Guide Elementaire 2024 03 21 PDF 38700
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ÉCOLE
ÉLÉMENTAIRE
Construction - Rénovation - Aménagement - Equipement
TABLE
DES MATIÈRES
ECOLE ELEMENTAIRE NOTICES TECHNIQUES
• L’introduction présente les enjeux et propose des • Le livret «Ouverture sur le territoire» aborde les re-
principes d’organisation spatiale et de dimensionne- lations qu’entretiennent les écoles et établissements
ment des écoles et établissements scolaires. scolaires avec les territoires dans lesquels ils s’ins-
• Les fiches espaces déclinent les usages, listent des crivent. Y sont notamment développés les enjeux
points de vigilance et proposent des solutions de de la mutualisation des équipements, de l’approche
construction et d’aménagement en recherchant une éducative globale et de l’intégration architecturale de
continuité et une cohérence tout au long de la scolari- l’École.
té des élèves. • Les livrets de conduite de projet proposent une mé-
• Les notices techniques présentent les enjeux et les thode à suivre pour le bon déroulement d’un projet
solutions des principales thématiques : acoustique, de bâti scolaire. Un premier livret explore le cas d’opé-
ventilation, confort thermique, éclairage, numérique, rations complexes, qu’il s’agisse de constructions
matériaux et couleurs, signalétique et orientation, sé- neuves ou de réhabilitations lourdes. Le second dé-
curité et accessibilité. cline cette méthode pour des projets de réaménage-
ment d’espaces existants.
Le bâti scolaire en France représente 157 millions de m², soit près de 30% du
patrimoine public, et accueille plus de 12 millions d’élèves. L’adaptation de ce
patrimoine est nécessaire, pour accompagner les évolutions démographiques et
sociologiques, et s’inscrire dans la transition écologique. La construction, mais
aussi -et surtout- la rénovation et l’aménagement de ces équipements scolaires
sont ainsi soumis à des enjeux forts.
LE
BÂTI SCOLAIRE
EN CHIFFRES
Pour
12 millions 50 130
écoles
7 230
collèges
4 150
lycées
d’élèves
Le bâti scolaire
3,7 Md€ représente
par les communes
soit 74€/m2 30%
du patrimoine
Investissement
2,7 Md€ annuel des collectivités
public
8,3 Md€
par les régions
soit 66€/m2
Surface de plancher de 157 MILLIONS de m2
1,9 Md€
par les départements
soit 49€/m2
56 49 52
millions de m2 millions de m2 millions de m2
pour les écoles pour les collèges pour les lycées
Un ancrage et
une ouverture
sur le territoire
Des écoles et
établissements • Refléter les principes de l’école républicaine
• Tenir compte du contexte socio-
inscrits dans la démographique et architectural local
transition écologique • Favoriser le partage et l’ouverture des
équipements, notamment sportifs et
culturels, en dehors des temps scolaires
L’élève
Inscrite dans
la transition écologique
À l’école maternelle, le processus d’autonomisation de l’enfant est central, que ce soit autour de
l’apprentissage de l’hygiène ou de la familiarisation à la vie en communauté.
L’École doit proposer un cadre spatial confortable et attrayant pour servir de transition entre le
foyer et la société. Les enjeux de sécurité et de santé sont particulièrement forts s’agissant de
jeunes enfants, plus vulnérables. Le bien-être de l’enfant est au centre de la conception et de l’amé-
nagement de l’école maternelle pour qu’il s’y sente bien et cultive l’envie d’aller à l’école.
La variété des situations pédagogiques entretient la curiosité des élèves, développe leur autonomie, augmente
leur concentration et diminue leur fatigue. Différentes modalités d’apprentissage peuvent être développées selon
les temps et les activités : enseignement collectif avec l’ensemble du groupe classe, travail collaboratif en petits
groupes plus ou moins autonomes, travail individuel au rythme de l’élève. Au cours de la journée, la structure du
groupe d’élèves est amenée à évoluer en fonction des activités conçues par l’enseignant, investissant soit la salle de
classe, soit plusieurs espaces dans l’école. Tous les espaces peuvent concourir aux projets pédagogiques, y compris
ceux qui ne semblent pas, à première vue, destinés à l’enseignement mais qui peuvent permettre un travail indivi-
duel ou en groupe : salle de restauration, espaces extérieurs, halls, circulations, etc.
Paroles de chercheurs
« L’établissement scolaire construit un espace commun d’apprentissage. La notion
« d’environnement d’enseignement et d’apprentissage » désigne très généralement un environ-
nement social et didactique comprenant un ensemble de ressources matérielles, immaté-
rielles et humaines qui ne peut pas exclure l’environnement ou l’espace physique (Cleveland,
2009). À l’aide d’analyses multiples, plusieurs travaux de recherche montrent l’importance
de la prise en compte de cet environnement physique dans les contextes éducatifs (Weins-
tein, 1979 ; Lackney, 1999 ; Beare, 2000 ; Clarke, 2001 ; Edwards et Clarke, 2002 ; Fisher,
2004 ; Heppell et al., 2004 ; Buckley et al., 2005 ; Higgins et al., 2005 ; Monahan, 2005 ;
Hartnell-Young, 2006 ; Lippman, 2007 ; Stevenson, 2007 ; Wall et al., 2008 ; Newton et Fisher, 2009 ;
Taylor, 2009 ; Upitis, 2010 ; Cleveland, 2011 ; Albero et al., 2019).
Cette évolution est devenue une question vive avec le développement de nouvelles formes
architecturales, préfiguratrices d’une nouvelle ère (Jeannin et al., 2017), destinées à permettre
des approches de l’enseignement et de l’apprentissage nouvelles (OCDE 2009a). La flexibili-
té et la modularité des lieux en sont une clef de voûte, partagée par l’ensemble des acteurs
qui sont en charge de concevoir, investir, exploiter, maintenir, s’approprier, habiter et faire
vivre l’établissement scolaire. Cette notion de flexibilité d’usage est aujourd’hui considérée par
l’OCDE comme un des critères d’évaluation de la qualité de l’architecture scolaire au même
titre que les exigences du développement durable. »
Le Wampicôn, 1386 perles d’aluminium bicolores et tubes d’acier inoxydable, production room service aac, collège Jean-Moulin, Lelli
architectes, Aubervilliers (Seine-Saint-Denis), commande du conseil départemental de la Seine-Saint-Denis/Eiffage au titre du 1 % artistique.
Près d’un français sur deux est en situation de surpoids ou d’obésité. Face à ce constat, l’Organisation mondiale de
la santé et les autorités sanitaires françaises recommandent que les enfants, de 5 à 17 ans, effectuent 60 minutes
d’activité physique par jour. Le programme comprenant 30 minutes d’activité physique quotidienne est conçu pour
que la moitié de ces 60 minutes puissent être réalisées à l’École et ainsi bénéficier au plus grand nombre d’élèves.
Le design actif consiste à aménager l’espace extérieur et les bâtiments afin d’inciter les élèves et usagers de chaque
établissement à développer une activité physique ou sportive, de manière libre et spontanée, pour changer les ha-
bitudes et permettre à tous de bouger davantage. Il ne remplace pas l’Éducation physique et sportive, il en est un
utile complément.
Dans les écoles et établissements scolaires, les cours de récréations et les circulations sont les espaces qui se prêtent
les mieux aux aménagements de design actif. Il peut s’agir d’aménagements d’ampleur variée : aires de jeux, signalé-
tique, fresque murale, promenades végétalisées, mobilier urbain, agrès, escaliers, marquages au sol et au mur, mobi-
lier (passerelles, parcours, façades pour grimper, jeux…), relief…
Les assises, dans les salles de classes par exemple, peuvent également favoriser le mouvement, comme les tabourets
mobiles.
Un cheminement actif et ludique peut être créé aux environs de l’école pour inciter les enfants à utiliser au quoti-
dien les mobilités actives pour se rendre dans leur établissement.
Les élèves
• Les enseignants • Les ATSEM
• Le directeur Agents territoriaux
spécialisés des écoles
* Les auxiliaires de vie maternelles
scolaire et/ou AESH
• Les animateurs
• (Les habitants) * Les membres du RASED
• Personnel de restauration
• Les fournisseurs Réseaux d’aides
spécialisées • Personnel d’entretien
• Les associations aux enfants en difficultés * Le gardien
utilisatrices
* Le personnel de santé • Les intervenants
d’espaces de l’école spécialisés
• Les animateurs
(accueil de loisirs • Les représentants des parents
extrascolaire) • Les parents
Pour encadrer le fonctionnement général de l’école • Le conseil des maîtres de l’école est composé du
maternelle et coordonner ce réseau d’acteurs, trois directeur, président ; de l’ensemble des maîtres et des
instances de décision existent. membres du réseau d’aides spécialisées intervenant
dans l’école pour donner leur avis sur l’organisation du
Les instances de l’école :
service et sur toutes les questions relatives à la vie de
• Le conseil d’école, présidé par le directeur, réunit l’école.
les parents élus, les enseignants, le maire ou son
• Le conseil de cycle est constitué des membres de
représentant, l’inspecteur de l’Éducation nationale et
l’équipe pédagogique exerçant dans un cycle. Il fait le
le délégué départemental de l’Éducation nationale.
point sur la progression des apprentissages et travaille
Il a lieu une fois par trimestre et a un rôle délibératif,
sur la continuité du parcours scolaire des élèves.
consultatif, informatif et pédagogique.
MARWAN, 11 ans
Marwan est déposé par sa grand-mère qui se gare au qu’il est en classe.
dépose-minute et va jusqu’au portail avec lui. Marwan
A 12h, les agents territoriaux accompagnent les élèves à
monte directement en classe. Il y retrouve ses camarades
la cantine, en face de l’école. Marwan suit la file d’élèves,
qui jouent, rangent leurs affaires ou lisent un livre.
il récupère lui-même son plateau, choisit son entrée et
Jusqu’à la sonnerie de 8h30, ses camarades arrivent les
son dessert, prend du pain et l’agent de restauration
uns après les autres et s’installent tranquillement dans
lui sert son plat de résistance. Après être revenu dans
la classe pour un temps libre. La maîtresse propose un
l’enceinte de l’école, il va aux toilettes se laver les mains
aide méthodologique à ceux qui le souhaitent et a mis
sous l’œil d’un adulte sous le préau.
à disposition des jeux mathématiques et d’expression
orale. A 16h30, Marwan reste à l’école pour les activités
périscolaires, il y retrouve avec joie son groupe d’amis
Ce matin, Marwan a du mal à se concentrer alors il s’assoit
et ils finissent l’après-midi à 18h entre jeux et blagues
sur le ballon de gymnastique et se balance un peu ;
de l’animateur.
cela lui évite de rêver en regardant dehors et d’oublier
Accès Salle de
livraison classe Salle de
classe
Accès secondaire Atelier Salle de
si utilisation hors ou patio classe
Office de
temps scolaire cuisine
Sanitaires
élèves
Espace de Salle de
restauration Salle de classe
classe Sanitaires
Atelier élèves
périscolaire
Accès secondaire Salle de
si utilisation hors classe Atelier
temps scolaire
ou patio
Vestiaires
Cour de et locaux
Installations Sanitaires récréation d’entretien
sportives
Sanitaires
adultes
Patio,
terrasse Bibliothèque
Salle scolaire Espace de
polyvalente Bureaux de
travail et de
direction
convivialité des
et espaces
personnels
administratifs
Accès secondaire Hall
si utilisation hors
temps scolaire Espace Espace
santé Loge parents Pôle des espaces d’accueil
Pôle des principaux
espaces d’apprentissage
Espaces réservés aux
adultes de l’école
Accès
principal Espaces partagés
Locaux essentiels
Locaux à interroger dans
le cadre du projet
En milieu urbain dense, la rareté du foncier peut venir contraindre l’implantation et l’organisation spatiale
des écoles. Les emprises disponibles étant limitées, les constructions doivent se développer sur plusieurs
niveaux, une partie des salles de classe se retrouvant en étages. Les cours et espaces extérieurs peuvent
se voir démultipliées avec des emprises de plain-pied restreintes. Cette contrainte peut se transformer en
opportunité si des usages différenciés sont affectés à chacune des emprises créées, ou si elles sont dédiées
à des tranches d’âges différentes.
Lorsque les cours sont végétalisées et aménagées de jeux, ces espaces peuvent s’apparenter à des squares
et s’ouvrir aux habitants hors temps scolaire, si les conditions d’accès et d’entretien sont maîtrisées. A tout
le moins, les cours peuvent proposer des îlots de fraîcheur urbains en saison chaude.
Dans tous les cas, il faut veiller à ce que l’environnement ne dispose pas de vues directes sur l’espace, de
façon à assurer l’intimité et la sécurité des élèves.
Le dimensionnement général d’une école élémentaire dépend de l’effectif accueilli et du nombre de classes qui en
découle. S’adaptent à cet effectif les besoins en salles de classe en espaces dédiés à l’activité physique et sportive,
en salle de restauration, en sanitaires et en espaces extérieurs.
Les espaces dédiés aux adultes que sont les bureaux de direction, l’espace de travail et de convivialité dédié au per-
sonnel et les sanitaires sont à ajuster à la taille de l’équipe pédagogique.
A dimensionner selon les usages (regroupement, exposition, café parents, ...). 20 m² lorsque le hall se
Halls et espaces de résume à un sas de circulation. Si l’accueil est assuré par une loge, prévoir 8 m² a minima pour celle-ci.
circulation Circulations : Largeur de 3 m minimum lorsque les deux côtés de la circulation présentent des entrées
vers des salles de classe et 2,5 m lorsque les salles n’occupent qu’un côté.
Bureaux de 12 à 14 m² par bureau individuel. 6 m² par personne dans un bureau partagé. 2 m² par personne
direction et espaces pour la salle de réunion, superficie à adapter selon les usages et le nombre de membres de l'équipe
administratifs admministrative.
10 à 18 m² si l'espace santé sert aussi de zone d'apaisement pour un élève nécessitant un moment
Espaces santé
d'isolement.
Bibliothèques
Le dimensionnement est lié au projet pédagogique et au contexte local. De l'ordre de 60 m².
scolaires
Lorsque les installations existent au sein d’une école élémentaire, la surface est comprise entre 300 et
600 m² pour des usages très polyvalents hors compétition (à dimensionner suivant l’offre du territoire,
Salles d'activités
les activités pratiquées et
physiques et
les effectifs). L’aire de pratique physique doit être libre de tout obstacle et disposer d’une bonne
sportives hauteur sous plafond : 4 à 6 m de façon générale, à porter à 9 m pour certaines activités sportives de
compétition comme le volley-ball et la gymnastique rythmique et sportive.
Salles de 1,3 m² minimum par élève et zone de lavage de mains à dimensionner suivant le nombre d’élèves.
restauration Sanitaires si le restaurant scolaire est éloigné des sanitaires de l'école.
24 m² par bloc sanitaire comprenant 5 cabines WC dont 1 PMR et des lavabos. Prévoir 1 cabine pour
Sanitaires élèves
10 élèves. Prévoir des points d’eau supplémentaires.
3 m² pour un sanitaire PMR et 8 m² pour un bloc non PMR comportant deux cabines et un sas. Le
Sanitaires adultes nombre de sanitaires adultes à prévoir est a minima en conformité avec le code du travail à savoir 2
cabines pour 20 usagers.
Espaces de travail et Un minimum de 20 m² est préconisé pour une école de 4 classes. Au-delà, prévoir un espace de travail
de convivialité des individuel et collectif (2 m² par personne) et agrandir la salle de convivialité des personnels dont le
personnels dimensionnement dépend des effectifs, du type d'établissement et des usages qu'elle accueille.
De l'ordre de 5 m² pour un local d’entretien sans autolaveuse et 8 m² pour un local d’entretien abritant
Vestiaires et
une autolaveuse. Le nombre de locaux est à ajuster en fonction de la taille de l'école. La surface des
locaux d'entretien
vestiaires sera d’au moins 1 m² supplémentaire par agent.
Le groupe scolaire,
une opportunité de flexibilité
et de mutualisation
SPÉCIFICITÉS DU
DIMENSIONNEMENT DE
L’ÉCOLE EN MILIEU RURAL
Dans certains cas, deux écoles - le plus souvent maternelle et
élémentaire - sont contiguës. Au plan du bâti scolaire, cette En milieu rural, il n’est pas rare que
structure permet : l’école soit le seul équipement public de
• de mieux gérer les variations d’effectifs en permettant plus la commune. Dans ce cas, la conception
de locaux polyvalents, servant à la fois
de flexibilité dans l’affectation des espaces, par exemple en
à l’école et à la collectivité, présente un
positionnant des salles de classe modulables à la frontière
intérêt (salle polyvalente, installation
entre maternelle et élémentaire. sportive, bibliothèque). Ces locaux
• de mutualiser les installations de restauration et ainsi de doivent alors bénéficier d’un double
pouvoir offrir des espaces plus confortables aux personnels accès : par l’école et par l’espace public.
comme aux élèves. Les enfants de niveaux différents sont
très souvent réunis dans une seule et
• d’optimiser les installations sportives en couplant des usages
même classe. Il est alors préférable de
de maternelle et d’élémentaire
dimensionner les salles de classe sur
• d’offrir des espaces partagés plus qualitatifs et mieux équipés le seuil haut de 80 m² pour que des
car utilisés par un plus grand nombre, parfois dans le cadre de groupes d’élèves puissent investir des
projets éducatifs transcendant les niveaux, dont par exemple sous-espaces sans gêne mutuelle.
la bibliothèque scolaire, la salle polyvalente ou les ateliers Les enfants proviennent souvent d’un
périscolaires. territoire élargi, ce qui sous-entend
des temps de trajet conséquents
• de rendre possible les passages entre les cours de récréation de depuis leur domicile et implique
maternelle et d’élémentaire et ainsi les rencontres ponctuelles que peu d’élèves rentreront chez
entre élèves de différentes tranches d’âges. eux le midi. Une infrastructure de
restauration est essentielle, pouvant
• de développer une continuité éducative entre les deux
être intercommunale et réfléchie au-
niveaux, avec des équipes enseignantes en lien, qui peuvent
delà du seul public scolaire (foyer de
partager leur espace de travail et de convivialité. personnes âgées, restaurant des agents
communaux, institut médico-éducatif,
etc).
Bibliothèques scolaires
Cours de récréation POINTS ABORDÉS
Espaces de travail et de convivialité
des personnels
PAR CHACUNE
Salles de classe DE CES FICHES :
Sanitaires élèves
Bureaux de direction et espaces
administratifs • Les usages essentiels développés dans le lieu.
A ceux-ci s’ajoutent les autres usages possibles,
Halls et espaces de circulation qui dépendent du contexte ou du projet pé-
Espaces parents dagogique. Cette rubrique fait apparaître des
points de vigilance.
Espaces santé
• Les besoins en termes d’aménagements,
Offices ou cuisines de restauration d’équipements et mobiliers, complétés de pré-
Parvis et enceintes conisations et pistes de solutions.
Salles d’activités physiques et sportives • Les logiques de proximité qui guident le posi-
tionnement de l’espace au sein de l’école.
Salles de restauration
• Les principes de dimensionnement et de
Salles polyvalentes configuration volumétrique à appliquer à l’es-
Sanitaires adultes pace décrit.
FICHES
ESPACES
17
Fiche Espace
BIBLIOTHÈQUES
SCOLAIRES
Espace dédié à la lecture, à la connaissance et à la culture au sein de l’école, la bibliothèque met
à la disposition des élèves une multitude de ressources sur différents supports. Elle peut aussi être
mobilisée pour d’autres activités.
MATERNELLE
ÉLÉMENTAIRE
COLLÈGE
LYCÉE GÉNÉRAL ET TECHNOLOGIQUE
LYCÉE PROFESSIONNEL
Il est toutefois préférable de favoriser un lieu dédié tout
« Bibliothèque, 3èmelieu en développant l’installation de ces coins lecture dans
* Source : Concertation publique 2021 «Bâtir l’école ensemble» Ministère de l’Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports.
1. USAGES
USAGES ESSENTIELS
Espa
io n ce
osit de
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e
« La bibliothèque est
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d’
ou
ce
p
a
em
Esp
ent
développer l’autonomie
Usages essentiels et la curiosité
prêt, travail, loisirs, numérique
intellectuelle des enfants
ité
dès leur plus jeune âge.» *
la c
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Lu
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r
u e u ve
e d’o
Espac
USAGES ESSENTIELS
Bureau, chaise, rangements, panneaux d’affichage Ordinateur, lecteur de
Prêt (expositions, règles d’utilisation de la bibliothèque, codes-barres et logiciel
Prêt/retour documents, accueil, informations), présentoirs de gestion des prêts
informations
Casques, tablettes,
Numérique écrans, ordinateurs,
Familiarisation à la technologie, écoute de Assises, tables et supports adaptés
vidéoprojecteur, web TV,
musique, consultation de contenu vidéo web radio...
BIBLIOTHÈQUE
Lien direct avec les espaces extérieurs
Contiguïté Proximité
COUR DE
Contiguïté Proximité RÉCRÉATION
facultative facultative
2,80 m Il est possible de prévoir des alcôves et une hauteur sous plafond
variable.
Matériaux / couleurs /
Les revêtements sont à choisir au regard d’un travail global sur l’ambiance.
signalétique
AVANT DE SE LANCER
• Outre la lecture, quels sont les usages à retenir
(numériques, loisirs...) ?
• Une bibliothèque municipale se situe-t-elle à
proximité ?
COURS
DE RÉCRÉATION
Les cours de récréation permettent aux enfants de se dépenser, se socialiser, se détendre ou se reposer
en plein air. Lieu symbolique et central au sein des écoles, la cour de récréation est accueillante,
conviviale et sûre, pour chaque élève. Elle intègre les enjeux environnementaux contemporains.
MATERNELLE
ÉLÉMENTAIRE
COLLÈGE
LYCÉE GÉNÉRAL ET TECHNOLOGIQUE
LYCÉE PROFESSIONNEL
« Aujourd’hui, beaucoup
d’enfants n’ont pas de dans la cour ou dans les patios, jardins et/ou terrasses
* Source : Concertation publique 2021 «Bâtir l’école ensemble» Ministère de l’Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports.
1. USAGES
USAGES ESSENTIELS
• Jeux physiques : courir, sauter, jouer avec un ballon... Ces activités
font partie du quotidien des élèves. Les activités de grimpe demandent
également un équipement spécifique et la surveillance accrue UNE COUR DE
d’adultes. RÉCRÉATION
• Activités de glisse : bienvenues dans les cours de récréation. Il est INCLUSIVE
possible de les équiper en trottinettes, draisiennes, rollers, vélos... Le cela profite à tout le monde
relief de la cour peut concourir à la dépense physique des élèves.
La présence de sous-espaces
• Discussions, temps calme, repos : les élèves peuvent avoir envie différenciés et calmes, où
d’échanger, ou au contraire, ressentir le besoin de s’isoler, de se reposer, l’excitation peut retomber, permet
de lire dans un lieu calme. à l’élève de se détendre et limite les
facteurs de stress.
• Manipulation, construction : autour de jeux libres issus de l’imaginaire
des enfants ou d’activités spécifiques, parfois encadrées par un adulte. La cour de récréation peut être
pensée pour le travail moteur et
• Espace nature et éducation au développement durable : la sensoriel d’enfants en situation de
végétalisation réintroduit de la biodiversité dans les écoles et familia handicap.
rise les élèves à l’environnement, ses spécificités et bienfaits. L’espace Les élèves à mobilité réduite doivent
extérieur est ici vecteur d’apprentissage, cette initiation étant possible avoir accès à tous les espaces de la
dès le plus jeune âge. cour de récréation, ce qui nécessite
une attention sur les revêtements
• Abri et protection : les enfants, comme les adultes, ont besoin de se de sol, les cheminements et le
protéger des intempéries ou du soleil. guidage au sol.
• Se désaltérer, se laver les mains : grâce aux points d’eau présents Les structures de jeux et les pentes
dans la cour de récréation. doivent être les plus inclusives
possibles.
• Rangement du matériel : draisiennes, trottinettes, matériel de
motricité…
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* Source : Verbatim issu de la concertation publique 2021 “Bâtir
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Ouv
Espace nature Bacs végétalisés, poulaillers et ruches pour Végétation en pleine terre
Education au développement durable, l’éducation à l’environnement, hôtels à si possible, mares. Choisir
participation à la préservation de la biodiversité insectes, nichoirs... des essences adaptées.
Manipulation, construction Pièces de bois, etc., petite cuisine d’extérieur, Revêtements de sols variés
Jouer seul ou à plusieurs calmement, assises de groupe et individuelles -dont espaces végétalisés-,
manipuler des objets fixes réparties filet d’eau, point d’eau
Sonorisation d’un
Tables ou tablettes, système affichage des
Création artistique œuvres, carillons ou autres instruments à vent
sous-espace de la cour,
Créer, dessiner, s’exprimer revêtement adapté pour
de plein air
la craie
Tables ou tablettes, système affichage des
Branchements électriques,
Accueil d’événements œuvres, carillons ou autres instruments à vent
sonorisation
de plein air
LOGIQUES DE PROXIMITÉ
Contiguïté Proximité
facultative facultative
Pour en savoir plus, les lecteurs pourront utilement se référer aux notices techniques.
Être attentif au choix des matériaux, de façon à ce qu'ils ne soient pas trop
Lumière réverbérants dans les zones sous ensoleillement. Aménager des zones d'ombre.
Être attentif aux effets de réverbération des sols et murs des surfaces couvertes
Acoustique tels que les préaux.
Fontaines, fils d’eau et points d’eau. Pour l’arrosage, une récupération des eaux
Réseaux pluviales peut être étudiée. Sonorisation pour sonneries et diffusion de musique.
(hors numérique)
Arrivée d’eau pour bassin mobile (apprentissage aisance aquatique / natation)
Éviter les sols lisses, glissants, en particulier pour la zone de dépense physique. Sol
Matériaux / couleurs /
antidérapant au niveau des points d’eau. Le ruissellement des eaux pluviales doit
signalétique permettre le déversement des surfaces minérales dans les zones végétalisées.
AVANT DE SE LANCER
• Comment rendre les espaces extérieurs agréables et attractifs pour
tous les élèves ? De quelle manière peut-on permettre la cohabitation
d’activités physique, de création et de repos ?
• La surveillance de tous les espaces de la cour sera-t-elle facile ?
• Jusqu’où végétaliser les espaces extérieurs d’une école : à quel coût ?
Avec quelles essences végétales ? Pour quel dispositif d’entretien ?
• Peuvent-ils être investis en dehors du temps scolaire ?
ESPACES DE TRAVAIL ET DE
CONVIVIALITÉ DES PERSONNELS
Les espaces de travail et de convivialité contribuent à créer de bonnes conditions de travail pour
les personnels. Ils comprennent des zones distinctes permettant de travailler, d’échanger et de se
détendre.
MATERNELLE
ÉLÉMENTAIRE
COLLÈGE
LYCÉE GÉNÉRAL ET TECHNOLOGIQUE
LYCÉE PROFESSIONNEL
« Un espace propice à Ces espaces de travail, de détente, de rencontre peuvent
aussi être des lieux de ressources et d’information
grande taille.»*
Ces espaces, confortables et accueillants, comprennent
des zones de travail individuel propices à la concentration,
des zones de travail collectif traités acoustiquement,
et des zones de convivialité favorisant les échanges
informels.
Ils contribuent à la cohésion de l’ensemble des personnels :
enseignants, agents des collectivités territoriales, AESH,
personnel administratif ou de vie scolaire, de santé, de
la filière sociale...
Un espace dédié à l’ensemble des personnels facilite le
dialogue et la coordination.
* Source : Concertation publique 2021 «Bâtir l’école ensemble» Ministère de l’Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports.
1. USAGES
USAGES ESSENTIELS
• Travail individuel et collectif : préparer une séance, • Information : entre les différentes professions au tra-
une activité, corriger des copies, rédiger un dossier, réa- vers de supports dédiés (bannettes à courrier, emplois
liser du suivi administratif, photocopier ou imprimer des du temps, affichage syndical, culturel ...). Par exemple,
documents, participer à des réunions ou à des forma- le personnel d’entretien qui détient une bonne connais-
tions... sance de l’état des locaux peut y laisser des informations
utiles à l’ensemble de la communauté éducative, même
• Échange : rencontres et échanges informels, à deux ou
en cas d’horaires décalés.
en petits groupes, dans des conditions de confort adé-
quates.
• Détente : prendre un café et/ou un encas, se reposer,
passer des appels téléphoniques...
• Vestiaires et rangements sécurisés pour les affaires
personnelles et professionnelles.
A
re
cc
gè
ue
lé
il d
n
es
pa
professeurs sont bien
Restaur
rents
Usages essentiels souvent inadaptées au
échanges, travail individuel
et collectif, socialisation, détente,
travail personnel. »*
information, rangement * Source : Verbatim issu de la concertation publique 2021 “Bâtir
l’école ensemble” Ministère de l’Éducation nationale, de la
Jeunesse et des Sports
Ran
gement collectif
Tables de diverses tailles, assises variées (chaises, Point d’eau avec évier,
Échanges tabourets, canapés, banquettes) et adaptées aux machine à café,
Rencontres, discussions informelles tables, placards bouilloire
convivialité
san.
stock
bur
bur bur bur bur bur
bur
bur
salle de
bur réunion
bur
• Réaménager une salle de classe contiguë pour servir
salle de
classe de salle de réunion et de salle d’accueil des parents
peut également constituer une solution.
LOGIQUES DE PROXIMITÉ
BIBLIOTHÈQUE ESPACES
ADMINISTRATIFS
BUREAUX DE VIE
DIRECTION SCOLAIRE
BIBLIOTHÈQUE
(CDI - 3C)
ESPACES DE ESPACES DE
TRAVAIL ET TRAVAIL ET
CONVIVIALITÉ DES CONVIVIALITÉ DES
PERSONNELS PERSONNELS
SANITAIRES SANITAIRES
RESTAURANT
ADULTES ADULTES
ESPACES ESPACES
EXTÉRIEURS EXTÉRIEURS
L’espace de réunion, s’il prolonge l’espace de convivialité, compte deux Contiguïté Proximité
accès : un par la circulation et l’autre par la salle des personnels pour que facultative facultative
Un minimum de 20 m²
est préconisé pour un établissement de 4 classes. Au-delà, prévoir un espace de travail
individuel et collectif distinct (2 m² par personne) et agrandir la salle de convivialité des
personnels dont le dimensionnement dépend des effectifs, du type d’établissement et des
usages qu’elle accueille.
Ce volume peut être conçu comme un espace multiforme, développant des sous-espaces aux
usages et à l’ambiance différenciée.
Soigner l’acoustique pour ne pas générer de conflit d’usages entre les zones de
Acoustique travail et de convivialité.
Thermique / ventilation Extraction spécifique à prévoir pour limiter la diffusion des odeurs de cuisine.
2 prises de courant une connexion filaire par poste de travail prévu dans l’espace.
Numérique Réseau filaire et sans fil.
Matériaux / couleurs /
Les revêtements sont à choisir au regard d’un travail global sur l’ambiance.
signalétique
AVANT DE SE LANCER
• Quels sont les besoins des différentes équipes qui composent
le personnel de l’établissement ?
• Par quels moyens favoriser l’appropriation de cet espace
partagé ?
• Comment procéder à un zonage permettant des usages de
travail individuel et collectif et de convivialité ?
SALLES DE CLASSE
ÉLÉMENTAIRE
La salle de classe, principal espace d’apprentissage, est suffisamment spacieuse et flexible dans
son aménagement pour s’adapter à la multiplicité des pratiques pédagogiques développées par les
enseignants.
MATERNELLE
ÉLÉMENTAIRE
COLLÈGE
LYCÉE GÉNÉRAL ET TECHNOLOGIQUE
LYCÉE PROFESSIONNEL
« Il faut un réaménagement Question posée aux élèves d’élémentaire
* Source : Concertation publique 2021 «Bâtir l’école ensemble» Ministère de l’Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports.
1. USAGES
USAGES ESSENTIELS
UNE SALLE DE
• Apprentissage collectif (en grand groupe ou en demi-groupe) :
permet à l’enseignant de dispenser une leçon à un groupe CLASSE INCLUSIVE
d’élèves. cela profite à tout le monde
• Apprentissage collaboratif et coopératif : activité par petits Pour plus de lisibilité, cette salle peut être di-
groupes (2 à 5 élèves). Cette disposition pédagogique met les visée en sous-espaces visuellement identifiés.
élèves en situation de travail collectif sur des temps et activités
Si elle donne sur un espace extérieur, les
spécifiques définis par l’enseignant. La libre circulation des
élèves qui en ont besoin peuvent sortir pour
élèves entre les groupes peut être autorisée par les enseignants. libérer les tensions (sous la supervision d’un
• Apprentissage individuel : sur des temps et activités adulte) puis se concentrer à nouveau. Un coin
spécifiques identifiés par l’enseignant, mobilisant un matériel de repli permettra à l’élève de s’isoler tempo-
pédagogique diversifié. L’enseignant peut privilégier la libre rairement du groupe.
circulation de l’élève, au gré des rythmes de travail. Enfin, il faut limiter la sur-stimulation senso-
rielle et notamment visuelle. Les élèves sen-
• Travail de l’enseignant : il développe ses pratiques sibles pourront disposer d’un bureau indivi-
pédagogiques, alternant temps théoriques d’enseignement et duel en accès libre isolé (orienté vers un mur
encadrement des élèves. En dehors du temps scolaire, il peut vierge, par exemple).
préparer ses séances, corriger les travaux des élèves ou recevoir
L’installation de boucles à induction magné-
des parents dans ce lieu. La salle de classe est aussi le lieu de
tique est utile pour les élèves ou enseignants
stockage de son matériel pédagogique. Si le groupe classe est porteurs d’appareil auditif.
conduit simultanément par deux enseignants, les besoins en
rangement sont accrus.
e
a ir
ol
isc
te
compte et de penser la superficie et
n
te
le mobilier de la salle de classe en
dé
et
Jeu conséquence. »*
* Source : Verbatim issu de la concertation publique 2021 “Bâtir l’école
ensemble” Ministère de l’Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports
USAGES ESSENTIELS
Tables et assises variées, sur roulettes ou patins, de Tableaux numériques inte-
Apprentissages collectif,
formes et hauteurs différentes ; tableaux mobiles/ ractifs, vidéo-projecteur sur
coopératif et individuel sur plusieurs murs ; rangements à hauteur d’élèves ; plusieurs murs, ordinateurs,
des élèves séparations visuelles et acoustiques mobiles ; tablettes, point d’eau à hau-
Se concentrer, écouter, échanger, surfaces d’affichage teur d’élève
manipuler...
L’atelier :
Un espace à proximité de la salle de classe est dévolu à
un petit groupe d’élèves. La supervision en est facilitée
Salle Salle
par des parois vitrées. Il peut être mutualisé lorsqu’il est Atelier
de cours de cours
localisé entre deux salles de classe voisines. Comme la
salle de classe, l’atelier gagne à être équipé de points
d’eau à hauteur d’élève, de surfaces d’affichage et de
rangements. Il peut être utilisé comme espace de repos
ou de décompression.
SALLE
Les salles de classes peuvent être en liai- DE CLASSE
son directe ou à proximité les unes des
autres. Lorsqu’elles sont contiguës, elles
peuvent mutualiser un certain nombre ESPACES
de fonctions : ateliers, rangements, voire EXTÉRIEURS
patios extérieurs. Les circulations atte-
nantes offrent un espace adapté à l’at-
tente et à la fonction de vestiaire.
OU
Des sanitaires élèves sont aisément ac-
cessibles depuis toute salle de classe.
SANITAIRES
Lien direct avec les espaces extérieurs
Contiguïté Proximité
SALLE
Contiguïté Proximité
DE CLASSE
facultative facultative
Les sujets POUR UNE FLEXIBILITÉ OPTIMALE DES SALLES DE CLASSES, il semble indispensable
de mener conjointement la conception des locaux et le choix du mobilier.
d’attention
2. PRINCIPES DE DIMENSIONNEMENT
Lmax = 10 m : afin de préserver un confort visuel, éviter les classes trop longues
HT minimale sous plafond = 2,80m : la hauteur sous plafond doit être en cohérence
avec la volumétrie globale, permettant un ressenti d’ambiance confortable. Il est possible de
prévoir une hauteur sous plafond variable, conférant à certaines zones un caractère plus intime
et des surfaces d’affichage visibles par tous les élèves.
Les volumétries atypiques sont envisageables, elles peuvent contribuer à la caractérisation et à
l’appropriation des espaces, à condition qu’elles permettent une supervision aisée.
Pour en savoir plus, les lecteurs pourront utilement se référer aux notices techniques.
Acoustique Le traitement de la réverbération est important notamment en cas de grande hauteur sous plafond.
L’aération ou la ventilation doivent permettre un renouvellement d’air suffisant. Une attention est à
Thermique / ventilation porter au confort thermique, notamment en mi-saison et pendant les vagues de chaleur.
La connectique doit développer un maillage suffisant pour ne pas restreindre les usages : prévoir
un nombre suffisant de prises de courant par utilisateur et des branchements des ENI/TNI en sus.
Numérique Réseau filaire et sans fil. Prévoir un support à côté du TNI avec branchement 1 prise de courant et une
connexion filaire.
Matériaux / couleurs / Les revêtements sont à choisir au regard d'un travail global sur l'ambiance. Le revêtement de sol est
signalétique lessivable.
AVANT DE SE LANCER
SANITAIRES ÉLÈVES
Les sanitaires doivent être sécurisants et en nombre suffisant pour leurs usagers. Ils favorisent le
développement de l’autonomie des élèves mais aussi le respect de l’intimité. Leur équipement
permet un entretien simple.
MATERNELLE
ÉLÉMENTAIRE
COLLÈGE
LYCÉE GÉNÉRAL ET TECHNOLOGIQUE
LYCÉE PROFESSIONNEL
« Les cabines des Les sanitaires sont également des espaces dans lesquels
se développent les rapports à l’hygiène, au respect de
sanitaires doivent
son intimité et de celle des autres. Les sanitaires gagnent
à être répartis dans l’école ou l’établissement, de façon
impérativement être
à encourager leur fréquentation par les élèves.
* Source : Concertation publique 2021 «Bâtir l’école ensemble» Ministère de l’Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports.
1. USAGES
USAGES ESSENTIELS
Les portes des blocs sanitaires • Privilégier des matériaux et équipements robustes,
doivent être décondamnables soli-dement fixés et facilement accessibles pour une
depuis l’extérieur. mainte-nance aisée.
Les signaux d’alarme (incendie • L’entretien doit être facilité. Un interstice pourra
et PPMS) doivent être percep- être prévu sous les cloisons et les portes pour le
tibles (audibles et visibles) à nettoyage.
l’intérieur des sanitaires.
• Une éventuelle réflexion sur l’expérimentation de toi-
Prévoir si possible des sani- lettes mixtes s’accompagne de questionnements autour
taires dans chaque zone de
des équipements, notamment sur la présence d’urinoirs
mise à l’abri PPMS.
dans les sanitaires.
nt d’eau anne
Poi xes
« La zone où les usagers
se lavent les mains n’a
pas besoin d’être très
intime et peut profiter
Usages essentiels d’un traitement vitré,
intimité, hygiène, santé,
facilité d’entretien, se désaltérer
cela éviterait nombre de
dégradations dans les
sanitaires.»*
* Source : Verbatim issu de la concertation publique 2021 “Bâtir
USAGES ESSENTIELS
Commodité Patères, dévidoir papier toilette et
Espace intime, préservation de la santé des poubelle dans chaque cabine
élèves, apprentissage de l’hygiène
Robinets et distributeurs
de savon à détection de
Propreté et hygiène présence, lavabos, séchoirs
Hydratation, lavage de mains,
Patères à mains, miroir, distributeur
apprentissage des gestes sanitaires
de protections périodiques
et d’hygiène
ou distributeurs à essuie-
mains
LOGIQUES DE PROXIMITÉ
Contiguïté Proximité
RESTAURATION facultative facultative
CIRCULATIONS
SCOLAIRE
SANITAIRES
SANITAIRES
COUR DE
RÉCRÉATION
Les sanitaires doivent être faciles à surveiller, il est souhaitable qu’ils disposent de baies donnant sur des circulations
ou espaces extérieurs. La localisation des blocs sanitaires doit favoriser leur accessibilité tout au long de la journée.
Une partie des sanitaires est située à proximité des salles de classe. La visibilité des zones d’hygiène et points d’eau
depuis les circulations et espaces extérieurs encourage leur usage et facilite leur surveillance.
d’attention trer les flux, d’occasionner de la gêne et des bousculades ; les répartir entre intérieur
et extérieur pour en faciliter l’usage tout au long de la journée.
L'allumage de l'éclairage sur détecteur de présence est à privilégier, même s'il n'est
Lumière pas impératif, ce point pouvant faire l'objet d'une éducation des usagers. A défaut, un
asservissement sur horloge pour l'extinction est à prévoir.
Le bruit généré par les sanitaires doit être limité au maximum par la conception et le
Acoustique choix des équipements.
Thermique / ventilation Le dispositif d'extraction d’air des espaces de sanitaires doit être performant.
Numérique Prévoir un dispositif hors gel pour les périodes de non utilisation.
Privilégier des revêtements robustes pour le sol et les murs, lessivables à grande eau et
Matériaux / couleurs / résistants aux produits détergents. Les faux plafonds sont à éviter dans ces espaces car
signalétique ils sont peu résistants à l’humidité et peuvent procurer des «caches» à des élèves mal
intentionnés.
AVANT DE SE LANCER
• Les sanitaires sont-ils utilisés régulièrement par tous les
élèves ?
• Par quels dispositifs les sanitaires garantissent-ils intimité et
sécurité aux élèves ? Comment en faciliter la surveillance ?
Comment y empêcher les dégradations et violences ?
• Quels moyens pour assurer l’entretien des lieux ? Comment
responsabiliser les élèves au respect de l’entretien des
sanitaires ?
BUREAUX DE DIRECTION ET
ESPACES ADMINISTRATIFS
Espaces de travail du personnel assurant le pilotage et la gestion administrative de l’école ou
l’établissement, ces locaux peuvent abriter aussi les réunions et les rendez-vous avec les familles
et les autres acteurs extérieurs. Dans une école, ces espaces se résument souvent aux bureaux de
direction et du responsable périscolaire. Dans les établissements du second degré, ils regroupent les
bureaux de l’ensemble de l’équipe administrative et comprennent des locaux supports tels que salle
de réunion, local reprographie et archives.
MATERNELLE
ÉLÉMENTAIRE
COLLÈGE
LYCÉE GÉNÉRAL ET TECHNOLOGIQUE
LYCÉE PROFESSIONNEL
USAGES ESSENTIELS
USAGES ESSENTIELS
Stockage et archivage
Classement et rangement des Placard ou local verrouillable, étagères et
Armoire forte
archives en format papier, meubles de rangement
stockage de fournitures de bureau
LOGIQUES DE PROXIMITÉ
CES ESPACES SONT FACILEMENT ACCESSIBLES par tous les usagers et refléter les
Les sujets fonctions administratives, de pilotage, d’appui et d’animation des équipes. Sans être
d’attention
au centre des circulations, ces espaces ne sont toutefois pas isolés : ils sont localisés au
cœur fonctionnel de l’école ou l’établissement.
Éclairage naturel impératif pour tout local accueillant un poste de travail. Occultation
nécessaire pour les espaces de réunion. Protections solaires en fonction de
Lumière l’orientation. Articuler éclairage direct et indirect, en tenant compte de la réflexion des
parois. Les espaces de stockage peuvent être aveugles.
Les conditions de renouvellement d’air pour disposer d’un air sain. Une attention est à
Thermique / ventilation porter au confort thermique de mi-saison et d’été.
Réseaux 1 prise de courant à prévoir en sus pour le ménage par local. Branchement des
(hors numérique) imprimantes à prévoir
Matériaux / couleurs / Les revêtements sont à choisir au regard d’un travail global sur l’ambiance.
signalétique Le revêtement de sol peut contribuer au travail sur l’acoustique.
AVANT DE SE LANCER
• Qu’il s’agisse d’un seul bureau de direction ou d’un pôle de plusieurs
bureaux, l’espace administratif est-il accessible facilement depuis
l’entrée de l’établissement ?
• Les bureaux permettent-ils la réception dans de bonnes conditions
des familles, des personnels ou des visiteurs extérieurs ?
HALLS ET ESPACES
DE CIRCULATION
Halls et circulations ont un rôle de distribution et de gestion des flux. Ces lieux de cheminement,
vers les salles de classe notamment, doivent être mis à profit pour placer progressivement les élèves
dans des dispositions favorables aux apprentissages. Ils peuvent également accueillir des activités
pédagogiques, de socialisation calme ou de détente (concentration, disponibilité...).
MATERNELLE
ÉLÉMENTAIRE
COLLÈGE
LYCÉE GÉNÉRAL ET TECHNOLOGIQUE
LYCÉE PROFESSIONNEL
« L’intérieur de Le hall et les couloirs peuvent avoir vocation à devenir une
vitrine de l’école et des activités qui s’y déroulent, dans
d’espaces de repos et
de détente. »*
Question posée aux élèves
Au cœur de la conception architecturale d’une école ou
d’un établissement, les espaces de circulation et espaces QUELLES ACTIVITÉS POURRAIENT SE DÉROULER DANS
interstitiels - halls, couloirs et escaliers - constituent un LES ESPACES INTÉRIEURS S’ILS SONT CONÇUS
environnement favorable à la mise en condition pour se ET AMÉNAGÉS POUR LE PERMETTRE ? *
mettre au travail.
Ils offrent aux élèves la possibilité d’occuper certains Lecture
temps de pause à l’abri des intempéries et d’y développer Travail
des activités scolaires et de détente, en bénéficiant des élèves
* Source : Concertation publique 2021 «Bâtir l’école ensemble» Ministère de l’Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports.
1. USAGES
USAGES ESSENTIELS
• Travail individuel : d’un élève qui rattrape un exercice, révise une leçon, dans
les couloirs ou dans le hall de l’école ou de l’établissement pendant les temps
de pause.
ure Es
pa
ect ce
l
« Il faut impliquer
de
de
l’élève pour qu’il puisse
et
tra
te
vai
s’approprier l’espace et
Espace de déten
l
auto
qu’il prenne plaisir à
Usages essentiels
nome
circulation, accueil, affichage,
venir à l’école, au collège
casiers des élèves ou au lycée. Les halls et
les couloirs se prêtent
bien à cette fonction. »*
* Source : Verbatim issu de la Concertation publique 2021 «Bâtir
l’école ensemble» Ministère de l’Éducation nationale, de la
Jeunesse et des Sports.
Ext
ensi se
on salle de clas
USAGES ESSENTIELS
Circulation
Connectique
Petites tables, assises diversifiées et adaptées
Extension de la salle de classe à l’espace ciblé (chaises à faible empattement,
informatique, accès
Ouvrir la salle de classe sur les espaces interstitiels possible au dispositif
avec tablette, mange-debout), tableaux
activable Wi-Fi
LOGIQUES DE PROXIMITÉ
Contiguïté Proximité
SEUIL
Contiguïté Proximité
facultative facultative DU BÂTIMENT
Les sujets LES CASIERS seront préférablement situés dans un espace de croisement de flux et de
passage ; éviter de les localiser dans des zones étroites et isolées au sein de l’établisse-
d’attention ment (les surfaces autour des casiers sont généreuses pour ne pas gêner la circulation et
éviter les bousculades).
20 m2
lorsque le hall se résume à un sas de circulation. À adapter en fonction des usages abrités.
Si l’accueil est assuré par une loge, prévoir 8 m² a minima pour celle-ci.
Largeur de
Fourchette
pour les
3m minimum lorsque les deux côtés de la circulation
présentent des entrées vers des salles de classe.
circulations
2,5 m lorsque les salles n’occupent qu’un côté.
L’éclairage naturel constitue un plus dans toute surface de circulation pour animer les
espaces et créer du lien vers l’extérieur. Ce besoin devient impératif dans un hall qui
Lumière accueille des activités pédagogiques. Un complément peut être apporté en éclairage
artificiel sur certains points, avec de l’éclairage spécifique en sus pour de l’exposition.
Le traitement de la réverbération est important dans ces espaces souvent très vastes
Acoustique pour préserver le confort. L’isolement acoustique des salles attenantes doit également
faire l’objet d’une attention particulière.
Réseau sans fil activable. Prévoir quelques branchements en sus dans les espaces
investis par les activités pédagogiques, ainsi que 2 prises de courant et une connexion
Numérique filaire pour 15 m² de hall. La loge, si elle existe, doit être équipée d’un visiophone pour
contrôler l’entrée.
Les revêtements de sols et de la partie basse des murs des circulations sont très
Matériaux / couleurs / sollicités et doivent être lessivables. Un travail sur la couleur peut s’affirmer dans ces
signalétique espaces au service de la signalétique et de l’orientation dans l’équipement. Veiller au
contraste visuel des couleurs et des matériaux.
AVANT DE SE LANCER
• La signalétique déployée permet-elle à tous les usagers de se repérer
facilement dans l’espace ?
• Comment concilier sécurité, confort et usage pédagogique des
circulations ?
• Par quels aménagements les halls et circulations peuvent-ils devenir
des espaces d’appropriation de l’établissement par les élèves ?
ESPACES
PARENTS
Les parents et les autres responsables légaux des élèves ont un rôle essentiel. Ils sont accueillis dans
l’école ou l’établissement pour favoriser la co-éducation par les équipes éducatives et les familles.
MATERNELLE
ÉLÉMENTAIRE
COLLÈGE
LYCÉE GÉNÉRAL ET TECHNOLOGIQUE
LYCÉE PROFESSIONNEL
« Un espace pour L’article L. 521-4 du Code de l’éducation mentionne
que tous les établissements d’enseignement doivent
les réunions de
prévoir “un espace à l’usage des parents d’élèves et de
leurs délégués.” Cette disposition a pour objectifs de
faciliter les échanges entre les équipes éducatives et les
l’accès à un
confiance avec les différents intervenants de l’école.
Il est utilisé pour les rencontres entre parents et permet
ordinateur aux
des échanges, dans un espace neutre, avec les professeurs
et les autres acteurs éducatifs.
Il est préférable d’avoir un espace dédié, même si des
PROPOSITIONS PARMI LES PLUS SOUTENUES PAR LES PARTICIPANTS À LA CONCERTATION NATIONALE BÂTIR L’ÉCOLE
ENSEMBLE, DANS LA THÉMATIQUE “OUVERTURE SUR LE TERRITOIRE” * :
• CRÉER UN RÉSEAUX D’ACTEURS ÉDUCATIFS DANS UNE VOLONTÉ DE CO-ÉDUCATION
• DÉVELOPPER DES ESPACES POUR LES PARENTS EN MILIEU SCOLAIRE
* Source : Concertation publique 2021 «Bâtir l’école ensemble» Ministère de l’Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports.
1. USAGES
USAGES ESSENTIELS
• Entretiens : entre les parents d’élèves et un ou plusieurs membres de l’équipe éducative. Pour cet usage, la
mobilisation d’un espace neutre qui ne soit ni la salle de classe ni le bureau de la direction, est plus favorable aux
échanges.
• Réunions : rencontres entre plusieurs membres de l’équipe éducative, des parents d’élèves et/ou des membres des
associations de parents d’élèves (APE).
• Rangement de documents et petit matériel, affichage
• Soutien aux parents : l’espace peut permettre de soutenir les parents et les
impliquer dans la vie de l’Ecole. Exemple : le «café des parents» pour échan-
ger autour d’un café sur des sujets qui questionnent.
ts
pa
ren « Lorsque l’on est reçu
ux
par un enseignant, il
a
n
me semble important
tie
Sou
au
x
tie
n
mauvais souvenirs ! » *
Sou
* Source : Verbatim issu de la concertation publique 2021 “Bâtir
l’école ensemble” Ministère de l’Education Nationale, de la
Jeunesse et des Sports
LOGIQUES DE PROXIMITÉ
- ESPACE DE TRAVAIL
ET DE CONVIVIALITÉ
ESPACE DES PERSONNELS
Lien direct avec les espaces extérieurs PARENTS
- ESPACES
ADMINISTRATIFS
Contiguïté Proximité
Contiguïté Proximité
facultative facultative
Les sujets ÉVITER D’ISOLER L’ESPACE PARENTS au sein de l’école ou de l’établissement scolaire.
Quel que soit l’espace choisi, l’éclairage naturel n’est pas impératif. Dans le cas où il
Lumière ne peut être obtenu, un éclairage en second jour est intéressant. Un travail sur une
ambiance lumineuse chaude est souhaitable.
Thermique / ventilation La conception de la ventilation doit assurer les conditions de renouvellement d’air.
Matériaux / couleurs /
Les revêtements sont à choisir au regard d'un travail global sur l'ambiance.
signalétique
AVANT DE SE LANCER
• Quel(s) espace(s) prévu(s) pour l’accueil des parents ?
• Le local accueillant les parents est-il à proximité d’un des
accès de l’école ou de l’établissement ?
• L’ambiance de l’espace parents favorise-t-elle les échanges
informels ?
ESPACES SANTÉ
L’espace santé permet de réaliser les visites médicales et de dépistage obligatoires, de recevoir les
élèves et leurs familles, de suivre les traitements sur ordonnance et de réaliser les petits soins du
quotidien. Il est aussi utilisé pour l’accompagnement psycho-physiologique des élèves lorsque leur
situation le nécessite, participant à une approche globale de la santé et du bien-être des élèves.
MATERNELLE
ÉLÉMENTAIRE
COLLÈGE
LYCÉE GÉNÉRAL ET TECHNOLOGIQUE
LYCÉE PROFESSIONNEL
USAGES ESSENTIELS
LOGIQUES DE PROXIMITÉ
SANITAIRES ACCUEIL ET
PERSONNES CIRCULATIONS ACCÈS POUR
À MOBILITÉ VÉHICULE DE
L’espace santé doit être situé RÉDUITE SECOURS
de préférence à proximité (PMR)
de l’entrée de l’école, afin
de faciliter l’évacuation ou
l’accès des professionnels
médicaux ou paramédicaux
extérieurs.
Contiguïté Proximité
facultative facultative
Les sujets L’ESPACE SANTÉ fait l’objet d’une signalétique dans l’ensemble de l’école.
d’attention
L’éclairage naturel est souhaitable, notamment pour les dépistages visuels. Il est alors
Lumière nécessaire de prévoir une occultation. Lorsqu’un premier jour n’est pas possible,
l’éclairage artificiel est à soigner dans l’espace de consultation.
Réseaux Une 1 prise de courant pour le ménage. Point d’eau à hauteur d’adulte.
(hors numérique)
Les revêtements sont à choisir au regard d’un travail global sur l’ambiance. Le
Matériaux / couleurs /
revêtement de sol doit être lessivable. Cet espace doit être facilement repérable, avec
signalétique une signalétique lisible et visible.
AVANT DE SE LANCER
• La localisation de l’espace santé permet-elle un accès facilité aux pro-
fessionnels de santé extérieurs à l’école ? et une évacuation d’urgence ?
• La superficie permet-elle l’accueil et le suivi d’enfants en situation de
handicap ?
• L’espace santé est-il pensé pour permettre l’apaisement d’un élève qui
en présenterait le besoin ?
OFFICES OU CUISINES
DE RESTAURATION
Pour une restauration scolaire de qualité, l’espace de cuisine est déterminant. Il fait le lien entre un
approvisionnement extérieur (notamment via des circuits courts et respectueux de l’environnement)
et une offre de repas équilibrés aux élèves et personnels, en garantissant des conditions d’hygiène,
de propreté et de sécurité optimales.
MATERNELLE
ÉLÉMENTAIRE
COLLÈGE
LYCÉE GÉNÉRAL ET TECHNOLOGIQUE
LYCÉE PROFESSIONNEL
La propreté, l’hygiène et la sécurité représentent les trois
« Une restauration impératifs de cet espace. Il est nécessaire d’organiser les
flux de denrées et de travailler attentivement la liaison
scolaire faisant appel à entre l’office et la salle de restauration ainsi que la
gestion des déchets de manière à respecter la «marche
des producteurs locaux en avant» (dissociation des circuits propres et sales).
* Source : Concertation publique 2021 «Bâtir l’école ensemble» Ministère de l’Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports.
1. USAGES
* Source : Concertation publique 2021 «Bâtir l’école ensemble» Ministère de l’Éducation Nationale, de la Jeunesse et des Sports.
USAGES ESSENTIELS
UN ESPACE
• Préparation / réchauffage : dans le cas de la préparation sur place,
la cuisine dispose d’importants espaces. Lorsque les repas sont
DE CUISINE INCLUSIF
cela profite à tout le monde
acheminés depuis une cuisine centrale vers le restaurant scolaire,
la cuisine est alors un office de réchauffage ou de maintien à
température. Pour un espace de cuisine inclusif,
les vestiaires et sanitaires dédiés au
• Stockage des denrées alimentaires, ustensiles, vaisselle et produits personnel doivent être accessibles.
ménagers d’une part, les poubelles d’autre part. L’installation de sanitaires-douche PMR
• Plonge : fonction indispensable à tout espace de cuisine. Elle est permet une rationalisation des surfaces
et l’inclusion des agents de restauration
à distinguer de la zone de préparation et de service des repas pour
ayant besoin d’une douche dans leur
éviter le mélange des circuits propres et sales. L’espace de nettoyage
environnement de travail.
sert à la remise en condition des ustensiles et de la vaisselle utilisés
pendant les différents services. Préférer le conditionnement des plats
en petit nombre de rations afin de faci-
• Vestiaires : pour les tenues de travail et affaires des agents de cuisine liter la manipulation et la manutention
et de service, il comprend des sanitaires et une douche pour les des contenants et vaisselle lavables par
personnels (s’il n’en existe pas dans les autres locaux des personnels). les agents de restauration.
• Tri et valorisation des déchets par les convives : cet usage, qui facilite
le travail du personnel de restauration, a une portée pédagogique en sen-
sibilisant les élèves aux questions environnementales et de lutte contre le
gaspillage.
Tri e
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« Les tablettes
va
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ris numériques sont de
plus en plus utilisées
T
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dans les cuisines pour
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modalités de réchauffage
chets par l
Usages essentiels
on des dé
on
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Jeunesse et des Sports
co
nvi
ves
Mobilier de stockage de la vaisselle et des plateaux Larges bacs d’évier, plonge en inox,
Plonge sales/propres batterie ou lave-vaisselle à capot, hotte
LOGIQUES DE PROXIMITÉ
SALLE DE
RESTAURATION
Lien direct avec les espaces extérieurs
Contiguïté Proximité
Contiguïté Proximité
facultative facultative
Les sujets particulier pour les accès des fournisseurs. Le parcours au sein de la cuisine suit les
règles de la marche en avant. Prévoir un espace de transition pour le personnel qui
d’attention fait des allers-retours entre l’extérieur (accès logistique, local poubelles) et l’espace
de cuisine peut être opportun. Les élèves n’ont pas accès à l’espace de cuisine.
Éclairage naturel à favoriser autant que possible, des vues sur l’extérieur sont
Lumière appréciables. Le niveau d'éclairement des plans de travail est bien étudié.
Tunnel acoustique et/ou murs acoustiques à prévoir autour de l’espace de laverie (en
Acoustique particulier si celui-ci est ouvert sur la salle de restauration).
Matériaux / couleurs / Privilégier un revêtement en sol dur, lessivable à grande eau et résistant aux produits
signalétique détergents.
AVANT DE SE LANCER
• Quel est le type de restauration souhaité (production de repas inté-
grée ou livraison en liaison chaude, en liaison froide) ? Pour quel type
de service (à table, autonome) l’espace de cuisine est-il pensé ?
• Le mobilier, l’équipement et l’aménagement de l’espace cuisine
permettent-ils le respect des conditions d’hygiène et de sécurité ?
Offrent-ils des conditions de travail confortables pour le personnel ?
• Le lien entre l’espace de cuisine et la salle de restauration est-il fonc-
tionnel tout en interdisant l’accès à l’espace cuisine pour les élèves ?
Permet-il de réduire le gaspillage alimentaire ?
PARVIS
ET ENCEINTES
Le parvis et l’enceinte forment une transition entre l’École et le reste de la Cité. Ces espaces
concentrent les enjeux de sécurité, de facilité d’accès, de protection visuelle, et de protection contre
les aléas climatiques. L’architecture véhicule les symboles et les valeurs de la République.
MATERNELLE
ÉLÉMENTAIRE
COLLÈGE
LYCÉE GÉNÉRAL ET TECHNOLOGIQUE
LYCÉE PROFESSIONNEL
Le parvis de l’école ou de l’établissement scolaire est
« La mobilité et l’accessibilité également un lieu de convivialité. Pour les écoles, c’est
sont des facteurs d’attractivité le lieu où les parents et les enfants se rencontrent en
attendant l’ouverture de l’école ou la sortie des élèves.
des établissements scolaires Pour les établissements de second degré, le parvis est
un espace investi par les élèves lors des entrées/sorties.
mais aussi et surtout des éléments
importants d’intégration sociale.»*
Question posée aux parents d’élèves
QUELS AMÉNAGEMENTS DES ABORDS POURRAIENT ÊTRE
Selon la localisation des établissements, les habitudes ENVISAGÉS ? *
de déplacement, l’utilisation des transports en commun
et l’intégration des mobilités actives sont variables
Stationnement
et génèrent un aménagement différent des espaces
interdit
publics aux abords. Faciliter l’accès de tout équipement
scolaire en travaillant sa desserte permet une meilleure
gestion des flux d’usagers et son intégration au sein de
Piétonnisation totale
son environnement.
L’entrée de l’école ou de l’établissement doit être perçue
comme un repère visuel fort, porteur des valeurs et des Caméra de surveillance
symboles de la République.
L’organisation des abords prendra en compte
les impératifs de sécurité. Les traitements des Badge à l’entrée
cheminements d’accès et de la sécurité routière, du
degré d’ouverture/fermeture de l’équipement sur son
quartier, des modalités de surveillance des entrées/
Sécurisation renforcée à l’accueil
sorties, de l’accès des secours ou des points d’évacuation
et de regroupement constituent des sujets à étudier.
* Source : Concertation publique 2021 «Bâtir l’école ensemble» Ministère de l’Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports.
1. USAGES
USAGES ESSENTIELS
e nt
nem
n
io
t
s ta
et
paysagers, agréables et
Usages essentiels
Arrivée / départ,
sécurisés afin de verdir
contrôle d’accès, attente,
informations, socialisation les abords de l’école » *
ir
* Source : Verbatim issu de la concertation publique 2021 “Bâtir
ois
el l’école ensemble” Ministère de l’Éducation nationale, de la
Jeunesse et des Sports
sd
i
té
ctiv
A
Attente
Espace où les élèves, adultes Mobilier urbain solide de type fauteuils Auvent ou structure protégeant des intempéries
de l’établissement et usagers ou bancs en vis-à-vis, poubelles et du soleil
extérieurs peuvent patienter
Classe
maternelle
Grille Loge
Classe
élémentaire
Poussettes Vélo
Grille
Auvent
LOGIQUES DE PROXIMITÉ
En tant que porte d’entrée principale
dans l’école ou l’établissement, le HALL
parvis est directement connecté au hall
d’entrée. Pour des raisons d’évacuation,
SALLE ESPACE SANTÉ
l’espace santé doit être facilement POLYVALENTE
accessible depuis le parvis.
Le parvis peut permettre un accès plus
ou moins indépendant aux locaux
scolaires mutualisés avec des usagers
extérieurs : salle polyvalente, salle de
restauration, bibliothèque et locaux SALLE DE
dédiés aux pratiques sportives selon le RESTAURATION
projet de l’école ou de l’établissement. PARVIS ET
Ces espaces peuvent aussi être rendus ACCUEIL
accessibles par des entrées secondaires.
LOCALISER L’ACCÈS PRINCIPAL dans un contexte trop passant ou proche d’une voie
de circulation dense peut compliquer l’accessibilité sécurisée de l’école, du collège ou
du lycée. Des solutions de limitation de la circulation sur les plages horaires d’entrée et
Les sujets sortie des classes peuvent être étudiées : des “rues écoles” ont ainsi été expérimentées
Un minimum de
d’emprise pour le parvis. À dimensionner suivant le contexte et la taille
Être attentif au choix des matériaux, de façon à ce qu'ils ne soient pas trop
réverbérants dans les zones sous ensoleillement. Aménager des zones sous auvent
Lumière de protections solaires. Travailler l'éclairage artificiel du seuil et faire le lien avec
l'éclairage public périphérique pour s'assurer de la sécurité autour de l'équipement.
Des installations de contrôle d’accès tels que des visiophones doivent être installés et
Numérique connectés à un bureau et à la loge si elle existe. Panneau d’affichage numérique.
Être attentif au choix des revêtements pour qu'ils ne soient pas glissants (y compris
en cas d’intempérie, pluie et neige) et ne génèrent pas d'éblouissement sous l'effet
Matériaux / couleurs / du soleil. Travailler la signalétique de façon à identifier l'école ou l'établissement et
signalétique à véhiculer ses valeurs républicaines. Veiller au contraste visuel des couleurs et des
matériaux. Des bandes de guidages conformes et une signalétique visible et lisible
facilitent l’accès, le déplacement et l’orientation de tous.
AVANT DE SE LANCER
• L’école ou établissement est-il accessible via différents modes de dé-
placement ?
• Quelle image le parvis et l’équipement renvoient-ils ? Sont-ils porteurs
des valeurs de l’institution ?
• La conception des accès à l’école ou établissement permet-elle de gé-
rer et de différencier les flux d’utilisateurs lors des entrées et sorties des
élèves ? Comment articuler ouverture sur le quartier et sécurité dans le
travail d’aménagement ?
• Comment accueillir les usages liés à la sociabilité aux portes de l’école
ou l’établissement tout en garantissant la sécurité des usagers ?
SALLES D’ACTIVITÉS
PHYSIQUES ET SPORTIVES
Cet espace permet des pratiques physiques et sportives variées. Il peut être utilisé en dehors du
temps scolaire pour des activités périscolaires ou par des associations extérieures.
MATERNELLE
ÉLÉMENTAIRE
COLLÈGE
LYCÉE GÉNÉRAL ET TECHNOLOGIQUE
LYCÉE PROFESSIONNEL
verts comme extérieurs) sont multiples, adaptés aux dif-
« Les gymnases sont férents usagers et pratiques sportives développées et
répondre aux exigences des programmes de la discipline
en dehors des temps échéant pendant tout le temps scolaire, la pause mé-
ridienne et le mercredi après-midi. Deux configurations
* Source : Concertation publique 2021 «Bâtir l’école ensemble» Ministère de l’Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports.
1. USAGES
USAGES ESSENTIELS
Ent
raî
ne
m « Certains lycées
e
proposent de louer
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leurs locaux sportifs,
se
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cela permet d’équiper
om
A c ti
Usages essentiels
pétitions sp
le territoire. Des accès
vités périsc
r tiv
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terrains. » *
es
se
ta
ss
oc * Source : Verbatim issu de la concertation publique 2021 “Bâtir
Patères, casiers, bancs, miroirs, Douches dont certaines adaptées aux PMR,
Vestiaires paillassons lavabos, siphon de sol, sanitaires dont PMR
LOGIQUES DE PROXIMITÉ
Contiguïté Proximité
facultative facultative
Lorsque les installations existent au sein d’une école élémentaire, la surface est comprise entre
300 et 600 m² pour des usages très polyvalents hors compétition. Au collège, prévoir un gymnase
de 1300 à 1800 m² , une salle annexe de 350 m² minimum à dimensionner suivant les pratiques
et des espaces extérieurs (à dimensionner suivant l’offre du territoire, les activités pratiquées et
les effectifs).
L’aire de pratique physique doit être libre de tout obstacle et disposer d’une bonne hauteur
sous plafond : 4 à 6 m de façon générale, à porter à 9 m pour certaines activités sportives de
compétition comme le volley-ball et la gymnastique rythmique et sportive.
L’éclairage naturel est à rechercher pour cet espace, complété d’un éclairage artificiel
Lumière en zones différenciées. Des dispositifs de protection solaire sont à prévoir selon
l’orientation du local.
L'installation de renouvellement d'air doit être étudiée au regard d'un usage d'activité
Thermique / ventilation physique intense, notamment entre les groupes. La température de confort d'hiver
peut être abaissée à 16°C.
Réseaux Sonorisation possible de l'espace. 1 prise de courant pour 10 mètres linéaires de paroi
(hors numérique) pour le ménage. Dispositif Wi-Fi débrayable.
Matériaux / couleurs /
Revêtement en sol sportif.
signalétique
AVANT DE SE LANCER
• L’établissement scolaire bénéficie-t-il d’un espace réservé à l’activité
sportive ? Quelles installations sportives sont disponibles à proximité ?
• Les dimensions des installations sportives sont-elles adéquates aux be-
soins ? Permettent-elles la réalisation de pratiques sportives variées et à
la hauteur des enjeux de santré publique ?
• Les installations sportives accueillent-elles des usages extérieurs aux
apprentissages scolaires ?
SALLES
DE RESTAURATION
Dans la salle de restauration, les usagers ont accès à une alimentation équilibrée et de qualité
dans un environnement apaisé et confortable. C’est aussi un espace de sociabilité, de bien-être et
d’éducation.
MATERNELLE
ÉLÉMENTAIRE
COLLÈGE
LYCÉE GÉNÉRAL ET TECHNOLOGIQUE
LYCÉE PROFESSIONNEL
« Le restaurant scolaire doit peuvent servir d’espaces de travail et de détente.
entre les professionnels de Le temps passé dans cet espace dépend des besoins
de chaque enfant, du nombre de places disponibles,
l’établissement. C’est un lieu de la logique de distribution des repas et des capacités
techniques pour la préparation.
vivant qui doit le rester ! »*
La pause méridienne permet aux usagers de différencier Question posée aux élèves d’élémentaire
les temps de travail matin et après-midi et de reprendre JE TROUVE QU’IL Y A TROP DE BRUIT *
des forces. Elle constitue un moment de plaisir pour les
élèves et l’équipe éducative, grâce à un aménagement
agréable et confortable. Une attention particulière est Il n’y a pas
portée à la composition des menus et des repas, qui trop de bruit
doivent accompagner la croissance des élèves, être
composés d’aliments de qualité pour un menu équilibré, Sous
et favoriser l’éducation à l’alimentation. le préau
Selon le niveau scolaire et les moyens humains et
techniques mis à disposition, la salle de restauration Dans la classe
promeut différents degrés d’autonomie. Certaines
proposent un service autonome ou semi-autonome
(libre-service, bar à salades) afin de réduire le gaspillage À la cantine
et d’autres, un service à table adapté aux élèves les
plus jeunes de maternelle. Pour les élèves de lycée,
des espaces de petite restauration peuvent être Dans la cour
de récréation
prévus en complément de la salle de restauration.
Ces aménagements optimisent la gestion des flux et 0 100 200 300
* Source : Concertation publique 2021 «Bâtir l’école ensemble» Ministère de l’Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports.
1. USAGES
UN ESPACE DE
USAGES ESSENTIELS
RESTAURATION
INCLUSIF
cela profite à tout le monde
• Restauration : les élèves s’installent à table, à des places attitrées ou La réduction des stimuli sensoriels
en placement libre suivant leur âge et leur niveau d’autonomie, pour pour rendre la salle de restauration plus
consommer des menus équilibrés. inclusive est facilitée par l’installation
de suspensions ou panneaux
• Service : par les agents de restauration ou par les élèves eux-mêmes d’absorption acoustique, de patins sous
au moyen d’un système de distribution en self ou en îlots, en fonction le mobilier, de sets de table ou nappes
du niveau d’autonomie des élèves et des moyens. Cet arbitrage entre absorbant le bruit des couverts, ou par
les différentes modalités de service aura une influence directe sur une disposition des tables limitant les
l’aménagement de l’espace de la salle de restauration. stimulations visuelles.
• Hygiène : lavage de mains avant et après la prise du déjeuner. Ce Il est possible de prévoir de petites
point d’eau est à différencier de ceux destinés à la boisson. Il peut tablées (3-5 élèves) afin que les
également servir au brossage de dents. interactions y soient supportables pour
les plus sensibles. L’aménagement doit
respecter les normes d’accessibilité et
de mise en sécurité.
A c ti v
n ité
tio s et s pé
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goûts ou présenter aux
Usages essentiels élèves des recettes de
Petite res
aires
Restauration, service,
hygiène, tri des déchets cuisine seraient utiles
culin
aux élèves de tous les
tau
er s
âges » *
rat
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USAGES ESSENTIELS
Tables de différentes tailles (éventuellement
Panneaux acoustiques mobiles
Restauration pliables), chaises confortables et faciles à déplacer
Activités périscolaires
Mobilier léger, pliable ou empilable, assises à taille Mur de projection, sonorisation de la
ou extrascolaires et d’élève et d’adulte salle (enceintes), vidéoprojecteur
événements ponctuels
Self
Adultes
e
fic
Maternelle
Of
LOGIQUES DE PROXIMITÉ
ACCÈS
ÉTABLISSEMENT
Lien direct avec les espaces extérieurs
Contiguïté Proximité
CUISINE OU
OFFICE
Contiguïté Proximité
facultative facultative
Même s’il doit être facile de se rendre à la salle de restauration depuis les salles de
Les sujets classe, LE RESTAURANT SCOLAIRE GAGNE À ÊTRE ÉLOIGNÉ DE L’ESPACE CLASSE.
d’attention LE RESTAURANT SCOLAIRE DOIT DISPOSER D’UN ACCÈS pour son ouverture éven-
tuelle à des usagers extérieurs.
Hauteur minimale de
3m
L’éclairage naturel est à rechercher pour cet espace, complété d’un éclairage artificiel
Lumière bien étudié en zones différenciées. Des dispositifs de protection, éventuellement
d’occultation solaire sont à prévoir selon l’orientation du local.
Revêtement de sol souple préconisé pour réduire les nuisances sonores et lessivable
Matériaux / couleurs /
à grande eau. Un travail global sur l'ambiance est nécessaire pour créer des zones
signalétique différenciées.
AVANT DE SE LANCER
• Offre-t-il un espace de socialisation tout en garantissant des conditions
acoustiques confortables ?
• Le système de service (distribution, armoires réfrigérées pour self service,
récupération de plateaux) est-il adapté aux moyens techniques et humains
et à l’âge des élèves ?
• La surveillance et l’entretien sont-ils aisés ?
• La dépose des plateaux et le tri des déchets sont-ils facilités par l’aména-
gement ?
• Cet espace peut-il être facilement utilisable pour d’autres fonctions
(mobilier adapté, espaces de rangement) ?
SALLES
POLYVALENTES
Espace dédié aux activités collectives au sein de l’école ou de l’établissement, la salle
polyvalente permet la réalisation d’activités pédagogiques, sportives ou culturelles sur les temps
scolaires et en dehors. Elle peut aussi servir pour des temps de regroupement ou des manifestations
évènementielles.
MATERNELLE
ÉLÉMENTAIRE
COLLÈGE
LYCÉE GÉNÉRAL ET TECHNOLOGIQUE
LYCÉE PROFESSIONNEL
« Placer la salle polyvalente en périphérie
de l’établissement scolaire permet de faciliter
sa mutualisation. »*
De l’école maternelle au lycée, la salle polyvalente Question posée au personnel enseignant
facilite le décloisonnement et l’organisation d’activités EST-IL NÉCESSAIRE D’AVOIR UN LIEU PERMETTANT DE
en grand groupe, avec des situations d’apprentissage RÉUNIR RÉGULIÈREMENT LA COMMUNAUTÉ SCOLAIRE
variées, enrichissant ainsi les enseignements proposés DANS DES CONDITIONS CONFORTABLES ? : *
aux élèves ou permettant aux enseignants de varier leurs
pratiques pédagogiques. Ne se
prononce pas
Ce vaste espace, par nature très modulable, est
également idéal pour organiser des présentations de
travaux à un public extérieur. La possibilité de subdiviser
5,7% 6,1%
la salle en plusieurs espaces distincts peut aussi être NON
envisagée.
La salle polyvalente peut par ailleurs être utilisée en
tant qu’équipement collectif par un public extérieur à
l’établissement scolaire, en dehors des temps scolaires
et sous réserve d’une convention d’occupation des
locaux, pour des activités en adéquation avec le projet
de l’école ou de l’établissement.
88,2%
OUI
* Source : Concertation publique 2021 «Bâtir l’école ensemble» Ministère de l’Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports.
1. USAGES
USAGES ESSENTIELS
UNE SALLE
• Activités culturelles : la salle polyvalente peut être mobilisée
POLYVALENTE
pour des activités musicales, théâtrales, etc., avec ou sans INCLUSIVE
intervenants extérieurs. Cette salle peut aussi se transformer cela profite à tout le monde
en un véritable auditorium, un espace scénique dans lequel les
élèves peuvent donner des représentations. De façon ponctuelle,
l’équipe pédagogique ou la collectivité peuvent mobiliser cette Les espaces de grand volume
salle pour des fêtes de l’école ou de l’établissement, spectacles et peuvent être insécurisants pour
événements (élections...). certains enfants du fait de leur ca-
ractère non-contenant : on peut
• Rassemblement : pour certaines activités ou pour des y adjoindre des espaces de repli,
communications de l’équipe éducative, des groupes d’élèves permettant de s’isoler temporai-
peuvent être rassemblés en un même lieu. rement, tout en maintenant le
lien visuel avec le reste du groupe
• Rangement : les enseignants et professionnels rangent du petit
(alcôve, tipi…). Cette salle peut
matériel (instruments de musique, chaîne hi-fi, petit matériel aussi servir d’espace où les élèves
pédagogique, etc.) et du matériel plus conséquent selon les usages qui en ont besoin peuvent bouger,
de cet espace (tables et chaises, etc.). crier, libérer leur énergie accom-
pagnés de leur AESH.
Ac
tiv
i té
sp
ér
isc
“plurivalente” c’est
ola
disposer d’un espace
ires e
Usages essentiels pour réaliser des
Salle de c
t associati
activités culturelles,
rassemblement, rangement activités scolaires ou
périscolaires. » *
las
ves
se
en
té
e
USAGES ESSENTIELS
Dispositifs de sonorisation de la salle,
Activités culturelles structures d’accrochage en plafond
Estrade amovible (praticables)
Eveil musical, chorale, théâtre, pour cimaises, spots et projecteurs,
exposition, conférence, petit vidéoprojecteur
concert
LOGIQUES DE PROXIMITÉ
SALLE
POLYVALENTE
Lien direct avec les espaces extérieurs
Contiguïté Proximité
Contiguïté Proximité
facultative facultative
LES ACTIVITÉS AYANT LIEU DANS LA SALLE POLYVALENTE pouvant être bruyantes,
Les sujets il est souhaitable que l’aménagement acoustique soit renforcé et que la localisation
d’attention
soit judicieusement pensée notamment vis-à-vis des autres pôles d’activité (adminis-
tration, salles de classe…).
L'éclairage naturel est à rechercher pour cet espace, complété d'un éclairage artificiel
bien étudié en zones différenciées, avec si possible une modulation. Des dispositifs de
Lumière protection solaire sont à prévoir selon l’orientation du local. L'occultation des baies est
à prévoir, ainsi que l'installation de spots si les activités le nécessitent.
Réseaux Sonorisation possible de l'espace. 1 prise de courant pour 10 mètres linéaires de paroi
(hors numérique) pour le ménage.
Matériaux / couleurs /
Les revêtements sont à choisir au regard d’un travail global sur l’ambiance.
signalétique
AVANT DE SE LANCER
• La superficie et les équipements de la salle polyvalente per-
mettent-ils une adaptation aux usages au cours de la journée ? À
quelles activités existantes ou futures doit-elle pouvoir s’adapter ?
• Les aménagements et équipements permettent-ils un haut niveau
de flexibilité et de modularité, ainsi qu’une installation et un range-
ment faciles de la salle ?
SANITAIRES ADULTES
Les sanitaires destinés aux adultes (enseignants, personnels éducation nationale, AESH, ATSEM,
intervenants...), contribuent à la qualité de vie et aux bonnes conditions de travail dans les écoles et
les établissements scolaires.
MATERNELLE
ÉLÉMENTAIRE
COLLÈGE
LYCÉE GÉNÉRAL ET TECHNOLOGIQUE
LYCÉE PROFESSIONNEL
USAGES ESSENTIELS
USAGES ESSENTIELS Patères, dévidoir papier toilette, poubelles Sanitaires (blocs individuels),
Commodité dans chaque sanitaire (protections périodiques) cloisons toute hauteur
LOGIQUES DE PROXIMITÉ
Contiguïté Proximité
facultative facultative
SANITAIRES
ADULTES
BUREAUX
ET SALLES DE
CLASSE
3 m²
pour un unique sanitaire
8 m²
pour un bloc de deux cabines non PMR avec un
avec lave mains intégré sas comportant lavabo et sèche mains.
Le nombre de sanitaires adultes à prévoir doit a minima être en conformité avec le code
du travail à savoir 2 cabines pour 20 adultes.
Thermique / ventilation Prévoir un renouvellement d’air adapté pour les sanitaires et la douche le cas échéant.
Matériaux / couleurs / Privilégier des revêtements de sol et de murs durs, lessivables à grande eau et résistants
signalétique aux produits détergents.
AVANT DE SE LANCER
• Comment concevoir et localiser les sanitaires dans un objectif
d’amélioration des conditions de travail de tous les adultes de
l’établissement ?
• Quels moyens humains, techniques et technologiques pour
assurer l’entretien des lieux et fournir une qualité de service
optimale pour les usagers ?
VESTIAIRES ET
LOCAUX D’ENTRETIEN
Ces locaux sont destinés aux personnels d’entretien qui jouent un rôle prépondérant dans le maintien
de la qualité des espaces.
MATERNELLE
ÉLÉMENTAIRE
COLLÈGE
LYCÉE GÉNÉRAL ET TECHNOLOGIQUE
LYCÉE PROFESSIONNEL
USAGES ESSENTIELS
Local entretien :
• Prévoir la possibilité de brancher un tuyau d’une
longueur suffisante pour remplir le réservoir de
l’autolaveuse.
USAGES ESSENTIELS
Vestiaire
Stockage des effets personnels, des Casiers individuels verrouillables et
tenues de travail pour les agents résistants au feu, chaises ou bancs, Douche
d’entretien, techniciens d’exploitation tableau de communication
des bâtiments, ATSEM et autres
personnels
ESPACE DE
LOGIQUES DE PROXIMITÉ
CONVIVIALITÉ
CIRCULATIONS DES
PERSONNELS
Les vestiaires des agents d’entretien
gagnent à être à proximité de la salle de
convivialité et de travail des personnels.
Il convient de prévoir l’espace nécessaire
à la manutention aisée des gros équipe-
ments (chariots, autolaveuse).
VESTIAIRE
Contiguïté Proximité LOCAUX
DES AGENTS
MÉNAGE
D’ENTRETIEN
Contiguïté Proximité
facultative facultative
La présence de ces espaces reste IMPÉRATIVE quelle que soit la taille de l’école ou de
d’attention
PRÉVOIR si possible un local ménage à chaque niveau.
Ces espaces sont CONFORTABLES, ERGONOMIQUES ET AÉRÉS.
5 m²
pour un local d’entretien sans autolaveuse et 8 m² pour un local abritant
une autolaveuse. Le nombre de locaux est à ajuster en fonction de la taille de
l’établissement.
L’éclairage naturel n’est pas impératif pour cet espace, dans la mesure où il s’agit pour
Lumière l’essentiel d’un espace de stockage.
Alimentation en eau pour évier et vidoir. 1 prise de courant en sus pour le ménage et si
Réseaux possible eau chaude. Nécessité d’éviter les bras morts hydrauliques pour limiter les
(hors numérique)
risques de légionellose.
Matériaux / couleurs / Privilégier un revêtement en sol dur, lessivable à grande eau et résistant aux produits
signalétique détergents.
AVANT DE SE LANCER
• Le local ménage est-il accessible et fonctionnel pour les agents
d’entretien ?
• La surface des locaux ménage et vestiaire est-elle adaptée au nom-
bre d’agents, à la superficie et à la configuration des bâtiments ?
• La localisation et le système de fermeture de l’espace de stockage
garantissent-ils un accès réservé exclusivement aux personnels
d’entretien ?
NOTICES
TECHNIQUES
107
Notice
ACOUSTIQUE
En milieu scolaire, le bruit peut affecter le comportement et les capacités d’apprentissage des élèves
comme leur santé et celle des adultes. Viser un bon confort acoustique des espaces est indispensable.
Cette préoccupation doit être prise en compte dans tout projet de réaménagement ou dès l’identifica-
tion initiale du site pour se décliner jusqu’au choix des matériaux et équipements.
30 %
Un travail de sensibilisation et d’accompagnement
pourra utilement être développé auprès des usagers. La 20 %
MATERNELLE
ÉLÉMENTAIRE
COLLÈGE
* Source : Verbatim issu des groupes de travail réunis pour
LYCÉE GÉNÉRAL ET TECHNOLOGIQUE
l’élaboration des guides «Bâtir l’Ecole». / * *Source : ADEME pour
le Débat national sur la Transition énergétique, janvier 2013 LYCÉE PROFESSIONNEL
1. LES ATTENDUS, LES SOLUTIONS À PRIVILÉGIER
Source : [Link]
Pour les constructions neuves, une réflexion à l’échelle du plan masse doit privilégier une implantation et une
orientation favorables en fonction de l’environnement. Par exemple, un équipement qui s’implante à proximité
d’une infrastructure bruyante peut positionner ses bâtiments entre cette infrastructure source de nuisances sonores
et la cour de récréation pour préserver cette dernière des nuisances sonores extérieures. Inversement, dans un
environnement calme, les bâtiments peuvent servir à préserver le voisinage des bruits de la cour.
Bruit aérien
Bruit extraction
Musique Bruit
couloir
Bruit routier
Bruit cour
de récréation Déplacement
Bruit canalisation
meubles
Certaines activités sont particulièrement génératrices de bruit (activités musicales, physiques…) alors que d’autres
usages nécessitent davantage de calme (notamment les temps de repos et de sieste en école maternelle). Une
sectorisation des locaux par niveau de nuisance sonore peut être intéressante, dans la mesure où elle optimise le
traitement acoustique des locaux.
L’enseignement de la musique est en premier lieu concerné par cette préoccupation. La pratique instrumentale
(initiation à la batterie, djembé, …) implique des dispositions très spécifiques pour ces locaux : isolation du sol pour
limiter la transmission des basses fréquences (épaisseur minimum de 50 mm), renforcement latéral et plafond,
baffles suspendus, etc..
Présents dans les filières professionnelles et technologiques ainsi que dans certains dispositifs spécialisés (SEGPA),
certains laboratoires et espaces professionnels accueillent des dispositifs générateurs et machines-outils. Une
graduation d’actions doit être mise en œuvre suivant le niveau de nuisance sonore généré allant de la simple
information, au traitement de l’environnement de l’équipement technique (absorption acoustique renforcée). Ces
bruits pouvant représenter une nuisance sonore pour les locaux adjacents impliquent de croiser les dispositifs de
traitement acoustique et l’implantation du local au sein de l’école ou de l’établissement.
DÉFINITIONS
Le son se propage dans toutes les direc- Réverbération : prolongation Le bruit d’impact ou de choc :
tions, dans tous les matériaux. Dans une d’un son après l’interruption bruit émis par une paroi mise
pièce, quand une onde acoustique ren- de la source sonore suite aux en vibration sous l’effet d’un
contre un obstacle (un mur par exemple), multiples réflexions sur les pa- choc direct (par exemple : pas,
son énergie est réfléchie, absorbée ou rois d’un local. Le temps de chute d’objet).
transmise. réverbération d’un local est
Les bruits d’équipements : se
le temps que met un son à
Résonance : l’énergie réfléchie et ren- transmettent de façon directe
décroître de 60 dB après l’ar-
voyée dans la pièce est responsable des ou indirecte par l’air, et sous
rêt du fonctionnement de la
phénomènes de résonance, réverbéra- forme de bruits d’impact par
source.
tion et échos. vibration des parois : ascen-
Absorption : l’absorption seur, robinetterie, ventilation
acoustique réduit la propaga- mécanique, installation de
tion des ondes sonores dans chauffage ou de conditionne-
un local. Pour améliorer le ment d’air, etc.
confort acoustique d’une
pièce, il est donc nécessaire
qu’une partie importante de
l’énergie sonore ne soit pas ré-
fléchie mais absorbée.
Dans une grande majorité de locaux scolaires, l’enjeu du contrôle de la réverbération est central. Dans les espaces
d’enseignement, cette maîtrise est au bénéfice de l’intelligibilité de la voix et donc de l’apprentissage. Dans les espaces
à forte fréquentation sur des temps limités telles que les salles de restauration, la limitation de la réverbération
garantit le confort acoustique.
Un travail est mené au cas par cas avec les usagers pour cibler les usages des différents espaces et les besoins
éventuels en affaiblissement acoustique qu’ils induisent. Ces objectifs se déclinent en conception par des choix de
matériaux plus ou moins absorbants.
VALEURS DE α
Le niveau d’éclairement sur plan de travail cumule les effets de
Matériaux absorbants* 250 Hz
l’éclairage direct par une baie et un luminaire avec ceux de la
500 Hz 1 000 Hz 2 000 Hz 4 000 Hz αw**
réflexion sur le plan de travail.
Laine minérale ép. 50mm sous bardage perforé > 20% 0,80 0,90 0,90 0,90 0,95 0,90
* Matériaux absorbants : ils ont pour fonction d’absorber une partie de l’énérgie sonore lors de la réflexion d’un bruit sur une paroi.
** αw : Coefficient qui donne la valeur moyenne de l’absorption d’un matériau ou d’un assemblage de matériaux. Il se calcule suivant la norme NF
EN ISO 11654 (7).
Le traitement des parois d’un local peut être abordé de manière spécifique.
• Pour les plafonds, les solutions globales traitant les surfaces de manière uniforme garantissent une meilleure
acoustique et polyvalence de l’espace. Les faux plafonds et matériaux perforés, ou présentant un bon taux
d’absorption tels que les matériaux poreux à fibre minérale sont très appropriés dans les salles de restauration et
les espaces d’enseignement.
• Pour les sols, les matériaux absorbants (moquette, par exemple) et de type sols souples pourraient être privilégiés
au regard du seul paramètre acoustique. Les premiers sont utiles pour atténuer la réverbération des sons et réduire
les bruits de chocs ; tandis que les seconds (vynils, PVC, etc.) sont essentiellement utiles à la réduction des bruits
de chocs.
Toutefois, ces revêtements sont aussi choisis en fonction de leurs modalités d’entretien (les matériaux lisses étant
plus faciles d’entretien mais moins performants en ce qui concerne l’absorption acoustique).
• Pour les murs, la demande en surfaces d’affichage étant importante dans les espaces d’apprentissage, une
réflexion sur la disposition des matériaux est à mener, le déploiement de matériaux absorbants pouvant être plus
complexe. Néanmoins, certains matériaux absorbants peuvent plus ponctuellement être mis en œuvre. Il est
recommandé de privilégier les isolants phoniques en matériaux biosourcés.
Suivant la méthode d’enseignement, les besoins en termes de traitement acoustique des espaces d’apprentissage
peuvent varier : un travail sur les murs nécessite d’anticiper la position de l’enseignant (l’orateur) et des élèves
(l’auditorat). L’aménagement d’un amphithéâtre pourra profiter d’un traitement acoustique réverbérant (côté scène)
et d’un traitement absorbant (côté public). Les aménagements flexibles de la salle de classe (en autobus, en îlots ou
pôles...), où l’enseignant est davantage au milieu de la salle, impliquent un traitement acoustique plus uniforme.
Traitement de la
salle de classe avec
un matériau perforé
en continuité sur les
murs et plafonds.
© Tracks architectes
RESTAURANT SCOLAIRE
DE ROMAIN LAURENT EN GAL (69)
* Source : Verbatim issu des groupes de travail réunis pour l’élaboration des guides «Bâtir l’Ecole».
PISTE À EXPLORER :
LA SONORISATION ACOUSTIQUE
DE LA SALLE MATÉRIAUX
D’ENSEIGNEMENT Éclairage
COULEURS
La conception acoustique dépend fortement des choix en termes de matériaux, et dans une moindre
mesure des choix sur les réseaux (ventilation, plomberie, chauffage) comme de la conception thermique de
l’équipement. Un compromis doit s’exercer sur l’éclairage, les grandes baies vitrées favorisant l’éclairage naturel
mais complexifiant le traitement acoustique des locaux. Les alarmes doivent être audibles dans tous
les espaces de l’école ou établissement.
• Arrêté du 13 avril 2017 relatif aux caractéristiques acoustiques des Ministères de l’écologie, du développe-
acoustiques des bâtiments existants lors de travaux de ment durable et de l’énergie, du Logement et de l’Egalité
rénovation importants : il précise les exigences de per- des territoires qui précise les modalités de ces mesures.
formances acoustiques minimales pour les établisse- • Arrêté du 5 mai 1996, modifié le 23 juillet 2013 (auquel
ments scolaires situés à proximité d’une infrastructure renvoie l’article 7 de l’arrêté du 25 avril 2003) relatif au
bruyante. classement des infrastructures de transports terrestres
• Arrêté du 25 avril 2003 relatif à la limitation du bruit et à l’isolement acoustique des bâtiments d’habitation
dans les établissements d’enseignement : il précise les dans les secteurs affectés par le bruit. Il s’applique aus-
performances acoustiques attendues au regard des nou- si aux écoles et établissements scolaires et précise pour
veaux indices en vigueur (norme NF-EN-ISO 717-1 relative les constructions neuves l’isolement sonore à atteindre
au bruit aérien, NF-EN-ISO 717-2 pour les bruits de choc, contre les bruits de l’espace extérieur.
NF EN ISO 11654 pour les matériaux absorbants). Il est
également utile de se reporter au Guide des mesures
temps de
Local d’émission Local de réception réverbération
(en secondes)
Espace
Salle de repos Salle de classe Infirmerie
administratif
1s recommandée
Salle de restauration 55 dB* 53 dB* 53 dB* 53 dB*
par l’OMS
*article 2 de l’arrêté du 25 avril 2003 relatif à la limitation du bruit dans les établissements d’enseignement
AVANT DE SE LANCER
• Comment tenir compte de l’environnement sonore extérieur ?
• Où positionner les espaces accueillant des activités génératrices de nuisances
sonores ?
• Comment maximiser l’acoustique lors de la conception thermique et
technique ?
• Quelle sonorisation privilégier ?
• Quel équipement acoustique privilégier dans les salles d’enseignement ?
D’autres informations disponibles sur le site [Link]
* Source : Verbatim issu des groupes
de travail réunis pour l’élaboration
des guides «Bâtir l’Ecole».
CONFORT THERMIQUE
Le confort thermique tout au long de l’année concerne aussi bien les questions d’usage que les enjeux
de transition énergétique et de pérennité des installations et équipements techniques.
MATERNELLE
ÉLÉMENTAIRE
COLLÈGE
* Source : Verbatim issu des groupes de travail réunis pour
LYCÉE GÉNÉRAL ET TECHNOLOGIQUE
l’élaboration des guides «Bâtir l’Ecole». / * *Source : Wargocki P
and Porras-Salazar J-A (2019) LYCÉE PROFESSIONNEL
1. LES ATTENDUS, LES SOLUTIONS À PRIVILÉGIER
© JFS architectes La cour de l’école est plantée d’arbres de hautes tiges et bénéficie de murs végétalisés.
30
mixtes (béton-bois, par exemple). En rénovation, il
importe d’identifier le type de structure existante 25
deux cas, le traitement des ponts thermiques doit Température Température intérieure Température intérieure
être systématique, car ils peuvent représenter une extérieure d’un bâtiment avec forte d’un bâtiment avec faible
inertie inertie
déperdition énergétique importante.
Source : Energie+ © Bruxelles Environnement
© Architecture Plurielle
A l’occasion de cette rénovation, le décalage des façades a également permis d’augmenter la surface des salles de classe.
À DIRES D’EXPERTS...*
Penser les installations techniques
En saison hivernale,
avec la visée des économies d’énergie assurer une tempé-
rature intérieure de
La conception et le dimensionnement des installations climatisé peut toutefois être 19°C plutôt que de 20°C
de chauffage, de ventilation et de climatisation passe bénéfique en cas de forte conduit à une diminution
des déperditions ther-
par plusieurs étapes. chaleur pour les personnes
miques de 10% pour une
fragiles. Les solutions pas-
• La définition des objectifs de confort et les besoins température extérieure
sives sont à privilégier, en par- de 10°C et donc des
en production de chaud et de froid en fonction des
ticulier pour les constructions consommations.
occupations. En effet, les comportements des usagers
neuves (voir notice ventilation
génèrent des apports thermiques qui influent sur le
et QAI).
confort : dégagements liés à l’occupation d’une salle
de classe, à l’équipement informatique d’un bureau ou • La conception du réseau
d’une salle informatique, à la mise en route d’équipe- de distribution avec la
ments de cuisine au sein de la restauration, etc. visée de l’optimisation des cheminements pour
d’une part, en limiter les pertes thermiques et d’autre
• Le choix des équipements techniques de production
part, diminuer les consommations pour le déplace-
avec trois objectifs : optimiser la puissance au regard
ment du fluide thermo ou frigoporteur.
des besoins, diminuer les consommations énergétiques
et développer le recours aux énergies renouvelables • Le choix des unités terminales (radiateurs, panneaux,
(solaire -photovoltaïque et thermique-, hydroélectrici- chauffage au sol, brasseurs d’air, etc) pour répondre
té, éolien, biomasse -bois, biocarburants-, géothermie aux besoins en termes de confort local par local au re-
-dont pompe à chaleur géothermale-, hy- gard des volumes concernés.
draulique, etc). Pour effectuer les choix
• Les installations sont conçues de manière à atteindre
en matière énergétique, il importe
À DIRES les températures de référence visées. L’exploitation est
de tenir compte des filières dispo-
D’EXPERTS...*
également conduite en fonction de ces températures
nibles sur le territoire. Des sys-
En cas de référence pour assurer une maîtrise de la consom-
tèmes de récupération d’éner-
d’activation mation.
du PPMS, il est gie pourront être étudiés à
nécessaire de chaque fois que possible. La
pouvoir couper climatisation systématique et
facilement le intégrale des locaux scolaires
chauffage car la n’est pas recommandée pour
température monte des raisons sanitaires, de coût
vite dans les zones
et de consommation énergé-
de mise à l’abri.
tique. L’existence d’un espace
COLLÈGE PIERRE GILLES DE GENNES À FRINICOURT (51) ÉCOLE DE LA MADELEINE À FÉGRÉAC (44)
THERMIQUE
VENTILATION ÉCLAIRAGE
Innervation Acoustique
& numérique
Matériaux Orientation
couleurs
Accessibilité Sécurité
L’atteinte d’un bon niveau de confort thermique en été et en hiver, dépend en grande partie de la conception
des bâtiments, qui impacte le sujet de l’éclairage, et de la ventilation. Les systèmes de contrôle et de régulation
peuvent nécessiter de développer de la domotique.
Salle de classe 18 à 20 °C 20 à 22 °C
Salle de restauration 18 à 20 °C 16 à 18 °C
Bibliothèque 18 à 20 °C 20 à 22 °C
Espace administratif 18 à 20 °C 20 à 22 °C
AVANT DE SE LANCER
• Les données climatiques et environnementales ont-elles été prises en compte
dans la conception du bâtiment scolaire ?
• Les besoins en termes de confort thermique ont-ils été évalués au regard d’un
“juste dimensionnement” des installations techniques ?
• Les locaux aux mêmes exigences peuvent-ils être regroupés dans des zones
thermiques cohérentes?
• Quel équilibre adopter entre la maximisation de l’éclairage naturel, la
recherche d’une inertie et/ou d’un confort thermique dans les établissements
scolaires et la sécurité lors de vents violents ?
• Quels moyens mettre en oeuvre pour favoriser la maintenance, l’entretien et in
fine le bon fonctionnement des systèmes de chauffage et de rafraîchissement
des locaux scolaires ?
ÉCLAIRAGE
La réflexion sur l’éclairage dans les écoles et établissements scolaires est un sujet clef qui aborde autant
les questions d’usage liées au confort visuel nécessité par les activités que le thème de la transition
énergétique et de la pérennité des installations et équipements techniques.
Un éclairage approprié favorise l’apprentissage et contri- Le potentiel d’économie d’énergie lié à une
bue à l’amélioration de la réussite scolaire de tous les rénovation de l’éclairage des locaux scolaires
élèves. Certaines études ont montré que la capacité de est évalué par l’ADEME de 40 à 80 %. Cette
concentration des élèves peut être affectée par les carac- rénovation s’appuie entre autres sur le
téristiques de la lumière artificielle, et pour certains est remplacement des lampes traditionnelles
intimement liée à leur rapport à la lumière naturelle. Un par des diodes électroluminescentes (LED)
bon éclairage contribue à limiter la fatigue et à réduire dont l’efficacité énergétique est 10 à 20 fois
l’apparition de la myopie chez les jeunes. Chez les enfants supérieure et la durée de vie 20 à 50 fois plus
en bas âge, l’éclairage contribue au bon développement longue que celles des lampes à incandescence
de l’oculo-motricité et de la vision. Ainsi, pour préserver ou halogène.
la santé de tous les usagers, un éclairage de qualité est
essentiel. RÉPARTITION DE LA CONSOMMATION
GLOBALE D’ÉNERGIE POUR L’ÉCLAIRAGE**
Cette question est également liée aux enjeux environne-
mentaux et à la nécessité de maîtriser la consommation
énergétique. Ce sujet est lié en grande partie au choix
d’équipements performants et à l’installation de disposi-
7 TWh
tifs de contrôle de l’éclairage. Pour autant, il importe de 11 TWh
2 TWh
ne pas complexifier l’usage des équipements. Le confort
Résidentiel
d’usage permet ainsi de guider les choix entre les avancées 4 TWh
Industrie
technologiques pouvant être superfétatoires et les équi- 6 TWh Collectivités Locales
4 TWh
pements améliorent réellement les conditions d’étude Commerce
Le contraste lumineux,
Penser l’éclairage artificiel
c’est l’écart entre l’apport
comme un complément de l’éclairage naturel de lumière naturelle et la
compensation artificielle
La lumière artificielle doit être conçue comme un palliatif à l’éclairage qui est mise en place grâce
naturel, et uniquement envisagée lorsque la luminosité naturelle n’est pas à l’éclairage artificiel. Et
suffisante pour les activités. C’est pourquoi la conception architecturale ces effets de contraste ne
favorise autant que possible, à travers notamment l’étude du plan masse, sont pas au bénéfice du
la pénétration de l’éclairage naturel au sein des espaces scolaires. confort de l’usager, qui peut
Ainsi l’orientation, la présence, et le dimensionnement des surfaces ressentir très rapidement
vitrées donnant sur l’extérieur sont des critères essentiels à une bonne des effets de
conception des locaux scolaires. Selon les principes éprouvés de fatigue !
l’architecture bioclimatique, l’orientation nord-sud est à privilégier au
maximum pour les salles de classe de préférence à une orientation est-
ouest. Si les baies sont correctement orientées et en nombre suffisant
dans les salles de classe, il sera nécessaire de faire appel aux dispositifs
compensatoires d’éclairage artificiel uniquement lorsque les temps
scolaires ne correspondent plus aux heures d’ensoleillement.
Dans le cadre d’une conception architecturale incluant de larges baies vitrées pour améliorer le facteur de lumière
du jour, il est également nécessaire de trouver un juste équilibre entre cette amélioration et l’augmentation des
déperditions thermiques (compensées pour partie par la mise en œuvre de doubles vitrages) ainsi que d’un effet de
paroi froide, facteur d’inconfort.
SIMULATIONS DU FACTEUR DE LUMIÈRE DU JOUR POUR UNE CLASSE COMPORTANT 35% DE BAIES VITRÉES
EN EXPOSITION SUD-EST. L’AUTONOMIE EN LUMIÈRE DU JOUR EST DE 80% POUR UN FACTEUR DE LUMIÈRE DU
JOUR DE 4,5%.
© Architecture & Climat, Faculté d’architecture, d’ingénierie architecturale, d’urbanisme (LOCI) – Université catholique de Louvain (Belgique).
© Fabienne Bulle architecte & associés © Ateliers 2/3/4, Charly Broyez, photographe.
Une bonne orientation se conçoit également en termes de vues vers l’environnement extérieur. En effet, si les baies
vitrées apportent dans les classes la lumière la plus qualitative possible, à savoir la lumière naturelle, elles procurent
aussi un repos pour l’œil et des perspectives aux utilisateurs des locaux. Malgré tout, elles peuvent constituer une
source de déconcentration. Il faut donc bien réfléchir aux vues depuis ces baies. Sur le même sujet, l’installation
de films occultants sur les vitrages est parfois nécessaire afin de limiter la visibilité de l’intérieur des locaux depuis
l’extérieur de l’établissement. Cette solution est assez peu coûteuse mais peut limiter la luminosité apportée par les
ouvertures et nécessite des précautions lors des opérations de nettoyage et d’entretien.
Eblouissement direct
Eblouissement indirect
Lumière réfléchie
EFFETS CUMULÉS DE L’ÉCLAIRAGE
DIRECT ET INDIRECT
Mur
Ivoire, jaune citron vif 70 - 75%
Jaune vif, ocre clair, vert clair, bleu pastel, rose pâle, crème 60 - 65%
Vert citron, gris pâle, rose, orange soutenu, bleu gris 50 - 55%
Calcaire, bois clair, bleu ciel 40 - 45%
Sol
Chêne clair, ciment sec 30 - 35%
Rouge profond, vert prairie, bois, vert feuille clair, vert olive, brun 20 - 25%
Bleu foncé, pourpre, brun rougeâtre, gris ardoise, brun foncé 10 - 15%
Noir 0%
DÉFINITIONS
Intensité lumineuse : quantité de lumière fournie par une Rythme circadien : rythme biologique qui marque l’adap-
source directive (mesurée en candela). tation de l’organisme à l’alternance jour-nuit durant une
journée environ.
Éclairement : quantité de lumière dans un lieu ou une sur-
face (mesurée en lux). Flux lumineux : il caractérise la quantité totale de lumière
(exprimée en lumens) générée par une lampe, indépen-
Luminance : rapport entre l’intensité d’une source de lu-
damment de l’orientation. L’optique de la lampe elle-
mière visible dans une direction donnée, divisée par l’aire
même, ainsi que l’optique de l’appareil d’éclairage équipé
apparente de cette source dans cette même direction
de cette lampe, assure une concentration de ce flux selon
(mesurée en candela/m²). La luminance est un des indi-
un angle déterminé ou, a contrario, une émission de ce
cateurs qui permet d’évaluer la question de la perception
flux de façon homogène sur une plus grande surface.
de l’intensité lumineuse par l’observateur et donc de trai-
ter la notion d’éblouissement. Unified Glare Rating (UGR) : niveau d’éblouissement d’in-
confort. Dans un local d’apprentissage, l’UGR, calculé lors
Éblouissement : trouble visuel brutal causé par une lu-
du projet d’éclairage, ne doit pas dépasser 19.
mière vive et aveuglante entraînant une impossibilité par-
tielle ou totale de voir. Indice de rendu des couleurs (IRC ou Ra) : capacité d’une
source à restituer fidèlement les couleurs telles qu’elles
Température de couleur : la lumière blanche, de même
apparaissent en éclairage naturel.
que toute lumière, est décomposable en un spectre
de couleur. Ainsi pour qualifier la couleur d’une lu- Indice de résistance aux chocs mécaniques (IK) : Un lumi-
mière on définit la température de couleur. Une lu- naire IK 10 résiste mieux au vandalisme qu’un IK 20.
mière sera plutôt de teinte chaude en dessous de
3000 K ou froide pour une température de couleur su-
périeure à 3 000 K. Plus une couleur est chaude visuel-
lement, plus sa température thermique est donc faible.
Certains enfants peuvent présenter une hypersen- • un système d’innervation suffisant pour installer
sibilité à la lumière ou un besoin de la moduler des lampes de bureau individuelles.
pour compenser une déficience visuelle ou des Il faut par ailleurs éviter l’utilisation d’éclairage
difficultés de concentration. Quelques dispositifs par détecteurs de mouvements qui fonctionnent
peuvent être mis en place : uniquement en mode marche/arrêt, et préférer
• un système d’occultation permettant de modu- ceux à abaissement progressif, afin de réduire les
ler l’apport en lumière naturelle. risques d’éblouissement et de papillotement. La
• un allumage différencié par zones ou bien des taille des baies vitrées doit également être limitée,
variateurs d’intensité voire de température de les élèves hypersensibles à la lumière ayant besoin
couleur. de percevoir l’espace dans lequel ils se trouvent.
THERMIQUE MATÉRIAUX
COULEURS
Innervation Accessibilité
& numérique
Ventilation Sécurité
Acoustique Orientation
A ce jour, les principales normes afférentes à l’éclairage l’éclairement, valeur minimale de l’indice de rendu des
et réglementations sont : couleurs des lampes) par typologie d’espace et d’activité
• Les articles R. 4213-2,R. 4213-3 et R. 4223-1 à R. 4223-12 (bureaux, espaces communs, circulation, …).
du Code du travail. • La norme NF X 35-103 (Ergonomie, principes d’ergono-
• Les articles «Éclairage» de l’arrêté du 8 décembre 2014 mie visuelle applicable à l’éclairage des lieux de travail) :
relatif à l’accessibilité des personnes handicapées dans décrit des principes et une méthode ergonomiques vi-
les ERP. sant à définir les éléments essentiels à l’éclairage des
lieux de travail, en situation réelle. Elle prend en compte
• L’article 14 de l’arrêté du 8 décembre 2014 relative à
la norme d’éclairage intérieur en prenant en compte
l’accessibilité des ERP situés dans un cadre bâti existant.
trois spécificités : l’âge de l’opérateur, la tâche visuelle,
• Les articles «Éclairage» de l’arrêté du 3 mai 2007 (RT par et la situation à risque.
éléments) qui régissent les exigences de performances
En complément, quelques textes de référence peuvent
énergétiques lors de la majorité́ des rénovations.
servir de base à l’établissement d’exigences :
• La norme européenne NF EN 12464-1 « Lumière et éclai-
• Le Guide de l’ADEME “Rénover l’éclairage des bâtiments
rage - Éclairage des lieux de travail - Partie 1 : lieux de tra-
tertiaires” qui détaille l’approche d’un projet d’éclairage
vail intérieurs » : cette norme indique les modalités per-
et explicite plus longuement les normes techniques et
mettant de viser un confort visuel et des performances
réglementations citées ci-dessus.
visuelles optimales pour des personnes dont la vue est
normale. Toutes les tâches visuelles courantes y sont • La Charte pour l’éclairage LED intérieur et extérieur du
considérées, y compris le travail sur écrans. Elle décline Syndicat de l’éclairage qui liste des critères de qualité
les exigences relatives à l’éclairage (éclairement moyen des équipements d’éclairage sur lesquels le maître d’ou-
à maintenir, éblouissement d’inconfort, uniformité de vrage peut interroger le fabricant.
NIVEAU D’ÉCLAIREMENT
FACTEUR DE NIVEAU D’ÉCLAIREMENT
MOYEN À MAINTENIR SUR
LUMIÈRE DU JOUR MOYEN À MAINTENIR
TABLE
Salle de classe 300 lux
Entre 1,5 et 2 % 200 lux
primaire et secondaire uniformité de 0.60
200 lux
Salle de restauration Environ 1,5% 150 lux
uniformité de 0.40
500 lux
Bibliothèque - salle de lecture Entre 1,5 et 2 % 200 lux
uniformité de 0.60
300 lux
Espace administratif Entre 1,5 et 2 % 200 lux
uniformité de 0.60
Salle de travaux pratiques - 300 lux
300 lux
travaux manuels - laboratoires uniformité de 0.60
Circulations intérieures 100 lux (circulations horizontales) et 150 lux (circulations verticales))
L’article 44 de la RT par éléments impose une puissance installée maximale pour l’éclairage général de 1,6 W par
m2 par tranche de 100 lux (soit par exemple pas plus de 8 W par m2 si l’on souhaite 500 lux sur table).
AVANT DE SE LANCER
• Quel éclairage pour quelle activité ? Pour quel public d’usagers ?
• Comment choisir un éclairage qui ne fatigue pas la vision et respecte les
cycles circadiens ?
• Quel est l’équilibre idéal entre technologie, facilité d’usage et d’entretien
lorsqu’il s’agit de choix d’éclairage ?
• Dans le cas où un établissement scolaire maximise l’apport en lumière
naturelle de ses locaux, quels dispositifs peuvent conserver le confort
thermique de ceux-ci ?
D’autres informations disponibles sur le site [Link] * Source : Verbatim issu des groupes
de travail réunis pour l’élaboration
des guides «Bâtir l’Ecole».
HANDICAP ET ACCESSIBILITÉ
L’École inclusive et son accessibilité aux personnes en situation de handicap sont des enjeux majeurs. Ils
invitent à interroger les espaces, et les modes d’organisation des écoles et des établissements scolaires
pour que l’espace facilite l’autonomie et le bien-être de tous.
“Ce qui est mis en place pour les élèves à besoins spécifiques va être bénéfique pour tous, et
c’est comme cela qu’avance l’école et la société inclusive : le collectif y gagne en qualité de
fonctionnement !” À DIRES D’EXPERTS...*
La rampe de l’école permet de répondre aux exigences d’accessibilité tout en constituant une vraie pièce © Agence Airoldi architectes
d’architecture, avec un usage de sas.
Certaines stimulations environnementales peuvent générer du stress, du mal-être voire une saturation sensorielle
chez certains enfants. Maîtriser les facteurs d’ambiance peut contribuer à limiter ces sources de stress.
Dès l’arrivée de l’élève, le bruit présent aux abords de l’école ou de l’établissement, la proximité de la route, la gestion
de l’attente avant d’entrer dans le bâtiment, le nombre de personnes et la promiscuité, sont tout autant d’éléments
qui peuvent être difficiles à gérer pour des enfants présentant certains handicaps. L’accueil dans un espace végétalisé
plutôt que sur un trottoir ou un petit parvis est préconisé. Il est également envisageable de permettre aux enfants
qui en ont le besoin de rentrer dans le bâtiment, sans attendre la sonnerie.
La gestion du temps et de l’attente peut être un facteur de stress, notamment lorsqu’il s’agit
de l’accès aux sanitaires. Certains élèves ne peuvent pas patienter pour des raisons
physiologiques, d’autres ne sont pas en mesure de comprendre et d’appréhender cette
À DIRES D’EXPERTS...* attente. Une répartition des sanitaires dans l’école ou l’établissement permet de
Pour aider les élèves à pallier cette situation.
maintenir un niveau de Le bruit peut aussi causer une gêne, si ce n’est du stress, pour un grand nombre
bruit raisonnable pendant d’usagers. Il est nécessaire de maîtriser l’acoustique des espaces les plus bruyants :
le temps de restauration, préau, hall et circulations, espace de restauration, installations sportives, salle
on diffuse une musique de de motricité et salle polyvalente. Dans les espaces d’apprentissage, on peut
fond apaisante. Elle crée un prévoir des hauteurs sous plafond et des volumétries limitant l’effet d’écho,
plafond sonore qui permet une installer des pièges acoustiques et favoriser un matériau souple au sol qui
autorégulation efficace chez les limite la résonance et atténue les bruits de pas ou de chute d’objets. En
élèves puisque la règle est que complément, il est possible d’autoriser l’usage (temporaire) de casques anti-
l’on doit toujours l’entendre. bruit aux élèves qui en présentent le besoin. Les sonneries annonçant la fin
Sinon, on diminue l’intensité de d’un cours ou d’un temps de classe peuvent être stressantes, surprenantes
l’éclairage et les élèves parlent voire agressives notamment pour les enfants présentant un handicap auditif.
instantanément moins fort. Il est conseillé de remplacer ces sonneries par une musique. Des signaux
On s’est rendu compte qu’en lumineux peuvent être prévus en complément des sonneries et alarmes afin
supprimant une source de de prévenir les usagers présentant un handicap auditif (sous réserve d’éviter
stimulation, ça apaisait tout l’éblouissement et les effets stroboscopiques).
le monde.
Pour favoriser la concentration ou pour les rendre plus ergonomiques, une réflexion doit être menée concernant les
postes de travail des élèves en situation de handicap. Certains postes de travail doivent être adaptés à l’ergonomie
pour l’accueil d’un fauteuil. Des postes de travail peuvent être orientés vers le mur, ils peuvent être attribués à un
élève ou être disponibles et mobilisables en fonction des besoins, afin de limiter la stimulation visuelle et d’aider à
la concentration. La mise à disposition de mobilier dit “flexible”, associé à une pratique pédagogique adaptée, peut
également être un vecteur d’inclusion efficace : assises diversifiées (dont ballons de gymnastique, canapé…), tapis
pour travailler au sol, tables basses ou mange-debout, coussin d’eau à placer sur les chaises… Il est indispensable de
souligner que beaucoup d’élèves bénéficient de la présence d’accompagnants (AESH) dont il faut tenir compte dans
la superficie et l’agencement des salles de classe.
L’aménagement de la salle de classe permet d’organiser des postes de travail face à un mur simplement © Agence l’Atelier architectes,
Anna Vazeille, photographe.
A l’échelle de l’école ou de
l’établissement, il est possible de
prévoir un espace dit “refuge” pour
des élèves ayant besoin d’un espace
d’isolement, accompagné d’un adulte
(AESH, personnel de vie scolaire…).
Celui-ci peut prendre place dans
l’infirmerie (maternelle et élémentaire)
ou dans un local à proximité (collège
et lycée). Une zone calme et de
repos peut également être mise à
disposition des élèves sous surveillance
et accessible durant les temps de
pause. Dans la cour de récréation, des
espaces différenciés isolés du bruit, et
de l’agitation peuvent être appréciés
pour s’y reposer et faire retomber
l’excitation.
© IME de Vincelles.
PISTE À EXPLORER :
DES ESPACES HYPO ET
HYPER SENSORIELS
Dans certains établissements ap-
paraissent des espaces sensoriels,
de mise au calme, permettant la
détente. Ces salles hypo ou hyper
sensorielles présentent générale-
ment une lumière douce et faible,
des jeux de lumière, de la musique
douce ou des bruits blancs, des
tapis et matelas et d’autres équi-
pements favorisant l’exploration
sensorielle et la relaxation. Ils sont
généralement inspirés des espaces
dits «snoezelen».
© Pétrarque.
Pour permettre des temps de défoulement aux élèves qui en présentent le besoin, il est nécessaire de leur proposer
des espaces adaptés. Lorsque la salle de classe donne sur un jardin, un patio ou une terrasse, ces espaces extérieurs
délimités peuvent être mobilisés à cet effet. Sinon, il est possible que les AESH utilisent la salle polyvalente, la salle
de motricité ou les installations sportives, lorsque les enfants qu’ils accompagnent ont besoin de bouger, courir,
crier. La cour de récréation est souvent inadaptée à ces usages car elle est visible depuis les salles de classe et ce
manque d’intimité peut entraîner une stigmatisation des élèves concernés. Il est également possible d’installer un
vélo d’appartement dans ces espaces.
© Proludic.
SIGNALÉTIQUE
ACCESSIBILITÉ
MATÉRIAUX
COULEURS
Éclairage
Acoustique
Sécurité
Innervation
& numérique
Ventilation
Thermique Orientation
L’accessibilité est une préoccupation permanente, qui doit impacter tous les sujets. Elle est très liée au choix
des matériaux et couleurs, ainsi qu’à la signalétique. Une bonne maîtrise des ambiances à travers la gestion de
l’éclairage et l’acoustique est importante. La mise à disposition de matériel numérique peut être nécessaire
pour ces usagers.
• La loi du 11 février 2005 sur l’égalité des droits et des • En 2009, l’arrêté du 24 septembre édicte les principes
chances énonce le principe du droit à compensation du d’évacuation tenant compte de l’incapacité d’une par-
handicap et de l’obligation de solidarité de l’ensemble tie du public à être évacuée rapidement et préconise
de la société à l’égard des personnes handicapées. C’est des espaces d’attente sécurisée.
autour du projet de vie formulé par chaque personne • L’arrêté du 8 décembre 2014 fixe des dispositions spé-
handicapée que la cité doit s’organiser pour le rendre cifiques aux établissements recevant du public situés
possible. dans un cadre bâti existant et aux installations existantes
• En France, l’article L. 111-1 du code de l’éducation, mo- ouvertes au public. Ces dispositions concernent l’appli-
difié par la Loi n°2013-595 du 8 juillet 2013 précise que cation des articles R.111-19-7 à R.111-19-11 du Code de la
le service public de l’éducation est conçu et organisé Construction et de l’Habitation. Elles sont entrées en vi-
en fonction des élèves et des étudiants et qu’il veille à gueur à compter du 1er janvier 2015.
l’inclusion scolaire de tous les enfants, sans aucune dis- • L’article GN 8 du règlement sécurité incendie prévoit
tinction. l’installation des alarmes incendie perceptibles selon les
• L’article L.111-7-5 du Code de la Construction et de spécificités des locaux et des différentes situations de
l’Habitation introduit la notion d’agenda d’accessibilité handicap.
programmée en précisant que dans le cas où la mise en • L’arrêté du 20 avril 2017 «relatif à l’accessibilité aux
accessibilité n’a pas pu être réalisée au 1er janvier 2015, personnes handicapées des établissements recevant du
le dépôt d’un agenda d’accessibilité programmé est public lors de leur construction et des installations ou-
obligatoire. vertes au public lors de leur aménagement « modifie les
• En 2019, la loi sur l’école de la confiance réaffirme dispositions des articles R. 111-19 à R. 111-19-4 du CCH,
ce principe, en valorisant les pratiques de coopération introduit, notamment, les notions de «solutions d’effet
avec les professionnels du monde médico-social, au sein équivalent» et précise «les usages attendus et caractéris-
même des écoles et établissements scolaires. tiques minimales».
• L’article 24 de la Convention des Nations Unies relative
aux droits des personnes handicapées (2006) - ratifiée
par la France en 2010 - préconise l’éducation inclusive et L’ensemble des prescriptions réglementaire est
demande que les États veillent à ce que les enfants et les consultable sur [Link]
personnes handicapées ne soient pas exclus, sur le fon- tiques/accessibilite
dement de leur handicap, du système d’enseignement.
AVANT DE SE LANCER
• Le bâtiment permet-il l’accès et la circulation des usagers, de manière la plus
autonome possible ? (déficience visuelle, difficulté d’orientation, mobilité
réduite…)
• Les facteurs d’ambiance acoustique et lumineuse sont-ils maîtrisables et
modulables ?
• Les dimensions des différents espaces et des circulations permettent-elles le
déplacement aisé, y compris des personnes en fauteuil ? Permettent-elles de
réduire la promiscuité ?
• La conception du bâtiment et la localisation des espaces de soin permettent-
elles la mise en place de pratiques de coopération avec des professionnels du
monde médico-social ?
• Des espaces de repli et d’apaisement ont-ils été conçus, en priorité à proximité
des espaces vastes et bruyants ?
MATÉRIAUX ET COULEURS
Intimement liée au choix des matériaux et couleurs pour l’enveloppe du bâtiment, l’écriture architecturale
fonde l’identité de l’équipement. Rapporté à l’aménagement intérieur, le choix des matériaux porte
des enjeux diversifiés de santé, de robustesse, de durabilité, mais aussi de confort et d’esthétisme. Les
gammes chromatiques constituent des facteurs d’ambiances qui doivent être propices au travail et à
l’apprentissage.
MATERNELLE
ÉLÉMENTAIRE
COLLÈGE
* Source : Verbatim issu des groupes de travail réunis pour
l’élaboration des guides «Bâtir l’Ecole». / * *Source : Déchets
LYCÉE GÉNÉRAL ET TECHNOLOGIQUE
chiffres-clés Édition 2020 ADEME LYCÉE PROFESSIONNEL
1. LES ATTENDUS, LES SOLUTIONS À PRIVILÉGIER
Au regard des enjeux écologiques et de développement durable, il est aujourd’hui nécessaire d’anticiper le cycle
de vie des matériaux utilisés à la construction des bâtiments scolaires. Plusieurs pistes peuvent être explorées.
En premier lieu, il importe de valoriser le patrimoine bâti existant en favorisant sa rénovation plutôt que des
hypothèses de démolition-reconstruction. Selon le principe de l’économie circulaire, il faut dans la mesure du
possible favoriser la déconstruction et le réemploi des matériaux, équipements et composants de l’édifice au lieu
de procéder à de simples démolitions. Pour ce faire, préalablement à toute déconstruction, des inventaires sont
réalisés pour identifier les ressources comme les déchets qui en seront issus. Une partie des déchets de construction
peut également intégrer des filières de recyclage, si possible en limitant les transformations. L’usage de matériaux
biosourcés (d’origine végétale) ou géosourcés (d’origine minérale) locaux permet également de limiter le prélèvement
de ressources épuisables.
L’utilisation de matériaux robustes et de bonne qualité permet de prolonger le cycle de vie du bâtiment et sa phase
d’utilisation. Ils sont choisis de manière à présenter une certaine résistance à l’usure (intempéries, UV, frottements,
chocs…), aux dégradations (tags, rayures…) et une facilité d’entretien et de réparation. Concernant les peintures, afin
de limiter leur vieillissement, il est recommandé de protéger les zones de frottements (bas des murs des couloirs,
cages d’escalier, zones de débattement des portes…).
LE TABLEAU CI-DESSOUS PRÉSENTE LES SOURCES DES DIFFÉRENTS COMPOSÉS ORGANIQUES VOLATILS :
Réactivité chimique entre l’ozone et certains COV présents dans l’air. Produits de
construction et de décoration contenant des composés à base de formaldéhyde
Formaldéhyde (liants ou colles urée-formol). Produit d’usage courant : d’entretien et de traitement,
d’hygiène corporelle et cosmétiques
2 écoles élémentaires, 3
écoles maternelles, un
restaurant scolaire.
© Design & architecture Structure en terre crue. © BPA architecture, Didier Boy de la Tour, Pierre structurelle.
photographe.
Au regard des impératifs thermiques, les bâtiments présentent une nécessaire étanchéité, qui ne doit pas se faire au
détriment de la respiration des parois. En effet, les murs contiennent naturellement de l’humidité qu’il est nécessaire
d’évacuer afin de limiter l’apparition de moisissures, contribuant à la pollution de l’air intérieur. Afin de garantir
une bonne qualité de l’air intérieur, un renouvellement de l’air régulier et adapté aux besoins et aux activités des
occupants est indispensable. Une surventilation des locaux est nécessaire à réception d’un nouveau bâtiment pour
évacuer les COV.
La possible présence d’amiante dans les écoles et établissements scolaires construits dans les années 70 et 80,
nécessite un repérage anticipé, avant le démarrage d’un chantier de rénovation.
La conception des espaces intérieurs nécessite une réflexion Si la lumière vient ricocher
autour des ambiances, notamment colorées et lumineuses de sur une paroi colorée, cela
façon à être favorables au confort d’usage et aux conditions crée une ambiance lumineuse
d’apprentissage en milieu scolaire. Lumière et couleur sont colorée. Dans le cas de murs
intrinsèquement liés, une couleur n’apparaissant pas de la peints en jaune, on pourra
même manière selon l’intensité, la chaleur ou l’orientation remarquer un ressenti de “bulle
de la source lumineuse. Composée de toutes les couleurs du chaude”. Au contraire, avec des
spectre, la lumière naturelle permet une perception fidèle murs verts, cela nous donnera un
des couleurs, contrairement à une lumière artificielle dont le teint blafard… C’est pourquoi, si l’on
spectre est plus restreint et pourra impacter plus ou moins sait que la lumière naturelle risque
fortement la perception des couleurs. Lors du choix de de frapper un mur, on évitera
l’éclairage et notamment de la température de couleur de ce de peindre ce dernier en bleu
dernier, il faut être conscient que cela peut impacter la vision ou en vert qui ne sont pas des
des couleurs et donc l’ambiance du lieu (teintes chaudes ou teintes lumineuses
froides). naturelles.
DÉFINITIONS
Qu’est-ce qu’une couleur ? Les couleurs Indice de rendu des couleurs : indice permettant la mesure de
que l’on voit sont en réalité des percep- la capacité d’une source lumineuse à rendre les couleurs de
tions colorées, c’est l’interaction entre la manière plus ou moins fidèle.
lumière et la matière qui nous permet de
Saturation d’une couleur : degré de pureté d’une couleur, un
les voir. Chaque couleur - dont les infra-
parle de chromaticité de celle-ci. Plus la couleur sera vive et
rouge et les ultraviolets - correspond à une
lumineuse, plus elle sera dite saturée.
longueur d’onde et l’œil humain est ca-
pable de percevoir celles comprises entre
380 et 780 nanomètres, c’est ce que l’on
appelle le spectre optique. Chaque objet,
selon sa composition, absorbe certaines
longueurs d’ondes et réfléchit les autres,
ce sont ces dernières que nous pouvons
voir.
Teinte d’une couleur : longueur d’onde
dominante perçue (rouge, orange, jaune,
vert, bleu, violet).
Luminosité d’une couleur : emplacement
d’une couleur sur une échelle allant du
blanc au noir, il s’agit de son degré d’éclair-
cissement ou d’assombrissement de la
couleur.
Température : couleur émise par une
source lumineuse et mesurée en degrés
Kelvin. Plus le chiffre est élevé, plus la lu-
mière sera froide et apparaîtra bleutée,
plus il est faible, plus la couleur est dite
chaude et tirera sur des tons orangés.
ORIENTATION
ACOUSTIQUE
Innervation
& numérique
ACCESSIBILITÉ
Ventilation
Sécurité
Thermique
Le choix des matériaux et couleurs doit être corrélé à la conception de l’éclairage et à celle de l’acoustique pour
créer des ambiances maîtrisées et offrir un vrai confort d’usage. Couleurs et matériaux influent sur le repérage
dans l’espace et guident donc la réflexion en matière de signalétique, mais aussi d’accessibilité.
• Décret n° 2011-1728 du 2 décembre 2011 relatif à la sur- • Arrêté du 19 avril 2011 relatif à l’étiquetage des pro-
veillance de la qualité de l’air intérieur dans certains éta- duits de construction ou de revêtement de mur ou de
blissements recevant du public (issu de l’article 180 de sol et des peintures et vernis sur leurs émissions de pol-
la Loi Grenelle II de 2010) : il contraint à une obligation luants volatils (issu de l’article 180 de la Loi Grenelle II
de surveillance de la qualité de l’air dans les bâtiments de 2010) : il rend obligatoire l’étiquetage des matériaux
accueillant des enfants et propose des valeurs de réfé- de construction et d’aménagement afin de permettre
rence pour certains composants chimiques, notamment une transparence quant à leur composition et à la po-
le formaldéhyde. tentielle présence de dix composants chimiques pol-
• Arrêté du 21 novembre 2002 relatif à la réaction au feu luants.
des produits de construction et d’aménagement : il pro-
pose une classification des matériaux de construction
selon leur résistance au feu.
Espaces administratifs U3 P3 E1 C0
AVANT DE SE LANCER
• La réflexion sur le choix des matériaux tient-elle compte du cycle de vie
du bâtiment ?
• Les matériaux choisis permettent-il une bonne qualité de l’air ?
• Les matériaux sont-ils robustes et durables ? Peuvent-ils être facilement
entretenus ?
• Le choix des couleurs et des murs colorés a-t-il été pensé en lien avec les
sources d’éclairage ?
• Le choix des couleurs et de leur saturation génère-t-il des ambiances
agréables et calmes ? A-t-il été pensé en appui aux usages ciblés dans
les différents espaces scolaires et à de bonnes conditions de travail et
d’apprentissage ?
D’autres informations disponibles sur le site
[Link]
NUMÉRIQUE
La réflexion autour du numérique dans les équipements scolaires est multiple : elle concerne à la fois
les réseaux (l’innervation), l’aménagement et le choix d’équipements à répartir au sein des espaces. Les
outils numériques ouvrent des possibilités pédagogiques et ludo-éducatives inclusives, diversifiées en
fonction de l’âge et du profil des élèves.
“Une conception adaptée des espaces scolaires permet d’exploiter pleinement le potentiel des
équipements numériques.” À DIRES D’EXPERTS...*
MATERNELLE
ÉLÉMENTAIRE
COLLÈGE
LYCÉE GÉNÉRAL ET TECHNOLOGIQUE
LYCÉE PROFESSIONNEL
1. LES ATTENDUS, LES SOLUTIONS À PRIVILÉGIER
À DIRES D’EXPERTS...
La transformation
Garantir une connexion de certaines prises de
de qualité à tous les établissements courant classiques en
prises USB est une piste
d’évolution à envisager
Le raccordement des établissements scolaires au réseau au cas par cas. Face au
Internet est la première condition de développement développement des
des usages numériques à l’École et de déploiement téléphones intelligents et
d’équipements numériques dans les locaux scolaires. Ce autres dispositifs numériques
sont les collectivités territoriales qui sont responsables du mobiles, des prises USB
raccordement des établissements scolaires aux réseaux ont l’avantage d’alléger
fibrés. Pour de meilleures performances, lorsque cela les utilisateurs et usagers
est possible, le choix du très haut débit, qui consiste à du transport de leurs
véhiculer l’information numérique par le biais de fibre chargeurs.
optique, est indiqué.
L’État est quant à lui chargé d’assurer la protection des
données personnelles sur les réseaux informatiques. Ainsi,
une fois le raccordement effectif, la connexion doit être
sécurisée au moyen de pare-feux qui contribuent à la
protection du réseau et des données.
Le recours aux connexions sans fil (Wi-Fi ou Li-Fi) permet une forte flexibilité dans l’usage des outils numériques
au sein des écoles et établissements scolaires. Or, la couverture Wi-Fi est encore peu développée dans les écoles et
établissements scolaires français, et lorsqu’elle l’est, c’est souvent de manière partielle (bornes Wi-Fi localisées dans
certains espaces, le cas échéant débrayables). L’impact des ondes générées par ces installations sur la santé reste
en effet encore un sujet d’interrogation. Le référentiel Wi-Fi élaboré par le ministère chargé de l’Éducation nationale
apporte aux différents acteurs du numérique éducatif des recommandations relatives à la mise en place du Wi-Fi
en école et établissement.
Le recours au réseaux filaires (RJ45 ou fibre) permet toutefois d’assurer une connexion de performance supérieure
à celle par Wi-Fi. Elle peut être indispensable pour certains équipements (machine outil numérique par exemple).
DÉFINITIONS
TIC (Technologies de l’Information et de la Commu- reils informatiques (ordinateur, routeur, smartphone,
nication) : regroupement de différentes technologies décodeur Internet, etc.) au sein d’un réseau informa-
(informatique, audiovisuel, multimédia, Internet) per- tique afin de permettre la transmission de données
mettant la communication entre les utilisateurs et entre eux.
l’échange de données sous plusieurs formes : docu-
Réseau Courant Porteur en Ligne : technologie utili-
ments, musique, vidéo,…
sant le réseau électrique pour transporter des don-
Réseau informatique : ensemble de moyens matériels nées numériques.
et logiciels mis en œuvre pour assurer les communi-
Très Haut Débit (THD) : qualité de connexion permise
cations entre ordinateurs, stations de travail, termi-
par le raccordement physique (par fibre optique) aux
naux informatiques et accès à Internet.
réseaux de communication.
Réseau filaire : réseau utilisant comme support des
Réseau Li-Fi : technologie utilisant le spectre optique
câbles métalliques ou des fibres optiques pour le
pour transmettre des données numériques et per-
transport des données numériques.
mettre un accès à internet. Le Li-FI est une connexion
Réseau Wi-Fi : réseau de communication sans fil régi à internet par le biais de l’éclairage LED.
par les normes du groupe IEEE 802.11. Un réseau Wi-
Fi permet de relier par ondes radio plusieurs appa-
Le premier équipement numérique à s’être généralisé dans la sphère éducative est le vidéoprojecteur interactif,
devenu omniprésent dans les salles de classe. Son adéquation aux pratiques pédagogiques existantes et sa facilité
d’installation en font un outil de prédilection pour les enseignants. Il constitue un incontournable dans la mise en
place d’équipements informatiques dans les écoles, collèges et lycées. Autre équipement numérique collectif, le
tableau numérique interactif peut être utilisé avec tous types de publics. Ce tableau blanc tactile sert d’interface
numérique entre un intervenant et son auditoire, et est relié à un vidéoprojecteur.
Pour une utilisation individuelle, les équipements individuels mobiles (tablettes, par exemple) semblent plus adaptés
aux publics les plus jeunes. Leur utilisation intuitive permet la mise en place d’activités pédagogiques dans le premier
degré. Pour les plus âgés, les dispositifs tactiles et mobiles sont adaptés à des activités de recherche documentaire
ou à des applications spécifiques. Elle est en revanche peu adaptée à la rédaction et ne permet pas l’utilisation de
certaines fonctionnalités et logiciels spécialisés.
Les ordinateurs portables concernent plutôt les élèves de collège et lycée, surtout lorsqu’ils sont personnels ou
attribués individuellement par la collectivité de rattachement. L’élève doit être en capacité de transporter cet
équipement avec lui et d’en prendre soin.
À DIRES D’EXPERTS...*
ENSEIGNEMENT
HYBRIDE SYNCHRONE LYCÉE POLYVALENT CAROLINE AIGLE
DE NORT-SUR-ERDRE (44)
L’équipement des salles de classe en caméras connec-
tées ou par d’autres dispositifs (robots, casques VR,
etc.) permet d’assurer en même temps un enseigne-
ment aux élèves présents dans la classe ainsi qu’aux
élèves devant s’absenter (maladie, impossibilité de se
déplacer, compétitions pour les sportifs de haut ni-
veau, etc.).
Le regroupement de quelques postes informatiques en entrée de CDI sous la surveillance de l’enseignant documentaliste, dans une
zone individualisable permet d’organiser de petites formations sur des ressources documentaires.
L’intégration d’un équipement numérique dans des locaux scolaires nécessite de travailler l’aménagement intérieur
en conséquence. Il est souhaitable d’éviter les surfaces et revêtements pouvant être source de reflets néfastes à
l’utilisation des écrans et que l’apport de lumière (stores, rideaux, réglage de l’éclairage, etc.) puisse être régulé. Les
baies et leur répartition font partie des critères pour choisir un espace destiné à abriter des activités et équipements
numériques.
Pour en savoir plus sur le lien entre numérique et éclairage : [Link]
INNERVATION
& NUMÉRIQUE
SÉCURITÉ
Éclairage
Thermique Accessibilité
Ventilation Matériaux
couleurs
Acoustique Orientation
Le développement du numérique est intimement lié à la conception technique du bâti scolaire et à son innervation en
réseaux, avec la préoccupation de la sécurité et de l’inclusion. Mais les interactions avec la conception de l’éclairage et le
choix des matériaux sont à anticiper pour ne pas générer des conflits.
Des référentiels ont été produits par le Ministère chargé • Les référentiels du socle d’équipement numérique de
de l’Éducation nationale pour accompagner les porteurs base pour le premier degré, le collège et le lycée.
de projets : • Le Cadre de référence pour l’Accès aux Ressources pé-
• Le SDET, schéma directeur des espaces numériques de dagogiques via un équipement MObile CARMO
travail, qui définit un bouquet de services à destination • Le Cadre de Référence des services d’Infrastructures
des utilisateurs des 1er et 2d degrés Numériques d’Établissements scolaires et d’école
• Le référentiel Wi-Fi élaboré par le ministère chargé de
l’Éducation nationale apporte aux différents acteurs du
numérique éducatif des recommandations relatives à
la mise en place du Wi-Fi en école et é[Link]
éléments à prendre en compte pour l’installation du Wi-
Fi dans les locaux scolaires.
Collège entre 20 Mbits/s (< 400 élèves) et 50 Mbits/s (> 800 élèves)
Lycée entre 50 Mbits/s (< 400 élèves) et 100 Mbits/s (> 800 élèves))
AVANT DE SE LANCER
• Quels coûts d’investissement et d’exploitation pour les services et
systèmes numériques mis en place dans les écoles ou établissements
scolaires ?
• Les outils et réseaux numériques installés sont-ils en adéquation avec les
méthodes pédagogiques développées ?
• Les conditions sont-elles réunies pour permettre de répondre aux
recommandations du socle numérique de base ?
* Source : Verbatim issu des groupes de travail réunis pour l’élaboration des guides «Bâtir l’Ecole».
SÉCURITÉ
Les bâtiments scolaires, comme tout équipement public, doivent être sûrs pour leurs usagers quotidiens
et occasionnels. L’ensemble des risques est pris en compte, depuis la prévention des accidents de la vie
courante jusqu’à la mise en sûreté des personnels et des élèves face aux risques et menaces majeurs.
MATERNELLE
ÉLÉMENTAIRE
COLLÈGE
LYCÉE GÉNÉRAL ET TECHNOLOGIQUE
* Source : Verbatim issu des groupes de travail réunis pour
l’élaboration des guides «Bâtir l’Ecole». LYCÉE PROFESSIONNEL
1. LES ATTENDUS, LES SOLUTIONS À PRIVILÉGIER
Le collège bénéficie d’une conception résiliente adaptée aux événements tropicaux, avec une structure légère et une moindre prise.
Selon la configuration de l’établissement et son environnement, un ou des lieux sont désignés comme
zone(s) de mise à l’abri, en fonction du risque concerné. Dans le cas d’un projet de construction, une
réflexion en amont permettra d’identifier des solutions de mises à l’abri optimisées.
Critères de choix du lieu :
• facilité d’accès,
• localisation (par exemple étage en cas de risque d’inondation…),
• moindre vulnérabilité du bâti,
• points d’eau et sanitaires accessibles,
• moyens de communication interne,
• moyens de communication entre les zones et avec l’extérieur,
• rangement pour les mallettes PPMS.
Critères particuliers pour les deux risques qui concernent tous les établissements :
• Pour le risque de nuage toxique : calfeutrable si nuage toxique (par exemple par la grande bâche présente
dans la mallette PPMS, pré-équipée d’un adhésif double face). Privilégier des zones derrière les façades
les moins exposées aux risques d’explosion (risque d’accident de transport de matière dangereuse par
exemple). Privilégier les salles où les ouvrants sont accessibles et peuvent être calfeutrés par un ruban
adhésif si nécessaire. Identifier une zone tampon à l’entrée de l’établissement et à l’entrée de chaque
zone afin de mettre à l’abri les personnes qui n’auraient pas pu rejoindre la zone à temps, sans avoir à la
déconfiner.
• Pour le risque de tempête :
- Choisir les façades les moins exposées aux vents dominants en cas de tempête.
- Prévoir un vitrage adapté.
- Eviter la proximité des grands arbres.
• Pour les établissements exposés à d’autres risques (inondation, séisme, éruption volcanique…), d’autres
critères de choix des zones de mise à l’abri sont à prendre en compte.
Lieux possibles :
• Privilégier plusieurs salles communicantes (classes, bibliothèques...) ou liées par un couloir plutôt qu’une
seule grande (gymnase, cantine...), pour pouvoir isoler une personne si nécessaire et limiter la diffusion
d’une éventuelle anxiété.
• Les salles de classe peuvent être une bonne solution, pour permettre de poursuivre au moins
partiellement des activités, d’occuper les élèves.
Le jour de la crise, il pourra être nécessaire de modifier le choix des lieux et de s’adapter en fonction de
la situation, notamment si les locaux sont endommagés : vitres brisées, toit envolé...
Le « règlement de sécurité contre les risques d’incendie et de panique dans les établissements recevant du public »
et le code du travail (alarme perceptible dans tout l’établissement ; affichage des consignes et plans ; couloirs, cages
d’escaliers, issues dégagées …) fixent les règles qui prévalent en matière de sécurité incendie et de panique en milieu
scolaire.
La conception permet de faciliter l’évacuation jusqu’à l’accès à une zone permettant de rassembler les usagers en
sécurité. Une zone de rassemblement unique simplifie la gestion de l’évacuation (comptage des effectifs…). Ce point
de rassemblement est tout à la fois éloigné des bâtiments et si possible situé au sein de l’enceinte de l’établissement
et hors du chemin d’accès des secours.
Pour que l’alarme soit perçue par tous, y compris par les personnes déficientes auditives, les signaux sonores sont complé-
tés d’alarmes visuelles (flashs lumineux) ou vibratoires, et ce dans tous les espaces du bâtiment, y compris les sanitaires.
Des messages peuvent également s’afficher sur les tableaux numériques et les écrans d’ordinateurs.
En cas d’incendie, l’évacuation générale est la règle. Toutefois, pour tenir compte de l’incapacité d’une partie du public
à évacuer ou à être évacuée rapidement, la règlementation des établissements recevant du public prévoit la possibilité
d’une évacuation différée des personnes en situation de handicap si nécessaire. Pour ce faire, à chaque niveau accessible,
les personnes qui sont dans l’impossibilité d’évacuer immédiatement doivent pouvoir trouver une solution de mise à l’abri
provisoire (espace d’attente sécurisé). Dans les établissements hébergeant des classes d’inclusion avec des locaux affectés
à la prise en charge des élèves handicapés, il peut ainsi être opportun de conférer aux locaux qui leur sont affectés des
caractéristiques d’espaces d’attente sécurisés.
Au-delà d’une réponse théorique au texte de la règlementation, les exercices confirment le caractère opérationnel en
toutes circonstances de ces espaces, et notamment :
• leur accessibilité (absence d’obstacles tels que seuil de balcons, gravillons de terrasses, portes verrouillées de salles de
classe non occupées au moment de l’alarme,
• l’assurance de communiquer avec le service de sécurité interne ou les services de secours,
• la possibilité de désenfumer l’espace (accès à des commandes d’ouverture des fenêtres aisément manipulables y compris
depuis un fauteuil roulant, par exemple).
L’un des enjeux importants de la sécurité d’une école ou d’un établissement À DIRES D’EXPERTS...*
scolaire consiste à protéger les usagers des risques d’intrusion de personnes,
d’animaux ou encore de jets d’objets. Une analyse du contexte dans lequel Pour sécuriser les
s’insère l’équipement scolaire est à réaliser. Les diagnostics de sécurité bâtiments, il n’y
aboutissent à des préconisations d’ordre technique et organisationnel. Les a pas de solutions
items liés à l’enceinte et à la façade permettent notamment de cibler des universelles. Il faut
points importants pour une construction ou la rénovation (clôture homogène, retenir les solutions
espaces verts où l’on peut se dissimuler, éclairage, faciliteurs d’escalade en les plus adaptées
façade …). Dans certaines circonstances, il est nécessaire de mener une étude pour un lieu donné,
de sécurité publique. à un temps donné.
La construction du groupe scolaire a été associée à celle d’une résidence étudiante sur le même site à Ivry-sur-Seine (94). Le plan
masse et les volumes ont été organisés de manière à préserver la cour de récréation des vues et des jets d’objets.
La conception de l’enceinte appréhende le traitement de la clôture et celui de chacun des points d’entrée et de
sortie, qu’il s’agisse des accès publics ou logistiques. L’intérieur du site n’est pas perceptible depuis l’extérieur, sans
pour autant générer de sentiment d’enfermement. La conception de la clôture est une dimension importante du
parti pris architectural car elle est une composante majeure de l’image de l’établissement scolaire. L’association
d’une clôture minérale à un traitement végétal est une solution souvent préconisée par les experts en prévention
situationnelle.
De même, si les commandes des équipements nécessaires au fonctionnement de la zone mutualisée sont
installées hors de cette zone (par exemple tableau d’alarme incendie, téléphone d’appel des secours, commandes
d’éclairage, en général dans la loge), il y a lieu de privilégier une implantation de ces outils dans une partie de
loge accessible depuis la voie publique et isolable côté établissement scolaire.
Dès la conception d’une école ou d’un établissement, il est utile de prévoir des En appliquant
espaces, répartis dans les bâtiments, dans lesquelles les élèves et personnels mécaniquement une
pourront se cacher, s’enfermer et se barricader (ex : ateliers ou des espaces de solution toute faite,
repos situés entre deux classes…). Il est nécessaire de prévoir une occultation rapide on est souvent à la
des cloisons vitrées des salles de classe et un système de verrouillage aisé des portes merci du grain de
depuis l’intérieur (bouton moleté par exemple). sable qui va gripper
un rouage essentiel.
Si les sources de risques et menaces peuvent être nombreuses, les réponses
permettant d’assurer la sauvegarde des personnes (et des biens dans une moindre
priorité) peuvent être synthétisées en nombre limité de postures et n’induisent
pas nécessairement d’importantes contraintes pour les concepteurs. Le bon sens
prime.
Action des personnes ressources internes et/ou alerte des secours extérieurs
Évacuation S’échapper,
Mise à l’abri simple Mise à l’abri améliorée
(organisée, encadrée, en bon ordre, vers un lieu de se cacher,
Postures regroupement adapté selon les situations) + poursuite partielle de l’activité si possible (calfeutrer les ouvertures...)
se barricader
Réaction individuelle
Sur décision du chef d’établissement dans l’attente de l’arrivée des secours et des directives des autorités (parfois plusieurs heures) ou collective selon
la situation
Source : organigramme issu des travaux de l’Observatoire national de la sécurité et de l’accessibilité des établissements d’enseignement (ONS) et de l’Institut
français de formateurs risques majeurs et protection de l’environnement (IFFO-RME).
DÉFINITIONS
Risque : probabilité que des effets dommageables sur- Fuite : action individuelle pour s’échapper.
viennent réellement. Il correspond à l’existence simul-
Alerte : information destinée à signaler l’existence
tanée d’un danger (objet ou situation susceptible de
d’un risque ou d’une menace. Exemple : appel aux ser-
causer un tort) et d’une exposition à ce danger. Il est
vices de secours (sapeurs pompiers 18, SAMU 15).
d’origine accidentelle.
Alarme : avertissement donné à un groupe de per-
Menace : probabilité d’événement d’origine intention-
sonnes situées au sein d’un espace déterminé les in-
nelle (attentat...).
citant à suivre un comportement donné (évacuation,
Evacuation : sortie collective organisée vers un point confinement…). Ex : alarme incendie, alarme PPMS.
de regroupement distant.
La sécurité des usagers de l’établissement scolaire est tributaire des À DIRES D’EXPERTS..*
dispositions constructives, mais de façon tout aussi importante,
de son état de fonctionnement, via l’entretien, la maintenance, la Certaines règlementations
résistance aux dégradations et aux dysfonctionnements, la facilité en matière de sécurité
de réparation et de remplacement. peuvent apparaitre difficiles
à concilier, entre elles et/ou
Il appartient à l’équipe de conception d’entamer une démarche avec les usages quotidiens. Il
de réflexion sur l’exécution des « interventions ultérieures sur est nécessaire de réfléchir aux
l’ouvrage », dès le début de la conception (de la construction ou de priorités en fonction des atteintes
l’installation d’un équipement). Les objectifs, outre des économies prévisibles (urgence et gravité), et
potentiellement substantielles sur les coûts d’intervention ou rechercher des solutions permettant
de remplacement de matériels, sont une limitation des risques de maintenir un niveau de sécurité
de dégradation physique et d’accident des personnels lors de maximal. Par exemple, dans le cas
l’exécution, ainsi qu’une sécurité des usagers, élèves, personnels, des fenêtres et baies vitrées, il est
visiteurs, mieux assurée. nécessaire de concilier l’éclairage
Il est souhaitable que les matériels déterminés dans le Dossier naturel pour le confort
d’Intervention Ultérieure sur Ouvrage soient fournis en dotation quotidien, avec la résistance
initiale lors de la mise en exploitation de l’établissement, partie aux vents forts et la non-
d’établissement ou équipement, pour le travail en hauteur, le visibilité depuis
nettoyage des locaux et notamment des vitrages, la maintenance l’extérieur.
des éclairages, l’entretien des terrasses et toitures, etc.).
En mode de fonctionnement normal comme dégradé ou (risques liés à l’activité professionnelle, notamment les
de crise, plusieurs types de communication sont essen- postes isolés, temporaires ou permanents).
tiels à la sécurité ou à la sûreté des usagers de l’établis-
• pour les usages « évènementiels » accidentels ou
sement.
malveillants :
Entre les personnels, il est nécessaire d’assurer des
- alarme incendie : levée de doute, et, le cas échéant,
contacts immédiats et permanents au sein des équipes
aide à l’évacuation, éventuellement attaque d’un dé-
professionnelles, direction, agents techniques, vie sco-
part de feu.
laire, service infirmier ou médical, certains enseignants,
dans les établissements les plus simples (contact direct) - accident du travail (chutes, électrisation, trauma-
comme les plus complexes (étendus et à niveaux multi- tismes ou blessures graves).
ples, étages et sous-sol(s), pouvant nécessiter l’installa-
- accident d’élèves ou d’adultes (chutes, fractures, ma-
tion de relais, antennes, etc… ). L’usage courant d’un ou
laises cardiaques, d’épilepsie, etc.).
plusieurs moyens de communication est susceptible de
permettre un retour sur investissement rapide par une - mise à l’abri en application des PPMS – plans particu-
utilisation permanente : liers de mise en sûreté risques majeurs ou attentat-in-
trusion.
• en fonctionnement « normal » amélioré pour des
agents techniques, la vie scolaire, des professeurs…
Parmi les multiples solutions disponibles techniquement, il est souhaitable d’envisager l’équipement des
établissements en émetteurs-récepteurs radio (talkies-walkies). La capacité à fonctionner en appel général et
la possibilité d’intégrer un dispositif d’alerte pour travailleur isolé leur confèrent des garanties supplémentaires
d’efficacité. Il y a lieu, le cas échéant, de déterminer les performances nécessaires des appareils et/ou les besoins en
complément d’installations relais pour une communication assurée sur l’ensemble des niveaux et des espaces du
site.
SÉCURITÉ
Ventilation Thermique
Innervation Acoustique
& numérique
Matériaux Orientation
couleurs
Accessibilité Éclairage
L’exigence de sécurité recoupe toutes les thématiques de conception. Elle doit constamment être à l’esprit de
ceux qui conçoivent et exploitent des écoles et établissements scolaires.
La connaissance des risques spécifiques naturels ou technologiques auxquels la commune est exposée
Cette information sera sollicitée auprès du maire qui élabore le Document d’Information Communal sur les
Risques Majeurs (DICRIM) et à défaut, elle pourra être trouvée directement dans le Dossier Départemental des
Risques Majeurs (DDRM), établi par la préfecture. Des informations complémentaires peuvent également être
obtenues auprès de ces mêmes services dans les plans de prévention ou d’intervention existants.
[Link]
AVANT DE SE LANCER
• En matière de sécurité incendie, quels dispositifs de prévention prévoir à l’échelle
du bâtiment ? Dans le cas d’une construction neuve ?
• Outre les tempêtes, les nuages toxiques, les menaces majeures (attentats …) qui
nous concernent tous, quels sont les risques majeurs naturels ou technologiques
auxquels mon établissement est exposé directement et indirectement ? La
conception et l’aménagement des bâtiments en tiennent-ils compte ?
• Comment concilier les usages en contradiction ? Doit-on s’orienter vers des choix
prioritaires ?
• Quels moyens de communication déployer pour anticiper la gestion des risques ?
SIGNALÉTIQUE ET
ORIENTATION
La signalétique désigne l’ensemble des moyens de communication adoptés dans un bâtiment. Elle
permet la transmission d’informations aux usagers ainsi que leur bonne orientation au sein de l’école
ou de l’établissement. La signalétique porte de forts enjeux en termes d’accessibilité, de sécurité et de
confort d’usage.
“Au-delà de l’accueil et de l’accompagnement humain, toute personne doit pouvoir se repérer,
s’orienter et se déplacer facilement dans les lieux qu’elle fréquente. Cependant, elle rencontre
souvent de nombreux obstacles : absence d’homogénéité, rupture de la chaîne de déplacement,
compréhension de l’information,…” À DIRES D’EXPERTS...*
À DIRES D’EXPERTS...
Faciliter l’orientation au sein du bâtiment en Une bonne
jalonnant les parcours signalétique c’est
celle qui est visible
exactement au
Pour être intelligible aux usagers, le bâti scolaire, comme tout environnement, est moment où nous en
structuré de façon à proposer des parcours intelligibles composés de différents avons besoin, ni trop
secteurs identifiables, des limites entre ces secteurs, des circulations reliant ces tôt, ni trop
secteurs, des espaces de croisements de flux et enfin des points de repère. A ce tard.
titre, la signalétique favorise l’appropriation par ses usagers des espaces d’une
école, un collège ou un lycée par des mécanismes cognitifs de repérage et de
navigation dans l’espace. Il doit être facile de se repérer dans un équipement
scolaire, de s’y diriger pour trouver sa salle de classe, les sanitaires, les installations
sportives, ou les espaces réservés aux adultes tels que le bureau de direction. Des
indications signalétiques permanentes sont fournies aux principaux points de
décision de l’usager : accès, lieux de croisement des flux, passage d’un étage à un
autre, etc. Chaque étage est traité comme une entité indépendante, les ruptures
de niveau pouvant générer des difficultés.
L’architecture, l’usage des matériaux et de la couleur dans les écoles et les établissements scolaires peuvent
contribuer au repérage dans l’espace et faciliter la mémorisation des lieux. La présence de zones colorées (sur les
murs, le sol ou dans les détails de menuiserie par exemple) permet par exemple de délimiter un coin calme, une
zone sans chaussures, un espace silencieux dans la bibliothèque, ou de matérialiser un sens de circulation, etc. Afin
de faciliter les déplacements au sein du bâtiment, des guides ou des repères colorés matérialisés au sol ou sur les
murs par exemple, peuvent aider et guider les plus jeunes ou les personnes ayant des difficultés de lecture ou de
compréhension sans les stigmatiser.
DÉFINITIONS
Selon le dictionnaire « Robert », le pictogramme est un
« dessin figuratif stylisé qui fonctionne comme un signe
d’une langue écrite et qui ne transcrit pas la langue orale ».
Pour l’Agence Française de Normalisation (AFNOR),
le pictogramme est « un symbole graphique conçu
pour fournir une information au grand public et dont
la compréhension ne dépend pas normalement des
connaissances relevant de spécialistes ou de professionnels ».
Pour l’UNAPEI, le pictogramme est “une représentation
visuelle épurée, qui permet la généralisation et l’abstraction
à partir de situations. Il se différencie en cela de la photo, qui
est liée à une situation donnée, et du dessin qui comprend
une dimension artistique qui peut parasiter le message. Les
pictogrammes sont utilisés en appui d’un message écrit, ou
comme message à part entière. Quel que soit le contexte, leur
utilisation part toujours du présupposé qu’ils vont rendre le
message plus facile et rapide d’accès, et au moins compléter,
voire remplacer la lecture.”
Il existe trois sortes de pictogrammes :
Pictogrammes figuratifs
Pictogrammes schématiques
Pictogrammes abstraits
Selon l’information à transmettre, on choisira une signalétique fixe ou mobile. La signalétique fixe est celle de
l’identification des lieux (numérotation de salles, identification des étages, orientation et fléchage…). La signalétique
mobile est celle destinée à donner une information pouvant être amenée à évoluer (nom d’un enseignant, horaires
de présence, emploi du temps, manifestation ponctuelle type portes ouvertes ou exposition…). Dans ce cas, ce
sont généralement des feuilles imprimées, pour lesquelles il est conseillé de prévoir des supports stratégiquement
placés (sur la porte, à côté de la porte, de grands panneaux dans l’entrée…). Les signalétistes peuvent fournir, à la
livraison du bâtiment, une trame de signalétique mobile modifiable avec un logiciel de traitement de texte. Dans
de nombreuses écoles ou établissements, des panneaux d’information électroniques ou des écrans font désormais
office de “signalétique dynamique”, facilitant la mise à jour des informations.
Après avoir été vue et lue, la signalétique doit être comprise par tous, en tenant compte de la diversité des
usagers qui fréquentent les écoles maternelles, élémentaires, collèges et lycées. La première différence entre ces
équipements est l’âge des élèves, et la présence ou non de familles et d’accompagnants réguliers ou occasionnels
(parents, assistantes maternelles, grands-parents…).
Il faut tenir compte des usagers non-lecteurs et des usagers qui ne peuvent ni lire ni comprendre la langue française,
ou seulement de façon limitée. Il est nécessaire d’adopter des systèmes permettant à ces usagers d’appréhender
la signalétique malgré leurs difficultés de lecture et de compréhension. Les mots sont complétés par une autre
codification de l’espace, plus intuitive : pictogrammes, utilisation d’un code couleur par type d’espaces ou attribution
d’une couleur par groupe d’élève et par salle de classe, grands chiffres, symboles, tracés d’itinéraires… Dans le cas
de l’usage de pictogrammes, il est préconisé de s’assurer de la bonne interprétation de ces pictogrammes par tous.
Il est aussi possible de s’appuyer sur des codes couleurs universels pour passer certains messages (vert pour une
autorisation, rouge pour une interdiction ou un danger). Pour la rédaction de textes, il est conseillé de simplifier
l’information afin de proposer aux usagers un message concis. Il est nécessaire de veiller à la bonne hiérarchisation
des informations.
ORIENTATION
MATÉRIAUX ACCESSIBILITÉ
COULEURS
Sécurité Éclairage
Thermique Ventilation
Innervation
& numérique Acoustique
Le traitement de la signalétique est une des conditions de l’inclusion dans les écoles. Le choix des matériaux et
couleurs et, dans une moindre mesure de l’éclairage, facilite une bonne orientation. La signalétique réglementaire
de sécurité ne doit en aucun cas être oubliée et nécessite une articulation fine avec l’architecture.
A ce jour, les principales réglementations et normes affé- recevant du public lors de leur construction et des ins-
rentes à l’orientation et la signalétique sont : tallations ouvertes au public lors de leur aménagement.
• La loi du 11 février 2005 sur l’égalité des droits et des • Le règlement de sécurité applicable à tout établisse-
chances qui énonce le principe du droit à compensa- ment recevant du public (ERP), ainsi que la norme NF
tion du handicap et de l’obligation de solidarité de l’en- X08-003 qui s’appliquent à la signalisation de sécurité.
semble de la société à l’égard des personnes handica- Elle obéit à une réglementation précise (hauteur d’ins-
pées. C’est autour du projet de vie formulé par chaque tallation, éclairage, visibilité, pictogrammes...) pour
personne handicapée que la cité doit s’organiser pour le baliser les cheminements vers les issues extérieures et
rendre possible. permettre au public d’évacuer un bâtiment en toute sé-
• L’annexe 3 de l’arrêté du 20 avril 2017 relatif à l’acces- curité.
sibilité aux personnes handicapées des établissements
Obligation ou
Avertissement
information
Présence de matériel ou
Produits chimiques équipements premier
secours
Présence de matériel de
Interdiction
lutte contre l’incendie
Afin d’assurer une bonne lisibilité, le contraste entre l’information et son fond doit être supérieure ou égale à 70%.
C’est ce que l’on appelle le contraste chromatique ou rapport de luminance et il se calcule ainsi :
Beige Blanc Gris Noir Brun Rose Violet Vert Orange Bleu Jaune Rouge
Rouge 78 84 32 38 7 57 28 24 62 13 82 0
Jaune 14 16 73 89 80 58 75 76 52 79 0
Bleu 75 82 21 47 7 50 17 12 56 0
Orange 44 60 44 76 59 12 47 50 0
Vert 72 80 11 53 18 43 6 0
Violet 70 79 5 56 22 40 0
Rose 51 65 37 73 53 0
Brun 77 84 26 43 0
Noir 87 91 58 0
Gris 69 78 0
Blanc 28 0
Beige 0
A Contraste suffisant Source : Arthur P. and Passini R., Wayfinding - People, Signs and Architecture (p.179), McGraw
- Hill Ryerson, Whitby, Ontario, 1992. ISBN 0-07-551016-2
Hauteur du
champ 90 cm 120 cm 150 cm 160 cm 160 cm 120 cm
de vision
En complément, il peut être noté qu’une indication se trouvant à plus de 160 cm du sol doit avoir une police de
caractère plus élevée et un contraste chromatique accentué. Toute signalisation doit pouvoir être approchée à
moins d’1 m, y compris par les personnes à mobilité réduite (le revêtement de sol doit permettre l’accès à un fauteuil).
AVANT DE SE LANCER
• Les besoins des usagers fréquentant l’école ou l’établissement, de manière
régulière ou occasionnelle, ont-ils tous été pris en considération ?
• Quelles informations doivent être signalées ?
• L’emplacement de la signalétique permet-il de délivrer l’information au
moment où l’usager en a besoin ?
• La signalétique adoptée permet-elle la circulation et le repérage en toute
autonomie dans le bâtiment ?
• La signalétique pourra-t-elle aisément s’adapter à de nouveaux usages ou à
des évolutions d’usage du bâtiment et des espaces ?
* Source : Verbatim issu des
D’autres informations disponibles sur le site [Link] groupes de travail réunis
pour l’élaboration des
guides «Bâtir l’Ecole».
VENTILATION ET QUALITÉ
DE L’AIR INTÉRIEUR
La qualité de l’air intérieur influe directement sur la santé et la qualité des apprentissages au sein des
écoles et établissements scolaires. La conception des dispositifs de renouvellement de l’air intègre
également des enjeux de transition énergétique.
“Une ouverture régulière des fenêtres durant 10 à 15 minutes permet d’améliorer significativement
la qualité de l’air intérieur sans induire une dégradatation du confort thermique (l’hiver comme
l’été).” À DIRES D’EXPERTS...*
MATERNELLE
ÉLÉMENTAIRE
COLLÈGE
LYCÉE GÉNÉRAL ET TECHNOLOGIQUE
* Source : Verbatim issu des groupes de travail réunis pour
l’élaboration des guides «Bâtir l’Ecole». LYCÉE PROFESSIONNEL
1. LES ATTENDUS, LES SOLUTIONS À PRIVILÉGIER
Ventilation naturelle
par tirage thermique
La conception en ventilation naturelle nécessite de définir le cheminement de l’air au sein du bâtiment à travers :
• l’orientation des bâtiments par rapport au vent dominant pour maximiser la prise d’air et faciliter l’écoulement
de l’air du bas vers le haut, de la pression la plus haute vers la plus basse, et si besoin augmenter l’effet de
surpression en positionnant des obstacles sur les ouvertures. Sur ce sujet, les obstacles en amont que sont la
végétation et les constructions avoisinantes sont à prendre en compte ;
• le dimensionnement et le positionnement des entrées et sorties d’air de façon à assurer le meilleur balayage
possible de l’air dans l’espace, avec des ouvertures d’entrée d’air plus réduites que celles de sortie et une distance
de 8 m minimum entre une prise d’air et un rejet d’air vicié ;
• le dessin des ouvertures et des sections de gaines sur un format carré ou circulaire plutôt qu’en fentes pour
maximiser les débits d’air.
Mise en œuvre de cheminées thermiques pour maximiser la ventilation Grilles de ventilation en partie basse des circulations
naturelle
DÉFINITIONS
Ventilation : ensemble des systèmes, passifs ou actifs, mécaniques ou non,
ayant pour but de renouveler l’air intérieur en insufflant de l’air neuf dans le
bâtiment, le faisant circuler dans les espaces pour enfin extraire l’air vicié en
À DIRES
le rejetant à l’extérieur. Ce cycle de l’air peut être effectué pièce à pièce ou
D’EXPERTS...*
par balayage des espaces en faisant circuler l’air des zones les plus propres
vers les zones soumises à pollutions spécifiques (sanitaires, cuisine, espaces Quel que soit
sportifs...) La ventilation est parfois utilisée pour améliorer le confort ther- le système de
mique d’été ou d’hiver suivant les solutions retenues. ventilation choisi, il
nécessite d’étudier le
Ventilation mécanique : une installation de ventilation mécanique com-
cheminement de l’air.
prend les entrées d’air, le système mécanique pour traiter l’air (le filtrer, le
Des obstacles tels que
réchauffer, le refroidir), les conduits, les bouches de soufflage et les bouches
des cloisons, retombées
d’extraction.
de poutres, portes ou
VMC (ventilation mécanique contrôlée) : dispositif de ventilation motorisé mobiliers peuvent
permettant un renouvellement d’air permanent. Il existe différents types venir l’entraver et/
de VMC suivant que le renouvellement d’air se fait par insufflation d’air neuf ou générer des
(qui doit être filtré, préchauffé en saison froide et éventuellement refroidi nuisances sonores.
en saison chaude), par extraction d’air vicié, ou bien par une combinaison
des deux.
Une protection extérieure (stores, volets, auvents, casquettes...) sur les vitrages exposés au soleil évite une grande
partie de l’échauffement de l’air intérieur. A défaut ou en complément, d’autres solutions peuvent être envisagées.
Provoquer une surventilation est recommandé si l’air extérieur est plus frais que l’air intérieur. Le but est de renouve-
ler le plus rapidement possible l’air intérieur, d’évacuer les surchauffes et d’améliorer la qualité de l’air et le confort
thermique à coût modéré. Ce cas de figure est fréquent en été ou à mi-saison, mais aussi lorsque l’occupation des
locaux est importante et génère de forts apports internes. Si elle est déclenchée le jour, on parle de surventilation
directe ou de free cooling. Si elle est générée la nuit, on parle de surventilation nocturne. Dans ce second cas de
figure, les ouvrants doivent alors faire l’objet d’une attention particulière de façon à éviter les intrusions (oiseaux,
pluie,...). Les oscillo-battants et les ouvrants de toiture sont les dispositifs les plus adaptés. L’inertie thermique de la
structure du bâti est alors mise à contribution pour stocker la fraîcheur et la restituer une douzaine d’heures plus
tard, pendant la journée de cours. Cette solution demande toutefois de réfléchir aux moyens financiers et humains
d’un tel fonctionnement : qui s’occupe de l’ouverture/fermeture des ouvrants ? si l’ouverture/fermeture est automa-
tisée, à quel coût se fait cette automatisation, avec quelles modalités d’exploitation ? Cette réflexion est à effectuer
sur la base d’un coût global, à estimer sur une période significative (durée de vie de l’équipement, par exemple).
© EPICURIA Architectes L’atrium du lycée Lucie Aubrac de Courbevoie (92) dispose de battants en toiture et de
ventelles en façade, permettant de ventiler l’été pendant la nuit. L’hiver, l’air chaud sous la
verrière est capté et ré-insufflé en partie basse de la rue intérieure.
μg/m3
Résultats obtenus Niveaux de référence
250 250
200 200
150 150
A+
100 100 A+
B
50 50
0 0 A+
3 jours 28 jours 3 jours 28 jours 3 jours 28 jours
Les dispositifs préventifs (comme les dispositifs mesurant la qualité de l’air) sont mobilisés en complément de
dispositifs correctifs. Quelques recommandations peuvent être formulées.
• Augmenter les volumes : l’augmentation des volumes (hauteur sous plafond) combinée à l’installation d’ouvrants en
parties hautes permet d’améliorer le tirage thermique et donc la qualité de l’air. A noter que les locaux bénéficient
alors d’un éclairage naturel plus généreux et multidirectionnel.
• Aérer régulièrement au moyen des ouvrants disponibles (adapté lorsque l’environnement n’est pas sujet à
pollution ou nuisances sonores) : une simple ouverture de 5 min par heure est recommandée. Les personnels sont
régulièrement sensibilisés à cette pratique pour qu’elle soit bien mise en œuvre. L’ouverture des ouvrants doit être
rendue possible (non obstruée par la présence de meubles, de piles de livres, …) et doit être également compatible
avec les dispositifs d’occultation lumineuse.
• Mesurer la qualité de l’air intérieur, par exemple au moyen de capteurs en concentration de CO2. La mesure réalisée
en conditions normales d’occupation des locaux permet d’évaluer objectivement sur la qualité du renouvellement de
l’air. L’étalonnage de ces appareils doit être vérifié avant de cibler les points et périodes stratégiques pour effectuer
les mesures. Les capteurs infrarouges, plus fiables, sont à privilégier. Compte tenu de la diversité des polluants de
l’air intérieur (plusieurs milliers), la mesure du CO2 n’est qu’une indication et ne permet pas de décrire dans toute sa
complexité la qualité de l’air intérieur.
VENTILATION
THERMIQUE MATÉRIAUX
COULEURS
Innervation Acoustique
& numérique
Éclairage Orientation
Accessibilité Sécurité
La conception des systèmes de ventilation est à rapprocher de celle de la thermique et notamment du chauffage
pour mettre en relation, à chaque fois que possible, la question des apports internes et des consommations
énergétiques. Source et vecteur de bruit, sa conception fait l’objet d’une attention sur le sujet de l’acoustique.
Certains systèmes peuvent être contrôlés par des outils numériques.
Dans le cas du renouvellement de l’air, les établissements ou d’autodiagnostics visant à prévenir leur présence. Le
scolaires suivent la réglementation sanitaire 4ème Plan National Santé Environnement (PNSE4) prévoit
départementale type (RSDT), et le code du travail. Ces de renforcer ce dispositif de surveillance de la qualité de
deux textes fixent chacun un débit minimal hygiénique l’air intérieur dans les établissements recevant du public
de renouvellement de l’air intérieur à respecter durant dont les écoles, collèges et lycées.
les périodes d’occupation des locaux. Si la concentration La réglementation de sécurité contre l’incendie prévoit
en CO2 d’une pièce dépasse les 800 ppm, une action en le désenfumage des locaux en cas d’incendie, et la non-
faveur d’un renouvellement de l’air est nécessaire. propagation du feu et des fumées par les installations
D’autre part, le décret 2011-1728 du 2 décembre 2011 de ventilation. La réglementation est définie par l’arrêté
relatif à la surveillance de la qualité de l’air intérieur dans du 25 juin 1980 portant approbation des dispositions
certains établissements recevant du public concerne les générales du règlement de sécurité contre les risques
écoles et établissements scolaires. Cette réglementation d’incendie et de panique dans les établissements
implique de réaliser une surveillance régulière de la QAI à recevant du public (ERP) et l’arrêté du 14 février 2000 qui
travers l’évaluation des moyens d’aération et la réalisation complète et modifie le même règlement.
de campagnes de mesure des polluants réglementaires
Espace de travail
25 m3/h par personne 18 m3/h par occupant
administratif
Il est recommandé de viser un renouvellement d’air de 30 m3/h par occupant et d’un vol/h hors occupation. Afin
d’améliorer le confort pendant les vagues de chaleur, un renouvellement de 5 à 10 vol/h est recommandé.
AVANT DE SE LANCER
• L’environnement dans lequel s’inscrivent les bâtiments scolaires contraint-il la
conception de la ventilation?
• Comment maximiser la ventilation naturelle et ses apports ? Comment favoriser
l’aération des locaux scolaires ?
• De quelle manière réconcilier renouvellement de l’air et limitation des déperditions
de chaleur/entrée de calories dans les locaux scolaires ?
• Par quels procédés mesurer, encadrer et limiter la présence d’agents polluants
dans l’air intérieur des établissements scolaires ?
• Quels moyens sont alloués à la maintenance, l’entretien et des systèmes de
ventilation et de rafraîchissement
• Comment associer et responsabiliser les usagers aux bonnes pratiques de
surveillance, de contrôle et de signalement de la qualité de l’air intérieur ?
* Source : Verbatim issu des
D’autres informations disponibles sur le site [Link] groupes de travail réunis
pour l’élaboration des guides
«Bâtir l’Ecole».
LIVRET
TERRITOIRE
180
Bâtir l’Ecole
OUVERTURE SUR
LE TERRITOIRE
MATERNELLE
ÉLÉMENTAIRE
COLLÈGE
LYCÉE GÉNÉRAL ET TECHNOLOGIQUE
LYCÉE PROFESSIONNEL
PARTIE 1 :
L’ÉCOLE, FIGURE DE LA
RÉPUBLIQUE SUR LE TERRITOIRE
1. D’HIER À AUJOURD’HUI : ÉVOLUTION DE L’ARCHITECTURE SCOLAIRE
Véritable marqueur du territoire, l’École a toujours été un symbole des valeurs attachées à
l’éducation publique, changeant au gré des époques. Du XVIIIème siècle à nos jours, le bâti
scolaire a fortement évolué.
La loi de 1833, dite loi Guizot en référence au ministre de l’Instruction Publique, rend obligatoire
la présence d’un bâtiment dédié à l’enseignement dans toutes les communes françaises de
plus de 500 habitants. Elle représente un tournant en faisant de l’éducation une prérogative
étatique et non plus seulement privée ou confessionnelle. Pour les filles, il faut attendre 1850
et la loi Falloux qui rend obligatoire la création d’une école qui leur est dédiée pour toutes
les communes de plus de 800 habitants. De nombreuses communes appliquent la loi Guizot
en réinvestissant des locaux déjà existants sur le territoire. Les principaux éléments qui
doivent composer les écoles sont déterminés : des salles de cours et de bonnes conditions
de ventilation et de chauffage, un préau, une cour de récréation. La séparation des filles
et des garçons se traduit architecturalement de trois façons : soit deux bâtiments scolaires
disposés à des emplacements différents au sein de la commune, soit des bâtis séparés par la
mairie, soit un seul bâtiment disposant de deux cours de récréation distinctes. Ce n’est qu’à
partir de la loi de 1878, qui oblige à la construction d’écoles et prévoit un financement pour,
que l’ensemble des communes rurales se dotent d’un bâti dédié à l’école.
Au sein des bâtiments scolaires, les aménagements varient déjà selon le modèle pédagogique
qui s’y déploie. Les débuts de l’architecture scolaire sont, en effet, marqués par les disparités
entre les modalités pédagogiques. L’enseignement individuel, basé sur un face-à-face entre
maître et élève, convient pour les communes où les locaux scolaires sont réduits. Dans ce
mode d’enseignement, des bancs, sans disposition particulière, et un pupitre faisant face à
l’enseignant, suffisent.
Gravure Graveur du roi © Edition Roger Da Costa 1967 Centre de ressources en Histoire de l’éducation - Gonesse
Alors que l’inscription de tous les enfants à l’école est largement engagée, les lois Ferry
de 1881 et 1882 rendent l’École obligatoire de six à treize ans. Laïque et gratuite, elle est
chargée de transmettre aux jeunes générations les bases du patriotisme afin d’affermir les
fondements de la IIème République et de faire contrepoids à l’Eglise. Il devient important de
changer l’image architecturale de l’école. Le bâtiment scolaire doit être visible, imposant
et majestueux, en tant que siège du savoir, ambassadeur des politiques scolaires et de
l’émancipation citoyenne prônée par la IIIe République. Depuis 1833, l’État alloue un budget
à la construction des maisons d’école et y adjoint un règlement pour la construction et
l’ameublement des maisons d’écoles. Il détaille les critères relatifs à l’implantation d’une
école, les recommandations quant à la disposition et volumétrie des salles de classes, les
services annexes nécessaires pour le bon fonctionnement d’une école de quatre classes et le
mobilier à installer dans les différents locaux scolaires. Ces réflexions sur le bâti scolaire sont
partagées à l’échelle européenne et régulièrement reprises lors des expositions universelles
au XIXe siècle.
A la même époque, Pauline Kergomard, inspectrice générale, propose d’inclure les jeunes
enfants dans l’institution scolaire. Elle transforme la “salle d’asile”, dédiée à la garde des
enfants d’ouvriers, en “école maternelle”. Elle liste les espaces que cette école maternelle
doit regrouper : salle d’exercice, salle de repos, vestiaires, cuisine, réfectoire, salle de propreté,
bureau du directeur.
Antoinette Asselineau, Huile sur toile, 1839 © MUNAE - Le Musée national de l’Education
Cette période se clôture par le mouvement de la décentralisation, initiée par les lois
Deferre de 1982 et 1983. Les compétences de construction, entretien et fonctionnement
des établissements scolaires sont transférés par l’Etat aux collectivités territoriales. Les
procédures comme les modes de financement changent, les collectivités investissant des
budgets supérieurs à ceux de l’État tant pour la réhabilitation des établissements existants
que pour la construction des nouveaux. Des bâtiments aux formes inédites et/ou affirmant
la couleur sont construits, effaçant parfois l’identité scolaire au profit de celle du territoire.
La loi NoTRE de 2015 ouvre la possibilité d’un transfert de compétences entre collectivités
territoriales sur la compétence scolaire et confirme que l’Etat a une responsabilité partagée
avec les collectivités pour ce qui concerne le service public d’éducation. Ces textes
annoncent la nécessité d’élaborer une réponse partagée aux besoins éducatifs et amorcent
une nouvelle ère de coopération entre les différents échelons de pouvoir quant à l’éducation
des nouvelles générations de citoyens.
Les crayons soutenant les avancées de toitures de l’école Joséphine Baker, Pantin (93).
© Artur architectes.
Les activités qu’elle développe et les flux qu’elle concentre font de l’Ecole un élément
structurant de la vie locale. La qualité de l’articulation entre l’Ecole et les équipements et
espaces publics existants est déterminante dans l’intégration de l’établissement scolaire au
tissu qui l’entoure. Ainsi, les clôtures, frontons, parvis et façades de l’Ecole ont une incidence
réelle sur le lien qu’elle entretient avec son contexte urbain. La qualité des interfaces entre
le site scolaire et l’espace public est l’une des conditions de l’intégration de l’école dans le
paysage urbain.
Au-delà de cette dimension d’insertion urbaine, le bâti scolaire gagne à s’adapter aux
spécificités de son environnement. Sans parler d’une architecture locale ou régionale, cette
adaptation de l’écriture et de la conception architecturale d’un établissement scolaire au
territoire qui l’accueille est une nécessité. Elle offre l’opportunité d’une meilleure adaptation
du bâti scolaire aux conditions climatiques du lieu, à la biodiversité et aux spécificités
territoriales de son lieu d’implantation. Elle permet de valoriser le savoir-faire et la technique
des artisans locaux ainsi que les matériaux et filières du territoire. Le bâti scolaire tend à la
diversité plutôt qu’à une homogénéisation des modèles architecturaux.
Depuis une décennie, il devient plus fréquent de voir des écoles, collèges ou lycées utilisant
des matériaux biosourcés. Les concepteurs s’appuient sur le développement de l’architecture
bois, conçoivent les locaux scolaires en maximisant l’apport de lumière naturelle et intègrent
à leurs projets des dispositifs passifs de maintien du confort thermique des locaux.
La multiplication des initiatives pour faire des établissements scolaires des bâtiments plus
respectueux de l’environnement laisse présager une architecture scolaire plus consciente,
voire exemplaire, quant à l’intégration des enjeux de la transition écologique dans le
processus de conception.
La végétalisation des cours de récréation et des parvis scolaires s’inscrit également dans
cette tendance. Les écoliers jardinent, verdissent, fleurissent leurs écoles et établissements
scolaires. Ces écoles et établissements se rapprochent parallèlement des espaces naturels
dans le triple objectif de participer à réduire les conséquences néfastes du réchauffement
climatique, de garantir à ses usagers et utilisateurs de meilleures conditions sanitaires et
d’améliorer le climat scolaire. Dans le même temps, ces cours de récréation, patios, terrasses
et espaces résiduels qui font la part belle aux essences végétales et sols perméables sont
d’excellents supports pédagogiques pour sensibiliser les élèves à la biodiversité.
* Source : Concertation publique 2021 «Bâtir l’école ensemble» Ministère de l’Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports.
La répartition des équipements scolaires sur le territoire répond à un équilibre entre taille
des équipements et paramètres d’accessibilité. Le nombre d’équipements scolaires à
développer ou maintenir au regard d’une capacité globale permettant d’accueillir tous les
effectifs scolaires d’un territoire donné dépend d’un choix qualitatif : celui de la taille visée
pour l’école, le collège ou le lycée. Deux logiques se croisent :
• Est-on en capacité de favoriser une continuité de parcours pédagogique avec a minima une
classe (ou division) par cycle d’enseignement sans exclure pour autant les classes à double
niveau qui permettent de donner une meilleure flexibilité à l’école ou l’établissement en
fonction des effectifs à accueillir ? Peut-on se rapprocher d’une école existante ? A titre
d’exemple, dans les territoires ruraux où une convention ruralité est conclue, la construction
de nouveaux pôles éducatifs est possible si l’école est dimensionnée a minima à 3 classes.
Cette organisation reste cependant dépendante des contraintes géographiques de certains
territoires (fonds de vallée, montagne, île…) qui peuvent conduire à créer des écoles ou
établissements de taille réduite.
• A-t-on pensé à la possibilité d’une conversion partielle ou totale de bâtiments scolaires
devenus inutiles (baisse d’effectifs, construction nouvelle...) ? Les bâtiments scolaires
peuvent être réaffectés en bâtiments administratifs, en habitations...
• Au-delà d’une certaine taille d’école ou d’établissement, certains locaux ou fonctionnalités
doivent être dédoublés pour permettre le développement des activités pédagogiques
dans de bonnes conditions : c’est le cas des installations sportives, des locaux dédiés
aux pratiques artistiques ou à l’expérimentation scientifique. Pour certaines fonctions, il
est également plus adéquat de disposer de plusieurs espaces de même nature afin de
conserver un certain confort d’usage, à l’image des cours de récréation ou des salles de
restauration.
GROUPES SCOLAIRES,
CITÉS SCOLAIRES, CAMPUS...
DES OPPORTUNITÉS DE FLEXIBILITÉ
ET DE MUTUALISATION
Dans certains cas, plusieurs écoles ou établissements scolaires peuvent être regroupés sur
un terrain commun. Deux écoles peuvent ainsi former un groupe scolaire et être parfois
placées sous une direction commune. Ecole et collège, ou collège et lycée peuvent être
rassemblés au sein d’une cité scolaire, ou fonder un campus lorsque d’autres établissements
d’enseignement tels que des centres de formation d’apprentis les rejoignent.
Au plan du bâti scolaire, ce type de regroupement permet :
• de mieux gérer les variations d’effectifs en permettant plus de flexibilité dans l’affectation
des espaces, par exemple en positionnant des salles de classe modulables à la frontière
entre maternelle et élémentaire, ou entre collège et lycée ;
• de favoriser des continuités de parcours éducatifs entre les niveaux, en particulier au cycle
3, en permettant que des projets se déploient depuis le CM1 jusqu’à la 6ème ;
• de mutualiser les installations de restauration et ainsi de pouvoir offrir des espaces plus
confortables aux personnels comme aux élèves ;
• d’optimiser les installations sportives en couplant des usages de différents niveaux ;
• d’offrir des espaces partagés plus qualitatifs et mieux équipés car utilisés par un plus grand
nombre, parfois dans le cadre de projets éducatifs transcendant les niveaux ;
• de rendre possible les passages entre les cours de récréation et ainsi les rencontres
ponctuelles entre élèves de différentes tranches d’âges.
Ce type de regroupement permet aussi de développer une continuité éducative entre
les niveaux, avec des équipes enseignantes en lien, et parfois des équipes de direction
communes, qui peuvent partager une partie de leurs espaces de travail.
Tous les modes de déplacement doivent être étudiés aux abords de l’équipement scolaire,
afin de faire cohabiter les usagers dans de bonnes conditions de confort et de sécurité. En
effet, les flux d’arrivée et de départ des élèves et des personnels sont resserrés sur des plages
horaires étroites.
Des aménagements adéquats pour Des cheminements libres d’obstacles Des traversées
1 stationner les vélos, trottinettes,
2 pour les vélos, trottinettes 3 en toute sécurité
poussettes
Les piétons, cyclistes et utilisateurs de trottinettes étant les usagers les plus vulnérables, il
convient d’être attentif à leurs conditions de circulation en leur offrant des cheminements
sécurisés, les protégeant de la circulation automobile, favorisant la continuité de parcours, et
lisibles. Les traversées sont à soigner. Le positionnement des mobiliers urbains est étudié de
façon à ne pas gêner les flux, y compris en tenant compte en largeur et hauteur des carrioles,
vélos cargos, sièges bébé... Les possibilités offertes pour stationner vélos, trottinettes
et poussettes dans des lieux couverts et sécurisés, encouragent les mobilités actives,
notamment positionnés à proximité immédiate des équipements scolaires.
L’entrée d’une rue scolaire mise en place à Lille (59). Ce dispositif consiste à rendre
piétonne la rue d’accès à l’école sur les plages horaires d’arrivée et de départ des élèves.
L’École - et en particulier son bâti et ses équipements - a vocation à contribuer aux politiques
éducatives portées par les territoires, à travers leurs projets éducatifs locaux. Cette continuité
s’affirme à travers le développement des activités périscolaires et extrascolaires en premier
lieu. Les animateurs et intervenants spécialisés mettent en place des activités à destination
des enfants en dehors des temps scolaires, matins et soirs, mercredis et durant les vacances
scolaires. Certaines collectivités développent ainsi des projets éducatifs axés sur les pratiques
sportives, artistiques, en utilisant le jeu comme moteur du développement de l’enfant.
Des espaces spécifiques peuvent être utilisés. La mutualisation avec les espaces scolaires
est également possible. Les installations sportives, les salles polyvalentes, les salles de
restauration, les bibliothèques sont mises à contribution. Lorsqu’il n’est pas possible de
dédier des espaces, la mobilisation de certaines salles de classe ou d’enseignement est
envisageable, à condition de bien anticiper la pluralité des usages , en dédiant notamment
des rangements à chacun.
Lors de la création d’une école
ou d’un établissement, un accès
indépendant aux locaux et aux
équipements affectés à la pratique
LE DISPOSITIF
d’activités physiques ou sportives «ÉCOLE, COLLÈGE,
doit être aménagé. Un tel accès est
également aménagé à ces locaux et LYCÉE OUVERTS»
équipements lorsqu’ils font l’objet
de travaux importants de rénovation Ce dispositif propose aux élèves qui
(article 10 de la loi n° 2022-296 du 2 vivent dans des zones urbaines et rurales
mars 2022). défavorisées ou dans des contextes culturels
et économiques difficiles un programme
culturel, éducatif et de loisirs. Cette
opération valorise l’image de l’Ecole auprès
des jeunes et des habitants et joue un rôle
moteur dans l’espace social.
L’École peut trouver dans son quartier des opportunités pour le développement de sa
mission éducative. Les équipements culturels tels que les musées, les cinémas, les théâtres,
les conservatoires, peuvent faire l’objet d’une fréquentation occasionnelle par les élèves. Les
espaces publics peuvent aussi donner lieu à des activités pédagogiques telles que l’éducation
au patrimoine ou à l’environnement (à travers la fréquentation d’un jardin partagé par
exemple). L’utilisation des équipements et espaces du quartier par l’école ou l’établissement
présente aussi l’avantage de contribuer à l’animation urbaine, à la visibilité de l’équipement
scolaire dans la ville et au respect du quartier par une meilleure appropriation de celui-ci.
Les équipements sportifs (gymnases, piscines, plateaux sportifs, stades, etc) ou les
bibliothèques peuvent être associés dans le cadre d’activités pédagogiques régulières et
conduire à ne pas dédoubler les installations au sein des équipements scolaires. Les espaces
verts de proximité tels que des squares ou des parcs peuvent être utilisés comme espaces
récréatifs faute de place suffisante au sein des sites scolaires. Toutefois, cette mutualisation
n’est envisageable que lorsque les conditions d’accessibilité et de sécurité sont remplies,
avec un temps de trajet raisonnable et un cheminement sécurisé.
1
2
LE LOGEMENT À L’ATTENTION
DES ÉQUIPES PÉDAGOGIQUES :
UN LEVIER D’ATTRACTIVITÉ
En milieu rural, il peut être intéressant de mettre à disposition un logement
pour de jeunes enseignants ou personnels afin de faciliter leur arrivée sur le
territoire. En milieu urbain, lorsque les prix de l’immobilier sont élevés, il peut
être complexe pour certains personnels de trouver un logement avec un loyer
abordable. Dans ces deux exemples, des logements peuvent être proposés
dans l’enceinte de l’école ou l’établissement, le contingent de logements
sociaux de la collectivité pouvant aussi être mobilisé pour répondre aux
besoins.
Par ailleurs, les personnels logés par nécessité absolue de service disposent
d’un logement dans l’établissement. Ces logements sont, dans la mesure du
possible, localisés en retrait de la vie de l’école ou l’établissement de façon
à préserver la vie personnelle des professionnels concernés. Ils disposent
aussi, de préférence, d’un accès et d’une adresse indépendante de celle de
l’équipement scolaire.
Dans la continuité de sa vocation éducative, l’École peut accueillir les activités de formation
tout au long de la vie. Les espaces des écoles, collèges ou lycées peuvent ainsi être mobilisés
pour des cours à l’attention d’adultes : alphabétisation, formation continue et professionnelle,
etc. Certains territoires développent une politique éducative transversale, via des dispositifs
de type “Territoire Apprenant” [Philippe Carré, 2006] en renforçant les liens de l’Ecole avec
son environnement et ses partenaires.
Le partage s’accompagne d’une réflexion sur les modalités ( accès, surveillance, rangements
dissociés et sécurisés...) permettant de garantir le bon fonctionnement du service public de
l’Éducation.
Si le maillage d’équipements autour de l’école, du collège ou du lycée est marqué par
l’absence d’équipements culturels et sportifs alors l’école ou l’établissement peut accueillir
en son sein des installations sportives, théâtres, bibliothèques qui serviront à la fois au
déploiement d’activités scolaires et périscolaires mais également aux habitants du territoire.
Cette mutualisation entre usages scolaires et autres usages permet non seulement de mieux
occuper les équipements et donc de valoriser l’investissement public, mais aussi de générer
des échanges entre publics d’âges, de conditions sociales et d’horizons différents.
Au-delà de ses fonctions usuelles, l’École est aussi susceptible d’accueillir de nouveaux
services : espaces dédiés à la petite enfance pour fonder un pôle éducatif, tiers lieux à
l’attention du monde associatif et économique, etc.
© Akla Architectes
L’École s’ouvre à des publics plus larges que le public scolaire à des horaires extra-scolaires. Cette ouverture
nécessite que les conditions d’accès aux espaces utilisés soient bien étudiées pour que certaines parties
de l’équipement restent fermées et que les conditions de sécurité soient respectées. Ces dispositions
requièrent aussi des conventions d’occupation. Des accords et partenariats garantissent alors le respect
mutuel, le bon entretien et la surveillance des infrastructures utilisées.
LIVRETS DE
CONDUITE
DE PROJET
200
Livret de conduite de projet
OPÉRATIONS DE
RÉAMÉNAGEMENTS
SIMPLES
MATERNELLE
ÉLÉMENTAIRE
COLLÈGE
LYCÉE GÉNÉRAL ET TECHNOLOGIQUE
LYCÉE PROFESSIONNEL
INTRODUCTION
Le bâti scolaire représente 157 millions de m² de surface de plancher, soit 30% du patrimoine public, répartis entre
50 130 écoles (56 millions de m²), 7 230 collèges (49 millions de m²) et 4 150 lycées (52 millions de m²). Ce patrimoine
s’adapte en permanence pour suivre les tendances démographiques, mieux répondre aux usages et à l’évolution
de la pédagogie. Cette évolution est nécessaire pour garantir un cadre de qualité aux élèves et aux équipes qui
fréquentent écoles et établissements.
Les bâtiments scolaires sont les premiers consommateurs d’énergie du patrimoine communal, devant les
bâtiments sportifs et les bâtiments administratifs. Les écoles, toutes énergies confondues, consomment
en moyenne 135 kWh/m2/an en énergie primaire, soit 28% des dépenses énergétiques liées aux bâtiments
municipaux. Bien que la consommation d’énergie des communes soit en baisse régulière depuis plusieurs
années (environ 9% entre 2005 et 2012 en passant de 524 kWh à 475 kWh par habitant), le montant de la
facture a progressé de 35,5% sur la même période, notamment du fait de l’augmentation des prix d’achat.
13,2
158 12,8 12,7 12,6
150 148 11,9 12,0 11,9
142 11,2
135 135 133 132
120 9,4
École Sport Admin Socio Autres École Sport Admin Socio Autres
2017 2012
Source : Consommations à climat constant 2017 / ADEME, IN NUMERIS, 2019. Dépenses énergétiques des collectivités locales, p.17.
L’Éducation nationale définit les orientations pédagogiques et les programmes d’enseignement. Elle assure la
formation, le recrutement et la gestion des personnels d’enseignement, éducatifs, administratifs et de direction et
attribue les postes nécessaires au regard de la démographie scolaire. Elle fixe les grandes règles de fonctionnement
des écoles et établissements scolaires, tant en matière de vie scolaire que de prévention et d’actions sanitaires et
sociales en faveur des élèves.
Les collectivités territoriales ont la compétence pour construire, équiper, rénover et entretenir les écoles et
établissements scolaires. Les écoles maternelles et élémentaires sont sous la responsabilité de la Commune ou de
l’intercommunalité, les collèges sous celle du Département et les lycées sous celle de la Région. Les collectivités
développent par ailleurs leurs propres politiques éducatives, culturelles et sportives, pour lesquelles elles mobilisent
en grande partie les établissements scolaires dont elles ont la charge.
ÉDUCATION NATIONALE
COLLECTIVITÉS TERRITORIALES
LE RÉSEAU NATIONAL
BÂTI SCOLAIRE
Un réseau d’acteurs dédié au bâti scolaire est mis en place au sein du ministère de l’Éducation nationale.
Il est piloté par la cellule bâti scolaire rattachée au secrétariat général du ministère. Dans chaque aca-
démie, des référents bâti scolaire sont les interlocuteurs privilégiés des collectivités territoriales sur les
questions de construction, rénovation et aménagement des écoles, collèges et lycées. Ils déclinent les
orientations nationales en fonction des politiques conduites par les élus locaux. Ils favorisent la mobili-
sation des usagers, notamment des personnels de l’éducation nationale et des élèves, dans le cadre des
projets conduits par les collectivités territoriales. Ils permettent d’inscrire les projets de construction et
de rénovation dans une démarche éducative en lien avec les orientations ministérielles.
Ce réseau permet également une diffusion de la connaissance des enjeux du bâti scolaire auprès des
personnels de l’éducation nationale à travers notamment des actions de veille, de formation ou de
communication.
Autour de l’élève gravite tout un réseau d’acteurs qui contribue à son épanouissement et au bon fonctionnement
de l’école ou établissement :
HORS TEMPS S
EURS
DANS UNE ÉCOLE LES ACT
COL
AIR
ES
DU PREMIER DEGRÉ U TE
MPS SCOLAIRE E
TP
SD ÉR
UR ISC
TE OL
AC AI
S
LE R
E
Les élèves
• Les enseignants • Les ATSEM
• Le directeur Agents territoriaux
spécialisés des écoles
* Les auxiliaires de vie maternelles
scolaire et/ou AESH
• Les animateurs
• (Les habitants) * Membres du RASED
• Personnel de restauration
• Les fournisseurs Réseaux d’aides
spécialisées • Personnel d’entretien
• Les associations aux enfants en difficultés * Le gardien
utilisatrices
* Le personnel médical
d’espaces de l’école
DANS UN ÉTABLISSEMENT
DU SECOND DEGRÉ
HORS TEMPS S
EURS COL
S ACT AIR
LE ES
ET
O
TEMPS SCOLAIRE ET CC
S DU P ÉR A
UR ISC S
TE OL
AC
IO
AI
N
ES R
N
L
EL
Les élèves
E
• Les parents
• Les représentants
des parents
Personnel Éducation nationale
Personnel collectivité
Acteur extérieur
* : Présent ou non suivant le contexte
Placer les usagers et utilisateurs au centre du projet permet d’interroger les objectifs et les solutions avancées tout
au long du processus de projet. Le processus de décision repose ainsi sur une démarche collaborative élargie. Celle-
ci favorise :
LE PORTAGE
• •
UNE MEILLEURE PRISE EN
•
UNE APPROPRIATION
COLLECTIF DU PROJET COMPTE DE LA DIVERSITÉ DES LIEUX
permettant de concevoir DES QUESTIONS À LA LIVRAISON
l’espace comme un “bien posées par un sujet complexe, du projet, son esprit se
commun” au service d’une qui mobilise des expertises traduisant plus aisément dans
communauté. variées, dont en premier lieu la vie quotidienne de l’école ou
celles des utilisateurs et des l’établissement lorsqu’au moins
usagers de l’équipement une partie des acteurs a été
considéré. associée.
LE COMMANDITAIRE
ET SES ÉQUIPES
Au cours du processus, le porteur et l’équipe chargée du projet peuvent choisir de faire appel à certaines com-
pétences permettant d’identifier les solutions les plus adaptées aux attentes des usagers, appelés Assistance à la
Qualité d’Usage (AQU), par exemple :
• Le designer d’espace : le designer dispose d’une • L’ergonome : l’ergonome conçoit et améliore des lieux
expertise d’usage et une bonne connaissance des de vie, des objets ou des postes de travail afin de les
tendances. Il mobilise sa créativité pour concevoir un adapter au maximum aux besoins des utilisateurs, en
aménagement (intérieur ou extérieur) qui soit autant termes de confort, sécurité et efficacité. En phase d’état
fonctionnel qu’esthétique, en accord avec l’expression des lieux, il met en place une démarche d’observation
des besoins, afin que tout usager puisse s’approprier participative pour comprendre les situations d’usage
les lieux qu’il fréquente. Il peut proposer de prototyper et ensuite être force de proposition pour adapter et
certains aménagements avant de les pérenniser. améliorer l’aménagement des lieux.
Pour chacune de ces compétences, la collectivité peut disposer de ressources internes ou faire appel à des presta-
taires extérieurs.
LA CONSULTATION
Elle se caractérise par une demande d’avis auprès des usagers à certains moments précis du projet,
sur la base d’une question concrète. La consultation permet d’obtenir une «photographie» de l’état
de l’opinion. Elle peut être utilisée pour vérifier un diagnostic, valider ou invalider une proposition
tant pendant les études de programmation que de conception. Le décideur organise seul la
consultation et en restitue les résultats aux personnes consultées. Participer à une consultation ne
rend pas pour autant l’usager co-auteur de l’action.
LA CONCERTATION
La concertation intervient lorsque le public concerné prend part au débat avec les autres parties prenantes du projet pour
construire une (des) solution(s) partagée(s). Le décideur doit tenir compte des disponibilités et motivations de chacun
pour organiser cette concertation. Les contenus recueillis peuvent être des points de vue, des recommandations, des
reformulations, des priorités, des points d’alerte, etc. Ces éléments permettent au décideur de privilégier une décision et
de motiver celle-ci au regard des usagers ayant participé.
LA CO-ÉLABORATION
La co-élaboration s’appuie sur une volonté initiale du décideur d’impliquer tous les acteurs aux différentes étapes du
projet. Les résultats sont plus probants si les usagers sont impliqués dès le démarrage de celui-ci, mais la co-élaboration
peut également ne concerner qu’une seule phase d’un projet. Ce processus passe par des points d’étape réguliers pendant
lesquels les participants décident de valider certaines propositions ou solutions qui leur ont été soumises ou de poursuivre
leur élaboration, par exemple en travaillant autour de scénarios d’usage. Le décideur garde la responsabilité du choix final,
et donc du processus.
Dans le cadre d’un projet de réaména- Cette participation peut se faire à dif-
gement, l’association de l’équipe éduca- férents niveaux : définition du mode de
tive à la réflexion est primordiale, l’impli- fonctionnement de l’espace, de ses zones
cation des élèves est, elle aussi, susceptible d’usage et des règles collectives, choix du
d’apporter des éléments intéressants. Les es- mobilier, installation de celui-ci, réflexion col-
paces de vie collective sont particulièrement lective autour du plan d’aménagement et de la
propices à cette association des élèves : aménage- disposition du mobilier, jusqu’à la co-construction
ment de la cour, du hall, des salles de restauration, ou le montage du matériel. Des finitions décora-
de la bibliothèque ou du CDI, de la salle de perma- tives (fresque…) peuvent également être travaillées
nence et du foyer ou des sanitaires. Il est également avec un encadrement adéquat.
souvent fructueux d’associer les élèves au réaména-
En plus d’être une excellente opportunité d’applica-
gement des espaces d’apprentissage notamment les
tion de connaissances académiques et scolaires, cette
salles de classe dont ils sont, tout autant que les ensei-
implication permet :
gnants, des usagers avertis.
• de s’assurer une meilleure appropriation de l’espace,
Le questionnement des élèves en phase de diagnostic
grâce à une réponse spatiale adaptée aux besoins réels
permet de mieux appréhender leurs besoins et d’en
des élèves ;
tenir compte. En phase de faisabilité, il permet de tes-
ter et prototyper des aménagements avant d’en finali- • d’espérer une meilleure compréhension et donc un plus
ser le dessin. Lors de la formalisation de la commande, grand respect des règles collectives et des équipements ;
un travail sur le plan d’aménagement des espaces et le
• de responsabiliser les élèves en valorisant leurs com-
choix du mobilier peut être réalisé avec les élèves. Une
pétences.
co-construction peut aussi être envisagée ainsi qu’une
aide au montage et à la mise en place du mobilier.
Suivant sa nature et son ampleur et selon le mode de • Les artisans et entreprises du bâtiment suivant les
financement retenu, la réalisation du projet d’aména- compétences du secteur du bâtiment nécessaires au
gement peut mobiliser : les ouvriers présents dans l’éta- projet de réaménagement (peinture et changement de
blissement, les services techniques de la collectivité, ou revêtements, plomberie, électricité, menuiserie,…). A
bien des entreprises externes mandatées par cette der- noter que certains techniciens artisans employés par
nière ou directement par l’établissement. Les compé- les collectivités peuvent répondre à certains des be-
tences suivantes sont susceptibles d’être appelées sur soins lors de réaménagements d’espaces simples.
le projet :
• Le fournisseur de mobilier qui souvent propose d’ac-
• Le jardinier paysagiste ou un service espaces verts compagner l’équipe en charge du projet sur la formali-
spécialisé : si le projet concerne un espace extérieur sation de plans d’aménagements.
conséquent, les compétences du paysagiste peuvent
être nécessaires.
Équipe
Contractualise avec
de maîtrise d’ouvrage Contractualise avec
Élus, techniciens,
en lien avec l’équipe éducative,
Intégré les élèves et les partenaires Intégré
ou ou
indépendant indépendant
Assistance à la
Qualité d’Usage Les entreprises
(AQU) Pilote, contrôle
Menuisier, peintre,
Designer, espaces verts, etc.
ergonome
Réaliser
7
le projet d’aménagement
6
1 à 2 mois
suivant la Emergence
complexité du projet du besoin
Diagnostiquer
2 la situation
Concevoir
le projet d’aménagement 5 1 semaine à 3 mois
suivant l’implication
des usagers
1 à 2 mois
Initier
le projet
1
suivant la
complexité du projet 3a Délimiter
le niveau d’ambition
du projet...
Formuler
sa commande
4 2 semaines à 2 mois
suivant l’implication
des usagers
1 à 6 mois
3b
suivant l’implication Délimiter
des usagers ... et étudier sa faisabilité
Les 7 grandes étapes d’un projet de réaménagement suivent un déroulé non linéaire, avec des approfondissements
successifs qui peuvent interpeller les phases précédentes. Les évaluations abondent les réflexions initiales qui
fondent le projet et permettent de prendre du recul sur l’état des lieux fonctionnel de l’espace concerné par le
projet, voire de l’ensemble de l’école ou l’établissement. Les éléments de diagnostic comme la réflexion sur les
besoins et les usages interpellent les questions de faisabilité spatiale de l’étape 3b. Un aller-retour est nécessaire
entre la formulation de la commande et l’étape de conception.
Les délais de réalisation de chacune de ces étapes dépendent du niveau d’implication des usagers et utilisateurs,
mais aussi de la capacité de la maîtrise d’ouvrage à structurer son partenariat et à prendre des décisions éclairées à
chaque fois que nécessaire. Les délais indiqués dans le schéma sont purement indicatifs.
Initier 2
le projet 5
Initier
le projet
1
3a
Objectif : apprécier l’opportunité de réaliser ou non le projet au regard des enjeux scolaires et éducatifs,
4
développer une culture commune des acteurs à impliquer, cadrer les objectifs du projet et la méthode pour y
parvenir.
Outils méthodologiques : entretiens avec des représentants des parties prenantes, réunions visant à partager
et poser les bases des enjeux du projet envisagé, recherche d’informations et d’exemples inspirants, visites d’étude.
Livrables : cadrage des objectifs du projet et des résultats attendus en lien avec des intentions pédagogiques ou
éducatives, cartographie des acteurs et de la gouvernance du projet, frise du dispositif de concertation, note de
questionnement sur l’opportunité de mener le projet de réaménagement envisagé.
Points de vigilance : donner la possibilité aux utilisateurs et usagers de recenser et de transmettre l’information
concernant les limites de fonctionnement et d’usages de l’espace auprès des interlocuteurs compétents
(responsables d’établissement, service communal du patrimoine ...).
1
3a
4
3b
Objectif : dresser un état des lieux partagé de l’espace concerné par le projet intégrant le point de vue de l’ensemble
des usagers et utilisateurs, caractériser les atouts et contraintes du local (et le cas échéant des contraintes techniques)
et du mobilier, identifier les usages existants.
Outils méthodologiques : visite de l’espace concerné du projet, entretiens avec les représentants des parties
prenantes, ainsi que des utilisateurs et des usagers, questionnaires, ateliers, observation participante, recensement du
mobilier.
Livrables : état des lieux de l’existant et/ou évaluations d’équipements scolaires, appuyé sur des cartographies des
espaces et activités, mais aussi sur des croquis.
Points de vigilance : recueillir et confronter les points de vue de l’ensemble des parties prenantes au projet, en
identifiant les éléments de consensus sans rejeter le débat.
Dans un cas de réhabilitation ou de reconstruction, l’étape du diagnostic est cruciale car elle permet de faire le point sur
le fonctionnement actuel, de lister les problèmes comme les points positifs à reconduire dans le projet et d’identifier
les risques de pratiques conflictuelles. L’observation des usages existants est essentielle, ainsi que le recueil de la parole
de tous les usagers du site étudié. L’implication des équipes éducatives peut permettre d’aller à la rencontre des élèves
au travers de projets pédagogiques (y compris dans un cadre périscolaire) et d’interventions sur des temps de cours.
Des entretiens à la volée comme des entretiens d’une durée plus longue sont à organiser. Des questionnaires peuvent
fournir des données quantitatives. Des visites guidées, menées par les agents d’entretien ou les gardiens permettent
d’appréhender des sujets essentiels d’exploitation. Quant aux techniciens du patrimoine, leur témoignage est important
pour bien anticiper les problématiques de maintenance.
Il faut donc prendre le temps d’impliquer tous les acteurs (élèves, professeurs, personnel de vie scolaire, parents,
intervenants spécialisés, personnels du périscolaire, associations utilisatrices des locaux ou intervenant dans les projets
pédagogiques, …) en mobilisant une pluralité d’outils. Le but de ce travail est à la fois d’objectiver l’analyse et de rendre
compte d’une approche sensible.
4 2 semaines à 2 mois
suivant l’implication
des usagers
1 à 6 mois
3b
suivant l’implication Délimiter
des usagers ... et étudier sa faisabilité
Objectif : définir les objectifs à atteindre et les impacts escomptés en termes scolaires et éducatifs et les activités qui
pourraient être développées au sein de l’espace concerné, corréler à ces actions un budget et un financement, poser les
limites et les contraintes à prendre en considération.
Outils méthodologiques : réunions et ateliers de travail organisés selon des configurations diverses avec les
acteurs, questionnaires et/ou rencontres avec les utilisateurs et les usagers dont les élèves, formalisation de scénarios
présentant des alternatives d’aménagement, réalisation de simulations d’implantation des usages et/ou mobiliers au
sein de l’espace.
Livrables : identification et choix des activités à accueillir au sein du local à travers une formalisation d’alternatives,
étude de simulation d’implantation confrontant le projet d’activité à la capacité du local, ébauche des intentions
concernant les aménagements pouvant correspondre aux pratiques actuelles et souhaitées, établissement d’un budget
d’aménagement.
Points de vigilance : maintenir des échanges continus avec les décideurs pour obtenir les arbitrages et la validation
nécessaires, intégrer des éléments de prospective qui permettront à l’établissement scolaire de proposer un confort
d’usage et de s’adapter à l’évolution des usages à l’échelle de plusieurs décennies, organiser un ou des tours de table
financiers, mettre en adéquation sa commande avec son budget avec réalisme.
Expérimenter ou prototyper
La capacité d’un espace à répondre aux usages souhaités est parfois complexe à appréhender pour les usagers. Une
autre façon d’associer et d’impliquer les usagers dans la formalisation du projet de réaménagement est d’explorer les
possibilités à travers une étape de prototypage. Ce dernier peut être plus ou moins ambitieux suivant les ressources
de la collectivité et de l’établissement : marquage au sol, réorganisation du mobilier existant, réalisation de mobiliers
en carton…
Les scénarios d’aménagement envisagés sont ainsi testés par les usagers en conditions réelles. Le prototypage permet
aux usagers de mieux appréhender les impacts liés aux changements et réaménagement de l’espace.
Les établissements abritant des filières techniques peuvent associer les ateliers à la réalisation des prototypages,
en l’inscrivant dans une démarche pédagogique. Les artisans intervenant dans les équipes en régie des collectivité
peuvent aussi être mobilisés.
ÉTAPE 4 : 2
Formuler 5
sa commande
1 à 2 mois 1
suivant la
complexité du projet 3a
Formuler
sa commande
4
3b
Objectif : traduire et affiner cette commande au regard des résultats des étapes préalables et du niveau d’information
requis pour donner forme au projet, identifier les aménagements à réaliser et/ou nouveaux mobiliers à acquérir.
Les services techniques de la collectivité disposent-ils Si la réalisation est externalisée, quelles sont les
des ressources nécessaires pour assurer la conception compétences nécessaires à l’entreprise qui aura en
et réalisation du projet ? charge la conception et la réalisation du projet ?
Les marchés en cours de la collectivité en charge de la Quelles contraintes de chantier s’appliqueront à
commande des mobiliers sont-ils adaptés à la demande ? l’opération : continuité d’activité ou intervention hors
Quelles sont les alternatives pour répondre aux besoins temps scolaire ?
innovants en termes de mobilier ? Est-ce qu’un mobilier Quelles sont les exigences et les performances attendues
au catalogue peut répondre à la demande ? Comment en termes de confort, d’innervation, d’exploitation et
financer ces achats (dotation exceptionnelle ou fonds de maintenance pour l’espace concerné ?
de réserve par exemple) ?
Outils méthodologiques : réunions de travail avec les techniciens en charge du patrimoine, de l’entretien et
l’exploitation maintenance.
Livrables : liste du mobilier à commander, le budget stabilisé c’est-à-dire l’enveloppe financière prévisionnelle du
projet, le cas échéant pour des aménagements et mobiliers sur-mesure le cahier des charges précisant les fonctionnalités
attendues, les attentes et exigences en matière d’ambiance, de choix des matériaux, etc.
Points de vigilance : caler le niveau de complexité de la commande sur le niveau de réponse attendu par les
entreprises, s’assurer que la commande est suffisamment explicite et didactique et qu’elle n’omet aucun sujet.
4
3b
Objectif : finaliser le dessin du projet d’aménagement au regard des mobiliers choisis.
Les questions à instruire :
Comment les mobiliers choisis s’insèrent-ils dans le concept de l’espace réaménagé ? Est-il possible de tester en
situation réelle ou de simuler l’aménagement et de le faire tester par des utilisateurs (prêt de mobilier, simulation
3D…) ?
Les prérequis du projet sont-ils respectés?
Le réassort des mobiliers est-il anticipé et pris en compte?
Outils méthodologiques : réunions de travail au sein de l’équipe projet et avec le fournisseur de mobilier
pour anticiper l’impact des achats réalisés et imaginer des ajustements le cas échéant.
Livrables : compte-rendus des réunions.
Points de vigilance : associer la collectivité et les représentants de l’équipe pédagogique pour tenir compte
de tous les aspects du projet.
Prototyper un aménagement
En fonction de l’ampleur et de la complexité du (échange, apprentissage, etc.), favorise l’appropriation
projet de réaménagement, certaines actions portant des lieux par les élèves et les incite à respecter plus
sur l’installation de mobiliers ou l’aménagement des particulièrement les biens qu’ils auront réalisés.
espaces, peuvent être réalisées par les usagers et les Cette démarche implique malgré tout une vigilance
élèves eux mêmes. Cette co-construction peut prendre accrue sur le cadre sécuritaire à mettre en place, la
place au sein d’un projet pédagogique, par exemple au durabilité des éléments et mobiliers co-construits et
sein de certains cursus de lycées professionnels, ou dans sur la conformité des mobiliers utilisés aux normes
le cadre d’activités extrascolaires. Des professionnels en milieu scolaire. Une collaboration avec les services
tels que des designers, architectes, ou assistants à techniques de la collectivité permet de s’assurer qu’ils
maîtrise d’usage se sont spécialisés pour permettre aux seront en mesure de réaliser les petites réparations sur
usagers de participer concrètement à l’aboutissement ce mobilier sur-mesure. Il est également indispensable
de leurs projets. de prendre en amont l’avis de la commission de sécurité,
L’implication des usagers (notamment les élèves des notamment concernant les matériaux et revêtements
lycées professionnels et élèves associés à des projets ignifuges.
pédagogiques spécifiques) dans la réalisation des
aménagements et du mobilier a des vertus pédagogiques
Réaliser
7
ÉTAPE 6 : le projet
Réaliser et
d’architecture
6
suivre
sa commande
2
5
Objectif : donner vie au projet à l’aune des enjeux de qualité et de confort d’usage qui lui ont été assignés en
amont. 1
Les questions à instruire : 3a
Quelle présence prévoir sur le chantier aux côtés des Les élèves peuvent-ils être associés à la réalisation du
entreprises, en particulier si celui-ci a lieu hors temps chantier ?
scolaire et que les représentants de l’équipe projet
sont peu ou pas disponibles (modalités de suivi,
4
jalons) ?
L’avancement des travaux est-il conforme à la
3b
planification du chantier ? Les prestations réalisées
correspondent-elles aux attendus du projet ?
Outils méthodologiques : réunions régulières sur l’avancement du chantier en dialogue avec les entreprises,
compte-rendu de ces réunions.
Livrables : formalisation du marché avec les entreprises, outil de suivi de la planification des travaux.
Points de vigilance : la circulation des informations entre les entreprises et la maîtrise d’ouvrage est primordiale
à un bon déroulement du chantier.
ÉTAPE 7 :
de l’évaluation
Évaluer 7
6
Objectif : 2
se donner les moyens d’ajuster les aménagements à la réalité de fonctionnement et de prendre en
compte les retours d’expérience pour les opérations à venir.
Outils méthodologiques :
4
constituer un groupe de travail « évaluation » associant des représentants des
3b
parties prenantes du projet (dont les utilisateurs et usagers) pour analyser les évolutions de l’organisation de
l’espace, entretiens, questionnaires, observations participantes.
Livrables : rapport d’évaluation, propositions d’actions correctives.
Points de vigilance : bien sérier les critères d’évaluation au regard des objectifs initiaux fixés au projet, tant sur
les résultats (évaluation d’usage) que sur les méthodes et les expérimentations éventuelles développées.
OPÉRATIONS DE
RÉNOVATIONS ET
DE CONSTRUCTIONS
MATERNELLE
ÉLÉMENTAIRE
COLLÈGE
LYCÉE GÉNÉRAL ET TECHNOLOGIQUE
LYCÉE PROFESSIONNEL
INTRODUCTION
Le bâti scolaire représente 157 millions de m² de surface de plancher, soit 30% du patrimoine public, répartis entre
50 130 écoles (56 millions de m²), 7 230 collèges (49 millions de m²) et 4 150 lycées (52 millions de m²). Ce patrimoine
s’adapte en permanence pour suivre les tendances démographiques, mieux répondre aux usages et à l’évolution
de la pédagogie. Cette évolution est nécessaire pour garantir un cadre de qualité aux élèves et aux équipes qui
fréquentent écoles et établissements.
Les bâtiments scolaires sont les premiers consommateurs d’énergie du patrimoine communal, devant les
bâtiments sportifs et les bâtiments administratifs. Les écoles, toutes énergies confondues, consomment
en moyenne 135 kWh/m2/an en énergie primaire, soit 28% des dépenses énergétiques liées aux bâtiments
municipaux. Bien que la consommation d’énergie des communes soit en baisse régulière depuis plusieurs
années (environ 9% entre 2005 et 2012 en passant de 524 kWh à 475 kWh par habitant), le montant de la
facture a progressé de 35,5% sur la même période, notamment du fait de l’augmentation des prix d’achat.
13,2
158 12,8 12,7 12,6
150 148 11,9 12,0 11,9
142 11,2
135 135 133 132
120 9,4
École Sport Admin Socio Autres École Sport Admin Socio Autres
2017 2012
Source : Consommations à climat constant 2017 / ADEME, IN NUMERIS, 2019. Dépenses énergétiques des collectivités locales, p.17.
L’Éducation nationale définit les orientations pédagogiques et les programmes d’enseignement. Elle assure la
formation, le recrutement et la gestion des personnels d’enseignement, éducatifs, administratif et de direction et
attribue les postes nécessaires au regard de la démographie scolaire. Elle fixe les grandes règles de fonctionnement
des établissements scolaires, tant en matière de vie scolaire que de prévention et d’action sanitaire et sociale en
faveur des élèves.
Les collectivités territoriales ont la compétence pour construire, équiper, rénover et entretenir les écoles et
établissements scolaires. Les écoles maternelles et élémentaires sont sous la responsabilité de la Commune ou de
l’intercommunalité, les collèges sous celle du Département et les lycées sous celle de la Région. Les collectivités
développent par ailleurs leurs propres politiques éducatives, culturelles et sportives, pour lesquelles, pour lesquelles
elles mobilisent en grande partie les établissements scolaires dont elles ont la charge.
ÉDUCATION NATIONALE
COLLECTIVITÉS TERRITORIALES
LE RÉSEAU NATIONAL
BÂTI SCOLAIRE
Un réseau d’acteurs dédié au bâti scolaire est mis en place au sein du ministère de l’Éducation nationale.
Il est piloté par la cellule bâti scolaire rattachée au secrétariat général du ministère. Dans chaque aca-
démie, des référents bâti scolaire sont les interlocuteurs privilégiés des collectivités territoriales ur les
questions de construction, rénovation et aménagement des écoles, collèges et lycées. Ils déclinent les
orientations nationales en fonction des politiques conduites par les élus locaux. Ils favorisent la mobili-
sation des usagers, notamment des personnels de l’éducation nationale et des élèves, dans le cadre des
projets conduits par les collectivités territoriales. Ils permettent d’inscrire les projets de construction et
de rénovation dans une démarche éducative en lien avec les orientations ministérielles.
Ce réseau permet également une diffusion de la connaissance des enjeux du bâti scolaire auprès des
personnels de l’éducation nationale à travers notamment des actions de veille, de formation ou de
communication.
Autour de l’élève gravite tout un réseau d’acteurs qui contribue à son épanouissement et au bon fonctionnement
de l’école ou établissement :
HORS TEMPS S
EURS
DANS UNE ÉCOLE LES ACT
COL
AIR
ES
DU PREMIER DEGRÉ U TE
MPS SCOLAIRE E
TP
SD ÉR
UR ISC
TE OL
AC AI
S
LE R
E
Les élèves
• Les enseignants • Les ATSEM
• Le directeur Agents territoriaux
spécialisés des écoles
* Les auxiliaires de vie maternelles
scolaire et/ou AESH
• Les animateurs
• (Les habitants) * Membres du RASED
• Personnel de restauration
• Les fournisseurs Réseaux d’aides
spécialisées • Personnel d’entretien
• Les associations aux enfants en difficultés * Le gardien
utilisatrices
* Le personnel médical
d’espaces de l’école
DANS UN ÉTABLISSEMENT
DU SECOND DEGRÉ
HORS TEMPS S
EURS COL
S ACT AIR
LE ES
ET
O
TEMPS SCOLAIRE ET CC
S DU P ÉR A
UR ISC S
TE OL
AC
IO
AI
N
ES R
N
L
EL
Les élèves
E
• Les parents
• Les représentants
des parents
Personnel Éducation nationale
Personnel collectivité
Acteur extérieur
* : Présent ou non suivant le contexte
Placer les usagers et utilisateurs au centre du projet permet d’interroger les objectifs et les solutions avancées tout
au long du processus de projet. Le processus de décision repose ainsi sur une démarche collaborative élargie. Celle-
ci favorise :
LE PORTAGE
• •
UNE MEILLEURE PRISE EN
•
UNE APPROPRIATION
COLLECTIF DU PROJET COMPTE DE LA DIVERSITÉ DES LIEUX
permettant de concevoir DES QUESTIONS À LA LIVRAISON
l’espace comme un “bien posées par un sujet complexe, du projet, son esprit se
commun” au service d’une qui mobilise des expertises traduisant plus aisément dans
communauté. variées, dont en premier lieu la vie quotidienne de l’école ou
celles des utilisateurs et des l’établissement lorsqu’au moins
usagers de l’équipement une partie des acteurs ont été
considéré. associés.
LE MAÎTRE D’OUVRAGE
Piloter un projet de construction ou de rénovation d’une école, un collège ou un lycée
engage fortement la collectivité porteuse de l’opération, qu’il s’agisse d’une Commune, une
intercommunalité, un Département ou une Région. Cette responsabilité est inscrite dans la
loi qui a défini ce rôle sous l’intitulé de maître d’ouvrage :
Dans la pratique, la maîtrise d’ouvrage réunit l’ensemble des personnes et des instances
qui président aux destinées du projet : elle est assurée par la collectivité territoriale (élus
ou techniciens de la collectivité). Elle peut se faire assister de prestataires extérieurs, et
mobiliser les représentants des usagers et des partenaires. Ces derniers regroupent un cercle
à géométrie variable suivant la nature du projet envisagé : partenaires institutionnels au
premier titre desquels les représentants de l’Éducation nationale (IA DASEN, IEN ou IA IPR,
services académiques spécialisés), mais aussi partenaires financiers (Etat, autres collectivités
territoriales, ADEME, Caisse des Dépôts, etc), ou garants de sujets spécifiques (services de
la préfecture pour la prévention des risques, Architecte des Bâtiments de France, etc.).
Des représentants des utilisateurs et usagers (panel d’enseignants, fédérations de parents
d’élèves, élèves délégués…) ou encore des personnalités qualifiées peuvent aussi être associés
à la maîtrise d’ouvrage. Dans les petites communes, la maîtrise d’ouvrage peut transférer ou
déléguer une partie de sa responsabilité (par exemple à une société publique locale ou dans
le cadre d’une délégation de maîtrise d’ouvrage).
Au cours du processus du projet, plusieurs champs de technicien). Il organise le processus, pilote l’interven-
compétences devront être mobilisés. tion des différents professionnels, gère l’interaction
avec les partenaires, suit le chantier pour le compte de
• L’ingénierie de programmation : le programmiste est
la maîtrise d’ouvrage ainsi que les marchés d’études et
un professionnel qui intervient pour cadrer les tenants
de prestations intellectuelles. Il possède des compé-
et aboutissants d’un projet. Sa mission est destinée à
tences sur les aspects techniques, juridiques et finan-
permettre au maître d’ouvrage d’exprimer les objec-
ciers d’une opération de construction et développe des
tifs et contraintes du projet et d’effectuer les choix
capacités de négociation et d’organisation.
préalables à toute formalisation architecturale. Grâce
à des observations précises, des entretiens, un ques- • Des ingénieries spécialisées suivant la nature du projet :
tionnement des usagers, une recherche exhaustive des ergonomes ou designers pour expertiser
contraintes..., le travail du programmiste contribue à une situation d’usage particulière ou antici-
calibrer la commande de la maîtrise d’ouvrage. C’est per la mise en place d’un nouveau service,
un expert de l’usage, qui dispose d’une bonne connais- géomètres pour effectuer des relevés de bâtiments,
sance des acteurs institutionnels comme des proces- géotechnicien pour expertiser la nature du sol sur le site
sus opérationnels et d’une culture architecturale et pressenti, ingénieurs structure pour diagnostiquer la te-
urbaine. Il possède une capacité d’écoute et d’analyse, nue des ouvrages existants, ingénieurs environnement
d’animation et d’observation. Il s’entoure généralement pour étudier les caractéristiques environnementales du
des compétences d’un économiste de la construction site pressenti, etc.
pour évaluer le coût de l’opération.
Pour chacune de ces compétences, la maîtrise d’ou-
• L’ingénierie de conduite d’opération : le conducteur vrage peut disposer de ressources internes ou faire ap-
d’opération est un professionnel du management des pel à des prestataires extérieurs, qui peuvent porter
projets de bâtiment (souvent ingenieur, architecte ou une ou plusieurs de ces ingénieries.
Ce dessin du projet se concrétise par plusieurs étapes, qui constituent des affinements
successifs du projet : ESQ (esquisse), APS (avant projet sommaire), APD (avant projet
détaillé), PRO (projet) et DCE (dossier de consultation des entreprises).
Après cette phase de conception, le maître d’œuvre est amené à préparer la consultation
des entreprises, à diriger l’exécution des marchés de travaux, à proposer le règlement
des travaux et leur réception. Pendant toute la durée de sa mission, le maître d’œuvre
a pour devoir d’éclairer la maîtrise d’ouvrage dans ses prises de décisions.
LA CONSULTATION
Elle se caractérise par une demande d’avis auprès des usagers à certains moments précis du projet, sur
la base d’une question concrète. La consultation permet d’obtenir une «photographie» de l’état de
l’opinion. Elle peut être utilisée pour vérifier un diagnostic, valider ou invalider une proposition tant
pendant les études de programmation que de conception. Le décideur organise seul la consultation et doit en restituer les
résultats aux personnes consultées. Participer à une consultation ne rend pas pour autant l’usager co-auteur de l’action.
LA CONCERTATION
La concertation intervient lorsque le projet est conçu dans ses finalités ; le public concerné prend alors part au débat avec
les autres parties prenantes du projet pour construire une (des) solution(s) partagée(s). Le décideur doit tenir compte des
disponibilités et motivations de chacun pour organiser cette concertation. Les contenus recueillis peuvent être des points
de vue, des recommandations, des reformulations, des priorités, des points d’alerte, etc. Ces éléments permettent au
décideur de privilégier une décision et de motiver celle-ci au regard des usagers ayant participé.
LA CO-ÉLABORATION
La co-élaboration s’appuie sur une volonté initiale du décideur d’impliquer tous les acteurs aux différentes étapes du
projet. Les résultats sont plus probants si les usagers sont impliqués dès le démarrage de celui-ci, mais la co-élaboration
peut également ne concerner qu’une seule phase d’un projet. Ce processus passe par des points d’étape réguliers pendant
lesquels les participants décident de valider certaines propositions ou solutions qui leur ont été soumises ou de poursuivre
leur élaboration, par exemple en travaillant autour de scénarios d’usage. Le décideur garde la responsabilité du choix final,
et donc du processus.
LA MAÎTRISE DE LA
IMPLIQUER LES ÉLÈVES DANS
QUALITÉ D’USAGE :
UNE OPÉRATION DE RÉNOVATION
UNE NOTION
ENCORE POLYSÉMIQUE Dans le cadre d’une rénovation, l’association de l’équipe éducative
à la réflexion est primordiale, l’implication des élèves est, elle aussi,
La notion de maîtrise de la susceptible d’apporter des éléments intéressants. Certains sujets sont
qualité d’usage est aujourd’hui propices à cette association des élèves : l’aménagement de la cour, du
fréquemment convoquée dans hall, des salles de restauration, des sanitaires, de la bibliothèque ou du CDI,
les domaines de la production de la salle de permanence et du foyer dans le cas de collèges ou lycées. Il
d’espaces et de services. est également souvent fructueux d’associer les élèves au réaménagement des
Apparue dans les années espaces d’apprentissage (notamment les salles de classe) dont ils sont, tout autant
1990, elle est promue par des que les enseignants, des usagers avertis.
professionnels, architectes, Le questionnement des élèves en phase de programmation permet de mieux
designers, etc. qui développent appréhender leurs besoins et d’en tenir compte. En phase de conception, il permet
des démarches de coproduction de tester et prototyper des aménagements avant d’en finaliser le dessin. Juste
reconnaissant une expertise avant la livraison, un travail sur le plan d’aménagement des espaces et le choix du
d’usage aux habitants et usagers mobilier peut être réalisé avec eux. Ce travail peut s’opérer dans le cadre de projets
d’un lieu. transversaux en prenant tout particulièrement appui sur les enseignements de
technologie, d’arts plastiques et de matières scientifiques qui pourront impulser un
Ces missions peuvent être travail autour de la la volumétrie, de l’expression architecturale, de l’organisation
conduites par des acteurs fonctionnelle et technique. Une co-construction peut aussi être envisagée, ainsi
spécialisés (designer par qu’une aide au montage et à la mise en place du mobilier.
exemple) ou intégrées à celles En plus d’être une excellente opportunité d’application des connaissances
du programmiste et/ou de la académiques et scolaires, cette implication permet :
maitrise d’œuvre. Si la première • de s’assurer une meilleure appropriation de l’espace, grâce à une réponse
option est retenue, il importe spatiale adaptée aux besoins réels des élèves ;
d’associer et de faire dialoguer • d’espérer une meilleure compréhension et donc un plus grand respect
dans le processus de projet des règles collectives et des équipements ;
l’ensemble des acteurs porteurs
• de responsabiliser les élèves en valorisant leurs
de ce sujet central de l’usage.
compétences.
• Le CSPS (Coordonnateur de Sécurité et de Protec- chés de travaux sont confiés à des entreprises distinctes.
tion de la Santé) : sa mission consiste à orchestrer sous Elle peut -ou non- être confiée à la maîtrise d’œuvre
l’angle de la sécurité des travailleurs, les activités simul- lorsqu’elle en possède les compétences.
tanées ou successives des entreprises sur le chantier,
• Le contrôleur technique : sa mission intervient en
depuis la conception et jusqu’à la mise en service. Elle
phase de conception et lors de la réalisation. Elle a pour
est obligatoire dès lors que plusieurs entreprises inter-
objet de formuler des avis techniques ayant trait en
viennent (donc dans les projets de construction ou de
particulier à la solidité des ouvrages, à la sécurité des
réhabilitation). Elle ne peut être assurée par le contrô-
personnes et à l’accessibilité. Elle est incompatible avec
leur technique ou le maître d’œuvre.
la mission de maîtrise d’œuvre. Elle doit être assurée par
• Le CSSI (Coordinateur des Systèmes de Sécurité In- un prestataire indépendant agréé.
cendie) : sa mission est obligatoire pour les écoles,
• Les entreprises (maçons, plombiers, électriciens,
collèges et lycées dans la mesure où ce sont des ERP
peintres, chauffagistes, etc.) : qui ont à réaliser l’en-
(Etablissements Recevant du Public). Elle est confiée à la
semble des travaux. Suivant les cas de figure, elles
maîtrise d’œuvre de l’opération. Elle a pour objectif de
peuvent être amenées à se présenter individuellement
garantir l’adéquation du système de sécurité incendie
aux différents lots ou à se regrouper pour répondre aux
de l’équipement.
macro-lots ou encore sous la bannière d’une entreprise
• L’OPC (Ordonnancement, Pilotage et Coordination) : générale.
cette mission intervient en phase chantier pour coor-
donner l’intervention des entreprises lorsque les mar-
Equipe de maîtrise
d’ouvrage
Élus, techniciens
en lien avec l’équipe éducative,
Contractualise avec les élèves et les partenaires Contractualise avec
Conducteur
Programmiste
d’opération
Le contrôleur
Le CSPS
technique
Contrôle Contrôle
AMO
spécialisées
Contrôle
Réaliser
7
le projet d’architecture
6
10 à 20 mois suivant la 1 à 6 mois
complexité du projet suivant le
(inclut l'autorisation
d'urbanisme/permis de
questionnement
construire) sur l’opportunité
Diagnostiquer
2 la situation
Concevoir
le projet d’architecture 5 3 à 6 mois
suivant la
disponibilité des
données
1 à 2 mois
Initier
le projet
1
suivant la
complexité du projet 3a Délimiter
le niveau d’ambition
du projet...
Formuler
sa commande
4 1 à 6 mois
suivant la
difficulté d’arbitrage
3b
1 à 6 mois
suivant la
Délimiter
... et étudier sa faisabilité
difficulté d’arbitrage
Les 7 grandes étapes d’un projet de construction ou de rénovation suivent un déroulé non linéaire, avec des
approfondissements successifs qui peuvent interpeller les phases précédentes. Les évaluations abondent les
réflexions initiales qui fondent le projet et permettent de prendre du recul sur l’état des lieux fonctionnel de l’école
ou établissement si le projet affecte un existant. Les éléments de diagnostic du site pressenti comme la réflexion sur
les besoins et les usages interpellent les questions de faisabilité spatiale de l’étape 3b. Un aller retour est nécessaire
entre la formulation de la commande et l’étape de conception. La réalisation et le chantier peuvent remettre en
cause ponctuellement certains éléments de conception.
Les délais de réalisation de chacune de ces étapes dépendent de la complexité du projet, mais aussi de la capacité de
la maîtrise d’ouvrage à structurer son partenariat et à prendre des décisions éclairées à chaque fois que nécessaire.
Les délais indiqués dans le schéma sont purement indicatifs.
ÉTAPE 1 : questionnement
sur l’opportunité
Initier 2
le projet 5
Initier
le projet
1
3a
4
Objectif : apprécier l’opportunité de réaliser ou non le projet au regard des enjeux scolaires et éducatifs comme
des enjeux patrimoniaux identifiés en amont, développer une culture commune des acteurs à impliquer.
Outils méthodologiques : entretiens avec des représentants des parties prenantes, réunions visant à partager
et poser les bases des enjeux du projet envisagé, collecte des données démographiques portant sur les effectifs
et les projets de construction envisagés sur le territoire, recueil des données sur les activités périscolaires et socio-
éducatives, recueil des données sur le patrimoine scolaire considéré,...
Livrables : cartographie des acteurs et de la gouvernance du projet, frise du dispositif de concertation et/ou de
l’organisation de la maîtrise d’usage, étude de prospective scolaire pour anticiper les évolutions démographiques,
note de questionnement sur l’opportunité de mener le projet immobilier envisagé.
Points de vigilance : se donner les moyens de croiser les points de vue et fonder les bases d’une culture
commune des différents acteurs.
Dès la mise en place d’un projet, il est nécessaire de disposer de circuits de décision clairs : tous les acteurs doivent
savoir qui a le pouvoir de décider, sur quels sujets et dans quelles conditions. Avec cet objectif, il est important :
• de désigner au plus tôt un chef de projet qui soit légitime dans son rôle d’arbitrage et de garant des objectifs de la
maîtrise d’ouvrage.
• de constituer un comité de pilotage, associant tous les acteurs de la maîtrise d’ouvrage pour prendre les décisions
stratégiques sur le projet au fil de son avancée. Cette instance doit associer les partenaires de projet et doit intégrer
une représentation de l’équipe éducative si celle-ci existe ou une équipe préfiguratrice qui fera le lien avec les futurs
usagers.
• d’identifier un interlocuteur au sein de l’éducation nationale (référent bâti scolaire, inspecteur, directeur ou chef
d’établissement préfigurateur) pour intégrer dès l’amont l’avis des utilisateurs et usagers si le projet consiste en la créa-
tion d’une nouvelle école, collège ou lycée.
ÉTAPE 2 5: 3 à 6 mois
suivant la
1
3a
4
3b
Objectif : caractériser en parallèle les atouts, contraintes et potentiels de l’offre éducative actuelle ainsi que le site
envisagé pour le projet, dresser un état des lieux partagé de l’offre scolaire, périscolaire et éducative du quartier.
Outils méthodologiques : entretiens avec les représentants des parties prenantes, ainsi que des utilisateurs et
des usagers, questionnaires, observation participante, visite guidée, recensement et analyse des données existantes,
identification des risques (dossier départemental des risques majeurs, document d’information communale sur les
risques majeurs, cartographie du potentiel radon, base Basias, plans de prévention des risques naturels et technologiques,
etc.).
Livrables : état des lieux fonctionnel de l’existant et/ou évaluations d’équipements scolaires, appuyé sur des
cartographies des espaces et activités, mais aussi sur des croquis, diagnostics techniques sur les ouvrages bâtis existants
et/ou sur le site envisagé, étude de capacité relative au site envisagé.
Points de vigilance : élargir la question scolaire aux enjeux éducatifs (réussite éducative, offre socio-culturelle,
petite enfance, etc.). Recueillir et confronter les points de vue de l’ensemble des parties prenantes au projet en
identifiant les éléments de consensus.
4 1 à 6 mois
suivant la
difficulté d’arbitrage
3b
1 à 6 mois
suivant la
Délimiter
... et étudier sa faisabilité
difficulté d’arbitrage
Objectif : définir les objectifs à atteindre et les impacts escomptés en termes scolaires et éducatifs et les activités
à développer au sein de l’équipement pour y répondre, identifier les alternatives possibles à conduire en termes
d’aménagement et de construction, corréler à ces actions un budget et un financement.
Compte tenu des besoins de la population et des d’extension, de restructuration d’un existant ou de
enjeux de renouvellement urbain du quartier, y a-t- création d’un nouvel équipement ?
il une offre à créer, améliorer ou étendre en matière Comment vont évoluer les activités développées par
d’activités scolaires ? de services et de restauration l’établissement ? Comment intégrer une dimension
scolaire ? d’activités périscolaires et socio-éducatives ? prospective pour anticiper les usages futurs et intégrer
d’accueil petite enfance ? une part de flexibilité dans les aménagements à prévoir ?
Comment l’établissement s’insère-t-il ou a-t-il vocation Dans quelle mesure ou sur quels aspects veut-on faire
à s’insérer dans le projet de territoire ? Quel rôle va-t- porter une dimension d’innovation à cet établissement
il jouer dans l’offre d’équipements publics (éducatifs, scolaire ?
culturels, sportifs…) ? Quelle articulation existe ou est Le site pressenti est-il adapté pour réaliser le projet ?
à prévoir avec les autres établissements scolaires du Quelles évolutions sont nécessaires pour accueillir les
territoire ? activités souhaitées ? Des choix doivent-ils être réalisés
Quels sont les enjeux en termes d’attractivité de pour s’assurer de la faisabilité spatiale du projet ?
l’établissement lui-même ? Quel est le budget à mobiliser pour le projet ? Quels
Comment les besoins identifiés pour le projet sont les financeurs envisageables ?
impactent-ils le fonctionnement des équipements
existants, les activités qui y sont développées, et les
équipes en place ? Cela se traduit-il par une nécessité
Outils méthodologiques : réunions et ateliers de travail organisés selon des configurations diverses avec les
acteurs, questionnaires et/ou rencontres avec les utilisateurs et les usagers dont les élèves, étude d’analyse et de
prospective d’usages, formalisation de scénarios présentant des alternatives de fonctionnement, réalisation de
simulations d’implantation sur le site.
Livrables : identification et choix des activités à accueillir au sein de l’équipement à travers une formalisation
d’alternatives de fonctionnement, note de besoins, étude de simulation d’implantation confrontant le projet d’activité
à la capacité du site, établissement d’un budget d’opération, d’un phasage éventuel et d’un calendrier de réalisation. Le
document de préprogramme clôture généralement cette étape, en synthétisant tous les choix de la maîtrise d’ouvrage
de façon à pouvoir en garder la trace et s’y référer sur le temps long du projet.
Points de vigilance : maintenir des échanges continus avec les décideurs pour obtenir les arbitrages et la validation
nécessaires, intégrer des éléments de prospective qui permettront à l’établissement scolaire de proposer un confort
d’usage et de s’adapter à l’évolution des usages à l’échelle de plusieurs décennies, organiser un ou des tours de table
financiers, mettre en adéquation sa commande avec son budget.
La détermination de l’enveloppe financière prévisionnelle d’un projet de bâti scolaire est du ressort du maître
d’ouvrage et de son équipe. Il s’agit du budget total à mobiliser pour le projet. Cette enveloppe doit intégrer :
l’acquisition du terrain si cela est nécessaire, le montant des travaux et les provisions pour aléas, la rémunération de
tous les intervenants mobilisés pour le projet, les révisions ou actualisations de prix, les frais d’assurance, les frais
de publication, l’achat de mobilier, les frais éventuels de déménagement, etc. Cette enveloppe est dite « Toutes
Dépenses Confondues » (TDC). Elle doit être mise au regard d’un calendrier des dépenses pour être inscrite dans le
plan de financement de chacun des partenaires du projet.
Au stade de la programmation, le montant des travaux est couramment évalué sur la base de ratios au m² observés sur
des opérations d’équipements scolaires similaires, en construction neuve ou en réhabilitation. Il s’agit d’une moyenne
de prix ; il est donc associé à un taux d’incertitude. Pour effectuer cette moyenne, il est essentiel d’actualiser les prix
des opérations de référence en fonction de leur date de livraison, le coût de la construction évoluant fortement
d’année en année. Il faut également s’assurer que les données se réfèrent toutes au même type de surface, la surface
de plancher, et à la même définition du coût (travaux HT, TTC ou TDC).
A cette évaluation au ratio moyen, il faut ajouter les postes spécifiques à l’opération, tels qu’un coût de fondations
spéciales (nécessitées par la nature du sol), de dépollution, de protection vis-à-vis du radon, de modification structurelle
lourde d’un existant (renforcement de plancher), de création d’un mur de soutènement, de désamiantage, etc.
Le montant hors taxe des travaux fixé à l’étape de la programmation doit être indiqué au maître d’œuvre à sa date
de valeur. Il constitue le montant d’objectif pour celui-ci. Les étapes de conception vont permettre de le préciser
jusqu’à la remise des offres des entreprises. Le coût des travaux de l’ouvrage sera alors fixé, sous réserve des aléas du
chantier et de l’actualisation des prix.
ÉTAPE 4 : 2
Formuler 5
sa commande
1 à 2 mois 1
suivant la
complexité du projet 3a
Formuler
sa commande
4
3b
Objectif : traduire la commande de la maîtrise d’ouvrage de façon explicite et compréhensible pour un nouvel acteur
qui n’a pas d’antériorité sur le projet, et affiner cette commande au regard du niveau d’information requis pour donner
forme au projet.
Quelles sont les exigences et performances attendues Quelles contraintes de chantier s’appliqueront à l’opé-
en termes de confort et de qualité d’usage, d’innerva- ration : continuité d’activité pour les restructurations
tion, d’exploitation et de maintenance pour chacun en site occupé qui induisent des chantiers “à tiroir”, ac-
des espaces de l’établissement ? cès des riverains, etc…
Quelle stratégie d’intégration de certaines compo- Quelle est la procédure de recrutement de la maîtrise
santes liées au mobilier et à l’aménagement des es- d’œuvre la plus adaptée pour ce projet ? Quelles sont
paces dans le marché de conception et, par la suite, les compétences nécessaires pour l’équipe qui aura la
dans les marchés de travaux (menuiseries sur mesure, charge de la conception du projet ? Cette procédure
paillasses, banque d’accueil de la vie scolaire, matériel s’applique-t-elle à un objet unique ou concerne-t-elle
de scénographie de la salle polyvalente, etc.) ? un patrimoine comportant plusieurs sites ?
Outils méthodologiques : réunions de travail avec les élus et techniciens chargés du patrimoine, de l’entretien
et de l’exploitation-maintenance.
Livrables : le programme, c’est-à-dire le cahier des charges remis au maître d’œuvre de l’opération (qui précise les
objectifs de l’opération, décrit les fonctionnalités attendues du projet, exprime les attentes et exigences en matière
de développement durable et de performances techniques), le budget stabilisé c’est-à-dire l’enveloppe financière
prévisionnelle de l’opération, note quant au choix du mode de recrutement du maître d’œuvre.
Points de vigilance : vérifier que le programme n’omet aucun besoin sans formuler pour autant des solutions
techniques ou d’aménagement qui sont du ressort de la maîtrise d’œuvre, ajuster le niveau d’exhaustivité du programme
en fonction de la procédure retenue pour recruter les concepteurs et du niveau de réponse qui leur est demandé pour
leur offre et s’assurer que le programme est suffisamment explicite et didactique pour que les règles d’équité des
marchés publics soient respectées (par exemple pour qu’un jeune professionnel puisse avoir toutes ses chances).
Le concours : le concours est un mode de sélection par lequel le maître d’ouvrage, après avis d’un jury, choisit le
projet d’équipement scolaire qu’il souhaite parmi les propositions de plusieurs concurrents en vue de l’attribution
d’un marché de maîtrise d’œuvre. La sélection des candidats admis à concourir intervient sur la présentation par les
équipes de leurs références et des moyens réunis. Le concours donnant lieu à prestations de la part des candidats, il
est rémunéré. Ce mode de recrutement constitue la règle pour les constructions publiques.
Les autres procédures constituent des exceptions au concours :
La procédure adaptée : en dessous d’un marché de maîtrise d’œuvre évalué à 230.000 € HT pour une collectivité
territoriale (attention, ce seuil est modifié tous les deux ans), le maître d’ouvrage peut avoir recours à une procédure
adaptée pour recruter son équipe de maîtrise d’œuvre. Pour choisir son équipe, le maître d’ouvrage se base sur
l’évaluation de ses compétences, références et moyens et sur une phase de dialogue. Cette procédure se clôture sur
la remise d’une offre qui n’est pas un début de prestation.
La procédure avec négociation : la procédure avec négociation permet au maître d’ouvrage, après avis d’un jury,
de dresser la liste des candidats admis à négocier, et d’engager les négociations avec ces derniers afin de choisir le
titulaire du marché. Elle peut être mobilisée dans le cas de réhabilitations par dérogation au concours, si tant est que
le diagnostic soit susceptible d’influer sur le programme de l’opération.
D’autres procédures d’exception telles que le dialogue compétitif ou l’appel d’offre existent également. Ces deux
procédures permettent par exemple de déboucher sur la signature d’un Marché Global de Performance (MGP). Ce
type de contrat permet d’associer l’exploitation et la maintenance à la réalisation et/ou la conception d’un bâtiment
afin d’atteindre des engagements de performance énergétique chiffrés et mesurables. Ce type de marché peut être
envisagé lorsque l’intervention affecte un patrimoine existant d’une certaine envergure.
Dans tous les cas, l’avis d’un expert juridique gagne à être mobilisé sur ces sujets.
ÉTAPE 5 : d'urbanisme/permis de
construire)
Concevoir et
Concevoir
adapter le projet d’architecture 5
sa commande
4
Objectif : donner forme au projet architectural et d’aménagement tout en garantissant une qualité de réponse
en phase avec la commande.
3b
Les questions à instruire
L’insertion urbaine, l’écriture architecturale et la traduction des attendus en termes de qualité et de confort
d’usage correspondent-elles aux attentes de la maîtrise d’ouvrage ?
Les attentes et exigences fonctionnelles sont-elles traduites dans le projet architectural ? Quels sont les points de
convergence et de divergence vis-à-vis du programme ? Le projet apporte-t-il de nouvelles idées, des innovations
ou des propositions intéressantes en matière de conception du bâti et d’aménagement des espaces scolaires
qu’il conviendrait d’intégrer à la commande ?
Le projet proposé est-il en phase avec le budget mobilisé ?
Les enjeux d’exploitation et maintenance sont-ils correctement anticipés et pris en compte?
Quel mode de dévolution de travaux retenir ? En corps d’état séparés pour valoriser le savoir faire des artisans
sous la responsabilité du maître d’œuvre ? En macro-lots pour limiter le nombre de marchés ? En entreprise
générale pour disposer d’un interlocuteur unique capable de coordonner le chantier ?
Formaliser le dossier de permis de construire pour en engager l’instruction.
Outils méthodologiques : réunions aux étapes clés du projet architectural entre les acteurs de l’éducation,
les utilisateurs et le concepteur pour analyser la prise en compte des demandes à la conception, anticiper l’impact
des solutions proposées et imaginer des ajustements le cas échéant, organiser un ou des tours de table financiers
lorsque des dépassements sont observés.
Livrables : compte-rendus des réunions, fiches ou livret de suivi de la commande, matérialisant les écarts et
évolutions vis-à-vis de la commande initiale et permettant de garder la mémoire des choix réalisés au cours de
l’opération, analyses des documents produits par les concepteurs, dossier du permis de construire.
Points de vigilance : associer techniciens du patrimoine, agents des services éducation, représentants de
l’équipe pédagogique pour tenir compte de tous les aspects du projet dans l’analyse des dossiers et propositions
remis par la maîtrise d’œuvre, suivre l’évolution du budget avec attention pour être à même de proposer des
arbitrages si nécessaire.
Réaliser
7
ÉTAPE 6 : le projet
Réaliser et
d’architecture
6
suivre
sa commande
2
5
Objectif : donner vie au projet à l’aune des enjeux de qualité qui lui ont été assignés en amont.
Les questions à instruire :
1
3a
Quelle représentation de la maîtrise d’ouvrage prévoir La sécurité est-elle assurée pour les ouvriers comme
sur le chantier aux côtés de la maîtrise d’œuvre ? A pour les utilisateurs ou usagers en cas de chantier en
quelle fréquence ? co-activité ? 4
En réhabilitation et a fortiori en site occupé, quels Comment former les agents chargés du patrimoine
moyens se donner pour communiquer avec les
équipes pédagogiques présentes et leur donner
3b
à l’exploitation du bâtiment ? Quels contrats de
maintenance seront nécessaires en fonctionnement ?
les informations suffisantes pour adapter leur Quelles sont les opérations de maintenance
fonctionnement aux contraintes du chantier ? nécessaires : leur fréquence, leur nature, les postes
En construction neuve, comment informer concernés ?
les futurs usagers de l’avancée du chantier ? Quelle réflexion est menée avec les usagers
Des visites peuvent-elles être organisées à leur ou représentants des futurs usagers sur la
attention ? dimension de l’aménagement des espaces et du
L’avancement des travaux est-il conforme à la mobilier ? Comment sont anticipés les choix de
planification du chantier ? Les prestations réalisées mobilier, les marchés et commandes afférents ?
correspondent-elles aux attendus du projet ? Comment les coordonner avec la fin du chantier ?
Outils méthodologiques : réunions régulières sur l’avancement du chantier en dialogue avec la maîtrise
d’œuvre et les entreprises, compte-rendu de ces réunions, réunions associant les représentants de la communauté
éducative pour les informer de l’avancée du chantier, visites ponctuelles de chantier avec les équipes voire des
élèves.
Livrables : analyse des offres des entreprises et formalisation de leurs marchés, procès verbaux des réunions
de chantier, outil de suivi de la planification du chantier, outil de suivi des exigences environnementales liées au
chantier, fiches financières, dossier des ouvrages exécutés (DOE) et dossier d’interventions ultérieures sur l’ouvrage
(DIUO) précisant l’ensemble des opérations de réglages, nettoyage, cahiers des charges de fourniture de mobilier et
rétroplanning de fourniture du mobilier et d’organisation des opérations d’aménagement spécifique des espaces …
Points de vigilance : associer les représentants de l’équipe pédagogique pour tenir compte de tous les aspects
du projet dans l’analyse des dossiers et propositions remis par la maîtrise d’œuvre, suivre l’évolution du budget avec
attention pour être à même de proposer des arbitrages si nécessaire.