Questions Igd
Questions Igd
• Réponse attendue : Parce que dans un état de droit, toutes les institutions, y
compris l'État lui-même, sont soumises aux règles juridiques. Aucun individu ni
aucune institution ne peut échapper à ces règles.
3. Quels sont les rôles principaux du droit dans une société ?
• Réponse attendue : L’article 1240 du Code civil dispose que "tout fait
quelconque de l’homme, qui cause à autrui un dommage, oblige celui par la faute
duquel il est arrivé à le réparer". Il illustre le principe de la responsabilité civile.
5. Pourquoi les règles juridiques peuvent-elles varier dans le temps et l’espace ?
• Réponse attendue : L’individu est soumis à des sanctions, qui peuvent être de
nature pénale (amende, prison), civile (dommages et intérêts), ou administrative
selon la nature de l’infraction et la règle violée.
7. Comment l’État intervient-il dans la création et l’application du droit ?
• Réponse attendue : L'État, par ses organes législatifs (par exemple, le Parlement)
crée les lois. Par ses organes exécutifs et judiciaires, il veille à l'application et au
respect de ces lois. L'État joue donc un rôle central dans tout le processus
juridique.
8. Quel est le lien entre la société et le droit selon l’adage latin "Ubi societas, ibi jus"
?
• Réponse attendue : Le droit est considéré comme cohérent car les règles
juridiques s’inscrivent dans un ensemble ordonné, l'ordre juridique, qui vise à
garantir la stabilité et la prévisibilité des normes. Il est également "construit" car
il repose sur une structure précise, avec des institutions et des processus formels
de création, de modification et d’application des lois.
11. Quelle est la différence entre le droit naturel et le droit positif selon les idéalistes
et les positivistes ?
• Réponse attendue : Les idéalistes imposent au droit positif un droit idéal, le droit naturel,
qui serait universel et conforme à la nature humaine. Le droit positif doit tirer sa
légitimité du droit naturel. Les positivistes, en revanche, rejettent le droit naturel et se
concentrent exclusivement sur le droit positif, c’est-à-dire les règles en vigueur dans
une société donnée.
21. Quels sont les trois types de sanctions en droit et quel est leur objectif respectif ?
• Réponse attendue : Les sanctions sont préventives (visent à empêcher la
violation d’une règle en amont), répressives (infligent une peine aux
transgresseurs selon le type d'infraction), et réparatrices (cherchent à réparer le
dommage causé et replacer les parties dans leur situation antérieure).
22. Pourquoi la sanction est-elle considérée comme une "menace" et non appliquée en
permanence ?
• Réponse attendue : La sanction agit comme une menace dissuasive pour inciter
au respect des règles, sans être systématiquement appliquée. Elle est censée faire
craindre la conséquence de l’infraction, ce qui suffit souvent pour maintenir
l’ordre.
23. Comment distingue-t-on le droit de la morale, bien que le droit en tire parfois son
inspiration ?
• Réponse attendue : Le droit est coercitif et axé sur les actions matérielles, tandis
que la morale concerne les intentions et vise la perfection de l'homme. Le droit
n'est pas conçu pour être moral mais s'en inspire parfois, comme dans le respect
et la fidélité des époux (article 212 du Code civil).
24. Qu'est-ce que l'expression latine "Summum jus summa injuria" signifie, et que
critique-t-elle dans la règle de droit ?
• Réponse attendue : L'expression signifie "l'injustice est encore plus grave
lorsqu'elle est présente dans la règle de droit". Elle critique le fait que certaines
règles juridiques, bien qu'apparemment justes, peuvent produire des injustices,
notamment lorsque leur application mécanique aboutit à des résultats
moralement inacceptables.
25. Donne un exemple de règle juridique qui est perçue comme injuste, et explique
pourquoi.
• Réponse attendue : Un exemple est la condamnation d'une personne qui se
défend en retenant un cambrioleur chez elle jusqu'à l'arrivée des autorités. Bien
que cela semble juste aux yeux de certains, la loi peut percevoir cela comme une
violation des droits du cambrioleur et imposer une sanction.
26. Quels sont les "buts matériels" du droit et comment servent-ils le bien commun ?
• Réponse attendue : Les buts matériels du droit sont d’organiser les institutions
administratives et judiciaires, et de réglementer des activités économiques pour
servir l’intérêt collectif, comme en limitant ou favorisant certaines constructions
ou activités économiques.
27. Explique la structure de la règle de droit, en précisant ses deux éléments clés.
• Réponse attendue : La règle de droit suit une structure conditionnelle, composée
d'une hypothèse (condition préalable) et d'une conséquence (effet juridique). Par
exemple, l'article 1240 du Code civil impose réparation en cas de dommage
causé par la faute d’un individu.
28. Pourquoi la temporalité est-elle importante dans l’évolution des règles de droit et
donne un exemple concret.
• Réponse attendue : La temporalité montre que les perceptions de justice
évoluent. Par exemple, le droit de vote des femmes, accordé en 1944, était
auparavant considéré comme injuste mais est aujourd'hui un droit fondamental.
La société influence ainsi l'évolution des règles.
29. Pourquoi dit-on que les règles de droit à but matériel augmentent avec la technicité
de la société ?
• Réponse attendue : Avec la complexité croissante de la société, de nouvelles
règles deviennent nécessaires pour encadrer les activités techniques,
économiques et administratives, afin de garantir un ordre et une protection
adaptés aux évolutions modernes.
30. Comment la dissuasion par la sanction a-t-elle réduit les accidents de la route entre
1975 et 2023 ?
• Réponse attendue : Grâce à des règles de limitation de vitesse et la présence de
radars, le nombre de morts sur les routes a considérablement baissé, passant de
16 000 en 1975 à 3 000 en 2023, prouvant l’efficacité de la sanction comme
moyen dissuasif.
31. Quelles sont les influences qui contribuent à la création des lois et donnent
un exemple pour chacune d’entre elles.
32. Quelle est la di:érence entre une source formelle et une source
complémentaire du droit ?
• Réponse attendue : Les sources formelles sont les formes oKicielles d’où naissent
les règles de droit (exemple : lois et coutumes), tandis que les sources
complémentaires incluent d’autres éléments comme la jurisprudence ou la
doctrine qui viennent compléter l’application des règles.
33. Qu’est-ce que la personnalité et la territorialité des lois dans le droit français de
l’Ancien Régime ?
Réponse attendue : La personnalité des lois signifie que chacun est soumis à la loi de
ses origines (système appliqué après la chute de l’Empire romain en raison de la
diversité des populations). La territorialité des lois signifie que tous les habitants d’un
même territoire sont soumis à la même loi, un système adopté par la suite pour simplifier
l’organisation juridique.
34. Quelles ont été les contributions de Robert Joseph Pothier au droit français ?
Réponse attendue : Pothier a contribué à la synthèse du droit romain et du droit
coutumier et a inspiré les rédacteurs du Code civil. Son œuvre majeure, le Traité des
obligations, a influencé l’organisation du Code civil, particulièrement en conciliant
théorie et pratique.
35. Quels sont les trois piliers du Code civil selon le doyen Carbonnier ?
• Réponse attendue : Les trois piliers sont la famille, la propriété (biens), et le
contrat. Carbonnier considère le Code civil comme la "constitution civile des
Français".
36. Explique le rôle de Portalis dans la création du Code civil et son apport majeur.
• Réponse attendue : Portalis, l’un des auteurs du Code civil, a prononcé un
discours préliminaire qui a guidé la rédaction du Code. Il a insisté sur la
conciliation entre règles pratiques et inspirations de droit naturel, ce qui a donné
au Code civil une base philosophique solide.
37. Comment l’industrialisation a-t-elle influencé le droit français au début du XXe
siècle ?
• Réponse attendue : L’industrialisation a entraîné des transformations
économiques et sociales qui ont rendu nécessaire l’évolution du droit,
notamment dans les domaines du droit du travail et du droit de la consommation,
ce qui a modifié certaines règles du Code civil.
38. Quelle est la différence entre l'école de l’exégèse et l’école de la libre recherche
scientifique ?
• Réponse attendue : L’école de l’exégèse, dominante au XIXe siècle, considère
le Code civil comme la source unique de droit et analyse chaque mot de la loi.
L’école de la libre recherche scientifique, apparue à la fin du XIXe siècle,
soutient que le droit est un phénomène social influencé par les mœurs et que les
sources du droit incluent des éléments au-delà des lois écrites.
39. Pourquoi le Code civil de 1804 est-il considéré comme un modèle dans le monde ?
• Réponse attendue : Le Code civil de 1804 a introduit une structure juridique
claire, avec des principes universels et des règles claires de droit civil. Il a
influencé de nombreux systèmes juridiques en Europe et dans le monde, en
devenant un modèle de codification juridique.
40. Comment l’évolution de la société et des connaissances influence-t-elle le droit ?
Donne un exemple.
• Réponse attendue : L’évolution de la société et des connaissances scientifiques
pousse le législateur à adapter les lois pour répondre aux nouveaux défis. Par
exemple, le développement des IA a amené à créer de nouvelles règles pour
réguler leur utilisation et leurs impacts sur la société.
41. Comment la jurisprudence a-t-elle influencé l’évolution du droit à partir de la fin
du 19ème siècle ?
• Réponse attendue : La jurisprudence est devenue une source dynamique pour
faire évoluer le droit en fonction de la société, permettant aux juges d’interpréter
et d’adapter les règles juridiques au-delà du Code civil.
42. Quels sont les principaux inconvénients d’une augmentation excessive du nombre
de lois ?
• Réponse attendue : Trop de lois rendent le droit difficile à comprendre, car elles
sont souvent rédigées rapidement et de manière complexe, créant ainsi un
problème d’accessibilité pour les citoyens.
43. Pourquoi Montesquieu conseillait-il de changer les lois avec "une main
tremblante" ?
• Réponse attendue : Un règlement peut être annulé s’il n’est pas conforme à une
loi, ce qui est vérifié par un juge. Ce contrôle garantit que les règlements
respectent les normes législatives et le cadre de l’article 37 de la Constitution.
48. Quelles sont les étapes nécessaires pour qu’une ordonnance acquière une valeur
législative ?
• Réponse attendue : Une ordonnance, prise par le pouvoir exécutif, doit être
ratifiée par le Parlement pour acquérir une valeur législative. Cette ratification
doit intervenir dans le délai fixé par la loi d’habilitation accordée par le
Parlement.
49. Pourquoi la Constitution de 1958 a-t-elle introduit des règlements autonomes, et
dans quels domaines s’appliquent-ils ?
• Réponse attendue : Si une ordonnance n’est pas ratifiée dans les délais, elle
devient caduque et perd toute validité, car elle n’a pas obtenu le statut législatif
requis. Il en est de même pour les ordonnances déposées, mais jamais votées.
51. Dans quel cas le Conseil constitutionnel peut-il conférer une valeur législative à
une ordonnance non ratifiée ?
• Réponse attendue : Le Conseil constitutionnel peut conférer une valeur législative à une
ordonnance non ratifiée si le projet de loi de ratification a été déposé avant la fin du
délai fixé par la loi d’habilitation.
52. Qu’est-ce que le bloc de constitutionnalité et quels textes inclut-il ?
• Réponse attendue : Le bloc de constitutionnalité inclut la Constitution de 1958, son
préambule, celui de la Constitution de 1946, la Déclaration des Droits de l’Homme et
du Citoyen de 1789, et la Charte de l’environnement de 2004. Ces textes ont la même
valeur constitutionnelle et sont au sommet de la hiérarchie des normes.
53. Explique la différence entre les droits de première et de deuxième génération dans
le bloc de constitutionnalité.
• Réponse attendue : Les droits de première génération, issus de la Déclaration de
1789, sont principalement des droits civils et politiques comme la liberté,
l’égalité, et la propriété. Les droits de deuxième génération, consacrés par le
préambule de la Constitution de 1946, sont des droits économiques et sociaux,
comme le droit à l’éducation et à la santé.
54. Quel est l’effet des traités internationaux sur la législation française et quelles
conditions doivent être remplies pour qu’ils soient applicables ?
• Réponse attendue : Les traités internationaux ont une valeur supérieure aux lois,
à condition d’avoir été ratifiés par la France et appliqués de manière réciproque
par les autres États signataires.
56. Quels sont les effets juridiques d’un règlement européen comparé à une directive
européenne ?
• Réponse attendue : Un règlement européen est directement applicable et
obligatoire dans tous les États membres de l'UE. Une directive, en revanche, fixe
des objectifs que chaque État membre doit transposer dans son propre droit
national, sans effet direct immédiat.
58. Quels sont les deux éléments constitutifs d’une coutume, et comment chacun
contribue-t-il à sa reconnaissance comme source du droit ?
• Réponse attendue : La coutume repose sur un élément matériel (une pratique
stable et répétée) et un élément intellectuel (l’opinio necessitatis, c'est-à-dire la
conviction que cette pratique est juridiquement obligatoire). Ensemble, ces
éléments justifient son application en tant que norme.
60. Quels sont les trois types de rapports possibles entre la coutume et la loi, et
comment se manifestent-ils ?
• Réponse attendue : Les rapports entre la coutume et la loi sont les suivants :
1. Coutume secundum legem : la coutume suit la loi et intervient quand la
loi la mentionne explicitement, comme dans l’article 663 du Code civil.
2. Coutume praeter legem : la coutume complète les lacunes de la loi, en
apportant une règle là où la loi est silencieuse.
3. Coutume contra legem : la coutume s’oppose à la loi, comme dans le cas
de la corrida, qui subsiste malgré l’interdiction de maltraiter les animaux.
61. Comment la jurisprudence peut-elle créer des règles de droit, et quel exemple
illustre ce pouvoir ?
• Réponse attendue : La jurisprudence crée des règles en interprétant la loi ou en
comblant ses lacunes. Un exemple est la création de la règle visant
l’enrichissement sans cause, que la Cour de cassation a établie avant qu’elle ne
soit intégrée au Code civil.
62. En quoi consiste la "règle du précédent" et quel avantage cela apporte-t-il dans la
jurisprudence ?
• Réponse attendue : La règle du précédent signifie que les juges suivent les
décisions antérieures pour des cas similaires, ce qui assure une cohérence et un
gain de temps dans le système juridique.
64. Quels sont les avantages et les inconvénients de la jurisprudence en tant que source
de droit ?
• Réponse attendue : Les avantages incluent la flexibilité et l’adaptabilité aux
évolutions sociales. Cependant, elle présente des inconvénients comme
l’insécurité juridique et un manque d’accessibilité, car elle évolue au fil des
litiges.
67. Comment la distinction entre le droit public et le droit privé est-elle définie, et quels
domaines recouvrent-ils chacun ?
• Réponse attendue : Le droit public concerne l’organisation de l’État et ses
relations avec les particuliers, incluant des branches comme le droit
constitutionnel et le droit administratif. Le droit privé régit les relations entre
particuliers, touchant des domaines tels que le droit civil et commercial.
68. Pourquoi la publication des arrêts par le Conseil d’État et la Cour de cassation est-
elle essentielle pour la jurisprudence ?
• Réponse attendue : La publication des arrêts importants permet d’assurer
l’accessibilité des décisions et de guider les juges dans l’application des règles,
contribuant ainsi à la cohérence des interprétations juridiques.
69. Comment la coutume peut-elle être intégrée au Code civil et quelle conséquence
cela a-t-il ?
• Réponse attendue : La coutume peut être intégrée dans le Code civil lorsqu’elle
est formalisée par une loi. Elle perd alors son caractère de coutume et devient
une règle de droit écrite, bénéficiant d’une autorité accrue en tant que norme
codifiée.
70. Pourquoi le droit pénal est-il considéré comme une matière mixte ?
• Réponse attendue : Le droit pénal est considéré comme une matière mixte parce qu’il
implique à la fois l’État, garant de l’ordre public (aspect public), et les litiges entre
personnes privées lors des procès pénaux (aspect privé).
71. Qu’est-ce que le raisonnement juridique par syllogisme, et quelles sont ses trois
étapes principales ?
72. Quels sont les deux principaux types de droits subjectifs selon leur domaine
d’application ? Donne un exemple pour chacun.
• Réponse attendue : Les droits subjectifs peuvent être publics, liés aux relations entre
l’État et les citoyens (ex. droit de vote), ou privés, concernant les relations entre
particuliers (ex. garantie des vices cachés dans un contrat de vente).
73. Quelle est la différence entre les droits patrimoniaux et les droits extra-
patrimoniaux ?
• Réponse attendue : Les droits patrimoniaux ont une valeur monétaire et peuvent être
transférés, comme le droit de propriété sur une maison. Les droits extra-patrimoniaux
n’ont pas de valeur monétaire et sont intransmissibles, comme le droit à la dignité.
74. Quels sont les principes de la théorie du patrimoine développée par Aubry et Rau
?
76. Quel est l’intérêt de l’histoire du droit dans la science juridique, et pourquoi est-
elle importante pour les juristes ?
• Réponse attendue : L’histoire du droit aide à comprendre l’origine et l’évolution des
règles juridiques, offrant des perspectives et des solutions pour améliorer le droit
contemporain en s’inspirant de précédents.
• Réponse attendue : Le droit comparé étudie les systèmes juridiques étrangers pour en
tirer des enseignements. Cela permet d’améliorer le droit français en adoptant des
solutions éprouvées dans d’autres pays.
78. Pourquoi certains droits objectifs ne donnent-ils pas naissance à des droits
subjectifs, et peux-tu donner un exemple ?
• Réponse attendue : Certains droits objectifs imposent des obligations sans conférer de
prérogatives individuelles. Par exemple, l’obligation de porter un casque en moto est
une règle de droit objectif, sans droit subjectif pour l’individu.
79. Quelle est la distinction entre les droits réels principaux et les droits réels
accessoires, et donne un exemple pour chacun ?
• Réponse attendue : Les droits réels principaux confèrent un pouvoir direct et immédiat
sur un bien, comme le droit de propriété. Les droits réels accessoires, quant à eux,
garantissent le paiement d’une créance, comme l’hypothèque, en offrant une sûreté au
créancier.
80. Quels sont les trois attributs du droit de propriété, et que permettent-ils au
titulaire de ce droit ?
• Réponse attendue : Les trois attributs sont l’usus (droit d’utiliser le bien), le
fructus (droit de percevoir les fruits du bien), et l’abusus (droit de disposer du bien).
Ensemble, ils confèrent au propriétaire une maîtrise totale sur le bien.
81. Qu’est-ce qu’une servitude et quels sont les rôles du fonds dominant et du fonds
servant ?
• Réponse attendue : Une servitude est un droit réel permettant au propriétaire du fonds
dominant de bénéficier d’un usage sur le bien du fonds servant, par exemple en passant
par sa cour pour accéder à son propre bien.
82. Comment le droit personnel se distingue-t-il du droit réel, et qui sont les parties
impliquées dans un droit personnel ?
• Réponse attendue : Le droit personnel concerne les obligations entre personnes,
impliquant un créancier (titulaire du droit) et un débiteur (obligé de s’acquitter d’une
prestation), alors que le droit réel porte sur une relation directe entre une personne et un
bien.
83. En quoi consistent les droits extrapatrimoniaux et donne un exemple de droit de
la personnalité ?
• Réponse attendue : Les droits extrapatrimoniaux ne sont pas évaluables en argent et
protègent des intérêts moraux, comme le droit au respect de la vie privée (article 9 du
Code civil), un exemple de droit de la personnalité.
84. Quels sont les deux éléments constitutifs d’une obligation selon l’ancien article
1101 du Code civil ?
• Réponse attendue : Une obligation peut être de faire (effectuer une prestation), de ne
pas faire (ne pas rejoindre une autre société, par exemple), ou de donner (transférer la
propriété d’une chose).
85. Quelles sont les caractéristiques des actes juridiques unilatéraux et bilatéraux ?
• Réponse attendue : Les actes unilatéraux expriment la volonté d’une seule personne,
comme un testament, tandis que les actes bilatéraux impliquent deux parties, comme
dans un contrat de vente où les obligations sont réciproques.
86. Comment distingue-t-on un acte à titre onéreux d’un acte à titre gratuit ?
• Réponse attendue : Un acte à titre onéreux implique un échange d’avantages pour les
parties, comme dans un prêt avec intérêts. Un acte à titre gratuit, comme une donation,
repose sur une intention de bienfaisance sans contrepartie.
87. Explique la classification des biens en droits réels selon l’article 516 du Code civil.
• Réponse attendue : Selon l’article 516, les biens sont classés en meubles (biens
déplaçables) et immeubles (biens fixes, comme les bâtiments). Cette distinction aide à
préciser les droits applicables selon la nature du bien.
88. Quelle est la différence entre un acte de disposition et un acte d’administration,
et donne un exemple pour chacun ?
• Réponse attendue : Un acte de disposition a pour effet de faire sortir un droit du
patrimoine ou de réduire sa valeur de manière durable, comme la vente d’un bien. Un
acte d’administration vise à conserver ou à faire fructifier le patrimoine, comme la mise
en location d’un bien immobilier.
89. Qu’est-ce qu’un acte entre vifs par rapport à un acte à cause de mort ?
• Réponse attendue : Un acte entre vifs produit ses effets du vivant de son auteur, comme
un contrat de donation, tandis qu’un acte à cause de mort ne produit ses effets qu’au
décès de son auteur, comme un testament.
90. Quelle est la différence entre un fait juridique intentionnel et un fait juridique
non intentionnel ? Donne un exemple pour chacun.
• Réponse attendue : Un fait juridique intentionnel est un acte volontaire ayant des
conséquences juridiques non recherchées, comme une agression provoquant des
dommages (délit civil). Un fait non intentionnel est un événement involontaire qui
entraîne des effets juridiques, comme un accident de voiture (quasi-délit civil).
91. En quoi les modes originaires d’acquisition des droits subjectifs diffèrent-ils des
modes dérivés ?
• Réponse attendue : Dans les modes originaires, un droit est créé directement dans le
patrimoine de son titulaire, comme le droit de pêche (propriété de poissons capturés).
Les modes dérivés impliquent la transmission d’un droit existant d’un titulaire à un
autre, comme dans le cas d’une vente.
92. Quelles sont les trois classifications principales des modes de transmission des
droits subjectifs ?
• Réponse attendue : Les modes universels, qui transmettent l’ensemble du patrimoine
(ex. fusion de sociétés), les modes à titre universel, qui transmettent une fraction (ex. un
legs de tous les immeubles à une fondation), et les modes à titre particulier, qui
concernent un bien spécifique (ex. legs d’une maison à un héritier).
93. Quand parle-t-on d’exercice contentieux d’un droit subjectif, et quelle solution
est généralement adoptée ?
• Réponse attendue : L’exercice est contentieux lorsque l’exercice d’un droit est contesté
ou lorsqu’une partie refuse de remplir son obligation. Dans ce cas, une action en justice
peut être nécessaire pour obtenir l’exécution du droit.
94. Qu’est-ce qu’une fin de non-recevoir, et quand peut-elle être invoquée dans une
action en justice ?
• Réponse attendue : La fin de non-recevoir est une cause d’irrecevabilité d’une action,
comme lorsqu’un délai de prescription est expiré. Elle peut être invoquée si les
conditions de recevabilité d’une action ne sont pas remplies.
95. Quelles sont les limites de l’abus de droit, et quelles en sont les conséquences ?
• Réponse attendue : L’abus de droit se produit lorsque son titulaire l’exerce avec
l’intention de nuire ou sans intérêt légitime, causant un dommage à autrui. Dans ce cas,
la responsabilité civile est engagée et des dommages-intérêts peuvent être octroyés.
96. Comment les droits subjectifs peuvent-ils s’éteindre involontairement, et quelles
sont les circonstances principales ?
• Réponse attendue : Les droits subjectifs s’éteignent involontairement en cas de décès
du titulaire (ex. usufruit) ou d’écoulement du temps (ex. droits parentaux qui expirent à
la majorité de l’enfant).
97. Qu’est-ce que la prescription extinctive, et comment s’applique-t-elle aux droits
de créance ?
• Réponse attendue : La prescription extinctive est le délai après lequel un droit ne peut
plus être exercé. Elle s’applique notamment aux droits de créance, qui s’éteignent si le
créancier n’agit pas dans le délai prévu.
98. En quoi consiste la séparation des pouvoirs et comment influence-t-elle
l’organisation juridictionnelle en France ?
• La séparation des pouvoirs, théorisée par Montesquieu, repose sur
l’indépendance des trois pouvoirs (législatif, exécutif et judiciaire). En France,
ce principe interdit aux juges de se mêler du pouvoir législatif ou de juger les
actes de l’administration. Cela est concrétisé dans la loi des 16 et 24 août 1790
et l’article 5 du Code civil, ce dernier prohibant notamment les arrêts de
règlement, qui empêchent les juges d’établir des règles générales.
99. Quel est le rôle du Tribunal des conflits dans le système juridictionnel français ?
• Le Tribunal des conflits tranche les conflits de compétence entre les juridictions
administratives et judiciaires. Composé de neuf membres, il est saisi
lorsqu'aucune des deux juridictions ne souhaite se déclarer compétente (conflit
négatif) ou lorsqu'il est nécessaire de déterminer quel ordre de juridiction est
compétent. Il permet ainsi d’éviter toute ambiguïté dans la gestion des litiges.
100. Pourquoi le principe de neutralité du juge est-il fondamental dans le procès
?
• Le principe de neutralité garantit que le juge reste impartial et n’intervient que
lorsque les parties le saisissent. Il se prononce uniquement sur les faits présentés
et prouvés par les parties. Ce principe est fondé sur l’article 7 du Code de
procédure civile et renforcé par l’article 6-1 de la Convention européenne des
droits de l’homme, qui exige l’indépendance et l’impartialité des juges pour un
procès équitable.
102. Quel est le principe du double degré de juridiction et quelles en sont les
exceptions ?
• Le double degré de juridiction permet aux justiciables de faire appel d'une
décision en la portant devant une juridiction supérieure. Ce principe,
garantissant une meilleure justice, comporte des exceptions pour les litiges de
faible montant (moins de 5000 euros), qui ne peuvent pas faire l’objet d’un appel
mais seulement d’un pourvoi en cassation.
103. Comment est structurée la hiérarchie des juridictions administratives et
judiciaires en France ?
• Les juridictions administratives sont organisées avec le Conseil d'État au
sommet, suivi des cours administratives d’appel et des tribunaux administratifs.
Pour les juridictions judiciaires, la hiérarchie comprend la Cour de cassation, les
cours d’appel et les tribunaux de premier degré. Cette structure permet de traiter
les affaires dans des ordres distincts et spécialisés selon la nature du litige.
104. Quelles sont les étapes principales du parcours d’une affaire judiciaire ?
• Le parcours d’une affaire débute par le choix de la juridiction compétente,
déterminée selon l’ordre (administratif ou judiciaire) et la compétence matérielle
(matière civile, pénale, etc.). L’affaire est ensuite jugée en premier ressort, puis,
si l’une des parties fait appel, en second ressort par une cour d’appel. Enfin, un
pourvoi en cassation peut être envisagé pour une vérification de la conformité
du droit appliqué.
105. Quel est le rôle de la Cour de cassation et comment diffère-t-il de celui des
juges du fond ?
• La Cour de cassation n'examine pas les faits mais vérifie la correcte application
du droit par les juges du fond (première instance et appel). Elle assure l’unité de
l’interprétation du droit et peut casser une décision non conforme. Elle peut
aussi, dans des cas exceptionnels, statuer sans renvoi si les faits permettent
d’appliquer directement la règle de droit.
106. Quelles sont les fonctions principales et secondaires des juges en France ?
• Les juges exercent principalement une fonction contentieuse, c'est-à-dire qu'ils
tranchent des litiges en appliquant le droit. Ils ont également des fonctions
gracieuses, où ils contrôlent la conformité de certains actes (par exemple,
adoption). Ces fonctions gracieuses sont en recul aujourd'hui, car elles ne
concernent pas des litiges.
107. Quels devoirs les juges doivent-ils respecter dans l’exercice de leurs
fonctions ?
• Les juges sont tenus de respecter des principes d’indépendance, d’impartialité,
de dignité, d’intégrité et de loyauté. Ils doivent aussi observer le secret
professionnel et celui des délibérations. La loi organique de 2023 encadre leurs
responsabilités, et des sanctions disciplinaires ou civiles peuvent être appliquées
en cas de manquement.