Larchitecture Egyptienne
Larchitecture Egyptienne
DE L’ARCHITECTURE
Cours N: 3
L’ARCHITECTURE ÉGYPTIENNE.
Chargée du module:
METATHA Soumia
LA NAISSANCE DE L’EGYPTE
TOUT COMMENCE EN 4000ANS A-J-C.
L’Egypte sort de la préhistoire.
Des communautés sédentaires se fixent dans
la vallée du Nil.
Deux royaumes s’établissent: la haute et la
basse Egypte.
La vallée de la haute Egypte située an Sud
était formée d’une mince bande de terres
cultivables autour du Nil (reste était un désert
inhabitable).
Au Nord se trouvait le Delta, la basse Egypte,
un triangle marécageux ou poussait le
papyrus.
GÉOGRAPHIE ET FRONTIÈRE
Les frontières « traditionnelles » de l'Égypte antique sont assez
semblables aux frontières de l'Égypte moderne.
Ainsi, dans l'Ancien Empire, le pays est délimité au Nord par la mer
Méditerranée, au Sud par le Nil, à l‘Ouest par le désert libyque et à l‘Est
par la mer Rouge et le désert du Sinaï.
Ce sont principalement les frontières Sud avec la Nubie et Nord-Ouest
qui ont fluctué au cours des siècles.
L'Égypte a, à certaines époques, étendu son influence jusqu'en Haute-
Nubie alors qu'en Asie Mineure, son influence atteindra l'Amourrou (en
Syrie) au Nord et les bords de l'Euphrate à l‘Est.
La domination égyptienne en syro-palestine sera toujours de courte
durée et dépassera rarement la Palestine.
Durant les périodes intermédiaires, le pays se morcelle et les pharaons
règnent parfois sur de petits royaumes.
LA CARTE
L’ Egypte se trouve au
Nord-est de l’Afrique.
La première capitale de
l’Egypte et la plus durable
a été Memphis, située
quelques kilomètres au
sud-est du Caire, prés de
l’endroit où la vallée du
Nil devient Delta.
CHRONOLOGIE
Époque prédynastique 4000-3100AV.J-C (Nagada )
Les tribus dispersées qui peuplent l’Egypte forment deux groupes distincts dans le Nord et dans le
Sud.
Époque Thinite 3100-2700 AV J-C: Le pharaon Narmer unifie le pays
Elle correspond à la mise en place des fondements de la civilisation égyptienne.
-établissant leur capitale à Memphis (Saqqara);
-1ére et 2eme Dynastie: Grandes Mastabas (édifice funéraire) en argile et premières
constructions en pierre pour l’architecture sacrée ;
Ancien Empire 2700-2200 AV.J-C: elle est considérée comme l’ âge d’or de la civilisation
égyptienne . Marquée par l’édification des premières pyramides et l’ouverture commerciales
de l’Egypte à d’autres pays.
(3eme et 6eme Dynastie): Construction des pyramides Culte de Ré (Roi soleil)Temple solaire.
1ére période intermédiaire 2200-2055 AV.J-C: marquée par la guerre civile.
Moyen Empire 2055-1650 AV.J-C: réunifiée et renforcée , l’Egypte étend son territoire et
son influence culturelle sur le Proche orient et la Nubie (la sculpture de reliefs)
(12 ème Dynastie): construction de temple ( Karnak)
2ème période intermédiaire 1710-1550 AV.J-C: la première invasion étrangère.
aux XIIIe et XIVe dynasties, les colons asiatiques prennent peu à peu le contrôle de la région du
Delta pour finalement monter sur le trône d'Égypte, sous le nom d'Hyksôs
CHRONOLOGIE
Nouvel Empire 1550-1070 AV.J-C: étendent l'influence des pharaons en Syrie et en
Nubie
très riche sur le plan artistique, le succès de ses expéditions commerciales, plusieurs temple
mortuaire élégant (Abou Simbel) apogée de la peinture murale , des
obélisques colossales et développement des grands programmes de construction
(Karnak, Louxor, Thèbes,…)
Compte les pharaons d’Egypte les plus célèbres (Ahmosis, Thoutmosis I-II-, Hatchepsout,
Akhenaton, Toutankhamon, Ramsès I et II,…..)
3ème période intermédiaire 1070-715 AV.J-C: cette période marque le début du déclin
de la civilisation égyptienne.
Autour de -730, les Libyens de l'ouest provoquent la fracture de l'unité politique égyptienne.
Entre -671 et -667, les Assyriens entament les hostilités contre l'Égypte.
Basse époque 715-332 AV.J-C: cette période d’invasions étrangères aboutit à la
disparition des dynasties égyptienne. Quelques rois tentent le renaissance culturelle et
artistique.
À la suite de son annexion par la Perse, l'Égypte rejoint Chypre et la Phénicie dans l'empire
perse achéménide.
CHRONOLOGIE
Dynastie ptolémaïque ou lagide 332-30 AV.J-C: c’est l’époque grecque.
Alexandre le grand libérateur, L'administration établie par les successeurs d'Alexandre,
les Lagides ou Ptolémées, est basée sur un modèle égyptien dont la nouvelle capitale
est Alexandrie.
Alexandrie, la nouvelle capitale devient un carrefour culturel et commercial.
L’Egypte n’est plus indépendante politiquement, mais elle conserve son identité.
Certaines traditions fusionnent.
Époque romaine 30 AV.J-C- 395 AP. J-C: la domination romaine marque la fin de la
civilisation égyptienne.
le christianisme s'enracine à Alexandrie sous la forme d'un culte alternatif accepté.
En 391, l'empereur chrétien Théodose présente une loi qui interdit les rites païens et ferme
les temples
Les temples sont d'ailleurs parfois transformés en églises ou abandonnés dans le désert
L'étendue de l'Égypte antique à son apogée territoriale.
ORGANISATION
Le territoire égyptien était découpé en régions administratives,
les nomes, qui étaient gouvernés, au nom de pharaon, par
des nomarques. Simples divisions administratives en temps
normal, les nomes gagnaient en autonomie quand le pouvoir
central faiblissait. Durant les périodes intermédiaires, ils
pouvaient se transformer en principautés indépendantes. La
taille et le nombre des nomes a varié durant l'Antiquité
égyptienne mais les principaux pôles sont restés relativement
stables.
Le terme grec nome (de nomoi = district) désigne une division
territoriale de l’Égypte. Les Égyptiens utilisaient le terme sepat.
Les nomes (de 38 à 42 selon les époques) disposaient d’un
emblème, d’une capitale et d’une divinité tutélaire.
LES NOMES
Nomes de Basse-Égypte
Nomes de Haute-Égypte
L’ORGANISATION POLITIQUE ET SOCIALE
L'Égypte antique est une
monarchie théocratique
(souveraineté et divine)
La société égyptienne est très
stratifiée et le statut social de chaque
individu est expressément affiché.
Les temples constituent l'épine
dorsale de l'économie égyptienne.
Les Égyptiens de
l'Antiquité considèrent les hommes
et les femmes comme égaux devant
la loi, quelle que soit la classe
sociale.
HIÉROGLYPHES
Hiéroglyphes liés aux constructions.
Ils ont été déchiffrés pour la première fois au XIXème siècle par l’égyptologue
Jean-François Champollion grâce à la pierre de rosette.
Jean-François Champollion
la pierre de rosette.
- CARACTÉRISTIQUES :
Les caractéristiques de l’Égypte se traduisent dans la
construction égyptienne de telle:
Principe de l’oasis clos.
L’ordre orthogonale
L’axe terrestre (le Nil).
L’axe céleste (la course du soleil)
La masse mégalithique durable.
La géométrie, base de l’architecture, appliquée d’une
manière logique et pure.
Construction axiale-symétrique.
MATÉRIAUX DE CONSTRUCTION
: 1- Matériaux dégradables : pour les palais et les maisons:
bois, paille, et brique.
2- Matériaux durables : pour l’architecture funéraire (
concept de la masse mégalithique durable) construction avec
les grandes pierres (ex: Granit).
Les matériaux les plus souvent employés sont :
L’ARCHITECTURE ÉGYPTIENNE.
-SUITE -
Chargée du module:
METATHA Soumia
URBANISME/ CITÉS
Ville: bien qu’il reste peu de vestiges, il y aurait eu une centaine
de ville entre la méditerranée et la 1ere cataracte, toutes érigées sur
des buttes à l’abri des crues du Nil.
Des ruelles tortueuses, des multiples échoppes et des maisons collées
les unes aux autres avec une architecture sommaire. Bâties en
briques d’argile crue.
La ville d’Amarna érigée vers 1350 av. J-C par Akhénaton est la
seule cité d’Egypte à avoir un plan d’urbanisme régulier.
Ville des pyramides: durant l’ancien Empire, sont crées au pied
des chantier des grandes pyramides, des agglomérations destinées
à loger ouvriers et artisans (ex: Deir El Médineh).
Ces villes prennent le nom du roi et du tombeau en construction.
Soulié D. (2002), p.687 Les déterminatifs son des signes qui ne servent qu’à «préciser visuellement le sens des mots auxquels
ils sont joints» [Grandet P., Mathieu B. (2003) p. 13], ils ne possèdent pas de valeur phonétique
CRITÈRES DE DÉFINITION
Afin de palier à la difficulté d’utiliser les critères modernes de définition
de la ville, les égyptologues s’accordent sur les propriétés suivantes;
l’agglomération doit :
- posséder une enceinte ou une protection fortifiée ;
- abriter entre ses murs un temple ou un sanctuaire ;
- disposer d’un encadrement administratif qui lui est propre ;
- être un centre d’échanges locaux ;
- disposer d’un certain éventail d’activités
- être dotée d’une population suffisante.
Les égyptologues sont ainsi parvenus à appliquer une définition du
concept de ville aux agglomérations de l’Égypte Ancienne.
Cela dit cette notion n’est pas non plus étrangère à la langue des anciens
égyptiens. Soulié D. (2002).
NOTION DE VILLE
Quoiqu’il en soit, le système d’écriture hiéroglyphique fixe la notion
d’agglomération avec un déterminatif figurant deux routes se croisant à
angle droit ( figure ci-dessous). Il est défini comme représentant un plan de
ville et détermine les mots en rapport avec l’agglomération, le pays ou
la région. Plus que la diversité des mots utilisés dans la langue égyptienne,
ce hiéroglyphe marque dans l’écriture l’idée même de la ville et de
l’urbanisme : deux routes, deux espaces publics, qui se croisent.
Il semble donc que pour l’égyptien, la ville soit avant tout un lieu de
rencontre, où des personnes issues de chemins différents peuvent partager
un même espace : on en revient à la définition de François Choay pour qui
la ville naît des besoins d’interactions des gens.
VILLE/ AGGLOMÉRATION / CITÉ
La ville en Égypte Ancienne semble donc insaisissable.
Les concepts modernes se révèlent inappropriés pour en
étudier l’organisation ou la conception. Pour utiliser les mots «ville» et
«urbanisme», il nous a fallu avoir recours à des définitions plus
généralistes que celles employées habituellement.
Lewis Mumford ( historien américain) a rencontré le même problème
lorsque, tentant de calquer l’idée de «cité» sur la civilisation égyptienne,
il se heurte à une incompatibilité des concepts.
Il en vient à la réflexion suivante : «La définition même de la cité paraît
alors devoir être remise en question. Une population nombreuse,
l’habitat resserré ,le mur d’enceinte sont des caractéristiques fortuites et
non essentielles de la ville [...]. La cité est moins une addition de
constructions qu’un système complexe de relations et de fonctions ; pas
seulement une concentration de pouvoir mais un centre où s’élabore et
d’où rayonne la culture» Mumford L. (1989),p. 105. Sur ce dernier
point, l’existence de la ville égyptienne ne fait aucun doute
LES DIEUX ET
LES VILLES D’EGYPTE
Ancien Empire
Reconstitution du
mastaba Saqqarah (Ire dynastie) Pyramide de Meïdoum
Pyramides de Dahchour- rhomboidale
DE MASTABAS AUX PYRAMIDES
COMPLEXE FUNÉRAIRE DE DJÉSER, SAQQARAH
Complexe funéraire du roi Djéser comprenant la pyramide à degrés et l'entrée de l'enceinte, vers
2650 av. J.-C., IIIe dynastie, Ancien Empire. Saqqarah, Égypte. Architecte: Imhotep.
Crédits : The Bridgeman Art Library/ Getty
Saqqara : l’ensemble
funéraire du pharaon
de la IIIè dynastie
Djoser Neterietket
(2667-2648 av.J-C)
avec se célèbre
pyramide à degrés.
EGYPTE : LA NÉCROPOLE DE SAQQARA
1-LA PYRAMIDE:
Sans doute le premier monument en pierre connu à ce jour, la pyramide à degrés de Djéser, second roi de
la IIIè dynastie, fut bâtie dans le souci d'atteindre la perfection éternelle.
Elle s'élève à 64m au dessus des sables en une succession de 6 ressauts.
Imhotep, architecte, prêtre, médecin et ministre du pharaon, construit dans un premier temps un mastaba,
sur lequel il édifie une première pyramide de quatre degrés, puis une deuxième de deux. La sépulture,
creusée dans la roche, sera enfouie sous terre. Les appartements royaux seront situés à 28 mètres de
profondeur et le caveau de granit à 33 mètres. L'originalité de cette chambre réside dans le fait qu'elle est
carrée et non rectangulaire comme le sont généralement ce genre de monuments.
L'accès se fait par un puits vertical. D'autres galeries conduisent à la chambre de la Reine et à la chambre
des enfants.
Les profondeurs de la pyramide recèlent encore de nombreuses galeries et des caveaux creusés dans le roc,
des chambres funéraires dont les murs sont recouverts de faïence bleue et de bas-reliefs à l'image du roi.
La pyramide, de forme rectangulaire, mesure à l'origine 123 mètres sur 107.
Son sommet était couronné par une terrasse.
Les plaques de calcaire qui recouvraient l'édifice ont disparu.
A l'origine, une enceinte à redans de (550 x 275m) de pourtour délimitait le complexe funéraire.
EGYPTE : LA NÉCROPOLE DE SAQQARA
2-LA PETITE SALLE HYPOSTYLE
Petite salle Hypostyle : Le couloir bordé de deux rangées de vingt colonnes
fasciculées débouche sur une petite salle hypostyle, qui donne accès à une
grande cour orientée nord-sud, séparant la pyramide du cénotaphe méridional
3- La colonnade d’entrée
frise de « khakerou
stèle fausse porte surmontée d’un simulacre de natte dans une paroi
de faïence bleue. Temple Sud du complexe maison du Sud. Niche de culte.
L’ENCEINTE
L’une des plus belle et plus anciennes enceintes d’Egypte est celle que le roi Djéser fit bâtir
en pierre autour de son grand complexe funéraire de Saqqara, reproduisant l’enceinte de
brique cures de la ville de Memphis.
En Egypte, par ailleurs, tout lieu sacré est délimité par un mur destiné à isoler le sanctuaire
qui n’est accessible qu’au membre de clergé et au personnel chargé de l’entretien.
Contrairement à d’autre temples (grecs, romains) le temple égyptien n’est pas bâti au milieu
de la ville, sur une place ou un carrefour, il est isolé par un mur imposant qui le rend souvent
invisible au commun mortels, de même pour les pyramides.
L'enceinte est dotée de quatorze fausses portes, réservées à la force vitale du pharaon (Kâ) qui
pouvait les emprunter, et d'une porte réelle, qui donne accès à la cour méridionale à travers
une salle hypostyle et un vestibule.
L'enceinte à redans est un type de mur de soutènement typique de l'art de l'Ancien Empire
égyptien destiné à réduire la poussée par arc-boutement entre deux contreforts. Ce mur de
brique crue ou de pierre comporte des ressauts de maçonnerie, appelés redans, inclus dans la
construction des façade ou des enceintes.
L’enceinte du roi Djéser à Saqquarah
SITE DE L’ANCIENNE ÉGYPTE -KARNAK
SITE DE L’ANCIENNE ÉGYPTE -KARNAK
Karnak est composé de quatre sanctuaires entourés de murs de briques crues et de plusieurs temples
extérieurs dédiés à des dieux moins importants ou mieux représentés dans d’autres lieux. Ces quatre
domaines sont celui d’Amon, le plus vaste, celui de Montou, celui de Mout et celui d’Aton
KARNAK : LE SANCTUAIRE D’AMON
KARNAK : LE SANCTUAIRE D’AMON
L’enceinte du grand temple d’Amon est un immense quadrilatère orienté sud-est nord-ouest, dont les
murs, épais de 8m, font 2 400m de pourtour et sont percés de huit entrées, dont trois à l’ouest.
Cette enceinte renferme le « domaine d’Amon »
Orienté selon deux axes orthogonaux, le site reflète la conception fondamentale que les Égyptiens se
font de l'ordre du monde.
L'axe nord-sud est l’axe terrestre qui correspond au cours du Nil, et l'axe est-ouest un l’axe céleste
qui répond à la course quotidienne du soleil, second principe vivificateur de la terre d'Égypte.
Devant l'entrée du temple se trouvait autrefois un plan d'eau relié au Nil : c'est par là qu'arrivaient les
matériaux nécessaires à l'agrandissement du temple, et de là en partaient les barques sacrées pour
rejoindre le temple de Louxor.
On accède à l'entrée principale, donnant sur le Nil par une allée bordée de quarante sphinx à têtes de
béliers (Cryosphinx) tenant entre les pattes antérieures une statuette représentant le pharaon.
Le bélier est l'un des animaux sacrés d'Amon.
KARNAK : LE SANCTUAIRE D’AMON
L'ancien temple, édifié sous le Moyen Empire, fut agrandi et disparu totalement au fil des
transformations.
Il se trouvait à l'emplacement du quatrième pylône construit sous Thoutmès I.
La reine Hatshepsout fit construire une chapelle pour la barque sacrée, mais il n'en reste rien,
Thoutmès III l’ayant fait détruire après la mort de la reine et remplacer par un édifice en
granit.
On lui doit aussi la « salle des fêtes » ainsi que les temples de Ptah et d'Apet.
Aménophis III fut le créateur du troisième pylône, édifice imposant devant lequel se dresse
une colonnade et une allée de sphinx.
Entre le troisième et le second pylône construits sous Horemheb et achevés par Ramsès II se
trouve la salle hypostyle, considérée comme une des plus belles réalisations architecturales du
monde, entreprise sous Ramsès I, fondateur de la XIXè dynastie. Elle mesure 102m de long et
53m de large et comporte 122 colonnes de 14,70m de haut réparties en 9 alignements, plus 14
colonnes (dont 2 ont disparu) bordant l'allée centrale et construites sous le règne
d'Aménophis III. Ces colonnes qui mesurent 22,40m de haut pour un diamètre de 9,90m,
présentent au sommet un chapiteau papyriforme. Murs et colonnes sont gravés de scènes
d'offrandes à Amon et autres dieux de Karnak.
KARNAK : LE SANCTUAIRE D’AMON
Le premier pylône (le dernier construit) date du règne de Nectanebo I, et
ne sera jamais achevé. A sa gauche un petit édifice bâti par Séti II.
A Karnak, comme ailleurs en Egypte, il était courant de voir un Pharaon
ordonner le démantèlement d'un édifice construit par l'un de ses
prédécesseurs pour en ériger un autre. Cette pratique permit aux
égyptologues de mettre à jour des monuments enfouis lors de ces
démantèlements. La « chapelle blanche » de Sésostris I et le sanctuaire
qui servait d'abri à la barque d'albâtre d'Aménophis I furent découverts
de cette manière.
Thoutmès III fut l'un des principaux bâtisseurs du sanctuaire d'Amon
à Karnak et particulièrement de la salle des fêtes « Akh-menou » : C'est
un édifice de 44m de long sur 17m de profondeur se composant d'un
péristyle à trente-deux pilastres et de deux rangées de colonnes
soutenant le plafond. A l'extrémité nord se trouvent trois chapelles
dédiées à la triade thébaine et un sanctuaire dédié à Ré
LE PYLÔNE
Les Grecs ont baptisé de ce nom (signifiant –
portail-) le double mur massif aux parois
inclinées qui encadre la porte d’entrée des
temples.
Chacun de ces deux murs est appelé môle.
Les pylônes ne sont pas des murs massifs pleins
ils renferment des escaliers conduisent à la
terrasse.
une construction monumentale formée de deux
tours à base rectangulaire surmontées
d'un linteau, entourant une porte d’entrée dans
les temples égyptiens.
À l'extérieur, des renfoncements permettaient de
planter d’immenses mâts à l’extrémité desquels
flottaient des oriflammes, annonçant de loin la
présence de la maison divine.
Précédé de statues colossales du roi et
d'obélisques, il ouvre sur une cour à portique qui
constitue la partie publique du temple. Cette
esplanade est la seule zone accessible à la foule
lors des processions car le sanctuaire proprement
dit leur est interdit.
LES TEMPLS ÉGYPTIEN
Le temple est la maison du dieu : il est bâti en pierre et son architecture
suit des règles très précises.
Les plus beaux vestiges sont les sites de Karnak et Louxor près de
Thèbes , sur la rive droite du Nil et les temples funéraires qui leur font
face de l'autre côté du fleuve (temples de la vallée des Rois et de la
vallée des Reines ) ainsi que les temples funéraires d'Abydos .
A l'époque du Nouvel Empire la civilisation égyptienne s'est répandue
en Nubie. Le plus beau des temples de Nubie est sans nul doute
celui d'Abou-Simbel (construit par Ramsès II).
De l'époque ptolémaïque ( à partir de la conquête d'Alexandre Le Grand
jusqu'à la conquête des Romains) datent les temples les mieux
conservés et les plus beaux de l'ancienne Egypte :
Edfou , Denderah , Philae , Kôm-Ombo sont les plus célèbres.
EGYPTE ANTIQUE
LES TEMPLES
Les temples égyptiens sont tous bâtis sur le même schéma , du premier
pylône jusqu'au sanctuaire. En franchissant le mur d'enceinte au premier
pylône, on retrouve une grande cour, un second pylône, une seconde cour
plus petite, puis on pénètre dans la salle hypostyle vers le sanctuaire (Naos).
Au fur et à mesure de cette progression, on constate que le sol s'élève et que
le ciel s'abaisse, tout se réduit jusqu'à la chapelle qui est la plus petite des
pièces, là où se trouve le dieu
LES TEMPLES; DIVIN-FUNÉRAIRE-SOLAIRE
On donne le nom de temple divin aux sanctuaires élevés en hommage à
un dieu, pour les distinguer des « temples funéraires » ou « temples des
millions d’années» (Ramesseum) consacrés à la vénération d’un roi
devenu lui-même un dieu.
Apparu au début du Nouvel Empire, perdure jusqu’à la fin de l’histoire
égyptienne.
Le temple du dieu Khonsou dans l’enceinte du grand sanctuaire d’Amon
à Karnak, offre l’exemple le plus caractéristique et le mieux conservé.
Certains sanctuaires, toutefois, ont des dispositions différentes et
uniques; dans le temple d’Abydos, consacré à sept dieux, les statues sont
dressées dans sept chapelles occupant le fond de la grande salle
hypostyle.
Celui de Kom Ombo possède deux naos
Le temple solaire du roi Akhenaton dans lesquels les salles obscures
n’existent pas et sont remplacées par des cours, car les rayons de soleil
doivent parvenir partout.
TEMPLE DIVIN- KHONSOU
ABYDOS / CÉNOTAPHE
Par ce mots signifiant « tombeau vide », les Grecs désignent les
monuments funéraires élevés à la mémoire d’un défunt enterré dans une
autre sépulture.
Le cénotaphe ne renferme donc aucun corps, mais il peut abriter du
mobilier funéraire.
Plusieurs rois d’Egypte des premières dynasties ont eu un cénotaphe à
Abydos- c’est leur tombeau du Sud- et un tombeau à Saqquarah.
Abydos est un sanctuaire ancien situé à 150km au Nord de Louxor
(Thèbes).
Vers 1200 av J-C, Abydos devient le grand sanctuaire d’Osiris. En 1290
av J-C; Séthi Ier, père de Ramsès II, y fait construire deux édifices
extraordinaires; le temple funéraire dédier à six divinités et à lui-même;
et un énorme et étrange cénotaphe souterrain nommé l’Osireion.
LE TEMPLE DE SÉTHY 1ER À ABYDOS
L'OSIREION D'ABYDOS
1
TEMPLE SOLAIRE
Sur le plateau désertique de la rive gauche du Nil, au nord de saqqara,
Ouserkaf, premier roi de la Ve dynastie, fait édifier un temple au dieu Rê
Après lui cinq autres rois de la même dynastie feront bâtir des
sanctuaires semblables entre Bousir et Abou Gourab, celui de Niouserrê
étant le mieux conservé. Une chaussée montante relie le temple de la
vallée et le temple haut cerné d’un mur de clôture. Ce mur délimite un
espace découvert sur lequel est élevé, au lieu d’une pyramide, un gros
mastaba de pierre servant de socle à un obélisque trapu (massif).
ÉPOQUE RAMESSIDES-
Du nom des Ramsès qui gouvernent l’Egypte entre 1295-1070 av .J-C),
l’époque Ramesside regroupe les XIXe ET XXe dynastie et marque la fin du
Nouvel Empire.
Cette période glorieuse se caractérise par une domination égyptienne sur le
poche orient et la Nubie, une économie prospère et un art florissant. Cet art se
distingue et celui de la XVIIIe dynastie par une surcharge de la décoration et
par un gout prononcé pour le monumental: des temples grandioses s’élèvent,
parmi lesquels Abou Simbel, le Ramesseum et Medinet Habou, ainsi qu’une
nouvelle capitale- Pi Ramsès- dans le Delta.
Pi- Ramsès; actuelle Qantir, Est du Delta. Vers 1300av av J-C l’assèchement du
Nil provoque son abandon à la fin du Nouvel Empire. (Tanis- nouvelle capitale)
Les derniers Ramsès n’arrivent pas à maintenir le royaume égyptien, qui ne
résiste pas aux ambitions de certains fonctionnaires.
L’Egypte entre alors dans une nouvelle période de troubles, la troisième 03
période intermédiaire.
LE SITE D’ABOU SIMBEL -1255 AV J-C
Le site Abou Simbel, inauguré vers 1255av J-C, fut aménagé par Ramsès II
pour marquer avec éclat sa possession de la Nubie. Face au Nil, deux temples
rupestres ou spéos sont creusés dans la paroi rocheuse. Le grand temple, celui
du Sud, est consacré à la fois à Ré-Horakhty, à Amon et à Ramsès.
Quarte statues colossales du roi, haute de 20m et taillées directement dans la
roche, encadrent l’entrée. Celle-ci est parfaitement orientée vers l’Est, ce qui
permet au soleil levant, lorsque ces rayons atteignent le fond du sanctuaire, de
prendre possession du lieu.
Dans la première salle dite hypostyle, d’autre grandes statues de roi sont
adossées contre des piliers.
Ramsès II a dédié le petit temple du Nord avec ces statues alternées de la reine
et du roi, à son épouse Néfertari et à la déesse Hathor( déesse de la joie et de
l'amour).
Ces monuments ont du être démontés et déplacés pour échapper à la submersion
de la Nubie par les eaux du lac Nasser.
Abou Simbel : le grand temple de Ramsès II. L’intérieur. Lithographie en couleurs, D.
Roberts, Egypt and Nubia, Londres, 1846-1849. (Site Egypte antique)
Temple de Ramesséum.