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Larchitecture Egyptienne

Le document traite de l'architecture égyptienne, en commençant par la naissance de l'Égypte vers 4000 av. J-C et en décrivant les différentes périodes historiques et leurs caractéristiques architecturales. Il souligne l'importance des temples dans l'économie, l'organisation politique et sociale, ainsi que les matériaux utilisés pour la construction. Enfin, il aborde la notion de ville dans l'Égypte ancienne, ses critères de définition et son évolution au fil des siècles.

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Larchitecture Egyptienne

Le document traite de l'architecture égyptienne, en commençant par la naissance de l'Égypte vers 4000 av. J-C et en décrivant les différentes périodes historiques et leurs caractéristiques architecturales. Il souligne l'importance des temples dans l'économie, l'organisation politique et sociale, ainsi que les matériaux utilisés pour la construction. Enfin, il aborde la notion de ville dans l'Égypte ancienne, ses critères de définition et son évolution au fil des siècles.

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HISTOIRE CRITIQUE

DE L’ARCHITECTURE
Cours N: 3

L’ARCHITECTURE ÉGYPTIENNE.

Chargée du module:
METATHA Soumia
LA NAISSANCE DE L’EGYPTE
 TOUT COMMENCE EN 4000ANS A-J-C.
 L’Egypte sort de la préhistoire.
 Des communautés sédentaires se fixent dans
la vallée du Nil.
 Deux royaumes s’établissent: la haute et la
basse Egypte.
 La vallée de la haute Egypte située an Sud
était formée d’une mince bande de terres
cultivables autour du Nil (reste était un désert
inhabitable).
 Au Nord se trouvait le Delta, la basse Egypte,
un triangle marécageux ou poussait le
papyrus.
GÉOGRAPHIE ET FRONTIÈRE
 Les frontières « traditionnelles » de l'Égypte antique sont assez
semblables aux frontières de l'Égypte moderne.
 Ainsi, dans l'Ancien Empire, le pays est délimité au Nord par la mer
Méditerranée, au Sud par le Nil, à l‘Ouest par le désert libyque et à l‘Est
par la mer Rouge et le désert du Sinaï.
 Ce sont principalement les frontières Sud avec la Nubie et Nord-Ouest
qui ont fluctué au cours des siècles.
 L'Égypte a, à certaines époques, étendu son influence jusqu'en Haute-
Nubie alors qu'en Asie Mineure, son influence atteindra l'Amourrou (en
Syrie) au Nord et les bords de l'Euphrate à l‘Est.
 La domination égyptienne en syro-palestine sera toujours de courte
durée et dépassera rarement la Palestine.
 Durant les périodes intermédiaires, le pays se morcelle et les pharaons
règnent parfois sur de petits royaumes.
LA CARTE
 L’ Egypte se trouve au
Nord-est de l’Afrique.
 La première capitale de
l’Egypte et la plus durable
a été Memphis, située
quelques kilomètres au
sud-est du Caire, prés de
l’endroit où la vallée du
Nil devient Delta.
CHRONOLOGIE
 Époque prédynastique 4000-3100AV.J-C (Nagada )
Les tribus dispersées qui peuplent l’Egypte forment deux groupes distincts dans le Nord et dans le
Sud.
 Époque Thinite 3100-2700 AV J-C: Le pharaon Narmer unifie le pays
Elle correspond à la mise en place des fondements de la civilisation égyptienne.
-établissant leur capitale à Memphis (Saqqara);
-1ére et 2eme Dynastie: Grandes Mastabas (édifice funéraire) en argile et premières
constructions en pierre pour l’architecture sacrée ;
 Ancien Empire 2700-2200 AV.J-C: elle est considérée comme l’ âge d’or de la civilisation
égyptienne . Marquée par l’édification des premières pyramides et l’ouverture commerciales
de l’Egypte à d’autres pays.
(3eme et 6eme Dynastie): Construction des pyramides Culte de Ré (Roi soleil)Temple solaire.
 1ére période intermédiaire 2200-2055 AV.J-C: marquée par la guerre civile.
 Moyen Empire 2055-1650 AV.J-C: réunifiée et renforcée , l’Egypte étend son territoire et
son influence culturelle sur le Proche orient et la Nubie (la sculpture de reliefs)
(12 ème Dynastie): construction de temple ( Karnak)
 2ème période intermédiaire 1710-1550 AV.J-C: la première invasion étrangère.
aux XIIIe et XIVe dynasties, les colons asiatiques prennent peu à peu le contrôle de la région du
Delta pour finalement monter sur le trône d'Égypte, sous le nom d'Hyksôs
CHRONOLOGIE
 Nouvel Empire 1550-1070 AV.J-C: étendent l'influence des pharaons en Syrie et en
Nubie
très riche sur le plan artistique, le succès de ses expéditions commerciales, plusieurs temple
mortuaire élégant (Abou Simbel) apogée de la peinture murale , des
obélisques colossales et développement des grands programmes de construction
(Karnak, Louxor, Thèbes,…)
Compte les pharaons d’Egypte les plus célèbres (Ahmosis, Thoutmosis I-II-, Hatchepsout,
Akhenaton, Toutankhamon, Ramsès I et II,…..)
 3ème période intermédiaire 1070-715 AV.J-C: cette période marque le début du déclin
de la civilisation égyptienne.
Autour de -730, les Libyens de l'ouest provoquent la fracture de l'unité politique égyptienne.
Entre -671 et -667, les Assyriens entament les hostilités contre l'Égypte.
 Basse époque 715-332 AV.J-C: cette période d’invasions étrangères aboutit à la
disparition des dynasties égyptienne. Quelques rois tentent le renaissance culturelle et
artistique.
À la suite de son annexion par la Perse, l'Égypte rejoint Chypre et la Phénicie dans l'empire
perse achéménide.
CHRONOLOGIE
 Dynastie ptolémaïque ou lagide 332-30 AV.J-C: c’est l’époque grecque.
Alexandre le grand libérateur, L'administration établie par les successeurs d'Alexandre,
les Lagides ou Ptolémées, est basée sur un modèle égyptien dont la nouvelle capitale
est Alexandrie.
Alexandrie, la nouvelle capitale devient un carrefour culturel et commercial.
L’Egypte n’est plus indépendante politiquement, mais elle conserve son identité.
Certaines traditions fusionnent.
 Époque romaine 30 AV.J-C- 395 AP. J-C: la domination romaine marque la fin de la
civilisation égyptienne.
le christianisme s'enracine à Alexandrie sous la forme d'un culte alternatif accepté.
En 391, l'empereur chrétien Théodose présente une loi qui interdit les rites païens et ferme
les temples
Les temples sont d'ailleurs parfois transformés en églises ou abandonnés dans le désert
L'étendue de l'Égypte antique à son apogée territoriale.
ORGANISATION
 Le territoire égyptien était découpé en régions administratives,
les nomes, qui étaient gouvernés, au nom de pharaon, par
des nomarques. Simples divisions administratives en temps
normal, les nomes gagnaient en autonomie quand le pouvoir
central faiblissait. Durant les périodes intermédiaires, ils
pouvaient se transformer en principautés indépendantes. La
taille et le nombre des nomes a varié durant l'Antiquité
égyptienne mais les principaux pôles sont restés relativement
stables.
 Le terme grec nome (de nomoi = district) désigne une division
territoriale de l’Égypte. Les Égyptiens utilisaient le terme sepat.
Les nomes (de 38 à 42 selon les époques) disposaient d’un
emblème, d’une capitale et d’une divinité tutélaire.
LES NOMES
Nomes de Basse-Égypte

Nomes de Haute-Égypte
L’ORGANISATION POLITIQUE ET SOCIALE
 L'Égypte antique est une
monarchie théocratique
(souveraineté et divine)
 La société égyptienne est très
stratifiée et le statut social de chaque
individu est expressément affiché.
 Les temples constituent l'épine
dorsale de l'économie égyptienne.
 Les Égyptiens de
l'Antiquité considèrent les hommes
et les femmes comme égaux devant
la loi, quelle que soit la classe
sociale.
HIÉROGLYPHES
Hiéroglyphes liés aux constructions.

 Les égyptiens de l’Antiquité utilisé une écriture composée de symboles : les


hiéroglyphes.
 Le mot hiéroglyphe est composé de deux mots grecs :

*Hiéros qui signifie « sacré » et glyphien qui signifie « gravé».


 Les hiéroglyphes avaient souvent un rapport avec la religion.

 Ils ont été déchiffrés pour la première fois au XIXème siècle par l’égyptologue
Jean-François Champollion grâce à la pierre de rosette.
Jean-François Champollion

la pierre de rosette.
- CARACTÉRISTIQUES :
 Les caractéristiques de l’Égypte se traduisent dans la
construction égyptienne de telle:
 Principe de l’oasis clos.
 L’ordre orthogonale
 L’axe terrestre (le Nil).
 L’axe céleste (la course du soleil)
 La masse mégalithique durable.
 La géométrie, base de l’architecture, appliquée d’une
manière logique et pure.
 Construction axiale-symétrique.
MATÉRIAUX DE CONSTRUCTION
 : 1- Matériaux dégradables : pour les palais et les maisons:
bois, paille, et brique.
 2- Matériaux durables : pour l’architecture funéraire (
concept de la masse mégalithique durable) construction avec
les grandes pierres (ex: Granit).
 Les matériaux les plus souvent employés sont :

• Le granit, les grés, le calcaire, albâtre (plâtre), toutes pierres


• Briques crue pour les maisons.
• Le bois est utilisé pour les portes des temples
HISTOIRE CRITIQUE
DE L’ARCHITECTURE
Cours N: 3

L’ARCHITECTURE ÉGYPTIENNE.
-SUITE -
Chargée du module:
METATHA Soumia
URBANISME/ CITÉS
 Ville: bien qu’il reste peu de vestiges, il y aurait eu une centaine
de ville entre la méditerranée et la 1ere cataracte, toutes érigées sur
des buttes à l’abri des crues du Nil.
Des ruelles tortueuses, des multiples échoppes et des maisons collées
les unes aux autres avec une architecture sommaire. Bâties en
briques d’argile crue.
La ville d’Amarna érigée vers 1350 av. J-C par Akhénaton est la
seule cité d’Egypte à avoir un plan d’urbanisme régulier.
 Ville des pyramides: durant l’ancien Empire, sont crées au pied
des chantier des grandes pyramides, des agglomérations destinées
à loger ouvriers et artisans (ex: Deir El Médineh).
 Ces villes prennent le nom du roi et du tombeau en construction.

 À Dahchour (2600 av J-C) « la ville des deux pyramides de


Snéfrou »
L'HISTOIRE ET LE RÔLE DE LA VILLE
 L'histoire et le destin de la ville sont étroitement liés à la royauté.
 À l’Ancien Empire, l’importance de la ville est égale à l’étendue de sa nécropole qui
de Meïdoum à Gizeh( abrite nombreux mastaba et une grande pyramide à degrés-Snéfrou IVe
dynastie), en passant par Dahchour (pyramide rouge) et Saqqarah ,est un véritable « négatif » de la
cité antique.
 En effet, la cité se développe et garde un rôle majeur dans la vie du pays.
 Après un épisode sans doute héliopolitain sous les IVe et Ve dynasties, le centre du pouvoir s’établit
alors à Memphis. il est parfois difficile de distinguer l’art funéraire de cette période de celui de
la VIe dynastie, notamment à Saqqarah qui reste la nécropole royale.
 Comme l'art de l'époque, la construction du Moyen Empire atteint des sommets. C'est également
pendant cette période que le temple de Karnak prend de l'importance puisqu'on y retrouve de
nombreuses constructions, notamment les fondements du temple actuel, préparant ainsi le terrain
aux souverains du Nouvel Empire qui feront de Karnak leur principal lieu de travaux
 il semble que Thèbes au Nouvel Empire - alors capitale de l’Empire égyptien -n’aurait pas
dépassé 50 000 habitants, de nouveaux monuments y sont construits.
 En Égypte même, de nouvelles techniques de construction apparaissent, puisque la chapelle rouge
( est le premier exemple de bâtiment préfabriqué de l'histoire. Les spéos (temples creusés dans la
roche) sont de plus en plus présents pendant cette période.
LA NOTION DE VILLE, AU XVÈME SIÈCLE AVANT
NOTRE ÈRE
 Dans la langue égyptienne classique, appelée Moyen-Égyptien, et parlée de 2200 avant
notre ère à 400 après Jésus Christ, on trouve trois termes se rattachant directement à la
notion d’agglomération, chacun avec son sens particulier : njw.t ,[Link] et dmj. Ils se
traduisent respectivement par «ville», «village» et «quartier», mettant ainsi en avant une
différenciation dans la langue égyptienne entre des ensembles urbains de taille
différente.
 Le vocabulaire égyptien sépare également des ensembles urbains ayant des rôles
différents, comme le xtm; la place forte, ou Xnw la Résidence, c’est à dire la localité qui
abrite en son sein le pouvoir royal, servant de capitale politique au pays.
 Cependant, les égyptiens eux-mêmes paraissent avoir des difficultés à placer une
agglomération dans un type précis : la capitale, Thèbes, se retrouve classée parmi les
villages dans certains documents du Nouvel Empire

Soulié D. (2002), p.687 Les déterminatifs son des signes qui ne servent qu’à «préciser visuellement le sens des mots auxquels
ils sont joints» [Grandet P., Mathieu B. (2003) p. 13], ils ne possèdent pas de valeur phonétique
CRITÈRES DE DÉFINITION
 Afin de palier à la difficulté d’utiliser les critères modernes de définition
de la ville, les égyptologues s’accordent sur les propriétés suivantes;
l’agglomération doit :
 - posséder une enceinte ou une protection fortifiée ;
 - abriter entre ses murs un temple ou un sanctuaire ;
 - disposer d’un encadrement administratif qui lui est propre ;
 - être un centre d’échanges locaux ;
 - disposer d’un certain éventail d’activités
 - être dotée d’une population suffisante.
 Les égyptologues sont ainsi parvenus à appliquer une définition du
concept de ville aux agglomérations de l’Égypte Ancienne.
 Cela dit cette notion n’est pas non plus étrangère à la langue des anciens
égyptiens. Soulié D. (2002).
NOTION DE VILLE
 Quoiqu’il en soit, le système d’écriture hiéroglyphique fixe la notion
d’agglomération avec un déterminatif figurant deux routes se croisant à
angle droit ( figure ci-dessous). Il est défini comme représentant un plan de
ville et détermine les mots en rapport avec l’agglomération, le pays ou
la région. Plus que la diversité des mots utilisés dans la langue égyptienne,
ce hiéroglyphe marque dans l’écriture l’idée même de la ville et de
l’urbanisme : deux routes, deux espaces publics, qui se croisent.
 Il semble donc que pour l’égyptien, la ville soit avant tout un lieu de
rencontre, où des personnes issues de chemins différents peuvent partager
un même espace : on en revient à la définition de François Choay pour qui
la ville naît des besoins d’interactions des gens.
VILLE/ AGGLOMÉRATION / CITÉ
 La ville en Égypte Ancienne semble donc insaisissable.
 Les concepts modernes se révèlent inappropriés pour en
étudier l’organisation ou la conception. Pour utiliser les mots «ville» et
«urbanisme», il nous a fallu avoir recours à des définitions plus
généralistes que celles employées habituellement.
 Lewis Mumford ( historien américain) a rencontré le même problème
lorsque, tentant de calquer l’idée de «cité» sur la civilisation égyptienne,
il se heurte à une incompatibilité des concepts.
 Il en vient à la réflexion suivante : «La définition même de la cité paraît
alors devoir être remise en question. Une population nombreuse,
l’habitat resserré ,le mur d’enceinte sont des caractéristiques fortuites et
non essentielles de la ville [...]. La cité est moins une addition de
constructions qu’un système complexe de relations et de fonctions ; pas
seulement une concentration de pouvoir mais un centre où s’élabore et
d’où rayonne la culture» Mumford L. (1989),p. 105. Sur ce dernier
point, l’existence de la ville égyptienne ne fait aucun doute
LES DIEUX ET
LES VILLES D’EGYPTE

 Memphis: ville de dieu


Ptah; capitale de
l’Egypte- l’Ancien
Empire règne de Djéser
(IIIe dynastie)
 Thébès: ville de dieu
Amon; capitale de
l’Egypte- moyen et
nouvel empire. Détruite
en 663av.J-C par les
Assyriens
ARCHITECTURE FUNÉRAIRE- CHRONOLOGIE
 La tombe prédynastique : Nagada
 La période de Nagada est antérieure à celle des
premiers rois d’Égypte. L’inhumation était alors
pratiquée dans une fosse circulaire, ovale ou
rectangulaire creusée dans le sable.
 Le corps est déposé en position fœtale, la tête au
sud, le visage vers l’ouest. Il semble que le corps
n’ait pas été momifié à cette époque, mais que le
sable ait agi naturellement dans ce sens.
 Le mastaba de l'Ancien Empire; Djéser au
travers d'un des trous du serdab de Saqqarah.
Le mastaba montre l’évolution des croyances
funéraires puisque la momie est maintenant
protégée par une structure de briques dans un
premier temps, puis de pierres.

La tombe de Neith-Hotep est un grand mastaba - sud de la


nécropole de Nagada
ARCHITECTURE FUNÉRAIRE- CHRONOLOGIE
 Pyramide;
 C’est à Djéser et avec Imhotep (architecte) que l’on doit la première pyramide égyptienne constituée
par la superposition de plusieurs mastabas
 À cette même époque naît l'idée du complexe funéraire composé d’une multitude de pièces, puits, etc.
 Le but est de célébrer un culte au roi défunt.
 Plus tard les degrés des pyramides sont recouverts d’un revêtement lisse de calcaire qui donne à la
pyramide sa forme caractéristique. La chambre funéraire est alors généralement au centre de la
pyramide et on y accède par un couloir, montant ou descendant selon les cas, bouché au moment de
l’enterrement du souverain par des dalles de granite.
 Le complexe funéraire est modifié : il est créé un temple haut accolé à la pyramide et un temple bas qui
donne sur le fleuve tous deux reliés par une rampe couverte.
 Hypogée; mot grec signifie « sous la terre ».
 Dés l’ancien empire, de nombreux notables, peut être en raison de l’encombrement des nécropoles,
renonce à faire édifier un mastaba. Il font creuser leur tombe dans les falaises désertiques ou, comme à
Giza et à Saqqara, dans les parois rocheuse des carrières de pierre.
 Au nouvel Empire, les rois et les reines, qui ont abandonné l’idée de construire des pyramides, se font
inhumer dans de profonds caveaux creusés au pied de la montagne thébaine.
HYPOGÉE
 Chapelle, lieu ou les vivant
apportent des offrandes au pharaon
décédé.
 Caveau: une fosse dans laquelle les
égyptiens plaçaient le sarcophage et
les objets( meubles, nourriture,…)
appartenant au défunt, accès
interdit.
HYPOGÉE –NOUVEL EMPIRE

Coupe de la tombe de Séthi Ier- vallée des rois


MASTABA
MASTABA
LA GÉOMÉTRIE CONCRÉTISÉE

Ancien Empire

Reconstitution du
mastaba Saqqarah (Ire dynastie) Pyramide de Meïdoum
Pyramides de Dahchour- rhomboidale
DE MASTABAS AUX PYRAMIDES
COMPLEXE FUNÉRAIRE DE DJÉSER, SAQQARAH

Complexe funéraire du roi Djéser comprenant la pyramide à degrés et l'entrée de l'enceinte, vers
2650 av. J.-C., IIIe dynastie, Ancien Empire. Saqqarah, Égypte. Architecte: Imhotep.
Crédits : The Bridgeman Art Library/ Getty
Saqqara : l’ensemble
funéraire du pharaon
de la IIIè dynastie
Djoser Neterietket
(2667-2648 av.J-C)
avec se célèbre
pyramide à degrés.
EGYPTE : LA NÉCROPOLE DE SAQQARA
 1-LA PYRAMIDE:

 Sans doute le premier monument en pierre connu à ce jour, la pyramide à degrés de Djéser, second roi de
la IIIè dynastie, fut bâtie dans le souci d'atteindre la perfection éternelle.
 Elle s'élève à 64m au dessus des sables en une succession de 6 ressauts.
 Imhotep, architecte, prêtre, médecin et ministre du pharaon, construit dans un premier temps un mastaba,
sur lequel il édifie une première pyramide de quatre degrés, puis une deuxième de deux. La sépulture,
creusée dans la roche, sera enfouie sous terre. Les appartements royaux seront situés à 28 mètres de
profondeur et le caveau de granit à 33 mètres. L'originalité de cette chambre réside dans le fait qu'elle est
carrée et non rectangulaire comme le sont généralement ce genre de monuments.
 L'accès se fait par un puits vertical. D'autres galeries conduisent à la chambre de la Reine et à la chambre
des enfants.
 Les profondeurs de la pyramide recèlent encore de nombreuses galeries et des caveaux creusés dans le roc,
des chambres funéraires dont les murs sont recouverts de faïence bleue et de bas-reliefs à l'image du roi.
 La pyramide, de forme rectangulaire, mesure à l'origine 123 mètres sur 107.
 Son sommet était couronné par une terrasse.
 Les plaques de calcaire qui recouvraient l'édifice ont disparu.
 A l'origine, une enceinte à redans de (550 x 275m) de pourtour délimitait le complexe funéraire.
EGYPTE : LA NÉCROPOLE DE SAQQARA
 2-LA PETITE SALLE HYPOSTYLE
 Petite salle Hypostyle : Le couloir bordé de deux rangées de vingt colonnes
fasciculées débouche sur une petite salle hypostyle, qui donne accès à une
grande cour orientée nord-sud, séparant la pyramide du cénotaphe méridional
3- La colonnade d’entrée

La salle hypostyle est bordée de


deux rangées de vingt colonnes
qui supportaient une lourde
toiture

La petite salle hypostyle de l’entrée


EGYPTE : LA NÉCROPOLE DE SAQQARA
 4- Le temple T du Heb-Sed
 Ce temple en T devait être un pavillon d'attente.
 Deux autels de pierre, représentant la Haute et la Basse Egypte, occupent le centre de la
cour sud.
 Le pharaon, qui régénérait son pouvoir divin à l'occasion des cinq jours de fêtes (Heb-
Sed) organisées lors du jubilé qui marquait le trentième anniversaire de son règne,
s'asseyait successivement sur les deux trônes pour symboliser l'unité de l'Egypte
EGYPTE : LA NÉCROPOLE DE SAQQARA
 5- LE MUR AUX COBRAS
 La grande cour sud est bordée au sud par la façade d'un massif accolé à l'enceinte sud, orné de fausses
portes réservées au passage de l'âme du défunt. Elles sont surmontées d'une frise de cobras femelles
(uraei), symboles de la monarchie évoquant la déesse protectrice du Nord, qui incarnent la puissance
protectrice et destructrice du pharaon.
 6-LE SERDAB
 Le mur en pierre du serdab, placé devant la pyramide, est percé de deux trous sur sa face nord. Il
renferme la copie d'une statue peinte, grandeur nature, du pharaon défunt afin qu’il puisse voir et
recevoir les offrandes et regarder fixement les étoiles.
 Découvert dans le serdab situé à l'ouest de la maison du nord, l'original de l'oeuvre est conservé au
musée du Caire. C'est la plus ancienne sculpture égyptienne connue de grandeur réelle.
EGYPTE : LA NÉCROPOLE DE SAQQARA
 7- LA MAISON DU SUD ET DU NORD
 Les deux maisons construites à l'est de la pyramide représentent les sanctuaires de la Haute et de la
Basse Egypte.
 Elles se différencient par leurs éléments décoratifs.
 Imhotep associe pour la première fois dans l'architecture pharaonique trois types de corniches
décoratives : le tore, la gorge égyptienne et le rouleau.
 La maison du sud, surmontée d'une frise de « khakerou » figurant des faisceaux de végétaux noués
utilisés dans la construction de maisons en bois, présente des chapiteaux proto doriques de 3 mètres de
hauteur, qui en mesuraient 12 à l'origine.
 Elle renferme les plus anciens graffitis « touristiques » connus (XIIème dynastie).

frise de « khakerou

stèle fausse porte surmontée d’un simulacre de natte dans une paroi
de faïence bleue. Temple Sud du complexe maison du Sud. Niche de culte.
L’ENCEINTE
 L’une des plus belle et plus anciennes enceintes d’Egypte est celle que le roi Djéser fit bâtir
en pierre autour de son grand complexe funéraire de Saqqara, reproduisant l’enceinte de
brique cures de la ville de Memphis.
 En Egypte, par ailleurs, tout lieu sacré est délimité par un mur destiné à isoler le sanctuaire
qui n’est accessible qu’au membre de clergé et au personnel chargé de l’entretien.
 Contrairement à d’autre temples (grecs, romains) le temple égyptien n’est pas bâti au milieu
de la ville, sur une place ou un carrefour, il est isolé par un mur imposant qui le rend souvent
invisible au commun mortels, de même pour les pyramides.
 L'enceinte est dotée de quatorze fausses portes, réservées à la force vitale du pharaon (Kâ) qui
pouvait les emprunter, et d'une porte réelle, qui donne accès à la cour méridionale à travers
une salle hypostyle et un vestibule.
 L'enceinte à redans est un type de mur de soutènement typique de l'art de l'Ancien Empire
égyptien destiné à réduire la poussée par arc-boutement entre deux contreforts. Ce mur de
brique crue ou de pierre comporte des ressauts de maçonnerie, appelés redans, inclus dans la
construction des façade ou des enceintes.
L’enceinte du roi Djéser à Saqquarah
SITE DE L’ANCIENNE ÉGYPTE -KARNAK
SITE DE L’ANCIENNE ÉGYPTE -KARNAK
 Karnak est composé de quatre sanctuaires entourés de murs de briques crues et de plusieurs temples
extérieurs dédiés à des dieux moins importants ou mieux représentés dans d’autres lieux. Ces quatre
domaines sont celui d’Amon, le plus vaste, celui de Montou, celui de Mout et celui d’Aton
KARNAK : LE SANCTUAIRE D’AMON
KARNAK : LE SANCTUAIRE D’AMON
 L’enceinte du grand temple d’Amon est un immense quadrilatère orienté sud-est nord-ouest, dont les
murs, épais de 8m, font 2 400m de pourtour et sont percés de huit entrées, dont trois à l’ouest.
 Cette enceinte renferme le « domaine d’Amon »
 Orienté selon deux axes orthogonaux, le site reflète la conception fondamentale que les Égyptiens se
font de l'ordre du monde.
 L'axe nord-sud est l’axe terrestre qui correspond au cours du Nil, et l'axe est-ouest un l’axe céleste
qui répond à la course quotidienne du soleil, second principe vivificateur de la terre d'Égypte.
 Devant l'entrée du temple se trouvait autrefois un plan d'eau relié au Nil : c'est par là qu'arrivaient les
matériaux nécessaires à l'agrandissement du temple, et de là en partaient les barques sacrées pour
rejoindre le temple de Louxor.
 On accède à l'entrée principale, donnant sur le Nil par une allée bordée de quarante sphinx à têtes de
béliers (Cryosphinx) tenant entre les pattes antérieures une statuette représentant le pharaon.
 Le bélier est l'un des animaux sacrés d'Amon.
KARNAK : LE SANCTUAIRE D’AMON
 L'ancien temple, édifié sous le Moyen Empire, fut agrandi et disparu totalement au fil des
transformations.
 Il se trouvait à l'emplacement du quatrième pylône construit sous Thoutmès I.
 La reine Hatshepsout fit construire une chapelle pour la barque sacrée, mais il n'en reste rien,
Thoutmès III l’ayant fait détruire après la mort de la reine et remplacer par un édifice en
granit.
 On lui doit aussi la « salle des fêtes » ainsi que les temples de Ptah et d'Apet.
 Aménophis III fut le créateur du troisième pylône, édifice imposant devant lequel se dresse
une colonnade et une allée de sphinx.
 Entre le troisième et le second pylône construits sous Horemheb et achevés par Ramsès II se
trouve la salle hypostyle, considérée comme une des plus belles réalisations architecturales du
monde, entreprise sous Ramsès I, fondateur de la XIXè dynastie. Elle mesure 102m de long et
53m de large et comporte 122 colonnes de 14,70m de haut réparties en 9 alignements, plus 14
colonnes (dont 2 ont disparu) bordant l'allée centrale et construites sous le règne
d'Aménophis III. Ces colonnes qui mesurent 22,40m de haut pour un diamètre de 9,90m,
présentent au sommet un chapiteau papyriforme. Murs et colonnes sont gravés de scènes
d'offrandes à Amon et autres dieux de Karnak.
KARNAK : LE SANCTUAIRE D’AMON
 Le premier pylône (le dernier construit) date du règne de Nectanebo I, et
ne sera jamais achevé. A sa gauche un petit édifice bâti par Séti II.
A Karnak, comme ailleurs en Egypte, il était courant de voir un Pharaon
ordonner le démantèlement d'un édifice construit par l'un de ses
prédécesseurs pour en ériger un autre. Cette pratique permit aux
égyptologues de mettre à jour des monuments enfouis lors de ces
démantèlements. La « chapelle blanche » de Sésostris I et le sanctuaire
qui servait d'abri à la barque d'albâtre d'Aménophis I furent découverts
de cette manière.
 Thoutmès III fut l'un des principaux bâtisseurs du sanctuaire d'Amon
à Karnak et particulièrement de la salle des fêtes « Akh-menou » : C'est
un édifice de 44m de long sur 17m de profondeur se composant d'un
péristyle à trente-deux pilastres et de deux rangées de colonnes
soutenant le plafond. A l'extrémité nord se trouvent trois chapelles
dédiées à la triade thébaine et un sanctuaire dédié à Ré
LE PYLÔNE
 Les Grecs ont baptisé de ce nom (signifiant –
portail-) le double mur massif aux parois
inclinées qui encadre la porte d’entrée des
temples.
 Chacun de ces deux murs est appelé môle.
 Les pylônes ne sont pas des murs massifs pleins
ils renferment des escaliers conduisent à la
terrasse.
 une construction monumentale formée de deux
tours à base rectangulaire surmontées
d'un linteau, entourant une porte d’entrée dans
les temples égyptiens.
 À l'extérieur, des renfoncements permettaient de
planter d’immenses mâts à l’extrémité desquels
flottaient des oriflammes, annonçant de loin la
présence de la maison divine.
 Précédé de statues colossales du roi et
d'obélisques, il ouvre sur une cour à portique qui
constitue la partie publique du temple. Cette
esplanade est la seule zone accessible à la foule
lors des processions car le sanctuaire proprement
dit leur est interdit.
LES TEMPLS ÉGYPTIEN
 Le temple est la maison du dieu : il est bâti en pierre et son architecture
suit des règles très précises.
 Les plus beaux vestiges sont les sites de Karnak et Louxor près de
Thèbes , sur la rive droite du Nil et les temples funéraires qui leur font
face de l'autre côté du fleuve (temples de la vallée des Rois et de la
vallée des Reines ) ainsi que les temples funéraires d'Abydos .
 A l'époque du Nouvel Empire la civilisation égyptienne s'est répandue
en Nubie. Le plus beau des temples de Nubie est sans nul doute
celui d'Abou-Simbel (construit par Ramsès II).
 De l'époque ptolémaïque ( à partir de la conquête d'Alexandre Le Grand
jusqu'à la conquête des Romains) datent les temples les mieux
conservés et les plus beaux de l'ancienne Egypte :
Edfou , Denderah , Philae , Kôm-Ombo sont les plus célèbres.
EGYPTE ANTIQUE

 LES TEMPLES
 Les temples égyptiens sont tous bâtis sur le même schéma , du premier
pylône jusqu'au sanctuaire. En franchissant le mur d'enceinte au premier
pylône, on retrouve une grande cour, un second pylône, une seconde cour
plus petite, puis on pénètre dans la salle hypostyle vers le sanctuaire (Naos).
Au fur et à mesure de cette progression, on constate que le sol s'élève et que
le ciel s'abaisse, tout se réduit jusqu'à la chapelle qui est la plus petite des
pièces, là où se trouve le dieu
LES TEMPLES; DIVIN-FUNÉRAIRE-SOLAIRE
 On donne le nom de temple divin aux sanctuaires élevés en hommage à
un dieu, pour les distinguer des « temples funéraires » ou « temples des
millions d’années» (Ramesseum) consacrés à la vénération d’un roi
devenu lui-même un dieu.
 Apparu au début du Nouvel Empire, perdure jusqu’à la fin de l’histoire
égyptienne.
 Le temple du dieu Khonsou dans l’enceinte du grand sanctuaire d’Amon
à Karnak, offre l’exemple le plus caractéristique et le mieux conservé.
 Certains sanctuaires, toutefois, ont des dispositions différentes et
uniques; dans le temple d’Abydos, consacré à sept dieux, les statues sont
dressées dans sept chapelles occupant le fond de la grande salle
hypostyle.
 Celui de Kom Ombo possède deux naos
 Le temple solaire du roi Akhenaton dans lesquels les salles obscures
n’existent pas et sont remplacées par des cours, car les rayons de soleil
doivent parvenir partout.
TEMPLE DIVIN- KHONSOU
ABYDOS / CÉNOTAPHE
 Par ce mots signifiant « tombeau vide », les Grecs désignent les
monuments funéraires élevés à la mémoire d’un défunt enterré dans une
autre sépulture.
 Le cénotaphe ne renferme donc aucun corps, mais il peut abriter du
mobilier funéraire.
 Plusieurs rois d’Egypte des premières dynasties ont eu un cénotaphe à
Abydos- c’est leur tombeau du Sud- et un tombeau à Saqquarah.
 Abydos est un sanctuaire ancien situé à 150km au Nord de Louxor
(Thèbes).
 Vers 1200 av J-C, Abydos devient le grand sanctuaire d’Osiris. En 1290
av J-C; Séthi Ier, père de Ramsès II, y fait construire deux édifices
extraordinaires; le temple funéraire dédier à six divinités et à lui-même;
et un énorme et étrange cénotaphe souterrain nommé l’Osireion.
LE TEMPLE DE SÉTHY 1ER À ABYDOS
L'OSIREION D'ABYDOS

Le cénotaphe, que l'on nomme Osireion, est


construit en hypogée dans une butte rocheuse,
c'est une copie du sanctuaire d'Osiris en
Abydos. Il est situé derrière le Temple, mais sur
le même axe.
TEMPLE DE KÔM OMBO
Un temple symétrique.
TEMPLE FUNÉRAIRE
 Sous l’Ancien Empire, le complexe de la pyramide royale inclut deux
temples consacrés au culte funéraire; le «temple bas» ou «de la vallée»,
édifié au débarcadère du lac-1- et le « temple haut », adossé à la pyramide-2-
 Seul de temple bas de Khéphren nous est parvenu. Des autres, il ne reste que
peu de murs, sauf au pied des pyramides d’Abousir.
 Au Nouvel Empire, le temple funéraire du pharaon, ou « temple des millions
d’années », ou encore « château des millions d’années » ne se distingue en
rien du temple divin, comme le montrent les temples des deux rives du Nil à
Thèbes. On remarque toutefois que le pharaon apporte généralement plus de
faste et de grandeur à son temple funéraire qu’au temple divin.
TEMPLE FUNÉRAIRE DE KHÉPHREN

1
TEMPLE SOLAIRE
 Sur le plateau désertique de la rive gauche du Nil, au nord de saqqara,
Ouserkaf, premier roi de la Ve dynastie, fait édifier un temple au dieu Rê
 Après lui cinq autres rois de la même dynastie feront bâtir des
sanctuaires semblables entre Bousir et Abou Gourab, celui de Niouserrê
étant le mieux conservé. Une chaussée montante relie le temple de la
vallée et le temple haut cerné d’un mur de clôture. Ce mur délimite un
espace découvert sur lequel est élevé, au lieu d’une pyramide, un gros
mastaba de pierre servant de socle à un obélisque trapu (massif).
ÉPOQUE RAMESSIDES-
 Du nom des Ramsès qui gouvernent l’Egypte entre 1295-1070 av .J-C),
l’époque Ramesside regroupe les XIXe ET XXe dynastie et marque la fin du
Nouvel Empire.
 Cette période glorieuse se caractérise par une domination égyptienne sur le
poche orient et la Nubie, une économie prospère et un art florissant. Cet art se
distingue et celui de la XVIIIe dynastie par une surcharge de la décoration et
par un gout prononcé pour le monumental: des temples grandioses s’élèvent,
parmi lesquels Abou Simbel, le Ramesseum et Medinet Habou, ainsi qu’une
nouvelle capitale- Pi Ramsès- dans le Delta.
 Pi- Ramsès; actuelle Qantir, Est du Delta. Vers 1300av av J-C l’assèchement du
Nil provoque son abandon à la fin du Nouvel Empire. (Tanis- nouvelle capitale)
 Les derniers Ramsès n’arrivent pas à maintenir le royaume égyptien, qui ne
résiste pas aux ambitions de certains fonctionnaires.
 L’Egypte entre alors dans une nouvelle période de troubles, la troisième 03
période intermédiaire.
LE SITE D’ABOU SIMBEL -1255 AV J-C
 Le site Abou Simbel, inauguré vers 1255av J-C, fut aménagé par Ramsès II
pour marquer avec éclat sa possession de la Nubie. Face au Nil, deux temples
rupestres ou spéos sont creusés dans la paroi rocheuse. Le grand temple, celui
du Sud, est consacré à la fois à Ré-Horakhty, à Amon et à Ramsès.
 Quarte statues colossales du roi, haute de 20m et taillées directement dans la
roche, encadrent l’entrée. Celle-ci est parfaitement orientée vers l’Est, ce qui
permet au soleil levant, lorsque ces rayons atteignent le fond du sanctuaire, de
prendre possession du lieu.
 Dans la première salle dite hypostyle, d’autre grandes statues de roi sont
adossées contre des piliers.
 Ramsès II a dédié le petit temple du Nord avec ces statues alternées de la reine
et du roi, à son épouse Néfertari et à la déesse Hathor( déesse de la joie et de
l'amour).
 Ces monuments ont du être démontés et déplacés pour échapper à la submersion
de la Nubie par les eaux du lac Nasser.
Abou Simbel : le grand temple de Ramsès II. L’intérieur. Lithographie en couleurs, D.
Roberts, Egypt and Nubia, Londres, 1846-1849. (Site Egypte antique)

Abou Simbel : vue générale du site


Abou Simbel : le petite temple de Nefertari et
Hator. La façade. (Site Egypte antique)
LE TEMPLE D’ABOU SIMBEL

le grand temple de Ramsès II.


Piliers osiriaques de la cour.
PALAIS
 Per-Aâ signifie en égyptien « grande maison » un terme qui s’applique
au palais royal mais aussi à celui qui l’habite , le pharaon.
 De ces résidences luxueuses, il ne reste malheureusement presque rien.
Construites en brique crue et en bois, avec parfois des montants de porte
en pierre, ces bâtisses étaient fragiles.
 Seuls les vestiges du palais d’Aménophis III à Malqata (rive gauche de
Thèbes) sont reconnaissable ainsi que ceux de Ramsès III à Medinet
Habou.
TEMPLE-PALAIS
MEDINET HABOU ET TEMPLE DES MILLIONS D’ANNÉES
 À partir du Moyen Empire, les souverains égyptiens installés à Thèbes
font bâtir leur tombeau et leur temple funéraire au pied de la montagne
thébaine sur la rive occidentale du Nil, sur le site de Madinet Habou
 L’ensemble le plus important reste le grand « temple des millions
d’année » (temple voué au culte du roi), que Ramsès III fait construit en
enveloppant dans son enceinte les édifices antérieurs.
 Souvent appelés à tort temple funéraire, car un temple de millions
d'années n'est pas destiné à servir de sépulture, le terme est en réalité en
ancien égyptien « Château de millions d'années ».
LES TEMPLES DES MILLIONS D'ANNÉES

Temple de Ramesséum.

Vue générale du temple-madinet


Habou
Photo de Marie Grillot - Avril 2008
Le migdol, enceinte fortifiée de medinet habou.
LA CONSTRUCTION DES PYRAMIDES
 La nom de ce monument funéraire vient du grec pyramis qui désigne un gâteau en forme
de cône. En raison de leur forme qui surtout de leur gigantisme , ces édifices sont depuis
toujours représentatifs de la civilisation égyptienne.
 C’est sous l’Ancien empire que le roi Djézer charge son architecte Imhotep de bâtir la
toute première pyramide sur le plateau de Saqqarah.
 Les pyramides de ces successeurs conservent la même disposition en gradins jusqu’à ce
que le souverain Snéfrou (Ive dynastie) fasse transformé la pyramide de Meidoum
conçue avec des degrés en pyramide à pentes lisses.
 C’est cet aspect que prendront désormais les pyramides des pharaons.
 Trente-sept (37) pyramides de rois ont été identifiées-dont celles de Snéfrou à Dahchour,
de Khéops, de Khéphren et de Mykérinos à Giza- auxquelles on peut ajouter les
pyramides satellites et les pyramides de reines, dont beaucoup n’ont pas été retrouvées.
 Une fois décidés de l’emplacement et l’orientation du tombeau- chaque coté doit faire
face à l’un des quatre points cardinaux- la construction de la pyramide peut commencer
 Les dernières pyramides monumentales sont élevées par les souverains du moyen empire
durant le XIIe et XIIIe dynasties. Les rois de la XVIIe dynastie se font élevér à Thèbes
des petites pyramides de briques.
LES PYRAMIDES DE GIZEH
 La plus grande pyramide est celle de Khéops (Koufou), second pharaon de la IVe
dynastie (2550–2526), avec ses 146 mètres de haut et ses 233 mètres à la base.
 La seconde pyramide, celle de Khephren (Khafrê), fils du précédent (2526–2493), est
moins haute mais bâtie sur un site plus élevé. Elle mesure 136 mètres de haut pour 210
mètres à la base. Quant à la troisième, celle de Mykérinos, (2493-2473), sa hauteur est
plus modeste (66 mètres pour une base de 108 mètres).
 À l'origine, les pyramides étaient recouvertes de calcaire sur lequel se reflétaient les
rayons du soleil, mais ces blocs furent réutilisés au fil du temps pour la construction des
agglomérations proches.
 Contrairement aux pyramides plus anciennes, les couloirs d'accès traversent la masse de
la pyramide pour accéder aux chambres funéraires, aménagées elles-mêmes à une
hauteur plus ou moins élevée. À leurs pieds, les pharaons développent de magnifiques
complexes funéraires, avec mastabas, temples du bas, petites pyramides, caveaux à
barques... Gardien de l’ensemble, le sphinx, lion à tête de Pharaon, attribué à Kephren,
veille le long de la chaussée entre les temples haut et bas de sa pyramide.
 Ces cathédrales de l'Antiquité expriment la foi des égyptiens en leurs dieux et permettent
à pharaon de trouver le chemin de l'Occident, de l'Éternité.
L’INTÉRIEUR DE PYRAMIDE
L’ARCHITECTURE CIVILE

 Maison: c’est grâce à l’exceptionnelle conservation de Deir El Médineh, la cité


des ouvriers de la vallées de roi, que l’on connait la maison égyptienne
populaire. On y pénètre par une pièce de réception légèrement enterrée (1),
conçue probablement ainsi pour bénéficier d’une bonne isolation thermique.
Puis on passe dans une pièce commune(2) la plus vaste de la maison, dont le
plafond est soutenu par une ou deux colonnes de bois.
 Une banquette de maçonnerie revêtue de nattes ou de coussins compose le
mobilier.
 Dans certain maison un escalier part d’une pièce pour desservir une petite cave
(cellier) où est entreposée la nourritures.
 On trouve ensuite une chambre d’où l’on accède à une cuisine.
LES COLONNES
 Les Égyptiens ont été les premiers à utiliser des colonnes. La plupart de leurs constructions
étaient en toiture plate, soutenues par des colonnes. La plupart du temps, ces colonnes
étaient gravées.
 De forme particulière, les colonnes égyptiennes présentent un socle arrondi vers le haut, un
fût représentant une tige florale plus ou moins stylisée et un chapiteau.
 Cependant d'autres types existent, comme les colonnes fasciculées, aux nombreuses faces.
 On distingue plusieurs types de chapiteaux :
 le chapiteau palmiforme est, comme son nom l'indique, à forme de palmes qui s'élargissent
en hauteur.
 le chapiteau papyriforme représente une fleur de papyrus à bouton ouvert ou fermé.
 le chapiteau composite. Apparu principalement pendant la période ptolémaïque, il se
compose de différents éléments d'origine différente. D'une très grande diversité, il permet à
certaines salles hypostyles de posséder des chapiteaux tous différents.
Chapiteau palmiforme
Chapiteaux divers dans la cour du temple d'Edfou
LES PILIERS

 Associé au registre funéraire, le pilier est un élément à base


carrée utilisé par les Égyptiens dès l'Ancien Empire et dont
l'usage tend à disparaître à l'époque ptolémaïque.
 Propice par ses faces planes à l'écriture et à la gravure de
scènes, le pilier est bien souvent un élément important de
l'iconographie d'un monument.
 On distingue plusieurs types de piliers :
 le pilier simple, de forme oblongue (élancée);
 le pilier osiriaque, dont une des faces est couverte par une
statue du roi en Osiris ; Piliers de certains temples égyptiens,
ornés sur leur face antérieure de statues colossales représentant
le pharaon sous la forme d'Osiris.
 le pilier hathorique présentant une tête de la déesse Hathor à
son sommet.
PILIERS OSIRIAQUES À KARNAK

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