d’intérêts liés à la mise en place des différents comités de gestion
de plaintes ;
• Tensions entre les parties prenantes (citoyens, communautés, acteurs du
projet et animateurs des institutions) ;
• Budgétisation limitée et/ou de faibles ressources financières entravant le
bon fonctionnement du MGP ;
• Focalisation disproportionnée sur les phases de recueil et de résolution des
plaintes plutôt que sur le feedback aux citoyens ou communautés entravant
le bon fonctionnement du MGP.

32
9. Obstacles au fonctionnement du MGP
Le fonctionnement d’un MGP peut rencontrer différents obstacles notamment :
- L’analphabétisme des parties prenantes ;
- Le manque de connaissance des droits par les parties prenantes ;
- Les normes culturelles et traditions locales ;
- La méfiance envers le gouvernement et la peur des représailles ;
- Le manque d’accès à la technologie et à l’électricité ;
- La faible connaissance et accès aux points de recueil des plaintes
- La perception que les responsables du projet ne donneront pas de suite
aux plaintes qu’ils ont reçues ;
- Le contexte politique,
Les femmes, les jeunes, les communautés pauvres et/ou marginalisées ainsi que
les personnes déplacées sont souvent victimes de ces obstacles.
10. Etapes de la gestion d’une plainte :
• Recueil des plaintes :
Comment les usagers sont-ils informés de l’existence du système ? Comment les
plaintes sont-elles reçues ? Y a-t-il différentes modalités de transmission ?
• Tri et traitement :
Comment les plaintes et réclamations sont-elles catégorisées, enregistrées et
classées ? A qui sont-elles adressées ? Comment sont-elles traitées ?
• Accusé de réception :
Fourni-t-on un accusé de réception ? Comment les plaignants sont-ils informés de
l’avancement du traitement de leurs réclamations ?
• Vérification et action
Comment recueille-t-on l›information nécessaire pour le traitement et la résolution
de la réclamation ? Qui est en charge de mettre en œuvre la résolution ?
• Suivi et évaluation
Il repose sur un système de documentation, d’enregistrement et de classement des
plaintes par catégories. Une réponse doit être réservée à toute plainte.

33
• Retour de l’information
Le retour d’information se fera par information directe du plaignant et/ou du Point
focal par téléphone, par réponse écrite signée du Coordonnateur MGP, par réponse
mail et sur les réseaux sociaux.
11. Délai de traitement :
• Niveau local : 5 jours ouvrables avant de remonter l’information au niveau
Sous-Provincial ;
• Niveau Sous- provincial : 5 ouvrables avant de remonter l’information au
niveau provincial ;
• Niveau Provincial : 10 jours ouvrables avant de remonter l’information au
niveau national.

34
III. LES ASPECTS DE GESTION ENVIRONNEMENTALE : HYGIENE, SANTE
ET SECURITE EN MILIEU SCOLAIRE

Introduction
Les conditions de vie dans les établissements scolaires jouent un rôle important
dans la réussite éducative, le bien-être et la santé des élèves. Qu’il s’agisse de
l’environnement physique ou social, la qualité de vie à l’école constitue l’un des
déterminants d’une éducation réussie. Les établissements scolaires comme les
pouvoirs publics sont largement engagés dans un travail de fond en vue de l’accueil
des élèves dans les meilleures conditions possibles.

A. FICHE PEDAGOGIQUE
1. Objectifs spécifiques :
A l’issue de cette activité, le-la participant-e sera capable de (d’) :
- Définir les concepts clés : environnement scolaire, école sécurisée, hygiène ;
- Identifier les mesures préventives d’hygiène, santé et sécurité en milieu
scolaire ;
- Identifier les mesures renforcées d’hygiène en cas de maladies contagieuses ;
- Identifier les maladies/pathologies dues aux mauvaises conditions d’hygiène
en milieu scolaire ;
- Citer quelques incidents et accidents pouvant affecter la sécurité en milieu
scolaire et les pistes pour les combattre ;
- Identifier les différentes mesures et actions pour faire face aux risques de
dégradation et de l’absence de l’hygiène en milieu scolaire ;
- Définir le rôle du COGES dans le maintien de l’hygiène, assainissement et
sécurité à l’école.
2. Supports :
- Le protocole de MAPUTO
- La Constitution du 18 février 2006 de la RDC telle que modifiée à ce jour
par la loi n°11/002 du 20 janvier 2011
- Loi-cadre n°14/004 du 11 février 2014 de l’enseignement national
- Loi n°18/035 du 13 décembre 2018 fixant les principes fondamentaux
relatifs à l’organisation de la Santé

35
- Stratégies de réduction des Abandons Scolaire en RDC
- Directives PERSE sur les MGP, VBG et Engagement citoyen.
3. Méthodes et techniques
- Exposé ;
- Brainstorming ;
- Travail en groupe ;
- Discussion dirigée ;
- Questionnement.
4. Durée : 3 H 30
5. Déroulement

N° Tâches Méthodes et Durée


techniques
1 Présentation de l’activité et ses objectifs. Exposé 5 min
- Définition des concepts : environnement Brainstorming 20 min
scolaire, école sécurisée, Ecole inclu-
2 sive, santé, hygiène et sécurité
Repartir les participant-e-s en sous-groupe et Travail de groupe 50 min
leur demander de :
3
- Identifier les maladies/pathologiques
dues/ liées aux mauvaises conditions
d’hygiène en milieu scolaire ;
- Citer quelques incidents et accidents
pouvant affectés la sécurité scolaire et
les moyens pour les combattre.
En plénière, chaque rapporteur présente la Discussion dirigée 105 min
production de son groupe, suivie des enrichis- et exposé
4 sements du grand groupe et des facilitateurs.
Synthèse
5 Demander aux participant-e-s de répondre aux Questionnement 30 min
questions suivantes :
- Identifier les objectifs poursuivis par
l’hygiène, la santé et la sécurité en mi-
lieu scolaire
- Citer les attitudes à adopter pour une
école saine, assainie et sécurisée.

36
B. FICHE TECHNIQUE
1. Définition des concepts
 Environnement scolaire : fait référence aux différents lieux, contexte et
culture dans lesquelles les élèves et les enseignants évoluent.
 Ecole sécurisée : une école qui offre la protection et engagée pour la
tolérance zéro aux VBG spécifiquement à l’exploitation et abus sexuels et
harcèlement sexuel aux membres de la communauté scolaire.
 Ecole inclusive : elle a pour vocation d’offrir un environnement scolaire
adapté où l’enfant peut se sentir épanoui sans aucune discrimination
(quels que soient son handicap, origine ou milieu économique et social).
 L’hygiène est l’ensemble des principes et des pratiques individuelles ou
collectives qui visent à conserver non seulement les personnes en bonne
santé, mais aussi le cadre de vie sain.
A travers l’enseignement/apprentissage de ce concept, les acteurs (élèves,
enseignants et personnels administratifs) qui fréquentent cet espace de
vie peuvent devenir des agents du changement au sein de leur famille
et stimuler le développement de la communauté. Pour les enfants, on
considère en général que l’enfance est le meilleur moment pour apprendre
des comportements hygiéniques. Ils sont les parents de demain et ce qu’ils
apprennent a de fortes chances d’être appliqué dans le reste de leur vie. Ils
veilleront à leur propre santé et à celle des autres.

1. Mesures d’hygiène en milieu scolaire


L’application des règles d’hygiène garde une place essentielle dans la prévention
des maladies transmissibles en collectivité pour lutter contre les sources de
contamination et réduire les moyens de transmission. Un rappel régulier de la
bonne pratique des règles d’hygiène est nécessaire.
Les mesures d’hygiène portent sur l’hygiène alimentaire, l’hygiène des locaux, du
matériel et l’hygiène individuelle.
Une application rigoureuse de ces mesures permet de s’opposer à la propagation
des agents infectieux. Elles doivent s’appliquer au quotidien, en dehors même
d’infection déclarée. La survenue d’une maladie transmissible dans la communauté
doit être l’occasion de revoir ces mesures et leur application pour prévenir des cas
secondaires ou une épidémie.

37
2. Mesures préventives d’hygiène en milieu scolaire
1) Hygiène des locaux, du matériel, de l’alimentation :
 Nettoyage quotidien des surfaces lavables sans omettre les robinets,
poignées de porte, chasse d’eau, … selon les méthodes préconisées, et
approvisionnement en continu de papier de toilette.
 Vidange quotidien des poubelles et autres conditionnements recommandés
selon la nature des déchets.
 Respects scrupuleux des règles d’hygiène alimentaire dans la préparation
et la distribution des repas.
2) Hygiène individuelle :
• Le lavage des mains est un temps essentiel, car la contamination par
les mains est responsable de nombreuses infections ; il est à renouveler
chaque fois qu’il y a un contact avec un produit corporel (selles, urine et
autre liquide corporel),
• le lavage des mains se fait avec un savon ou une solution hydroalcoolique,
• le séchage des mains doit être soigneux, de préférence avec des serviettes
en papier jetables ou par un système automatique d’air chaud,
• le lavage des mains des enfants doit être pratiqué avant chaque repas,
après le passage aux toilettes, après la manipulation d’objets possiblement
contaminés (terre, animal…).
• L’éducation des enfants sur l’importance de l’hygiène corporelle individuelle
est essentielle.
3. Mesures renforcées d’hygiène en cas de maladies contagieuses en milieu
scolaire
1) Mesures d’hygiène pour les pathologies dues à une contamination par les
selles :
• Lavage soigneux des mains
• Manipulation de tout objet souillé avec des gants jetables : les placer dans
des sacs hermétiquement fermés, afin qu’ils soient lavés, désinfectés ou
jetés.

38
2) Mesures d’hygiène pour les pathologies dues à une contamination par les
sécrétions respiratoires :
• Lavage soigneux des mains
• Nettoyage soigneux des sécrétions nasales avec des mouchoirs en papier
à usage unique jetés dans une poubelle recouverte d’un couvercle
• Lavage soigneux des surfaces, jouets et autres objets présents dans les
lieux fréquentés par l’enfant malade.
3) Mesures d’hygiène pour les pathologies dues à une contamination à partir
de lésions cutanées :
 Lavage soigneux des mains
 Utilisation de gants jetables à usage unique pour effectuer les soins d’une
lésion cutanée (plaie sanglante, plaie infectée…)
 Les gants doivent être retirés et jetés avant de toucher tout autre objet
(cahier, crayon, téléphone…)
 La lésion cutanée doit être protégée par un pansement
 En cas de conjonctivite, nettoyage de chaque œil avec une nouvelle
compresse qui doit être jetée dans une poubelle munie d’un couvercle
 Pour les infections du cuir chevelu (teigne, poux, impétigo…) lavage
soigneux des taies d’oreiller et objets utilisés pour coiffer l’enfant (peigne,
brosse).
 Pour les verrues plantaires, nettoyage soigneux des sols et des tapis de
gymnastique sur lesquels les enfants sont pieds nus.
4. Sécurité : Incidents et accidents en milieu scolaire
Les types d’accidents :
 Les accidents survenus à l’intérieur des locaux
- Les accidents « de circulation » : ils surviennent pendant que les élèves
partent en récréation, se précipitent, se bousculent… La plupart du temps,
l’accident arrive par défaut de surveillance (enseignant pas à son poste,
élèves laissés seuls dans la cour) ;
- les accidents dans la classe : ils sont très rares et concernent surtout des
jets de projectiles ;
- les incidents qualifiés de toute pratique de pires-formes.

39
 Les accidents survenus à l’extérieur des locaux (dans la cour)
- les accidents « liés à la présence de biens » : ils surviennent à la suite de
jeux spontanés avec un objet dont l’usage est détourné (suspension sur
des structures, franchissement d’un grillage, jets de cailloux) ou à la suite
de jeux proposés, utilisant les structures mises à disposition dans la cour.
Si les heurts sont habituels, une mauvaise utilisation du matériel peut être
dangereuse.

 les accidents liés à la présence de personnes : ce sont des accidents subis


(liés à des gestes mal maîtrisés et involontaires) ou d’accidents provoqués
(poussée, bousculades, agression, morsures…). Les « jeux dangereux
» (jeu du foulard par exemple) font quant à eux l’objet d’une prévention
active auprès des écoles.
 Les activités individuelles de sports « artificiels » (athlétisme,
gymnastique…) : non-respect de consignes spécifiques, surveillance et
vigilance non adaptées à l’activité et à l’âge des élèves…
 Les activités collectives de sports « artificiels » (jeux collectifs)
 Le châtiment corporel entraînant des blessures,
 L’inondation ;
 La mort survenue dans la cour de l’école et via les activités scolaires ;
 L’agression physique d’un personnel enseignant par le parent d’élève dans
la cour de l’école ;
 L’arrestation d’un personnel enseignant dans la cour de l’école ;
 La bagarre dans la cour de l’école ;
 Etc…

5. Mesures et actions pour faire face au risque de dégradation et de l’absence


de l’hygiène, santé et sécurité en milieu scolaire

• Existence d’un enclos sécurisé


• Existence d’un point d’eau potable
• Présence des latrines hygiéniques séparées (homme-femme), avec
vestiaires pour les filles (hygiène menstruelle)
• Existence d’un point de décharge (gestion des immondices) ;

40
• Existence d’une brigade d’assainissement de l’environnement
• Présence d’un mécanisme de nettoyage régulier des installations scolaires
(salles de classe, toilettes etc…) ;
• Présence d’un mécanisme de gestion d’incidents et d’accidents qui peuvent
être liés aux travaux de réparation des bancs, tableaux, des toitures etc. ;
• Présence d’un mécanisme de protection contre les inondations ;
• Existence d’un dispositif d’évacuation et de gestion des eaux de pluie ;
• Mise en place d’un mécanisme de signalement des incidents, avec des
exemples spécifiques, pour la gestion de la santé, de la sécurité ;
• Mise en place d’un mécanisme de gestion des ressources naturelles
environnant les écoles (végétation, cours d’eau etc.) ;
• Affichage du règlement intérieur, code de bonne conduite à l’école etc… ;
• Gestion de la main d’œuvre externe au niveau de l’école,
• Disponibilité en eau potable,
• Mise en place des dispositifs de gestion des déchets et de prévention des
maladies contagieuses,
• Disponibilité des équipements de protection individuels et matériels
appropriés ;
• Organisation des activités de sensibilisation des élèves et personnel
enseignant sur la lutte contre les mesures de contrôle et de lutte contre les
maladies infectieuses en milieu scolaire (COVID-19, EBOLA, VIH etc.).
Le COGES est responsable de la mise en œuvre des mesures et actions pour
faire face au risque de dégradation et de l’absence de l’hygiène, santé et sécurité
en milieu scolaire.
Si le COGES joue sa partition, l’école sera propre, belle et devient un
lieu d’apprentissage agréable pour les enfants. Elle sera un lieu de vie
et de travail pour les enseignants.
6. Signalement de l’incident ou accident en milieu scolaire :
L’école notifiera la hiérarchie de tout incident ou accident survenu à l’école qui a, ou
est susceptible d’avoir, un effet négatif important sur le fonctionnement de l’école
dans les 48 heures suivant la connaissance de l’incident ou de l’accident.
L’école doit fournir suffisamment de détails concernant l’incident ou l’accident, en
indiquant les causes et les mesures immédiates prises ou qui sont prévues pour y
remédier, et toute information fournie par tiers, le cas échéant. Par la suite, l’école
établit un rapport d’incident conformément au formulaire en annexe.
41
IV. L’ENGAGEMENT CITOYEN EN MILIEU SCOLAIRE
Introduction
La notion de responsabilité sociale engage à la fois les contrôleurs et les contrôlés.
La société civile, dans le cadre de contrôle citoyen, joue son rôle sur l’ensemble du
processus de gouvernance scolaire.
A. FICHE PEDAGOGIQUE
1. Objectifs spécifiques :
A l’issue de cette activité, le-la participant-e sera capable de (d’) :
- Définir les concepts clés : engagement citoyen, redevabilité, partenariat,
collaboration, transparence ; participation universelle, efficacité, souplesse,
équité-genre, inclusion sociale, transversalité ;
- Dégager les principes de l’engagement citoyen ;
- Identifier les objectifs poursuivis par l’engagement citoyen ;
- Indiquer les cibles visées par l’engagement citoyen ;
- Citer les attitudes à adopter par les acteurs dans le cadre de l’engagement
citoyen.

2. Supports juridiques :

- La Déclaration universelle des Droits de l’homme et du citoyen de 1789, Article


14 ;
- La Convention des Nations Unies de lutte contre la corruption, à son article 13,
- La Convention de l’Union Africaine de lutte contre la corruption à son article 12
- La charte Africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance à
l’article 27 alinéa 2
- La Constitution de la RDC, telle que révisée à ce jour, dispose en son article
24 que toute personne a droit à l’information
- Le Décret n° 22/37 du 29 octobre 2022 portant gouvernance budgétaire
(articles 163-165).

42
3. Méthodes et techniques :

- Exposé ;
- Brainstorming ;
- Travail en groupe ;
- Discussion dirigée ;
- Questionnement.

4. Durée : 3 H 30
5. Déroulement

Méthodes et
N° Tâches Durée
techniques
1 Présentation de l’activité et ses objectifs. Exposé 5 min
Définition des concepts : engagement citoyen, respon-
sabilité sociale, contrôle citoyen de l’action, participation
2 universelle publique redevabilité, partenariat, collabo- Brainstorming 20 min
ration, transparence; participation universelle, efficacité,
souplesse, équité-genre, inclusion sociale, transversa-
lité.
Repartir les participant-e-s en sous-groupe et leur de-
mander de :
- Dégager les principes de l’engagement citoyen ;
3 - Identifier les objectifs poursuivis par l’engagement Travail de 50 min
citoyen ; groupe
- Indiquer les cibles visées par l’engagement ci-
toyen ;
- Citer les attitudes à adopter dans le cadre de l’en-
gagement citoyen ;
En plénière, chaque rapporteur présente la production Discussion
de son groupe, suivie des enrichissements du grand dirigée et
4 groupe et des facilitateurs. exposé 105 min
Synthèse :
Demander aux participant-e-s de répondre aux ques-
5 tions suivantes : Questionne- 30 min
- Identifier les objectifs poursuivis ment
par l’engagement citoyen.
- Citer les attitudes à adopter dans le
cadre de l’engagement citoyen.

43
B. FICHE TECHNIQUE
1. Définition des concepts
 Responsabilité sociale : c’est l’obligation qui incombe aux détenteurs du
pouvoir de rendre compte de leurs actions ou d’en être responsables.
L’expression « détenteurs du pouvoir » vise les personnes qui détiennent
un pouvoir politique, financier ou autre.
 Contrôle citoyen de l’action publique : c’est une démarche orientée vers
l’obligation de rendre des comptes et qui repose sur l’engagement civique ;
ce sont les citoyens ordinaires et/ou les organisations de la société civile
qui veillent directement ou indirectement à obliger des détenteurs du
pouvoir de rendre des comptes.
 Engagement citoyen : c’est la participation effective et efficace des citoyens
à l’élaboration de politiques ou de programmes d’une institution ou d’une
communauté et dans le suivi des interventions de mise en œuvre.
 Participation universelle : C’est la participation des segments représentatifs
de la population, indépendamment de leur situation socio-économique, à
toutes les étapes du processus décisionnel (diagnostic et identification des
besoins, priorisation, mise en œuvre, suivi-évaluation, etc.)
 Efficacité : Pour permettre une utilisation rationnelle et efficace des
ressources dans l’atteinte des objectifs, il faut savoir affecter les ressources
vers les besoins essentiels définis réellement par les communautés.
 Souplesse : Le processus doit être suffisamment souple pour permettre
une évaluation continue et des ajustements éventuels.
 Equité-genre : C’est la manière d’assurer la participation équitable des
femmes et des hommes dans le processus et l’impact positif des décisions
budgétaires sur les ménages.
 Inclusion sociale : c’est l’ensemble d’actions spécifiques pour assurer la
prise en compte des besoins des groupes marginalisés et vulnérables.
 Transversalité : c’est une articulation entre les différentes échelles
territoriales (quartiers, provinces, pays) pour une cohérence des politiques
sectorielles
 Redevabilité : c’est l’obligation de rendre compte après une activité
réalisée.
 Partenariat : c’est une association active de différents intervenants qui,
tout en maintenant leur autonomie, acceptent de mettre en commun leurs

44
efforts en vue de réaliser un objectif commun relié à un problème ou à
un besoin clairement identifié dans lequel, en vertu de leurs missions
respectives, ils ont un intérêt, une responsabilité, une motivation voire une
obligation.
 Collaboration : c’est un processus par lequel deux ou plusieurs personnes
ou organisations s’associent pour effectuer une activité ou un travail.
 Transparence : pratique sociale guidée par la sincérité et une parfaite
accessibilité de l’information dans le domaine qui concerne l’opinion de la
communauté.
2. Principes de l’engagement citoyen
- Écoute / Information : l’objectif est d’informer les citoyens sur l’analyse,
les alternatives et les décisions à prendre pour l’intérêt communautaire.
- Dialogue consultatif : Il est question d’obtenir le feedback des citoyens
sur l’analyse, les alternatives et les décisions à prendre pour l’intérêt
communautaire.
- Collaboration : A ce niveau, les citoyens participent et sont responsables
dans la prise des décisions.
- Partenariat / responsabilisation : les citoyens sont des détenteurs finaux
dans la prise des décisions.
3. Objectifs poursuivis par l’engagement citoyen
- Impliquer les communautés (citoyens) à adhérer et soutenir
l’opérationnalisation des réformes et le suivi de sa mise en œuvre.
- Amener les citoyens à participer activement à la mise en œuvre, de
manière à actionner efficacement le mécanisme de redevabilité sociale
des COGES au sein de la communauté scolaire.
- Améliorer l’offre éducative prévue dans le programme de la gratuité de
l’enseignement primaire.
4. Cibles visées par l’engagement citoyen en milieu scolaire
- Acteurs du système éducatif (COPA, COGES, société civile) ;
- Communauté bénéficiaire.

45
5. Attitudes à adopter par le gestionnaire pour faciliter la participation
citoyenne
- Culture participative ;
- Disponibilité ;
- Réceptivité ;
- Transparence.
6. Contrôle citoyen de l’action publique : les éléments clés
Le contrôle citoyen comporte un éventail très large de mesures que les citoyens
peuvent prendre en vue de tenir, les représentants élus et les fonctionnaires,
comptables de leurs actions. Bien que ces mesures puissent être adoptées par une
multiplicité d’intervenants (des citoyens, des collectivités, des organisations de la
société civile, des médias), se manifester à divers niveaux (microsocial ou macro-
social), porter sur une multitude de question (politiques gouvernementales, conduite
politique, dépenses publiques, prestation de services) et reposer sur diverses
stratégies (recherche, suivi, planification participative, défense et promotion des
droits, éducation du public), elles font généralement intervenir un ou plusieurs (et,
autant que possible, tous) des éléments clés qui suivent :
• Mobiliser autour d’un point d’entrée
• Obtenir de l’information
• Analyser l’information
• Diffuser l’information
• Mobiliser les énergies
• Négocier le changement.
Des changements significatifs sont obtenus en poursuivant des négociations
directes avec les groupes concernés au sein de l’administration publique et,
dans le meilleur des cas, en mettant en place des mécanismes permanents de
consultation, d’analyse et de coopération.
Voici une brève énumération de certaines des méthodes de responsabilité sociale
utilisées comme points d’entrée aux différentes étapes du cycle des politiques
gouvernementales et de la gestion des dépenses publiques :
• Elaboration participative des politiques et des budgets
• Examen/analyse participatifs du budget
• Suivi participatif de l’exécution du budget
• Suivi et évaluation participatifs des rendements.

46
7. Mécanismes et pratiques de la participation citoyenne
Un large éventail de mécanismes et pratiques peut servir à améliorer la participation
des citoyens dans les différents aspects de la gouvernance. Au cours des deux
dernières décennies, un nombre croissant d’acteurs de la société civile et de l’État
dans différents pays d’Afrique et du monde, ont développé et expérimenté plusieurs
pratiques de participation citoyenne, incluant, par exemple :
- L’élaboration participative de politiques publiques,
- La planification du développement local,
- Le budget participatif,
- L’analyse budgétaire indépendante,
- Le suivi des dépenses participatives,
- La surveillance communautaire des services publics,
- La participation des citoyens/OSC dans les organismes de surveillance
publique et les différentes formes de contrôle citoyen.
L’objectif de la participation citoyenne n’est pas de s’assurer que chaque citoyen doit
participer à chaque décision, mais plutôt d’assurer une représentation équitable des
différents groupes d’intérêts et sociaux, particulièrement des groupes défavorisés
ou marginalisés, dans les décisions publiques et les services qui influencent
directement leur vie, et d’assurer une surveillance adéquate des actions et des
décisions du gouvernement.
La participation citoyenne ne vise pas à remplacer, mais plutôt à compléter et
renforcer les institutions et mécanismes démocratiques existants.

7. Contrôle citoyen et la mise en responsabilité sociale : Facteurs


essentiels de réussite
1°) Contexte et culture politiques
La faisabilité et les chances de réussite des initiatives de responsabilité sociale
sont fortement tributaires du caractère démocratique du régime, de l’existence d’un
système pluripartiste, du respect des droits et libertés (en particulier les droits po-
litiques, les droits à 6 l’information et les libertés d’expression, d’association et de
réunion) et de l’existence d’un esprit de transparence et de probité politique. 1°)
Contexte et culture politiques La faisabilité et les chances de réussite des initiatives
de responsabilité sociale sont fortement tributaires du caractère démocratique du
régime, de l’existence d’un système pluripartiste, du respect des droits et libertés

47
(en particulier les droits politiques, les droits à 6 l’information et les libertés d’ex-
pression, d’association et de réunion) et de l’existence d’un esprit de transparence
et de probité politique.
1°) Accès à l’information La disponibilité et la fiabilité des documents publics et
des données, ainsi que leur fiabilité, sont importantes pour la réussite des activités
de responsabilité sociale. Ces informations sont le fondement des activités de
responsabilité sociale. Leur qualité et la possibilité d’y avoir accès sont donc
indispensables au bon fonctionnement des mécanismes de responsabilité sociale.
2°) Accès à l’information La disponibilité et la fiabilité des documents publics et
des données, ainsi que leur fiabilité, sont importantes pour la réussite des activités
de responsabilité sociale. Ces informations sont le fondement des activités de
responsabilité sociale. Leur qualité et la possibilité d’y avoir accès sont donc
indispensables au bon fonctionnement des mécanismes de responsabilité sociale.
3°) Le rôle des médias
Les médias jouent un rôle essentiel dans la promotion de la responsabilité
sociale. Dans de nombreux pays, les médias indépendants constituent un des
principaux moyens d’informer et d’éduquer les citoyens, de suivre les activités
gouvernementales et de dénoncer les méfaits. Les médias locaux, en particulier
la radio privée et la radio communautaire, offrent un canal important par lequel
les citoyens ordinaires peuvent exprimer leurs opinions et débattre des questions
d’intérêt général.
4°) La capacité de la société civile
La solidité des organisations de la Société Civile, l’importance de leurs effectifs, leurs
compétences techniques ainsi que leur capacité de défense et de promotion des
droits, leur aptitude à mobiliser et à utiliser efficacement les médias, leur légitimité,
leur représentativité et leur capacité aussi bien de réagir aux aspirations de leurs
membres que de leur rendre compte de leurs actions sont autant d’éléments qui
jouent un rôle central dans la réussite des activités de responsabilité sociale.
5°) La capacité de l’Etat
Les initiatives de responsabilité sociale sont de peu d’unité par exemple, lorsque
l’appareil de l’Etat s’est effondré ou qu’il est carrément inefficace. Une administra-
tion publique qui fonctionne bien et qui a une certaine capacité de répondre aux
exigences des citoyens est, dans ce cas, une condition préalable. 5°) La capacité
de l’Etat Les initiatives de responsabilité sociale sont de peu d’unité par exemple,
48
lorsque l’appareil de l’Etat s’est effondré ou qu’il est carrément inefficace. Une ad-
ministration publique qui fonctionne bien et qui a une certaine capacité de répondre
aux exigences des citoyens est, dans ce cas, une condition préalable.
6°) Synergie Etat - Société civile
La réussite des initiatives de responsabilité sociale dépend de l’efficacité de
l’interaction entre la Société Civile et l’Etat. On obtiendra des résultats significatifs
lorsque les citoyens, les politiciens et les fonctionnaires auront tous des motivations
suffisantes pour agir.
7°) Institutionnalisation
Les initiatives de responsabilité sociale ne devraient pas se limiter à la poursuite de
résultats opérationnels particuliers. Elles devraient accorder une attention spéciale
aux facteurs institutionnels et chercher à influencer l’évolution et les réformes
institutionnelles à long terme. Elles peuvent aller plus loin et jouer un rôle de
catalyseur dans la réalisation des changements désirés.
8. Les fondements juridiques du contrôle citoyen de l’action publique
En tant que corolaires de la démocratie et de la bonne gouvernance, la participation
citoyenne et CCAP, tirent leur légalité du cadre juridique de l’Etat de droit. La
démocratie se construit sur le socle de l’Etat de droit qui lui est indispensable.
L’Etat de droit est un Etat dans lequel les actes des autorités sont soumis à la
règle de droit (loi). Cela implique que l’intervention de la société civile dans la
gouvernance doit être prévue et organisée par la règle de droit. Le contrôle citoyen
tire son fondement à travers la cadre juridique existant tant au niveau international,
régional que national. Il s’agit de :
Instruments internationaux :
- La Déclaration universelle des Droits de l’homme et du citoyen de 1789, qui
édicte le droit, pour tous les citoyens, de constater, par eux-mêmes ou par
leurs représentants, la nécessité de la contribution publique et d’en suivre
l’emploi. La société a le droit de demander le compte à tout agent public de son
administration (Art.14)

49
- La Convention des Nations Unies de lutte contre la corruption, à son article 13,
dispose que chaque Etat Partie prend des mesures appropriées, dans la limite
de ses moyens et conformément aux principes fondamentaux de son droit, pour
favoriser la participation active des personnes et groupes n’appartenant pas
au secteur public. Cette participation devrait être renforcée par des mesures
consistant notamment à assurer l’accès effectif à l’information.
Instruments régionaux :
- La Convention de l’Union Africaine de lutte contre la corruption à son article
12 dispose que les Etats parties s’engagent à s’impliquer totalement dans
la lutte contre la corruption, avec la pleine participation de la société civile.
Créer un environnement favorable qui permet à la société civile et aux médias
d’amener les gouvernements à faire preuve du maximum de transparence et de
responsabilité dans la gestion des affaires publiques.
- La charte Africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance à l’article
27 alinéa 2, invite les Etats parties à encourager la participation populaire et le
partenariat avec les OSC.
Son article 28 stipule aussi que les Etats parties favorisent l’établissement de
partenariats solides et du dialogue entre le gouvernement, la société civile et le
secteur privé. « Les Etats parties assurent la promotion de la participation des
citoyens au processus de développement, par des structures appropriées. »
Lois et règlements :
- La Constitution de la RDC, telle que révisée à ce jour, dispose en son article
24 que toute personne a droit à l’information et aussi en son article 27 que tout
congolais a le droit d’adresser individuellement ou collectivement une pétition à
l’autorité publique qui y répond dans les trois mois. De même en son article 37
que « l’Etat garantit la liberté d’association. Les Pouvoirs publiques collaborent
avec les associations qui contribuent au développement social, économique,
intellectuel, moral et spirituel des populations et à l’éducation de citoyennes et
de citoyens.
- Décret n° 22/37 du 29 octobre 2022 portant gouvernance budgétaire :
De la participation citoyenne et de la redevabilité Article 163 : Tout au long du cycle
budgétaire, le Gouvernement, tant au niveau central que provincial, et l’organe
exécutif local, associe le citoyen à la conception, la définition, la mise en œuvre, au
suivi, au contrôle et à l’évaluation des politiques, des projets ou des programmes
50
publics et tient compte de son point de vue. La participation citoyenne permet à
l’exécutif d’identifier les services et les niveaux des services qui répondent aux
préférences du citoyen.
Article 164 :
Le Gouvernement, tant au niveau central que provincial, ou l’organe exécutif local
garantit la participation du citoyen aux différentes étapes du cycle budgétaire en :
1. se dotant des canaux de communication appropriés pour la diffusion des
informations budgétaires ;
2. mettant en place des mécanismes de consultation pour identifier la perception
du public sur les choix budgétaires ;
3. créant des cadres de concertations sur les questions budgétaires et fiscales ;
4. favorisant la collaboration des citoyens dans la mise en œuvre et le contrôle de
l’exécution des processus budgétaires ;
5. rendant disponible, à bonne date, les documents du travail pour une participation
citoyenne adéquate.
Article 165 :
Toute autorité gouvernementale, revêtue d’une responsabilité en matière budgétaire,
est tenue de rendre compte de ses actions et de la performance des services
publics dont elle a la charge. A cet effet, les citoyens peuvent suivre et contribuer
aux processus budgétaires grâce à l’accès à l’information et aux échanges avec
les instances décisionnelles.

51
ANNEXES :
A. Annexes sur la gestion des frais de fonctionnement
N° 1 : APPLICATION SUR LES PREVISIONS BUDGETAIRES
Après la réunion du COPA, le Chef d’Etablissement a réuni le COGES pour
identifier les besoins de fonctionnement de l’année N+1. Les besoins pris en
compte sont les suivants :

Charges mensuelles pour l’enseignant

N° LIBELLE QTE PU
1 Boite de craie blanche 1 3500
2 Boite de craie rouge 1 4500
3 Stylos bleu 5 250
4 Stylos rouge 5 250
5 feuille bristol 2 1500

Charges annuelles pour l’enseignant

N° LIBELLE QTE PU
1 Frottoir 1 1500
2 Journal de classe 1 3500
3 Registre d’appel 1 2500
4 Cahier des notes (Cahier de cotation 200pages) 1 1500
5 Cahier de préparation (200pages) 1 1500
6 Cahier de prévision des matières (200pages) 1 1500
7 Cahier des interrogations et examens (200pages) 1 1500
9 Calculatrice 1 8650
12 Balai ou brosse 1 1000
15 Rouleau papier hygiénique 7pièces (600) 1 37800
16 Savon 7pièces (500) 1 31500
17 Seau en plastique 1 5800
19 Panier poubelle 1 1900
20 Créoline 2 flacon (1500) 1 27000

52
Charges fixes annuelles pour le Bureau

N° LIBELLE QTE PU
1 Rame de carbone 1 20000
2 Registre d’appel d’enseignants 1 2500
3 Classeur 2 3500
4 Farde chemise (30 pièces) 1 9000
5 Latte 2 500
6 Tampon 2 2000
7 Agrafeuse (Petit) 2 4750
8 Perforatrice 1 12000
9 Calculatrice 1 8650
10 Paire de ciseaux 1 2500
11 Sceau de l’école 1 20000
12 Ballon de foot 1 40000
13 Sifflet 5 1500
14 Paracétamol boite 10 1700
15 Sparadrap boite petit format 1 8500
16 Alcool 2 500
17 FLACO ANCRE TAMPO 1 2000
18 ANCRE CORRECTRICE 1 1000
19 Boite d’agrafes 1 6000
20 Boite de punaise 1 3000
21 LIVRET CAISSE 1 5000
22 Boite d’attache 1 2500

53
Travail demandé :
• Elaborer les prévisions budgétaires mensuelles et annuelles selon le modèle
du tableau des prévisions budgétaires à votre possession.
N° 2 : APPLICATION SUR LE RAPPORT FINANCIER
Voici les opérations effectuées par le Directeur de l’école primaire KIZITO pour le
1er trimestre de l’année scolaire 2018-2019.
Mois de septembre 2018

- Le 01/09/2018 Solde en caisse : 950 000 FC ;


- Le 02/09/2018 : reçu du gouvernorat 1 200 000 FC en espèce pour
fonctionnement ;
- Le 03/09/2018 : sortie en caisse pour achat au comptant chez le fournisseur
MAYELE, facture n°25, bon de sortie caisse n°001 :
• 48 boites de craies blanches à 800 FC la pièce ;
• 12 boites de craies de couleur à 1 000 FC la pièce ;
• 01 boite de stylo bic (couleur bleue) à 8 500 FC la pièce ;
• 01 boite de stylo bic (couleur rouge) à 8 000 FC la pièce.
- Le 04/09/2018 : sortie en caisse pour achat en espèce chez le fournisseur
BENIMMA, facture n°15, bon de sortie caisse n°002 :
• 06 journaux de classe pour enseignant à 2 000 FC la pièce ;
• 01 bidon produit de toilette à 7 000 FC ;
• 12 lattes plastiques de 30 cm à 500 FC la pièce ;
• 02 douzaines cahiers de 200 pages quadrillés à 8 000 FC la pièce ;
• 02 douzaines crayon à 1 000 FC la pièce.
- Le 05/09/2018 : achat à crédit chez le fournisseur NTALU, facture n°45 :
• 04 calculettes à 8 000 FC la pièce ;
• 03 paquets papiers hygiéniques à 4 000 FC la pièce ;
- Le 06/09/2018 : achat à crédit 10 bidons creoline à 8 500 FC la pièce, fournisseur
CLECLE PLASTICA, facture n°52.
- Le 10/09/2018 : règlement en espèce facture n°45 et 52 ;
- Le 11/09/2018 : réparation bancs par un menuisier montant 45 000 FC, facture
n°33, payable en espèce bon de sortie caisse n°003,
- Le 15/09/2018 : réparation d’un ordinateur montant 30 000 FC, facture n°31,
bon de sortie caisse n°004.

54
- Le 20/09/2018 : reçu don de l’UNICEF contre remise d’un chèque encaissé
le même jour montant 800 000 FC (chèque n°11120135, bon d’entrée caisse
n°001).

Mois d’octobre 2018

- Le 02/10/2018 réparation imprimante payable dans dix jours, montant 80 000


FC, décharge n°32, fournisseur INFO MARIA ;
- Le 05/10/2018 : achat en espèce 02 souris à 8 500 FC la pièce, fournisseur
REDA, facture n°27, bon de sortie caisse n°005 ;
- Le 12/10/2018 Règlement facture fournisseur INFO MARIA, bon de sortie
caisse n°006.
- Le 15/10/2018 : reçu facture n°12 pour réparation toilettes filles, montant 10 000
FC. Facture n°33 fournisseur TUNGA CONSTRUCTION.
- Le 29/10/2018 : règlement facture n°33 de TUNGA. Bon de sortie caisse n°007

Mois de novembre 2018

- Le 02/11/2018 : sortie en caisse au comptant chez le fournisseur Georges,


facture n°25, bon de sortie caisse n°007 :
• 40 boites de craies blanches à 850 FC la pièce ;
• 10 boites de craies de couleur à 1 100 FC la pièce ;
- Le 07/11/2018 : achat en espèce 5 bouteilles de produits d’entretien de toilette
à 5 000 FC la pièce. Fournisseur MBUYI PETO, facture n°35, bon de sortie
n°008.
- Le 13/11/2018 : achat à crédit petit matériels pour entretien à 50 000 FC,
fournisseur KAPULUKUSU, facture n°27 payable dans 15 jours.
- Le 15/11/2018 : reçu un don du gouvernorat contre remise d’un chèque,
encaissé le même jour montant 550 000 FC (chèque n°02102145, bon d’entrée
caisse n°002.
- Le 20/11/2018 : achat en espèce de 2 signataires à 9 000 FC la pièce.
Fournisseur MWAMA, facture n°22, bon de sortie caisse n°009.
- Le 28/11/2018 : règlement facture du 13/11/2018. Bon de sortie caisse n°010.

55
Mois de décembre 2018

- Le 01/12/2018 : achat en espèces 10 sacs ciment à 15 000 FC la pièce. Facture


n°44 Fournisseur ODE AFFAIRES.
- Le 03/12/2018 : achat en espèces chez LALA MBOTE, facture n°14, bon de
sortie caisse n°011 :
• 20 tôles BG 34 à 10 000 FC la pièce ;
• 05 chevrons à 5 000 FC la pièce ;
• 10 madriers à 10 000 FC la pièce.
- Le 05/12/2018 : achat au comptant chez NETHA. Facture n°37, bon de sortie
caisse n°012 :
• 18 boites de craies blanches à 900 FC la pièce ;
• 05 boites de craies de couleur à 1 150 FC la pièce ;
- Le 15/12/2018 : achat en espèce 30 fardes chemises à 300 FC la pièce.
Fournisseur LOLA, facture n°19, bon de sortie caisse n°014.

Travail demandé :
• Produire le rapport financier y relatif selon le modèle du rapport financier à
votre possession.
N° 3 : APPLICATION SUR LE LIVRE DE CAISSE
Voici les opérations effectuées par le Directeur de l’école primaire KIZITO pour le
1er trimestre de l’année scolaire 2018-2019.
Mois de septembre 2018

- Le 01/09/2018 Solde en caisse : 950 000 FC ;


- Le 02/09/2018 : reçu du gouvernorat 1 200 000 FC en espèce pour
fonctionnement ;
- Le 03/09/2018 : sortie en caisse pour achat au comptant chez le fournisseur
MAYELE, facture n°25, bon de sortie caisse n°001 :
• 48 boites de craies blanches à 800 FC la pièce ;
• 12 boites de craies de couleur à 1 000 FC la pièce ;
• 01 boite de stylo bic (couleur bleue) à 8 500 FC la pièce ;
• 01 boite de stylo bic (couleur rouge) à 8 000 FC la pièce.
- Le 04/09/2018 : sortie en caisse pour achat en espèce chez le fournisseur
BENIMMA, facture n°15, bon de sortie caisse n°002 :

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• 06 journaux de classe pour enseignant à 2 000 FC la pièce ;
• 01 bidon produit de toilette à 7 000 FC ;
• 12 lattes plastiques de 30 cm à 500 FC la pièce ;
• 02 douzaines cahiers de 200 pages quadrillés à 8 000 FC la pièce ;
• 02 douzaines crayon à 1 000 FC la pièce.
- Le 05/09/2018 : achat à crédit chez le fournisseur NTALU, facture n°45 :
• 04 calculettes à 8 000 FC la pièce ;
• 03 paquets papiers hygiéniques à 4 000 FC la pièce ;
- Le 06/09/2018 : achat à crédit 10 bidons créoline à 8 500 FC la pièce, fournisseur
CLECLE PLASTICA, facture n°52.
- Le 10/09/2018 : règlement en espèce facture n°45 et 52 ;
- Le 11/09/2018 : réparation bancs par un menuisier montant 45 000 FC, facture
n°33, payable en espèce bon de sortie caisse n°003,
- Le 15/09/2018 : réparation d’un ordinateur montant 30 000 FC, facture n°31,
bon de sortie caisse n°004.
- Le 20/09/2018 : reçu don de l’UNICEF contre remise d’un chèque encaissé
le même jour montant 800 000 FC (chèque n°11120135, bon d’entrée caisse
n°001).

Mois d’octobre 2018

- Le 02/10/2018 réparation imprimante payable dans dix jours, montant 80 000


FC, décharge n°32, fournisseur INFO MARIA ;
- Le 05/10/2018 : achat en espèce 02 souris à 8 500 FC la pièce, fournisseur
REDA, facture n°27, bon de sortie caisse n°005 ;
- Le 12/10/2018 Règlement facture fournisseur INFO MARIA, bon de sortie
caisse n°006.
- Le 15/10/2018 : reçu facture n°12 pour réparation toilettes filles, montant 10 000
FC. Facture n°33 fournisseur TUNGA CONSTRUCTION.
- Le 29/10/2018 : règlement facture n°33 de TUNGA. Bon de sortie caisse n°007

Mois de novembre 2018

- Le 02/11/2018 : sortie en caisse au comptant chez le fournisseur Georges,


facture n°25, bon de sortie caisse n°007 :
• 40 boites de craies blanches à 850 FC la pièce ;

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• 10 boites de craies de couleur à 1 100 FC la pièce ;
- Le 07/11/2018 : achat en espèce 5 bouteilles de produits d’entretien de toilette
à 5 000 FC la pièce. Fournisseur MBUYI PETO, facture n°35, bon de sortie
n°008.
- Le 13/11/2018 : achat à crédit petit matériels pour entretien à 50 000 FC,
fournisseur KAPULUKUSU, facture n°27 payable dans 15 jours.
- Le 15/11/2018 : reçu un don du gouvernorat contre remise d’un chèque,
encaissé le même jour montant 550 000 FC (chèque n°02102145, bon d’entrée
caisse n°002.
- Le 20/11/2018 : achat en espèce de 2 signataires à 9 000 FC la pièce.
Fournisseur MWAMA, facture n°22, bon de sortie caisse n°009.
- Le 28/11/2018 : règlement facture du 13/11/2018. Bon de sortie caisse n°010.

Mois de décembre 2018


- Le 01/12/2018 : achat en espèces 10 sacs ciment à 15 000 FC la pièce. Facture
n°44 Fournisseur ODE AFFAIRES.
- Le 03/12/2018 : achat en espèces chez LALA MBOTE, facture n°14, bon de
sortie caisse n°011 :
• 20 tôles BG 34 à 10 000 FC la pièce ;
• 05 chevrons à 5 000 FC la pièce ;
• 10 madriers à 10 000 FC la pièce.
- Le 05/12/2018 : achat au comptant chez NETHA. Facture n°37, bon de sortie
caisse n°012 :
• 18 boites de craies blanches à 900 FC la pièce ;
• 05 boites de craies de couleur à 1 150 FC la pièce ;
- Le 15/12/2018 : achat en espèce 30 fardes chemises à 300 FC la pièce.
Fournisseur LOLA, facture n°19, bon de sortie caisse n°014.

Travail demandé :
• Etablir les pièces justificatives relatives à ces opérations,
• Etablir le livre de caisse mensuel.
• Produire le PV de clôture caisse

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Les modèles des outils de gestion
8. Bon d’entrée caisse
9. Bon de sortie caisse
10. Livre de caisse
11. Reçu caisse
12. Facture
13. Décharge
14. Livre de stocks
15. Bilan.

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