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Chapitre 1

Le document traite de la Révolution française et de ses conséquences de 1789 à 1815, marquant la fin de l'Ancien Régime et l'émergence de la République. Il décrit les événements clés tels que la condamnation de Louis XVI, la montée de Napoléon Bonaparte et les transformations politiques et sociales qui en résultent. La période est caractérisée par des luttes internes, des guerres extérieures et des changements radicaux dans la structure de la société française.

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Chapitre 1

Le document traite de la Révolution française et de ses conséquences de 1789 à 1815, marquant la fin de l'Ancien Régime et l'émergence de la République. Il décrit les événements clés tels que la condamnation de Louis XVI, la montée de Napoléon Bonaparte et les transformations politiques et sociales qui en résultent. La période est caractérisée par des luttes internes, des guerres extérieures et des changements radicaux dans la structure de la société française.

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Thème I : L’Europe face aux révolution

Intro avec la condamnation de Louis XVI qui amène la question de pourquoi la


France a condamné son Roi ? (Condamnation de Louis XVI PPO)
A la fin des années 1780 la France connaît de nombreux troubles politiques, sociaux,
économiques, religieux et militaires qui ont pour conséquence les débuts de la Révolution. En
1792 la Ière République va être proclamée le roi est encore vivant mais emprisonné. En 1793
l’assemblée décide l’exécution du Roi. Les idées révolutionnaires vont alors faire trembler les
monarchies européennes jusqu’à la chute de l’Empire de Napoléon en 1815.

De quelles manières la révolution a-t-elle bouleversée la France de 1789 à 1815 ?

I) La naissance d’une France nouvelle (1789-1792)


A) La fin de l’Ancien Régime

Le 5 Mai 1789, Louis XVI réunit les Etats généraux (Vidéo 1) pour trouver une solution
au déficit budgétaire de l’Etat. Le Tiers Etat qui s’oppose majoritairement au clergé et à la
noblesse, veut obtenir des réformes politiques mais sans succès. Le 20 juin 1789 (Vidéo 2) les
députés du Tiers-Etat font le serment de ne jamais se séparer tant qu’il n’y’ aura pas de nouvelle
constitution. Le roi perd la souveraineté nationale au profit de l’Assemblée qui représente la
nation. (Tableau J.L.David, Le serment du Jeu de Paume )

Le 14 juillet 1789 les sans culottes prennent la Bastille (poudre +canons +armes et
symbole royal). Le 4 Aout 1789 l’AN abolit les privilèges de la noblesse et du clergé et met fin à
l’AR. Elle inscrit ses nouveaux principes dans la DDHC du 26 août 1789. Ainsi selon l’article 1
« les citoyens naissent libres et égaux en droit ». Une rumeur court à Paris sur le fait que le Roi
regroupe une armée pour reprendre le pouvoir. Les difficultés de la vie quotidienne continuent
pour le peuple. Le 5 octobre 1789, des Parisiennes se rendent à Versailles pour réclamer du
pain. Elles prennent d’assaut le château et ramènent le roi et sa famille à Paris aux Tuileries.

B) Un nouvel ordre politique

Les nouveaux droits entraînent un intérêt pour la vie politique. Avec la liberté
d’expression les journaux se multiplient. Des clubs politiques se créent dans lesquels on se
réunit pour débattre de l’actualité ex : club des jacobins (Distants des révolutionnaires) et club
des cordeliers (Proches des révolutionnaires).

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Thème I : L’Europe face aux révolution

En septembre 1791 une constitution est promulguée et


prévoit une monarchie parlementaire, elle limite les
pouvoirs du Roi et crée une assemblée législative élue par
les Français au suffrage censitaire. Les plus pauvres sont
donc exclus du vote. Ainsi certaines femmes
principalement de la bourgeoisie s’intéressent à la
Révolution c’est le Cas de Mme Roland PPO .

La Révolution écarte l’Eglise du pouvoir et mène une


politique anticléricale. Ainsi les biens de l’Eglise sont
nationalisés et en 1790 la convention demande au clergé
de prêter serment envers la constitution française, c’est la
constitution civile du clergé. La réforme est condamnée
par le Pape ce qui entraîne une profonde division du clergé.

C) L’échec de la monarchie constitutionnelle

Louis XVI accepte le principe d’une assemblée qui contrôle les finances, mais refuse la
souveraineté nationale et la constitution civile du clergé. Il décide de fuir Paris et se fait
arrêter à Varennes dans l’Est de la France le 21 juin 1791.

Cela provoque un réveil républicain en France. Le Roi a perdu la confiance du peuple.


Les républicains demandent sa destitution et poussent à la guerre contre la Prusse et
l’Autriche. Au mois d’avril 1792 la guerre est déclarée à l’Autriche. Louis XVI espère qu’elle
mettra fin à la Révolution. En juillet 1792, Brunswick, le chef des armées autrichiennes envoie
un ultimatum au peuple français dans lequel il promet détruire Paris si Louis XVI est mal traité.
Le Roi perd alors toute confiance du peuple qui prend le château des Tuileries le 10 aout 1792.
Le roi et sa famille sont emmenés à la prison du temple.

II) La France en République (1792-1799)


A) Un nouveau régime politique

Le 22 septembre 1792, une assemblée constituante (la Convention) proclame la Ière


République. Elle à l’objectif de préparer une nouvelle constitution et de diriger le pays. En
jugeant, puis en condamnant Louis XVI à mort le 21 janvier 1793 (PPO), elle rompt
définitivement avec l’AR.. La République invente de nouveaux symboles : Le calendrier
républicain (rupture avec l’Eglise). Le tutoiement et l’emploi du terme citoyen s’imposent
comme des signes d’égalité. Les sans culottes portent des bonnets phrygiens symbole de la
liberté dans l’antiquité. Les réformes de la convention sont nombreuses. L’esclavage est aboli,
le suffrage universel masculin est instauré. Sur le plan social, l’état civil devient laïc et le
divorce est autorisé.

Une Convention divisée : La Convention nationale élue en septembre proclame le 22 septembre


1792 la République après la victoire de Valmy, première victoire française sur les Autrichiens.

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Thème I : L’Europe face aux révolution

Le nouveau calendrier républicain débute à la proclamation de la République. Cette assemblée


voit s’opposer deux groupes de députés :

• Les Girondins, très attachés aux principes de 1789 et qui craignent les sans-culottes. Ils
exercent le pouvoir dans les premiers mois de la République.

• Les Montagnards regroupent de nombreux députés de Paris et sont plus proches des sans-
culottes avec des hommes comme Georges Danton, Jean-Paul Marat et Maximilien de
Robespierre.

• Entre ces deux groupes, les députés de la Plaine qui permettent d’obtenir la majorité.

Le procès de Louis XVI : La Convention s’occupe du sort du Roi, accusé de conspiration contre
l’État et de trahison. Il est jugé au cours d’un procès légal qui voit sa condamnation à mort à une
courte majorité. Louis XVI est guillotiné le 21 janvier 1793. L’attitude des Girondins dans le
procès suscite la méfiance des sans-culottes.

Vers la Guerre civile : L’exécution du Roi provoque la première coalition européenne contre la
France et le soulèvement de la Vendée qui s’oppose à la levée en masse des soldats et au sort
réservé à la religion. Les sans culottes exigent des mesures exceptionnelles et obtiennent
l’arrestation de députés girondins et de certains leaders comme Manon Roland, républicain
ardente qui tenait un salon politique.

Les Montagnards prennent le pouvoir mais ce coup de force entraîne la révolte des
départements fidèles aux Girondins : c’est la révolte fédéraliste. La France est dans une
situation de guerre civile.

B) La République attaquée à l’intérieur et à l’extérieur

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Thème I : L’Europe face aux révolution

La République est menacée à l’extérieur des frontières par


les Autrichiens et les prussiens. Après plusieurs défaites les
armées françaises obtiennent une première grande victoire à
la bataille de Valmy le 20 septembre 1792. La mort du roi
ligue toutes les autres puissances monarchiques d’Europe
par crainte de la diffusion des idées révolutionnaires. Malgré
plusieurs victoires le coût humain et financier de la guerre est
considérable.

La République est aussi menacée de l’intérieur. Une partie


des Français reste royaliste. Par exemple au printemps 1793
la Vendée se révolte et la Convention réprime les vendéens
avec brutalité. De plus les républicains se déchirent entre
eux. En effet 1793 est l’année de l’exclusion des Girondins :
(députés républicains qui laissent le peuple à l’écart de la
politique) de la Convention par leurs adversaires
Montagnards : députés qui sont proches du peuple et ne
s’oppose pas à son intervention dans la révolution
(Robespierre, Danton et Marat). L’épisode entraîne des
insurrections dans tout le pays. (Tableau J.L.David, La mort de Marat )

C) Une République déviante et en échec

Face à cette situation d’urgence la Convention suspend la constitution et gouverne par


des mesures exceptionnelles. C’est la période de la Terreur. Deux comités dirigent le pays : le
comité de sureté générale chargé de la police et le comité de salut public, qui mène la
guerre. Un tribunal révolutionnaire juge les opposants et en condamne environ 2000 à la
guillotine. Cette justice est expéditive et parfois infondée car elle repose sur la délation mise en
place par la loi des suspects.

Une république sociale : pour les députés de la Convention, les Français ne sont pas encore
républicains. Pour accélérer leur conversion au nouveau régime, les révolutionnaires votent des
lois sociales en faveur des paysans, des ouvriers, des plus modestes. Il publie des décrets pour
une école gratuite et obligatoire. La loi du maximum fixe des prix sur les denrées alors qu’un
contrôle sur les salaires se met en place. L’autre enjeu majeur est celui de la déchristianisation
de la société. Un nouveau calendrier se met en place à partir de la proclamation de la
république. Les fêtes, le nom de certaines villes, les prénoms changent et abandonnent les
références chrétiennes au profit de valeurs révolutionnaires. Face à la situation intérieure et
extérieure exceptionnelle, la Convention contrôlée par les Montagnards adopte des mesures
d’exception :

• La nouvelle constitution de l’An I est suspendue.

• Le gouvernement est remplacé par un Comité de Salut Public, dominé par Robespierre. Le
Comité de Salut Public est doté des pleins pouvoirs avec un temps limité et sous le contrôle de
l’Assemblée. C’est la période dite de Terreur.

• La loi des suspects (septembre 1793) entraîne la multiplication des arrestations.

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Thème I : L’Europe face aux révolution

• La seconde levée en masse et le service militaire rendu obligatoire. Un déchaînement de


violences contre les prêtres qui refusent de prêter serment, dans les régions fédéralistes, la
Vendée qui fait plus de 100 000 morts. La situation s’améliore progressivement au prix de 17
000 exécutions. A l’extérieur, la victoire militaire de Fleurus (juin 1794) marque la fin de
l’invasion. Certains Montagnards, qui veulent la fin de la Terreur, sont exécutés comme Danton.
Robespierre est alors de plus en plus désigné comme
un dictateur. En juillet, il est arrêté, jugé puis exécuté
le 10 Thermidor an II (28 juillet 1794). Les sans-
culottes et les autres Montagnards sont pourchassés.
C’est la fin de la Terreur.

En octobre 1795, une nouvelle constitution est


mise en place et elle instaure une nouvelle façon de
gouverner avec le Directoire. 5 directeurs se
partagent le pouvoir exécutif et deux assemblées
(Conseil des 500 et Conseil des anciens) se partagent
le pouvoir législatif. Le but étant d’éviter la dérive d’un
nouveau pouvoir personnel. Il fait la paix avec les
puissances extérieures mais continue de lutter contre
les royalistes et les derniers Montagnards à l’intérieur
du pays.

D) La République confisque la démocratie.

La République thermidorienne : Après la mort de Robespierre, la Convention est dominée


par les députés modérés, souvent issus de la Plaine, qu’on appelle les Thermidoriens. Ils
votent une nouvelle constitution qui donne naissance au Directoire. Le suffrage censitaire,
qui réserve le droit de vote à une minorité aisée souvent issue de la bourgeoisie, est mis en
place. Il profite aux propriétaires qui s’enrichissent, creusant les inégalités sociales. La
crise économique et sociale entraîne un retour des inégalités et provoque des
soulèvements populaires (1795). En 1796, l’État réprime le complot de Gracchus Babeuf,
qui voulait fonder une « République des égaux ». En 1797, les royalistes sont proches de
prendre le pouvoir mais, avec le soutien de l’armée de Napoléon Bonaparte, le Directoire
arrête les députés royalistes. On parle de République sans démocratie.

A l’extérieur, la guerre continue contre l’Autriche et la France s’engage dans une politique
de conquêtes. Le Général français Napoléon Bonaparte, à la tête de l’armée d’Italie, devient
très populaire après ses conquêtes en Italie (1797). Il créé des républiques sœurs en Italie
sur le modèle français et impose la paix. Le gouvernement qui se sent menacé, l’éloigne en
l’envoyant en Égypte combattre les Anglais. En 1799, Bonaparte revient clandestinement en
France. Avec le soutien de l’armée, il s’empare du pouvoir par un coup d’État le 9 novembre
1799 (18 brumaire).

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Thème I : L’Europe face aux révolution

III) La France impériale (1799-1814)


A) Bonaparte met fin à la Révolution

L’armée doit protéger le directoire trop instable à


cause de plusieurs coups d’Etats. Le 9 novembre 1799
le général Napoléon Bonaparte en profite pour prendre
le pouvoir par la force. Il affirme que la révolution est
terminée.

Bonaparte fait adopter par plébiscite la


constitution de l’An VIIII (1799) qui instaure un nouveau
régime politique, le Consulat (3 consuls se partagent le
pouvoir). En 1802 il se proclame consul à vie. Il se fait
enfin sacrer empereur le 2 décembre 1804 et devient
Napoléon Ier. (Tableau J.L.David, Le sacre de
Napoléon)Bonaparte remet en cause certains
principes révolutionnaires. En 1802 il rétablit
l’esclavage dans les colonies. En 1803, il met en place
le livret ouvrier. La presse est surveillée et censurée.

Une République autoritaire : Le nouveau régime mis en place en 1799 conserve l’apparence de
la République avec ses symboles (drapeau, calendrier révolutionnaire) mais c’est un régime
autoritaire. Le régime concentre les pouvoirs entre les mains du Premier Consul, Bonaparte, qui
est en plus à l’initiative des lois tandis que le pouvoir législatif est affaibli (4 assemblées). Le
suffrage universel masculin est rétabli mais il est essentiellement utilisé pour des plébiscites
(vote sur une question à laquelle les électeurs répondent par oui ou non).

B) Napoléon Ier stabilise et poursuit l’héritage révolutionnaire

Une administration centralisée : Bonaparte s’appuie sur une administration centralisée et


dépendante du pouvoir du Premier Consul puis de l’Empereur. Les préfets, nommés par
Bonaparte à la tête de chaque département, ont une mission très large : ils représentent l’Etat,
développent l’activité économique, surveillent la population et établissent des rapports et des
statistiques. Le régime centralise l’enseignement afin de former les futurs cadres de la Nation :
création des lycées en 1802 et de l’université en 1808. La Banque de France est fondée ainsi
qu’une nouvelle monnaie, le franc germinal.

Cependant les principaux acquis révolutionnaires sont conservés. Pour mettre fin aux divisions
religieuse il met en place le concordat avec le Pape et adopte une série de mesures pour
encadrer les cultes catholiques, protestant et juif.

Il approfondi l’unité de l’Etat en mettant en place le code civil (1804) PPO et en


nommant des préfets qui détiennent l’autorité dans les départements. Pour stabiliser
l’économie il crée la banque de France et le franc germinal. Il crée aussi les lycées et les
universités impériales.

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Thème I : L’Europe face aux révolution

L’Empereur fonde son pouvoir sur une noblesse d’Empire. Et il les récompense en
inventant la légion d’honneur en 1804 pour services rendus à l’Etat.

C) L’Empire Napoléonien entre force et fragilité

L’Europe à l’heure napoléonienne : En Europe, Napoléon poursuit la politique de conquête


commencée sous le Directoire. Les victoires militaires françaises entre 1802 et 1811 assurent à
la France une domination quasi-totale sur l’Europe continentale. La Grande Armée de
Napoléon, constituée de soldats français et étrangers issus du service militaire obligatoire (2
millions sous l’Empire), est placé sous le commandement direct de l’Empereur. Ses succès à
Iéna, Eylau, Friedland, Wagram donnent l’illusion d’une armée invincible. Le grand Empire
français, qui s’étend de Hambourg à Rome, est composé de 130 départements. Dans ces
régions annexées à la France, les lois françaises sont appliquées. L’Empire est entouré d’états
vassaux à la tête desquels Napoléon a placé des membres de sa famille ou des princes soumis.
L’influence française en Europe se manifeste par l’adoption de codes civils dans de nombreux
états vassaux (Italie, Grand-Duché de Varsovie, Royaume de Westphalie…) L’Angleterre est
encore en guerre mais Napoléon espère la ruiner par le blocus continental. La présence
militaire française en Europe provoque rapidement des soulèvements populaires. En Espagne,
la population se soulève contre la volonté de Napoléon d’imposer son frère Joseph sur le trône.
La présence française favorise l’émergence d’un sentiment national en Russie, en Prusse qui se
retourne contre les armées napoléoniennes.

Malgré une paix signée avec l’Autriche en 1801 et avec l’Angleterre en 1802, Napoléon
est confronté à l’opposition des monarchies européennes. Dès 1804 se forme une coalition de
puissances inquiète par la puissance française. La France est défaite à la bataille de Trafalgar
en 1805, mais elle bat la Russie et l’Autriche à Austerlitz le 2 décembre 1805 puis la Prusse à
Iéna en 1806. Napoléon est alors à la tête du pays le plus peuplé d’Europe. Il agrandit son
armée grâce aux territoires sous son contrôle. Il se base sur la Grande Armée (700 000 hommes
en 1811). L’essentiel de l’Europe est sous la domination de la France et les autres pays sont des
alliés. Seule l’Angleterre s’oppose et résiste encore malgré le blocus continental.

Cependant à partir de 1812 Napoléon entre en guerre contre la Russie qui a ouvert sa
porte aux produits anglais. Il marche donc avec sa Grande Armée sur Moscou où il entre en
septembre 1812. Mais devant le refus du Tsar de traiter avec lui et menacé d’encerclement il
décide de repartir. La Grande armée affaiblie par l’hiver, le froid et les combats perd plus de 450
000 hommes au cours de la retraite de Russie. Une nouvelle coalition se dresse alors contre
Napoléon. Tout s’écroule, les territoires conquis reprennent leur indépendance. En avril 1814
Napoléon abdique à Fontainebleau. Il est exilé sur l’île d’Elbe. Louis XVIII le frère de Louis XVI
est placé sur le trône par les grandes puissances et s’apprête à gouverner dans une Monarchie
constitutionnelle. Mais Napoléon s’échappe de l’île d’Elbe et débarque dans le Sud de la France
en mars 1815. Il fait une remontée triomphale jusqu’à Paris et reprend le pouvoir. C’est
l’épisode de 100 jours. Il est cependant à nouveau vaincu par les Anglais à Waterloo en 1815 et
est cette fois exilé à Sainte Hélène où il meurt en 1821.

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Thème I : L’Europe face aux révolution

Conclusion :

La période révolutionnaire a marqué une rupture profonde en France où de nouveaux hommes


se sont emparés du pouvoir et ont cherché à construire une nouvelle nation, basée sur les
principes des Lumières édictés dans la DDHC. Cette construction de la Nation a parfois amené
les députés à diviser et s’opposer à certains Français, menant à une guerre civile effroyable. Le
Général Bonaparte a incarné cette Nation française conquérante mais le régime qu’il a mis en
place a trop souvent rejeté les principes révolutionnaires. L’occupation française en Europe a
bouleversé la carte du continent et a permis l’émergence des deux grandes idées politiques du
XIXe : le nationalisme et le libéralisme.

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