Cours de Virologie Générale - Université Abéché
Cours de Virologie Générale - Université Abéché
Objectif Présentation
Objectif général (du cours)
Ce cours :
• Ce cours vise à faire acquérir aux étudiants de la 2ème année des filières Sciences • Décrit l’Historique et présentation des différents groupes des virus ;
Biomédicales et Sciences Pharmaceutiques, les notions de base en Virologie Générale. • Définie et décrit la composition biochimique des virus ;
Les Objectifs spécifiques:
• Décrit la classification des virus ;
• A la fin de ce cours, les étudiants de la 2ème année des filières Sciences Biomédicales,
Sciences Pharmaceutiques et Médecine, doivent être capables de : • Explique le cycle de réplication des virus ;
• Connaitre l’historique des virus ; • Décrit les méthodes de diagnostic au laboratoire et les stratégies de traitement
• Définir et maitriser la composition chimique des virus ; antiviral ;
• Classer les virus ; • Présente les vaccins et les virus émergents.
• Décrire le cycle de la multiplication virale ; Cibles :
• Maitriser les techniques courantes d’étude des virus et du diagnostic virologique ; • Etudiants du niveau L2 des Sciences Biologiques, SBM et SPH.
• Maitriser la Chimiothérapie antivirale ;
Pré requis :
• Etudier les vaccins ;
• Etudier les virus émergents. • Baccalauréat scientifique, bases solides en biologie, biochimie, génétique et biologie
moléculaire et notion de Mathématique.
Présentation Programme
Méthodes d’enseignement Historique
• Organisation des enseignements : CM, TD, TP et TPE. CHAPITRE 1 : Définition et composition chimique des virus
• Organisation du travail : En présentiel et différé pour TPE • Objectifs pédagogiques
• Méthode d’enseignement : Méthode active et participative. • Plan
• Matériel didactique : document écrit et TCI (PowerPoint). • Définition
Mode d’évaluation • Structure
• CC : 20% • Acide nucléique viral
• Capside
• TP : 20%
• Enveloppe
• ET : 60%
• Conclusion
Bibliographie
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Programme Programme
Programme Programme
CHAPITRE 6: Les vaccins
Chapitre 4 : Les techniques courantes d’étude des virus et du diagnostic
• Objectifs pédagogiques
virologique Objectifs pédagogiques
• historique des vaccins ;
• décrire les cibles de la détection des virus • définir et donner le principe
• expliquer les Pratiques de prélèvement et d’acheminement au laboratoire • décrire le système immunitaire
• Etudier les Méthodes de diagnostic direct • décrire les types de vaccins
• étudier la production de vaccins
CHAPITRE 5 : Chimiothérapie antivirale
CHAPITRE 7 : Les virus émergents
• Etude du Développement de la chimiothérapie antivirale • Objectifs pédagogiques
• Classer les antiviraux • définir les maladies émergentes ou ré-émergentes ;
• décrire l’origine des virus émergents ;
• étudier les facteurs favorisants l'émergence des maladies virales ;
• étudier quelques maladies émergentes
Historique Historique
Les virus avant la virologie
Maladies virales sont connues depuis des millénaires. Les virus avant la virologie
La rage
La variole, une maladie entraînant une forte mortalité, a accompagné l'homme
depuis longtemps et on en a retrouvé la trace sur les momies de l'Egypte.
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Historique Historique
Le filtre Chamberland : découverte des virus • En 1892, Dimitri Ivanovski découvre qu'une maladie du tabac (la mosaïque du tabac) peut
C'est grâce au filtre Chamberland qu’on va suspecter l'existence d'agents infectieux particuliers. être transmise par la sève d'un plant malade passée sur filtre Chamberland et inoculée à une
Dès 1881, Pasteur a montré que l’agent infectieux responsable de la rage est invisible au plante saine.
microscope et qu’il est impossible de l’isoler sur des milieux de culture artificiels. • Pour lui, l'effet est imputable à une toxine.
Pasteur "cultive" l’agent infectieux en partant d’un broyat de cerveau de chien enragé qu’il
inocule à la surface du cerveau d’un lapin trépané. Les maladies virales, telles la variole et la • Plus tenace, Bejerinck poursuit l'expérimentation : en inoculant un troisième plant à partir du
rage, sont connues depuis l’ antiquité. second et ainsi de suite, il démontre que l'agent causal n'est pas une toxine mais un nouveau
A la fin du XVIII ième siècle Edward Jenner développe l'inoculation de "cowpox" qui permet type d'agent infectieux se multipliant dans les cellules de son hôte.
d'offrir une bonne protection contre la variole.
• C'est un "contagium virum fluidum" : un agent ultrafiltrable (1898)
Le nom de vaccination dérivé du mot « vacca », vache, est appliqué par Louis Pasteur au
vaccin contre la rage.
• Ivanovski (1 fois) - Beijerink (en série)
Historique Historique
• Rapidement, l’étiologie virale est ainsi démontrée pour de nombreuses
maladies :
Dès lors, quand ils ne parviennent pas à isoler l'agent responsable d'une maladie présumée
infectieuse, les microbiologistes triturent les lésions engendrées au cours de la maladie
infectieuse (végétale ou animale) et filtrent la suspension obtenue sur filtre Chamberland : Ainsi, toute cellule vivante peut être la cible de virus spécifiques et il est possible de distinguer 3 classes de virus, dont les
propriétés sont globalement identiques : virus des végétaux, virus des animaux, virus des bactéries.
Travaille sur le germe responsable de la mosaïque du tabac et en 1915 • Acide nucléique viral
On visualisera pour la première fois des virus par microscope électronique • Enveloppe
en 1939.
Lorsque le SIDA est décrit en 1980 il ne faudra que trois ans pour découvrir Conclusion
son virus causal, le VIH.
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Luria : « les virus sont des entités dont le génomes est un ADN ou ARN, qui se • Définition actualisée Virion = génome protégé par une boîte protéique qui doit
reproduisent à l’intérieur de cellules vivantes et qui utilisent le mécanismes être transmis à (doit infecter) une cellule vivante pour permettre l'expression des
synthétique de ces cellules pour diriger la synthèse de particules spécialisées qui gènes et la réplication du génome viral par la cellule infectée.
contiennent le génome viral et le transfèrent à d’autres cellules » • Virions : Phase ultime (finale) du développement viral. Il est caractérisé par son
matériel génétique protégé par une coque protéique.
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2 .STRUCTURE 2 .STRUCTURE
Les virus sont constitués de 2 éléments constants : l’acide nucléique ou Les virus sont constitués de 2 éléments constants : l’acide nucléique ou
génome viral et la coque protéique qui le protège, la capside. Les 2
génome viral et la coque protéique qui le protège, la capside. Les 2 forment
forment la nucléocapside. Le terme « core » ou « cœur » du virus désigne
la nucléocapside. Le terme « core » ou « cœur » du virus désigne l’ensemble
l’ensemble acide nucléique et nucléoprotéines.
acide nucléique et nucléoprotéines.
Chez certains virus, il existe un 3ème élément qui entoure la capside et qui
Chez certains virus, il existe un 3ème élément qui entoure la capside et qui est
est appelée enveloppe ou peplos.
appelée enveloppe ou peplos.
Capside et enveloppe protègent l’acide nucléique et s’exposent au Capside et enveloppe protègent l’acide nucléique et s’exposent au système
système immunitaire qui développe des anticorps contre eux.
immunitaire qui développe des anticorps contre eux.
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2 .STRUCTURE 2 .STRUCTURE
• 2.1-Acide nucléique viral
• 2.1-Acide nucléique viral
• La totalité de l’information génétique du virion est porté par l’acide nucléique. Les acides L’ARN monocaténaire peut avoir
nucléiques formants les génomes viraux sont d’une grande variété.
• -une polarité positive (ARN+) et être semblable à un ARN messager qui est traduit
• Les principaux paramètres à étudier sont les suivants :
directement en protéines virales par la cellule hôte. Ce génome est directement infectieux.
• Il est soit de l’ARN, soit de l’ADN, bicaténaire (double brin) ou monocaténaire (simple brin),
• -ou une polarité négative (ARN–), appelé anti-messager. Il doit alors être transcrit au
linéaire ou circulaire, segmenté ou non.
préalable en ARNm par ARN polymérase associée au virion. Il n’est pas directement
• La nature de l’acide nucléique constitue le 1er critère de classification des virus.
infectieux.
• Le génome viral est généralement haploïde (une seule copie de chaque gène), à l’exception
• Chez les rétrovirus, le génome diploïde est associé à une transcriptase inverse virale (ADN
des rétrovirus qui ont un génome diploïde (2 copies identiques).
polymérase ARN dépendante) qui transcrit le génome viral en ADN intermédiaire de la
transcription en ARNm.
2 .STRUCTURE 2 .STRUCTURE
• 2.2-Capside
• Résulte de la polymérisation d’une seule ou d’un petit nombre de sous-unités
protéiques appelées capsomères. Ces polymères s’associent au génome pour
constituer les nucléocapsides virales qui s’organisent morphologiquement
selon 2 types principaux de symétrie :
• -la symétrie cubique qui donne des nucléocapsides en forme d’icosaèdre
(capside icosaédrique ou parasphérique).
• L’icosaèdre est un polyèdre régulier à 12 sommets, à 20 faces et 30 arêtes et
Chaque face est un triangle équilatéral.
• -la symétrie hélicoïdale qui donne des nucléocapsides en forme d’hélice ou
nucléocapside hélicoïdale.
• Cette symétrie de la capside constitue un critère de classification des virus.
Figure 1 : Différentes structures de génomes viraux
2 .STRUCTURE 2 .STRUCTURE
• 2.2-Capside
• 2.2.1-Capside icosaédrique ou cubique
• Sur les faces triangulaires et sur les arêtes de la capside, les sous-unités
protéiques se regroupent par 6 pour former des hexamères ou hexons.
• Au sommet de chaque triangle, partent 5 plans différents : à chaque sommet,
les sous-unités s’assemblent par 5 pour former des pentamères ou
capsomères de sommet appelés pentons.
• Pour tous les virus à capside icosaédrique, le nombre de pentons est le même
et égal à 12. Par contre le nombre total des capsomères varie selon les virus du
fait du nombre variable de leurs hexons.
• Exemples : -Adenovirus : 252 capsomères dont 12 pentons et 240 hexons.
• -Herpesviridae : 162 capsomères dont 12 pentons et 150 hexons.
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2 .STRUCTURE 2 .STRUCTURE
• 2.2-Capside
• 2.2.2-Capside hélicoïdale
• La capside est constituée par une succession de sous-unités protéiques • 2.2-Capside
identiques qui sont accrochées à l’acide nucléique.
• La nucléocapside ainsi formée peut être rigide (virus de la mosaïque du tabac, • 2.2.3-Capside à symétrie complexe
VMT) ou souple (virus humains).
• Pour chaque virus à symétrie hélicoïdale, le nombre de sous-unités protéiques • Pour certains virus, la symétrie de la capside n’est ni cubique, ni
par tour d’hélice ou « pas de l’hélice » peut être défini. héoïdale et ne peut être établie : elle est dite complexe.
• Exemple du VMT : 2200 sous-unités protéiques au total et 49 sous-unités par
tour d’hélice. • C’est le cas des Poxvirus et de certains bactériophages
2 .STRUCTURE 2 .STRUCTURE
Enveloppe: D’un mot grec signifiant manteau, c’est l’élément le plus externe de
certains virus.
Structure glucido-lipido-proteique, elle provient d’une membrane de la cellule
hôte. Les virus l’acquièrent lors de leur bourgeonnement soit à travers la
membrane d’une membrane cellulaire :
-nucléaire (Herpesviridae)
-du réticulum endoplasmique (Bunyaviridae)
-cytoplasmique (Orthomyxoviridae).
Les enveloppes peuvent être recouvertes de projections protéiques ou spicules,
antigéniques ajoutés par le virus et qui jouent des rôles dans la pathogénie du
virus.
virus de la mosaïque du tabac (VMT), de la rage et Ebola
Les virus qui possèdent une enveloppe sont dits «enveloppés» et ceux qui n’en
33 ont pas sont dits «nus». 34
2 .STRUCTURE 2 .STRUCTURE
Enveloppe La présence ou l’absence d’enveloppe constitue un 3ème critère de
classification des virus et elle confère des propriétés physico-chimiques
aux virus.
Comparaison d’un virus nu et d’un virus enveloppée Les virus enveloppés sont :
-sensibles à la chaleur, se transportent bien à + 4°C et se conservent à – 80°C
pendant des années
-très sensibles à la dessiccation à l’exception du virus de la variole dans les
croutes
-inactivés par les UV, les solvants des lipides (éther, désoxycholate de
sodium,…), la ß-propiolactone. La majorité des virus est détruite par l’eau de
Javel.
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4-CLASSIFICATION DES PRINCIPAUX VIRUS RESPONSABLES D’INFECTIONS HUMAINES 5. VIROIDES, VIRUS SATELLITES ET PRIONS
• 5.1-Viroïdes
• -Petits ARN infectieux simple brin (monocaténaires), de faibles poids moléculaire
(1,3 x 105Daltons).
• L’ARN est nu, circulaire, de 240 à 400 nucléotides avec une région codante pour des
protéines. Il n’est pas encapsidé.
• -Ils sont classés en 2 familles selon leur homologie de séquences et selon la
présence ou non d’une région centrale conservée (CCR) : les Pospiviridae et les
Avsunviridae.
• -Jusqu’à ce jour, ils n’ont été retrouvés que chez les plantes.
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I. ADSORPTION
1. Définition et mécanisme
• L’adsorption du virus est en fait l’attachement du virus à la surface de la
cellule.
• L’adsorption se caractérise par une attraction électrostatique entre des
charges électriques portées par le virus et qui sont localisées sur ces protéines
de capside ou glycoprotéines de l’enveloppe membranaire et des charges
complémentaires qui sont localisées sur les récepteurs situés à la surface de la
cellule.
• On a constaté que l’adsorption exige la présence de cation dans le milieu ou
Fig: étapes de la multiplication des virus baigne la cellule mais elle est indépendante de la température.
I. ADSORPTION I. ADSORPTION
• L’adsorption de la plupart des virus est beaucoup plus complexe qu’une simple
attraction électrostatique entre deux charges de signes opposés.
• Elle nécessite la présence de récepteurs spécifiques sur la cellule mais aussi de
structures d’attachement du virus.
• Il existe chez l’homme des récepteurs pour reconnaître les virus. Cela signifie
que n’importe quel virus n’infecte pas n’importe quelle cellule. Lorsqu’une
cellule permet l’attachement et la multiplication d’un virus on dit qu’elle est
permissive à ce virus.
• C'est l'étape préalable à l'entrée dans la cellule. La fixation des virions
nécessite l'interaction : entre un ligand viral sur le virus et un récepteur
cellulaire sur la cellule.
• Les récepteurs utilisés par les virus sont souvent des molécules d'adhésion
cellulaires, les CAM (Cell Adhesion Molecule) qui interagissent avec des
molécules portées par la membrane plasmique d'autres cellules.
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II. LA PENETRATION DU VIRUS DANS LA CELLULE II. LA PENETRATION DU VIRUS DANS LA CELLULE
• Les molécules relativement petites comme les glucides, lipides et certaines protéines • 2. Cas des virus infectant les animaux.
(hormones) diffusent assez aisément à travers la membrane cellulaire.
• Il n’est pas de même pour les macromolécules comme les acides nucléiques et les • Dans ce cas c’est soit l’ensemble de la particule ou une entité dénommé core
particules. ou nucléoïde qui pénètre dans la cellule.
• Le passage du virus (ADN ou ARN) à l’intérieur de la cellule dépend du groupe de • Mais pour que l’acide nucléique soit accessible aux enzymes nécessaires à
virus. l’expression des gènes qu’il porte et à sa réplication, la pénétration du virus
1. Cas des bactériophages doit être suivie de la libération du génome viral.
• L’adsorption du bactériophage sur la cellule bactérienne aboutit à une hydrolyse • La pénétration du virus et sa décapsidation ne sont toujours différenciées
locale de la paroi bactérienne par des endoglucosidases contenues dans la queue du nettement. En effet, certains virus comme le poliovirus sont décapsidés
phage.
pendant leur pénétration.
• Cette lyse est suivie de l’injection de l’ADN viral à l’intérieur de la bactérie.
• Deux mécanismes de pénétration dans la cellule ont été décrits.
• La pénétration du génome est rendu possible grâce à la contraction de cette queue.
La gaine contractile est constituée d’une protéine contractile où y trouve une
centaine de molécule d’ATP nécessaire à l’effort de contraction.
II. LA PENETRATION DU VIRUS DANS LA CELLULE II. LA PENETRATION DU VIRUS DANS LA CELLULE
• 2. Cas des virus infectant les animaux. • 2. Cas des virus infectant les animaux.
• 2. 1 pénétration directe du génome • 2.2 La pénétration par la pinocytose
• Le procédé est peu courant. Il est utilisé par les Picornavirus : la fixation au
récepteur cellulaire déstabilise la capside fermement attachée à la membrane • Dans le premier cas, la membrane cellulaire s’invagine pour former autour du virion
plasmique. une micro vacuole de phagocytose dans laquelle il est entraîné dans la cellule.
• Le génome s'en échappe et pénètre directement dans le cytoplasme.
• La micro-vacuole donnera une grande vacuole puis un lysosome qui contient des
enzymes. Dans certains cas l’acidité du lysosome favorisera la fusion des membranes
du lysosome et celle de l’enveloppe virale.
II. LA PENETRATION DU VIRUS DANS LA CELLULE II. LA PENETRATION DU VIRUS DANS LA CELLULE
• 2. Cas des virus infectant les animaux. • 2. Cas des virus infectant les animaux.
• 2.3 La pénétration par fusion • 2.4 La pénétration par endocytose puis fusion
• Dans ce cas la membrane cellulaire fusionne avec l’enveloppe membranaire du virus.
• Ce mécanisme est également propre aux virus enveloppés.
• Puis la nucléocapside est libérée à l’intérieur de la cellule.
• La fixation du virus aux récepteurs cellulaires déclenche l'endocytose et le
• Ce mécanisme n’a lieu qu’avec les virus enveloppés. Il assure le passage direct de la
virus se retrouve captif dans la vésicule d'endocytose : l'acidification du
nucléocapside ou du nucléoïde dans le cytoplasme cellulaire.
contenu de la vésicule d'endocytose permettent la fusion de l'enveloppe et
• Il a été décrit chez plusieurs virus (virus de la variole, virus de la vaccine, virus de la
de la membrane : la nucléocapside est libérée dans le cytoplasme.
grippe, VIH)
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II. LA PENETRATION DU VIRUS DANS LA CELLULE III. LA DECAPSIDATION ET FONCTIONNEMENT DU MATERIEL GENETIQUE VIRAL
• Chez la plupart des virus infectant les végétaux la pénétration est favoriser par
les dispositifs anatomiques présent entre les cellules végétales, il s’agit des
plasmodesmes.
• Le virus véhiculé par la sève infecte une cellule et son passage d’une cellule à
l’autre est du à cette structure.
III. LA DECAPSIDATION ET FONCTIONNEMENT DU MATERIEL GENETIQUE VIRAL III. LA DECAPSIDATION ET FONCTIONNEMENT DU MATERIEL GENETIQUE VIRAL
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III. LA DECAPSIDATION ET FONCTIONNEMENT DU MATERIEL GENETIQUE VIRAL III. LA DECAPSIDATION ET FONCTIONNEMENT DU MATERIEL GENETIQUE VIRAL
• La réplication des virus à ARN (mis à part les Rétrovirus) se fait selon deux
grandes stratégies.
III. LA DECAPSIDATION ET FONCTIONNEMENT DU MATERIEL GENETIQUE VIRAL III. LA DECAPSIDATION ET FONCTIONNEMENT DU MATERIEL GENETIQUE VIRAL
III. LA DECAPSIDATION ET FONCTIONNEMENT DU MATERIEL GENETIQUE VIRAL III. LA DECAPSIDATION ET FONCTIONNEMENT DU MATERIEL GENETIQUE VIRAL
• Cas des virus à RNA+/- (Réovirus). Cas des virus à ARN+ (Picornavirus : Poliovirus)
• Ils possèdent des ARN génomiques fragmentés au nombre de 8 à 12 paires. A • Il s’agit d’un petit virus à ARN (Picornavirus). L’ARN génomique est protégé par une capside
l’intérieur de la cellule le virus apparaît enveloppé dans un lysosome. Les
vésicules vont libérer des particules appelées sub-virales. icosaédrique sans enveloppe. La réplication peut se décomposer en 5 étapes.
• C’est en ce moment que commence la synthèse des ARNm. - Première étape : le virus se fixe sur un récepteur cellulaire, pénètre dans la cellule à l’intérieur d’une
• Chaque ARN+/- donnera un messager monocistronique (comportant un gène) vacuole de pinocytose ; la décapsidation, non spécifique, se fait par des enzymes cellulaires ; l’ARN
pour une protéine. Cette transcription est dite primaire et est réalisée par les viral est libéré.
polymérases spécifiques du virus.
• Les ARNm des particules sub-virales vont être utilisés dans deux voies : - Seconde étape : l’ARN viral (+) sert directement d’ARNm, la lecture étant polycistronique, un grand
- pour la synthèse des enzymes nécessaires à la réplication (Hétérocatalyse), polypeptide N00 est synthétisé qui sera ensuite clivé en N1, Nx et N2.
- Les ARNm de types ARN+ seront transcris en ARN- et on aura le double brin →N1 est clivé en VP0, VP1 et VP3 (VP : Viral Protein) qui participeront à l’élaboration de la capside ;
ARN+/- (Autocatalyse). parmi les autres protéines, on distingue une protéase et une ARN polymérase ARN-dépendante.
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III. LA DECAPSIDATION ET FONCTIONNEMENT DU MATERIEL GENETIQUE VIRAL III. LA DECAPSIDATION ET FONCTIONNEMENT DU MATERIEL GENETIQUE VIRAL
Cas des virus à ARN+ (Picornavirus : Poliovirus)
Cas des virus à ARN+ (Picornavirus : Poliovirus)
• - Quatrième étape : à partir de l’ARN (-) il y a synthèse d’ARN (+), une molécule d’ARN (-) générant plusieurs
- Troisième étape : le génome viral étant un ARN (+), les virions devront incorporer ARN (+) ; les ARN (+) synthétisés seront les ARN génomiques viraux ; ils peuvent également participer à
également un ARN (+). l’amplification de la synthèse protéique.
• - Cinquième étape : les particules virales vont être assemblées:
- Pour assurer la duplication de l’ARN (+), un intermédiaire (-) est nécessaire, ce brin (-)
→des polymères de VP0 VP1 et VP3 s’associant pour former une procapside dans laquelle pénètre un ARN
apparaît sur la matrice (+) grâce à l’ARN polymérase ARN-dépendante néosynthétisé qui
génomique (+) ;
porte ici le nom de réplicase.
→le clivage de VP0 en VP2VP4 assure la fermeture de la procapside en capside dont les protéines capsides sont
- Cette étape est dépendante d’une enzyme cellulaire, la terminale uridyl-transférase, qui donc formées des peptides VP1, VP2VP et VP4.
synthétise une séquence poly (U) face au poly(A) de l’extrémité 3’ de l’ARN (+) viral, • Les nucléocapsides virales s’accumulent dans les cytoplasmes de la cellule, réalisant parfois des amas
pseudocristallins. La cellule finit par éclater et les virions passent dans les espaces intercellulaires.
aboutissant ainsi à une structure en épingle à cheveux permettant à la réplicase d’initier • Cette multiplication entraîne une anomalie cellulaire décelable en microscopie photonique et utilisable au
laboratoire pour le diagnostic virologique : l’effet cytopathogène ou ECP.
son travail.
III. LA DECAPSIDATION ET FONCTIONNEMENT DU MATERIEL GENETIQUE VIRAL III. LA DECAPSIDATION ET FONCTIONNEMENT DU MATERIEL GENETIQUE VIRAL
Cas des différents virus à ADN
• La réplication des virus à ADN a le plus souvent lieu dans le noyau cellulaire où
des enzymes cellulaires pourront alors être impliquées.
1: attachement 5: réplication • Nous aborderons lors des TD la réplication d'un certain nombre de virus à ADN
2-3: pénétration et décapsidation 6: assemblage de la capside : les adénovirus, les herpesvirus ainsi que les poxvirus et le virus de l'hépatite B.
4: synthèse d’une polyprotéine 7: libération des virions
Fig: Cycle infectieux complet des Picornaviridae
IV. LES INTERACTIONS VIRUS CELLULE HOTE. IV. LES INTERACTIONS VIRUS CELLULE HOTE.
2. Interaction de type productif
1. L’interaction abortive.
• Dans ce cas la pénétration du génome viral conduit à la production et à la libération
• Dans ce type d’interaction la libération du génome viral dans la cellule et son de nombreux virions. Cette interaction correspond au cycle de multiplication du virus.
interaction avec celle-ci n’aboutissant pas à la production de virions. • Comme il se termine par la mort de la cellule infectée (à plus ou moins brève
• Le génome viral est éliminé et la cellule pourra survivre. échéance) on l'appelle aussi le cycle lytique.
• Un exemple typique est le phénomène de restriction chez les bactéries au • La cellule infectée dans laquelle le virus se multiplie est une cellule permissive.
cours de certaine infection par des bactériophages. Une cellule qui permet la • Dans le cas des virus non-enveloppés, la lyse cellulaire assure le relargage des virions
pénétration de l’acide nucléique viral mais qui bloque son expression est une dans le milieu extracellulaire, permettant alors l’infection des cellules voisines.
cellule non permissive. • Dans le cas des virus enveloppés, la production virale implique une étape de
• Bien qu'ayant pénétré dans la cellule, le génome ne peut pas s'exprimer : les bourgeonnement et donc l’intégrité des membranes cellulaires.
cellules sont des cellules non permissives : elles sont incapables d'assurer • Dans ce cas, la lyse cellulaire peut survenir après la production des virus, suite à la
entièrement le programme des synthèses virales. perturbation du métabolisme cellulaire.
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IV. LES INTERACTIONS VIRUS CELLULE HOTE. IV. LES INTERACTIONS VIRUS CELLULE HOTE.
4. L es infections virales persistantes
• 3. L a transformation cellulaire
• L’infection peut être persistante lorsque la cellule survit à l’infection et produit des
• Elle conduit à l’association intime et stable des génomes viral et cellulaire. virus sans être lysée.
• Les infections virales persistantes sont de deux types : latentes ou chroniques.
• En pénétrant dans une cellule non permissive, le virus ne peut pas se multiplier, • Ce type d’infection est bien connu dans le cas de certains virus enveloppés capables
de bourgeonner sans entraîner de lyse cellulaire.
mais son génome peut subsister sous la forme d'un épisome : libre ou intégré a. l'infection latente: dans les infections virales latentes, la primo-infection aiguë
guérit.
dans le génome cellulaire.
Ensuite, aucune particule virale infectieuse ne peut être isolée bien que le virus sort
• L'expression de certains gènes viraux ne provoque pas la mort des cellules mais encore présent dans l'organisme. Mais, sous l'influence de divers stimuli, le virus
"caché" peut entrer dans une phase de réactivation et des particules virales
leur donne des propriétés de croissance et d'immortalité analogues à celles des infectieuses sont produites.
cellules cancéreuses. EX: les Herpesvirus sont responsables d'infections virales latentes.
• Le virus a transformé la cellule : c'est un virus oncogène. Une personne ayant une infection latente n'est contagieuse qu'au cours des périodes
de réactivation.
IV. LES INTERACTIONS VIRUS CELLULE HOTE. IV. LES INTERACTIONS VIRUS CELLULE HOTE.
4. L es infections virales persistantes
b. l'infection chronique Une infection chronique est caractérisée par la présence
continuelle de virus, notamment dans le Sang.
EX: le virus de l'immunodéficience humaine (VIH), engendre une infection chronique.
Le virus est présent, notamment dans le sang, de la primo-infection jusqu'aux stades
avancés de la maladie. •
chez 5 % des personnes infectées le virus de l'hépatite B persiste : il est alors
responsable d'une infection chronique.
Une personne ayant une infection chronique peut transmettre le virus en
permanence.
Elle est favorisée par l’accumulation des particules virales exerçant une le cytoplasme cellulaire se libèrent en poussant sur la membrane nucléaire ou
pression sur la paroi interne de la cellule et par l’action des enzymes lytiques cytoplasmique (ces membranes sont auparavant modifiées par des protéines
d’origine virale) en formant une boule.
produites par les gènes tardifs.
Cette boule devient un bourgeon sur la membrane.
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Ils sont de nos jours de plus en plus étudiés qualitatives et quantitatives par
des techniques biochimiques, immunologiques et moléculaires.
Grâce à ces techniques, beaucoup d’information sont connus sur les virus et
cela permet de mieux les caractériser.
Où prélever? La viabilité des virus présents doit être préservée d'où la nécessité de transporter
rapidement les prélèvements à l'abri:
Au niveau de l'organe cible quand les lésions sont accessibles. → de la dessiccation;
Au niveau de la porte d'entrée du virus, du site d'excrétion virale et/ou du site →de la chaleur;
→des variations de pH et d'une éventuelle pullulation bactérienne, pour cela:
de multiplication primaire.
• Les prélèvements effectués à l'écouvillon (gorge, conjonctives) doivent être
Plusieurs prélèvements sont parfois nécessaires à l'établissement du diagnostic: déchargés dans un milieu de transport contenant des antibiotiques.
gorges, selles, urines, LCR. • Les échantillons de sang, d'urine, de selles, de lavage bronchoalvéolaire, de LCR, les
biopsies d'organes sont recueillies dans un récipient stérile (tube sec stérile).
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Poste de travail pour les cultures virales : hotte à Observation de cultures cellulaires (tubes, boîtes multi-puits de
flux laminaire, matériel jetable et stérile. plastique et flacons) au microscope optique inversé
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b. Cultures des lignées continues La principale de détection de croissance virale reste l’observation microscopique
des cultures pour mettre en évidence la survenue d’un ECP.
Les lignées continues caractérisées par leur capacité de prolifération infinie,
Les cultures sont alors examinées à intervalles réguliers au microscope optique
proviennent soit de tumeurs malignes (cellules HeLa) soit de la transformation
inversé à faible grossissement:
spontanée ou viroinduite de cultures primaires ou secondaires (cellules Vero).
Recherche ECP, visibles soit à l'état frais (arrondissement ou rétraction des cellules)
Elles doivent être congelées à un nombre de passages donné et le stock
soit après fixation et coloration des cellules mises en culture sur des lamelles
régulièrement reconstitué. (inclusion intranucléaire ou cytoplasmique selon le site de multiplication du virus).
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Subjectivité de la lecture : expérience de l’observateur. Quantitative (HIC, HBV, HCV, EBV) = charge virale
La culture est pratiquée dans peu de laboratoires de ville Suivi parfois du séquençage nucléotidique
Certains virus ne sont pas cultivables en dehors de laboratoires de recherche très spécialisés.
2. Diagnostic direct par Biologie moléculaire 2. Diagnostic direct par Biologie moléculaire
2.1. Par amplification génique 2.1. Par amplification génique
2. Diagnostic direct par Biologie moléculaire 2. Diagnostic direct par Biologie moléculaire
2.1. Par amplification génique 2.1. Par amplification génique
dNTP
Matrice
La PCR La PCR
Taq polymérase
ADN
Amorces
Tampon
Avantage:
Sensibilité
30 cycles
Séquence exacte …
95°C 55°C 72°C
Dénaturation Hybridation Elongation
adaptation thérapeutique
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Immunofluorescence spécifique du
HHV sur un frottis vaginal :
AC
les cellules infectées présentent une
fluorescence jaune-verte. Un
Ag virales
accouchement par césarienne va être
proposé à la patiente.
Négatif Positif
3. Diagnostic indirect des infectrions virales 3. Diagnostic indirect des infectrions virales
Diagnostic sérologiques
Diagnostic sérologiques = recherche des anticorps Le diagnostic sérologique consiste en l'analyse de l'échantillon (généralement du
sang) d'un patient, pour déterminer la présence ou l'absence d'un anticorps spécifique
(analyse qualitative) ou mesurer la quantité de cet anticorps présent dans le sang
(analyse quantitative) produits par l’organisme suite à la présence de certains agents
pathogènes.
Ces techniques sont basées sur le principe de la spécificité de la réaction antigène-
anticorps, et utilisent des antigènes viraux de référence sous différentes formes (virus
entier purifié, protéine virale native ou recombinante).
Leur mise en œuvre repose sur des réactions biochimiques permettant de visualiser
la formation des complexes immuns.
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3. Diagnostic indirect des infectrions virales 3. Diagnostic indirect des infectrions virales
Diagnostic sérologiques
Diagnostic sérologiques
Tous les virus induisent:
Sérum
Prélèvement de sang en tube sec gélosé La formation d’Ac spécifiques après une primo-infection.
Acheminé au laboratoire à température ambiante. Une élévation du titre en Ac après une réinfection ou une réactivation.
Centrifugé au laboratoire
Lors de diagnostic viral, les Ac spécifiques d’un virus sont titrés dans 2
Le sérum est utilisé pour réaliser les sérologies prescrites.
sérums: précoce et tardif.
Autres liquides biologiques :
Techniques d'Analyses
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Ac sériques
E E
Ac sériques
IMMUNOCHROMATOGRAPHIE IMMUNOCHROMATOGRAPHIE
La détection rapide d'antigènes parasitaires, bactériens ou viraux par
immunochromatographie sur membrane consiste à déposer l'échantillon à tester (sang,
urines, selles, LCR, pus, ...) à l'une des extrémités d'une membrane de nitrocellulose fixée L'excès de complexe conjugué continue à migrer et est immobilisé par un
sur un support plastique ou carton. anticorps (anti-lapin ou anti-souris), l'accumulation des complexes colorés
Si l'antigène recherché est présent, il se lie avec un anticorps marqué le plus souvent à l'or entraîne l'apparition d'une ligne colorée, cette seconde ligne ou ligne de
colloïdal.
contrôle valide le bon fonctionnement de la réaction.
Sous l'effet d'un tampon lyse migration ou non, les complexes antigènes-anticorps migrent
En cas de réaction négative, seule la ligne contrôle est colorée.
par capillarité et sont arrêtés par des anticorps de capture fixés sur la membrane.
Un résultat positif se traduit par l'apparition d'une ligne colorée. L'apparition des bandes est rapide en 15 à 20 mn.
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Diagnostic sérologiques
A 50 µl
B
C
D
E
F
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DEFINITION DEFINITION
« La vaccination est le processus consistant à stimuler les réponses « Les vaccins ont pour but d’aider le système immunitaire à se défendre contre
immunitaires adaptatives protectrices contre des micro-organismes en des bactéries ou des virus avec lesquels un contact futur est possible ; evitant de
exposant l’individu à des formes non pathogènes ou à des composants des contracter les maladies dont ils sont responsables. »
micro-organismes. »
GENERALITES GENERALITES
Le but des vaccins est d’obtenir une réponse protectrice, basée sur la mémoire Les différentes voies d’administration impliquent de manière variable les
immunologique, reposant sur la production d’anticorps et de lymphocytes cellules présentatrices d’antigène qui prennent en charge le vaccin.
effecteurs. La vaccination génère non seulement une protection individuelle mais également
Les anticorps et les cellules mémoire augmentent à chaque contact antigénique une protection collective en limitant la dissémination des agents infectieux.
(rappels vaccinaux). Produits à partir de différents systèmes biologiques (bactéries, levures,
Il existe trois types principaux de vaccins : atténués, inactivés, antigènes cellules animales,…)
purifiés.
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Immunité acquise
LE SYSTÈME IMMUNITAIRE
Les granulocytes : appartenant aux globules blancs, spécialisés dans la
Passive Active
détection et l'ingestion d'agents pathogènes (environ 100 millions de
granulocytes/jour).
Survie à une
Vaccination
Infection naturelle Les cellules T (se développent dans le thymus après avoir pris naissance dans la
Artificielle Ac maternels artificielle
moelle osseuse).
• ne reconnaissent qu'un seul agent pathogène à la fois grâce à l’antigène.
Organismes Antigènes
Après une réaction défensive, des cellules T spécialisées → de cellules
Organismes Antigènes ADN
vivants tués
anatoxine
recombinants purifiés mémoire (mémoire immunologique).
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Agents infectieux entiers inactivés par des méthodes physiques comme la Peuvent être des protéines responsables d’une activité du pathogène (ex : toxines
chaleur, le pH, β-propiolactone… tétanique et diphtérique), inactivées avant leur administration (anatoxines)
mais présentant la même immunogénicité. Egalement protéines cibles des
En général très bien tolérés ; recours à des adjuvants pour augmenter leur
anticorps protecteurs (hépatite B). La réponse à ce type de vaccin est
efficacité
majoritairement de type anticorps.
Ils sont conservés à 4°C.
La tolérance est très bonne mais il y aura nécessité d’administrations répétées et/
ou de rappels.
Certains antigènes vaccinaux requièrent d’être couplés à des protéines pour
Induisent une réponse essentiellement de type anticorps associée à une réponse T
augmenter leur immunogénicité. Ainsi les polysaccharides du pneumocoque
CD4+ nécessaire pour que la réponse B soit optimale.
peuvent stimuler directement des lymphocytes B dans la rate et induire la
production majoritairement d’anticorps de type IgM.
Ex vaccins contre la typhoïde , de la variole, la coqueluche,…
Ce type de vaccin n’induit pas de réponse mémoire. Le couplage des Un problème important actuel de la vaccination est la nécessité d'obtenir une
polysaccharides à de l’anatoxine diphtérique inactivée permet d’obtenir par
réponse immunitaire de type cellulaire indispensable pour le contrôle de
contre à la fois une réponse anticorps de type IgG grâce aux lymphocytes T
CD4+ stimulés par les cellules dendritiques et une réponse B de type mémoire certains pathogènes, notamment viraux.
(Vaccin Prevenar 7 ou 13).
Pour déclencher les réponses immunitaires cellulaires, il est nécessaire de faire
pénétrer les antigènes à l'intérieur des cellules, en particulier des cellules
molécules antigéniques obtenues par extraction ou synthèse chimique ex:
coqueluche acellulaire, Pneumo 23, Méningite, … présentatrices d'antigènes comme les cellules dendritiques.
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Des virus atténués sont susceptibles d'atteindre un tel objectif mais il n'existe Greffe sur une partie sélectionnée d’un autre organisme vivant un élément du
virus ou de la bactérie : le vaccin concentre alors des gènes en provenance
que quelques exemples de virus ayant été modifiés avec succès, de telle sorte d’espèces différentes. vaccins « chimères » ex : hépatite B, le papillomavirus,
qu'ils restent capables d'infecter les cellules et soient à la fois immunogènes et la grippe pandémique, le choléra,...
Vaccins antibactériens « mixtes », ou « conjugués », couplage avec une protéine
inoffensifs. Ces approches comprennent 3 types différents de vaccins: porteuse (généralement l’anatoxine tétanique ou diphtérique), ex Prevenar,
1. Vecteurs viraux non réplicatifs Haemophilus influenza B, méningite A, C, Y, W135.
Vaccins multiples qui contiennent plusieurs valences dans la même seringue. La
2. Vaccins ADN, ARN tendance actuelle est de mettre le plus d’antigènes possibles dans une seringue.
3. Vaccins à base de lipopeptides Ainsi arrive-t-on à des « hexavalents ».
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COMPOSITION Adjuvants
(du latin « adjuvare » = aider), composé ajouté à des préparations vaccinales qui
Le vaccins terminé, à base de virus tué, doit contenir, par dose humaine
augmente la réponse immunitaire.
individuelle au moins:
Leurs usage remonte aux années 1925 lorsque RAMON s’était aperçu que la
2,0ml d’une suspension à 5% de virus rabique inactivé dans du soluté réponse aux anatoxines tétanique et diphtérique était augmentée grâce à la
physiologique tamponné au phosphate à pH 7,0. présence dans le vaccin de divers produits qui y furent tels que huiles, sels
d’aluminium, microparticules, sels d’alun, l’hydroxyde d’aluminium et le
Le titre en phénol du produit terminé ne doit pas dépasser 0,25% si le vaccin phosphate d’aluminium
contient 10% de tissu cérébral, et 0,4% si le vaccin contient plus de 10% de tissu
cérébral L’alun, utilisé par exemple pour les vaccins «toxiniques» (tétanos, diphtérie),
permet un dépôt local et une agrégation des protéines vaccinales.
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RODUCTION DE VACCINS
Les bactéries
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Un bon antiviral est celui qui respecte les synthèses cellulaires normales et → Enfin, on à utiliser la modélisation à partir de la structure 3D de l’enzyme et
qu’il inhibe, à l’intérieur des cellules, la synthèse des constituants viraux voir quels sont les composés qui pourraient le mieux s’accrocher au
effectuée sous le contrôle du génome viral. niveau du site actif (inhibiteurs de protéases).
175 176
177 178
179 180
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181 182
183 184
Les molécules utilisés ici sont la plupart des formes modifiées. C’est sont des
analogues nucléosidiques des purines ou des pyrimidines.
L’analogue obtenue peut participer à:
185 186
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187 188
Mécanisme d’Action des inhibiteurs nucléotidiques et non nucléosidiques Mécanisme d’Action des inhibiteurs nucléotidiques
Aciclovir (ACG) +ATP Aciclovir 1 phosphate
Aciclovir (Zovirax): c’est la molécule antivirale spécifique dépourvue d’effet
Kinase virale
cytotoxique. C’est un analogue de la 2’-désoxyguanosine. Kinase cellulaire
Pour être active, elle doit d’abord être monophosphorylée puis di et
triphosphorylée.
La première étape de phosphorylation ne peut pas être réalisée par la thymidine Aciclovir di-phosphate
kinase cellulaire mais par la kinase virale. Kinase cellulaire
Famcicloivir (Oravir): C’est une prodrogue utilisé actif sur les virus HSV,
EBV et VZV 191 192
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zalcitabine Hivid®
Agissent uniquement sur le HIV-1 en association avec des IN et/ou des
Lamivudine Epivir®
antiprotéases à cause de l’apparition rapide de résistance.
Stavudine Zerit®
Abacavir Ziagen ®
193 194
Mécanisme d’Action des inhibiteurs non nucléosidiques de la TI Inhibiteurs non nucléosidiques de la TI (INNTI)
DCI Spécialité
Le mécanisme d’action des inhibiteurs non nucléosidiques de la transcriptase
reverse implique une fixation directe de ces composés au site catalytique de Névirapine Viramune®
l’enzyme, bloquant ainsi son activité.
N’ayant pas besoin de phosphorylation, ils sont indépendants des capacités de Efavirenz Sustiva®
phosphorylation intracellulaire.
delavirdine Rescriptor®
emivirine Co-Actinon®
195 196
197 198
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DCI Spécialité
saquinavir Invirase®
ritonavir Norvir®
indinavir Crixivan®
Nelfinavir Viracept®
199 200
201 202
203 204
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3 millions d’unités 3 fois/semaine; Il est utilisé dans le traitement des hépatite virale C par Voix orale (en bithérapie
avec u ninterféron)
Associées à 500mg (per os) 2 fois/j de ribavirine pendant 6 mois.
205 206
209 210
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INTRODUCTION INTRODUCTION
EX2: L'apparition de la bilharziose dans des périmètres récemment irrigués
Malheureusement, ces découvertes n'ont pas suscité à l'époque un grand
après la construction d'un barrage sur le fleuve Sénégal, là où elle était absente
auparavant, peut constituer un exemple de maladie émergente, alors que le intérêt et le risque potentiel de diffusion de ces virus qualifiés de «tropicaux»
germe est connu depuis l'époque pharaonique.
ne semblait aucunement inquiéter les autorités de santé.
Dans les années 1950, différents organismes mettent en place des réseaux de L'apparition du sida et la démonstration que les VIH provenaient de virus
surveillance internationaux visant à recenser les virus transmis par les insectes présents chez différentes espèces de singe en Afrique et qui avaient pu
et ceux présents dans des hôtes réservoirs (rongeurs, chauves-souris, oiseaux,
animaux domestiques). s'adapter à l'homme puis diffuser hors du continent africain amenèrent les
scientifiques à porter un regard nouveau sur les arbovirus, et d'une façon plus
Le bilan de ces investigations est surprenant: plus de 600 virus nouveaux sont générale sur les zoonoses tropicales.
décrits, pour la plupart dits <<orphelins».
Cet intérêt apparaît de nos jours justifié, avec la récente introduction aux États-Unis du virus On qualifie d’émergent un virus qui apparait nouvellement au sein d’un hôte (
West Nile (arbovirus transmis par les moustiques) ou la soudaine émergence du Coronavirus
qui était jusqu’à présent inconnu à l’intérieur de l’organisme qu’il infecte).
responsable du SRAS (syndrome respiratoire aigu sévère) et le Chikungunya à l’Est du Tchad.
Maladie émergente: Apparition dans le monde ou dans une région donnée
En 1991, aux États-Unis, le National Institute of Allergy and Infectious Diseases, a proposé
une première liste de maladie émergentes qui comprend en particulier: d’une maladie n’ayant jamais existé
→ la maladie de Lyme, Le terme de maladie virale émergente s'applique aux cas suivants :
→la fièvre de Lassa,
→Maladie totalement nouvelle due à un « nouveau » virus (SIDA, 1981);
→la dengue,
→le choléra →Maladie due à un « nouveau » virus (SRAS, 2003);
→et les fièvres hémorragiques virales.
→Maladie non reconnue jusqu’alors qui le devient suite à une modification
quantitative ou qualitative (Dengue);
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Le terme de maladie virale émergente s'applique aux cas suivants : Maladie ré-émergente: Réapparition après plusieurs années d’une maladie
→Maladie qui apparaît dans une région nouvelle (West Nile aux USA, 1999); ayant existé auparavant.
→Maladie qui existait auparavant chez l’animal et qui se transmet chez l’homme Le terme de maladie virale ré-émergente s'applique aux cas suivants :
(grippe aviaire, 1997);
→une affection qui réapparaît là où elle avait disparu, ou dans un
→une affection dont l'étiologie est nouvellement décrite (maladie connue, virus
environnement nouveau.
nouveau) : exemple des fièvres hémorragiques dues aux virus Ebola, Lassa,
→ exemple de la fièvre jaune ou de la dengue hémorragique en Amérique du
Marburg.
Sud.
• leur infection est tout d’abord prédominante chez une espèce animale en
particulier (grand singe pour le virus Ebola, volatiles dans le cas du virus de la
grippe aviaire H5N1…).
FACTEURS FAVORISANTS L'ÉMERGENCE DES MALADIES VIRALES FACTEURS FAVORISANTS L'ÉMERGENCE DES MALADIES VIRALES
Les facteurs d'apparition des maladies virales émergentes se répartissent, selon leur
origine, en facteurs anthropiques (dus à la présence de l'homme) et naturels, les deux Les facteurs d'apparition des maladies virales émergentes se répartissent,
groupes étant souvent très étroitement liés.
selon leur origine, en facteurs anthropiques (dus à la présence de l'homme) et
1- Facteurs humains
naturels, les deux groupes étant souvent très étroitement liés.
→Les modifications écologiques induites par l'homme peuvent largement influencer les
paramètres naturels d'émergence des virus; 1- Facteurs humains
EX: Fièvre hémorragique d’Argentine
- 1er cas en 1953
→L’augmentation des mouvements animaux et de densité de la population
- Mortalité de 30% mondiale et flux de population humaine;
- Virus responsable : Virus Junin
- Cause de l’émergence: →L’amélioration des moyens de transport et exploitation de la nature;
• Pullulation de rats suite à une
culture intensive de maïs en Argentine
→Développement des outils de détection.
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FACTEURS FAVORISANTS L'ÉMERGENCE DES MALADIES VIRALES FACTEURS FAVORISANTS L'ÉMERGENCE DES MALADIES VIRALES
Chez l’homme, les 1ers CoV ont été isolés en culture cellulaire dans les années 1960, à Ils ont été nommés d’après leur aspect en couronne en microscopie
partir de sécrétions respiratoires d’individu présentant une infection respiratoire aigué. électronique
De 1967 à 2004, les HCoV ont été négligés en médecine humaine et n’étaient pas Leur génome est constitué d’un ARN linéaire simple brin, non segmenté, de
recherchés dans les laboratoire de diagnostic virologique.
Les 1ers connaissances sur la biologie de ces virus ont été acquises à partir de l’étude des polarité positive, d’environ 30 kb et qui code pour 7 à 10 protéines.
CoV animaux.
1. CORONAVIRUS
1. CORONAVIRUS
1.2. Structure et biologie
1.2. Structure et biologie
Certaines de ces protéines sont bien caractérisées comme la réplicase et les protéines
structurales N (nucléocapside), S (spike), E (enveloppe, aussi appelée sM) et M et M’
(membrane), ainsi que la protéine de surface HE (Haemagglutinin esterase) qui n’est
présente que chez certains coronavirus.
→La protéine N est une nucléoprotéine qui s’associe à l’ARN pour former la nucléocapside.
→La protéine S, glycoprotéine de grande taille (de 1 100 à 1 450 acides aminés), elle forme
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1. CORONAVIRUS
1. CORONAVIRUS
Certains acquièrent des propriétés qui les rendent agressif et hautement transmissibles.
incriminés, chez l’enfant, dans des Entérocolites nécrosantes.
Bien que les maladies à coronavirus soient bénignes, certains auteurs notaient, dès 1998, →chez le chien et le porc: gastro-entérite;
que «la capacité d’évolution et d’adaptation des coronavirus est importante et peut →chez les oiseaux et volailles: affections respiratoires.
engendrer l’apparition de variant dont le pouvoir pathogène serait modifié en faveur du
virus».
1. CORONAVIRUS 1. CORONAVIRUS
1. CORONAVIRUS 1. CORONAVIRUS
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1. CORONAVIRUS 2. Chikungunya
Depuis la fin de l'année 2004, l’épidémie due au virus Chikungunya se propage dans l'Océan
Covid-19 Indien.
Selon les études phylogénétiques, la maladie est apparue entre octobre et Décrit pour la première fois en 1952, le virus du Chikungunya appartient à la famille de
décembre 2019, et plus précisément à la fin du mois de novembre. Togaviridae et au genre Alphavirus.
La famille Togaviridae comprend 27 virus dont 16 infectent les humains avec un diamètre de
Le premier patient diagnostiqué est identifié le 1er décembre 2019 dans la
50 à 70 nm et 12000 Pb.
province du Hubei, en Chine.
Il se transmet par l'intermédiaire des moustiques, les primates ou l'homme servant de
réservoir selon la situation géographique et les conditions.
2. Chikungunya 2. Chikungunya
Il est à l’origine d’une maladie caractérisée principalement par une fièvre élevée et de très
Les signes cliniques précoces sont comparables à la fièvre de la Dengue, qui
fortes douleurs articulaires invalidantes.
devrait être incluse dans le diagnostic différentiel puisque les zones d'endémie
Si la maladie n’est pas létale, elle peut parfois générer des douleurs sur une très longue
période. Des formes plus graves peuvent néanmoins être retrouvées chez les personnes se recoupent souvent pour ces deux virus.
fragiles (âgées, immunodéprimées, nouveaux nés issus de mère malades durant Dans le passé, des épidémies relativement limitées ont déjà été recensées en
l’accouchement).
Afrique et en Asie, mais l'épisode actuel est sans précédent.
Le nom Chikungunya s signifie dans la langue bantoue «qui se recourbe» du fait de
Les premiers cas ont été détectés semblerait-il aux Comores, la Réunion et les
l'apparition d'arthralgies qui peuvent être très invalidantes et perdurer des mois, voire des
années, une des conséquences liées à l'infection virale. îles environnantes, puis l'épidémie s'est étendue à Madagascar et l'Inde.
237 238
2. Chikungunya 2. Chikungunya
Au Tchad, c’est en juillet 2020, que les autorités sanitaires ont été avisées de la survenue de
Selon les investigations faites, la souche originelle provient d'Afrique de l'Est.
cas de maladie se manifestant par une forte fièvre, des céphalées et des douleurs articulaires
Actuellement, il n'existe aucune thérapie antivirale ou de vaccin efficace intenses et incapacitantes, parfois accompagnées des vomissements.
contre ce virus, le contrôle du vecteur apparaît dès lors comme le seul moyen Elles ont par la suite déterminé qu’il s’agissait du Chikungunia après les analyses faites par le
de limiter la transmission. laboratoire mobile de N’Djaména et confirmés par le laboratoire de Luis Pasteur de Yaoundé
au Cameroun (labo de référence de l’OMS).
Le diagnostic est basé sur la recherche d'anticorps spécifiques, test disponible
Selon OMS, entre le mois de juillet et le 20 septembre2020, 27 540 cas ont été notifiés au total
à ce jour seulement dans des laboratoires spécialisés.
dans trois provinces:24 302 cas dans le district sanitaire d’Abéché et 3 237 cas dans celui de
Biltine.
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