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Espace Sobolev 1

Le document présente les espaces de Sobolev W k,p (Ω), définis comme des espaces fonctionnels contenant des fonctions et leurs dérivées jusqu'à un certain ordre, avec des propriétés de complétude et de densité. Il aborde également des exemples, des lemmas sur la structure de ces espaces, ainsi que des résultats concernant leur dualité et leur séparabilité. Enfin, il établit des théorèmes fondamentaux en analyse fonctionnelle, notamment le théorème de Hahn-Banach et la représentation de Riesz.

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Espace Sobolev 1

Le document présente les espaces de Sobolev W k,p (Ω), définis comme des espaces fonctionnels contenant des fonctions et leurs dérivées jusqu'à un certain ordre, avec des propriétés de complétude et de densité. Il aborde également des exemples, des lemmas sur la structure de ces espaces, ainsi que des résultats concernant leur dualité et leur séparabilité. Enfin, il établit des théorèmes fondamentaux en analyse fonctionnelle, notamment le théorème de Hahn-Banach et la représentation de Riesz.

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Master MOCASIM

Faculté des Sciences et Techniques


Département de Mathématiques
Chapitre 1 : Les espaces de Sobolev

1 Dénitions et propriétés élémentaires des espaces de


Sobolev
Soit Ω ⊂ Rn un domaine ouvert, p ∈ R avec 1 ≤ p < ∞ et k un entier non nul.
DÉFINITION
L'espace de Sobolev W k,p (Ω) est déni par
W k,p (Ω) = {u ∈ Lp (Ω) | pour tout multi-indice α avec |α| ≤ k, Dα u ∈ Lp (Ω)}

Dans cette dénition la dérivée partielle Dα est entendue au sens des distributions.

On vérie sans diculté que l'espace de Sobolev W k,p (Ω) est, comme son nom
l'indique, un espace fonctionnel. Munissons alors celui-ci de la norme suivante :
LEMME
La fonction ∥∥W k,p (Ω) : W k,p (Ω) → R dénie par
X
∥u∥W k,p (Ω) := ∥Dα u∥Lp (Ω)
0≤|α|≤k

est une norme sur l'espace vectoriel W k,p (Ω).


La preuve de ce lemme est relativement simple, en se souvenant que la fonction ∥∥Lp (Ω)
dénit une norme sur l'espace fonctionnel Lp (Ω). Nous laisserons donc la preuve de ce
lemme en exercice.

Exemples
1) Pour 1 ≤ p < ∞ on a
(Z m
! )1/p
p
X ∂u
∥u∥1,p = |u|p + dx
Ω i=1
∂xi
(Z m m
! )1/p
p p
p
X ∂u X ∂ 2u
∥u∥2,p = |u| + + dx
Ω i=1
∂xi i,j=1
∂xi ∂xj

2) La fonction de Heavside H(x) est dans Lp (−1, 1) pour tout p ∈ [1, ∞]. mais
elle n 'est pas dans W 1,p (−1, 1) car sa dérivée est la distribution de Dirac qui

1
n est même pas une fonction .

De même la fonction f (x) = |x| est dans W 1,p (−1, 1) puisque sa dérivée peut
être représentée dans Lp (−1, 1) par la fonction
(
′ −1 x < 0
f (x) =
1 x>0

Mais f n'est pas un élément de W 2,p (−1, 1) puisque sa dérivée seconde est égale
à (2δ)
3) On considère la fonction
m
!α/2
X
f (x) := |x|α = x2i
i=1

sur B = B1 (0) ⊂ Rn ,la boule unité. En utilisant les coordonnées sphériques on


montre que On peut que α + n > 0 cette fonction est intégrable. Donc pα > −n
on a f ∈ Lp (B) De plus on a
m
!α/2−1
∂f X
(x) = αxi x2i = α|x|(α−2)/2 xi
∂xi i=1

m
!α/2−2 m
!α/2−1
∂ 2f X X
(x) = α(α − 2)xi xj x2i +α x2i δij
∂xi ∂xj i=1 i=1

où δij est le symbole de Kronecker.


Montrer que

−f ∈ W 1,p (B) si et selement si p(α − 1) > −n


−f ∈ W 2,p (B) si et seulement si p(α − 2) > −n
LEMME
L'espace W k,p (Ω) muni de cette norme est un espace de Banach.
DÉMONSTRATION
Soit {un }n∈N une suite de Cauchy dans l'espace fonctionnel W k,p (Ω).

Alors, pour tout multi-indice α d'ordre inférieur ou égal à k, la suite {Dα un }n∈N
est de Cauchy dans Lp (Ω).

Rappelons alors que l'espace Lp (Ω) est complet et de ce fait, il existe des fonctions
u et uα pour tout multi-indice α, 0 ≤ |α| ≤ k , telles que un , Dα un convergent vers
u, respectivement vers uα dans Lp (Ω) et ceci pour tout multi-indice. De plus, vu que

2
Lp (Ω) ⊂ L1loc (Ω), chacune des fonctions un détermine une distribution Tun ∈ D(Ω)∗ .
Ainsi, pour toute fonction ϕ ∈ D(Ω), on a
Z
|Tun (ϕ) − Tu (ϕ)| ≤ un (x) − u(x)∥ϕ(x) | dx ≤ ∥ϕ Lp′ (Ω) un − u∥Lp (Ω)

grâce à l'inégalité de Hölder (103), où p′ est l'exposant conjugué à p. Ainsi, Tun (ϕ) →
Tu (ϕ) pour toute fonction ϕ ∈ D(Ω) lorsque n → ∞. Par un même raisonnement,
TDα un (ϕ) → Tuα (ϕ) pour toute fonction ϕ ∈ D(Ω) et tout multi-indice α d'ordre compris
entre 0 et k. Il en découle
Tuα (ϕ) = lim TDα un (ϕ) = lim (−1)|α| Tun (Dα ϕ) = (−1)|α| Tu (Dα ϕ) = Dα (Tu ) (ϕ)
n→∞ n→∞

pour toute fonction ϕ ∈ D(Ω). Ainsi, uα = Dα u au sens des distributions pour tout
multi-indice α vériant 0 ≤ |α| ≤ k.

Finalement, vu que limn→∞ ∥un − u∥W k,p (Ω) = 0 l'espace fonctionnel W k,p (Ω) est
complet.

Proposition
Soit 1 ≤ p < ∞ alors D(Rn ) est dense dans W k,p (Rn )

Preuve :
Soit ρ ∈ C ∞ (R+ ) déni par
ρ(t) = 1 si 0 ≤ t ≤ 1, ρ(t) = 0 si t ≥ 2
0 ≤ ρ(t) ≤ 1,
 
Soit u ∈ W (R ). On pose u (x) = u(x)ρ |x|
k,p n (R)
R
. Alors

u(R) (x) = u(x) si |x| ≤ R, u(R) (x) = 0 si |x| ≥ 2R


 
On note que les dérivées ∂xβ ρ |x|
R
sont uniformément bornées par rapport à R ≥ 1. On
a
∂ β u(x) , pour presque tout x ⊂ Rn
X
∂ α u(R) (x) ≤ c
|β|≤|α|

Donc pour |α| ≤ k on a


Z
∂ uα (R) α
−∂ u p
=( ∂ α u(R) (x) − ∂ α u(x)|p )1/p
Rn | {z }
=0 for |x|≤R
Z 1/p
α (R) α p
= ∂ u (x) − ∂ u(x) dx
|x|>R
X Z 1/p
β p
≤c ∂ u(x) dx
|β|≤|α| |x|>R

→ 0 as R → ∞

3
Cette expression tend vers 0 quand R → ∞, puisque u ∈ W k,p (Rn ),et puisque ∂ β u ∈
p

L1 . Donc, u(R) → u quand R → ∞ dans W k,p (Rn ).

Maintenant on considère la suite régularisante u(R)


k = u(R) ∗ ρk

On a u(R)
k ∈ D(Rn ) et uk → u(R) quand k → ∞
(R)

Donc D(Rn ) est dense dans W k,p (Rn )).

En eet, soit u ∈ W k,p (Rn ) et soit ε > 0. On xe R assez grand tel que u(R) − u W k,p (Rn )
<
ε
2
.
Puis, on choisit k assez grand tel que u(R)
k −u
(R)
< 2ε .
W k,p (Rn )

D'où (R)
uk − u <ε
W k,p (Rn )
Si p < ∞, alors D(Ω) est dense dans Lp (Ω). Ceci est en général faux pour les
espaces W k,p (Ω). On a le résultat suivant :

Lemme
Soient Ω un ouvert borné, k ≥ 1 et 1 ≤ p ≤ ∞. Alors D(Ω) n'est pas dense dans
W (Ω).
k,p

Denition
On note par W0k,p (Ω) l'adhérence de D(Ω) dans W k,p (Ω)

LEMME
Soient u ∈ W0k,p (Ω). Posons
si

u(x) x∈Ω
u
e=
0 si x ∈ Ωc

Si |α| ≤ k, alors Dα ue = D fα u dans le sens des distributions. En d'autres termes u


e∈
W (R ) et ∥e
k̄,p n
u∥W k,p (Rn ) = ∥u∥W k,p (Ω)

2 Séparabilité, Réexivité et Dualité


Nous allons dans ce paragraphe nous intéresser au dual d'un espace de Sobolev.
Le dual d'un espace de Banach existe toujours, nous nous proposons d'identier ses
éléments dans le cas des espaces de Sobolev. Il est souvent commode de considérer les
espaces de Sobolev W k,p (Ω) comme le produit de copie des espaces fonctionnels Lp (Ω).
Nous introduirons pour cela un nouvel espace de fonctions, qui nous donnera notamment
quelques nouveaux résultats concernant les espaces de Sobolev W k,p (Ω)

4
DÉFINITION ET PROPRIÉTÉS
Pour Ω, k et p xés, on pose
1) N = 1 le nombre de multi-indice α satisfaisant 0 ≤ |α| ≤ k
X

0≤|α|≤k

é) Lp (Ω) l'espace fonctionnel muni de la norme dénie par :


QN
LpN (Ω) = i=1
 N
si 1 ≤ p < ∞
 X
 ∥ui ∥Lp (Ω)
∥u∥LpN (Ω) = i=1
max1≤i≤N ∥ui ∥L∞ (Ω) si p = ∞

pour tout vecteur (ui )1≤i≤N ∈ LpN (Ω)


3) P l'opérateur linéaire déni par :
P : W k,p (Ω) −→ LpN (Ω)
u 7−→ P u = (Dα u)0≤|α|≤m

On remarque sans diculté que pour toute fonction u ∈ W k,p (Ω), on a ∥P u∥LpN (Ω) =
∥u∥W k,p (Ω) . Autrement dit, P est un isomorphisme isométrique de W k,p (Ω) dans
W ⊂ LPN (Ω)
4) On peut de plus montrer que :
i) ∀1 ≤ p < ∞, Lp (Ω) est séparable
ii) ∀1 < p < ∞, Lp (Ω) est réexif
iii) Le produit d'espaces vectoriels séparable, respectivement réexif, est encore
un espace séparable, resp. réexif. Qu peul donc conclure que W k,p (Ω) =
P −1 (W ) possède les mêmes propriétés.
Avant de donner une caractérisation de l'espace dual de l'espace de Sobolev W k,p (Ω),
rappelons deux principaux résultats d'analyse fonctionnelle bien connus.

THÉORÈME(Hahn-Banach)
Soient (E, ∥∥) un espace normé sur le corps K, T : D(T ) ⊂ E → K une application
linéaire et bornée. Alors il existe un élément Tb ∈ E ∗ tel que
Tb(u) = T (u), ∀u ∈ D(T ) et
∥Tb∥∗ = sup{|T (u)| : u ∈ D(T ) et ∥u∥ = 1}

THÉORÈME( Représentation de Riesz)


Soient 1 ≤ p < ∞, T ∈ (Lp (Ω))∗ et p′ le conjugué de p. Alors, il existe v ∈ Lp (Ω)

tel que pour tout u ∈ Lp (Ω)


Z
T (u) = u(x)v(x)dx = ⟨u, v⟩ et ∥v∥Lp′ (Ω) = ∥T ∥∗

5
COROLLAIRE
Soit 1 ≤ p < ∞. Pour tout opérateur T ∈ (LPN (Ω)) , il existe un unique v ∈ LN (Ω)
p ∗ p ′

telle que pour toute fonction u ∈ LpN (Ω) T (u) = ni=1 ⟨ui , vi ⟩ et ∥v∥Lp′ (Ω) = ∥T ∥∗
N

THÉORÈME ∗
Soit 1 ≤ p < ∞. Pour tout opérateur T ∈ W k,p (Ω) , il existe un élément
v ∈ LpN (Ω) telle que pour tout u ∈ W k,p (Ω)

n
et
X
T (u) = ⟨Dα u, vα ⟩ min ∥v∥Lp′ (Ω) = ∥T ∥∗
N
1≤α≤k

où le minimum (atteint) est pris sur tout les v ∈ LpN (Ω) pour qui vérie la condition

précédente.
DÉMONSTRATION
Dénissons
T ∗ :W
P u 7−→ R
T ∗ (P u) = T (u)
Vu que P est un isomorphisme isométrique, T ∗ ∈ W ∗ et ∥T ∗ ∥∗ = ∥T ∥∗ . Par le théorème
de Hahn-Banach, il existe une extension Te de T ∗ déni sur tout LpN (Ω), et par le corollaire
précédant, il existe un élément v ∈ LpN (Ω) tel que si u = (uα̃ )0≤|α|≤k ∈ LpN (Ω) alors

X
Te(u) = ⟨uα , vα ⟩
0≤α≤k

Ainsi ∀u ∈ W k,p (Ω) on a


X
T (u) = T ∗ (P u) = Te(P u) = ⟨Dα u, vα ⟩
0≤α≤k

∥T ∥∗ = ∥T ∗ ∥∗ = ∥Te∥∗ = ∥v∥Lp′ (Ω)


N

Théorie de dualité des espaces de Sobolev


Pour tout p ∈ [1, +∞] and m ≥ 1,on dénit l'espace de distribution suivant :
 
 
∂ fα , avec fα ∈ L (Ω)
′ p′
X
W −m,p (Ω) = u ∈ D′ (Ω), u = α
 
|α|≤m

muni de la norme
 P ′
1/p′

∥u∥W −m,p′ = inf p
|α|≤m ∥fα ∥Lp′ , pour p′ < +∞
pour p′ = +∞
∥u∥ 
W −m,∞ = inf sup|α|≤m ∥fα ∥L∞ ,

6
où inf est pris sur toute la famille (fα )α telle que u =
X
∂ α fα
|α|≤m
Ces espaces jouent un role très important dans la théorie de dualité des espaces W0m,p (Ω).
Plus précisement

Théorème
1) Pour tout m ≥ 1 et p ∈ [1, +∞], l'espace W −m,p (Ω) est un espace de Banach.

2) Pour tout m ≥ 1 et p ∈ [1, +∞ [ , le dual de W0m,p (Ω) est isometriquement


isomorphe à W −m,p (Ω)

3 Espace de Sobolev cas Hilbertien p = 2


Dénition et propriétés topologiques Dénition
Soit s ∈ R. La distribution tempérée u appartient à l'espace de Sobolev H s RN


si et seulement si
et Fu ∈ L2 RN , 1 + |ξ|2 dξ
s
Fu ∈ L2loc RN
 

Pour tout s ∈ R, l'espace de Sobolev H s RN , muni de la norme




Z
s
∥u∥2H s = |Fu(ξ)|2 1 + |ξ|2 dξ

est un espace de Banach (et même un espace de Hilbert comme on le verra dans la suite).
Le seul point à vérierest la complétude. Par dénition de la norme, si (un ) est une suite 
de Cauchy de H s RN , la suite (Fun ) est une suite de Cauchy dans L2 RN , (1 + |ξ|2 )s dξ ,
et il existe donc û ∈ L2 RN , (1 + |ξ|2 )s dξ tel que


lim ∥Fun − ũ∥L2 (RN ,(1+|ξ|2 )s dξ) = 0


N →∞

En particulier, (Fun ) converge vers


 ũ dans S R . −1

Comme la transformée de
N


Fourier est un isomorphisme de S R , (un ) tend vers F ũ dans S R et donc


′ ′
N N


dans H s RN

On note que la transformée de Fourier est un isomorphisme entre H s RN et




L2 RN , (1 + |ξ|2 ) dξ .
s

Propriété
-Pour tout s ∈ N, l'espace H s RN est l'espace des fonctions de L2 RN dont
 

toutes les dérivées au sens des distributions jusque'à l'ordre s sont dans L2
X
∥u∥2H s ∼ ∥∂ α u∥2L2
|α|≤s

7
- Pour tout s ∈ R, S RN est dense dans H s RN
 

Démonstration
- Comme la transformée de Fourier est, à constante près, une isométrie de L2 RN ,


on a
ξ α Fu ∈ L2 RN si et seulement si ∂ α u ∈ L2 RN
 

De plus, pour tout s ni, il existe Cs > 0 tel que


   
s
X X
∀ξ ∈ RN , Cs−1 1 + |ξ α |2  ≤ 1 + |ξ|2 ≤ Cs 1 + |ξ α |2 


|α|≤s |α|≤s

On en déduit que u ∈ H s RN si et seulement si ∂ α u ∈ L2 RN pour tout α tel que


 

|α| ≤ s, et on a l'équivalence des normes.

- Pour tout u ∈ H s RN , (1 + |ξ|2 )s/2 Fu est dans L2 R et peut donc être ap-
 N


proché (par convolution) par une suite de fonctions de S R . Par stabilité de S RN


N


par transformation de Fourier et par multiplication par les fonctions à croissance lente,
on en déduit que u peut être approché par une suite de fonctions de S R N


DÉFINITION
Solt s un nombre réel. On pose
s n
n
n 2
 2s 2
o
n
H (R ) = u ∈ S (R ) : 1 + |ξ| û ∈ L (R )

H s (Rn ) est appelé l'espace de Sobolev d'ordre s. Pour tout couple (u, v) ∈ H s (Rn ) ×
H s (Rn ), on pose
Z
s
(u | v), = 1 + |ξ|2 u̇(ξ)v̄(ξ)dξ , ∥u∥2 = (u | u)s

Remargue
On observera que pour tout s ≥ 0, on a H s (Rn ) ⊂ L2 (Ωn ).
Par contre, pour s < 0, les éléments de H s (Rn ) sont en général des distributions (tem-
pérées).

Proposition
1) L'espace de Sobolev H s (Rn ) est un espace de Hilbert pour le produit scalaire
déni ci-dessous.
2) Si s ≤ t, on a H t (Rn ) ⊂ H s (Rn ) et l'injection canonique est continue (et
mème de norme 1).
H t (Rn ) − H s (Rn ) , ∥u∥s ≤ ∥u∥t

8
3) Pour tout α ∈ Nn , Dα est un opérateur continu de H s dans H s−|α|

Démonstration
-L'espace L2 Rn , (1 + |ξ|2 )s dξ est un espace de Hilbert. Par dénition la transfor-


mation de Fourier est une bijection de H (R ) sur L R , (1 + |ξ| ) . Alors le produit


2 s
s n 2 n


scalaire n'est que le transport de la structure hilbertienne de ce dernier espace sur le


premier.

-Si s ≤ t alors (1 + |ξ|2 )s ≤ (1 + |ξ|2 )t et par conséquent


Z Z
2 3
1
∥u∥2s 2
1 + |ξ|2 |ū|2 (ξ)dξ = ∥u∥2t

= 1 + |ξ| |u| (ξ)dξ ≤

-Eln nous savons que F (Dα u) = (iξ)α û(ξ) d'où Dα u ∈ H s−|α| et


∥Dα u∥s−|α| ∥u∥s

Ainsi s'achève la démonstration de la proposition.

Proposition
Si m est un entier naturel, l'espace de Sobolev H m (Rn ) est égal à l'ensemble des
fonctions u de L2 (Rn , dx) telles que pour tout α ∈ Nn vériant |α| ≤ m, la dérivée Dα u
est aussi dans L2 (Rn , dx)
H m (Rn ) = u ∈ L2 (Rn ) : ∀α ∈ (Nn ) , |α| ≤ m, Dα u ∈ L2 (Rn , dx)

(∗),

Il est égal aussi à l'ensemble des fonctions u de L2 (Rn , dx) telles que pour tout
α ∈ Nn vériant |α| = m, la dérivée Dα u est aussi dans L2 (Rn )

H m (Rn ) = u ∈ L2 (Rn ) : ∀α ∈ (Nn ) , |α| = m, Dα u ∈ L2 (Rn )



(∗∗)

et la norme ∥u∥m est équivalente à la norme


  21
X
 ∥Dα u∥20 
|α|≤m

et à la norme   21
X
|u|m = ∥u∥20 + ∥Dα u∥20 
|a|=m

Déonstration Posons

9
A = u ∈ L2 (Rn , dx) : ∀α, |α| ≤ m, Dα u ∈ L2 (Rn , dx)


B = u ∈ L2 (Rn , dx) : ∀α, |α| = m, Dα u ∈ L2 (Rn , dx)




où A respectivement B est muni de la norme donnée par (*) respectivement (∗∗).


Pour démontrer la proposition il sut de montrer que l'on a :
H m ,→ A ,→ B ,→ H m

Nous savons que u ∈ L2 (Rn , dx) si et seulement si û ∈ L2 (Rn , dx) et d'autre part
F (Dα u) = (iξ)α û.
Alors u ∈ A si et seulement si û ∈ L2 (Rn , dx) et pour tout α tel que |α| ≤ m, ξ α û ∈
L2 (Rn , dx) .
m
Supposons que (1 + |ξ|2 ) 2 fˆ ∈ L2 (Rn ) . Si (ξi )ni=1 sont des nombres ≥ 0 et |α| ≤ m, on
a l'inégalité :
 m2
(∗) ξ1α1 ξ2α2 . . . ξnαn ≤ |ξ1 |2 + |ξ2 |2 + . . . + |ξn |2
Cette inégalité découle de l'inégalité :
(∗∗) aλ1 1 aλ2 2 . . . aλnn ≤ a1 + a2 + . . . + an

où (ai )ni=1 et (λi )ni=1 sont des nombres positifs avec la somme des λ1 égale à 1 . Pour
prouver (∗), il sut de remarquer que si aj est le plus grand des (ai ), alors le membre
de gauche de (∗) est majoré par aȷ lui-même majoré par le membre de droite de (*). Par
suite, pour tout ξ ∈ Rn , on a
m m
|ξ1 |α1 |ξ2 |α2 . . . |ξn |αn ≤ |ξ1 |2 + |ξ2 |2 + . . . + |ξn |2 ≤ 1 + |ξ|2
2 2

donc pour tout α tel que |α| ≤ m, (ξ)α fˆ ∈ L2 (Rn , dx) et


∥Dα f ∥0 ≤ (2π)|α| ∥f ∥m

Alors on obtient, puisque le nombre des multi-indices a tel que |α| ≤ m est ni, la
majoration qui montre bien qu'on a une injection continue de H m dans A.
Montrons que B s'injecte continuement dans H m . Nous supposons que u est une fonction
de L2 (Rn , dx) telle Dα u pour |α| = m est aussi dans L2 (Rn , dx) ou encore que (iξ)α û ∈
L2 (Rn , dx) . On fait appel à l'inégalité

(a1 + a2 + . . . an )s ≤ ns (as1 + as2 + . . . + asn )


si (ai )ni=1 et s sont des nombres positifs. Cette inégalité est immédiate car si aj est
le plus grand des (ai ), le membre de gauche de l'inégalité est majoré par ns asj lui-même
majoré par ns fois la somme des (asi ) qui représente le membre de droitee de l'inégalité
(∗∗ ). Donc, si pour tout i, |ξi |2s |fˆ|2 est intégrable ainsi que |f˙|2 alors

1 + |ξ1 |2s + |ξ2 |2s + . . . + |ξn |2s |fˆ|2




10
est aussi intégrable. Comme
3
1 + |ξ|2 |f⃗|2 ≤ C(n, s) 1 + |ξ1 |2s + |ξ2 |2s + . . . + |ξn |2s |fˆ|2


on voit que f est dans H m et qu'on a la majoration


∥f ∥2m ≤ C(n, m)∥f ∥2B

L'injection continue de B dans H m est établie. Comme l'injection de A dans B est tri-
vialement continue, la proposition est démontrée.

Corollaire
Soit s un nombre réel ≥ 0 et posons s = [s] + σ avec 0 ≤ σ < 1 . Alors
H s (Rn ) = u ∈ H [s] : (∀α ∈ (Nn )) (|α| = [s] ⇒ Dα u ∈ H σ )


Démonstration
Puisque s ≥ 0, f est dans L2 (Rn , dx), on a
 2s  [s]2  σ2
1 + |ξ|2 fˆ ∈ L2 (Rn , dx) ⇐⇒ 1 + |ξ|2 1 + |ξ|2 fˆ ∈ L2 (Rn , dx)

Alors si g = Dα f pour |α| = [s], on a


 σ2  σ2
g ∈ H σ ⇐⇒ Dα f ∈ H σ ⇐⇒ 1 + |ξ|2 ĝ = 1 + |ξ|2 (iξ)α fˆ ∈ L2 (Rn , dx)

Or il sut de faire appel encore aux inégalités inégalités précédentes pour conclure, d'où
le corollaire.
Proposition
S (Rn ) ,→ H s (Rn )
dans le sens où l'injection est continue, d'image dense.
Démonstration
Comme la transformée de Fourier est un isomorphisme de S sur S , alors par
dénition de H s (Rn ), il sut de montrer que S est dense dans L2 Rn , (1 + |ξ|2 )s dξ
et que l'injection est continue.
Soient φ une fonction de D (Rn ) telle que 0 ≤ φ ≤ 1, φ(x) ≡ 1 dans la boule ∥x∥ ≤ 1 et
(φn ) la suite de fonctions de D (Rn ) données par
 
ξ
φn (ξ) = φ , n≥1
n

Alors pour tout u ∈ L2 R n 2 s


, et pour tout entier n, un = φn u est aussi

, (1 + |ξ| ) dξ
dans L R , (1 + |ξ| ) dξ mais est à support compact. La suite (un ) converge vers u
2 s
2 n


dans L2 Rn , (1 + |ξ|2 )3 dξ , grâce au théorème de Lebesgue.


En eet, un converge simplement vers u car pour tout ξ , pour n assez grand |ξ|
n
≤ 1 donc

11
un (ξ) = u(ξ) et on a toujours |un (ξ) ≤ u(ξ). Considérons maintenant une approxima-
tion de l'unité (φϵ ) où φϵ ∈ D(Rn ) alors un ⋆ φϵ est un élément de D(Rn ) et converge
vers un dans L2 (Rn , dξ) lorsque ϵ tend vers 0 . Mais cette convergence a lieu aussi
dans L2 Rn , (1 + |ξ|2 )s dξ puisque on intègre sur un compact (le support de toutes les
fonctions un ∗ φc est contenu dans un voisinage d'ordre ϵ du support de un , n xé).
L'injection de S dans L2 Rn , (1 + |ξ|2 )s dξ est en outre continue. En eet, on a


l'inégalité :
Z Z
2 2 3 2 −n
1 + |ξ|2

|φ̇| (ξ) 1 + |ξ| dξ ≤ C (Nm (φ)) dξ
Rn πn

où m = s + n, n est la dimension de Rn et
 m2
Nm (φ) = sup 1 + |ξ|2 |φ̇(ξ)|
ξ

Proposition
Le dual de l'espace de Sobolev H s (Rn ) est identié á l'espace de Sobolev H −s (Rn )
( à partir de l'identication de L2 (Rn , dx) à son propre dual).
Démonstration
-Montrons d'abord que le dual de H s (Rn ) est un sous espace de distributions. Soit
L une forme linéaire continue sur H s (Rn ). Comme l'injection de S dans H s (Rn ) est
continue, la restriction de L à S qu'on peut noter Loi est continue dans S donc elle
dénit un élément de S ′ . L'application : L 7→ Loi est-elle injective ? cela revient à dire
que L est parfaitement déterminée par sa restriction à S . Supposons que Loi = L′ oi,
alors pour tout φ ∈ S , on a L(φ) = L′ (φ). Alors si u ∈ H s (Rn ), il existe d'après la
proposition une suite (φn ) d'éléments de S qui convergent vers u. Alors comme L et L′
sont continues, on a

L(u) = lim Loi (φn ) = lim L′ oi (φn ) = L′ (u)


n→∞ n→∞

Donc L = L . Le dual de H (R ) est bien un sous-espace de distributions tempérées.


′ s n

- Montrons qu'on peut l'identier à H −s (Rn ). La transformation de Fourier est une


bijection de S ′ sur S ′ et unisomorphisme isométrique entre les deux espaces de Hilbert
H s et L2 Rn , (1 + |ξ|2 ) dξ . Donc cette transformée de Fourier est  un isomorphisme
s

isométrique du dual de H s (Rn ) sur le dual de L2 Rn , (1 + |ξ|2 )s dξ . Identions le dual


de L2 (Rn , dξ) à lui même, c'est-à-dire qu'á toute forme linéaire continue L sur L2 (Rn , dξ)
on peut associer une fonction unique f dans L2 (Rn , dξ) telle que
Z
2 n
∀g ∈ L (R , dξ) , L(g) = f (ξ)g(ξ)dξ

Alors considérons une forme linéaire M sur L2 Rn , (1 + |ξ|2 )s dξ . Observons que l'ap-


plication  s
2 −2
f 7→ 1 + |ξ| f

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est un isomorphisme Φ de L2 (Rn , dξ) sur L2 Rn , (1 + |ξ|2 )s dξ . Alors on peut


associer à M une forme linéaire continue L sur L2 (Rn , dξ) en posant L(g) = M (Φ(g)).
Alors notre identication nous donne l'existence d'une fonction f ∈ L2 (Rn , dξ)
Z
2 n
∀g ∈ L (R , dξ) , M (Φ(g)) = g(ξ)f (ξ)dξ

et comme Φ−1 est immédiat, on voit qu'il revient au même de dire que
Z
2 n 2 s
 2s
h(ξ) 1 + |ξ|2
 
∀h ∈ L R , 1 + |ξ| dξ , M (h) = f (ξ)dξ

s
ce qui revient à associer
 à M la fonction (1 + |ξ| ) f où f est dans L (R , dξ) qui est
2 2 2 n

bien un élément de L2 Rn , (1 + |ξ|2 )3 dξ .

Proposition
Soit φ une fonction indéniment dérivable à décroissance rapide. La multiplication
par φ est un opérateur continu de l'espace de Sobolev H s (Rn ) dans lui-même.

∃C, ∀u ∈ H s (Rn ) , ∥φu∥, ≤ C∥u∥s


Démonstration
Soit u ∈ H s (Rn ) . Alors il existe v ∈ L2 (Rn , dx) telle que
v
û = s , ∥u∥s = ∥v∥0
(1 + |ξ|2 ) 2

Alors Z Z
v(η)
cu = φ̂ ∗ û =
φ φ̂(ξ − η)u̇(η)dη = φ̂(ξ − η) s dη
(1 + |η|2 ) 2
D'où  2s
1 + |ξ|2
Z 
2
 2s
1 + |ξ| φ
cu(ξ) = φ̂(ξ − η)v(η) dη
1 + |η|2
Comme(*)
 2s s  2s  2s
1 + |ξ|2 ≤ 2 2 1 + |η|2 1 + |ξ − η|2
on en déduit
Z
2
 2s  2s
1 + |ξ| |φu(ξ)|
ˆ ≤ |φ̂(ξ − η)| 1 + |ξ − η|2 v̂(η)dη

Cette intégrale représente le produit de convolution d'une fonction de S (donc)


intégrable) avec une fonction de carré intégrable. C'est donc une fonction de carré inté-
grable et la norme du produit de convolution dans L2 (Rn , dx) est majorée par le produit

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de la norme de la fonction qui est intégrable par la norme de v dans L2 (Rn , dx). Ce qui
donne s s
1 + | · |2 2
φ
cu ≤ 1 + |.|2 2
φ̂ ∥v̂∥L2 (Rn ,dx)
L2 (Rn ,dx) L1 (Rn ,dx)
Ceci donne
∥φu∥s ≤ C∥u∥s
et la proposition est démontrée.
Théorème
Soient t et s deux nombres réels tels que s < t, φ une fonction indéniment dérivable
à décroissance rapide. La multiplication par φ est un opérateur continu de l'espace de
Sobolev H t (Rn ) dans H s (Rn ) et compact, autrement dit de toute suite (un ) bornée dans
H t on peut extraire une sous-suite (unk ) telle que la suite (φunk ) converge dans H s
Démonstration
Soit une suite (un ) bornée dans H t (Rn ). Comme c'est un espace de Hilbert, on
peut extraire une sous-suite qui converge faiblement dans H t (Rn ). Notons encore cette
sous-suite par (un ) et par v sa limite faible. Quitte à la remplacer par la suite (un − v)
on peut supposer que v = 0. On a donc, pour tout u ∈ H −t (Rn ) , (u | un )t tend vers 0 .
Montrons que φun tend vers 0 dans H s (Rn ) . On a
Z
s
∥φun ∥2s = 1 + |ξ|2 ˆ n (ξ)|2 dξ
|φu
Z Z
2 s 2 s
1 + |ξ|2 ˆ n (ξ)|2 dξ

= 1 + |ξ| |φu
ˆ n (ξ)| dξ + |φu
|ξ|≤R |ξ|≥R
Z Z
s 2 s−t
t
1 + |ξ|2 |φu
ˆ n (ξ)|2 dξ + 1 + R 1 + |ξ|2 |φu
ˆ n (ξ)|2 dξ


|ξ|≤R

Comme s − t < 0, on peut choisir R assez grand pour que le second terme de
l'inégalité soit aussi petit que l'on veut. En eet l'intégrale est bornée puisque la suite
(un ) étant contenue dans un borné de H t , et la multiplication par φ étant continue de
H t (Rn ) dans H s (Rn ), la suite (φun ) est bornée dans H s (Rn ) donc dans H t (Rn ). Il
sut donc de montrer que le premier terme de l'inégalité tend vers 0 lorsque n tend vers
l'inni. On peut écrire ce terme sous la forme
Z
s
1 + |ξ|2 |ψn (ξ)|2 dξ
|ξ|≤R

et la fonction ψn (ξ) est donnée par


Z
ψn (ξ) = un (x)φ(x)e−i⟨x,ξ⟩ dx
Rn

Comme la fonction x 7→ e−i⟨x,ξ⟩ est indéniment dérivable à croissance lente, la multi-


plication de cette fonction par une fonction de S donne une fonction de S et a fortiori
un élément de H −s (Rn ). Alors on peut écrire aussi
ψn (ξ) = un , φe−i⟨.,ξ⟩ H s (Rn ),H −s

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On a que pour tout ξ, ψn (ξ) tend vers 0 puisque un tend vers 0 faiblement. D'autre part,
on a .
|ψn (ξ)| ≤ ∥un ∥s φe−i<.,ξ> −s

D'une part la suite (∥un ∥s ) est bornée et d'autre part comme la transformée de
Fourier de la fonction φe−i⟨,ξ⟩ est la translatée de la transformée de Fourier de φ, on a
Z
2 −s
φe−i<.ξ> −s = 1 + |η|2 |φ̂(ξ + η)|2 dη

et la proposition est démontrée.

Théorème(d'injection de Sobolev)
Soit s un nombre réel et k un entier naturel tel que s > k + n2 .Alors l'espace de
Sobolev H s (Rn ) est contenu dans l'espace (∗ ) C0k (Rn ) formé des fonctions de classe C k
dont toutes les dérivées tendent vers 0 à l'inni et l'injection canonique est continue si
on munit C0k de la norme
∥u∥ = sup |Dα u(x)|
|α|≤k,x∈Rn

On peut donc écrire


H s (Rn ) ,→ C0k (Rn )
Démonstration
Soient f ∈ H s (Rn ) , s > n2 + k et α tel que |α| ≤ k. Montrons que la transformée
de Fourier de Dα f est intégrable. En eet, on a
|ξ α | ≤ |ξ||α|

 2s |ξ||α|
ξ α fˆ(ξ) ≤ |ξ||α| |fˆ(ξ)| = 1 + |ξ|2 |fˆ(ξ)| s
(1 + |ξ|2 ) 2
Alors puisque f ∈ H s (Rn ) et d'autre part 2s − 2|α| > n, les fonctions
 2s |ξ||α|
ξ 7→ 1 + |ξ|2 |fˆ(ξ)| , ξ 7→ s
(1 + |ξ|2 ) 2

sont de carré intégrable, donc leur produit est une fonction intégrable ce qui prouve bien
que la transformée de Fourier de Dα f , qui est égale à (iξ)α fˆ, est bien intégrable. Alors
la transformée réciproque de cette fonction qui est donc Dα f est une fonction continue
qui tend vers 0 à l'inni, ce qui achève la preuve du théorème.

Proposition
Soit s un nombre réel tel que n2 < s < n2 + 1. Alors les fonctions appartenant à l'es-
pace de Sobolev H s (Rn ) sont hitlériennes d'ordre s− n2 c'est-à-dire que toute fonctionnf ∈
H s (Rn ) vérie : (∃C > 0), (∀x ∈ Rn ) (∀h ∈ Rn ) , |f (x + h) − f (x)| ≤ C∥h∥s− 2

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