Classe :2nd SB professeur : M.
NDIAYE
LE SOL
PLAN
INTRODUCTION EXPOSANTES
I. DEFINITION AMADOU DIOULDE DIOP
II. TYPES DE SOLS ET LEURS SOULEYMANE TALL
IBRIHAMA DIOUF
REPARTITIONS AU
MAMADOU BASSIROU SOXW
SENEGAL
1. Typologie des sols (bruns, rouge,
ferrugineux, ferralitique)
2. Les caractéristiques du sol
3. Répartitions des sols
III. LA GESTION DES SOLS
1. Les facteurs dégradant naturel et
humains des sols
2. Technique de protection et
réhabilitation des sols
CONCLUSION
Année Scolaire 2022 -2023
INTRODUCTION
Historiquement l’homme a lié de tout temps son existence et son sort de celui du sol, le
jour où il a abandonné la chasse et la pêche pour pratiquer l’agriculture et la chasse il y a
10 000 ans ,Comme Le sol est une ressource naturelle indispensable et précieuse à bien des
points de vue : ses fonctions sont multiples, à la fois économiques, sociales et
environnementales : le sol permet l’agriculture, accueille et offre l’espace nécessaire à
l’habitat et aux diverses activités humaines, stocke lui-même d’autres ressources naturelles
(eau, minerais, ressources et combustibles fossiles). Véritable regroupement génétique, il
accueille l’habitat de nombreuses espèces vivantes et constitue le compartiment intermédiaire
entre l’hydrosphère et l’atmosphère. Ça demande l’analyse de sol. Notre objectif ici est de
comprendre et expliquer la notion et l’opération et les types d’analyse du sol.
I. DEFINITION
Le mot sol reste polysémique. Plusieurs définitions du sol sont donc possibles en
fonction de l’usage que l’on en fait et du rôle qu’on lui assigne dans une perspective d’une
meilleure compréhension des systèmes qui contrôlent notre planète.
« Le sol fait partie intégrante des écosystèmes terrestres et constitue l’interface entre la
surface de la terre et le socle rocheux. Il se subdivise en couches horizontales successives aux
caractéristiques physiques, chimiques et biologiques spécifiques. Il a également différentes
fonctions. Du point de vue de l’histoire et de l’utilisation des sols ainsi que d’une perspective
écologique et environnementale, le concept de sols embrasse également les roches poreuses
sédimentaires, les autres matériaux perméables, en plus de l’eau qu’ils contiennent et des
réserves d’eau souterraine. » (Conseil de l’Europe 1990 in Winfried E.H. Blum, 2001).
II. TYPES DE SOLS ET LEURS REPARTITIONS AU
SENEGAL
Les types de sols du Sénégal sont :
Les sols minéraux bruts de cuirasse sur schiste (2,4 pour cent);
Les sols minéraux bruts de cuirasse sur grès argileux (8,1 pour cent);
Les sols gravillonnaires sur cuirasse (11,6 pour cent);
Les sols brun-rouge subarides sur sable (14,2 pour cent)
Les sols ferrugineux tropicaux faiblement lessivés sur sable (Dior, 20 pour cent);
Les sols ferrugineux tropicaux lessivés sur grès sablo-argileux (17,2 pour cent);
Les sols ferrugineux tropicaux lessivés cuirassés sur schiste (12,4 pour cent);
Les sols faiblement ferralitiques sur grès sablo-argileux (6,2 pour cent);
Les sols halomorphes sur alluvions argileuses (1,9 pour cent);
Les sols hydromorphes sur argile de décantation (0,2 pour cent);
Les sols hydromorphes sur argile (3,3 pour cent);
Les sols sulfatés acides sur sable (2,5 pour cent).
1. Typologie des sols (bruns, rouge, ferrugineux, ferralitique)
✓ Les sols rouges.
Les sols rouges sont aussi appelés sols fersiallitiques. Ces sols se développent surtout dans les
régions méditerranéennes. Ils sont le résultat d'une association forte et stable entre des
colloïdes argileux (montmorillonite) et des oxydes de fer. Les " terra rosea " méditerranéennes
sont des sols rouges riches en oxydes d'aluminium qui se sont formés lorsque ces régions
connaissaient un climat tropical. Ces sols sont généralement riches et fertiles, avec des humus
stables, voire peu mobilisables. Mais ce sont de sols fragiles, particulièrement sensibles à
l'érosion éolienne ou hydrique, surtout dans la situation de découverture végétale dans
laquelle ces sols se retrouvent après un incendie ou par suite du surpâturage. L'érosion réduit
ces sols à des sols squelettiques autour de croûtes calcaires stériles.
✓ Les sols bruns.
Les sols bruns sont les sols les plus fréquemment rencontrés dans les régions tempérées. Ils se
développent surtout sur des pédoclimax forestiers aussi bien sur sols siliceux que calcaires. Ce
sont ces sols qui fournissent les meilleures terres agricoles. Celles-ci, quand elles sont
fragilisées (manque d'amendement humifère ou calcique), deviennent plus sensibles au
lessivage, s'acidifient, deviennent battantes. Cet appauvrissement est accéléré quand les
agriculteurs " oublient " de pratiquer des rotations dans les cultures et qu'ils satisfont les
besoins des plantes, seulement en leur apportant des engrais, en oubliant de soigner les sols.
La maïsiculture intensive est une pratique culturale très appauvrissante pour les sols.
L'horizon supérieur A1 est organique et minéral. Il peut être plus ou moins lessivé. Selon la
nature de la roche-mère, l'humus peut être un mull (sols riches en bases et/ou en calcium
actif), un moder (sols riches en bases, roche-mère siliceuse) ou un mor (roche siliceuse ou
argiles, sols pauvres en bases, acides).
✓ Les sols ferralitiques.
Les sols ferrallitiques sont des sols rouges très riches en oxydes de fer et en oxydes d'alumine.
Ces sols se forment sous couvert forestier et en climat tropical ou équatorial. Ce sont des sols
très riches, mais extrêmement fragiles. Dès l'instant où l'on supprime le couvert forestier qui
les protège de l'érosion, mais surtout du lessivage, ces sols se transforment rapidement en
cuirasses par suite d'une latéritisation. Les oxydes de fer et d'alumine colloïdale précipitent
pour former des nodules (alios) qui, s'ils se soudent, forment des cuirasses définitivement
stériles.
✓ Les sols ferrugineux.
Ces sols se forment essentiellement dans les régions où règne une très longue saison sèche et
sur un pédoclimax de savane à graminées, c'est-à-dire en Afrique tropicale, en Amérique
centrale ou en Asie méridionale. Ces sols sont riches en fer, en argiles (kaolinite), mais
pratiquement, voire totalement dépourvus d'alumine libre. L'horizon A1 est peu épais, riche
en matières organiques et en minéraux. Il surmonte un horizon éluvial A2 et un horizon Bt
enrichi en colloïdes argileux, entraînés par lessivage. Si ces sols se révèlent peu sensibles à
l'action humaine, il n'en va pas de même de leurs couvertures végétales qui, suite aux cultures
sur brûlis, sont profondément et durablement appauvries.
2. Les caractéristiques du sol
Les caractéristiques d’un sol sont les traits qui permettent de le distinguer. Il existe des
caractéristiques physiques et chimiques.
a) Les caractéristiques physiques
Il s’agit de la texture, la structure, la porosité et la perméabilité.
− − La texture
La texture du sol correspond à la taille des grains et la propriété des particules minérales qui le
constituent, elle peut être étudiée à partir de la technique de tamisage et de la décantation. Le
tamisage se fait par la superposition de plusieurs tamis de mailles décroissantes du haut vers
le bas.Les graines de tailles différentes peuvent être séparées par la décantation, qui consiste à
dissoudre un sol dans l’eau et à laisser reposer pendant quelques minutes. Les particules de
grandes tailles plus lourdes se déposent au fond, ceux de tailles moins grandes se déposent sur
les précédentes. Il se forme ainsi un grano-classement. Selon le diamètre des grains, on
distingue les textures suivantes :
∙ ∙ Les sols à texture sableuses : elles correspondent aux sols légers souvent secs.
∙ ∙ Les sols à texture équilibrées : qui correspondent aux sols limon argilo-sableux. Elles
comportent à la fois assez de colloïdes et d’éléments grossiers.
∙ ∙ Les sols à texture limoneuses : elles correspondent aux sols riches en limon, peu
perméables et mal aérés.
∙ ∙ La texture argileuse : dont le diamètre des particules est inferieur à 0.002mm0.002
La structure :
La texture est la manière dont les grains peuvent être séparés les uns des autres.
Lorsque les grains sont bien séparés on parle la structure particulaire. Lorsque les grains sont
réunis par de l’argile sans lacune d’air, on parle de structure compacte, alors que s’il y’a des
petits groupes réunis par des colloïdes avec des vides entre eux on parle de structure
grumeleuse ou glomérulaire. Les sols à structure particulière ne retiennent pas l’eau qui
s’écoule en profondeur, contrairement aux sols à structure compacte qui sont asphyxiants,
imperméables à l’eau. Cependant, les sols à structure graniteuse laissent s’écouler l’excès
d’eau mais en retiennent assez dans leurs lacunes d’air.
∙ ∙ La perméabilité : c’est l’aptitude d’un sol à se laisser traverser par l’eau.
∙ ∙ La porosité : c’est le volume disponible pour l’eau ou pour l’air entre les éléments solides.
Elle est exprimée en pourcentage.
b) Les caractéristiques chimiques
Il s’agit de la capacité d’un sol à changer de structure suite à des réactions chimiques entre ses
particules.
Exemple :
Un sol initialement de structure particulaire peut changer pour donner un sol de structure
grumeleuse.
Dans le sol, on peut trouver plusieurs éléments minéraux parmi lesquels figures le Calcium,
le Chlorure de sodium NaCl..
En fonction du pH on distingue 33 types de sols :
− − Les sols acides dont le pH est inférieur à 77 ;
− − Les sols neutres dont le pH est égal à 77 ;
− − Les sols basiques dont le pH est supérieur à 7.
3. Répartitions des sols
Les processus de météorisation et de translocation décrits précédemment (parties I, II, III de
ce Module) agissent plus ou moins en parallèle à la surface de la terre. Les végétaux se
trouvent à la surface, l’eau et l’énergie se concentrent proche de la surface. Ainsi, le
développement d’un sol se fait en bandes plus ou moins parallèles à la surface nommées des
horizons.
Les trois horizons principaux sont les horizons A, B, et C (on se demande si les pédologues ne
manquaient pas d’imagination!).
D’autres horizons importants sont les O, E, et R (vous êtes peut-être déçus de ne pas voir D,
F, G…!).
Enfin, il existe des horizons de transition (AB, EB, BC…) et des centaines de sous-horizons
que nous ne regarderons pas ici mais qui rendent compte de concentrations particulières
(carbonates, oxydes, argiles, sodium…) présentes dans un horizon.
Exemple de profil pédologique (Ministère de l'Agriculture de l'Alimentation et des Affaires
Rurales de l'Ontario. Canada)Exemple de profil pédologique (Ministère de l'Agriculture de
l'Alimentation et des Affaires Rurales de l'Ontario. Canada)
L’ensemble des horizons s’appelle un profil pédologique et les caractéristiques chimiques et
physiques des horizons sont utilisées pour classifier les sols. Comme pour les végétaux,
oiseaux, mammifères, insectes, reptiles…, les sols ont un système de classification, de
taxonomie, qui part de groupements généraux vers des différenciations de plus en plus fines.
En réalité, il existe plusieurs systèmes de classification : pratiquement chaque pays a son
propre système et en France, nous utilisons le « Référentiel Pédologique ».
Aucun pays n’ayant l’ensemble des climats du monde en son enceinte, quelques organismes
ont élaboré un système qui permettrait de classifier tous les sols de la planète. Nous pouvons
citer le système du FAO de l’ONU, le WRB de ISRIC (un organisme non gouvernemental
financé par le gouvernement Néerlandais et étroitement associé à l’université de Wagenigen)
ainsi que celui du USDA – « Soil Taxonomy ». C’est ce dernier que nous utiliserons ici, non
pas parce qu’il est supérieur aux autres, mais parce qu’il a un premier niveau relativement
simple avec peu de sols (12) pour toute la terre et parce qu’il est relativement facile de trouver
des photos et cartes de sols à l’échelle du monde.
III. LA GESTION DES SOLS
La gestion des sols est une partie intégrante de la gestion de l’environnement et peut se
concentrer sur les différences entre les types de sols pour l’utilisation des terres choisies. Les
pratiques spécifiques de gestion pour protéger et concerter les ressources en sol et en eau sont
très nombreuses. Si nous prenons l’exemple des sols sédimentaires, leur gestion consiste à
trouver un équilibre entre les besoins croissants de la population et les réserves disponibles,
tout en cherchant des solutions d’avenir. Comme les roches sédimentaires peuvent s’épuiser
ou finir, il est urgent :
− De les exploiter rationnellement en évitant le gaspillage ;
− De trouver d’autres lieux d’exploitation pour les matériaux de construction et les matières
premières ;
− De dessaler l’eau de mer et utiliser son sel ;
− D’exploiter les Energies Renouvelables inépuisables : l’Energie Solaire, l’Energie Eolienne
(du Vent) et l’Energie Géothermique (du sous-sol ou du Magma) pour économiser les
ressources énergétiques.
1. Les facteurs dégradant naturel et humains des sols
Les autres causes de pollutions ou de dégradations des sols dues aux activités humaines sont :
la mise en décharge de déchets et l’épandage de déchets notamment les boues de stations
d’épuration (sites permettant de traiter les eaux usées) et les composts urbains, qui
contaminaient les sols avant l’instauration de réglementations contraignantes ;
les rejets de polluants organiques et de métaux par les sites industriels, anciens ou actuels, ou
par les véhicules (gaz d’échappement des voitures, des camions…) ;
l’érosion accélérée due à la perte de couverture végétale par exemple en cas de déforestation
ou incendie de forêts, qui se traduit par une dégradation et une transformation du relief ;
l’imperméabilisation, due à la construction de routes, d’entrepôts, d’habitations qui couvrent
le sol et le condamnent à mort ;
la mise en culture de prairies et de forêts, le labour et la moindre restitution des résidus de
culture (pailles…) qui diminuent la biodiversité et les matières organiques contenues dans les
sols.
Toutes ces menaces affectent les diverses fonctions du sol, notamment celles qui sont
primordiales pour la santé humaine, comme la production alimentaire, ou encore la filtration
et le stockage des eaux souterraines, principale source d’eau potable.
D’après diverses sources dont l'Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et
l’agriculture, on estime que près de la moitié des sols du monde sont déjà dégradés en
conséquence des activités humaines. Le phénomène s’accentue et pourrait s’aggraver avec les
changements climatiques.
La dégradation des sols dans le monde est principalement due aux activités humaines :
agriculture intensive, irrigation, déforestation, surpâturage, pollutions industrielles. Un sol est
jugé dégradé lorsqu’il a perdu une partie de ses fonctions, comme celle de nourrir les plantes
ou les animaux, celle de filtrer les eaux ou encore celle d’abriter une importante biodiversité.
Des dégradations légères aux plus graves, ce phénomène atteint environ 20 millions de km2
soit près de 60 % des sols cultivables. Des sols non cultivés sont déjà dégradés par l’érosion
hydrique ou éolienne, la salinisation ou la déforestation.
Aujourd’hui, des millions de personnes en subissent les conséquences. Elles seront près de
deux milliards en 2020 si rien ne change.
L’érosion hydrique (25 % des surfaces) ;le morcellement des surfaces (30 % des surfaces) ;
l’intensification de la production agricole ; l’artificialisation. a première forme majeure de
dégradation est l’érosion hydrique, processus par lequel l’eau de pluie détache et emporte les
particules de sol. Elle est liée en grande partie au ruissellement, c’est-à-dire à l’écoulement à
la surface du sol des eaux de pluie ou de celles de la fonte des neiges. L’érosion s’aggrave
avec l’exploitation agricole qui empêche, pour diverses raisons, une pénétration optimale de
l’eau dans le sol, ce qui augmente le ruissellement.
La structure du sol joue un rôle essentiel dans le développement des plantes et des activités
biologiques. Ce développement est conditionné par le volume de la porosité qui règle
l’aération, la rétention de l’eau et le drainage. La structure des sols est la clé de leur fertilité.
Aussi le tassement mécanique des sols, ou compactage par les engins mécaniques (mais aussi
par la surcharge en bétail liée au surpâturage) se traduit par une diminution de la porosité avec
des conséquences biologiques négatives (diminution de la faune tels que les vers de terre et de
l’activité microbienne). En Europe, on estime la surface des sols compactés à 33 millions
d’hectares soit 4 % des terres. Cette situation entraîne, outre une baisse de production, une
augmentation du risque de lessivage des nitrates, d’émission d’oxyde nitreux (N2O, un gaz à
effet de serre), de ruissellement et d’érosion des sols.
Dans les sols irrigués, le tassement hydrique (tassement avec perte d’eau par dessiccation
excessive) s’ajoute au tassement mécanique augmentant encore les conséquences négatives
déjà citées.
2. Technique de protection et réhabilitation des sols
La réhabilitation des sols consiste à remettre dans un état acceptable des sols pollués. La
première étape de la réhabilitation des sols est de définir précisément la nature de la pollution
et ses conséquences actuelles sur le milieu : c'est ce que l'on appelle l'analyse des risques.
Cette analyse consiste à évaluer le potentiel de dissémination du ou des polluants, et va définir
si la réhabilitation est utile et envisageable.
La réhabilitation des sols proprement dite peut revêtir différentes formes, selon la nature du
site et le type de polluant qui s'y trouve. La réhabilitation des sols peut être faite par drainage,
elle peut également consister en la mise en place de « barrières » imperméables enfouies, qui
vont stopper la dissémination des polluants. La réhabilitation des sols peut également être
faite par la plantation de certaines espèces végétales qui ont la propriété de refertiliser les sols.
e programme promeut une approche durable de mise en valeur des terres. Cette approche
repose pour l’essentiel sur la participation et l’implication active des petit(e)s agriculteurs et
agricultrices concerné(e)s, qui constituent le principal groupe cible. Mais également d’autres
acteurs issus du secteur privé, de la société civile et d’institutions publiques sont associés aux
mesures du projet. Une partie des prestations sont fournies avec le concours de bureaux
d’études et de consultants ainsi qu’avec des organisations non gouvernementales nationales et
internationales. Organisées sous une forme participative, les activités avec le groupe cible font
donc l’objet d’une planification et mise en œuvre conjointes. L’objectif est de renforcer
directement les capacités d’autopromotion des petit(e)s agriculteurs et agricultrices. Ce
renforcement s’opère en aidant les agricultrices et agriculteurs à mettre en œuvre des
pratiques efficaces de protection des sols.
Les acteurs non étatiques ont un rôle important dans les réseaux spécialisés d’échange de
connaissances, qui bénéficient également d’un soutien du programme. Par le biais de leurs
experts, ces réseaux apportent au programme des connaissances précieuses. À cet égard, le
travail scientifique et les recherches d’accompagnement des programmes de l’initiative en
particulier jouent un rôle central.
Au niveau de l’action politique, le projet prête conseil aux gouvernements partenaires pour
améliorer le cadre politique. Les gouvernements doivent mettre en place des mesures
incitatives à l’intention des agriculteurs et agricultrices et pour les exploitations de petite taille
afin de les encourager à pratiquer une exploitation plus durable des terres. En vue de soutenir
ces activités nationales, le projet mondial organise des forums internationaux visant à
systématiser l’échange d’acquis et d’expériences.
CONCLUSION
Le sol est un état intermédiaire stationnaire qui s’établit aux confins de la sphère minérale et
la sphère organique. La compensation quasi-exacte entre les effets de transformation
multipliée liée au processus bio-physico-chimique est obligatoire. Mais le sol est un milieu
complexe et fait l’objet d’une relation particulière avec l’homme.
• Le sol est un élément de base dans le développement durable, c’est un système de
production de nourriture pour l’homme, de l’équilibre économique et sociale.
• La conservation des sols assure la préservation et valorisation des ressources
naturelles.
• Accroissement des besoins intensification de l’agriculture + mise en culture de
nouvelles terres + échanges internationaux.
• Sols ressource peu renouvelable : gestion sur le long terme.
• Variabilité des sols modes de gestion fondamentalement différents.
• La dégradation (‘perte des fonctions’) des sols est un enjeu fort de développement
durable : ses effets sont environnementaux, à la fois locaux (érosion des sols, dégradation de
la fertilité et de la structure des sols, pollutions des nappes souterraines) et globaux
(appauvrissement de la biodiversité, réduction de la capacité des sols à fixer le carbone,
pollution des eaux internationales). Ils sont également fortement sociaux : la dégradation des
sols fragilise les populations pauvres, leur retirant parfois leur dernier moyen de subvenir de
manière autonome à leurs besoins, accroissant les risques épidémiques, freinant le
développement de bien des régions.
• L’étude des sols assure un développement économique et social à la réduction des
émissions des polluants.