LE CANCER DU SEIN
A) INTRODUCTION
C’est l’affection maligne la plus fréquente chez la femme. Il est au 1er rang des décès par cancer
hormono-dépendant (oestrogéno-dépendant) touchant la tranche d’âge entre 45 et 75 ans.
Il faut insister sur l’importance de reconnaître précocement ce cancer par le dépistage
mammographique. Mais malgré un traitement radio-chirurgical et médical bien conduit, le pronostic
reste encore réservé dans les stades avancés.
B) FACTEURS DE RISQUE
La probabilité d’avoir un cancer du sein augmente avec certains facteurs :
antécédents familiaux de cancer du sein;
antécédents personnels : un cancer du sein d’un côté traité augmente le risque d’un cancer
contro-latéral ;
activité génitale avec une plus grande exposition aux oestrogènes : activité génitale longue
avec une puberté précoce ou une ménopause tardive ainsi que l’âge tardif de la 1 ere grossesse
menée à terme: plus la première grossesse survient tard, plus le risque augmente ;
traitements hormonaux : rôle de la contraception orale, rôle du traitement substitutif de la
ménopause, l’obésité, le régime riche en graisse, l’alcoolisme ;
les irradiations thoraciques : à larges doses augmentent le risque.
C) EXAMEN CLINIQUE
1) Circonstances de découverte
* Le plus souvent il s’agit d’un nodule découvert par la patiente elle-même lors de l’autopalpation
ou lors d’un examen clinique systématique.
* Parfois il peut s’agir d’une consultation pour mastodynie ou pour la découverte d’une
adénopathie axillaire.
* Enfin la découverte peut être fortuite lors d’une mammographie de dépistage systématique.
2) L’interrogatoire
Précise :
les facteurs de risque et l’évolutivité : âges, date d’apparition des troubles, notions de signes
inflammatoires et antécédents sérologiques personnels;
les antécédents familiaux de cancer du sein
3) L’inspection
Elle est faite avec un éclairage à jour frisant et en modifiant les positions du sein à la recherche
d’une petite rétraction cutanée, d’une déformation du sein par
la tumeur, d’une modification cutanée à type de peau d’orange, d’une inflammation, d’une
rétraction du mamelon ou d’un aspect eczématiforme.
4) La palpation
Elle est réalisée quadrant par quadrant et retrouve une tumeur indolore, dure, mal
limitée et unilatérale.
Elle précise sa localisation, sa taille, sa mobilité, les adhérences cutanées.
La glande sera minutieusement examinée ainsi que le sein controlatéral.
L’écoulement mamelonnaire détecté par pression du sein est d’autant plus suspect qu’il est
uniorificiel, sérosanglant.
L’examen du creux axillaire recherche des adénopathies dont on note la taille, la fermeté, la mobilité.
5) L’examen général
Recherche les localisations secondaires (osseuse, hépatique, cutanées) sans oublier le creux sus
claviculaire.
Parfois l’examen clinique est trompeur, il faut s’aider d’examens complémentaires.
D) LES EXAMENS COMPLEMENTAIRES
Il faut demander les examens suivants :
la mammographie;
la galactographie : c’est l’opacification des canaux galactophores après cathétérisme
rétrograde utilisé surtout dans les écoulements uniorificiels;
l’échographie;
la cytoponction.
E) LE BILAN D’EXTENSION
Il permet la recherche de métastases de cancer du sein une fois le diagnostic posé. Il comporte:
la radiographie du thorax;
l’échographie du foie;
la biopsie de l’endomètre;
la scintigraphie osseuse;
le scanner cérébral.
F) TRAITEMENT
Il est multidisciplinaire : chirurgical, radiothérapique, chimiothérapique et hormonothérapique.