TP 04 méthodes expérim
Essai de résistance à la compression des éprouvettes
Membre du groupe :
ferhat abir
MSSAS IMED HAMZA
Introduction :
Le béton est un matériau incontournable notamment parce qu’il est très résistant à de
nombreuses contraintes, comme la compression, la traction et la flexion.
La résistance du béton
Est issue de sa composition : les granulats, mais également le ciment et l’eau qui
forment une colle reliant les différents granulats, font du béton un élément
particulièrement résistant. La colle (eau+ciment) se forme au cours des 28 premiers
jours de la prise du béton. La résistance du béton, exprimée en MPa, est de 1 MPa
durant les premières heures puis avoisine les 30 MPa pour un béton standard au bout
de 28 jours.
La classe de résistance du béton
Elle permet de caractériser la résistance d’un béton à la compression.
Elle s’écrit : C X/Y
avec X la résistance à 28 jours d’une éprouvette cylindrique de béton, exprimée en
MPa, et Y la résistance à 28 jours d’une éprouvette cubique de béton, exprimée en
MPa. La lettre C vient de l’anglais concrete qui signifie béton.
Les bétons traditionnels sont de classe de résistance C25/30. Les bétons de propreté
sont en général de classe de résistance C16/20. Les bétons de structure pour des
ouvrages de génie civil ou de fondations sont de classe de résistance C35/45 ou
C40/50
[Link] contrôles qualité de la résistance du béton
Comme expliqué dans notre billet sur les contrôles qualité du béton frais, les
contrôles qualité permettent de vérifier que le béton utilisé lors d’un bétonnage a la
bonne formulation et les propriétés attendues par rapport aux conditions spécifiques
du chantier. Par ailleurs, un béton coulé par temps froid n’aura pas nécessairement les
mêmes spécificités qu’un béton mis en œuvre par temps chaud.
Le contrôle de la résistance du béton livré sur le chantier s’effectue en prélevant des
échantillons qui seront ensuite testés dans un laboratoire béton.
Matériels et matériaux utilisés :
Machine d'essai de compression,
L'éprouvette doit être un cube, un cylindre ou une carotte.
L’échantillonnage avec l’éprouvettes béton :
Afin de pouvoir effectuer les tests de résistance sur le béton, il est nécessaire de
prévoir plusieurs échantillons du béton frais, prélevés lorsqu’une toupie arrive sur
le chantier.
Cet échantillonnage consiste à confectionner des éprouvettes. Il est nécessaire de
réaliser au minimum 3 éprouvettes béton par prélèvement de béton pour un essai de
la résistance du béton à 28 jours. Ainsi une moyenne sera réalisée sur les 3 résultats
obtenus et toute valeur aberrante pourra être écartée.
Il existe différents formats d’éprouvettes de béton :
Les éprouvettes cylindriques, qui sont réalisées dans des moules jetables en
carton (le plus courant) ou bien dans des moules métalliques réutilisables. Les
éprouvettes carton sont de dimensions 11x22 (11 cm de diamètre et 22 cm de
hauteur) ou 16x32.
Les éprouvettes cubiques, confectionnées dans des moules métalliques
réutilisables
Remarque :
D’autres éprouvettes plus spécifiques, telles que les éprouvettes prismatiques en acier,
peuvent être utilisées en laboratoire béton pour des essais sur la flexion ou la variation
dimensionnelle du béton par exemple.
Comment confectionner une éprouvette béton ?
Éprouvettes béton cylindriques 11x22 renseignées avec la date, le type de béton,
l’ouvrage et le numéro de la toupie
Mode opératoire ;
Après avoir réalisé les différents essais nécessaires sur le béton frais, comme l’essai
de slump avec le cône d’Abrams, on dispose au sol les moules cartons ou métalliques.
Si ce sont des éprouvettes cartons, on les marque au préalable avec la date du
bétonnage, le type de béton, l’ouvrage bétonné et l’essai à réaliser en laboratoire.
On remplit ensuite chaque moule avec 3 couches de béton de 100 mm maximum, en
réalisant pour chaque couche un serrage, soit par piquage à l’aide d’une tige, soit par
vibration avec une aiguille vibrante, afin de reproduire les conditions réelles de mise
en œuvre du béton. Le serrage à refus permet d’évacuer les bulles d’air et
d’augmenter la compacité du béton. Arrivé à la dernière couche, qui remplira
complètement l’éprouvette, on refait une dernière fois le serrage, qui réduira
légèrement le volume de béton. On comble alors le reste de l’éprouvette avec du
béton supplémentaire, puis on arase le haut à l’aide d’une règle, afin de présenter une
surface d’appui lisse.
La confection des éprouvettes doit être réalisée avec soin en respectant ce mode
opératoire, sous peine de fausser les résultats des essais d’écrasement. On obtiendra
par exemple des valeurs de résistance plus faibles si le serrage n’est pas correctement
réalisé.
Les différentes éprouvettes béton sont acheminées le lendemain jusqu’au laboratoire
béton. Elles y seront conservées dans des caisses isothermes remplies d’eau, à une
température normalisée (20°C). L’objectif est d’obtenir un durcissement du béton
dans des conditions optimales tout au long de la conservation des éprouvettes, jusqu’à
l’échéance prévue pour les essais de résistance du béton à jeune âge, à 7 jours ou à 28
jours au laboratoire béton
Essai de compression sur une éprouvette de béton (Norme NF EN 12390-3)
Le test d’écrasement en compression :
est le principal essai réalisé sur les éprouvettes afin de valider la conformité de la
classe de résistance du béton. Il consiste à comprimer l’éprouvette avec une force
croissante jusqu’à l’apparition de fissures afin de déterminer sa résistance à la
compression et donc si le matériau béton est capable de résister à la charge prévue. On
utilise des machines à compression ou presses à éprouvettes pour réaliser ce test. La
pression exercée par la machine au moment de la fissuration correspond à la
résistance du béton au moment du test. Ainsi, si le test a été réalisé 28 jours après la
mise en œuvre du béton sur le chantier, la valeur de pression obtenue en MPa doit être
supérieure à la résistance caractéristique du béton, soit 25 MPa pour un béton de
classe C25/30 dans le cas d’un essai sur une éprouvette cylindrique 11x22.
lors de la compression, certaines zones dites “zones de frettage” ne seront pas
détruites. En effet, ces dernières ne fissurent pas, car elles sont protégées par le
frettage (frottements) créé par les plateaux de la presse à éprouvettes sur la base de
l’éprouvette. C’est ce que l’on observe dans les cas (A) et (B) du schéma ci-dessus :
l’éprouvette va se rompre suivant deux cônes, comme un “diabolo”. Dans le cas (C),
un dispositif éliminant le frettage a été mis en place (graissage entre les plateaux et
l’éprouvette ou mise en place de plaque de téflon entre les deux), et la fissuration se
fait de manière verticale et au niveau de toute l’éprouvette béton. En présence de
frettage, l’éprouvette est plus résistance et une charge plus élevée devra être appliquée
pour arriver à la rupture
Évaluation des types de rupture :
Des exemples de rupture d’éprouvettes montrant des essais s’étant déroulés
correctement sont donnés dans la Figure 1 pour les cubes et dans la Figure 3 pour les
cylindres.
Des exemples de rupture incorrecte d’éprouvettes sont donnés dans la Figure 2 pour
les cubes et dans la Figure 4 pour les cylindres.
Toute rupture incorrecte doit être enregistrée en faisant référence à la forme de rupture
donnée par les Figures 2 ou 4 et correspondant au mieux à l’observation
Les ruptures incorrectes sont généralement dues à :
Une attention insuffisante portée au mode opératoire, en particulier le
positionnement de l'éprouvette ;
Une erreur due à la machine.
Pour les éprouvettes cylindriques, la rupture du produit de surfaçage des extrémités avant
celle du béton est une rupture incorrecte
Conclusion :
L'objectif de cet essai est d'obtenir un durcissement du béton dans des conditions
optimales tout au long de la conservation des éprouvettes, jusqu'à l'échéance prévue
pour les essais de résistance du béton à jeune âge, à 7 jours ou à 28 jours au
laboratoire béton.