Chapitre 1 : le cloud
computing
1.définition :
Le cloud computing, également appelé informatique en nuage, est une
technologie qui révolutionne la manière dont les services informatiques sont
fournis et consommés. Ce terme désigne un modèle dans lequel des services,
qu’il s’agisse de serveurs, de stockage de données, de réseaux, de logiciels ou
d’outils d’analyse, sont hébergés par un prestataire, généralement une
entreprise spécialisée. Ces services sont accessibles à distance via Internet,
sans que le client ait besoin de connaître l’emplacement physique des
infrastructures utilisées, qu’il s’agisse des serveurs, des réseaux ou des logiciels.
L’utilisateur peut accéder à ces services simplement et rapidement, sans avoir à
gérer ou maintenir directement les matériels ou logiciels qui les font
fonctionner
Le terme « cloud computing » a été popularisé par les professionnels
anglophones de l’informatique, qui cherchaient à décrire une nouvelle
génération de systèmes informatiques fonctionnant différemment des modèles
traditionnels. Ces nouveaux systèmes reposent sur la coopération de nombreux
éléments informatiques disparates, qui interagissent entre eux de manière
fluide, indépendamment de leur emplacement géographique ou de
l’infrastructure sous-jacente. L’idée est de permettre une gestion centralisée
des ressources informatiques tout en utilisant des infrastructures qui peuvent
être dispersées dans le monde entier. Cette décentralisation permet
d’optimiser l’utilisation des ressources, d’accélérer l’innovation, et d’offrir aux
utilisateurs un accès rapide et simple aux services, quelle que soit leur
localisation
2.L’historique de cloud computing(1950-
2024) :
1950 :
Dans les années 1950, les entreprises ont commencé à utiliser de gros
ordinateurs centraux, appelés mainframes, qui étaient très coûteux. Pour
mieux exploiter le temps de calcul de ces machines, un processus appelé time-
sharing a été développé vers la fin des années 1950 et au début des années
1960. Ce système permettait à plusieurs utilisateurs d’accéder, via leurs
terminaux, aux applications qui tournaient sur un mainframe. Selon certains
experts, ce principe de partage des ressources peut être vu comme l’origine du
cloud computing, où plusieurs utilisateurs partagent les mêmes ressources
informatiques.
1960 :
En 1961, John McCarthy, qui a inventé le terme « Intelligence Artificielle »,
propose de ne plus utiliser directement les systèmes centraux, mais d’accéder à
leurs services à distance. Il avait aussi suggéré que l’informatique pourrait être
fournie comme un service public, comme l’électricité ou l’eau.
Un autre acteur important, Joseph Carl Robnett Licklider (J.C.R. Licklider), a aidé
à créer ARPANET, un réseau qui a donné naissance à Internet. Dès 1962, il
imaginait déjà un réseau mondial d’ordinateurs, avec des idées qui ressemblent
à l’Internet d’aujourd’hui. Licklider pensait aussi que ces réseaux pourraient
connecter des communautés, peu importe leur statut. Il avait même décrit des
applications fonctionnant sur ces réseaux, anticipant le cloud computing
moderne.
1980 :
Avec l’apparition d’internet dans les années 1980, la méthode de stockage
cloud a rapidement évolué pour devenir la solution privilégiée par défaut.
Avant cette révolution, les tâches informatiques étaient majoritairement
exécutées localement sur l’ordinateur de l’utilisateur, nécessitant des
ressources matérielles importantes sur chaque machine. Avec le cloud, ce
modèle a changé en transférant une grande partie des opérations vers des
serveurs distants accessibles via un réseau, permettant ainsi une répartition
plus efficace des tâches.
1997 :
En 1997, le terme « cloud » a été utilisé pour la première fois de manière
formelle par Ramnath Chellappa, professeur à l’université du Texas à Austin. Il
l’a décrit comme un « nouveau paradigme informatique », posant les bases de
ce qui deviendrait une révolution dans la manière de concevoir et d’utiliser les
services informatiques.
L’accélération du cloud s’est réellement produite en 1999 avec Salesforce, qui
est devenue la première entreprise à offrir des applications métiers accessibles
entièrement via un site web. Ce modèle de SaaS (Software as a Service) en B2B,
baptisé « no software » par Salesforce, marquait un tournant décisif en
éliminant la nécessité d’installer des logiciels sur les machines des utilisateurs,
et en rendant les services accessibles directement via internet
2000 :
C’est à cette époque que les hébergeurs web apparaissent, capables de stocker
et de gérer des applications dans leurs centres informatiques.
En 2006, Google et Amazon adoptent le terme « cloud computing ». Les
premières applications utilisées dans le cloud incluent le courrier électronique,
les outils de collaboration, le CRM, et les environnements de développement et
de test.
Pour certains chercheurs, c’est Amazon qui a vraiment inventé le cloud en
2000, lorsqu’ils ont commencé à louer leurs serveurs à d’autres entreprises
avec un système « à la demande ». Amazon avait trop de serveurs inutilisés en
dehors des périodes de fêtes, ce qui les a poussés à trouver un moyen de
rentabiliser ces ressources.
Lien : [Link]
comment-et-par-qui-a-t-il-/
[Link] besoins de cloud computing
Le cloud computing répond à plusieurs besoins essentiels pour les entreprises
et les utilisateurs. Tout d’abord, il offre une solution pour stocker des quantités
croissantes de données (fichiers, images, bases de données) de manière
sécurisée et accessible à distance. Il permet aussi d’accéder à une grande
puissance de calcul, nécessaire pour des tâches complexes comme l’analyse de
données ou l’intelligence artificielle, sans nécessiter de matériel coûteux. Un
autre avantage majeur est l’accessibilité à distance, facilitant le télétravail et la
collaboration, ainsi que la scalabilité, qui permet d’ajuster les ressources
informatiques (stockage, calcul, bande passante) selon les besoins sans investir
dans des serveurs supplémentaires. De plus le cloud aide à réduire les coûts en
ne faisant payer que pour les ressources effectivement utilisées, et il propose
des solutions de sécurité avancées pour protéger les données contre les
cyberattaques ou pertes, tout en respectant les normes comme le RGPD. Le
cloud offre aussi des services de sauvegarde automatisée et de récupération de
données en cas de panne, garantissant ainsi la continuité des activités. Enfin, il
facilite la gestion des logiciels avec des mises à jour automatiques et fournit des
environnements de test et développement rapides pour les développeurs. Tous
ces éléments font du cloud computing une solution incontournable pour les
entreprises modernes
Conclusion :
En conclusion, l'informatique en nuage, définie comme la fourniture à la
demande de ressources informatiques via Internet, a considérablement évolué
au fil du temps. De ses débuts avec la virtualisation à l'essor des services cloud
actuels, elle répond aux besoins essentiels des entreprises modernes :
flexibilité, évolutivité, réduction des coûts, accessibilité et sécurité des
données. Face à la croissance des volumes de données et à la nécessité
d'innovation rapide, le cloud computing est devenu une solution
incontournable.