Cahier Methode Filtrage Gosh Sondages Electriques
Cahier Methode Filtrage Gosh Sondages Electriques
Décembre 2000
POTENTIEL
D’UNE ELECTRODE PONCTUELLE
DANS UN SOL TABULAIRE : DISPOSITIFS SCHLUMBERGER & WENNER
ALGORITHME DE GOSH :
CALCUL DE LA RESISTIVITE APPARENTE PAR FILTRAGE LINEAIRE
h1 couche 1 ρ1
h2 couche 2 ρ2
hN −1 couche N-1
substratum ρN
Le potentiel V présent dans chacune des couches hormis la 1ère ou se trouve la source
ponctuelle (couche 1) vérifie l’équation suivante :
r
La densité de courant j vérifie l’équation
∂ 2V ∂ V ∂ 2V r
+ + =0 (1.1) div j = 0 dans toutes les couches indicées de 2
∂r 2 r∂r ∂z 2 àN
r r
Dans la 1ère couche la densité de courant vérfie l’équation div j = c δ(r ) = c δ(x, y, z) ou δ est la
r
distribution de Dirac . Il reste à déterminer la constante c : considérons le flux de j à travers la
surface S qui délimite un volume V défini par une fonction bornée f(x,y,z) . Le courant I délivré
r
par l’électrode ponctuelle et confiné dans la 1ère couche est obtenu par l’équation I= 〈 div j ,f 〉 ou
f est définie par f(x,y,z)=1 si z>0 et (x,y,z) ∈ V , f(x,y,z)=1/2 si z=0 et (x,y,z) ∈ V, f(x,y,z)=0 si
r
z<0 et (x,y,z) ∈ V, et f(x,y,z)=0 ailleurs : Donc I= 〈 div j ,f 〉 =cf(0,0,0)=c/2 d’ou c=2I
r r
Dans la 1ère couche les équations de la densité de courant j , du champs électrostatique E1 et
du potentiel V1 sont données par
r r
div j = 2Iδ(r )
r r
div E1 = 2ρ1 Iδ(r )
r
∆V1 =− 2ρ1 Iδ(r ) (1.2)
Soit
∂ 2V1 ∂ V1 ∂ V1
2
r
+ + = - 2ρ1 Iδ(r ) pour la couche 1 (1.3)
∂r 2 r∂r ∂z 2
∂ 2Vn ∂ Vn ∂ Vn
2
+ + = 0 pour toutes les autres couches indicées de 2 à N (1.4)
∂r 2 r∂r ∂z 2
On considère que le potentiel Vn (r, z) s’exprime sous la forme d’un produit de 2 fonctions
indépendantes Rn (r) et Z n (z) des variables r et z .
2 2
1 d Rn (r) + 1 dRn (r) =− 1 d Z n (z) =−λ2 ou λ est une variable complexe (1.5)
Rn (r) dr 2 rRn (r) dr Z n (z) dz 2
d 2 Z n (z) 2
−λ Z n (z)=0 (1.7)
dz 2
La résolution de l’équation (1.7) nous amène à l’expression de Z n (z) suivante :
Z n (z) = ( an(λ ) e- λz + bn (λ ) e λz )
an et bn sont 2 fonctions continues de la variable complexe λ
La résolution de l’équation (1.6) nous amène à poser u =λr et l’équation (1.4) devient :
L’équation (1.8) est le cas particulier, λ =0 des équations de Bessel généralisées pour tout λ∈R
d 2 f(u) 1 df(u) λ2
+ +1− f(u)=0
du 2 u du u 2
Le choix se fait par les conditions aux limites imposées au potentiel ; à l’ ∞ le potentiel est nul
et au voisinage de 0 il est constant . Nous avons également à considérer les limites suivantes :
Conclusion
Du fait qu’il faut tenir compte de toutes les valeurs possibles de λ ,le potentiel présent dans la
nième couche s’exprime par l’équation intégrale suivante :
∞
Vn (r, z) = ∫ J 0 (λr) ( an(λ ) e- λz + bn (λ ) e λz ) dλ (1.9)
0
Cas de la 1ère couche :
r ρ I r
∆ 1 = −4πδ(r ) d’ou ∆ 1 1 = −2ρ1 Iδ(r )
d 2π d
ρ1 I
Par conséquent 1 est une solution particulière de l’équation de Laplace
2π r 2 + z 2
régissant le potentiel V1 (r, z) de la 1ère couche qui renferme les sources. La solution
recherchée de l’équation (1.1) est la superposition de la solution particulière à la solution
générale :
ρ1 I ∞
V1 (r, z) = 1 + J 0 (λr) ( a1 (λ ) e- λz + b1 (λ ) e λz ) dλ
2π r 2 + z 2 ∫0
∞
1 = J 0 (λr) e- λz dλ d’ou l’expression du potentiel V1 (r, z)
∫0
et
r2+z2
∞
ρ1 I
V1 (r, z) = ∫ J 0 (λr) [( a1 (λ ) )e- λz + b1 (λ ) e λz ] dλ (1.10)
0
2π
ρ1 I
an(λ ) =
2π
(1+Κ n(λ ))
ρI
bn (λ ) = 1 Φ n(λ )
2π
ρI
a1 (λ ) = 1 Κ1(λ )
2π
Le potentiel Vn (r, z) présent dans les couches indicées de 1 à N , n=1,………N est donné par :
∞
ρ1 I
Vn (r, z) = ∫ J 0 (λr) [ (1+Κ n(λ )) e- λz + Φ n(λ ) e λz ] dλ
2π 0
∞
ρ1 I
Vn (r, z) = ∫ J 0 (λr) [(1+ Κ n )e- λz + Φ n e λz ] dλ
2π 0
Vn (r, z) = Vn +1(r, z) quand z =hn d’ou l’équation récurrente sur les fonctions Κ n(λ ) et Φ n(λ )
r
2.2 Continuité de la composante tangentielle du champs électrostatique E :
r
2.3 Continuité de la composante normale de la densité de courant J :
r r r r r
La densité de courant J est reliée au champs E par la relation suivante : E = ρ J = −∇V ou V est
le potentiel et ρ la résistivité
ρn ρn ρ n - λhn
- Κ n e- λhn + Φ n e λhn + Κ e- λhn - e λhn = (1- )e (2.3)
ρ n +1 n +1 ρ n +1 ρ n +1
∞
ρ1 I
V1 (r,0) = [1+ 2 ∫ J 0 (λr) K1 (λ) dλ ]
2π r 0
∞
ρ1 I
V1 (r,0) = ∫ J 0 (λr) [(1+2 K1 (λ) )] dλ (2.4)
2π 0
Le substratum est défini comme étant la couche N. Dans une couche quelconque, Vn →0 quand on
s’éloigne des sources ( r →∞ ). Dans la dernière couche qui est le substratum, pour que VN →0
quand r →∞ il faut nécessairement que Φ N (λ)=0
A partir des égalités obtenues par les conditions aux limites du potentiel et de la composante
normale de la densité de courant, nous avons les équations suivantes :
On pose :
1+ K n +Φ ne2λhn −1
S(λ) = 2λhn −1
appelé noyau de Sichtler de la n-ème couche
1+ K n −Φ ne
4 Résistivités transformées :
Par définition, la résistivité transformée Tn (λ) est définie comme étant le produit ρ n . Sn (λ)
A M O N B
ON=OM=b et OB=OA=a
VM − V N a − b
2 2
ρapp = π
I 2b
ρ1 I ∞
S (λ) [ J 0 ((a −b)λ)− J 0 ((a +b)λ) ] dλ
2π ∫0 1
En M : VM =
ρ1 I ∞
S (λ) [ J 0 ((a +b)λ)− J 0 ((a −b)λ) ] dλ
2π ∫0 1
En N : VN =
D’ou
∞
a 2 − b2
ρapp = ρ1 ∫ S (λ) [ J ((a−b)λ)− J ((a+b)λ) ] dλ
1 0 0 (5.1)
2b 0
a= 3δ et b= δ
2 2
∞
ρ app = 2δ ∫ [ J 0 (λδ)− J 0 (2λδ) ] T1 (λ) dλ (5.2)
Wenner
0
ρ app
Schlumberger
= π a 2 Ea =π a 2 −2 ∂V
I I
(∂a )
a =0
avec V =V (a)
1
et
∞
ρ1 I
V1 (a) = [1+ 2 ∫ J 0 (λa) K1 (λ) dλ ]
2π a 0
∞
ρ app = ρ1 1+2a 2 ∫λK1 (λ)J1 (λa)dλ
Schlumberger
0
∞
ρ app = ρ1 + a 2 ∫λ(T1 (λ )− ρ1 )J1 (λa )dλ (5.3)
Schlumberger
0
L’échelle logarithmique s’emploie pour tracer les diagrammes de sondages électriques afin de
traduire les variations des profondeurs et des résistivités relatives plutôt qu’absolues.
En échelle logarithmique une multiplication de l’épaisseur d’une couche se traduit par une simple
translation de la courbe sur le diagramme. Si l’on multiplie toutes les dimensions, longueur du
dispositif et épaisseur des couches par un même facteur, la résistivité apparente ne change pas
et les 2 courbes se déduisent l’une de l’autre par une translation parallèle à l’axe des abscisses.
+∞
ρ app ∫T(y)[J (e )− J 0 (2e x − y )].(e x − y)dy
x− y
=2 0
Wenner
−∞
+∞
ρ app = ρ1 + ∫[T(y)− ρ1 ].(J1 (e x − y))(. e2(x− y) )dy
Schlumberger
−∞
+∞
ρ app = ρ1 + ∫[T(y)− ρ1 ].(g(x− y))dy ou g(t)=(J1 (et )).e2t
Schlumberger
−∞
ALGORITHME DE GOSH
+∞
ρ app = ρ1 + ∫[T(y)− ρ1 ].(J1 (e x − y))(. e2(x− y) )dy
Schlumberger
−∞
+∞
ρ app = ρ1 + ∫[T(y)− ρ1 ].(g(x− y))dy ou g(t)=(J1 (et )).e2t
Schlumberger
−∞
+∞
ρapp = ρ app
Schlumberger
- ρ1 = ∫[T(y)− ρ ].(g(x− y))dy
−∞
1 ou g(t)=(J1 (et )).e2t
+∞
ρ app (x ) = ∫ Ψ ( y ).(g ( x − y ) )dy (1.1)
−∞
2 Expression de l’échantillonnée de Ψ
La fonction Ψ( y ) interpolée aux points échantillonnés y0 ± m∆y s’exprime alors sous la forme
suivante en utilisant la formule sommatoire de Poisson :
πy
m=∞
sin
∆y
Ψ( y ) =( ∑ Ψ( y
m = −∞
0 − m∆y )δ ( y − y0 + m∆y ) ) ∗ (
πy
)
∆y
πy
sin
∆y y
ou ( ) = sin c est la fonction d’interpolation
πy ∆y
∆y
et
m=∞
∑ Ψ( y
m = −∞
0 − m∆y )δ ( y − y0 + m∆y ) l’échantillonnée de Ψ( y )
π ( y − y0 + m∆y )
m = +∞
sin
∆y
Ψ( y ) = ∑ Ψ( y
m = −∞
0 − m∆y )
π ( y − y0 + m∆y )
(2.1)
∆y
Nous pouvons donc écrire tenant compte des équations (1.1) et (2.1) que :
π ( y − y0 + m∆y )
m = +∞ +∞ sin
∆y
ρ app (x ) = ∑ Ψ( y
m = −∞
0 − m∆y ) ∫
π ( y − y0 + m∆y )
g ( x − y )dy (3.1)
−∞
∆y
π ( x − y − y0 + m∆y )
m = +∞ +∞ sin
∆y
ρ app (x ) = ∑ Ψ( y
m = −∞
0 − m∆y ) ∫
π ( x − y − y0 + m∆y )
g ( y )dy (3.2)
−∞
∆y
π ( x0 − y0 + ( k + m)∆y − y )
m = +∞ +∞ sin
∆y
ρ app ( x0 + k∆y ) = ∑ Ψ( y
m = −∞
0 − m∆y ) ∫
π ( x0 − y0 + ( k + m)∆y − y )
g ( y )dy (3.3)
−∞
∆y
π ( x0 − y0 + ( k + m)∆y − y )
+∞ sin
∆y
fk +m = ∫
−∞
π ( x0 − y0 + ( k + m)∆y − y )
g ( y )dy (3.4)
∆y
y
f k + m = sin c ∗ g ( y ) calculé aux points x0 − y0 + ( k + m)∆y
∆y
m = +∞
ρ app ( x0 + k∆y ) = ∑f
m = −∞
k +m ( x0 − y0 )Ψ ( y0 − m∆y ) (3.5)
Nous posons :
ln 10
k + m = l , ∆y = = 0.5757 (filtre à 4 points par décades)
4
lmax
ρ app ( x0 + k∆y ) = ∑ f l Ψ ( x0 − (ε + l∆y ) + k∆y )
π (ε + l∆y − y ) lmin
+∞ sin
∆y
fl = ∫ π (ε + l∆y − y )
g ( y )dy et lmax
−∞
∆y ρ app
k
= ∑ f l Ψk −l
lmin
Dans le tableau ci-dessous les valeurs numériques des coefficients du filtre à 4 points par
décades calculées pour un décalage ε = −0.1950
l ε + l∆y fl l ε + l∆y fl
-5 -3.0732 -0.0038 4 2.1076 1.0219
-4 -2.4976 0.0093 5 2.6832 -0.3162
-3 -1.9219 -0.0106 6 3.2589 0.1184
-2 -1.3463 0.0200 7 3.8345 -0.0574
-1 -0.7706 0.0079 8 4.4102 0.0330
0 -0.1950 0.1739 9 4.9858 -0.0211
1 0.3806 0.6487 10 5.5615 0.0144
2 0.9563 1.8192 11 6.1371 -0.0103
3 1.5319 -2.4514 12 6.7128 0.0042
BIBLIOGRAPHIE SUCCINTE