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Int. J. Biol. Chem. Sci. 11(2): 816-827, April 2017
ISSN 1997-342X (Online), ISSN 1991-8631 (Print)
Original Paper [Link] [Link]
Amélioration du sol dégradé par l’apport d’engrais inorganique,
organiques et évaluation de rendement du maïs (Zea mays L.) dans la
province de Lomami, République Démocratique du Congo
Remy Tshibingu MUKENDI1*, Benjamin Tatangolo MUTAMBA1,
Dominique Musenge KABONGO2, Louis Baboy LONGANZA3
et Theodore Mushambani MUNYULI4
1 Département de Phytotechnie, Faculté des Sciences Agronomiques, Université Notre Dame de Lomami ;
Province de Lomami, République Démocratique du Congo.
2 Département de Sciences, Institut Supérieur et Pédagogique de Kabinda, Province de Lomami, République
Démocratique du Congo.
3 Département de phytotechnie, Faculté des Sciences Agronomiques, Université de Lubumbashi,
Collaborateur Scientifique à l'Université Libre de Bruxelles, Service d'Écologie du Paysage et Systèmes de
Production Végétale, Avenue F.D. Roosevelt 50, CP 169 B-1050 Bruxelles, Belgique.
4 Centre National de Recherche en Sciences Naturelles (CRSN/Lwiro) et Université du Cinquantenaire de
Lwiro (UNIC/Lwiro), D.S. Bukavu, Province du Sud-Kivu, République Démocratique du Congo.
*
Auteur correspondant; E-mail : mukendiremy@[Link]; Tél : (243) 995070206
RESUME
L’étude est effectuée à Kabinda sur un sol dégradé ayant reçu les apports des engrais organiques et
minéral dans l’optique d’évaluer leurs effets sur la croissance et la production du maïs. L’expérimentation,
conduite pendant deux campagnes agricoles, la saison A et la saison B, était faite suivant un dispositif en blocs
complets randomisés (RCBD). Les traitements en quatre répétitions ont été constitués d’un témoin (T0), de
quatre niveaux d’apport de fertilisant : d’Entada abyssinica (T1), Tithonia diversifolia (T2) Sena floribunda
(T3), et du Diammonophosphate DAP (T4). Les observations avaient porté sur les paramètres de croissance et
de production qui ont subit l’analyse de la variance (ANOVA) au seuil de 5%. Les résultats obtenus
renseignent que le maïs a répondu positivement dans la phase de croissance sous effet de fertilisant
indistinctement de leur nature (p<0.05) par rapport au témoin dans les deux saisons de culture. L’apport des
fertilisants ayant accéléré la croissance végétative d’une part, et a permis d’augmenter le rendement de 40 à
80% du maïs comparativement au témoin indistinctement de la saison culturale soit 1398.1 kg/ha avec T.
diversifolia et 885.5 kg/ha pour le témoin en saison A alors qu’en saison B, 3332.8 kg/ha produite sous DAP
et [Link]/ha en parcelle témoin d’autre part. Ces fertilisants organiques à base de d’E. abyssinica, T.
diversifolia, S. floribunda ont retenu l’attention pour leurs meilleurs scores en rendement en saison A et
avec un écart non significatif du traitement inorganique en saison B. Ces espèces peuvent être considérées
comme des sources non négligeables de fertilisant des sols dégradés pour l’amélioration du rendement de maïs.
© 2017 International Formulae Group. All rights reserved.
Mots clés : Tithonia diversifolia, Sena floribunda, Entada abyssinica, Diammonophosphate (DAP), maïs,
rendement.
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DOI : [Link]
R. M. TSHIBINGU et al. / Int. J. Biol. Chem. Sci. 11(2): 816-827, 2017
Improvement of soil degraded by inorganic fertilizer, organic matter and yield
evaluation of maize (Zea mays L.) in Lomami province, Democratic Republic
of Congo
ABSTRACT
The study was carried out in Kabinda on a degraded soil that has received inputs from organic and
mineral fertilizers in order to assess their effects on maize growth and production. The experiment was
conducted during two crop years, season A and season B. Five treatments in four replicates consisted of one
control (T0), four levels of fertilizer (inorganic and organic matter) supply: Entada abyssinica (T1), Tithonia
diversifolia (T2) Sena floribunda (T3), and Diammonophosphate DAP (T4) were evaluated using a randomized
complete block system (RCBD). The observations had related to the parameters of growth and production that
underwent the analysis of variance (ANOVA) at 5% level of significance. The results obtained indicate that
maize responded positively in the growth stage under the effect of fertilizing indiscriminately of their nature (p
<0.05) compared with the control in the two growing seasons. The fertilizers accelerated vegetative growth and
increased the yield from 40 to 80% of maize compared with the control of the cropping season
indiscriminately. T. diversifolia gave higher seed yield 1398.1 kg / ha and control had lower seed yield 885.5
kg / ha in season A whereas in season B, DAP produced higher seed yield 3332.8 kg / ha and the control plot
gave lower seed yield [Link] / ha. These organic fertilizers based on E. Abyssinica, T. diversifolia, and S.
floribunda were noted for their high yield scores in season A and a non-significant difference in inorganic
treatment in season B. These species can be considered as significant sources of soil fertilizer to improve maize
yield.
© 2017 International Formulae Group. All rights reserved.
Keywords: Tithonia diversifolia, Sena floribunda, Entada abyssinica, Diammonophosphate (DAP), maize,
yield.
INTRODUCTION et autres divertissements. Ses épis sont
Le maïs est la troisième céréale consommés frais, bouillis, braisés ou grillés.
cultivée dans le monde après le blé et le riz. Il Cependant, malgré son importance
occupe la première place en République alimentaire, son rendement moyen au niveau
Démocratique du Congo et est cultivé comme national dans les exploitations paysannes est
culture vivrière de premier ordre. La forte très faible (0,8 à 1t/ha) comparativement à
demande de cette denrée est faite en province d’autres pays comme l’Italie (9530 kg/ha),
du Katanga, de trois Kasai et de Lomami en Canada (6630 kg/ha), Chine (4570 kg/ha),
particulier en RD Congo (Mukendi et al., l’Argentine (5650 kg/ha), etc. (Tahir et al.,
2017) 2009). Dans la zone d’étude, Province de
En alimentation humaine, ses grains Lomami, son rendement en culture
sont transformés en farine pour la préparation traditionnelle est encore largement inférieur à
de la pâte alimentaire appelée localement 800 kg/ha (Mukendi et al., 2017). Les raisons
shima et biashi par la population de Lomami. majeures de cette faible production sont
Ils sont en plus transformés en une liqueur nombreuses dont entre autres la faible maîtrise
traditionnelle communément appelée lotoko de nouvelles méthodes de productions
ou tshitshampa, bue dans les rites et agricoles et l’usage des pratiques de
cérémonies locales comme le mariage, le deuil production non soutenable (Namoi et al.,
2014) mais aussi le déclin de fertilité du sol
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(Ngome et al., 2012). Savini et al. (2006) cultures engendre non seulement le surplus de
pensent qu’en Afrique 88 % des sols sont production mais aussi d’autres problèmes liés
déficients en phosphore, ce qui permet à la santé de l’homme et à la dégradation de
l’obtention de rendement faible. Bationo et al. l’environnement (Jeptoo et al., 2013). Il
(2006) ont souligné que la faible fertilité des s’ajoute en plus le problème des coûts des ces
sols est reconnue de plus en plus comme la engrais chimiques qui dans la plupart de cas
principale cause biophysique de la diminution sont exorbitants pour la plupart de petits
de la productivité des sols des régions producteurs des zones rurales.
d’Afrique subsaharienne avec comme Vu sous cet angle, les pratiques non
conséquence des rendements très bas de chimiques d’amélioration de la fertilité du sol
cultures de plus en plus décriée de partout le constituent un challenge de sortie par rapport
monde. aux méthodes classiques de fertilisation des
Pourtant, en système traditionnel, les sols par les engrais chimiques. Les causes
paysans préconisent d’ordinaire l’assolement majeures de fertilité faible de ces sols sont
et dépendent étroitement de la nature du sol. nombreuses dont on peut citer: les larges
Mais, suite à la demande croissante du maïs extensions des roches siliceuses, les érosions
qui constitue une denrée alimentaire et source mécaniques, l’action dissolvante de l’eau, les
de revenus de plus en plus importante pour la phénomènes d’altérations chimiques, la
plupart des exploitants agricoles. disparition rapide de la matière organique du
L’assolement a évolué vers un système de sol, etc. (Michel, 2006) dont la conséquence
monoculture où cette denrée se cultive toute directe est le bas rendement dans l’agriculture
l’année ou soit plusieurs années sur les mêmes de subsistance. Ces phénomènes sont
parcelles. Ce qui n’est pas sans conséquences renforcés en milieux ruraux africains par le
notamment sur le plan de fertilité du sol et raccourcissement du temps de repos accordé
phytosanitaire (Bardy, 2000). Dans un tel type à la terre – période de jachère – voire, en
d’exploitation, la baisse du niveau de fertilité maintes régions, supprimé (Michel, 2006)
de ce sol, s’exprime à son tour par une suite à la forte demande de la terre par les
diminution progressive ou graduelle de exploitants, conséquence d’une explosion
rendement selon le type de sol (Bekunda et démographique de la population ce dernier
al., 2010). Mokuba et al. (2013) affirment que siècle. D’où, il est donc essentiel d’accorder
la culture continue du maïs entraîne une une attention particulière à ce phénomène de
balance négative en matière organique du sol perte de fertilité de sol. Mukendi et Ngoie
(MOS). Or, sans la restitution de ces MOS, le (2015) pensent que rétablir les potentiels
sol accuse une perte progressive de sa fertilité productifs des sols passe par la reconstitution
(Sanchez et Jama, 2002 ; Gichuru et al., 2003; de ses propriétés physiques, biologiques et
Muyayabantu et al., 2012b). chimiques.
Généralement, l’agriculture moderne Les recherches récentes mettent
est essentiellement dépendante d’intrants l’accent sur l’agriculture biologique pour
inorganiques pour une production intensive répondre à ces triples défis d’ordre :
(FAO, 2003 ; Bouet et al., 2012 ; Tunya et physiques, chimiques et biologiques du sol.
al., 2014). Mais l’usage de ces fertilisants Elle s’appuie sur plusieurs technologies dont
inorganiques comme source de nutriment aux la fertilisation organique et le compost. Ces
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pratiques apportent significativement des de Kabinda, Province de Lomami en
quantités en éléments nutritifs au sol pour les République Démocratique du Congo. Les
cultures et ont un effet à long terme sur les coordonnés géographiques du site
propriétés du sol. Venkateswarlu et al. (2008) expérimental sont le suivantes 6°06’ S,
avaient documenté l’augmentation de 10.6% 24°33’ E à 792 m d’altitude. La distribution
le rendement de soja et du blé dur trois ans annuelle de pluie est bimodale avec de pic en
après application des fertilisants organiques au janvier et avril. La pluviométrie annuelle varie
sol comparativement à la fumure inorganique entre 1400 à 1600 mm de pluie et la
seule. Les engrais organiques et les compost température moyenne annuelle est d’environ
augmentent le carbone organique, l’activité 24 °C. Les sols sont généralement acides,
biologique, l’humidité du sol et aussi l’azote, appartement au groupe de ferralsols d’après
le phosphore, le potassium, le magnésium et la la classification de l’INEAC de 1961
calcium (Venkateswarlu et al., 2008 ; Jeptoo (Ministère du plan, 2005). Le site a servi
et al., 2013; Chepkemoi., 2014;). auparavant comme une jachère naturelle dont
Cependant, malgré l’intérêt grandissant la végétation dominante était constituée
de l’application des engrais organiques en d’Impérata cylindrica, Hypparhenia sp,
agriculture dans le monde, très peu d’attention Ptéridium aquilum, Entada abysinica,
a été accordée à ces technologies en milieu Panicum repens, Paspalun willee, Sorghum
paysan de la zone d’étude. Alors que certaines hapalens etc.
espèces réputées fertilisantes sont présentes
dans la zone telles que : Tithonia diversifolia, Matériel
Sena floribunda et Entada abyssinica. Il y a Le matériel végétal était constitué
donc besoin d’évaluer ces espèces en vue d’une part d’une variété améliorée de maïs
de diversifier les options disponibles et de Salongo 2, obtenue à la station de recherche
réduire la dépendance des planteurs vis-à- de Gandajika. Cette variété est inscrite au
vis des engrais inorganiques dans la zone catalogue national des variétés homologuées
d’étude. Ainsi, nous supposons que par le service National de Semence
l’application au sol des biomasses de T. (SENASEM), et d’autre part, par des
diversifolia S. floribunda et E. abyssinica, qui biomasses d’E. abyssinica, de S. floribunda et
sont des espèces à biomasses facilement de T. diversifolia. En fin, l’engrais composé
décomposables et riches en éléments nutritifs (DAP) (16-46-0) avait servi de fertilisant
(Kaho et al., 2011) accroîtraient le rendement minéral.
du maïs var. Salongo II par rapport à l’apport
minéral de DAP. Méthodes
L’essai a été conduit pendant deux
MATERIEL ET METHODES saisons culturales. La saison A a débuté en
Milieu d’étude septembre 2013 et la saison B en février 2014.
L’étude a été conduite au jardin La préparation du terrain s’est réalisée du 10
expérimental de l’Université Notre Dame de au 20 septembre 2013 soit dix jours avant
la Lomami situé à Kimulo, dans le secteur de l’enfouissement des engrais verts pour la
Kabinda, localité de Kananga à environs 16 saison culturale A, et du 04 au 10 janvier 2014
km du côté Est de la cité Kabinda., territoire
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soit six jours avant l’enfouissement des Analyse statistique
engrais vert en saison B. Les données collectées ont été
Les essais ont été conduits suivant un soumises à l’analyse de variances (ANOVA) à
dispositif en blocs aléatoires complètements l’aide du logiciel Statistix 8.0 et les moyennes
randomisés avec 4 répétitions. Les traitements ont été séparées en utilisant le test de la plus
mis à contribution étaient composés d’un petite différence significative (PPDS) au seuil
témoin ou sans apport (T0), d’un apport d’E. de 0,05 de probabilité.
abyssinica (T1), de T. diversifolia (T2), de S.
floribunda (T3), d’une application au sol de la RESULTATS
fumure minérale à base de DAP (T4). Les L’évolution de la croissance des plants
biomasses utilisées comme engrais vert ont de maïs 60 jours après semis a pris en compte
été enfouies dans les 15 premiers centimètres la hauteur, le diamètre au collet et le nombre
du sol 10 jours avant le semis du maïs pour des feuilles à chaque saison culturale au
chaque période de plantation. jardin expérimental de l’Université Notre
L’enfouissement était localisé dans les sillons Dame de Lomami. Ces résultats sont décrits
de semis. Le poids de biomasse reçu pour au Tableau 1.
chaque parcelle correspond à 8t/ha. La Les résultats obtenus en ce qui
parcelle élémentaire dans l’expérience était de concerne la hauteur des plant durant le deux
8 m2. saisons culturales ont permis d’indiquer qu’ils
Le DAP avait été localisé dans le trou existent des différences significatives en ce
de semis du maïs à raison de 80kg/ha. Le maïs qui concerne la croissance en hauteur du maïs
a été semé aux écartements de 0.75 cm x 0.5 d’après l’analyse de la variance (Tableau 1).
cm à raison de deux grains par poquet. Les Les moyennes de la variable hauteur des
soins d’entretiens se résument par le sarclage plants montre que le témoin a une taille la plus
et le buttage. faible du groupe dans chaque saison soit
Cette expérimentation a été appréciée 101.95 et 85.85 cm respectivement pour la
avec les paramètres de croissance et de saison A et B, alors que les biomasses
production de la culture. Les paramètres de enfouies de S. floribunda ont accusées une
croissances ont été mesurés pendant la phase hauteur de plant supérieure en saison A (154.6
végétative. Les caractères observés à la cm) alors qu’en saison B, c’est E. abyssinica
période végétative concerne la hauteur des qui a pris la tête avec 128.4 cm du groupe.
plants, le diamètre au collet et le nombre des De même, pour le nombre de feuille à
feuilles à la période d’initiation florale du 60 jours de végétation, la même tendance se
maïs tandis que ceux de productions ont été confirme à la saison A, S. floribunda est en
mesurés à la récolte. Il a s’agit de la longueur tête avec 14.67 feuilles contre 12 feuilles pour
et le diamètre des épis, le nombre de rangée la parcelle témoin dans l’expérience, alors
par épi, le poids de 100 grains et le rendement qu’en saison B aucune différence significative
à l’hectare après avoir séchés et pesées afin n’a été décelée entre les traitements dans
d’établir des moyennes correspondantes à l’expérience (Tableau 1).
chaque variable pour chaque traitement et En plus, le diamètre au collet du maïs
chaque répétition. soumis aux amendements organiques montre
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l’existence d’une différence significative Le poids de cent grains de maïs sous
(Tableau 1). La valeur la plus élevée du l’effet des fertilisants à la saison A comme
diamètre au collet a été celle de S. floribunda consigné dans le Tableau 2, présente des
d’une part (1.95cm) à la saison A et d’autre moyennes statistiquement significatives. DAP
part avec E. Abyssinica (2.10 cm) en saison B est supérieur du groupe avec 30 gr par contre
contre le diamètre plus faible avec le témoin le témoin avec le poids le plus faible avec
qui a enregistré 1.37 cm respectivement pour 23.25 gr. Cependant, en saison B, aucune
la saison A et B (Tableau 1). différence significative n’a été observée entre
Les paramètres de production ont été les traitements sous épreuves. Le rendement
observés et mesurés après récolte du maïs en net du maïs observé durant la saison A et B
champ. Les résultats sont résumés dans le sous l’effet des fertilisants est présenté à la
Tableau 2. Figure 1.
La longueur des épis récolté à la saison Il ressort de cette Figure 1 que l’apport
A varie, en moyenne, entre 8.05 et 9.25 cm au sol des fumures organiques et minérales a
(Tableau 2). L’analyse de la variance indique donné des moyennes de rendement
qu’il n’existe pas de différence significative. significativement supérieures
Sinon, la saison B montre que les parcelles comparativement au témoin pendant les deux
ayant reçues des apports organiques que saisons de culture. Ces amendements
minéraux en ce qui concerne la longueur des organiques et minéral ont agit positivement
épis après récolte, démontrent que tous les sur le rendement du maïs. Le gain en poids
traitements accusent une supériorité enregistré sur chaque matière incorporée
statistiquement significative sur le témoin prouve à suffisance que chaque fertilisant
(Tableau 2), lequel a présenté les épis les plus apporté a joué un rôle additif rendant
courts possible (10.47cm) par rapport aux disponible les éléments minéraux essentiels
DAP qui a enregistré la haute valeur du dans le sol pour soutenir la production. En
groupe soit 13.85 cm. saison A, le rendement supérieur du groupe a
Concernant le diamètre au milieu des été observé avec le traitement à base de T.
épis, il découle des résultats consignés dans le diversifolia (1398.1 kg/ha) contre le témoin
Tableau 2 qu’au cours de la saison A, aucune qui a enregistré un rendement faible du groupe
différence statistiquement significative n’a été soit 885.5 kg/ha. Comparativement à la saison
observée entre tous les traitements dans B, il s’est observé que le traitement minéral à
l’expérience, mais en saison B, l’application base de DAP a pris le dessus du groupe
de DAP prend la tête du groupe avec 4.55 cm (3332.8 kg/ha) alors que le témoin a le plus
alors que le témoin présente un diamètre plus faible rendement de tous les traitements
faible (4.10 cm) comme le montre au Tableau ([Link]/ha) Figure 1.
2.
Quant au nombre de rangées par épi,
les moyennes enregistrées pour chaque
traitement ne décèle aucune différence au
regard de l’ANOVA pendant les deux saisons
de cultures.
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Tableau 1 : Evolution végétative du maïs à Kimulo saison A et B.
Traitements Evolution végétative à la floraison
Hauteur (cm) Nombre de feuilles Diamètre au collet (cm)
Saison A Saison B Saison A Saison B Saison A Saison B
T0 101.95b±0.57 85.85c ± 2.39 12.00 b± 0.20 9.20a± 0.24 1.37b ± 0.11 1.37c ± 0.11
T1 136.68a±2.91 128.40b ± 1.85 14.42 a± 0.29 10.10a± 0.47 1.77ab ± 0.08 2.10a ± 0.04
T2 134.60a±2.36 120.83a ± 0.61 13.95a ± 0.32 10.15a± 0.12 1.65ab ± 0.05 1.67b ± 0.11
T3 154.60a ±4.40 127.68a ± 0.48 14.67a ± 0.36 10.12a ± 0.30 1.95a ± 0.08 1.82ab± 0.08
T4 134.45a ±7.02 110.48b± 2.53 13.82a± 0.74 9.67a± 047 1.80ab ± 0.12 1.90ab ± 0.02
CV(%) 6.77 2.96 5.31 6.20 10.76 9.3
PPDS (5%) 13.71 5.18 1.11 N.S 0.28 0.39
CV : coefficient de variation ;PPDS : plus petite différence significative ; N.S : non significatif ; T0 : Témoin ; T1 : E. abyssinica, T2 : T. diversifolia ; T3 : S. floribunda ; T4 : DAP
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Tableau 2 : Paramètres de production du maïs en saison A 2013 et B 2014.
Traitements Longueur épi (cm) Diamètre épi (cm) Nbre Rangé par épi Poids 100 graines
Saison A Saison B Saison A Saison B Saison A Saison B Saison A Saison B
T0 9.07a± 0.41 10.47b± 0.70 3.80a± 0.23 4.10c ± 0.18 12.75a± 0.60 13.65a± 0.54 23.25c±1.65 23.75a± 1.43
T1 9.25a± 0.33 13.00a ±0.089 4.00a ± 0.05 4.32ab± 0.10 13.52a± 0.16 14.37a ± 0.34 28.25ab±0.62 25.75a ± 085
T2 8.90a± 0.48 12.55ab± 0.55 3.67a± 0.23 4.47a ± 0.17 13.67a± 0.18 13.75a± 0.52 23.75bc±0.62 26.75a± 1.31
T3 9.05a± 0.82 12.90ab± 0.43 3.77a ± 0.21 4.37ab± 0.08 12.85a± 0.39 13.95a± 0.08 25.25bc±0.85 25.75a± 0.85
T4 8.05a± 0.62 13.85a ± 0.47 3.82a± 0.22 4.55a ± 0.10 12.35a± 0.65 14.10a± 0.24 30.00a± 0.70 25.25a± 1.25
CV(%) 8.4 8.4 10.8 4.8 6.5 4.21 7.6 9.17
PPDS (5%) N.S 1.6 N.S 0.3 N.S N.S 2.69 N.S
CV : coefficient de variation ;PPDS : plus petite différence significative ; N.S : non significatif ; T0 : Témoin ; T1 : E. abyssinica, T2 : T. diversifolia ; T3 : S. floribunda ; T4 : DA
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3500
3000 a
a a a
2500
2000
KG/HA
1500 b
saison A
1000 bc bc
bc bc saison B
500 c
0
E. abysssinica S. Floribunda T. diversifolia DAP Témoin
FERTILISANTS
Figure 1 : Rendement du maïs par rapport aux saisons culturales.
DISCUSSION Moke et al. (2013), et Namoi et al. (2014). En
En réponse du niveau de fertilisant plus, les valeurs moyennes des paramètres de
utilisé dans cette étude, la tendance générale productions, dont la longueur, diamètre,
des paramètres de croissances observer dans nombre de rangées de l’épi et poids de cent
le Tableau 1 démontre que les parcelles grains observés sous de divers traitement
témoins ont présenté les plants de maïs avec organiques et inorganique, sont lié d’une part
une faible vigueur de croissance tant en à la propriété intrinsèque de ladite variété et
hauteur, diamètre au collet qu’en nombre de d’autre part aux propriétés du sol sous étude.
feuille par rapport aux plants situés dans les Les moyennes de rendements en grains de
parcelles ayant reçu les fertilisants organiques maïs obtenues suivant la source et la nature de
que minéral quelle que soit la saison culturale. la matière fertilisante apportée au sol dans la
Ceci serait probablement dû à la disponibilité présente expérimentation en saison A qu’en
des nutriments par les fertilisants utilisés. Ces saison B ont été significativement supérieures
observations corroborent celles de Adekayode par rapport au témoin et ont varié entre 885 kg
et Ogunkoya (2011). Le sol où l’étude a été et 1398.1 kg à la saison A contre 1825kg et
placée nous semble de toute évidence avoir la 3332.8 kg en saison B respectivement pour le
fertilité native basse en N, pourtant c’est témoin et les matières fertilisantes utilisée
l’élément majeur indispensable pour la dans cette étude, engendrant simultanément
croissance des végétaux. Cela pourrait être la plus de 63.3% de rendement en saison A et
cause de la réduction de la performance de la 54,75% en saison B suite à l’utilisation des
variété du maïs salongo2 comme l’a décrit fertilisants indistinctement de leur nature. Le
SENASEM (2008). Cependant, l’apport au sol rendement de maïs sous application des
des fertilisants organiques et minéral, a fertilisants organiques au jardin expérimental
stimulé la croissance végétative des plants de de l’Université Notre Dame donne des
maïs et a eu des effets sur le rendement. Ainsi, résultats similaires à ceux obtenus en station
nos observations rejoignent celles de Olabode de recherche, fixé à 4 t/ha (SENASEM, 2008).
et al. (2007), Muyayabantu et al. (2012a et b), Orwa et al. (2009) ont indiqué que de bon
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rendement de la culture du maïs sont obtenu l’amélioration de la fertilité du sol. Il s’est
avec application de 5t/ha de biomasse de T. observé que le maïs, sous différents apports
diversifolia. Dela Pena et al. (2013) ont aussi bien organiques que minéral, a présenté
obtenu des performances de croissance et de une bonne végétation en phase de croissance
production avec le T. diversifolia sur le chou. par rapport aux parcelles non traitées.
Ces résultats de la Figure 1 illustrent le L’apport des fertilisants a accéléré la
pouvoir fertilisant de T. diversifolia, de croissance végétative, une augmentation de
[Link], de S. floribunda comme l’ont l’ordre de 40 à 80% du rendement en grain.
décrit (Orwa et al., 2009 ; Muyayabantu, Ces résultats peuvent constituer un guide
2010 ; Jeptoo et al., 2013) dans leurs études. d’utilisation de de [Link], T. diversifolia
Le niveau de fertilité du sol atteint, suite aux de S. floribundadans par des pratiques
apports des biomasses végétales est en diverses, surtout pour tout agriculteur de cette
corrélation avec le rendement du maïs. C’est zone.
surtout le caractère intrinsèque des la
composition chimique de biomasses sous CONFLIT D’INTERETS
étude. Savini et al. (2006), affirment que le Les auteurs déclarent qu’aucun conflit
processus de décomposition de T. diversifolia d’intérêt n’existe par rapport à cet article.
conduit à la libération du C sous forme de
CO2 dans l’atmosphère, la conversion de N CONTRIBUTIONS DES AUTEURS
organique sous la forme NO3 et NH4+ par le Les auteurs ont participé de diverses
processus biologique d’ammonification et de manières à la conception de cet article, RTM
nitrification respectivement deux semaines est l’investigateur principal. Il a défini les
après leur application. Cette corrélation protocoles et fait les analyses statistiques;
justifierait les résultats relatifs au rendement BTM et OMK ont apporté un appui technique
du maïs observé à la Figure 3. Ces résultats et ont participé à la rédaction du manuscrit,
rejoignent l’observation par Muyayabantu et TMM et LBL ont corrigé le manuscrit ; dirigé
al. (2012a et b) que l’application de 8 tonnes et managé le travail.
de [Link] et de T. diversifolia avait
augmenté significativement la production de REFERENCES
maïs à Gandajika jusqu’ à plus de 4 t/ha par Adekayode FO, Ogunkoya MO. 2011.
rapport aux parcelles témoin. Comparative effects of organic compost
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s’exprime à son tour par une diminution Bationo A, Hartemink A, Lungu O, Naimi M,
progressive ou graduelle de rendement suite a Okoth P, Smaling E, Thiombiano L.
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