UNITYE DE DERMATOLOGIE 6ème ANNEE
MEDECINE
ANNEE 2024-2025
Les Ectoparasitoses
GALE ; PEDICULOSE
Pr .[Link]
Les Ectoparasitoses
Gale ; Pediculose
Plan du cours
A . GALE ACARIENNE HUMAINE (GALE SARCOPTIQUE
I. Définition
II. Épidémiologie
- Agent pathogène.
- Réservoir naturel
- Transmission :
- Facteurs de risque
III. Pathogénie
IV. Etude clinique
V. Formes cliniques
Gale pausi symptomatique
Gale du nourrisson
Gales profuses
Gales hyperkératosique (dites « norvégiennes ».
Formes compliquées
VI. DIAGNOSTIC POSITIF
VII. DIAGNOSTIC DIFFERENTIEL
VIII. Traitement
B/ Pédiculoses humaines
1. Pédiculose de la tête
2. Pédiculose corporelle
3. Phtiriase (poux de pubis, morpion)
4. Traitement
LES ECTOPARASITOSES [Link]
LES ECTOPARASITOSES
A. GALE ACARIENNE HUMAINE (GALE SARCOPTIQUE)
Définition
Fréquente et cosmopolite , la gale humaine est une dermatose prurigineuse et contagieuse, due
à un arthropode, de la classe des acariens: Sarcoptes Scabiei hominis de Transmission inter-
[Link] s’agit d’une infection sexuellement transmissible, maladie familiale et des
collectivités, elle evolue par épidémies cycliques , maladie endémo épidémique , favorisée par
toutes circonstances de promiscuité. Parasitose fréquente et il faut y penser
Épidémiologie
- Agent pathogène Sarcoptes scabiei : il existe plusieurs sous-espèces d’ectoparasites
dont une seule est spécifique de l’Homme : Sarcoptes scabiei var. hominis.
L’acarien se présente sous une forme globuleuse , de couleur brune à grisâtre. L’adulte
est muni de quatre paires de pattes très courtes et mesure 200 μm à 350 μm la femelle
est légèrement plus grande que le mâle.
- Réservoir naturel : l’homme
- Transmission: Strictement interhumaine : contacts humains directs, intimes et prolongés
(cadre familial, couple). Elle est considérée comme une infection sexuellement transmissible
(IST). la contagiosité est extrême Les squames cutanées d’une peau infestée
constituent la principale source, notamment en cas de gale norvégienne
- Facteurs de risque :promiscuité,manque d’hygiène ,collectivités (crèches
,1/2scolaire)
Pathogénie :
Sur la peau, Les sarcoptes s’accouplent; le male meurt après l’accouplement. La femelle
fécondée s’enfonce dans la peau en creusant un tunnel entre la couche cornée et la couche de
Malpighi. Dans ce tunnel (sillon) , elle progresse de 1 a 2 mm par jour en se nourrissant de la
couche cornée et de l’exsudat de la couche de Malpighi. Tout en progressant, elle pond 1 à 2
œuf (s) par jour pendant environ 1 mois et meurt. Les œufs éclosent dans l’épiderme en 3 à 4
jours et donnent chacun une larve hexapode qui gagne la surface de la peau. Chaque larve
subit des transformations successives pour devenir nymphe puis adulte mâle ou femelle en 10
à 15 jours. En dehors de l’hôte, le sarcopte reste infestant de 24 à 48 heures.
Clinique
La période d’incubation est de l’ordre de 3 semaines
LA FORME TYPIQUE comporte les signes suivants :
– un prurit diffus, épargnant le visage. Il a souvent un caractère conjugal ou familial constitue
le motif habituel de consultation à recrudescence nocturne
Ses localisations caractéristiques : espaces inter digitaux ,poignets ,face antérieure des avant
bras ,plis des coudes aisselles, aréoles des seins ,ceinture,fesses ,verge face interne des
cuisses Le dos ,visage sont:épargnés
.
– l’examen clinique retrouve des lésions plus rares, spécifiques, à rechercher
systématiquement :
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o Sillons : trajets fin sinueux de 5 mm à 15 mm, correspondent au trajet de l’acarien
femelle dans la couche cornée de l’épiderme. Ils sont surtout visibles entre les doigts
et sur la face antérieure des poignets.
Chaque sillon contient les oeufs pondus il est légèrement surélevé à l’une des extrémités
correspondant à la position de l’acarien femelle (éminence acarienne) ;
o vésicules perlées petites élevures translucides qui abritent les nymphes (faces latérales
des doigts )
o chancre scabieux : grosse papule rouge et squameuse, prurigineuse sur les organes
génitaux
o Nodules scabieux (aisselles ,scrotum ,aines , flanc )
o lésions de grattage (coups d’ongles ,excoriations ,croutelles ) vont modifier l’aspect
initial
FORMES CLINIQUES
1. gale pausi symptomatique ou gale des « gens propres
2. Gale du nourrisson
Elle est particulière par l’existence de :
– vésiculo-pustules palmaires et plantaires ;
– nodules scabieux périaxillaires
– atteinte possible du visage.
3. Gales profuses
L’éruption cutanée a caractère profus et étendu, y compris dans le dos.
Dues le plus souvent à un diagnostic tardif, parfois d’un déficit immunitaire (infection par
le virus de l’immunodéficience humaine [VIH] en particulier), ou de traitements inadaptés
(corticothérapie locale ou générale).
4. Gales hyperkératosique (dites « norvégiennes »)
• Se voient surtout chez les sujets débilités, immunodéprimés ou sujets âgés en
collectivité. Se caractérisent par : Prurit inconstant, Aspect croûteux sur les mains,
membres, tronc, érythrodermie avec zones hyperkératosiques très contagieuses car les
lésions fourmillent de parasites.
5. Formes compliquées
On distingue :
– la surinfection avec impétiginisation des lésions : tout impétigo de l’adulte doit
faire rechercher une gale ;
– l’eczématisation : secondaire à la gale ou à son traitement ; lésions inflammat.
auto-entretenues par le grattage
– Glomérulo-néphrite aigue post streptococcique due à la colonisation des
lésions scabieuses par des streptocoques néphritogènes bétahémolytiques du
groupe A.
– . Complications des erreurs thérapeutiques : aggravation du tableau et
surinfection après usage de corticoides topiques
– Maladies associées au contexte de pauvreté et manque d’hygiène malnutrition,
diarrhée, parasitoses intestinales
DIAGNOSTIC POSITIF
Le diagnostic est avant tout clinique et repose sur
- l’anamnèse : notion de contage 5 j à un mois auparavant,
- prurit familial à recrudescence nocturne)
- l’éruption cutanée à topographie évocatrice.
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Il n’y a pas de signe biologique spécifique ; une petite éosinophilie sanguine et une
discrète augmentation des IgE totales peut être observées
Le diagnostic de certitude repose essentiellement sur la mise en évidence du parasite
À l’aide d’un vaccinostyle, sur les lésions susceptibles de contenir des parasites : un sillon
scabieux lesions génitales génitales, ou chancre scabieux, chez l’homme. Le prélèvement peut se
faire sous les ongles (produit de grattage). Les produits de grattage sont examinés au microscope
à faible grossissement (× 10). Les acariens,, leurs œufs ou leurs déjections sont alors aisément
repérés .
DIAGNOSTIC DIFFÉRENTIEL
piqures d’insectes :moustiques, puces, punaises, poux, et autres acariens•
gale animale (chiens, oiseaux)
• prurigo nodulaire subaigu
• prurigo du SIDA
• dermite de contact
• mycose superficielle
folliculite/impetigo
•eczema atopique
• eruption papuleuse de la grossesse (pruritic urticarial papules and plaques of pregnancy
ou PUPPP)
• exanthème viral
• dermatite herpétiforme
Traitement
Concerne
- le malade, son entourage proche (famille, partenaires sexuels).
- ,la literie et ses vêtements.
MOYENS
Scabécides topiques
– Benzoate de benzyle (Ascabiol), produit de référence : deux applications de 24 h sur la
totalité du corps (à l’exception du visage) à 24 h d’intervalle ;
Scabécides systémiques
– Ivermectine (Stromectol : 200 -
indiqué en dessous de 15 kg de poids corporel. Dans certains cas (réponse incomplète), une
seconde prise peut être nécessaire 10 à 15 jours plus tard.
INDICATIONS
Gale non compliquée de l’adulte et de l’enfant de plus de 5 ans
On utilise du benzoate de benzyle (Ascabiol) dans tous les cas, éventuellement associé à une
prise unique d’ivermectine.
Gale hyperkératosique et gale en collectivité
Le traitement est local par benzoate de benzyle associé à une prise d’ivermectine renouvelée 2
semaines plus tard. La gale hyperkératosique impose l’isolement en hospitalisation.
Gale du nourrisson
Il nécessite une application de benzoate de benzyle dilué à
50 p. 100 pendant 6 à 12 h maximum
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B/ Pédiculoses humaines
Ectoparasitoses fréquentes contagieuses Insectes hématophages :les poux Strictes à l’homme
Pédiculose de la tête
’Infestation du cuir chevelu par le pou de tête (Pediculus humanus var. capitis) et touche avec prédilection les
enfants d’âge scolaire.
Transmission inter-humaine
Le diagnostic repose sur
la notion d’un prurit du cuir chevelu, diffus ou à prédominance rétroauriculaire pouvant
s’étendre vers la nuque.
À l’examen clinique, on peut retrouver des lésions de grattage du cuir chevelu et de la nuque, des
lésions croûteuses surinfectées associées parfois à des adénopathies cervicales.
Tout impétigo de la nuque ou du cuir chevelu doit faire rechercher une pédiculose
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