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Xylopia Aethiopica: Impact au Sud-Bénin

L'étude examine l'importance socio-économique de Xylopia aethiopica au Sud-Bénin, en mettant en lumière ses usages variés, principalement médicinaux, et son rôle dans la génération de revenus pour les communautés locales. Un sondage auprès de 122 acteurs a révélé que les fruits de l'espèce sont les plus commercialisés, avec des marges brutes significatives pour les collecteurs et les grossistes. La gestion privée des arbres et la nécessité de sensibiliser les populations pour la conservation de l'espèce sont également soulignées en raison de la sur-exploitation.

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Xylopia Aethiopica: Impact au Sud-Bénin

L'étude examine l'importance socio-économique de Xylopia aethiopica au Sud-Bénin, en mettant en lumière ses usages variés, principalement médicinaux, et son rôle dans la génération de revenus pour les communautés locales. Un sondage auprès de 122 acteurs a révélé que les fruits de l'espèce sont les plus commercialisés, avec des marges brutes significatives pour les collecteurs et les grossistes. La gestion privée des arbres et la nécessité de sensibiliser les populations pour la conservation de l'espèce sont également soulignées en raison de la sur-exploitation.

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European Scientific Journal November 2017 edition Vol.13, No.33 ISSN: 1857 – 7881 (Print) e - ISSN 1857- 7431

Importance Socio-Économique De Xylopia Aethiopica


(Dun) A. Rich. Pour Les Populations Du Sud-Bénin

Caroline Ganglo
Ecole Polytechnique d’Abomey-Calavi, Université d’Abomey-Calavi,
Cotonou, Bénin
Laboratoire des Sciences Forestières, Faculté des Sciences Agronomiques,
Université d’Abomey-Calavi, Abomey-Calavi, Bénin
Céline Dan
Ecole Polytechnique d’Abomey-Calavi,
Université d’Abomey-Calavi, Cotonou, Bénin
Augustin K. N. Aoudji
Ecole d’Economie, de Socio-Anthropologie et de Communication pour le
développement rural, Cotonou, Bénin
Laboratoire des Sciences Forestières, Faculté des Sciences Agronomiques,
Université d’Abomey-Calavi, Abomey-Calavi, Bénin
Alain Jaures Gbetoho
Laboratoire des Sciences Forestières, Faculté des Sciences Agronomiques,
Université d’Abomey-Calavi, Abomey-Calavi, Bénin
Jean C. Ganglo
Laboratoire des Sciences Forestières, Faculté des Sciences Agronomiques,
Université d’Abomey-Calavi, Abomey-Calavi, Bénin

Doi: 10.19044/esj.2017.v13n33p187 URL:[Link]

Abstract
Xylopia aethiopica is a multi-purpose Non Timber Forest Product
(NTFP) which products are consumed across Africa. This study aimed at
generating useful information to support the sustainable management of
Xylopia aethiopica in southern Benin. A survey was carried out to interview
122 stakeholders, including consumers and traders. Data were collected on
the consumption of Xylopia aethiopica products, the income generated by
their marketing, and the management the species trees by local people. As
results, the species was mainly used in traditional medicine. Other forms of
consumption included: spiritual rituals, fuelwood, food, and construction
timber. Among Xylopia aethiopica products, the fruits were the most
commercialized. The stakeholders operating in the commercialization system
were: collectors, processors-wholesalers, and retailers. The gross margin per
100 kg of fruits averaged XOF 4500 for collectors and processors-

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wholesalers, and XOF 2500 for retailers. Xylopia aethiopica trees were
privately managed based on land ownership. Given the decrease of the
species, because of over-exploitation and cultural beliefs, the sensitizing of
local people and the promotion of domestication are expected to support its
conservation.

Keywords: Xylopia aethiopica, Non-Timber Forest Product, marketing,


income, Benin

Résumé
Xylopia aethiopica est une espèce de Produit Forestier Non Ligneux
(PFNL) utilisée à diverses fins par les populations africaines. La présente
étude a pour objectif de générer les informations permettant une gestion
durable de Xylopia aethiopica au Sud-Bénin. Une enquête a été faite auprès
de 122 acteurs composés de consommateurs et de commerçants des produits
de Xylopia aethiopica. Des données ont été collectées sur les formes
d’utilisation de l’espèce, les retombées financières de la commercialisation
de ses organes, et les modes de gestion par les populations. Comme résultats,
les usages médicinaux de Xylopia aethiopica sont les plus fréquents, suivis
des usages magico-religieux, bois énergie, ressource alimentaire et bois de
construction. Le fruit est l’organe de Xylopia aethiopica le plus
commercialisé. Les principaux acteurs impliqués dans le système de
commercialisation des fruits sont : les collecteurs, les transformatrices-
grossistes et les détaillants. La marge brute moyenne par sac de 100 kg est de
4500 FCFA pour les collecteurs et les transformatrices-grossistes, et 2500
FCFA pour les détaillants. L’espèce fait l’objet d’une gestion privée, avec
une propriété associée à celle de la terre. Une régression de Xylopia
aethiopica a été observée dans la zone d’étude, à cause de sa sur-exploitation
et des croyances culturelles. La sensibilisation des populations et la
promotion de la domestication contribueront à la conservation de l’espèce.

Mots-Clés: Xylopia aethiopica, Produits Forestiers Non Ligneux,


commercialisation, revenus, Bénin

Introduction
La place de la diversification des moyens d’existence dans les
stratégies paysannes a été largement reconnue au cours des dernières années,
notamment en Afrique au Sud du Sahara (Bigsten et Tengstam, 2011 ;
Hilson, 2011). Dans cette perspective, les Produits Forestiers Non Ligneux
(PFNL) contribuent à l'économie des ménages en générant des revenus, et en
fournissant divers produits, d’où leur fonction essentielle, notamment en
temps de soudure (Fidele et al., 2010 ; Vantomme et Gazza, 2010 ; Zanh et

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al., 2016). Le terme « Produits Forestiers Non Ligneux » désigne l’ensemble


des produits (autres que le bois d’œuvre et d’industrie ainsi que leurs
dérivés) qui sont extraits d’écosystèmes forestiers et qui sont utilisés à des
fins domestiques ou de commercialisation ou dotés d’une signification
sociale, culturelle ou religieuse (FAO, 2001). Ainsi définis, les PFNL
comprennent les produits tirés des forêts, des autres terres boisées et des
arbres hors forêt (FAO, 2009).
De nombreuses études (Codjia et al., 2003, Poissonnet et al., 2006;
Rouxel, 2010) révèlent que les PFNL ont le potentiel socioéconomique de
contribuer au développement durable. En effet, les produits commercialisés
contribuent à satisfaire des besoins quotidiens et assurent des emplois ainsi
que des revenus, pour les populations rurales, en particulier les femmes
(Awono et al., 2008 ; Manirakiza, 2007). Les populations en dépendent
comme sources d’aliments, de fourrage, de médicaments, de résine, de
matériaux de construction, etc. (Brown, 2005). Il convient cependant de
notifier que depuis quelques années, les produits forestiers non ligneux
connaissent un regain d'intérêt, ce que l'Organisation des Nations Unies
attribue à « une prise de conscience accrue de leur contribution à l'économie
des ménages et à la sécurité alimentaire, à quelques économies nationales,
et à certains objectifs écologiques, tels que la conservation de la diversité
biologique » (FAO, 1999). En effet, l’importance socio-économique d’une
espèce peut être un atout en faveur de sa promotion (Moupela et al., 2011) et
la connaissance de sa gestion actuelle peut guider le choix de méthodes
appropriées de gestion.
Xylopia aethiopica (Dun) A. Rich., est une angiosperme de la famille
des Annonaceae, connue en Afrique pour les PFNL qu’elle procure aux
populations locales (Abaidoo et al., 2011). Compte tenu de l’importance de
l’espèce pour les communautés rurales, il importe d’élargir et d’approfondir
les connaissances afin éclairer les décideurs sur la pertinence des actions de
conservation. Ainsi, cet article traite des trois questions suivantes : quelle est
la diversité des utilisations de Xylopia aethiopica ? Quels sont les retombées
financières de la commercialisation de ses organes ? Quel est le mode de
gestion actuel de ces peuplements ? Ces questions fondent la présente étude
dont l’objectif est d’évaluer l’importance socio-économique de Xylopia
aethiopica pour les populations du Sud-Bénin.

Méthodes
Collecte de données
L’étude a été conduite au Sud-Bénin dans les communes d’Abomey-
Calavi (département de l’Atlantique), Cotonou (département du Littoral),
Avrankou et Adjara (département de l’Ouémé) (Figure 1). Les communes
d’Avrankou et Adjara ont été sélectionnées parce qu’elles abritent des

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peuplements de Xylopia aethiopica, tandis qu’Abomey-Calavi et Cotonou


ont été choisies à cause de la commercialisation des produits de Xylopia
aethiopica sur leurs marchés.
Une enquête a été menée auprès des différents acteurs composés de
commerçants et des utilisateurs des organes de Xylopia aethiopica. A cet
effet, un échantillonnage stratifié a été fait en fonction des localités (premier
niveau) et des acteurs (deuxième niveau). Cela a permis de sélectionner 122
acteurs dont 50 commerçants et 72 utilisateurs des produits de Xylopia
aethiopica. Les données ont été collectées auprès de chaque type d’acteur
grâce à des entretiens structurés à base d’un questionnaire. Outre les
caractéristiques sociodémographiques de l‘enquêté, les informations
collectées concernent : les formes d’utilisation des organes de Xylopia
aethiopica, les retombées financières de la commercialisation de ces organes,
et le mode de gestion des pieds de l’espèce.

Figure 1 : Carte du Bénin indiquant les différentes zones d’étude.

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Traitement et analyse des données


Le traitement des données comprend trois points : (i) les formes
d’utilisation des organes de Xylopia aethiopica, (ii) les retombées financières
de la commercialisation des organes, et (iii) le mode de gestion de l’espèce
par la population.
Les formes d’utilisation des organes de Xylopia aethiopica ont été
décrites sur la base des fréquences relatives calculées comme suit : Fi = ni
×100 / N ; avec Fi, la fréquence relative pour une utilisation i ; ni, le nombre
de personnes ayant fourni une réponse positive pour une utilisation donnée ;
et N, le nombre de répondants.
Les fruits étant l’organe de Xylopia aethiopica le plus échangé sur le
marché, les retombées financières de leur commercialisation ont été évaluées
à travers la marge brute. Pour chaque type d’acteur, les charges variables, les
recettes et la marge brute ont été calculées. Ces divers paramètres ont été
déterminés pour un sac de 100 kg de fruits, afin de permettre les
comparaisons entre acteurs. La marge brute a été calculée comme suit
(Desbois, 2006) :

Marge brute = Prix de vente – charges variables


L’analyse du mode de gestion de Xylopia aethiopica par les
populations a porté sur les points suivants : l’origine des peuplements, les
techniques de collecte des organes, les soins apportés à l’espèce et la
perception sur l’évolution de la ressource.

Résultats
Formes d’utilisation des organes de Xylopia aethiopica
Cinq formes d’usage des organes de Xylopia aethiopica ont été
recensées (figure 2) : les usages médicinaux, alimentaires, magico-réligieux,
bois énergie et bois de construction. Les usages médicinaux sont les plus
fréquents (plus de 60 %) suivis des usages magico-religieux (22 %). Les
usages comme bois de chauffe, ressource alimentaire et bois de construction
sont les moins fréquents (18 %).
Les racines, les fruits, les feuilles et l’écorce sont les organes de
Xylopia aethiopica utilisés à des fins médicinales (Figure 3). Les fruits sont
plus utilisés (50 % des enquêtés). La racine, l’écorce et les feuilles sont
moins utilisées.
En ce qui concerne les usages magico-religieux des organes de
Xylopia aethiopica, les fruits sont utilisés pour les paris et lors des
cérémonies funéraires. Les fruits, les feuilles et les racines sont utilisés
pendant les cérémonies de purification de l’homme ou de la femme qui
éprouve des difficultés à fonder un foyer. Par ailleurs, l’espèce constitue un
arbre sacré, et est planté dans les couvents.

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Figure 2: Formes d’utilisation des organes de Xylopia aethiopica.


Ecorce
17%

Ra cine Fruit
17% 50%

Feuille
16%

Fruit Feuille Racine Ecorce

Figure 3 : Fréquence d’utilisation des organes de Xylopia aethiopica à des fins médicinales.

Retombées financières de la commercialisation des organes de Xylopia


aethiopica
Acteurs impliqués dans la commercialisation des organes de Xylopia
aethiopica
Les organes de Xylopia aethiopica commercialisés sont les fruits, les
racines et l’écorce. Toutefois, les racines et écorces ne font l’objet que
d’échanges limitées. Ainsi, la description des fonctions des acteurs dans le
système de commercialisation concerne le fruit qui est de loin l’organe le
plus échangé. Les principaux acteurs du système de commercialisation des
fruits de Xylopia aethiopica sont : les collecteurs, les transformatrices-
grossistes et les détaillants.
Les collecteurs constituent le premier maillon de la chaîne de
commercialisation des fruits de Xylopia aethiopica. Ils sont basés dans les
communes d’Adjara et Avrankou (Figure 1). Ce sont des hommes dont l’âge

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est compris entre 30 et 50 ans. Les fruits sont collectés pendant la saison
sèche, et sont ensuite conditionnés dans les sacs de 100 kg pour être livrés
aux commerçants (Figure 4).
Les transformatrices-grossistes achètent les fruits auprès des
collecteurs. Elles procèdent à la transformation qui consiste à fumer les fruits
verts, afin de les noircir (figure 5). Cette opération permet d’accroître la
valeur du produit et de le conserver durant toute la période de vente. Les
transformatrices-grossistes sont des femmes qui opèrent dans les marchés
d’Adjara et d’Avrankou.
Les détaillants achètent les fruits noirs de Xylopia aethiopica auprès
des transformatrices-grossistes dans les marchés d’Adjara (52 %),
d’Avrankou (36 %) et de Dantokpa (Cotonou) (12 %). C’est auprès d’eux
que les consommateurs s’approvisionnent dans les différents marchés. Les
fruits noirs de Xylopia aethiopica sont vendus en détail sous forme de petits
tas (figure 5). Les détaillants sont en grande majorité des femmes (91 %),
âgées de 25 à 70 ans. Leurs activités concernent la commercialisation des
plantes médicinales en général. Les hommes (9 %) sont âgés de 40 à 60 ans
et exercent aussi la profession de guérisseur traditionnel.

Figure 4 : Sac de fruits verts de Xylopia aethiopica vendu à 6 000 FCFA.

Figure 5 : Tas de fruits noirs de Xylopia aethiopica vendu à 500 FCFA l’unité.

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Coûts et marges de commercialisation des fruits de Xylopia aethiopica


Les coûts variables de l’exploitation d’un sac de 100 kg de fruit de
Xylopia aethiopica varient selon les acteurs (Tableau 1). Au niveau des
collecteurs, les coûts variables (1500 FCFA/sac de 100 kg) regroupent les
frais de main-d’œuvre occasionnelle, le transport et l’achat de sacs. Au
niveau des transformatrices-grossistes, les charges supportées sont de 7500
FCFA/sac de 100 kg en moyenne, et sont liées à l’achat des fruits verts, le
transport et l’achat du bois de chauffe. Chez les détaillants, les coûts
variables (12500 FCFA/sac de 100 kg) comprennent l’achat de fruits noirs
(transformés) et des sachets pour le conditionnement.
Tableau 1 : Coûts variables pour l’exploitation d’un sac de 100 kg de fruits de Xylopia
aethiopica en fonction des acteurs (en FCFA).
Type d’acteur
Eléments Transformatrices-
Collecteurs Détaillants
grossistes
Achat des fruits 0 6 000 12 000
Main-d’œuvre occasionnelle 500 0 0
Transport 800 1 000 0
Achat de sacs 200 0 500

Achat du bois de chauffe 0 500 0

Coûts variables 1 500 7 500 12 500


Quel que soit le type d’acteur, la marge brute moyenne de la commercialisation des fruits
de Xylopia aethiopica est positive (Tableau 2). Les collecteurs et les transformatrices-
grossistes ont la même marge brute (4 500 FCFA/sac de 100 kg). Les détaillants
obtiennent la marge brute la plus faible (2 500 FCFA/sac de 100 kg).

Tableau 2 : Marge brute de la commercialisation d’un sac de 100 kg de fruits de Xylopia


aethiopica en fonction des acteurs (en FCFA).
Type d’acteur
Eléments Collecteurs Transformatrices-grossistes Détaillants
Prix de vente 6 000 12 000 15 000
Coûts variables 1 500 7 500 12 500
Marge brute 4 500 4 500 2 500

Gestion des pieds de Xylopia aethiopica


Les propriétaires des pieds de Xylopia aethiopica sont des hommes.
Ils constituent aussi les collecteurs dans la filière de commercialisation des
organes de l’espèce. La propriété des pieds de Xylopia aethiopica est liée à
celle de la terre qui abrite les arbres. Ainsi, il existe des cas de transmission
par héritage d’une génération à l’autre.

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Les pieds de Xylopia aethiopica proviennent des peuplements


naturels. En effet, aucun propriétaire enquêté n’a rapporté avoir planté les
pieds qu’il exploite. Le nombre de pieds de Xylopia aethiopica par
propriétaire varie entre 4 à 16, avec une moyenne de 8 pieds.
Généralement, les pieds de Xylopia aethiopica ne sont pas entretenus
par les propriétaires. Dans quelques cas, le désherbage est effectué pour
libérer l’espèce de la concurrence des adventices. Cette opération facilite
également l’accès aux arbres pour la récolte des organes.
En ce qui concerne la technique d’exploitation des organes, les
feuilles sont obtenues suite à l’abattage des arbres ou la coupe des branches.
La récolte des fruits se fait en secouant l’arbre, ou en utilisant un long bois
pour les faire tomber. Les écorces sont coupées à l’aide d’une machette et les
racines sont obtenues après l’abattage des arbres. Ces actions contribuent à la
destruction de l’espèce.
Les populations ont rapporté une tendance régressive des
peuplements de Xylopia aethiopica dans le milieu (décroissance du nombre
de pieds au fil des années). En considérant la période des vingt dernières
années, les individus de Xylopia aethiopica auraient diminué de moitié dans
le milieu d’étude. Deux grands facteurs sont avancés par les populations pour
expliquer cette tendance régressive : les pressions anthropiques sur l’espèce
et les facteurs socioculturels.

Discussion
Formes d’utilisation des organes de Xylopia aethiopica
Plusieurs utilisations des organes de Xylopia aethiopica ont été
recensées : usages médicinal, alimentaire, magico-religieux, bois énergie et
bois de construction. D’autres travaux conduits sur les PFNL ont rapporté
des formes d’utilisation similaires à celles rencontrées dans la zone d’étude
(Assogbadjo, 2000 ; Orwa et al., 2009 ; Zinsouklan et al., 2014 ; Zanh et al.,
2016). Ces diverses utilisations démontrent l’importance socioculturelle de
Xylopia aethiopica dans la vie des populations.
L’utilisation de Xylopia aethiopica à des fins médicinales est plus
fréquente dans la zone d’étude. Ce résultat corrobore les données fournies
par l’OMS (2011) selon laquelle plus de 80 % des populations africaines ont
recours aux plantes médicinales pour se soigner, du fait de leur accessibilité
géographique, économique et culturelle facile. En effet, toutes les parties de
Xylopia aethiopica sont très utiles en médecine traditionnelle, mais les fruits
sont les plus utilisés ; ce qui traduit leur importance en médecine
traditionnelle (Fetse et al., 2016 ; Orwa et al., 2009).
L’utilisation du bois de Xylopia aethiopica dans la construction
entraîne sa destruction. En effet, l’espèce est recherchée pour la rectitude de

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son bois et sa résistance contre les attaques des insectes. Il est donc
nécessaire d’œuvrer au renouvellement de Xylopia aethiopica dans le milieu.

Retombées financières de la commercialisation des organes de Xylopia


aethiopica
Le fruit constitue l’organe de Xylopia aethiopica le plus
commercialisé. Trois principaux acteurs animent le système de
commercialisation de ce produit : les collecteurs, les transformatrices-
grossistes et les détaillants. La description des fonctions de ces acteurs
montre que la chaîne de commercialisation des fruits de Xylopia aethiopica
est courte et peu complexe. Les échanges se font seulement sur les marchés
locaux, par opposition à Voacanga africana au Bénin dont le circuit de
commercialisation comporte d’autres intermédiaires (tels que les courtiers),
en plus des acteurs traditionnels (exploitants, grossistes, détaillants,
consommateurs) (Fafeh, 2015).
Pour l’exploitation d’un sac de 100 kg de fruits de Xylopia
aethiopica, les coûts d’opération sont plus élevés au niveau des
transformatrices-grossistes et des détaillants, par rapport aux collecteurs. Les
coûts plus faibles des collecteurs sont dus au fait qu’ils sont les propriétaires
des pieds de Xylopia aethiopica, et n’achètent donc pas les fruits.
La marge brute moyenne générée par l’exploitation d’un sac de 100
kg de fruit de Xylopia aethiopica est positive pour tous les acteurs. Ainsi, la
commercialisation des fruits de Xylopia aethiopica contribue aux revenus
des populations. Cette étude confirme que les Produits Forestiers Non
Ligneux (PFNLs) sont des sources de revenus pour les acteurs du système de
commercialisation (Guédjé, 2002 ; Akpovi, 2011).
Les collecteurs perçoivent la même marge brute que les
transformatrices-grossistes; les détaillant se classent derniers. En effet, les
charges au niveau des collecteurs n’incluent pas l’achat des fruits de Xylopia
aethiopica, ce qui contribue à accroître leur marge brute. Quant aux
transformatrices-grossistes, elles ajoutent de la valeur aux fruits verts achetés
chez les collecteurs, ce qui augmente leur marge brute par rapport à celle des
détaillants.
La collecte et la commercialisation des fruits frais de Xylopia
aethiopica se font pendant la saison sèche au Sud-Bénin, période à laquelle
les fruits arrivent à maturité. Il s’agit le plus souvent d’un commerce
ponctuel pour les propriétaires des pieds; et les revenus tirés de leurs ventes
permettent l'acquisition d'autres produits alimentaires et non alimentaires
nécessaires aux ménages (Manirakiza, 2007 ; Lescuyer, 2010).

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Gestion des pieds de Xylopia aethiopica


La prépondérance des hommes parmi les propriétaires des pieds de
Xylopia aethiopica est due au fait que la possession de pieds est intimement
liée à la propriété sur la terre. En effet, en Afrique, et au Bénin en particulier,
les femmes ont un accès limité à la terre (Thiessen, 2016 ; World Bank,
2011). Il existe des disparités dans le nombre de pieds possédés par les
propriétaires. Ces disparités seraient liées à l’étendue du patrimoine foncier
des propriétaires.
La collecte des organes de Xylopia aethiopica par abattage ne permet
pas la régénération de l’espèce. Cette méthode d’exploitation n’est pas
durable (Tiorambe, 2007). En effet, l’abattage de Xylopia aethiopica pour la
collecte des organes peut à terme affecter la capacité de régénération
naturelle de l’espèce et la viabilité de ses peuplements.
Il a été observé une tendance de régression des peuplements de
Xylopia aethiopica dans la zone d’étude. Ce résultat confirme celui de
Akouehou et al. (2016) au Bénin qui montrent que Xylopia aethiopica est
une espèce rare, avec un indice de rareté de 89 % (le seuil de rareté étant
80%). Neuenschwander et al. (2011) avaient aussi rapporté que les fruits de
Xylopia aethiopica sont fortement exploités au point que la survie de
l’espèce est menacée. Cette régression de l’espèce est due aux facteurs
anthropiques et culturels. Les pressions anthropiques se traduisent par
l’abattage des pieds de Xylopia aethiopica pour la construction des habitats
(implantations humaines), le prélèvement incontrôlé des organes, la coupe
abusive du bois pour divers usages. L’intensité de l’exploitation des organes
de l’espèce est due au degré de commercialisation du produit. Il a été
démontré que l’accès au marché ou la proximité du marché ont des
conséquences écologiques sur la ressource (Shanley et al., 2002). Plus la
demande d’un PFNL est élevée, plus la pression sur la ressource est forte.
Les facteurs socioculturels affectent aussi Xylopia aethiopica. En
effet, l’espèce serait un refuge des hiboux qui sont considérés au Bénin
comme des animaux de compagnie des sorciers. Cette croyance répandue est
à l’origine de la destruction des pieds de Xylopia aethiopica dans les
concessions.
Comme palliatif à la régression de Xylopia aethiopica, la
domestication a été la solution proposée à la suite d’autres chercheurs ayant
étudié les PFNL (Ræbild et al., 2011 ; Zinsouklan et al., 2014). En effet, la
domestication joue un rôle important dans l’amélioration, la gestion et la
valorisation des ressources naturelles, et l’augmentation des revenus des
populations rurales (Schreckenberg et al., 2006). A la domestication, il
faudrait associer des campagnes de sensibilisation, afin de faire évoluer la
croyance répandue selon laquelle les pieds de Xylopia aethiopica sont des
refuges des hiboux et porteraient malchance au propriétaire.

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Conclusion
La présente étude conduite au Sud-Bénin a permis d’évaluer les
utilisations de Xylopia aethiopica par les populations et son potentiel
économique pour une gestion durable de l’espèce. Les organes utilisés de
l’espèce sont : les fruits, les feuilles, les racines et l’écorce. Ces organes sont
employés sous diverses formes à savoir : les usages médicinaux qui sont les
plus fréquents, les usages alimentaires, les usages magico-religieux, les
utilisations comme bois de chauffe et bois de construction.
Le fruit de Xylopia aethiopica est l’organe le plus échangé sur le
marché; et sa commercialisation génère des marges brutes positives aux
différents acteurs que sont : les collecteurs, les transformatrices-grossistes et
les détaillants.
La propriété des pieds de Xylopia aethiopica au Sud-Bénin est liée à
la propriété de la terre qui abrite le peuplement. Les pressions anthropiques
sur l’espèce et les facteurs socioculturels sont à la base de sa régression au
Sud-Bénin.
Au regard de l’intérêt reconnu des organes de Xylopia aethiopica, de
leur apport substantiel dans les revenus des ménages, une attention devrait
être accordée à sa promotion par les décideurs. Etant donné que les activités
de commercialisation ont lieu pendant la période de soudure, Xylopia
aethiopica, à l’instar d’autres PFNL, pourrait être considérée dans les
stratégies d’amélioration des moyens d’existence des populations. Pour
garantir la disponibilité de la ressource, il est nécessaire de promouvoir sa
domestication. Il est également important de sensibiliser la population sur les
méthodes d’exploitation qui ne menacent pas la survie de l’espèce.

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