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Bivouac I Chenille-1

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1

FEDERATION DES SCOUTS

FESCOasbl DE LA REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO


Membre de l’Organisation Mondiale du
Mouvement Scout

Arrêté Ministériel n° 009/CAB/MIN/J&DH/2012 du 12 Janvier 2012 accordant la personnalité juridique à l’Asbl “Fédération des Scouts
de la République Démocratique du Congo, en sigle « FESCO »
ASSOCIATION PROVINCIALE DES SCOUTS DU KATANGA APSK
DISTRICT SCOUT DE LUBUMBASHI
C O M M I S S A R I A T A U C L A N

Cycle De Formation De L’aspirant

Edition la Chenille Janvier 2017


2

PREFACE
Par soucis de renforcer notre comité, notre communion fraternelle en tant que
scout, et routier scout que nous nous sommes mis à lřœuvre pour pouvoir mettre au milieu de
notre communauté cette précision des matières nécessaire à la formation de nos jeunes
aspirants. Nous nous passerons bien facilement dřune préface que seule lřamitié a pu nous
faire souhaiter.

Pour ceux qui dřouverture la liront (car le sort des préfaces nřest-il pas de nřêtre
jamais lues), nous voudrions dire que toutes les raisons qui ont poussé Baden-Powell à donner
aux garçons de son temps les joies et lřidéal du scoutisme subsistent.

Ce qui manque le plus aux hommes de notre temps cřest certainement le caractère,
élément fondamental de la personnalité. Il faut entendre par là : la volonté, le goût des
responsabilités, lřindépendance et la solidarité du jugement, le sens de lřhumilité et de
lřobéissance, lřamour actif de notre Grand Dieu et du prochain.

Les jeunes aspirants veulent atteindre à la maîtrise de soi pour le service des
autres. Leur entrainement emprunte ses éléments au scoutisme le plus authentique, sřil se
réclame de quelques originalités ou de quelques nouveautés et se faire dřun puissant attrait,
cřest celui que confère lřapprofondissement et lřexigence.

Voici donc la prévision des matières pour la formation dřaspirants que vous
attendiez. Une prévision théorique et technique qui vous guidera et vous aidera à mieux
posséder les éléments de compétence indispensables à celui qui veut réellement être prêt pour
servir demain en tant que chef compagnon, elle vous aidera à mettre en place votre vie tout
entière, à situer votre personnalité, en vous permettant de la construire et de lřaffirmer.

Aux chefs de clan et chef dřéquipes qui accompagnerons les jeunes aspirants,
quřils en facent bon usage.

Longue vie aux aspirants


3

I. ADHESION AU MOUVEMENT

I.1. LE SCOUTISME

Le scoutisme est défini comme étant un mouvement dřéducation pour les


jeunes fondé sur le volontariat. Cřest un mouvement à caractère non politique, ouvert à
tous, sans distinction de genre, dřorigine, de race ni de croyance.
 Lřéducation dans le sens le plus large du terme est un processus visant à la réalisation
des capacités dřun individu, ceci donne la distinction entre le scoutisme et dřautres
mouvements des jeunes ;
 Elle implique le développement des capacités intellectuelles cřest-à-dire apprendre à
servir et le développement d’attitudes cřest-à-dire apprendre à être.
N.B : Partout où il sřexerce, le scoutisme est basé sur trois facteurs cardinaux
qui sont :
- Les principes fondamentaux ;
- Les besoins et aspirations des jeunes ;
- Les besoins et aspirations de la communauté.
 Si le scoutisme est adapté aux réalités et aux besoins des différentes sociétés, cřest-à-dire il
nřoffre pas le même visage partout.
 Les principes fondamentaux sur lesquels repose le mouvement scout sont les mêmes
partout et pour tout le monde. Ils sont donc irréversibles et constituent le fondement de
lřunité scoute dans le monde entier.
 Les principes fondamentaux sont composés du but du mouvement scout, des principes du
mouvement scout et de la méthode scoute.

I.2. LE BUT

Le but dřun mouvement est la raison qui est à la base de son existence, il
représente sont objectif ou sa raison dřê[Link] mouvement scout a pour but de
« contribuer au développement des jeunes en les aidant à réaliser pleinement leurs
possibilités physiques, intellectuelles, sociales et spirituelles en tant que personne, que
bon citoyen et qu’en tant que membre des communautés locales, nationales et
internationales ».

Cet énoncé sur le but souligne le caractère pédagogique du mouvement, qui


vise la pleine réalisation des capacités dřune personne.
Un des principes fondamentaux de lřéducation est que les dimensions dřun être
humain, à savoir la dimension physique, intellectuelle, sociale et spirituelle, ne
peuvent être développées indépendamment lřune de lřautre.

Notons que, le processus du développement dřune personne est par définition,


un ensemble cohérent.

Le scoutisme ne se substitue pas à la famille, ni à lřécole, ni aux institutions


religieuses, il ne les remplace pas, mais par contre il complète leur action éducative.

I.3. LES PRINCIPES DU MOUVEMENT SCOUT

Notons que les principes sont les lois et croyances fondamentales quřil faut
observe (respecter) dans la réalisation du but. Ils représententune cible de
comportement que tous les membres du mouvement doivent observer.
4

Le scoutisme est fondé sur trois principes de bases qui constituent ses lois et croyances
fondamentales qui sont :
1. Le principe spirituel ou devoir envers Dieu

- Lřélément spirituel du scoutisme se trouve dans la loi et la promesse. La dimension


spirituelle fait partie intégrante de la vie humaine. Elle sřexprime dans la recherche
de lřhomme au-delà de lui-même et de ses expériences vers le transcendant lřabsolu
Dieu.
- La dimension spirituelle dans le scoutisme peut être présente dans et à travers les
structures, la méthode et le programme.
- Les valeurs du scoutisme exprimées dans la promesse et la loi, confirment lřimportance
de développer les relations dřamitié avec soi-même, avec les autres, avec le monde qui
nous entoure et avec Dieu.
- Il faut comprendre par développement spirituel, la manière dont les scouts vivent toute
leur vie.
NB : Le développement spirituel sera déterminé davantage par la personnalité du chef et
lřintégrité de sa propre vie spirituelle que par la qualité des programmes conçus pour
encourager le développement spirituel.
2. Le principe social ou devoir envers autrui

- La loyauté envers son pays dans la perspective de la promotion de la paix, de la


compréhension et de la coopération sur le plan local, national et international.
- La participation au développement de la société dans le respect de la dignité de lřhomme
et de lřintégration de la nature.

3. Principe personnel ou le devoir envers soi-même

- Le développement intellectuel dans le scoutisme se fait par la pratique et lřexpérience, sur


le principe dřapprentissage de lř[Link] scout est responsable de son propre
développement.
I.4. LA PROMESSE ET LA LOI

I.4.a. La Promesse

- Elle représente lřoutil de base pour la formulation des principes du mouvement scout,
cřest-à-dire leur rôle en tant que moyen pédagogique.
- A travers la promesse et la loi, un jeune prend de son gré un engagement personnel par un
code de comportement et accepte devant un groupe de pair, la responsabilité dřêtre fidèle
à la parole donnée.

Lřindentification permanente avec ces valeurs éthiques ainsi que lřeffort soutenu de
vivre selon ces idéaux au mieux de ses possibilités (faire tout son possible), constitue par
conséquent un instrument particulièrement puissant dans le développement des jeunes.
- Tous les membres du mouvement scout doivent adhérer à une promesse et une loi reflétant,
dans un langage approprié à la culture et à la civilisation de chaque organisation scoute
nationale approuvé par lřorganisation mondiale (lřOMMS).
Le devoir envers Dieu, envers autrui et envers soi-même sont inspirés de la promesse et de la
loi, conçue à lřorigine par le fondateur dans les termes suivants :
5

Texte de la promesse
Chef : Que désires-tu ?
Scout : devenir un scout chrétien
Chef : Pourquoi ?
Scout : Pour apprendre à mieux servir Dieu et mon prochain
Chef : Quel avantage matériel en attends-tu ?
Scout : Aucun chef
Chef : Quels sont les trois vertus dřun scout ?
Scout : Franchise, Pureté et Dévouement
Chef : Quelle est la première obligation du scoutisme
Scout : La bonne action (B.A.) quotidienne
Chef : connais-tu la loi scoute et les principes ?
Scout : oui chef
Chef : promets-tu dřobserver fidèlement les principes, la loi et tous les règlements de
lřassociation ?
Scout : Oui chef et de tout mon cœur
Chef : Pour combien de temps ?
Scout : sřil plait à Dieu pour toujours
Chef : confiant en ton honneur nous třadmettons à prononcé la promesse scoute
Scout :« Sur mon honneur et avec la grâce de Dieu, je m’engageà faire de mon mieux
pour remplir mes devoirs envers Dieu, l’église, ma patrie ; à aider mon
prochain en toutes circonstances et à observer la loi scoute ».

I.4.b. La loi

La loi est lřensemble des règles quřun scout doit suivre toute sa vie
Nous nřavons quřune seule loi divisée en 10 articles :
1. Le scout nřas quřune parole
2. Le scout est loyal et bon citoyen
3. Le scout se rend utile et aide son prochain
4. Le scout est lřami de tous et frère de tout autre scout
5. Le scout est courtois et respecte ses ainés
6. Le scout aime et protège la nature
7. Le scout sait obéir et ne fait rien à moitié
8. Le scout sourit et chante même dans les difficultés
9. Le scout est travailleur et respecte les biens dřautrui
10. Le scout est pur dans ses pensées, ses paroles et ses actes

I.4.c. Le Salut
1. Définition : le salut est un souhait dřune bonne journée à quelquřun

2. Sorte de salut : il y a cinq sortes de salut

a) Grand salut : se fait au béret ou aux quatre bosses mais en uniforme


Complet.
6

b) Demi-salut : se fait en uniforme incomplet c.-à-d. sans béret ni 4 bosses.

c) Salut au staff : se fait avec staff : N.B : le staff soutenu par les deux mains
mais du côté droit.

d) Salut brandit : se fat lors de la montée des couleurs :


 Chef : au Pays
 Scout : à la patrie

e) Voute d’honneur : La Voûte dřhonneur est constituée par deux files de


Scouts formant la haie et faisant le Salut brandi, le bâton de chaque Scout
touchant légèrement le bâton de son vis-à-vis. La voûte dřhonneur ne se
fait quřen plein air, par exemple au passage dřune personnalité ou à la
sortie dřun mariage
7

3. Vertus scout

1. Franchise
2. Dévouement
3. Pureté
4. Le fort protège le faible

4. la fleur de LYS : cřest lřinsigne mondial des scouts

Elle a :
Trois pétales qui relatent les trois vertus dřun scout c-à-d :
 Franchise
 Dévouement
 Pureté
Deux étoiles : Elles montrent les cinq premiers et les cinq derniers
articles de la loi scoute
Une ligne droite : montre le droit chemin c-à-d la ligne de
conduite c-à-d la loi scoute.
Un cercle : qui montre lřunité scout mondial.

N.B :
- Nous portons la fleur de LYS pour nous conduire dans le vrai chemin.
- Elle fut utilisée pour la première fois par les matelos et lřont utilisée comme boussole
car son inclinaison donne toujours la position du Nord dřoù les scouts en le portant ne
doivent jamais perdre le nord.
8

I.4.d. LES SIGNES DE PISTE

1) Définition : ce sont des signes conventionnels permettant à un scout de se retrouver


facilement.
2) Sorte des signes de pistes
9
10

I.4.e. HIERARCHIE ET INSIGNE GRADE


a) Lřhiérarchie est une succession des grades dans une communauté donnée.
b) Lřinsigne grade est la façon de distinguer les grades des chefs à lřOvide des insignes.
Grade Nœud d’épaule Egraille Jarret Cordelières Foulard

Commissaire national - Grenat Grenat Cuire Grand (foulard


et son équipe de
commandant)

Commissaire - Bleue Bleu Cuire Bleu


provincial et son
équipe

Commissaire de - Gris Gris Cuire Gris


district et son équipe.
N.B :
- Com au Clan
- ^^ à la scie - Rouge - Rouge - Rouge - Cuire - Gris
- ^^à la trpe - Bleu - Bleue - Bleu - Cuire - Gris
- ^^ à la neute - Vert - Verte - Vert - Cuire - Gris
- Jaune - Jaune - Jaune - Cuire - Gris

- C.G. - Blanc - Blanc - Blanc - Cuire - D’unité ou


- A.G. - Grenat blanc - Grenat - Grenat blanc - Cuire du groupe
- Aumônier - Noir - Noir - Noir - Cuire - D’unité ou
- Intendant - Bleu - Bleu - Bleu - Cuire du groupe
- D’unité ou
du groupe
- D’unité ou
du groupe
- C.C. - Rouge -Rouge - Rouge - Cuire - D’unité ou
- A.C. - Grenat rouge -Grenat rouge - Grenat rouge - Cuire du groupe
11

- C.E comp - Rouge, Vert, -R.b.v.j + II gallons - R.b.v.j - Cuire - D’unité ou


Jaune Rouge du groupe
- D’unité ou
du groupe

- C.E. asp - Bleu, Vert, J B-V-J + gallons R - B-V-J - Cuire - D’unité ou


- Routier - R, B, V, J R-B-V-J - Idem - Cuire du groupe
- Compagnon - B, V, J B-V-J - Idem - Cuire - D’unité ou
- Aspirant - Café Café - Idem - Cuire du groupe
- D’unité ou
du groupe
- D’unité ou
du groupe

- [Link] - Bleu - Bleu - Bleu - Cuire Du groupe


- A. Cie - Grenat bleu - Grenat bleu - Grenat bleu - Cuire Du groupe
- C. esd - D’éscaurde - D’éscaurde - D’éscaurde - Cuire Du groupe
- S. esd - D’éscaurde - D’éscaurde - D’éscaurde - Cuire Du groupe
- C.T. - Vert - Vert - Jaune - Cuire - Du Grp
- A.T. - Grenat vert - Grenat vert - Grenat vert - Cuire - Du Grp
- P.C.P. - Bleu - III gallons B - _ - Blanc non - Du Grp
- C.P. - De la patr - II gallons B - _ Cuire - Du Grp
- S.P. - De la patr - I gallon B - _ - ^^ - Du Grp
- Khaki
- C.M. - Jaune - Jaune - Jaune - _ - Grape
- A.M. - Grenat jaune - Grenat jaune - Grenat jaune - _ - ^^
- IerSiz - De sizaine - III bandes J - _ - _ - ^^
- Siz - De sizaine - II bandes J - _ - _ - ^^
- Ciz - De sizaine - I bande J - _ - _ - ^^
- Formateur - _ - _ - _ - 4 Buchettes - Volet mille
- Formateur Adj - _ - _ - _ - 3 Buchettes - ^^
- Wood-Badge - _ - _ - _ - 2 Buchettes - ^^
12

I.4.f.NŒUDS
1) Définition : le nœud est un élément dřune corde qui se noue et se dénoue facilement.
2) Qualité d’un bon nœud
 Un bon nœud doit être beau à voir
 Un bon nœud doit être dur
 Un bon nœud doit se nouer et se dénouer facilement.
3) Base d’un nœud
a. La Ganse b. Boucle c. Tour mort

4) Type de nœuds
2. Nœud plat ou de 3. Nœud de vache
1. Nœud simple
riz

sert à commencer Sert à nouer deux cordes de


plusieurs nœuds et grandeur différentes
plusieurs brellages Sert à relier deux cordes de
mêmes grandeurs

4. Nœud de batelier 5. Nœud de Tisserand 6. Nœud de Capucin

Aide et sert à se constituer en


échelle sur la corde afin de bien
grimper, il faut faire un double
Sert à tisser les filets, etc. cřest nœud simple sur la même corde
Sert à commencer plusieurs un nœud plat et de vache
bréllages et même à les terminés combinés

7. Nœud de jambe de 8. Nœud de pécheur


chien

Sert à nouer deux cordes qui lisse ou qui glisse, superposer


les deux cordes en parallèle et nouer à chaque boue un nœud
simple autour de lřautre puis tirer de deux côté jusquřà avoir
Sert à raccourcir une corde sans la un capucin. Les deux nœuds simples sont inversement
coupé, il se fait avec trois boucles proportionnels.
13

10. Nœud de chaise double


9. Nœud de chaise simple

Sert à monter quelquřun sur un arbre ou à


remonter quelquřun qui est dans un trou Sert à sortir dans un trou et qui est mal en
N.B. la personne se porte bien point
On commence avec quatre boucles
superposée les une sur les autres

12. Nœud de bois double


11. Nœud de bois simple
charpentier

Relier deux bois et commencer plusieurs


brellages
13. Nœud de capelage

14. Nœud de huit

Sert à commencer le brellage en huit

Sert à soutenir un mat sans creuser.


Il faut que la distance AB, BC et CD soient
égaux
14

15. Nœud d’alouette


16. Nœud de patte d’oie

Sert à tirer un objet et commencer Sert à nouer la drisse ou mat


le brellage

17. Nœud de bouteille


18. Nœud de rosette

Sert à lier le lasser de nos souliers

Sert à déplacer une bouteille sans le tenir

20. Nœud de voleur ou


l’évader

19. Nœud d’amarrage

Pour amarrer un bateau sur un piquet, cřest


Nœud de chaise simple, après vient le
le même des pécheurs
nœud dřévader sert à lřévader puis retirer la
corde
15

21. Nœud de carrick 22. Nœud de cravate

Il est utile dans les épissures et dans le cas


des câbles à grosse dimension, cřest double
tisserand.

23. nœud de tête de turc Le nœud double est très proche du nœud
simple si ce n'est qu'il nécessite une deuxième
rotation ; au départ, le grand pan est passé
deux fois autour du petit pan.
Plus épais dans son allure que le nœud simple,
le nœud double est idéal avec la plupart des
chemises. Il est aussi parfait avec toutes les
cravates à l'exception de celles trop épaisses.

24. nœud d’ancre

Le nœud de tête de turc ou bonnet turc est un


nœud permettant de former un anneau tressé. Il est
souvent utilisé dans la réalisation de bagues de Le nœud de grappin, aussi connu sous le nom
foulard en cuir. de Nœud d'ancre, est un nœud d’amarre résistant et
Lorsque ce nœud est utilisé sur un lacet de cuir, il sûr. Facile à faire, mais il est impossible à défaire une
convient de bien mettre le côté brillant à l'extérieur. fois bien serrée. C'est le nœud parfait pour relier un
Réalisé sur une jolie corde, même d'un diamètre un cordage à une chaîne d'ancre de manière
peu important, l'anneau ainsi obtenu peut être permanente.
utilisé comme rond de serviette, ou, sur un bateau, A effectuer avec des cordages souples de diamètre
pour orner une barre à roue (la poignée supérieure moyen. Il n’abîme pas ce qui est serré.
est ainsi aisément repérable, ce qui aide à remettre
la barre au neutre).
16

25. Nœud de tendeur 26. Nœud de poulie


Réalisation
1. Passer autour du piquet la corde à
tendre.

2. Faire une demi-clé double (un tour


mort barré d'une demi-clé).

3. Faire une demi-clé à la suite.

4. Rapprocher la demi-clé de la demi-clé


double. Pour ajuster le tendeur, faire Faire un nœud simple
glisser le nœud sur la corde. à 20 cm de chaque extrémité retourner
l'un des bouts

Utilités
 Tendre une corde quelconque avec
possibilité de l'ajuster.
17

I.4.g. DRAPEAU

1) Définition : le drapeau est un symbole du pays qui mérite notre respect.


Notre drapeau est tricolore : le bleu-jaune-rouge
Nous avons trois sortes dřemblèmes :
- Lřétendard : représente un groupe, une Branche
- Le fanion : représente une patrouille
- Le drapeau national : représente le Pays.

Poulie Guindant

Battant = flottante

Aie Pavillon
Mât
Drisse

Patte d’oie

Hampe

Fanion de la patrouille

Lřétendard nřest pas un drapeau, il lui est


différent par la représentation
18

I.4.h. CE QUE LE SCOUTISME N’EST PAS


 Ce nřest pas une œuvre de gens ou de quelquřun pour les biens des enfants pauvres,
 Ce nřest pas une école ayant un plan dřétude définit et des programmes préalable,
 Ce nřest pas une troupe dřofficiers et des soldats destinés à donner à coup dřexercices,
des travaux des civilités aux garçons,
 Ce nřest pas une agence de petit messager pour la commodité du public,
 Ce nřest pas une expression en des résultats superficiels qui sont obtenu grâce à une
distribution dřinsignes de mérite, des médailles.

I.4.i. SPIRITUALITE

a. Le salut en christ

But :
- Faire comprendre au chrétien ce qui lui est arrivé quand il a reçu Christ dans sa vie ;
- Lřaider à comprendre quřil a commencé une nouvelle vie par la foi en Christ
Quřest ce qui est arrivé dans votre vie quand vous avez reçu Christ comme sauveur et
seigneur.
1. Christ est vraiment entré votre vie : « Apocalypse 3 :20 » selon ce verset :
a) Que promet Jésus ?
Réponse :
b) Que devons-nous faire ?
Réponse :
c) Avez-vous ouvert la porte de votre cœur ?
Réponse :
d) Où se trouve Christ maintenant par rapport à votre vie ?
Réponse :
Christ est présent dans votre vie car il a promis de venir si vous le lui demandez. Vous
êtes chrétien parce que Christ vit en vous, ayez confiance en la parole de Dieu et croyez quřil
est fidèle. Jésus-Christ que vous avez en vous est votre Sauveur et Seigneur.
2. Vos péchés ont été pardonnés
a) Lire Colossiens 1 :12-13
- Rédemption = délivrance obtenu grâce au payement dřune rançon ou rachat dřun
esclave
- Rachat = le fait dřacquérir la liberté de quelquřun à prix dřargent
- Rémission des péchés = pardon des péchés

Selon ces versets, en qui avons-nous la rédemption et la rémission des péchés ?


Réponse :
b) Selon Colossiens 2 :13. Combien de vos péchés (offenses) sont-ils pardonnés :

Réponse :
c) Lire Jean 8 :11 Que recommande Jésus dans ce verset ?

Réponse :
Tous vos péchés ont été pardonnés en Jésus-Christ, et vous ne devez plus pécher.
19

Exemple :
- Si vous voliez, vous devez cessez de voler.
- Si vous étiez menteur, vous devez cesse de mentir.

3. Vous êtes devenu enfant de Dieu : « Jean 1 :12-13 » selon ce verset


- Comment devient-on enfant de Dieu ?

Réponse :
- Etes-vous maintenant enfant de Dieu ?

Réponse :
- Comment le savez-vous ?

Réponse :
- Est-ce que tout le monde est enfant de Dieu ?

Réponse :
« Vous êtes enfant de Dieu parce que Christ vit en vous depuis que vous lřavez reçu dans
votre vie. »
4. Vous êtes devenu saint

Lire Colossiens 1 :2 et 1corinthiens 1 :2


Selon ces versets, à qui lřapôtre Paul sřadressait-il ?
Réponse :
Ce qui est Saint est pur, parfait, celui qui est Saint est consacré, mis à part, soustrait
dřun état commun à tous pour une utilité noble, celui qui est saint se maintient dans la pureté,
se sanctifie au jour le jour pour servir Dieu.
5. Vous avez la vie éternelle

Cřest une vie qui nřa pas de fin ; qui dure toujours même si votre corps physique
meurt
a) 1 Jean 5 :20-21
Selon ce verset, qui est Jésus-Christ ?
Réponse :
b) 1 Jean 5 :11-13
- Où se trouve la vie éternelle ?
Réponse :
- Comment une personne reçoit-elle la vie éternelle ?
Réponse :
- Avez-vous la vie éternelle ?
Réponse :
- Comment le savez-vous ?
Réponse :

c) Jean 6 :40 ; Jean 11: 25


Selon ces versets que fera Christ au dernier jour si vous mourez aujourdřhui ?
Réponse :
6. Vous aviez été délivré de la puissance de Satan et vous êtes en sécurité en
Christ
a) Colossiens 1 : 12-14 ; 1Jean 4 :4
20

- De quelle puissance avons-nous été délivrés en Christ ?


Réponse :
- En qui avons-nous la victoire ?
Réponse :
1 Jean 4 :4
- Pourquoi ?
Réponse :
b) Colossiens 3 :3
- Où se trouve votre vie actuellement ?
Réponse :
Romains 8 :38-39
- Quřest ce qui pourra vous séparer de Jésus-Christ ?
Réponse :
Jean 10 :27-29
- Qui pourra vous ravir de la main de Dieu le père de Jésus-Christ ?
Réponse :
- Quřen est-il de lřhomme lui-même ?
Réponse :
c) Lire 2 Timothée 2 :11-12 ; Hébreux 10 :32 ; 2 Chroniques 15 :2
- Que nous dit la Bible selon ces passages ?
Réponse :
Comprenez que vous êtes délivré du contrôle de Satan, des démons, des magiciens,
des sorciers, des coutumes, des traditions tant que vous demeurez en Christ. (Exemple dřun
cancrelat dans une bouteille).
7. Vous avez commencez une nouvelle et satisfaisante vie depuis que Christ vit
en vous
a) Jean 10 :10
Pourquoi Jésus est-il venu ?
Réponse :
b) 2 Corinthiens 5 :17
- Que devient une personne qui est en Christ, cřest-à-dire qui a reçu Christ ?
Réponse :
- Quřest-ce qui change dans sa vie ?
Réponse :
La vie nouvelle mais avec Jésus-Christ est une vie qui a un but : le chrétien vit comme tout le
monde mais avec un comportement qui se distingue.
8. Conclusion
Lire Actes 4 :12 ; Jean 14 :6 ; 1 Timothée 2 :5
- En qui pouvez-vous avoir toutes les bénédictions ?
Réponse :
Le salut est la faveur de Dieu donnée gratuitement à lřhomme lorsquřil met sa
confiance en Jésus-Christ comme Sauveur et Seigneur, il nřest pas une récompense pour les
bonnes œuvres. Ephésiens 2 :8-10

b. Le pardon
But :
- Montrer la base sur laquelle Dieu nous pardonne
- Comprendre comme maintenir ma communion quotidienne avec Dieu
21

- Aborder le ministère du Saint-Esprit

1. Définition

Lire 1 Samuel 15 :23-24 ; Es 53 :6a ; Jacques 4 :17


- Selon ces passages, que signifie le péché ?
Réponse :
2. D’où vient le pardon ?

Le pardon est le fait de ne tenir rigueur dřune faute, dřune offense


Pardonner cřest faire la rémission des péchés, la remise ou enlever les péchés.
Dřoù vient ce pardon ?
a) Jean 1 :29 ; 1 Pierre 3 :18
- Selon ces versets, pourquoi Jésus est-il venu ?
Réponse :
b) Hébreux 9 :22
- Comment obtient-on le pardon ?
Réponse :
Hébreux 9 :13-14 ; 1 Pierre 1 :18-19
- De quel sang sřagit-il ?
Réponse :
c) Colossiens 2 :13
- Combien de péché a t-il pardonné quand il est mort à la croix ?
Réponse :

d) Hébreux 10 :17
- Que fait Christ de nos péchés ?
Réponse :
3. Relation et communion avec Dieu

Beaucoup de chrétiens se posent ce genre des questions :


- Que se passe-t-il quand je pèche et que je fais des choses qui ne plaisent à Dieu ?
- Jésus-Christ quitte-t-il ma vie ?
Pour mieux répondre à ces questions, faisons une distinction entre notre « relation » et
notre « communion » avec Dieu.
a) Relation : on est en relation avec Dieu dès quřon reçoit Jésus-Christ comme son
Sauveur et son Seigneur dans sa vie. Jean 1 :12.
La relation est un rapport, un lien entre deux ou plusieurs personnes.
b) Communion : on est en communion avec Dieu lorsquřon marche dans lřobéissance
à sa parole. 1 Jean 1 :6.
La communion est une union dans une même foi, cřest avoir un même état
dřesprit, être en parfait accord dřidées.
c) Notre communion avec Dieu se brise suite à la désobéissance, tandis que notre
relation est permanente, elle se brise dans le seul cas extrême où lřon a renié
totalement sa foi en Christ et lřon meurt dans cet état.
2 Timothée 2 :11-12
22

La gestion personnelle de notre relation et notre communion avec Dieu nous


amené à illustrer 3 différents genres de vie. 1Corinthiens 2 :14 à 1Corithiens 3 :1-3
- De quelles sortes dřhommes parle-t-on dans ces versets ?
Réponse :
 Lřhomme animal est-il en relation et en communion avec Dieu, pourquoi ?
Réponse :
 Lřhomme spirituel est-il en relation et en communion avec Dieu ? Pourquoi ?
Réponse :
 Lřhomme charnel est-il en relation et en communion avec Dieu ? pourquoi ?
Réponse :
 Comment lřhomme charnel peut-il restaurer sa communion avec Dieu ?
Réponse :
4. Confession et repentance
a) Définitions : lire 1Jean 1 :9 et Proverbe 28 :13
- Confesser : cřest lřacte par lequel on est dřaccord avec Dieu quřon a mal agit et quřon
a péché. Cřest déclarer ses péchés, les avouer, les reconnaitre.
- Repentance : Cřest lřacte par lequel on prend la décision de ne plus commettre le
péché.

b) Etapes de confession
 Avouer les péchés en les citant nommément (Ps51 :5-6) ;
 Demander pardon à Dieu ;
 Prendre la décision devant Dieu dřabandonner les péchés confessé ;
 Demande la force du Saint Esprit pour ne plus retomber dans le même
péché ;
 Remercier Dieu pour le pardon de ces péchés.

5. Rappel
a) Quřest-ce qui arrive à note relation avec Dieu lorsque nous péchons ?
Réponse :
b) Perdons-nous notre salut lorsque nous péchons. Jésus-Christ sors-t-il de notre vie ?
Réponse :
A quelle condition ?
Réponse :
c) Que ferez-vous pour restaurer votre communion avec Dieu ?
Réponse :
d) A quel moment devons-nous confesser nos péchés ?
Réponse :
6. Remarque

Selon 1 Jean 2 :4 et 1Jean 3 :8-9 un chrétien peut-il pratiqué le péché ?


Réponse :
Le chrétien doit comprendre quřil ne doit pas pécher ni pratiquer les péchés
7. Conclusion
Le chrétien doit comprendre quřen dehors de Jésus-Christ il nřy a point de
pardon.
23

c. Le pardon (IIème partie)

But : Montrer au chrétien


- Comment le pardon de influence ses relations avec son prochain
- Comment le fait de pardonner à son prochain influence sa communion avec Dieu
- Comment se réconcilier avec son prochain
1. Romains 12 :18 ; Hébreux 12 :14

Que nous recommande la Bible ces versets.


Réponse :
2. Matthieu 6 :14-15 ; Marc 11 :25-26

Selon les passages ci-dessus, que vous recommande la Bible lorsque vous avez quelque chose
(un problème, haine, discorde, mésentente) contre quelquřun et pourquoi ?
Réponse :
3. Matthieu 18 :21-22

Combien de fois devons-nous pardonner selon ce verset ?


Réponse :

Que signifie cela en pratique ?


Réponse :
4. Matthieu 5 :23-24

Que nous recommande la Bible lorsquřun frère nous offense ou si nous avons offensé un frère
ou encore si nous sommes contre un frère ?
Réponse :
1 Corinthiens 6 :1-7
a) Que devons-nous éviter lorsque nous cherchons la réconciliation ?
Réponse :
b) Quřest-ce quřon nous conseille de faire ?
Réponse :
c) Comment procéder selon la passage Matthieu 18 :15-17
Réponse :

5. Proverbe 17 :9

Que nous défend la Parole de Dieu ?


Réponse :
6. Matthieu 5 :43-45 et Romains 12 :19-21

Selon ce verset que nous recommande la Parole de Dieu ?


Réponse :
7. Conclusion

Colossiens 3 :13
Il nous faut comprendre que notre pardon envers notre prochain doit être total,
complet et permanent.
24

d. La croissance chrétienne

Principes de la croissance :
1. Prier chaque jour

1Thessaloniciens 5 :17
- Selon ce verset que nous recommande la Parole de Dieu ?
Réponse :
Phil 4 :6
- Que nous recommande ce verset ?
Réponse :
2. Lire la parole de Dieu chaque jour

Josué 1 :8 ; 2Thim 3 :16-17


- Selon ces versets, quřest-ce que Dieu nous demande ?
Réponse :
Actes 17 :10-11
- De qui parle-t-on dans ce verset ?
Réponse :
- Que faisaient les juifs de Berée et pourquoi ?
Réponse :
3. Obéir à Dieu à chaque moment
Jn 14 :21 ; Jacques 1 :22 ; Jn 15 :10
- Quelle est la preuve que vous aimez Jésus ?
Réponse :
- Que signifie gardée ses commandements ?
Réponse :
- Quels sont les résultats de votre amour pour Jésus ?
Réponse :
4. Témoigner de Christ par votre vie et vos paroles
Jn 15 :8
- Selon ce verset comment pouvons-nous mieux glorifier Dieu ?
Réponse :
- Que signifie porter du fruit ? lire Mt 4 :19
Réponse :
- Quřest-ce quřun pêcheur dřhomme ?
Réponse :
- Comment pouvons-nous devenir pêcheur dřhomme ?
Réponse :
5. Confier vous en Dieu, vous et tout ce qui vous concerne ?
Cřest sřattendre à lřaide et au secours de Dieu pour chaque détail de votre vie.
1Pierre 5 :7
- Que vous dit ce verset concernant Dieu ?
Réponse :
(Mt 6 :25-34 à lire)
- Voulez-vous confier votre vie à un tel Dieu ?
Réponse :
25

6. Laissez le Saint Esprit diriger et rendre puissante votre vie quotidienne et votre
témoignage
Gal 5 :16-17
- Pourquoi est-il important de laisser Dieu vous diriger ?
Réponse :

e. La prière

But : montre au chrétien lřimportance de la prière


1. Qu’est-ce la prière ?
Réponse :
2. Pourquoi prier ?
- A votre avis, pourquoi faut-il prier ?
Réponse :
Nous allons voir dans la Bible quelques raisons qui doivent nous pousser à prier.
a) C’est un ordre du Seigneur. 1Thes 5 :17
- Que nous demande Dieu dans ce verset ?
Réponse :
- Et cela implique quoi ?
Réponse :
Comment prier est un ordre du Seigneur, quand nous ne prions pas nous péchons.
b) Prier apporte la gloire à Dieu. Jean 14 :12-14
- Que promet Jésus dans ce verset ?
Réponse :
- Pourquoi Jésus promet-il de faire tout ce que nous lui demanderons ?
Réponse :
c) La prière est agréable à Dieu
- Quelle est la prière qui est agréable à Dieu ?
Réponse :
- Qui est lřhomme droit devant Dieu ?
Réponse :
d) Matthieu 26 :41
- Quelle autre raison trouvez-vous dans ce verset pour laquelle nous devons aimer la
prière,
Réponse :
e) Pour recevoir ses bénédictions. Math 7 :7 ; 1Jn 5 :14-15
- Pour quelle autre raison devons-nous encore prier ?
Réponse :
f) Nous devons suivre l’exemple de Jésus
Lire Marc 1 :35
Très tôt matin, Jésus sortait pour aller prier.
g) Que promet Dieu dans Jérémie 33 :3 « si je lřinvoque dans la Prière ? »
Réponse :

f. la prière (IIème partie)

But : montre au chrétien comment prier


26

1) Sortes de prière
a. Adoration : contempler et dire à Dieu ce quřil est (Dieu est grand, puissant,
intelligent, fort, magnifique, majesté, amour, bon…). Ps 8 :2/ 145 :5
b. Louange : proclamer les hauts faits de Dieu du passé et du présent, le glorifier.
Exemple : Néhémie 9 :6 ; Psaume 74 :12-17
c. Remerciement : lui rendre des actions de grâce, cřest-à-dire lui dire merci pour
tout ce quřil fait pour nous et pour les autres, pour ce quřil promet dans nos vies.
1Thessaloniciens 5 :18
d. Intercession : Jean 17 : 20-21 ; Colossiens 4 : 2-3
Il sřagit dřintervenir en faveur des autres dans nos prières
Exemple : prier pour le payer, les « églises, les ministères, la convention… »
e. Demande : Philippiens 4 :6-7 ; Jean 16 :24 ; Hébreux 4 :16
Présenter à Dieu ses désirs pour obtenir de lui ses faveurs. Nous pouvons
demander tout à Dieu parce quřil est notre père. Pourvu que nous soyons dans sa
volonté.
Exemple de mal demandé : une fille qui n’est pas mariée et qui demande l’enfant à
Dieu
N.B : à la prière on peut associer le jeûne : 2 Chroniques 20 :3
2) Le lieu et la position de la prière sont des aspects secondaires. On peut prier à
genoux, debout, les yeux fermés ou ouverts, les mains levées, lřimportant est dřêtre en
paix avec sa conscience.
3) Comment entrer en contact avec Dieu ?
1. Lire 1Timothée 2 :5
- Selon ce passage, combien de médiateur ou intermédiaire reconnaissent les écritures
entre Dieu et les hommes ?
Réponse :
- Quel est le nom de cet unique médiateur ?
Réponse :
2. Lire Actes 4 :12 ; Hébreux 4 :15-16 ; Esaïe 8 :19
- Selon ces passages, pourquoi un enfant de Dieu ne doit-il pas passer par des
intermédiaires autres que Jésus-Christ seul ?
Réponse :
Que chacun lise 2Timothée 3 :16-17

g. Méditation de la parole

1) La Bible est la parole de Dieu selon 2Pierre 1 :20-21


- Cřest le livre le plus lu, le plus répandu, le seul qui peut transformer le cœur de
quelquřun.
- Cřest un code de route du chrétien, le mode dřemploi de vie.
- Cřest un livre écrit dans une période de 1600 ans par plusieurs autres (prophètes,
érudits, rois…) sans quřils ne se contredisent. Cřest donc un miracle.
- De combien de parties est-elle composées ?
Réponse :
- Lesquelles ?
Réponse :
- Pour chercher un livre dont on ignore la page, veuillez voir à la table des matières.
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2) Pourquoi méditer la Bible ?


a) Que signifie « méditer?»
Réponse :
b) A votre avis, pourquoi méditer la Bible ?
Réponse :
c) Que nous apprend Osée 4 :6 ?
Réponse :
d) Voici quelques raisons pour méditer la Bible
1. Lire Mathieu 4 :4
De quoi lřhomme doit-il vivre ?
Réponse :
2. Lire 2Timothée 3 :16-17
Quelle est lřutilité de lřEcriture ?
Réponse :
3. Lire Psaumes 119 :105
A quoi est comparée la parole de Dieu ?
Réponse :
4. Lire Psaumes 1 :1-3 et Josué 1 :8
Quel est lřavantage de méditer la Parole de Dieu ?
Réponse :
5. Lire 1Pierre 2 :2
Le lait spirituel et pur = parole de Dieu
Pourquoi devons-nous désirer le lait spirituel et pur ?
Réponse :
6. Lire Romains 10 :17
Quelle est la relation entre la Parole et la Foi ?
Réponse :
e) Donc en résumé, nous devons méditer le Bible parce quřelle :
1. Nous donne la vie ;
2. Nous enseigne, nous corrige, nous éduque, nous forme et nous instruit ;
3. Nous éclaire ;
4. Nous donne du succès et nous fait réussir ;
5. Nous aide à croitre dans la vie chrétienne ;
6. Est la source de notre foi.
3) Comment méditer ?
Il faut observer les étapes suivantes :
1. Prier comme en Psaumes 119 :18
2. Lire le texte choisi
3. Réfléchir sur le texte en posant des questions entre autres :
- De quoi ou de qui parlent ces versets ?
- Ya t-il un ordre auquel obéir ?
- Ya t-il un exemple à suivre ?
- Ya t-il une promesse à réclamer ?
- Ya t-il un avertissement ?
- Quelle vérité Dieu me révèle-t-il ?
- Ai-je une attitude à changer ?
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4. Traduire les leçons apprisses sous forme de pierre

N.B : Utiliser le lecteur de la Bible sinon, prendre un livre à lire systématique dans la
méditation.
f) Devoir : Galates 5 :16-24 et Psaumes 119.

h. L’obéissance

But : montrer au chrétien la nécessité dřobéir à Dieu


1) Définition :
a) Que signifie obéir ?
Réponse :
b) Lire Jacques 1 :22
Selon ces versets, en quoi consiste lřobéissance à Dieu ?
Réponse :
2) Pourquoi le chrétien doit-il obéir à Dieu ?
Réponse :
3) Résultats de l’obéissance à Dieu
a) Quel est lřacte dřobéissance et son résultats selon Actes 1 :4-5 et Actes 2 :1-5 ?
Réponse :
b) Enumérez toutes les bénédictions selon ces versets « Deutéronome 28 :1-14 »
Dans la Bible, les bénédictions de Dieu sont conditionnées à lřobéissance à sa
parole.
c) De quelle victoire sřagit-il selon ces versets ?
- Josué 6 :2-5, 20
Réponse :
- Juges 6 :14 ; 7 :22-25
Réponse :
d) Montrer lřacte dřobéissance et le miracle qui lřaccompagne selon Exode 14 :21-22
Réponse :
e) Lřobéissance fait avancer lřœuvre de Dieu
- Actes 10 :19-21 ; 44 :45 Pierre prêche chez corneille
- Actes 8 :29-31 ; 29-40 Philippe prêche Christ à Samarie

NB : le modèle de lřobéissance par excellence cřest Jésus-Christ « philippiens 2 :6-10 ;


Romains 5 :19 »
4) Conséquences de la désobéissance
Lire Deutéronome 28 :15-68
Selon ces versets, citez quelques conséquences de la désobéissance.
Réponse :
Remarque :
1) 1Samuel15 :22-23
Nos sacrifices : dimes, jeûne, prières,… ne servent à rien si lřon ne marche pas dans
lřobéissance.
2) 1Timothée 1 :18-19
Notre foi, notre conscience ne doivent pas être souillée par la désobéissance.
- Toi qui vis dans le concubinage ;
- Toi dont le fiancé (la fiancée) est païen (païenne) ;
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- Toi qui est têtu et orgueilleux au service ou à lřéglise, comment veux-tu être bénis si
tu ne veux pas appliquer la parole de Dieu dans ta vie quotidienne ?

Devoir : méditer Deutéronome 28

QUELQUES PRIERES SCOUTES

1. Prière scoute
Seigneur Jésus qui mřavait donné cette avertissement, « soyez-prêt »
et qui mřavait fait la grâce de la choisir comme devise, accorde-moi dřy être fidèle, que toute
les circonstances de la vie me trouve prêt pour le devoir, aimant ce qui est vrai, faisant ce qui
est bien, dévoué à lřéglise loyal à la patrie, toujours prêt à pardonné, toujours prompt à
secourir, souriant dans la souffrance, pure de cœur, chaste de corps.
Voilà seigneur Jésus les traces de vos pas, je veux les suivre à travers
tous, sans peur et sans reproche, lřâme virile et le front haut. Cřest ma promesse de chrétien
scoute.
Sur mon honneur, je nřy faillirai pas. Confiant seigneur jésus, en votre
amour et en votre grâce.
Amen
2. Prière de chef
Seigneur et chef Jésus-Christ qui, malgré ma faiblesse, mřavez choisi
pour chef et gardien de mes frère scouts, faites que ma parole éclaire leur marche au sentier de
votre loi, que je sache leur montrer vos traces divines dans la nature que vous avez créer, leur
enseigner ce que je dois, et les conduire dřétape en étape vas vous, mon Dieu, dans le camp
du repos et de la joie, où vous avez dressé votre tente et la nôtre pour lřéternité.
Amen.
3. Prière du routier
Seigneur Jésus, qui nous donne la vie,
Marquez vos fronts du signe de votre croix.
Donnez-nous de servir sans compter,
Et de faire rayonner votre joie,
Rendez-nous frère,
Nous qui faisons route ensemble
Pour ensemble vous trouver.
Amen.

4. Prière avant le repas


Bénissez-nous seigneur,
Bénissez le repas, sur cette table accueillante et procurez du pain
A ceux qui en nřon pas.
Amen.
5. Prière après le repas
De vos bienfaits, divin seigneur, nous vous remercions de tout cœur,
Rendez nos cœurs purs et joyeux, pour le festin du bien heureux (2x)
Amen.
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1.5 LA METHODE
La méthode scoute est le moyen original par lequel notre mouvement aborde lřéducation des
jeunes. Elle constitue une dimension fondamentale du scoutisme. Donc, cřest un système
dřauto-éducation progressive fondé sur :
 Une promesse et une loi :
Tous les membres du mouvement scoute doivent adhérer à une promesse et une loi reflétant,
dans un langage approprié à la culture et à la civilisation de chaque organisme scoute
nationale et approprie par lřO.M.M.S.
 Une éducation par l’action :
Cřest lřéducation par des exemples, les enfants sont des initiateurs, ils observent ce que font
des adultes. Surtout, il faudra leur confier de réelles responsabilités quřils doivent remplir
pour sřauto-former.
 Une vie en petits groupes :
(Ex : la patrouille), comprend, avec lřaide des adultes qui les conseillent, la découverte et
lřacceptation progressive par les jeunes des responsabilités et la formation à lřautogestion
tendant au développement du caractère à lřaccès, à la compétence, à la confiance en soi, au
sens du service et à lřaptitude aussi bien à coopérer quřà diriger.
 Des programmes progressifs et attrayants
Basés sur les activités variées fondées sur les centres dřintérêt des participants et comportant
des jeux, des techniques utiles et la prise en charge de services à la communauté. Ces activités
se déroulent en plein air, en contact avec la nature.
N.B : lřun des aspects les plus importants de la méthode scoute est son caractère
« progressif» c.-à-d. que le scoutisme propose continuellement des défis aux scoutes, les
incitants à participer à des activités toujours plus exigeantes.
Ceci implique que la méthode scoute doit être conçue comme un groupe dřéléments
interdépendants formant un tout cohérent. Cřest la raison pour laquelle le mot méthode est au
singulier mais non au pluriel.

I.6 HISTOIRE DU MOUVEMENT


I.6.a. HISTOIRE DU SCOUTISME MONDIALE
Nous ne pouvons pas dissocier lřhistoire du scoutisme, de celle de son fondateur. Le
scoutisme est en effet naturellement empreinte lřesprit de B.P notre mouvement a aussi adopté
dans sa pratique divers éléments tirés de sa vie.
1. La jeunesse de B.P
ROBERT STEPHANSON SMYTH BADEN POWELL naquit à LONDRE, le
22/02/1857. Son père révérant B.P était Pasteur et professeur à lřuniversité dřOXFORD. Sa
mère HENRIETTE Grace SMYTH, sřoccupe de lřéducation de Baden Powell après la mort
de son père en 1860.
 En 1870 : B.P entre comme boursier au collège de CHATER HOUSE. Cřétait un élève
moyen mais travailleur, pratiquant tous les sports tout en excellant pas dans aucun
dřeux. Excellent de lřart dramatique, il était toujours de bonne humeur. Ses camarades
le surnommé « BATHING POWELL » c.-à-d. Essuie-main. Ses éducateurs déclarent
que cřest un garçon dont on ne pouvait douter de la parole. Pendant les vacances, ils
campent en compagnie de ses frères et ils font du canotage.

2. Dans l’armée
31

 En 1876 : Il achève ses études et se présentes au concours dřadmission de lřarmée. Il


réussit brillamment au concours, et est nommé sous-lieutenant et est affecté au 13ème
HUSSARD de la cavalerie en INDE.
Pendant son service, B.P sřintéresse et développe un art jusque-là négligé quřest « LE
SOUTING » ou technique de lřéclaireur. Les éclaireurs était des soldats chargé de
marcher devant lřarmée en vue dřeffectuer la reconnaissance du terrain ( route,
position de lřennemis etc…), il va donc développer lřart de lřéclaireur (Orientation,
cartographie, topographie, stalking, etc…).
 En 1888 : Il est en Afrique du sud où il participe à une campagne contre les Zoulous
révoltés, la campagne se termine par la capture de DINIZOULOU leur roi. B.P
retiendra deux grands souvenirs de cette explication :
 Le collier du roi DINIZOULOU : fait des petites buchettes.
 Le chant de guerre des ZOULOUS : le « INFONYAMA »
En 1895 : Au grade de Major, il dirige une expédition contre PREMPEH (roi des
Ashantis au GHANA) qui sřillustrait dans les sacrifices humains. Il parvient à sřemparer de
KOUMASI la capital des Ashantis sans effusion du sang.
PREMPEH vaincu, lui tend la main gauche pour lui dire quřil est brave et que nous
saluons les braves des braves par la main gauche.
En 1896 : Il revient en Afrique Austral, où cette fois ce sont les MATABELES qui se
sont violé, il dira lui-même plus tard que ce fut la plus belle aventure de guerre de sa vie.
Celle-ci permet de mettre en pratique à fond les techniques dřéclaireur quřil avait inventé, ses
ennemis lřadmirent et le surnomme IMPESSA c.-à-d. le loup qui ne dort jamais.
En 1899 : Cřest lřépisode de MAFEKING, qui lui a permis de rencontrer la gloire.
Alors quřil était chargé de défendre la ville de MAFEKING contre les BOURS, supérieur en
membre et en armement, il réussit sa mission grâce à sa créativité. Au cours de ce siège, il
forme des jeunes de 11 à 15 ans qui servent dřéclaireur à lřarmée. Cřest pourquoi, certaine
personnes affirment que le scoutisme est né en Afrique. Le siège de MAFEKING fait de B.P
un HEROS pour son pays. Après cette guerre, il est nommé général et est chargé de
réorganiser la police sud-africaine. Il rentre en Grande Bretagne, pour exercer les fonctions de
lřINSPECTEUR GENERAL de la cavalerie.
CHEF SCOUTE
Il commence à sřintéresser à la jeunesse. Tout commence en 1899, quand il publie un
ouvrage destiné à la formation des éclaireurs de lřarmée : « AIDE TO SCOUTING » (aide
aux éclaireurs). Ce livre est publié pendant le siège de MAFEKING et connait un grand
succès auprès du public.
A son retour en Angleterre, il est surpris de constater que son livre est utilisé dans les
écoles. Il décide alors dřen écrire alors un pour les jeunes, cřest le « SCOUTINK FOR
BOYS » en 1903.
Avant de publier ce livre, il organise un camp pour expérimenter ses idées du 29/07 au
09/08/1907 sur lřîle de BROWNSEA. Lřorganisation de ce camp est considéré comme le
début de fondation du mouvement, car pour la première fois les jeunes ont vécu des activités
guidées par la loi scoute et le système des patrouiller. La publication du Scouting for Boys, en
1908, provoque une réponse spontanée des garçons qui créent des patrouilles et cherchent des
instructeurs. Cřest la naissance du SCOUTISME. B.P. est obligé de prendre la tête du
mouvement pour éviter les déviations.
En 1910 : Il décide de quitter lřarmée pour se consacrer uniquement au Scoutisme.
En 1911 : B.P fonde les Scoutes marins (les Sea Scouts) avec lřaide de son frère
WARRINGTON, officier marin.
En 1912 : Mariage de B.P. avec OLAVE SAINT DE SOAMES, qui elle est née le
22/02/1889.
Ils eurent trois enfants :
32

 En 1913 : RETER
 En 1918 : HEATHER
 En 1917 : BETTY
En 1914 : Sa mère meurt
En 1916 : Création du louvetisme, il écrit pour eux ; WOLD CLUBS AND BOOK, en
collaboration avec une philosophie VERA BARCLAYS.
En 1917 : Il commence avec la branche scoute féminine et public le GIRL GUIDING.
En 1918 : il écrit le GIRL GUIDIND
En 1919: Don de GIRL WEEL par Mr MAC LAREN
 1er camp WOOD BODGE
 Ecrit le GUIDE CHEF ECLAIREUR
Il publie un livre le ROVERING TO SUCCES destine aux ainés des scoutes, et donna
naissance ainsi à la branche des routiers.
En 1920 : Fut créé à londrès, le bureau international du scoutisme.
 Fut organisé le 1er JAMOREE à GIRL WEEK PURK
 Fut organisé la 1ère conférence mondiale du scoutisme.
En 1924 : 2ème JAMBOREE à Copenhague (Danemark)
En 1929 : 3ème JAMBOREE de la majorité à BINKENHEAD ANGLETERRE
Le Roi Georges V dřAngleterre éleva B.P au rang de Père. Ildevient lord BADEN
POWELL OF GIL WELL
En 1933: 4ème JAMBOREE DE GODOLLO (Hongrie) : Cřest là que commence les
problèmes suite au refus de B.P. dřaccepter les scoutes italiens et allemand.
En 1937 : JAMBOREE de VOGELENZAZ (hollande), cřest fut le dernier JAMBOREE DE
B.P.
En 1941 : Vers six heures du matin, LORD B.P. OF GIL WELL, âgé de 84 ans, mourut à
NYERI au KEYA, petite localité située sur les pentes du mont KENYA, dans la colonie
britannique du même nom, où il sřétait construit une maison à laquelle il donna le nom de
PAXTU.
[Link] DU SCOUTISME NATIONALE
1. ORIGINE :
Lřhistoire du scoutisme au Congo est liée à celle de lřarrivée des premiers
colonisateurs Belges. Ces derniers ont implanté le mot scoute, dřabord au profit de leurs
enfants et en suite à celui des autochtones. Cřest ainsi quřen 1924, les premiers essaie furent
tentés à lřElisabethville, KAMBOVE et à Léopoldville, notamment à lřunité Saint Pierre et
Paul, lřunité de St Boniface, lřunité de St Grégoire,…
Ces tentatives étaient lřœuvre de Mr DURANT et CLAJOT. Les unités ainsi crées se
sont réunis en fédérations des éclaireurs catholiques du Congo en abrégé F.E.C .C qui dépend
vient de la métropole c.-à-d. la Belgique. Malheureusement à cause du départ de ces
pionniers, ces essais nřeurent pas de suite stable. On ne fut pratiquement pas des scoutismes
au Congo durant plus au moins 10 ans. Notons que durant cette période, lřunité crée à
Elisabethville pour les enfants européens dans la Paroisse St Pierre et Paul ne connut pas
dřinterruption.
En 1932, quelques unités reprirent vie au KATANGA. Cřest fut lřœuvre des anciens
scoute de lřassociation ROGULE BADEN POWELL BELGIAM SCOUTS. Lřune des
figures les plus connues fut Paul Van Arenberg, qui était conseillé à la cour dřappel
dřElisabethville.
En 1935, avec lřarrivée à lřElisabethville de la vicomtesse VILAIN XIII, cřest fut la
création du GUIDISME CATHOLIQUE, notamment à lřElisabethville, Jadotville,
Kapolowe,… suite à lřimplantation du protestantisme, lřassociation B.S.B connut aussi le
jour.
33

2. EVOLUTION
Puisque les colonisateurs sřinstallèrent aux alentours des gisements de mines et le long
du chemin de fer, quelques unités scoutes volèrent aussi le jour et le mot scoute sřimplantait
ainsi un peu partout, surtout dans les grands centres un grand événement à signaler pendant
cette période coloniale, cřétait la participation des jeunes Congolais venus de nous le quatre
coins de la colonie, au JAMBOREE de spécial qui était organisé à lřoccasion du 50ème
anniversaire du mouvement scoute.
En 1960, le Congo notre pays accède à la souveraineté internationale le mot connut
une très grande prolifération avec la naissance de la fédération de BOYS SCOUTS
CONGOLAIS en abrégé, FEBOSCO, de lřassociation des scouts KIMBANGUISTES et
autres jeunesse liées aux partis politiques.
A cette époque le mandat du commissaire provincial, le frère LEON JUGMANS
venait de se terminer pour céder la place à BAUDOUIN KABIMBI.
En 1961, les scoutes de notre province, alors Etat indépendant du KATANGA réunis
au sein de lřassociation des éclaireurs catholiques du KATANGA ont pu participer au
RALLE de lřespoir qui a été organisé sur le terrain de lřactuel centre de la fraternité scoute de
la KASAPA.
En 1963, Mr GASTON NGOIE succéda à Mr BODOUIN KABIMBI, à la tête du
commissariat provincial de lřA.E.C.C.
En 1965, Mr Hubert BADIBANGA devient commissaire provincial, il est le dernier
commissaire avant la fusion de toutes les associations scoutes en une seule en 1968.
Retenons que malgré lřaccession de notre pays à lřindépendance, toutes ces
associations nřétaient pas reconnues par lřO.M.M.S. Elles dépendaient toujours de leurs
parrains de métropole cřest seulement en 1968 que lřO.M.M.S. avait reconnus notre première
association nationale après avoir demandé à toutes les anciennes de se retrouver en une seule
organisation nationale, lřassociation des scoutes du Congo (A.S.C)
Au KATANGA, le commissariat provincial de cette association sera dirigé par Mr
Joseph KABEYA FIKIL pendant 4 ans.
Celle-ci ne connut pas une long vie, car en 1972, sur décision du bureau politique du
MPR parti Etat, elle fut supprimée à lřinstar dřautres mouvements de jeunes confessionnelle
pour laisser place à la JMPR. Pendant cette période les scoutes ont perdu leurs patrimoines
(Terrains, meuble et immeubles), la jeunesse a connu une politisation à outrance.
En 1976, création de la jeune pionnière, branche de la JMPR qui sřoccuper de la
section scolaire, et extra-scolaire, le scoutisme est de cette façon incorporée dans la JMPR.
Mais ses structures et objectifs nřavaient pas rencontré le consentement du bureau mondial du
scoutisme.
Au KATANGA, Mr JULES MWILA NSEKESHA, un ancien chef scoute de lřunité St
BONIFACE est choisi en qualité de dirigeant provincial de la jeunesse pionnière. Il était
chargé de réorganiser le scoutisme sous le label de la JMPR. Cřest ainsi que HUBERT
KALONJI KALOMBO fut nommé dirigeant régional chargé des unités et Jean de Dieu
BANZA MIZIBU, dirigeant chargé de la formation en outre, pour bien étendre ses actions, le
dirigeant régional avait sollicité la collaboration de derniers commissaires scoutes de district
de lřA.S.C, de 1972.
Cřest ainsi que, dans les grandes villes on trouvera comme dirigeant urbain de la
jeunesse pionnière KASONGO à Lubumbashi, Henri TSHIMBANDA, à LIKASI et J
BARTHELEMY TSHISU à KOLWEZI.
En 1978, la dernière formule extra-scolaire de cette branche spécialisée de JMPR,
nous disons (OEZA), fut acceptée par lřO.M.M.S et lřon procéda à la mise en place du bureau
national et des bureaux régionaux.
En 1982, seulement le mouvement connu son vrai début car certains conservateurs
étaient réticents pour mettre en pratique les nouvelles structures, ici nous signalons quřavec la
34

naissance de lřOEZA, une coordination fut montée avec une équipe de trois chefs ; JD
BANZA MIZIBU comme coordonnateur provincial, Mme Léonie MLOL RUWEJ, comme
coordonnatrice adjointe et H. KALONJI KALOMBO ; chargé de la formation, six mois plus
tard et sylvain KABONGO TSHIBALA, chargé de la formation.
En 1983 ; Participation de notre délégation au JAMBOREE et CALGARY au Canada.
En 1984 ; au mois de Mars, organisation dřun séminaire pluridisciplinaire pour les
encadreurs de notre province et ceux des KASAI, au cours de cette même année, une grande
rencontre scoute a eu lieu à KAZAJI. Ce premier camp chantier avait réuni tous les scoutes de
la région (Province) pendant un mois.
Après ce camp chantier, lřéquipe de la coordination avait encore changé. JD BANZA
MIZIBU en qualité de coordinateur, Léonie MULOL garde son poste et MULOBE KALALA
passe à la formation. Tout changement nous rappelle que le scoutisme était très politisé.
En 1985 ; organisation du stage pour formateurs adjoints à la KASAPA à Lubumbashi.
De 1984 à 1989, organisation dřintenses activités de développement communautaires
divers, camp chantiers pour lesquels lřOEZA SHABA a été primée par lřO.M.M.S.
En 1987, organisation du 1er stage pour formateurs au centre Nganda à KINSHASA.
En 1986, participation de 4 délégués de SHABA à une session de formation pour
scoutes adultes au Danemark.
En 1987/1988, participation de 12 de nos délégués à JAMBOREE international de
SYDNEY en Australie (Cortaract Park)
En 1988 ; Mme L. MULOL appris la coordination provinciale jusquřen 1990.
2ème édition du Wood Badge à MAISHA KARAVIA à Lubumbashi.
En 1989 ; 3ème édition du Wood Badge à NZILO (KOLWEZI)
En 1990 : Retour au multipartisme, fin du MPR parti Etat, retour des mots de jeunesse
à leurs anciennes structures.
Le 11/09/1990, 1er conférence nationale de lřOEZA à KINSHASA. Création de la
fédération des scoutes du Congo en sigle F.S.C actuellement FESCO. Mr MBAKI
LUTONDO fut élu comme général de lřO.M.M.S avait conseillé de scinder cette association
nationale en associations à base géographique, donc régionale à lřépoque.
En décembre 1990, 1ère Conférence régionale à Lubumbashi, Mr MULOBE KALALA
était élu commissaire régional pour 3 ans, mais suite aux perturbations politiques, ce mandat a
continué pour être assuré ad intérim par Mr Théodore KASUMPA KAMALENGE, alors
commissaires aux finances.
En 1995, novembre, tenue de la 2ème conférence régionale à Lubumbashi. Mr
Théodore KASUMPA est élu commissaire régional.
En 1996, 2ème conférence nationale de notre organisation régionale. Proposition par les
participants. Dřimplanter le scoutisme à caractère confessionnel et socio-professionnel. Mr
Edmond SASSA PWATTI est élu commissaire Général de la fédération.
En avril1996, 4ème édition du WOOD BADGE à la KASAPA à Lubumbashi.
En 1997, par son fax à lřépoque nationale, Genève vient de réfuter cette proposition et
nous demande de rentrer à nos statuts de 1990 qui étaient déjà approuvés par lřO.M.M.S. en
1991, avec des associations selon un regroupement géographique.
35

3. STRUCTURE DE LA FESCO

OMMS
BUREREAU GENERAL

CN
CONFERENCE NATIONALE

COMITE NATIONAL

EQUIPE
NATIONALE

CONFERENCE
PROVINCIALE

COMITE
PROVINCIAL

EQUIPE
PROVINCIALE

ASSEMBLEE DE
DISTRICT

COMITE DE
DISTRICT

EQUIPE DE
DISTRICT

GROUPE

CLAN

COMPAGNIE

TROUPE

MEUTE
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II. LE CLAN
II.1. Définition

Lřêtre humain est en constante évolution sřil peut participer à la formation de son
caractère, de sa personnalité, cette formation aura une direction, mais sera aussi soumise aux
différentes étapes de son évolution.

Le clan est la branche des ainées dans le scoutisme, on lřappelle ainsi en référence au
livre de BADEN -POWELL écrit pour les jeunes adultes en 1922 « Rovering to success » ou
« la route de succès ». Il dit : « la branche ou route est la continuation de la branche
éclaireur » Prenant le jeune homme encore adolescent ; elle veut lřaider à devenir un adulte
capable de mener lui-même sa barque, conscient de ses devoirs et voué à servir.

Pour le BP la route est le symbole de la vie : « Par la route », je nřentends pas un


vagabondage sans but, mais rechercher sa voie le long de ses sentiers agréables avec un
objectif défini et en rendant compte des difficultés et des dangers que lřon pourra rencontrer
en cours de route.

Donc, le clan est une communauté en marche, cřest-à-dire active accueillante,


équilibrant, action physique, vie de nature et réflexion.
La formation scoute ne pourra être parachevée que si elle est poursuivie après un temps de
transition, qui est le temps de faire dřun adulte, un adulte responsable, actif, tourné vers les
autres.Cřest aussi le temps de présenter aux jeunes des modèles de vie près dřeux.
Cřest aussi le moyen adapté à la réalisation du but entrevu : « SE FORMER POUR
SERVIR ».

II.2. La route comme symbole

La route est symbolique parce quřelle ressemble à la [Link] nřest pas statique et elle a
un sens, elle vie quelque part, elle vises haut et bas, ses difficultés et ses bouts faciles, ses
raccourcis et ses détours.

La route défini le routiers, elle forme, le trempe à sa rude discipline ; la route fait le routier.

La route est un appel, et elle est mot dřordre, elle va quelque part, elle conduit à un but.
Elle invite à la marche, à lřeffort, au progrès.
Elle est à travers lřimmensité des plaines, au milieu des chaos de la montagne, dans lřombre
tremblante et incertaine de la forêt. Elle est la DIRECTION.
Tout en forgeant les jambes, la route forge lřesprit, trempe ses volontés, forme le caractère et
autre les cœurs à la charité.

Ex : - qui nřa jamais aidé un plus faible en route ?


- qui nřa jamais soulagé les épaules endolories dřun plus chétif ?
- qui nřa jamais dit une bonne parole à un dépressif ?
- qui nřa pas quelques fois remonté le moral dřun groupe anéanti par un violent orage
ou un soleil de plomb ?

Et que dire de notre fierté, de notre orgueil légitime ? On en prend un coup !


Il est arrivé à tous dřêtre ridiculisé par des automobilistes peut-être honteux de ne pas en faire
autant. Mais lřinjure est le ridicule sont quand même là.
37

La route nous apprend donc lřhumilité du pauvre, celle du démuni et nous


hausse, toutes proportions gardées, à la modestie.
Cřest pourquoi il ne saurait être question de la route sans la route marchée, cřest-à-dire sans
que ces marches soient faites sur les routes cřest-à-dire sur le macadam.
Cřest tout cela que nous apprend et nous donne la route et bien dřautres choses encore. Cřest
pourquoi elle est belle et vaut la peine dřêtre entreprise.

Toi qui lis peut-être ces lignes pour la première fois, quand viendras-tu la
partager avec nous ?
Notons que la route, entre par les pieds et sort par la tête.

II.3. Le but de la route

La route a pour but de former des adultes plus équilibrés au point de vue : moral,
intellectuel, physique, spirituel et cela dans le respect de la :

- Promesse scoute, pour mieux servir Dieu, la patrie et le prochain. Autrement dit, former des
hommes dřactions supérieures engagées dans le développement de lřhumilité ; de manière
concrète, par la route nous envisageons :

a. La formation du caractère : cřest la formation sans laquelle les formations particulières


manquent de base, dřassise garantissant leur durée, leur profondeur, leur valeur réelle. Former
le caractère, ou plutôt achever de le former, est le but primordial de la route. BP dit que Řř
lřéducation de la volonté par les difficultés de la route et par un usage sain dřune liberté
toujours accrue par une conscience nette, née de lřexercice, des réelles responsabilités.

b. la formation physique :Nous voulons faire de nos routiers des campeurs, plus exactement
des explorateurs, soucieux non seulement de leur santé mais aussi de leur développement
physique et de leur culture virile. Des hommes robustes, énergiques, endurcis, aimant de bel
effort du corps, outil parfait de lřesprit, loin de lřatmosphère viciée et vicieuse de nos villes
surpeuplées.
La route doit remettre lřeffort physique à lřhonneur. Pour cela, il donnera en exemple les
routiers quřil aura formés : sain, vigoureux, aimant lřeffort et la difficulté, même pour le seul
plaisir de vaincre. Et pour se maintenir en forme et en bonne santé, il faut sřentrainer en
pratiquant lřhébertisme afin dřutiliser ses moyens physiques dans la vie quotidienne « être
fort pour être utile).

c. La formation intellectuelle :La route stimulera le routier a se cultiver et lřorientera vers


une culture engagée. Le palabre, la discussion, lřenquête lřamèneront au réalisme de la pensée
en le faisant réfléchir sur des problèmes concrets. Les exercices et les autres réalisations
lřobligeront à penser en fonction de lřaction. Les causeries, les voyages, les conversations,
lřobservation de la nature, les contacts humains, les cercles dřétudes sont autant des moyens
de formation intellectuelle utilisés par le clan.

d. La formation sociale :Ce que nous voulons par la route, cřest former des hommes de bonne
volonté au sens très accusé, intellectuellement préparés et pratiquement entrainés à lřaction,
joignant à des habitudes dřobservation, une juste confiance en eux-mêmes et le goût des
réalisations.
e. La formation spirituelle :Le routier cherche son équilibre, la paix intérieure dans la prière
et la contemplation de la nature ou du paysage quřil traverse.
38

NB : Notre société a besoin de l’insertion sociale et professionnelle, l’autonomie (trouver son


propre chemin de vie), l’équilibre affectif (relation avec des personnes de deux sexes et
d’autres générations ; notamment les enfants), de nos jeunes adultes.
La route veut apporter à chaque membre les éléments nécessaires à sa formation
intégrale afin de permettre à chacun de s’engager véritablement dans la société.

II.4. La méthode de la route

La branche route pose un problème particulier ou spécial, alors quřelle devrait se


préoccuper comme les autres à établir la continuité de la méthode avec les autres branches ou
celle qui la précède. La route doit en outre faire face à une situation particulière. Ses membres
en effet, sont pour la plus part engagés dans une autre branche où ils assurent un rôle de chef.

La route nřest peut pas être un réservoir des chefs pour des branches, mais elle gardera
un rôle important dřassurer la formation des jeunes routiers.

II.4.1 LE BUT DE LA ROUTE


 Le rôle principal de la route est de parachever la formation commencée à la meute,
troupe, compagnie. Cette branche est la plus importante et la plus difficile, parce quřelle
doit assurer le passage de lřadolescence à lřâge adulte.
 La route doit pouvoir apporter des éléments de formation que le service ne donnerait pas
entièrement. Il lui appartient dřidentifier à lřâge du routier et dřappliquer sur le plan le
plus large, le sens de lřhonneur, lřesprit de la fraternité vraie, le sens de compétition ainsi
que le sens de la responsabilité qui constituent le but de la méthode scoute. Outre cela, la
route aura des objectifs complémentaires tels que : le développement physique, la
formation culturelle, lřinformation sur les problèmes de la cité, le contact avec les autres
jeunes en dehors du scoutisme. Parmi les différents moyens utilisés par la route pour
former les routiers cřest le « SERVICE ».
 Connaissant que la branche route pose un problème spécial, elle fait synthèse de toutes
les autres branches (Meute, Troupe et compagnie). Etant une branche regroupant les
jeunes ayant un niveau de discernement, elle se propose une méthode appelée Řřméthode
de la routeřř.

II.4.2 LA METHODE PROPREMENT DITE

La route donne la formation au routier de voir, juger et par lřapprentissage à lřaction


(agir).
a) La formation d’observation (voir)
Elle exige aux routiers de mieux se comporter pour éviter le risque dans sa vie et
la vie des autres.
b) La formation du jugement (juger)
Elle est caractérisée sur la technique habituelle et la recherche dřinformation, des
réflexions sur les enquêtes actuelles, les conférences données etc.
c) L’apprentissage à l’action (agir)
Cřest lřentreprise, agir après avoir résolue un problème.

Ainsi, la méthode scoute route se résume en trois actions : VOIR, JUGER et AGIR
cřest-à-dire :
- Le routier voit par l’action,
- Il juge par le chapitre,
39

- Il agit par l’entreprise.

II.4.2.1. LE VOIR
Cřest faire une analyse contextuelle riche, pour améliorer une situation, pour
transformer un milieu social donné, voilà pourquoi, il faut bien les connaitre, cřest-à-
dire bien voir, bien observer, bien écouter, bien percevoir et bien comprendre ce qui se
passe. Ici, le sensibilisateur et ou le formateur et sensibilisé ou formé rassemblent et
sřapproprient toutes les données du contexte.
Le voir est la perception et lřétude des problèmes réels et de leurs causes.

NB :Pourquoi la question se pose-t-elle ? Avec ça on établit la liste des questions et des


objections et on met en évidence les difficultés rencontrées.
Que constatons-nous dans la réalité ? Ici, on relève le plus possible des faits présents et
passés puis on classe ainsi les renseignements obtenus. (qui, quoi, pour qui, avec qui,
comment, où, quand, pourquoi).
Le voir intervient dans nos enquêtes sociales, durant nos marches sur la route, à la
découverte des réalités du monde, par la lecture, l’observation, etc.

II.4.2.2. LE JUGER
Cřest porter un jugement de valeur sur ce qui se passe. Il sřagit dřapprécier ce
qui se passe au regard de ce qui devrait être, en rapport avec les normes internes,
externes, morales, éthiques, légale, ….
Le Řřjugerřř cřest aussi lřinterprétation de la réalité à la lumière de la foi. Il faut bien
considérer les relations cause (effet ; moyen ; but ; moralité de lřobjet ; des moyens ; du but et
de lřintention ; des circonstances.
Afin dřéviter les erreurs de jugement, il est nécessaire de cultiver trois qualités propres à une
intelligence équilibrée cřest-à-dire,
- Un esprit large : qui permet dřêtre attentif au réel
- Un esprit ayant une hauteur de vue : qui permet de faire le lien entre les évènements
et dřy voir lřœuvre de la divine providence.
- Un esprit profond : qui permet de remonter au principe des choses.
NB : nous avons le juger, dans nos réunions de conseil, les discutions de nos chapitres.

II.4.2.3. L’AGIR
Cřest prendre un engagement pour changer ce qui ne va pas. Cřest articuler des actions
concrètes de transformation et de développer une stratégie du [Link] cherche les
moyens à mettre en œuvre pour agir. On élabore un plan dřaction après avoir soigneusement
hiérarchisé les objectifs et bien réfléchis sur les moyens à mettre en œuvre.
Cřest entreprise, le service communautaire, lřengagement personnel dans la vie quotidienne.

II.5. DENOMINATION.

Chaque clan porte une dénomination claire et précise.

Ex : - Groupe MAISHA : Clan de la Croisette


- Groupe NJANJA : Clan des Elites
- Groupe KAFUBU : Clan du Rocher
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II.6. STRUCTURE ET ORGANISATION DU CLAN

II.6.A. LE CLAN

1. Notions

Cřest la quatrième branche du mouvement scout après la meute, la troupe et la


compagnie.

Cřest la continuité de la formation scoute commencée à la meute, à la troupe et à la


compagnie. Le clan est la branche de la perfection.
Le clan est la pépinière des chefs scouts, crée en 1922 et apparait comme un bouquet de fleur
dont sème étroitement les tiges à la base, pour laisser chaque fleur diverger et sřépanouir
suivant sa direction.
Le clan constitue lřunité des routiers âgés de 18ans et plus divisés en plusieurs équipes
dřune dizaine des routiers chacun sous la direction dřun chef dřéquipe compagnon ou routier.

2. But et objectifs
Le clan poursuit les buts suivants :
- Parachever la formation commencée à la messe, la troupe et compagnie ;
- Aider les routiers à rester fidèles à la loi scoute durant toute sa vie sans oublié la
promesse ;
- Aider les routiers à se faire une carrière utile dans leur vie, à servir Dieu et son pays
en toutes circonstances.
Ainsi, le clan en tant que phase dřéducation et de formation par action (service) tout en
permettant au scoutisme dřatteindre son but et son objectif, revêt deux aspects.
 Communauté comme mode de vie
 Unité.

2.1. La loi
La loi des routiers est la même que celle de la troupe dans sa forme et dans lřesprit,
mais il faut la voire dřun point de vue différent cřest-à-dire point de vue dřun homme.
2.2. La devise
La devise des routiers est « SERVIR » sans attendre rien en retour un avantage
matériel cřest-à-dire servir sans soucis de pain.

II.6.B L’EQUIPE
Voulant aider le jeune homme à mener service, le clan le place progressivement dans
un cadre « adulte » où chacun peut à la fois développer sa personnalité et participer en équipe
à un travail commun. Lřéquipe est donc une unité d’action et de réflexioncřest-à-dire une
unité de travail et de service.

A lřaspiranat, une équipe est en général de 7 à 8 jeunes qui mènent une vie dřactivités
intenses et consacre une partie importante du temps à la formation de ses membres, sous la
direction du chef dřéquipe (nécessairement un compagnon).
Les compagnons évoluent dans les staffs plus réduits, 4 à 5 et agissent dans une grande
autonomie pour assure les services choisis : animation dřune branche, services communs, sans
pour cela négliger de poursuivre le perfectionnement de ses membres.
41

[Link] ET ORGANISATION
Dans sa structure, le clan est dirigé par un chef de clan. Il est secondé par un ou
deux assistants, et accompagné par un aumônier assisté aussi par une ou deux équipes.

1. Le chef de clan

Il est nécessairement un routier service (RS) ayant lřexpérience, la compétence et les


attitudes pour lřanimation des adultes et surtout ayant un brevet de chef dřunité clan (Wood
badge).

La mission du chef de clan est de préparer ses membres à leur vie dřhomme,
dans toute sa plénitude et sa finalité. Il doit donc être lui-même un homme engagé
dans la vie, cřest-à-dire exerçant des responsabilités sociales dans la communauté.
Laissant à ses chefs dřéquipes une grande liberté dřaction dans le cadre des objectifs décidés
en conseil de clan ; il intervient cependant, dans le choix des services, dans les étapes à
parcourir par chaque routier jusquřau départ.
Il intervient aussi souvent quřil le peut dans les discutions, chapitres ou réunions des équipes
sur les sujets les plus importants. Il est le proche collaborateur du chef de groupe et
normalement nommé par le conseil de groupeet aidé par un ou deux assistants de clan.

2. Le chef d’équipe
 Dřaspirants et routiers : un aîné qui a déjà lřexpérience du service et de la vie dřun clan.
Son rôle est double :
- Dřune part, faire pratiquer à son équipe des activités de formation générale (physique,
intellectuelle, technique) et des projets ou entreprises.
- Dřautre part, guider chaque routier dans sa formation personnelle en vue dřun service
défini conforme à ses aptitudes et à ses goûts.

 Des compagnons (nécessairement un RS), a pour tâche de diriger les entreprises ou


services communs choisi par le chef dřéquipe, de contrôler et cordonner les service
individuels, et dřassurer au sein de lřéquipe, lřambiance dřamitié virile où les
compagnons aimeront venir confronter leurs expériences et retremper en vue des actions
futures.
3. L’aumônier
Lřaumônier est essentiel à la vie du clan, plus particulièrement, il fait découvrir aux
routiers ce quřest une foi adulte et comment la loi scoute prend tout son sens à lřâge
dřhomme. Sa participation est indispensable à toute réunion dřéquipes sur des sujets ayant des
implications religieuses, ainsi quřau grand camp
.
4. Le conseil de clan

Le conseil de clan est la réunion exécutive de lřunité (Staff). Il est composé par
le chef de clan, ses assistants et ses chefs dřéquipes.

Les réunions du conseil de clan sont plus fréquentes pour lřorganisation des
activités, le suivi et lřévaluation de la progression.
42

5. Le conseil général de clan

Cřest la cours dřhonneur de lřunité. Il est composé du chef de clan, de lřaumônier, des
assistants, des chefs dřéquipes, des compagnons et des routiers en service au sein du groupe.
Le conseil général de clan a pour but de faire le point des résultats individuels et collectifs
obtenus au cours dřune période donnée, et de fixer les objectifs à atteindre pour la période
suivante.

[Link] ACTIVITES DE LA ROUTE


Les activités du clan doivent revêtir un caractère qui inculque le sens de la
responsabilité personnelle et sociale, lřamour du vrai, le goût de lřaventure joyeusement
accepté et lřamour de la vie rude au sein de la nature ; cřest-à-dire, vivre la fraternité scoute,
vivre une démarche personnelle sur soi-même et servir la communauté.

Des objectifs précis serviront à planifier les activités à la route, selon les besoins du
clan. Ces activités doivent permettre de progresser, dřapprendre et dřacquérir de lřexpérience,
de faire le point, de fraterniser, de se recueillir ou tout simplement de passer un bon moment.
Nous distinguons trois types dřactivités fondamentales au clan :
- Les activités de conseil ;
- Les activités de service ;
- Les activités de plein-air.

1. Les activités de conseil (les réunions)


Le clan se réunit régulièrement, les réunions ont pour but de créer un esprit de clan.
Cřest lors de ces réunions que seront lancés les projets et que seront approfondies les
techniques nécessaires à ces projets.
Exemple : discutions, échanges, forums, conférences, débats, élaboration dřun projet futur,
mises au point, techniques, service, expression artistique.
2. Les activités de service. (le projet ou l’entreprise)

Le projet est la forme et le moyen des activités à la route. Cřest donc le moyen que
lřéquipe choisit en vue dřatteindre ses objectifs. Le choix des projets dépend donc des
objectifs de lřéquipe. Il permet à chacun de trouver sa place, de sřinvestir en fonction de ses
capacités et de se découvrir. Il se doit être tourné vers lřextérieur avec un souci de collectivité,
et sřinsérer dans les réalités de notre société.Le projet se vit selon les cinq étapes du :
 Choisir une activité
 Préparer lřactivité
 Réaliser lřactivité
 Evaluer lřactivité
 Fêter la réussite de lřactivité en attribuant les récompenses (brevets)
pour des spécialités acquises.

3. Les activités de plein-air (le WE)

Le clan part en route, moment privilégié pour la réflexion. Le WE comprend toujours


un effort physique, généralement la marche, on y trouve aussi un palabre, un service et
dřautres activités (jeux, techniques etc).
La route est un dépassement de soi dans tous les domaines : pousser plus loin les
limites des participants, sans toutefois tomber dans les extrêmes. Il faudra soigneusement
préparer toute activité, afin dřen assurer le succès et atteindre les objectifs visés.
43

Cřest lors dřun WE quřun routier pourra montrer et mettre en action et parfaire ses
qualités de campeur, dřexplorateur, de marcher, quřil pourra vivre dans la plus fraternité avec
les autres membres du clan, quřil apprendra à mieux les connaitre, les apprécier, les aider. Le
feu de camp routier et les veillées, sont de meilleurs moments de la journée, une soirée
fraternelle autour du feu, bien conduit et artistiquement bien préparé : des beaux chants qui
émeuvent, des chants joyeux, une causerie animée, des cantiques, de la joie, de la nourriture
pour lřesprit,…

NB : il convient de noter que la formation à la route dépendra du juste équilibre entre ces trois
types dřactivités.

Exemple ou exercice

Q1). Dans votre entourage, un chef scout se lance à la sensibilisation sur la salubrité publique.
Quel est ce type dřactivité ?
R1 : Il s’agit d’une activité de conseil

II.8. LES ETAPES DE PROGRESSION


a) LE STAGE D’ASPIRANAT

Lřindividu doit fournir beaucoup dřeffort pour se maintenir et adhérer au clan. Cette
étape est une préparation a des responsabilités futures. Si lřaspiranat connait une mauvaise
préparation, certes il aura difficile dřembrasser la deuxième étape qui sera très exigeante.

Le stage dřaspiranat est une période très très exigeante pour lřaspirant dans le critère
dřinvestiture. Le clan lui offrira lřoccasion de rencontrer certaines réalités, mais le rôle de
lřéquipe est de lui présenter systématiquement et lui aider à y satisfaire aux conditions.

Le but de cette étape est dřobserver le clan sřil y veut faire partir, cřest-à-dire
sřentendre avec ses membres et dřaccepter sa charte et sa discipline et enfin sřil est capable de
suivre la route comprenant son esprit et aimant sa vie.

Le jeune routier nřa pas encore trouvé comment occuper valablement ses
loisirs, il est totalement privé des responsabilités.
 Que demande-t-il ?
Etant coupé de plus jeunes et de plus âgés que lui, il se retrouve seul et
recherche lřamitié. Ayant des nouvelles forces, il recherche des activités à TAILLE
DřHOMME, des coups durs, il recherche les copains de son âge ayant les mêmes
préoccupations et étant attiré par le même intérêt que lui, il recherche des
responsabilités.
 Que lui offrons-nous ?
Nous lui offrons dans lřéquipe des aspirants ; lřamitié, les activités de grande
envergure à taille dřhomme et des coups durs aussi des jeunes de son âge.
44

 Que ne lui offrons-nous pas ?


A première vue, lřéquipe des aspirants ne propose pas des nombreuses responsabilités.
Dřune part, le garçon réclame des responsabilités, dřautre part, il est question de lui confier
des responsabilités à rendre. Il y a-t-il eu une solution ?
Oui, cřest la responsabilité communautaire dřêtre aspirant. Il est responsable de la réussite
de son équipe.
 Conditions des (équipes) étape d’aspiranat
Lřétape dřaspiranat est une étape qui se déroule entièrement en marge du clan, non pas
en dehors du clan, mais en équipe dřaspirant, côte à côte avec le clan ; certains contacts avec
le groupe des aînés seront établi durant cette période.
Il est nécessaire de jouir lřaspirant (garçon) des garçons de 17 à 18 ans. Scout ou non qui fit
un stage en vue dřêtre admis au clan par lřinvestiture ; lřessentiel cřest lřidéal du stage. Le
garçon a demandé son admission personnelle au CC de pouvoir analyser la route pendant une
période allant de 18 à 24 [Link] tâchera de comprendre ce que la route peut lui apprendre.
Quelle est sa méthode, quel est son but, afin que cette préparation ait une réelle vie au clan,
soit complètement réussit, afin que le garçon évolue ; ce que lřon attend de lui.
Il est nécessaire que deux éléments liés lř[Link] que repartis en équipe et
membre dřune équipe et donc son équipe et son chef dřéquipe qui doit nécessairement être un
compagnon. Son équipe et son chef dřéquipe sont là les deux éléments qui lui donneront la
réussite.
b) LE COMPAGNONNAGE
Les compagnons sont des jeunes adultes à partir de 21 ans jusquřà 25 ans ayant
décidés dřagir de manière précise comme animateur dans une branche ou dans un domaine
social.
Les jeunes passent à lřétape de compagnon par lřinvestiture et dont le but ultime est de
prendre son départ routier.

Lřobjectif est dřatteindre son maximum personnel dans les cinq buts du scoutisme.
- Le développement physique
- La formation du caractère
- Le sens du concret
- Le sens de service
- Le sens de Dieu.
Lřobjectif nřest pas dřatteindre la perfection mais de faire des efforts significatifs dans
chaque domaine, de prendre lřhabitude de réfléchir sur soi-même et de progresser de façon
consciente.

Lorsque le CC estime que lřaspirant a atteint son objectif, il lui propose une épreuve
finale, lřHIKE.

Lřhike est une épreuve que le CC propose et qui permet de vérifier la progression de
lřaspirant ; concrètement, cřest sur terrain et cela pendant au moins 24 heures pour mesurer sa
volonté, sa persévérance, son courage.

Lřaspirant qui passe correctement son hike est admis à lřinvestiture et lřhike est le
moyen concret pour poursuivre sa progression au clan comme compagnon. Avec lřaide de son
parrain, il fait le choix concret de route, dřabord sous forme des engagements pour les
services des compagnons et ensuite pour préparer son départ routier. Lřinvestiture ne clôture
donc pas la progression, elle est une étape de préparation vers le départ routier.
45

II.9. LE CARNET DE ROUTE

Parole de BP. « Lorsquřun navigateur va sur lřocéan, il prend toujours son


carnet de bord »
« Lorsquřun colonel part au loin, il tient toujours à jour son journal dans lequel, il note tout
ce quřil voit beau, ce quřil apprend, et ce quřil rencontre dřintéressant ».Pour nous scout, nous
parlons du carnet de scout pour routier.
Lorsquřun garçon commence sa vie scoute, sa route, il commence aussi son carnet de
bord. Ce carnet doit être son compagnon, ton ami inséparable, prêt à recevoir les impressions
suggérées pendant la route. Il ne doit pas être quelque chose dřembêtant ni de haine, mais
plutôt, il doit refléter la vie scoute du routier.
Cřest à toi de décider, puisquřil sřagit de toi, tu en fais dons ce que tu veux ; tu peux
retrouver dans ton carnet de route tes réflexions personnelles, tes lectures ou des citations qui
třont plus, des récits des différents camps de services, le bilan des activités que tu as réalisées,
des rapports de routes ou dřexplorations, les exploits réalisés, les évènements heureux ou
malheureux de ta vie etc.
Ton carnet de route est un recueil de tes pensées étroites, de tes propres réflexions,
dřidées personnelles, de découvertes trouvées par toi-même au contact de la nature, de tes
frères routiers, des rencontres effectuées en cours de route, propre à třaider et à třenrichir, tu
peux y écrire aussi des citations, des proverbes ou des vers dřun poème avec chaque une
justification.

Ton carnet ne se limite pas aux bla-bla-bla, tu peux y insérer à ta guise des
photos, des croquis, y faire des dessins etc.
Ton carnet de route peut servir également à planifier ta vie quotidienne ou faire un bilan sur
un rythme de vie. En faisant un tableau, tu pourras ainsi constater le nombre dřheures que tu
consacre pour chacune de tes activités.
Exemple : la prière, le service, les témoignages, la lecture, le sommeil, le sport etc. de cette
façon visuelle, ton carnet te permet dřétablir tes priorités, mais aussi tes carences.
Ton carnet de route peut aussi te servir à planifier tes buts et tes objectifs pour la semaine, le
mois ou lřannée. Lorsque tu atteints lřéchéance, tu fais un retour, un bilan et tu tires tes
conclusions. As-tu réussi à atteindre ton but ? Tu notes les fruits de ta réussite ou les causes
de ton échec.

Ton carnet třaidera dans la mise en place de ton unité de vie ; mais aussi pour
mieux te comprendre il sera un repère pour :
- Ton rôle dans la vie d’équipe
- Ton rôle dans le clan
- Tes actions communautaires
- Tes services et la préparation pour ton départ routier plus tard.
NB : Ton carnet de route peut s’épuiser, tu peux alors ouvrir un autre « VOLUME », mais un
carnet, cela se veut léger, peu encombrant, donc « toujours prêt ». N’oublies surtout pas
qu’un carnet ne peut prendre forme qu’avec un stylo. Prends donc tes dispositions pour avoir
facilement sous la main l’un et l’autre.

a. Les caractéristiques d’un carnet de route


Le carnet de route doit être :
- Présentable ;
- Sans ratures et avec contenu lisible et signifiant ;
46

- Contenir une expression simple et claire ;


- Confidentiel (seuls le chef de clan, le parrain y ont accès).

b. Constitution du carnet de route


Le carnet de route comporte deux grandes parties :
On retrouve sur la première page du carnet de route lřidentité et nomination complète du
propriétaire.
La première partie contiendra :
- Ta vie dřéclaireur
- Ton totem
- Ta promesse
- Traditions et coutumes scoutes vécues et connues
- Les camps et WE vécus
- Les différents rapports des camps et sorties
- Les instructions reçues.
La deuxième partie contiendra :
- Ta vie personnelle
- Ta vie sociale
- Ta vie religieuse
- Ta vie physique
- Ta vie familiale etc.
Voilà ce que peutressemblé un carnet de route. A toi de lřadapté à ta propre personne,
à ton caractère, à tes choix de vie, car cela te concerne seul.

[Link] COMMUNAUTE
Le jeune routier, retrouve un ensemble des scouts, des routiers, des compagnons, qui
vivent tous dans une même communauté scoute. Pour créer lřharmonie dans le vécu de tout
un chacun, la communauté se propose un mode de vie, une façon propre de vivre de ses
membres, et cřest à travers des textes légaux, acceptés par tous et approuvés par [Link]
textes légaux sont, la charte et le R.O.I.
La charte dit du clan

A. LA CHARTE DU CLAN

A la meute on a les maximes, à la troupe et à la compagnie on a la loi et à la route on a


la charte.

A.1. Définition

Ce nřest pas un texte irréversible rédigé une fois pour toute et que lřon conserve dans
les archives. Une charte est un ensemble dřexigences acceptées par lřactuelle communauté et
révisée périodiquement.
Elle constitue une règle de vie, un moyen de progression personnelle grâce à une proposition
et à un contrôle communautaire.
Chaque équipe a souvent intérêt à adapter la charte au niveau de ses routiers et que toute
charte comprend toujours deux parties :
47

 Une charte commune à toutes les unités (groupe ou clan) dřun même pays précisé
au cours du conseil national route ou dřun camp national route. Ici, le routier :

- Sřengage à préparer son compagnonnage et ensuite son départ routier participant


activement à toutes les activités de lřéquipe et de la communauté.
- Est dřaccord sur les critères du départ routier en particulier et veut acquérir la route :
sens de responsabilité, sens communautaire, sens de lřéquilibre, une vie résolument
engagée et apostolique.
- Accepte la progression communautaire et sa révision en équipe.
- Accepte la progression personnelle établie et vécue avec son parrain routier et un
aumônier.

 Une charte propre à chaque communauté (groupe ou clan).


Ici, la charte est simple et claire, elle est constituée dřune série dřexigences choisies
pour la progression communautaire. Ces exigences doivent :
- Aider le routier à acquérir les qualités physiques, intellectuelles, et spirituelles
indispensable pour une vie adulte.
- Orienter le routier vers un débat de réponse aux besoins de leur milieu divers de vie ;
cřest-à-dire, familiale, estudiantine, professionnelle, rurale, paroissiale, etc.
- Etre dans la ligne scoute en exprimant correctement les caractéristiques de la route.
Responsabilité, communauté, équilibre.
Exemple : les routiers de la communauté xxxx :
- Feront chacun cinq minutes de culture physique quotidienne
- Liront régulièrement jeune Afrique magazine la semaine et commenteront en
équipe un article lu.
- Prépareront le brevet de secouriste, nageur etc.
PS : Toutes ces exigences doivent être écrites.

A.2. Pourquoi la charte

- Parce quřil est difficile de réaliser seul les efforts décidés en toute liberté
- Parce que sřengager à accepter les efforts devant les ami (e)s et faire une
révision en commun de ses efforts et aidé à les réaliser.
- Parce que, écrire les efforts, nous oblige à les faire réellement et facilite notre
révision de vie.

A.3. La révision de la charte


Réviser une charte signifie deux choses :
1. Quřà lřintervalle régulier en équipe, chacun dis en toute simplicité devant les autres
comment il a tenu aux exigences de la charte. Il sřagit là de se réviser par rapport à la charte et
il nřest pas nécessaire de prendre à la fois tous les points de la charte, mais souvent, il est utile
de voir les difficultés quřà rencontrer chacun et les richesses que chacun y a trouvées.
2. Quřen tenant compte de lřexamen précédant, il soit décidé ou non des modifier tel ou tel
autre point de la charte pour tenir compte de lřévolution et des besoins de chaque routier et de
celle de lřéquipe ou de la communauté.
Les modifications sont à décider dans un conseil de la communauté une fois trimestre
ou par an selon le cas. Aussi, le conseil révise la bonne adaptation de la charte aux besoins et
possibilités des équipes et de la communauté.
48

NB :Les traditions sont liées à un groupe et à chaque branche. Les outils de la tradition d’un
groupe sont :
1. la charte :elle est globaliste et traduit le code de vie sur les orientations de base
c’est-à-dire sur le plan de Dieu, sur le plan d’autrui et sur le plan de soi-même
2. le règlement d’ordre intérieur (ROI) :il doit être détaillant c’est-à-dire, il traduit le
mode de vie d’une communauté article par article.
B. LE REGLEMENT D’ORDRE INTERIEUR (ROI)
Dès la création du clan, le conseil précisera les points essentiels dřorganisation interne.
Il complétera dans la suite au fur et à mesure des nécessités.
Il revient au clan dřélaborer le règlement dřordre intérieur afin de traduire le mode de vie de
ses membres et de manière la plus claire et la plus détaillée possibles. Pour ce faire, les points
importants à traiter dans le R.O.I. sont :
- Le nom ou lřidentité complète du clan
- La devise
- Lřinsigne du clan
- Nombre des réunions et sorties hebdomadaires et mensuelles
- La rédaction des rapports
- Le montant de cotisation
- Les diverses fonctions et services administratifs du clan
- Le cérémonial de la monté, de lřinvestiture et du départ routier.
NB : Le R.O.I. n’est autre que le cadre dans lequel, le clan doit évoluer du point de vue
administratif que fonctionnel.

III.L’ENTREPRISE ET LA GESTION DES PROJETS


1. Définition
Une entreprise est un service collectif assumé par un clan ou une équipe faisant appel
à la volonté et à la générosité des routiers susceptibles de développer les compétences et
dřintroduire à la compréhension des problèmes sociaux.
Lřentreprise est la grande base pratique de la formation route « PAS DE ROUTE SANS
ENTREPRISE » ; elle amène les routiers à émettre des idées pour entrer ou prendre un
contact direct avec la réalité. Elle est en fait, une réalité, un engagement communautaire à la
taille des routiers.
49

Les domaines où peut sřappliquer lřentreprise sont très variés. Nous avons le
domaine : social, économique et culturel.A titre dřexemple, aménagement dřun petit
point dřeau, construction dřun pont, réfection dřune section de piste, assainissement
dřun quartier, plantation dřarbres, construction dřune case etc.
2. Les grandes étapes d’une entreprise

a) Le conseil ou réunion

- Il décide de lřaccumulation de proposition des entreprises ;


- Il fait le trillage par besoin et par priorité ;
- Il choisit les différents thèmes à développer, la durée et lřorganisation (Ici il
est question de savoir qui fait quoi).

Lřobjectif éducatif dřun conseil dřavant-projet ou entreprise, est la formation à


la prise de décision collective : savoir écouter, sřexprimer et prendre position.

b) La préparation technique et matérielle

- Ce conseil aide à réunir les moyens financiers et matériels pour la


réalisation de lřentreprise ;
- Lřacquisition des compétences et les préparations dřapproche.
Lřobjectif éducatif est de faire une esquisse sur la responsabilité précise dans le
groupe, la formation pratique et technique. (Savoir organiser).
c. La Réalisation

- Il permet à tout le monde dřintervenir, cřest-à-dire dřagir ;


- Atteindre le but collectif et de faire lřévaluation en cours dřaction.
Lřobjectif éducatif est le même quřau point (b).

d. Le conseil

Il permet de faire un bilan tout en comparant les réalisations et les objectifs


fixés, puis tirer une leçon sur ce qui va ou ce qui ne va pas. Se fixer les bases dřune
entreprise future pour mieux faire que maintenant.
Lřobjectif éducatif est de porter un jugement sur lřaction réalisé et lřévaluation de la
progression et se donner les moyens dřaller plus loin.

e. La gestion d’un projet


Pour quřun projet réussisse, il devra respecter un certain nombre des règles de
procédure, pour enfin soit être financé ou non.
Pour cela il faut avoir un plan :

Plan du projet
1. Contexte général :

- Lřhistorique de lřentreprise ou du projet ;


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- Justification du projet.

2. Description du projet :

- Objectif général
- Objectif opérationnel
- Stratégie
- Description et exécution des tâches
- Mise en œuvre : - les moyens humains : les personnels de cadre et les personnels
ouvriers.
- Les moyens matériels : les outils.
- Moyen de vérification
- Organisation administrative
- Partenaires
- Calendrier de réalisation
- Coût et plan de financement
- Evaluation et perspectives dřavenir.

IV. RETRAITE
Se retirer pour faire un examen de conscience sérieux sur ce quřon est et sur ce quřon
veut devenir réellement.
Passer des moments de réflexion (avec Dieu), de méditation, afin dřaméliorer son être dans la
communauté où lřon vit.

Chaque aspirant devra faire au moins trois retraites après chaque trimestre,
accompagner des aumôniers.

V. LES TECHNIQUES
V.A. LES TECHNIQUES DE LA ROUTE
V.A.1. Enquête sociale
Le but de lřenquête sociale est que tu connaisses le milieu et ses personnages car,
lřenquête sociale :
- Te met en contact avec ton milieu ;
- Enrichit tes connaissances théoriques ;
- Te donne lřoccasion de vérifier toi-même les renseignements reçus dans
les classes ou dans les livres ;
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Pour cela, elle consiste à :


- Voir et consulter ;
- Observer et questionner ;
- Noter ses observations et les témoignages obtenus, les commenter et en tirer
une synthèse intelligente.

V.A.1.a. Comment mener une enquête sociale ?


Voici ici, plusieurs points qui pourront třaider lorsque tu feras ton enquête
sociale.

a.1. Qui questionner


- Quantité : tu questionne de nombreux gens, cřest-à-dire, le plus des gens possible
- Qualité : quelquřun de qualité.
 Tu veux des renseignements concernant les commerces ? adresse-toi aux commerçants et à
la chambre de commerce de ta ville ou de la région.
 Tu veux des renseignements au sujet des différents services municipaux ? adresse-toi aux
fonctionnaires de la mairie.
 Tu cherches des informations concernant les activités communautaires, les organismes
locaux, le rôle de lřéglise ? un curé, un enseignant en sait quelque chose.

a.2. comment questionner

1. Quřon ne sřaperçoive pas que tu questionne, mène ton enquête sous forme de
conversations
2. Adapte-toi à ton interlocuteur, quřil soit ouvrier ou professionnel ; nřinterromps pas ton
interlocuteur sans raison sous prétexte de lřamener à son sujet.

a.3. quoi ?
Fais une synthèse de ton enquête afin de te donner une idée dřensemble. Cela permet
aussi de dessiner le profil du village : à quoi ressemble-t-il ? Quel est le problème majeur ?
Que peut-on y faire comme service communautaire?

V.A.1.b. Schéma d’une enquête sociale dans un village

Lřenquête sociale doit refléter lřimage qui correspond au village, cřest-à-dire :

a. Histoire et géographie

- La superficie du village en Km²


- Ses limites
- Réalise une carte sommaire avec le tracé des principales artères
- Situe sur la carte les principaux édifices, les parcs, et trace les limites des différents
quartiers et paroisses, le marché, les rivières, etc.
- Depuis combien de temps ce village existe-il ? Quelles sont les données les plus
importantes de son histoire
52

- Il y-a-t-il des monuments ou lieux historiques ? lesquels ? quels événements ou personnes


rappellent-il ?
- Retrace les événements importants qui sont arrivés depuis une vingtaine dřannée dans
différents domaines.

b. Population

- Quelle est la population actuelle de ce village ?


- Y-a-t-il eu une augmentation ou une diminution depuis dix ans ? lesquelles ?
- Peux-tu tracer un graphique illustrant ce point pour les vingt dernières années ?
- La population de ce village est-elle ouvrière ou paysanne ? combien de dénomination
religieuses y-a-t-il ? combien de fidèles y dénombre-t-on ?
- Combien des gens vivent dans une extrême pauvreté matérielle ? dřoù vient cette
situation ?
- Pourquoi ? Il-y-a-t-il un service de santé ?

c. Pouvoir civil ou coutumier

- Qui est lřautorité civile ou coutumière du village ? quel est son rôle et ses pouvoirs ?
- A-t-il un budget ? si oui, dřoù vient lřargent ?
- Combien dřemployés y-a-t-il ? quels moyens dřaction ont-ils à leur disposition ?
- Y-a-t-il un poste de police ?

d. Organisation des loisirs des jeunes

- Existe-t-il des centres de loisirs ? (terrain de foot etc.) ;


- Existe-t-il des organisations ou groupements des jeunes ? que font-ils et qui les
dirige ?
- Les jeunes ont-ils la possibilité de sřadonner à des loisirs culturels (lecture, cinéma,
musique, théâtre, chants, etc) ? où ? quand ? comment ?
- Les adultes, ont-ils les mêmes possibilités culturelles que les jeunes ?

e. Education

- Quel est le nombre dřécole et de centre de formation dabs ce village ? combien


dřélèves fréquentent ces différents établissements ?
- Sont-ils tous des résidents du village ? dans le contraire, dřoù viennent-ils ?
- Existe-t-il pour les adultes des cours du soir dřalphabétisation ?
-
f. Santé.

- Y Ŕa-t-il un service de santé (hôpital, dispensaire) ?


- La population, boit-elle de lřeau de robinet ou de la rivière ? a quelle maladie est-elle
souvent exposée (malaria, anémie, tuberculose, etc) ?
- Quel est le régime alimentaire ? est-il équilibré ?
Voilà ce que peut ressembler une enquête, tu seras sûrement curieux de savoir quel
genre dřenquête ont fait les autres membres du clan. A toi dřêtre créatif et imaginatif !!!
53

V.A.2. RAPPORT Ŕ PROCES-VERBAL Ŕ COMPTE RENDU

La spécificité de ces documents ne dépend, ni de leur longueur, ni de la


compétence du rédacteur et encore moins du sujet traité. Cřest essentiellement leur
objectif qui fait leur différence et influe sur la manière de le rédiger.
Le compte rendu témoigne de façon neutre ;
Le procès-verbal atteste les faits par la signature de toutes les parties prenantes ;
Le rapport analyse une situation et propose des solutions en toutes objectivités.

a. Le compte rendu
C’est un récit qui témoigne de façon neutre.
- Quřil sřagisse dřun compte rendu dřaccident, de réunion, de visite ; ce document est
prioritairement destiné aux collaborateurs qui nřont pas assisté aux faits. Sa structure et sa
lisibilité doit leur permettre dřenclencher des actions : ordonner pour la hiérarchie, réaliser
pour lřéquipe technique, fournir aux administrer pour les autres services.
- Plus le compte rendu sera destiné à des missions opérationnelles, les plus sa forme sera
dépouillée jusquřà devenir un tableau mettant en regard : thème à lřordre du jour,
préoccupations soulevées et décisions prises. Dans certains cas, il est nécessaire de proposer
des comptes rendu plus denses que lřon qualifie de : synthétique parce que regroupant les
informations par thèmes ou sténographiques parce que racontant les faits dans leur intégrité et
de manière chronologique.

b. Le rapport
C’est un récit qui analyse une situation et propose des pistes de solutions. En
fonction des sujets abordés, le rapport peut être bref et se limiter à un simple feuillet
ou se présenter comme un important document relié qui nécessite un sommaire, des
illustrations et des annexes. Quelle que soit sa longueur, un rapport se construit en
trois parties :
- La description des faits
- Lřanalyse de ces faits en fonction de la règlementation, des critères techniques, des
nouveaux procédés ou à la découverte des nouveaux matériaux.
- Des propositions visant à améliorer la situation initialement décrite.
Ces trois parties sont introduites par un texte court qui précise lřobjet de lřétude
et les raisons qui ont conduit à la réaliser.
Puisque le rédacteur sřimplique en proposant sa vision des choses, le rapport nřest pas un écrit
neutre. Cet avis doit cependant reposer sur une analyse objective et circonstanciée et non sur
des considérations subjectives du rédacteur.
ATTENTION !!!! Les écrits professionnels se rédigent en style impersonnel.

Pour aider à la neutralité et à lřobjectivité de ces écrits, la première personne du


singulier (je) nřest jamais alors jamais utilisée.

Le style impersonnel est un mélange des voix passives (« les choses


agissent…. » Plutôt que « jřai vu agir les choses ») et de style indirect (« lřaction a été
constatée » plutôt que (« jřai constaté lřaction »). Il importe dřemployer les mots les
plus précis possible en pensant à sa cible car certains collaborateurs ne sont pas des
spécialistes ou préfèrent carrément un langage simple.
c. Le procès-verbal
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C’est un récit qui atteste les faits. Ce document est destiné aux participants dřune
réunion, aux acteurs et témoins dřun accident, aux collaborateurs présents à une audition, etc.
Ce document peut revêtir les mêmes formes que le compte rendu, car pour devenir un procès-
verbal, il suffit quřun compte rendu soit muni des signatures de toutes les parties prenantes.
Comme pour le compte rendu, le PV prend le plus souvent la forme sténographique, le niveau
de confiance entre les intervenants est plutôt précaire.

NB : 1. Pour rédiger, il faut toujours prendre la précaution de :


- Se préparer ;
- Prendre des notes pendant la réunion ;
- Rédiger le PV ;
- Utiliser le model de procès-verbaux des réunions.

2 COMMENT ANIMER UNE REUNION


Voici quelques éléments simples concernant lřanimation et la conduite dřune réunion.
 Avant la réunion ‘’bien préparer’’
Avant toute chose, il est toujours important de bien préparer une réunion (quels sont
les objectifs de la réunion, qui inviter, quels supports utiliser, etc). Ensuite, il faut lancer la
convocation ; et comme on le sait quřil est toujours difficile de faire venir les gens, mieux
vaut leur présenter des documents clairs, bien présenter et pas trop nombreux (ordre du jour,
lieu, date, heure de la réunion etc).

On peut se poser les questions suivantes :

Q.a./ Pourquoi faire cette réunion (les objectifs)


R.a./ impliquer les gens dans une campagne (qu’ils s’engagent concrètement) ou à discuter
de l’avancement des projets d’une commission.
Q.b./ A quel public vais-je mřadresser ?
R.b./ on doit chercher à adapter sa préparation et son discours en conséquence. (Commission
qui fonctionne bien, novice, partenaires).
Q.c./ Quels sont les points à voir (lřordre du jour) voire fiche spécifique
Q.d./ Que dire sur chacun des point à traiter
R.d./bien sûr, convient de préparer à l’avance ce qu’on va dire, ce qu’on veut présenter et qui
s’en chargera, les réaction que l’on veut susciter.
Q.e./ Quel temps consacrer à la réunion ?
R.e./ En fonction des différents points abordés, du nombre de participants (et donc autant
d’interventions), il faut calculer le temps de la réunion et surtout le tenir. Rien de plus
désagréable de finir une réunion une heure en retard, ça ne donne pas envie de revenir ! si
c’est un temps de midi (de 12h45 à 14h°°), il faut être efficace, car le temps effectif de la
réunion est limité.
Q.f./ Quel support utiliser
R.f./ On peut par exemple prévoir des documents à remettre aux participants, schémas à faire
sur tableau, etc.

 Pendant la réunion (bien animer)


Lřanimateur de la réunion joue un rôle bien plus important que lřon pourrait croire. En
effet, cřest lui qui va conduire la réunion, donner la parole aux participants, synthétiser et
recadrer le débat sřil se disperse trop. Bref, il est donc important dřêtre claire, concis et précis.
55

Exemple d’étapes à suivre lors d’une réunion :

- Commencer par un tour de la table pour que chacun puisse se présenter et dire
brièvement ce qui lřa amené ici (essentiellement si les gens ne se connaissent pas)
- Rappelez les objectifs de cette réunion et lřordre du jour. Demandez aux participants
sřils ont des points supplémentaires à aborder qui ne figurent pas dans lřordre du jour,
ou sřils veulent en changer lřordre (par degré de priorité).
- Trouvez un rapporteur qui pourra ensuite faire un compte rendu de la réunion
(important). Lřidéal est de trouver cette personne avant la réunion.
- Abordez les différents points en donnant les éléments clés des précisions,
- Accordez la parole à chacun. Il est mieux que les participants lèvent la main pour
prendre la parole. Ça fait peut-être un peu scolaire mais ça évite la cacophonie !
- Après chaque point abordé, recensez les décisions prises pour sřassurer quřil nřy a pas
malentendus et précisez qui fait quoi et qui est qui.
- Fixez un objectif et une date pour la prochaine réunion (à vos agendas).

A la fin de la réunion, remerciez les participants de leur venue et précisez-leur quřils


recevront le compte rendu par la suite…. par mail par exemple.

NB :
- Faites circuler une feuille d’émargement pour noter le nom des participants et leurs
cordonnées
- Pour ternir l’ordre du jour, vous pouvez nommer un « gardien du temps »
- Celui-ci sera chargé de signaler que le traitement d’un sujet doit en arriver à sa
conclusion.
Peaufinez l’introduction et la conclusion.
- N’hésitez pas à vous munir des supports visuels si nécessaires (diapositifs, films etc.) tout
en prévoyant auprès du permanant un projecteur et ses accessoires.
- De temps à temps, faites suivre vos réunions d’un repas ou d’un verre de partage car il est
bien de créer des espaces de communication informelle et conviviale.

 Après la réunion (la restitution)


Après la réunion, il est important de rédiger un compte rendu. Ce nřest pas à
lřanimateur de le faire (parce quřil ne peut pas animer et prendre notes à la fois), mais
plutôt à un rapporteur.
Lřidée est de mettre par écrit les éléments importants des différents points à
aborder lors de la réunion. Ensuite, envoyez à chaque participant ce compte rendu.
Essayez si possible de le faire rapidement. Vous pouvez profiter de cet envoi pour rappeler la
date de la prochaine rencontre.

V.B. LES TECHNIQUES SCOUTES

V.B.1. LA SIGNALISATION
Dans le code morse, les signaux sont formés des points, des traits. Cřest lřavantage de
ce système de nřavoir que deux signaux. Lřun bref et lřautre long. Ils sont employés seuls ou
combinés il permet de représenter toutes le lettres alphabétiques, les chiffres, la ponctuation et
les signaux de service. Il existe un grand nombre de moyens pour envoyer ces points et traits.
56

On peut utiliser des fanions, la langue, le sifflet, des signaux lumineux etc. il faut se rendre
compte que le système morse est lřaffaire de bien rendre la différence entre les signes
indicatifs de chaque lettre et la pause entre les mots. Ceci est vrai que : soit la vitesse à
laquelle on travail, cela est surtout important pour les signaux à grande distance. En fait, il ne
sřagit pas des temps long et courts. Les règles suivantes sřappliquent à toutes les émissions et
doivent être observé.

- Envoyer et recevoir 15 lettres ou chiffres à la minute


- Un trait est égal à trois points
- Lřespace entre deux lettres est égal à un trait ou trois points
- Il faut travailler à une vitesse constante ; ne pas se précipiter ; toujours séparer avec
grande netteté chaque lettre et chaque mot.
- Cřest la longueur des pauses qui règle lřallure.
L’alphabet en code morse

Un moyen de se fixer les signaux dans la mémoire et le suivant : on groupe les lettres
suivant quelques combinaisons faciles à retenir :

1. Lettres formées pars des points et des traits

E ∙ - T
I ∙∙ -- M
S ∙∙∙ --- O
H ∙∙∙∙ ---- CH

2. Lettres opposées 3 Lettres en sandwich


A ∙- -∙ N
B -∙∙∙ ∙--- J
D ∙-- ∙∙- U
F ∙∙-∙ ∙-∙∙ L
G --∙ ∙-- W
57

4Lettres sans classification

C -∙-∙

J ∙---

Z --∙∙

a. Message secret ou CRYPTOGRAPHIE

1. Par bouche
Exemple : Blanc Omega Uni Clé Honneur eko BOUCHE

2. Grolimont A

3. Grolimont B
C1 C2 C3 J K L S T U
L1 : A B C M N O
L2 : D E F V W X
P Q R
L3 : G H i Y Z CH
3e Groupe
1e Groupe 2e Groupe

b. Message A = Z

A=Z G=T M=N


58

B=Y H=S
C=X I=R
D= W J=K
E=V K=P
F=U L=O

c. Message de suppression des lettres dominant


Exemple : RRRL RRRU RRRM RRRB RRRU LUMBU

d. Le code chinois

ABCDEFGHIJKLMNOPQRSTUVWXYZ

Voyelle Consonne voyelle consonne


Ou Ou Ou
Consonne Voyelle Consonne Voyelle

Voyelle Consonne

e. Le sémaphore
59

f. Le code 1/3
ABCDEFGHIJKLMNOPQRSTUVWXYZ
Ce message consiste à trouver la troisième lettre après la lettre inscrit (lettre du message)
Exemple : BIXK ELAN

g. Le code et (e = . et t = -
Exemple : e/etee/et/te ELAN

h. Le code A vaut K
60

Le code avocat est bien simple...


Il suffit de bien comprendre le mot « avocat »...'A' vaut 'K'... Simple, non?

Donc, A = k
A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z
k l m n o p q r s t u v w x y z a b c d e f g h i j
Exemple :« Promesse éclaireur » devient « Zbywoccoomvksboeb ».

i. Code de voyelle

ABCDEFGHIJKLMNOPQRSTUVWXYZ
1 2 3 4 5 6
Exemple : L5MB5 LUMBU

A=1, E=2, I=3, O=4, U=5,

j. Le templier
Tu places les lettres de lřalphabet de cette façon :

voilà, tu as fais le plus dur, il ne reste plus quřà remplacer chaque lettre par le petit dessin
qui lřentoure dans la grille, et mettre un point dans ce petit dessin suivant que la lettre se
trouve à gauche ou à droite…

Exemple :

k. Le code LAPIN

On garde le principe de grille mais les coordonées ne sont pas des


chiffres, mais le mot LAPIN, donc a=LL, b=LA ... z=NN

L A P I N
L a b c d e
A f g h i j
P k l m n o
I p q r s t
N u v x y z

Exemple : "Le scoutisme" devient : PALN IILPPNNLINAIIIPPLN

Si on a besoin d'un W, on l'écrit tel quel...

l. lettres inverses
61

Les lettres de chaque mot sont inversées.

Ex: Pour RENDEZ-VOUS A LA SOURCE,

nous avons ZEDNER SUOV A AL ECRUOS

m. Substitution par des chiffres

1. La plus simple :
A = 1, B = 2, C = 3, etc. jusqu'à Z = 26. On sépare les mots soit par zéro, soit par des
nombres à 3 chiffres.
2. Chiffres inversés :
A = 26, B = 25, C = 24, etc. jusqu'à Z = 1. On sépare les mots soit par zéro, soit par des
nombres à 3 chiffres.
3. Chiffres décalés :
on donne une valeur à A qui conditionne ainsi celle de chaque lettre, exemple avec A =
5:
W = 1, X = 2, Y = 3, Z = 4, A = 5, B = 6,etc... jusqu'à V = 26. On sépare les mots soit
par zéro, soit par des nombres à 3 chiffres. La clef du décalage peut être indiquée sur le
message, par exemple en écrivant dans un coin A5, ou on peut la trouver à un autre
endroit.

n. Le Braille

Code utilisé pour écrire des livres pour les aveugles, ce code peut aussi être utilisé dans les
messages.

o. Autres codes imagé

Voici quelques autres codes imagés, qui peuvent être utiles pour coder vos lettres & autres
messages...
62

N.B : Ces codes sont multiples. On peut même un jeux dřinventer le code entre équipe

A. SIGNAUX DE SERVICE

.- : Avertissement
.-. : Rassemblement
..-. : ramper
--. : Appel de la troupe
-- : appel de la compagnie
--. : Appel de la compagnie
--- : appel de la compagnie
---- : appel du clan
-.. : tournez à droite
--. : tournez à gauche
../../.. : Intendance ou appel des cuistots
-… : bain
63

../..-. / : Appel de l’infirmier


. --./… : patrouille de service
.--./…. : patrouille d’honneur
-.-./.--. : Appel de C.P
…/.--. : appel de S.P.
.--./..-. : patrouille de feu
.--./-.-- : patrouille d’hygiène
.. : marche
. : halte en stop
-.-./.--./… : C.P. de source
-.-./.--./…. : C.P. d’honneur
-.-./.--./-.-- : C.P. d’hygiène
-.-./.--./..-. : C.P. de feu
…/…/ : scout de sérance
-.-.- (3x ou 4x) : j’ai un message à lancer ou à transmettre
.-… : attendez ou non prêt
-.- : près à recevoir
...-. : compris
..--.. : (2x ou 3x) : répétez
…….. : Erreur
…-.- : fin de séance
---… : émettez lentement
------ : rien à transmettre
.-.. : Lever
.- : avancer
64

-.-. : reculez ou cachez vous


B. SIGNAUX DE DETRESSE, DE RECHERCHE ET DE SOUMETTRE
Les signaux doivent être connus de tous les aspirants ils ne doivent être utilisés que dans des
cas réels de détresse ou de demande de secours.
Dès la réception de tels signaux, toute station qui les reçoit doit immédiatement cesser tout
trafic nřayant pas un rapport direct ou indirect avec ces signaux
S.O.S : signaux de sécurité c-à-d au secours
TTT TTTTTT : annonce que la situation va transmettre un message concernant la
sécurité de la navigation (train, voiture,…) ou des avertissements météorologiques
importantes.
XXX XXXXXX : signal dřurgence indique que la situation à transmettre un message
très urgent concernant la sécurité dřun navire, dřun avion, dřune Véhicule ou dřune
personne se trouvant à bord ou en vue du bord.
C. SIGNAUX DE PONCTUATION ET AUTRES
- â, o, u : .-.-
- â : .--.-
- é, è, ê : ..-..
- n : --.--
- ô : ---.
- U : ..--
- Point : .-.-.-
- Virgule : --..ŕ
- Deux pt : ---…
- Point dřinterrogation ou demande dřune transmission non comprise : ..--..
- Apostrophe : .----.
- Trait dřunion, tiret : -….-
- Parenthèse avant ou après mots : --.--.-
- Barre de fraction : -..-.
- Souligné : ..--.-
- Double trait (=) : -…-

[Link]

1. Définition
Tous scout doit savoir apprécier nřimporte quelle distance avec au moins 25% dřerreur.
En campagne ou au cours dřun hike, le scout est amené à devoir constamment résoudre des
problèmes concernant les distances ou hauteurs. Pour arriver à avoir un coup dřœil assez
juste, il faut beaucoup de pratique.
2. Quelques mesures à connaitre
A défaut de mètre, le scout pourra se servir utilement des mesures suivantes quřil porte
sur lui en permanence.
- Hauteur de la taille, (sans coiffure)
- Hauteur atteinte par le bras droit dressé verticalement et doigts allongés
- Longueur du bras droit, de lřépaule à lřextrémité des doigts allongés
65

- Longueur de deux bras tendus horizontalement, les doigts allongés


- Longueur de la main étendue, de lřextrémité du pouce à celle du petit doigt,
écarté au maximum
- Longueur du pied chaussé ou nu
- Le scout pourra aussi se servir de son staff ou sa canne de marche (bâton
fourchu) gradué en centimètres.

a. Mesure des distances au pas


Cette méthode est employée pour des levés rapides et des croquis. Il est nécessaire que
le scout sache calculer aussi exactement que possible, un chemin parcouru, en le mesurant par
le nombre des pas quřil a fait.
Il lui faut pour cela, connaitre lřétalonnage de son pas cřest-à-dire, connaitre le nombre des
pas ou mieux des doubles pas quřil fait en moyenne pour une distance de 100 m, tout en
tenant compte de sa variation suivant les circonstances dans lesquelles il se trouve ; tel que la
vitesse de marche, fatigue du marcheur, vitesse du vent quand il souffle de face, nature du
terrain sur lequel on avance, etc. sur une route boueuse, sans un terrain labouré ou le sable,
sur une pente, le pas change aussi avec lřâge et la taille de quelquřun.
Quand on a un pas bien régulier et quřon en maintien avec son allure cřest-à-dire, quand le
nombre de pas pendant chaque minute est constant, il suffit de compter le temps pendant
lequel on a marché, pour en déduire la longueur parcourue.
Il est donc bon de sřentrainer à cet exercice et que lřon vérifie tous les ans la longueur de son
pas.

b. Mesure de distance au moyen d’une bicyclette ou motocyclette ou voiture


Même exercice, ce quřau point (a), mais ici, il faut connaitre la longueur
couvert par sa machine et le nombre de tours exécutés.
c. Mesure des distances à la vue
Cřest un moyen très peu précis et donnant des résultats variables avec chaque
individu et dans chaque cas particulier. Cette méthode pourra être améliorée par la
connaissance des quelques points suivants : on peut distinguer approximativement,
- A 16Km les églises et les châteaux
- A 10Km les moulins à vent, les grosses cheminées dřusines
- A 6Km les maisons ordinaires, les gros arbres isolés, on peut compter les fenêtres
jusquřà 2 ou 3Km.
- A 1,5Km les hommes à pied en troupe, les voitures en file sur une route
- A 800m les hommes les uns des autres
- A 500m on distingue nettement les hommes et les chevaux ou voitures
- A 300m, lřovale du visage se détache des épaules, on distingue les croisillons de
fenêtres.
66

- A 150m, la ligne des yeux se dessine et ceux-ci se séparent lřune de lřautre vers 60 à
70m.
Il faut remarquer que les objets paraissent plus proches quřils ne les sont en réalité :
quand il y a beaucoup de lumière donnant sur eux, quand lřatmosphère est très pure, quand on
est séparé par une certaine étendue dřeau, quand ils sont à un niveau différent de celui de
lřobservateur ; ils paraissent plus éloignés.
Quand ils sont plus éclairés, quand lřatmosphère est lumineuse, quand le fond sur
lequel ils se détachent est uniforme, quand ils se trouvent au-delà dřun dénivellement, quand
un obstacle (arbre, colline) les sépare de lřobservateur, quand celui-ci est à genoux ou couché.
Les pentes paraissent plus fortes vue de loin que de près ; les objets situés en contre-bas dřun
observateur tendent à sřatténuer.

d. Mesure des distances au son


Le son parcourt 333m/s, tandis que la vitesse de la lumière est de 300.000Km ou
3.108m/s cřest-à-dire 30.000.000m/s à la seconde et peut donc être considérée comme
instantanée. Si lřon voit la fumée du coup de sifflet dřune locomotive, il suffira de compter le
nombre de seconde sřécoulant entre la vue du jet de vapeur et le moment où lřon entend le son
et de multiplier ce nombre par 333.
Le vent influe sur la vitesse du son suivant la direction dans laquelle il souffle.

e. La vitesse d’un courant d’eau


Calculer la longueur BS, jeter un corps flottant en B et noter le nombre de secondes
mis par ce flottant pour arriver en S. en divisant la longueur trouvée par le nombre de
secondes, on obtient la vitesse du courant à la seconde.

f. Mesure d’une hauteur :

f.1. Méthode Indienne

Cřest en regardant par le derrière, tout en sřinclinant entre les deux jambes, que lřon
cherchera à faire coïncider le point extrême de la chose avec le sommet de lřangle formé entre
les deux jambes. On compte les pas (étalonnés) du point de stationnement jusquřà lřobjet et
on divise la hauteur trouvé par deux. Sinon on recule jusquřà atteindre le point sommet et
faire cette pratique.

f.2. Méthode de rapportement

Cřest la méthode ka plus rapide et simple au moyen dřun crayon ou dřun bâton tenu à
la main, bras tendu. Tu mets une chose (bâton, staff) bien étalonné sur la base de la chose à
mesurer ; tu rapportes autant de fois que cela sera nécessaire la hauteur du staff sur la hauteur
estimé. Le nombre trouver est à multiplier par la hauteur du staff ou du bâton et le produit
donne la hauteur de la Řřchoseřř.

f.3. Méthode de rabattement


Une variante plus précise est celle de la hauteur renversée ; après avoir renversé toute
la hauteur de lřobjet à mesurer au moyen du crayon, on tourne celui-ci de 90° et on place un
67

scout à lřendroit désigné lřextrémité du crayon. Il suffira dès lors de mesurer sur le sol la
distance qui sépare le scout avec lřobjet à mesurer. Cette distance sera égale à la hauteur de
lřobjet à mesurer.
f.4. Détermination de la hauteur d’un objet dont la base est inaccessible.

a c d
H
a b An
gle
de
… M

A B

On peut employer la méthode suivante qui, tout en étant approximative peut


cependant donner des résultats suffisamment exacts en pratique.

Fabriquer pour cela le petit instrument © contre appelé Clinomètre, il consiste


en un rapporteur au centre © duquel nous attachons un petit fil à plomb. Lřobservateur
porte le clinomètre à hauteur des yeux en A et au moyen de la ligne (ab) vise le
sommet du point accessible. Lřangle fait par la ligne (ab) et horizontale passant par (c)
est appelé Řřangle de siteřř ou Řř dřélévationřř. Le scout en prend note. Il avance en
ligne droite dans la direction du point inaccessible et sřécarte de son premier point
dřobservation à une distance de 50m. (A) est lřendroit où se trouve lřobservateur ou
dřentrée. Viser et prend le nouvel angle dřélévation. Il construit ensuite le petit schéma
suivant sur la feuille de papier : il trace en (A) lřangle noté en premier lieu et (B) celui
noté en second lieu ; il prolonge les deux droites à (B) et 220.
En (H) ; de (H) il abaisse la perpendiculaire sur le prolongement de (AB) et H, il abaisse la
perpendiculaire sur les profondeurs de (AB) et mesure (aH) : de H il abaisse la
perpendiculaire sur le prolongement de (AB) et mesure (HM).
La hauteur cherchée sera égale à deux fois (HM), il est intéressant dřappliquer cette méthode
précieuse
g. La mesure de largueur

g.1. Méthode d’ondulation


Jette une pierre dans lřeau bien au bord de celle-ci, tu remarqueras quřil y aura
des arcs, alors choisis deux scouts qui sřéloigneront ensemble avec les arcs jusquřà
celui qui nouera les deux rives. La distance entre vous de lřun de deux scouts constitue
la largeur de la rivière.
68

g.2.Méthode de Napoléon
Tu commences par mettre ton chapeau et tu te tiens jusquřà ce que ton menton vienne
sřappuyer contre ta poitrine. Tu places ton chapeau jusquřà ce que le bord de celui-ci ait lřair
de toucher la rive opposé. Après on fait un quart de tour à droite, tu transporte par ce geste, la
berge ou lřautre rive à la largeur de la rivière. Note le point où le bord de ton chapeau semble
toucher le sol et mesure la distance aux pas. Cette méthode convient pour les rivières plus
étroites.
g.3. Méthode de triangulation
Se tenant tout droit du rive qui est le point de stationnement (B) cřest-à-dire le point où
se retrouve lřobservateur, on choisira un repaire (A) situé de lřautre côté du rive. A partir du
point (B) on estimera une distance plus longue que celle de (AB) et cette estimation aura
comme extrémité le point (C) du côté du point de stationnement (B). On divisera par deux la
distance (BC) cřest-à-dire la distance entre le point de positionnement (B) où se retrouve
lřobservateur et le point (C) comme point de la distance dřestimation. A partir du point (C) on
ajoutera à la distance (BC) la moitié du (BC/2), soit lřextrémité (D).
Du point (D) on compte les pas jusquřà aligner le point (A),(C) et (E) ; puis on multiplie la
distance (DE) par deux pour trouver la distance (A-B).

C
C B
D =

E AB = DE x
2

g.4. Déterminer la largeur d’un obstacle infranchissable.


Soit à trouver la largeur AB de lřobstacle R, le point A est inaccessible mais nettement
visible par lřobservateur. Celui-ci marche en ligne droite le long de R, en E il plante un
fanion, puis continue à marcher jusquřà un point quelconque S où il tourne à lřangle droit et
se dirige, perpendiculairement à BS, vers T quřil trouvera quand il sera dans lřalignement
prolongé de AE.
69

Les deux triangles TES et BEA seront semblables, donc dřoù AB


A C B

D
Cours dřeau R OU
S
B E
M N A
Cours d’eau

T
Si le scout faisait ES = BE, la distance ST donnerait immédiatement la largeur AB, car les
deux triangles formés seraient égaux.
Comme il nřest pas toujours possible de travailler de manière, le terrain dont on dispose ne
sřy prêtant pas, on peut utiliser le procédé suivant lequel lřemploi du staff gradué est
nécessaire. Le scout plante un staff NC au bord de lřobstacle R ; avec un second staff, il
sřéloigne du premier dřenvirons 3m, perpendiculairement au bord de R et enfonce son bâton
dans le sol, en A. sur chacun de ces deux staffs il faut marquer une hauteur de 1,60m au-
dessus du sol ; cette hauteur de 1,60m correspond à la hauteur de lřœil ; ceci facilite les
visées. On aura donc : NC = AB = 1,60m
Du point B de ce second staff, le scout vise le bord opposé de R, en M, la ligne BM coupe le
premier staff en D ; ce point est marqué par un autre scout qui aide le premier. On mesure
alors DC, soit par exemple 0,50m on aura donc : or CD = 0,50 ND-CD = ND=
1,60 Ŕ 0,5 or CB = NA = 3m
Donc
h. Mesure de la profondeur
Pour évaluer la profondeur, nous pouvons prendre une corde, un bâton etc.
i. Mesure du débit
Pour calculer le débit en un endroit dřune rivière (pont etc), il faut connaitre la
longueur et la largeur du pont (rivière), la profondeur et le temps en seconde sur le
pont ; dřoù le débit sera calculer comme suit :
k. Mesure du poids C
A
B Objet à peser
P2
P1

P2 = ?
70

P1 = connu
P2 =
Si AB= 2m
AC= 3m P2 = = = 333 g
P1 = 500g

V.B.3LA CARTOGRAPHIE
1. Définition :
Cřest une projection horizontale et réduite du terrain considéré, sur lequel les accidents
géographiques sont représentés au moyen des signes conventionnels appelés ŘřLégendesřř.
Cřest un dessin ou un plan simplifié, reprenant les reliefs naturel, dressés sur une échelle à
lřaide dřune légende. Cřest aussi lřétude dřune carte ou une représentation schématique dřune
chose.
- Les parallèles sont des lignes imaginaires parallèles à lřéquateur
- Les méridiens sont des lignes imaginaires perpendiculaires à lřéquateur.
Comme lřéquateur, le méridien de Greenwich et le méridien de référence.
- La longitude est la distance séparant deux méridiens
- La latitude est la distance séparant deux parallèles
- Lřattitude est la distance séparant le sol et lřespace ou le ciel
- L'échelle
Définition
Lřéchelle d'une carte est le rapport constant entre la longueur une distance mesurée sur la
carte et la distance réelle sur le terrain.
distance sur la carte
échelle =
distance sur le terrain
Les deux distances doivent être exprimées dans la même unité. Par convention, elles seront
toutes deux exprimées en centimètres. Une échelle se présentera donc de la façon suivante :
1: X…
Où X… indique le nombre de centimètres sur le terrain correspondant à 1 cm sur la carte.
On lit l'échelle comme on lirait une fraction, par exemple, «1:25000» se lira «un vingt-cinq
millième», qui est l'échelle des cartes dites IGN utilisées en France le plus fréquemment par
les scouts, les randonneurs.
Exemple : le 1:25000
Ainsi, sur une carte au 1:25000, 1 cm sur la carte correspondra à 25 000 cm sur le terrain, soit
250 mètres :
1 cm 4 cm
1:25000 = →
25000 cm = 250 m 100000 cm = 1 km
71

De là, on peut facilement calculer les distances réelles auxquelles correspondent d'autres
distances mesurées sur la carte : 4 cm valent 1 km ; 0,5cm valent 125 m, etc. Il suffit pour
cela d'effectuer un produit croisé (une règle de trois).
Par exemple, pour une distance mesurée de 3,5 cm :
1 3,5
=
25000 87500
… la distance sur le terrain sera de 87 500 cm, soit 875 mètres.
Différentes échelles
Il existe de très nombreuses échelles différentes, plus ou moins précises. Plus le nombre de la
distance sur le terrain est élevé, et moins la carte est précise : on dira alors qu'elle est à grande
échelle. Inversement, plus le nombre de la distance sur le terrain est faible, plus la carte est
précise : on dira alors qu'elle est à petite échelle.
Parmi les échelles les plus fréquentes, on rencontrera (de la moins précise à la plus précise) :

 1:250 000 : 1cm = 2,5 km ; échelle fréquente pour les cartes routières.
 1:100 000 : 1cm = 1 km ;
 1:50 000 : 1cm = 500 m ;
 1:25 000 : 1cm = 250 m ; échelle fréquemment utilisée pour la randonnée pédestre,
souvent appelée «carte d’état-major» en France [1]
 1:10 000 : 1cm = 100 m ; échelle utilisée dans les courses d'orientation

- La distance entre deux points AB sur une carte sřappelle « Gisement ».


- Lřangle formé entre la direction à suivre et la direction de marche sřappelle
« Azimute ».

B
LAT. N.
Equateur
O E

LAT. S.
A
Rapporteur

L.O S L.E
-3 -2 -1 0 1 2
NB : Une bonne représentation ou schéma ou croquis, doit avoir ou être :
 Orienté
72

 Fait à lřéchelle
 Signé à la fin
 Lřheure du début et de la fin
 Lřemplacement
 Dater
 La dénomination du croquis en question
 Fait au crayon, sans latte pour le croquis simple et sans échelle.

2. Types de légendes
73
74

3. Type des croquis


Nous avons quatre types des croquis qui sont : croquis simple, croquis topographique,
croquis itinérant, et croquis panoramique.

a. Croquis Simple
Faire un dessin ordinaire dřun point de repère quřon trouve utile à signaler dans le
rapport. Le nord du dessin doit être signalé par un trait en dessous du dessin. Cřest croquis est
fait à main levée.

b. Croquis Topographique

Le croquis topographique sert à établir pour soi ou pour autrui une source des
renseignements qui seront facilement saisis dřun coup dřœil et compris sans explications
interminables.
Accompagnant des ordres ou des rapports, il permet dřabréger le texte et de le rendre plus
claire. Sa principale qualité est que les signes conventionnels employés soient facilement
identifiés et que leur mise en place soit aussi correcte que possible.
75

En établissant le croquis, on doit surtout songer à ceux qui seront appelés à sřen servir et les
mettre à mettre à même de le lire sans hésitation. Il y a deux types de croquis topographique.

- Le croquis fait d’après la carte

Il sert surtout à compléter les renseignements fournis par une carte qui nřest
plus à jour. Cřest un simple décalque de la carte sur lequel on complétera celle-ci en
ajoutant ce qui a été changé sur le terrain depuis lřétablissement de la carte. On trace
un quadrillage sur la carte, puis un quadrillage semblable sur la feuille de papier. Ce
dernier sera plus grand ou plus petit que le modèle, suivant les dimensions données à
la copie. Il faut se rappeler que la quantité et lřexactitude des détails croissent avec
lřéchelle de la carte ou du croquis.
- Le croquis à vue
76

Il est établit à défaut de la carte et nécessite un lever à vue rapide. Le problème


consiste en somme à faire une carte (qui sera plus ou moins exacte) du terrain où lřon se
trouve.

Comment procéder ?

1. Se placer autant que possible en un point dřoù tout le terrain est visible et faire de ce point,
une reconnaissance rapide ;
2. Faire face au terrain ainsi reconnu et au moyen de la boussole, orienter la feuille de papier,
attachée à une planchette que lřon va utiliser ;
3. Tracer sur le croquis quelques directions repères en prenant leur azimute ;
4. Chercher la distance de ces points au point de station et les situer sur le croquis ;
5. Dessiner les lignes caractéristiques du terrain avec leurs directions aussi exactes que
possible ;
6. Achever le dessin au moyen des détails ;
Inscrire les indications règlementaires. On forme dřabord un canevas au moyen des
points de repère, puis on complète au moyen des particularités topographiques et des lignes
du terrain.
Faire donc un croquis, consiste à choisir les points et les lignes intéressants pour les faire
figurer sur le dessin et ensuite à les disposer sur le dessin dřaprès leurs positions respectives
sur le terrain.
Il faut dřabord choisir un point de station par rapport auquel tout le travail sera exécuté. Il faut
le choisir tel que tout le levé pourra tenir sur la feuille de papier. On mesure la longueur qui
les sépare du point de stationnement et on a ainsi leur situation exacte.

a. Mesure des longueurs


Ceci consiste à mettre les particularités topographiques du terrain en place sur le
croquis de telle sorte que la distance qui les dépare sur le croquis soit en rapport avec la
distance qui les sépare sur le terrain.

b. Mesure des angles


Elle consiste à dessiner les repères et particularités topographiques dans leurs
directions réelles correspondant exactement à celle occupée sur le terrain. La méthode de la
planchette ou procédé de rayonnement simplifié est la plus pratique et simple.

1. Prendre une planchette de bois et y fixer sur la feuille de papier


2. Orienter sa planchette et ne plus la changer de place jusquřà la fin de lřopération
3. Placer une épingle en un endroit de la feuille choisi de telle sorte que le croquis soit
disposé au mieux sur la feuille de papier.
4. Prendre une réglette que lřon fait pivoter autour de lřépingle et au moyen de lřarrêt de cette
réglette. Viser un point que lřon choisit comme repère ; une fois cette direction obtenue, la
77

tracer légèrement sur le papier et y indiquer le signe conventionnel respectif du repère


choisi. Il faut faire cette opération délicate le plus soigneusement possible car une visée
défectueuse peut amener le mauvais placement de tout le reste du travail. Faire la même
opération pour chaque repère.
5. Faire mesurer par des aides la distance séparant le point de station de ces différents
repères ; reporter cette distance à lřéchelle du croquis et indiquer alors lřemplacement
exact du repère choisi. On a ainsi obtenu un canevas au moyen duquel, les principaux pour
du terrain étant placés sur le croquis et orientés, on procède à la mise en place des points
secondaires par rapport aux points repères. On pourra alors reporter rapidement sur le
croquis les particularités topographiques du terrain étudié.
En notant le sens dřécoulement des eaux on pourra déjà quelques fois donner
une idée générale de la pente.

NB : Indiquer le procédé employé pour faire le croquis afin que celui qui devra l’employer
ait une idée de sa précision. Si le croquis n’est pas accompagné d’un rapport écrit, il est bon
d’ajouter quelques explications concernant des renseignements importants que le dessin ne
peut indiquer : largueur des routes, nature du sol, épaisseur d’un bois, largeur et profondeur
d’un cours d’eau, etc.
Ne pas oublier que l’on travaille non pas pour soi mais pour les autres. Quel que soit
l’habilité de l’opérateur, le croquis sera bon si le canevas est tracé, il sera mauvais si le
canevas est défectueux.

c. CROQUIS PANORAMIQUE

Le croquis panoramique montre le terrain en élévation avec les accidents


topographiques représentés tels que lřœil est habitué à le voir ; le relief se détache
vigoureusement. Il faut pour faire un croquis satisfaisant dřune portion de terrain, choisir un
observateur tel quřil permette le mieux de représenter dřune façon claire et précise les parties
intéressantes.

Supposons que lřobservateur voit le paysage à dessiner, derrière une vitre et regarde
devant lui sans tourner la tête. Sřil place sur la vitre une feuille de papier transparent, il pourra
tracer au moyen dřun crayon les différents contours du paysage cřest-à-dire, quřil fera un
excellent croquis panoramique.

La feuille de papier placée sur la vitre pourra être divisée comme suit : le bord
inférieur sřappellera ligne de terre (LT) et le bord supérieur sřappellera ligne du ciel (LC).
Si nous faisons passer un plan horizontal par lřœil de lřobservateur, il coupera le paysage
(donc sa reproduction sur papier) suivant lřhorizontal (HHř) appelée ligne dřhorizon et de
même si on fait passer un plan vertical (VP) appelée ligne verticale principale. Ces deux
droites se coupent en un point (P) appelé point principal qui sera le pied de la perpendiculaire
abaissée de lřœil sur le papier, cette distance de lřœil au papier sera la distance principale.
Les points de distance sont deux points conventionnels que lřon place sur la ligne dřhorizon à
droite et à gauche du point principal et à une distance de celui égale à la distance principale.
78

Le papier est donc divisé en quatre parties principales :

- Deux au-dessus
- Deux en dessous de la ligne dřhorizon
- Deux à droite
- Deux à gauche de la verticale principale.
Cřest la position de lřœil de lřobservateur qui détermine la ligne dřhorizon et la
verticale principale ; cette position est appelée point de vue.
Bien remarquer lřemplacement des objets par rapport à la ligne dřhorizon ; cřest cette
position, soit au-dessus, soit en dessous de la ligne dřhorizon qui sert à déterminer leur point
de fuite.
Le point de fuite dřune droite mise en perspective se détermine comme suit :
On prolonge la droite jusquřà lřhorizon et on note le point où cette prolongation coupe
lřhorizon. Les lignes verticales dans la nature restent verticales sur le dessin. Les horizontales
parallèles au plan du tableau ont leur point de fuite au point principal ; les horizontales
faisant un angle de 45° avec le tableau ont leur point de fuite à lřun des points de distance.
Toutes les autres horizontales placées obliquement par rapport à lřobservateur fuient
vers un point de fuite situé sur la ligne dřhorizon. Les obliques montantes ont leur point de
fuite au-dessus de la ligne dřhorizon ; les obliques ont leur point de fuite en dessous de la
ligne dřhorizon et ainsi, toutes les droites parallèles fuient vers un même point de fuite.

Deux méthodes de croquis panoramique

1°. Méthode de la REGLETTE


79

Lřobservateur sřinstalle au point de vue choisi et fait franchement face au


paysage quřil veut reproduire. La tête ne peut se déplacer ni par flexion ni par rotation
pendant toute la durée du travail. Il se munit dřun double décimètre ou dřune
quelconque réglette graduée en millimètres, il se servira avantageusement de papier
quadrillé qui permettra un rapport facile des distances.
Lřobservateur trace sa ligne dřhorizon, choisit sur le terrain à dessiner, le point
principal qui sera la base de tout son travail. Ce point principal doit être un point
remarquable du terrain, facile à repérer ; il sera choisi autant que possible vers le
milieu du tableau. La ligne dřhorizon se détermine le plus facilement en tenant
horizontalement devant soi, à hauteur des yeux, une surface plane quelconque, carte,
carnet, etc. tenue de manière à nřen voir que la tranche.
Le rayon visuel allant de lřœil à ce point principal est la ligne de visée
principale ; les autres sont disposées par rapport au repère (point principal) selon les
écartements de celui-ci. Ainsi pour ce faire, on opère comme suit :
Lřobservateur tient la réglette de la main droite, le bras tendu horizontalement
de toute sa longueur. (cette distance de la réglette au papier doit rester constante
pendant toute la durée du travail) formant lřœil gauche, il essaie de couvrir avec sa
réglette la longueur séparant le point secondaire choisi du point principal au-delà
verticale principale et ce, à partir de la division zéro de lřinstrument, il fait glisser le
pouce vers la droite jusquřà ce que la partie de lřarête de la réglette comprise entre la
division zéro et celle sur laquelle le pouce sřest arrêté couvre bien la distance
observée. Il note le nombre de division obtenu. Il opère de même pour la verticale du
point chois, par rapport au point principal ou à la ligne dřhorizon. Les longueurs
notées sont portées sur le papier en les mettant à leur place par rapport au point
principal (P) leur point dřintersection donne la perspective du point choisi. On pourrait
calculer les distances en millimètres.

2°. Méthode des carreaux.


80

Construire un cadre rigide tendu à lřintérieur des fils horizontaux qui forment aussi
croisés des petits rectangles. Lřobservateur regarde le paysage à travers cette grille, le terrain
à dessiner paraissant de la sorte divisé lui-même en carreaux. Ne pas perdrede vue que le
cadre doit être maintenu à la même distance des yeux de lřopérateur pendant toute la suite du
travail. Le papier étant quadrillé dřune manière équivalant au quadrillage de la grille, il suffit
dřexécuter le dessin comme une simple copie ; la place de chaque détail du terrain est
déterminée dřaprès le carré dans lequel on voit et dřaprès sa place dans le carré ; il suffit alors
de le reporter à sa place équivalente sur le dessin.
Lřobservateur doit regarder le paysage à travers sa grille, sans remuer la tête, il suit du
regard tous les détails du paysage. On pourrait exagérer les hauteurs pour faire un croquis plus
accentué par exemple. Il suffirait de partager le papier en rectangle dans les côtés verticaux,
au lieu dřêtre égaux à ceux de la grille, seraient allongé dřaprès lřaugmentation cherché. Il ne
faudrait, cependant pas exagérer dans cette voie sous peine dřobtenir un résultat tout à fait
faux. On pourrait aussi, faciliter lřidentification des carrés en partageant le cadre en quatre
rectangles principaux au moyen de fils des couleurs différentes.

3°. Distinction des différents plans

Il est essentiel de rendre très nette la distinction des plans. En effet, deux objets situés
sur la même ligne de visée par rapport à lřobservateur peuvent être en réalité très éloignés lřun
de lřautre. Le dessin doit montrer cet éloignement ; cette distinction peut se faire :
a. En adoptant des signes conventionnels que lřon dessinera dřautant plus petits
que les objets sont plus éloignés. La visibilité, les dimensions et lřécartement
des objets diminuent en raison de lřéloignement. Le nombre de détails dessinés
diminue avec lřéloignement de lřobjet quřil représente.
b. Par la grosseur des traits, car la grosseur des traits diminue en même temps que
lřéloignement des objets quřils représentent.
On distingue généralement trois séries de plan :
Tout ce qui est visible entre 0 et 50m, premier plan
Tout ce qui est visible entre 500 et 1000m, second plan
Tout ce qui est visible au-delà de 1000m, arrière-plan.

4°. Marche à suivre

 Ayant fait le choix dřun certain nombre des points de repère judicieusement choisis, les
mettre en place lřun après lřautre par rapport au point principal et constituer ainsi une sorte de
canevas des lignes générales du terrain.
 Dégager de lřensemble des lignes caractéristiques du terrain et tout dřabord celles qui
présentent une particularité remarquable pouvant servir à tracer par comparaison les autres
81

lignes : crêtes successives, routes, lignes dřarbres, conteur des bois, des localités, arbres
isolés, etc.
 Compléter le dessin général ainsi obtenu par la mise en place de détails moins importants
mais intéressants. Mettre en place les points invisibles quřune étude attentive du terrain ou la
consultation de la carte peuvent relever.
 Mise au net de du dessin par renforcement des traits, modèle du terrain, inscription, etc.
Le croquis a tout dřabord été dessiné légèrement et les détails placés par des
traits formant esquissent. On renforce ensuite les traits et on estime les parties ombrées
en se rappelant le principe « les plans perdent de leur intensité au fur et à mesure quřils
sřéloignent ».
Le croquis panoramique nřest pas le dessin du paysage tel que lřexécuterait un
artiste, mais bien un panorama conventionnel donnant à celui qui doit lřutiliser une
image suffisante du terrain.
Les bois sont figurés par leur contour et des hachures dřautant plus serrés et
épaisses que le bois est plus proche. La route et le chemin par deux traits ; les maisons
et agglomérations par des schémas donnant leurs silhouettes générales, les autres
objets par des silhouettes de formes conventionnelles rappelant autant que possible le
forme de lřobjet représenté.

5°. Indications règlementaires.

Il faut écrire :
a). La ligne dřhorizon et la verticale principale ;
b).Sur le bord de la feuille, une graduation horizontale en millimètres ou millièmes ayant
pour origine le point principal de même figure sur les bords latéraux ; la graduation des
sites.
c). Le point de vue, cřest-à-dire le point dřoù a été pris le croquis, repéré sur la carte et lřunité
de mesure employée (millimètres ou millièmes).
d). Les écritures et inscriptions nécessaires au repérage ne doivent pas encombrer le dessin,
on les dispose au-dessus de la ligne du ciel et on désigne lřobjet représenté par un pointillé
de rapport vertical se terminant au centre de lřobjet.
e). Dater et signer.
82

d. LE LEVE D’ITINERAIRE

La reconnaissance Topographique

A. Décrire un itinéraire que l’on suit et dont on fait le croquis


La reconnaissance dřitinéraire donne lieu à un rapport écrit constant dans la mise au
net des notes prises sur le terrain au cours de la reconnaissance. Compléter ces notes en
rapportant sur un simple croquis planimétrique, et par rapport aux lignes, les détails observés
au cours du voyage.
« Quelques coups de crayon bien choisi valent mieux souvent que des longues et obscures
explications ».
Le levé dřitinéraire est un levé essentiellement rapide, il sert à présenter brièvement
mais clairement les renseignements rapportés dřune reconnaissance à longue distance. Il ne
sřagit donc pas dřétablir une carte exacte mais seulement de donner une idée de la région
parcourue.
Il faut employer un matériel aussi peu encombrant que possible, carton avec boussole
fixée, carnet dans lequel les observations faites en cours de route seront enregistrées. Le
rapport définitif se fait à lřétape ; il est à conseiller de rédiger ce rapport le jour même du levé
car cela permettra de compléter les renseignements pris en note par des détails encore
fraichement présents dans la mémoire.
Si le croquis a été établi en cours de route comme indiqué ci-dessous. On pourrait
avantageusement le refaire au net en redressant les tronçons des routes et en les plaçant dans
leur position réelle les uns vis-à-vis des autres.
On divise la feuille de papier en cinq colonnes, le croquis est étalé suivant la direction
de marche, les inscriptions portées en commençant par le bas de la feuille, les visées étant
prises en sřéloignant du corps, il est facile dřenregistrer dans le sens de la marche, sur le
carton tenu devant soi, les observations faites en cours de route.
Le point de départ étant donné, on détermine lřorientation du premier tronçon de route,
on recherche soigneusement tous les détails importants du sol que lřon rencontre, et on les
notes par leurs signes conventionnels. On mesure et on note les distances parcourues, on
mentionne surtout les repères importants du sol.
On évalue lřangle formé par chaque changement de direction de la route suivie, on
évalue sous quel angle cette route est coupée par dřautres voies de communication. On étudie
spécifiquement les bifurcations et les carrefours avec tous les détails qui peuvent les
caractériser.
A chaque changement important de direction, lřopérateur enregistre la distance
parcourue, alors sans sřarrêter, il fait face à la nouvelle direction et amorce, le trait de la route
dans cette direction dont lřorientation et données pour une fiche indiquant le Nord. On
travaille donc de cette façon, coude à coude, bifurcation en bifurcation, et de village en
village, jusquřau point dřarrivée, marchant dřune allure régulière, pas trop rapide, dessinant
83

sur le croquis et maintenant à droite et à gauche dans les colonnes ad hoc ce qui est jugé
devoir être intéressant.
Le relevé de chemin suivi est ainsi formé dřéléments rectilignes à côté desquels on mentionne
les détails intéressants du sol. La marche nřest interrompue quřaux endroits particulièrement
intéressants où des observations plus prolongées peuvent être faites.

Pour indiquer le relief dřune route, on peut employer le système utilisé sur les cartes
de tourisme pour indiquer les sites : flèches simples, dirigées dans le sens de la montée. Il faut
employer un style simple, claire, le plus concis possible.

Le rapport doit être bref, car trop long, il risquerait de ne plus être clair et son lecteur
se perdrait probablement dans la foule des détails ne servant à rien. Ecrire lisiblement et
surtout bien orthographier les noms propres, appeler les choses par leur nom exact ; employer
les termes propres, les expressions techniques et éviter les termes vagues. Indiquer dřune
façon précise le lieu, la date, lřheure où les faits rapportés se sont passés. Ensuite, distinguer
ce que lřon a vu et entendu par soi-même de ce quřest comme ouï dire ; préciser ce dont on est
sûr et ce dont on nřest pas sûr. Indiquer aussi sřil y a lieu le degré de véracité à attribuer aux
renseignements obtenus.

Il serait toujours idéal de noter sur son croquis ou tout au moins dans le rapport
spécial, toutes sortes dřindications utiles au point de vue scout.

Exemple : les endroits favorables à lřétablissement dřun camp fixe ou volant ; les
renseignements concernant lřeau potable, les ressources en nourriture, le facilités de
ravitaillement, les moyens dřaccès, les endroits dangereux, les emplacements de baignades,
les beaux points de vue, la façon dřagir des indigènes vis-à-vis des scouts, etc.

B. Décrire par l’étude de la carte un itinéraire à suivre sur terrain


Ce cas se ramène au précédent dont il nřest en somme que la solution immense. Cette
étude permettra de préparer chez soi, une excursion, un itinéraire, sans sřexposer à des
désagréables surprises. Ne pas trouver de passage sur une rivière, un chemin de fer, rencontrer
une route accidentée que lřon croyait plate et dřautres encore.

En somme, il faut bien se pénétrer de cette idée, que le début final, nřest pas de
connaitre la carte, mais bien le terrain au moyen de la carte.Cřest sur le terrain que lřon se
déplace et cřest lui quřil faut regarder et observer. Les points suivants sont surtout à
considérer dans une reconnaissance topographique.

B.1. CARACTERES GENERAUX DU TERRAIN


a. Cours d’eaux, canaux
Dénomination, importance géographique, largeur, profondeur, nature du lit, forme,
hauteur, commandement des rives ou des bords, vitesse du courant, description détaillée des
moyens de passage, navigabilité, nombre, nature e importance des installations humaines, îles,
abords immédiats, voies de communications parallèles.

b. Routes, chemins, sentiers.

Classification, direction générale, largeur, accotements, nature des matériaux, degré de


praticabilité, état et entretien, nature des abords, remblais et déblais, rampes, obstacles
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naturels ou artificiels, construction diverses, agglomérations, ouvrages dřart, cours dřeau et


obstacles naturels traversés, poteaux indicateurs, bornage, lignes télégraphiques et
téléphoniques, voie de communication transversales.

c. Chemin de fer
Dénomination de la voie, direction générale, importance et nombre des voies, remblais
et déblais, poteaux de courbe et pente, emplacement des aiguilles, plaques tournantes,
changements des voies, signaux, embranchements, bâtiments dřexploitation, ouvrage dřart,
pont, viaducs, tunnels, passage à niveau, lignes télégraphiques et téléphoniques.

d. Bâtiments
Situation topologique, dimension, mode de construction, hauteur et étages, nombre,
nature et dimension des portes et des fenêtres, disposition extérieure, toiture, annexes et
dépendance, clôtures extérieure, configuration générale du terrain environnant.

e. Lieux habités.
Situation géographique, importance administrative, forme et nature de la lisière, vue et
commandement, mode de construction, communications intérieures, édifices importants,
occupations principales de la population, nombre dřhabitants, ressources diverses.

f. Bois
Situation géographique, étendue, nature du sol, essences dominantes, mode
dřexploitation, densité, clairières, pénétrabilité des massifs, enclaves habitées ou cultivées,
voies de communication, lisières, saillants et rentrants, configuration du terrain environnant.

g. Ponts
Situation géographique, nature du pont, matériaux employés, longueur, largeur, nature
et nombre des arches, rampes dřaccès, solidité, facilités de déboucher, terrain environnant.

h. Vallées
Nature, étendue, largeur, praticabilité, nature du fond, flancs, pentes, routes et chemins
parallèles ou transversaux ou thalweg.

i. Pentes
Etendue, nature du sol, cultures, lieux habités, obstacles naturels ou artificiels, terrain
avoisinant ou dominant, terrain commode.

QUELQUES REMARQUES PRATIQUES


1. Un pays est dit : - Montagneux sřil est couvert des montagnes
- montueux sřil est couvert de collines
- accidenté Suivant lřimportance décroissante
- mouvementé des pentes et des différences de
- ondulé niveau quřil présente
2. Un Pays est dit : - couvert : quand le vue y est bornée de tous côtés, à courte distance par
des bois, des maisons, des clôtures élevées, etc.
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- Découvert : sřil nřoffre aucun obstacle ni à la marche


- Coupé : sřil est sillonné de fossés, petits murs, haies qui arrêtent les
Mouvements en lignes droite.
[Link] route est sensiblement horizontale ou en palier : quand elle longe une courbe de niveau ;
Elle est plus ou moins résidente suivant
quřelle se rapproche ou sřéloigne des
courbes.
4. Une route est flanc de couteau : quand elle suit sensiblement une ligne intermédiaire entre
le fond de la vallée et la ligne de crête.
5. Une route monte dřautant plus longuement : que la différence dřaltitude est plus grande ;
De nombreux lacets indiquent une forte
Montée.
6. Une route qui monte par rapport à la direction suivie : est une route en rampe
7. Une route qui descend par rapport à la direction suivie : est une route en pente
8. Les remblais et déblais qui se trouvent le long des voies de communication peuvent servir
à donner une idée du relief du terrain traversé par ces voies.
9. Lřaltitude dřun point est la distance verticale qui le sépare du plan horizontal de base,
cřest-à-dire du niveau moyen de la base mère.
86
87

V.B.4ORIENTATION
Le méridien dřun lieu est lřarc de grand cercle qui passe par ce lieu et par le pôle nord
et sud du globe terrestre. Quand on connait la direction dřun méridien, on connait aussi la
direction du nord géographique.

Lřorientation permet de déterminer le méridien dřun lieu et fixer sur ce méridien dans
la direction se trouve le nord cřest-à-dire, sřorienter cřest trouvé son point de repère.
Cette opération exige la détermination dřun des points cardinaux par rapport à ce lieu, les
autres sřen déduisent en consultant le tableau représentant la rose des vents.

Il y a quatre points cardinaux, le Nord = N, le Sud = S, lřEst = E et lřOuest = O.


Les points collatéraux sont : NE ; SE ; NO ; SO.
Les points sous-collatéraux sont NNE ; ENE ; ESE ; SSE ; SSO et NNO. Ils sont situés à mi-
chemin entre les points cardinaux et les points collatéraux
Le scout doit voyager sur un terrain inconnu, ou difficile, en forêt par exemple, il se tirera
dřaffaire que sřil sait sřorienter cřest-à-dire, trouver la direction qui lřamènera au bout. Savoir
sřorienter est une qualité essentielle dřun scout, soit il utilise des moyens naturels, soit il
utilise des moyens mécaniques ou encore, il se sert des moyens naturels plus propres à mettre
en relief ses qualités dřobservation et son sens de lřorientation.
1. LA ROSE DE VENT
Définition : La rose de vent est un dessin en étoile représentant les points cardinaux qui sont
le nord, le sud, lřest et lřouest, répartie la direction dans un cercle constant que chacun des
points cardinaux forment un angle de 90° avec ses deux voisins.
Pour faciliter, on a encore divisé le cercle en quatre parties ou en quatre points
cardinaux quřon appelle ; les COLLATERAUX ou INTER CARDINAUX qui sont NE ;
SE ;SO ; NO chacun dřeux forme avec ses deux voisins un angle de 45° ; viennent ensuite les
points cardinaux intermédiaires ou sous-collatéraux, portant chacun un point cardinal vers un
intermédiaires ou sous collatéraux, portant chacun un point cardinal vers un inter cardinal. Ce
sont NNE ; ENE ; SSE ; SSO ; NNO chacun dřeux forme avec ses deux voisins un quart
dřangle aigu de 22°,30ř.

NB : 0° + 22°30ř = 22°30ř = NNE


22°30ř + 22°.30ř= 45° NE
45° + 22°30= 67°30ř = ENE
67°30ř + 22°30ř = 90° = E etc.
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2. PROCEDES D’ORIENTATION LES PLUS UTILISES

a. La boussole

Cřest un instrument composé dřune aiguille aimantée tournant librement sur un point.
Lřaiguille se déplace devant une rose des vents ; un dispositif spécial qui permet de la caler.
Une des pointes de lřaiguille aimantée est bleue, cřest celle qui en tout endroit, se dirige
toujours vers le nord magnétique.

En effet, lřaiguille de la boussole nřindique pas le nord vrai (NV) ou nord


géographique, mais plutôt elle se dirige vers un point qui en diffère légèrement et qui nřest
pas fixe. La direction du nord vrai sřappelle méridien géographique et celle du nord
magnétique sřappelle déclinaison magnétique. Elle varie dřun point à un autre de la terre et de
plus, en même lieu, elle varie encore avec le temps.
La déclinaison magnétique est pratiquement chez nous lřheure actuelle de 8°12ř vers lřOuest.
Le cadran de la boussole est gradué en degrés ou en grades. Dans le sens des aiguilles dřune
montre, le point 0° indiquant la direction du nord.

b. S’orienter au moyen d’une boussole


Il faut placer lřinstrument horizontalement, décaler lřaiguille et attendre quřelle soit
devenue immobile, faire tourner ensuite la boussole avec précaution jusquřà ce que le point de
repère (nord magnétique) vienne se placer sous la pointe bleue de lřaiguille aimantée. La rose
des vents située sur le cadran de la boussole, indique alors la position des différents points
cardinaux.
Il faut éviter de placer la boussole dans le voisinage avec dřobjets considérables en fer
ou en acier qui affolent lřaiguille et faussent les indications données par celle-ci. De même, en
ce qui concerne la foudre, les orages, les câbles électriques, il faut manier la boussole, décalée
avec lenteur de la manière à ne pas produire de trop grandes oscillations de lřaiguille.
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c. Orienter sa carte au moyen de la boussole


Lřopérateur étant orienté doit, sřil veut se servir de sa carte, lřorienter également,
cřest-à-dire, lui faire prendre une position telle quřun méridien tracé sur cette carte par le
point qui représente le lieu où il se trouve, soit dans le plan vertical qui contient le méridien
géographique du lieu, les pôles des mêmes nom du méridien de la carte et de celui du terrain
devant se trouver du même côté.
On place sa carte horizontalement sur un support ou bien sur le sol, puis on pose la
boussole sur la carte de manière à ce que les lignes NS de la carte et de la boussole
coïncident ; on fait ensuite tourner lřensemble formé par la carte et la boussole jusquřà ce que
la pointe bleue de lřaiguille aimantée indique vers lřO, un angle égal à la déclinaison
magnétique du lieu. La boussole, et par le fait même la carte, sont alors orientées. Il faut en
tout cas se souvenir que lřaiguille de la boussole ne doit pas être parallèle au méridien de la
carte, puisquřelle indique la direction dřun méridien magnétique, tandis que les méridiens de
la carte indiquent les nord géographique.
Le scout nřest pas toujours porteur dřune boussole ; il peut dřailleurs être pris au
dépourvu et doit pouvoir se diriger dřune autre manière, le jour au moyen du soleil ou de la
montre ; la nuit au moyen de la lune ou des étoiles.

d. Orientation au moyen du soleil


On trace exactement la ligne observateur-soleil en suivant lřombre portée par un bâton
ou par un crayon tenu bien verticalement, on a ainsi une direction déterminée dřaprès lřheure
à laquelle on opère. On complète ainsi la rose des vents, sachant que le soleil parcourt 306° en
24 heures, soit 15° par heure ; quřil passe à lřEst à 6h (heure astronomique) quřil atteint à
midi sa plus grande hauteur au-dessus de lřhorizon et passe à ce moment au méridien et quřil
passe à lřOuest à 18h.

A midi, en tournant exactement le dos au soleil, on a lřEst à sa droite, le nord devant


soi, lřOuest à sa gauche. Il est inexact de dire que le soleil se lève à lřEst et se couche à
lřOuest, ces heures du lever et du coucher du soleil varient avec les saisons. Il nřest question
ici que du passage du soleil aux points cardinaux. En été par exemple, le soleil se lève avant
de passer à lřEst est se couche après son passage à lřOuest, tandis que en hivers, cřest
lřinverse qui se produit.

NB : Il ne faut pas oublier non plus que l’heure d’été est en avance d’une heure sur l’heure
normale, il faudra donc, pendant la belle saison, retrancher une heure à l’heure indiquée par
la montre.
En pratique :
1. Planter un bâton (A) bien droit dans un endroit bien dégagé, afin que lřombre soit projetée
convenablement.
2. Planter un deuxième bâton (B) juste à lřextrémité de lřombre projetée par le bâton (A).
90

3. Attendre environs dix minutes.


4. Planter un troisième bâton © à lřextrémité de lřombre projetée par le bâton (A) après les
dix minutes.
5. Relier le point B et C par une ligne droite
6. Recouper cette droite en un angle droit et vous obtenez le nord.
NB : Attention, en saison sèche le soleil tourne au nord et en saison de pluie, il tourne au sud.

SCHEMAT
C Après 10 minutes

A B

E S

N
O

e. Orientation par la montre ou la méthode de chemin de fer


Voici une méthode dřorientation par la montre aussi simple quřen pratique. Il sřagit de
la méthode de Řřchemin de ferřř.
1. Compter de 0 à 24, comme au chemin de fer (dřoù nom de la méthode)
2. Prendre la moitié de lřheure quřil est.
3. Tourner le point correspondant du cadran ; cřest Ŕ à-dire lřheure quřil est divisépar
deux ( ) , vers le soleil.
4. Le 12 indique le nord.
Voici un exemple qui permet de trouver la méthode en cas de doute.
Il est 2h30 après midi = 14h30
14h30 divisé par deux est égale à 7h15
Prendre 7h15 quřon tourne vers le soleil et ainsi le 12 de la montre indique le nord cřest-à-dire
( = y) vers le soleil. Et 12 = Nord.
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f. Orientation au moyen de l’étoile polaire

Lřétoile polaire indique sensiblement le nord géographique ; elle a un


déplacement peu sensible et parait immobile. Cette étoile appartient à la constellation
de la petiteOurs. Elle est placée à lřextrémité du timon du petit chariot. Comme elle est
peu brillante, pour la repérer facilement, on sřaide de la constellation de la grand
řOurs ; très bien brillante au contraire et qui représente la même figure, mais inversée
que la petite ours.
En considérant les deux étoiles A et B formant lřarrière du grand chariot et en prolongeant de
cinq fois, du côté de la convexité de la queue, la longueur apparente qui les unit, on trouve la
polaire.

g. Orientation au moyen de la croix du sud

* *
* *
*

S= Sud céleste

h. Orientation au moyen de l’Orion

La direction nord-sud est aussi donnée assez exactement par la ligne qui joint la tête
dřOrion à son épée, en passant par lřétoile centrale du bouclier.
92

x *
*
*

x * x
*
*
*
*
S x

i. Orientation au moyen de la lune


La lune comme le soleil, se lève à lřEst et se couche à lřOuest. Quand la lune croit, ses
cornes sont tournées vers lřEst, une droite unissant les deux cornes et prolongée vers la terre
forme un P (premier quartier). Quand elle décroit, ses cornes sont tournées vers lřOuest, une
droite les unissant et prolongée vers le ciel forme un D (dernier quartier).
Le tableau ci-dessous donne les heures de passage de la lune aux points cardinaux pour les
différentes périodes de la lunaison. Son passage au méridien est retardé chaque jour de 50
minutes sur le passage précédent.

LUNAISON FORME EST SUD OUEST NORD


Nouvelle lune 6h 12h 18h 24h
Premier quartier 12h 18h 24h 6h
Pleine lune 18h 24h 6h 12h
Deuxième quartier 24h 6h 12h 18h

g. GPS
Dans le monde scout, les récepteurs GPS les plus utilisés sont plutôt ceux destinés à la
randonnée. Pour la progression personnelle il est indispensable de connaitre le maniement
d'une carte détaillée et de la boussole pour utiliser efficacement un GPS autrement que sur
route goudronnée. Lors d'exploration en terrain mal répertorié, les " traces" peuvent être
utilisées par les scouts passionnés de cartographie pour participer à la création de carte sur le
projet de cartographie libre OpenStreetMap.
On peut aussi utiliser le GPS pour des activités de Geocaching.
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[Link] CAMPISME
1. Définition
Le campisme est la manière ou lřart de camper.
2. Le camp
Le camp est un lieu répondant aux conditions du campisme où lřon sřinstalle
pour appliquer les théories vue au local ; donc, le camp est lřactivité principale dřun
scout. Pour cela, il faut camper près dřune rivière, sur un terrain penché, près dřune
église, près dřune grande route principale, près dřune agglomération importante et le
terrain doit être riche en bois. Jamais près ou dans un marécage.

3. Sortes de camps

a. Suivant la durée
 Un camp de 24 heures ou un WE
 Un camp de 2 à 6 jours ou petit camp
 Un camp de 7 à 15 jours ou grand camp

b. Suivant les activités

 Le camp fixe : il est un camp fait sur un seul lieu durant


toute sa durée. Ce camp est généralement, un camp école, un camp training,
un camp wood badge, un camp rallye des CP, un camp chantier, etc.
 Le camp non fixe : nous avons le camp volant qui est un
camp non fixe, fait suivant les activités prévues, lřexploration et lřhike qui
consistent à des découvertes, enquêtes ou mission.

c. Préparation d’un camp


La préparation dřun camp se fait tout au moins 6 à 12 mois avant le camp
proprement dit. Cette préparation est essentiellement basée sur :
 Matériellement : économie, matériels de travail, cuisine, constructions, jeux, etc.
 Moralement : le savoir vivre en communauté
 Techniquement : apprendre toutes les techniques pratiquées au camp
 Physiquement : avoir un corps sain
 Enfin, avoir lřautorisation de camper des autorités à différents échelons comme,
autorisation des parents, de la commune, du district, de la localité, de la paroisse, etc.
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4. Hygiène au camp

a) 10 règles d’un bon campeur

1. Les détritus seront brulés et enfuit dans un trou à détritus ayant plus ou moins 70 cm de
profondeur ou selon la durée du camp.
2. Lever les murs de la tente tous les jours le matin
3. Faire sortir et aérer les tapis du sol
4. Secouer le sac de couchage et couverture avant de les exposés au soleil
5. Nřest jamais enfermer les objets humides
6. Faire sécher les vêtements humides de pluie ou de la transpiration
7. Faire sa toilette à fond
8. Toujours comme chez vous, nřest jamais porté un vêtement sur le pyjama
9. Toujours garder silence après le couvre-feu
10. Prier la nuit et le matin.

b) L’eau
Il ne faut pas boire nřimporte quelle eau. Sont mauvaises les eaux de ruisseau ainsi que
les eaux stagnantes.

Les eaux sortant dřun puits à côté dřune fausse septique, et surtout si le puits est peu
profond et sablonneux, sont aussi mauvaises.
Pour rendre potable les eaux suspectes, il faut :
 Les faire bouillir pendant 10 minutes au minimum
 Ajouter 10 gouttes dřeau de javel par 10 litres dřeau et attendre deux heures avant de la
prendre.
 Ajouter une pastille de permanganate jusquřà coloration rose-claire et attendre 1 heures
avant de la prendre.
 Ajouter une pastille de chloramine pour 25 litres dřeau, cřest le meilleur car on peut
prendre lřeau immédiatement.
 Actuellement, il existe des désinfectants pour lřeau dans les pharmacies ; en comprimé, etc
question dřentrer en contact avec certains organismes internationaux.

c) Le feuillet
Il est construit suivant la durée du camp et est placé à une distance de 100m et à
lřOuest du camp ou du coin de la patrouille ou de lřéquipe, suivant la direction du vent.
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d) Le feu
Pour allumer du feu, il faut avoir, les allumettes, une matière qui prend facilement feu
(papier, paille etc), des petits bois sec (brindilles) pour placer sur les deuxièmes, du bois un
peu plus gros et quand ce dernier prend feu, alors on a un feu complet.
Les sortes des feux :
 Allumage : pour allumer un feu il faut avoir :
- Allumette
- Une matière qui prend facilement feu (papier, paille)
- Petit bois sec pour placer sur le n°2 (brindille)
- Du bois plus gros, quand ce dernier prend feu, alors on a un feu complet

 Sortes de feu
 Le feu en étoile

 Le feu en pyramide

 Le feu en galerie
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 Le feu en polynésien

 Le feu canadien

 Le feu de camp

 Le feu sur table


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5. L’art du bucheron
Un scout doit savoir se servir dřune hache pour abattre des petits arbres et débranchés.
Pour abattre, il faut dřabord lřentaillé au pied du tronc dřun côté et frapper un peu au-dessus et
éviter quřil tombe, puis passer de lřautre côté et frapper un peu au-dessus de la première et
entailler jusquřà ce que ce dernier culbute.
Méthode d’entaille
Nous avons deux sortes dřentaille en U et en V.

Entraille en V Entrailleen U

6. Brelages
Le brelage est un assemblage des bois au moyen dřune corde ou dřun nœud. Nous
aurons en fait :
 Brelage en diagonal

 Brelage en long

 Brelage en huit

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 Droit carré

7. Nœuds
Cřest un enlacement dřune corde qui noue et se dénoue facilement. Un nœud doit être :
 Dur
 Beau à voir
 Se noue et dénoue très facilement

Nous avons plusieurs sortes des nœuds voici quelques un à titre exemplatif
2. Nœud plat ou de 3. Nœud de vache
1. Nœud simple
riz

sert à commencer Sert à nouer deux cordes de


plusieurs nœuds et grandeur différentes
plusieurs brellages Sert à relier deux cordes de
mêmes grandeurs
5. Nœud de Tisserand 6. Nœud de Capucin
4. Nœud de batelier

Aide et sert à se constituer en


échelle sur la corde afin de bien
grimper, il faut faire un double
Sert à tisser les filets, etc. cřest nœud simple sur la même corde
Sert à commencer plusieurs un nœud plat et de vache
bréllages et même à les terminés combinés

8. Nœud de pécheur
7. Nœud de jambe de
chien

Sert à nouer deux cordes qui lisse ou qui glisse, superposer


les deux cordes en parallèle et nouer à chaque boue un nœud
simple autour de lřautre puis tirer de deux côté jusquřà avoir
Sert à raccourcir une corde sans la un capucin. Les deux nœuds simples sont inversement
coupé, il se fait avec trois boucles proportionnels.
99

9. Nœud de chaise simple 10. Nœud de chaise double

Sert à monter quelquřun sur un arbre ou à


remonter quelquřun qui est dans un trou
N.B. la personne se porte bien Sert à sortir dans un trou et qui est mal en
point
On commence avec quatre boucles
superposée les une sur les autres
11. Nœud de bois simple 12. Nœud de bois double
charpentier

Relier deux bois et commencer plusieurs


brellages

13. Nœud de capelage 14. Nœud de huit

Sert à commencer le brellage en huit

Sert à soutenir un mat sans creuser.


Il faut que la distance AB, BC et CD soient
égaux
100

15. Nœud d’alouette 16. Nœud de patte d’oie

Sert à nouer la drisse ou mat


Sert à tirer un objet et commencer
le brellage

17. Nœud de bouteille


18. Nœud de rosette

Sert à lier le lasser de nos souliers

Sert à déplacer une bouteille sans le tenir

20. Nœud de voleur ou


19. Nœud d’amarrage l’évader

Pour amarrer un bateau sur un piquet, cřest


le même des pécheurs

Nœud de chaise simple, après vient le


nœud dřévader sert à lřévader puis retirer la
corde
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22. Nœud de cravate


21. Nœud de carrick

Il est utile dans les épissures et dans le cas


des câbles à grosse dimension, cřest double
tisserand.

23. nœud de tête de turc


Le nœud double est très proche du nœud
simple si ce n'est qu'il nécessite une deuxième
rotation ; au départ, le grand pan est passé
deux fois autour du petit pan.
Plus épais dans son allure que le nœud simple,
le nœud double est idéal avec la plupart des
chemises. Il est aussi parfait avec toutes les
cravates à l'exception de celles trop épaisses.

24. nœud d’ancre

Le nœud de tête de turc ou bonnet turc est un


nœud permettant de former un anneau tressé. Il est
souvent utilisé dans la réalisation de bagues de
foulard en cuir. Le nœud de grappin, aussi connu sous le nom
Lorsque ce nœud est utilisé sur un lacet de cuir, il de Nœud d'ancre, est un nœud d’amarre résistant et
convient de bien mettre le côté brillant à l'extérieur. sûr. Facile à faire, mais il est impossible à défaire une
Réalisé sur une jolie corde, même d'un diamètre un fois bien serrée. C'est le nœud parfait pour relier un
peu important, l'anneau ainsi obtenu peut être cordage à une chaîne d'ancre de manière
utilisé comme rond de serviette, ou, sur un bateau, permanente.
pour orner une barre à roue (la poignée supérieure A effectuer avec des cordages souples de diamètre
est ainsi aisément repérable, ce qui aide à remettre moyen. Il n’abîme pas ce qui est serré.
la barre au neutre).
102

25. Nœud de tendeur 26. Nœud de poulie


Réalisation
5. Passer autour du piquet la corde à
tendre.

6. Faire une demi-clé double (un tour


mort barré d'une demi-clé).

7. Faire une demi-clé à la suite.

8. Rapprocher la demi-clé de la demi-clé


double. Pour ajuster le tendeur, faire Faire un nœud simple
glisser le nœud sur la corde. à 20 cm de chaque extrémité retourner
l'un des bouts

Utilités
 Tendre une corde quelconque avec
possibilité de l'ajuster.
103

NB :
 Organiser le travail de montage et de démontage de la tente dřéquipe
 Présenter seul un chant, une danse, un numéro ou avoir été gardien de légende à la
satisfaction de ton chef dřéquipe ou chef de clan.
 Avoir au minimum dix nuits de camp en une fois, cřest-à-dire dans un grand camp).

8. Aspects Educatif d’un camp

a. Education religieuse : quand on est au camp, on sent dřune manière formidable, la


présence
de Dieu par le calme dans la nature qui nous fait penser à Dieu.
b. Education de la volonté : au camp, le scout pause des séries dřactes de volonté depuis le
levé rapide du mat jusquřau silence du soir. Les scouts font tout ce qui se passe comme
travail à la maison sans même lui forcé ; avec aussi toute sa volonté, le sens de réforme
lřesprit de solution.
c. Le sens social : la formation du sens social, lřaction de la volonté est poussé pour le bien
de la volonté lorsque le système de lřéquipe marche convenablement ; chacun dans
lřéquipe à une responsabilité uniforme.
d. L’esprit de service : cela ne nécessite pas seulement à bien remplir sa tâche dans la
patrouille ou lřéquipe. Mais cřest apprendre à se donner aux autres. Le camp offre des
occasions de bonne action, de dévouement.
e. Esprit de discipline : le climat du camp est aussi un climat de discipline accepté ; sans la
discipline, le camp ne vaut rien. On apprend à obéit au camp avant de commander. Cřest
lřesprit de discipline qui forme le chef. On obéit au camp non par lřesprit de crainte, mais
par ce quřon a confiance au chef, surtout le respect de lřhoraire, des heures, chaque chose à
sa place.
9. Après le camp.
Nous devons nous souvenir du message de BP « laissez cette terre plus meilleure sue
vous lřaviez trouvé », ne rien laissé après le camp et dire un grand merci au patron du terrain.
104

[Link] CRAFT

 Avoir dirigé efficacement un travail de pionnier (pont, tour)


 Avoir construit un siège, une table ou autre meuble pour les équipiers
 Savoir abattre un arbre dans une direction voulue.

A. LE SERVICE

Bien des services peuvent être rendus sur les territoires où campent les scouts. Certains seront
pour le camp lui-même de la plus haute utilité, comme les ponts. En les fabricants de taille et
solides, les scouts laisseront un souvenir aux amis quřils se seront fait dans le Pays.

Les tables dřorientation ne sont pas pour vous quřun agréable exercice de topo si elles
peuvent être agrémentées dřun croquis panoramique abrité, elles renseigneront les passants.

Une piste du risque peut être laissée aux jeunes du village ou de la ville. Un ponton et un
plongeon transformeront la vulgaire « baignade » en véritable piscine. Vous pourrez
complétés lřendroit par des facteurs.

Les camps vous permettront peut être de participer au reboisement national, qui est un des
plus grands services publics.

Le vulgaire ruisseau qui tombe dans une fontaine fangeuse pourra sous vos plans, devenir un
lieu de repos des plus agréables.

Réjouissez-vous si le garde-forestier vous demande une tour dřobservation contre les


incendies, un garde-chasse aimerait une tour de guet …

Allez au devant de ces services, ce sont les plus belles traces quřun scout puisse laisser.

B. LE PONT
On ne sřimprovise pas pontonnier. La confection progressive de
passerelles, de petits ponts vous amènera peu à peu à devenir des ingénieurs, convenables
pour les grands ponts.
1) Reconnaissance sur les lieux
Mesure de lřécart entre les deux rives
Mesure des profondeurs
Passibilité des points dřappui, marquage des butées.
2) Faire un plan
Selon lřutilisation projetée, le pont admettra une seule portée, ou réclamera des piles.
Sa longueur sera fonction du passage des charriots ou du simple usage des piétons.
De toute façon, il faudra à tout prix conjuguer le style à lřutilité.
3) Choix du bois selon que ce pont sera établi en accord avec le fermier, la municipalité,
les eaux et forêts, accord quřil vous sera indispensable de prévoir, vous demanderez
lřautorisation dřabattre gratuitement, si le pont nřa dřautre but que votre plaisir, vous
utiliserez les moyens du bord sans jamais céder à la facilité du « ça ira comme ça ».
prenez du bois de dimension suffisantes, toujours un peu plus fort que vous ne le
105

pensez dřabord, nřallez pas jusquřà utiliser la table de calcul pour la résistance des
matériaux, prévoyez toujours une charge limité double de celle qui sera autorisée.
4) Dégagement des abords et terrassement sont les premiers travaux indispensables après
lřabattage, vous devez pouvoir travailler sans gêne et le pont doit pouvoir être
inauguré à la pose du dernier boulon.
5) Il faudra alors amener sur place tout le matériel soigneusement rangé par catégories :
pantes, boulons, lassos, goudrons, tarières, clameaux, poulies, palons, les ponts qui
devront être de longue durée quřavec des pointes ou des boulons. Le froissartages qui
cependant supporte des travaux de grande dimension risque tout de même dřêtre rendu
fragile par le pourrissement des chevilles.
6) Montage du pont : pendant ce temps, un chef doit constamment se tenir sur un bon
observatoire et suivre la progression logique des travaux.
On ne passe jamais trop de temps à préparer le travail : marquer au crayon de
charpentier le bois avant de scier. Prendre des mesures exactes pour ne pas être obligé
de jouer les passe-partant 2 fois de suite à 5 minutes dřintervalle ; jeu fatiguant et
dangereux surtout sřil se pratique avec des tailles de 25 à 50 cm de diamètre.
Ne jamais forcer une fixation avant quřelle ne soit serrée,
Ne jamais faire travailler les tabliers avant quřils ne soient soutenus,
Ne pas craindre de maintenir les gros bois en suspension par des cordes, plutôt que par
les bras des travailleurs,
Sřassurer surtout de la logique du travail, de la répartition des tâche par équipe pour
aller vite, il faut beaucoup de cohérence, dřordre et de discipline.
Si le pont sřétablit sur un torrent ou sur une rivière profonde, avoir toujours un canal
de secours prêt à intervenir.
7) Nettoyage complet et ratissage avant lřinauguration.
La construction dřun pont par les compétences quřelle réclame, vérifie dans la plupart
des cas un grand nombre de brevets de capacités, un beau pont sur lequel peut passer
une charrette bœufs chargée est la preuve dřune équipe de 1ère classe, au moins en ce
qui concerne le pionnierisme et lřhabilité manuelle.

C. Quelques modèles de ponts


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D. Choix d’une corde

[Link] FROISSART
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Une trousse adaptée à votre outillage, une crisette ou un étui facilitant lřentretien et
lřordre des mèches, planes, scies, etc. par lřachat de ce matériel, mettez-vous dans la peau du
pionnier plutôt que dans celle dřun ébéniste. Prenez des tarières de 20, 24, 28, 30 pour les
constructions ordinaires. Allez jusquřà 32, 36 pour les ponts et les tours.
Lřétabli FROISSART (du nom de MICHEL FROISSART, inventeur du froissartage)
vous aidera à usiner vos pièces de bois, dřune façon astucieuse et précises. Il suffit parfois
pour le camp à dominante matelotage et fabriquer une « biquette » pour scier les rondins aux
dimensions voulues.
a. Cordes et nœuds

Toute équipe doit posséder 50 à 60 cordes à vache. Ce sont des petits lassos de 4 à 5m
déterminés par une épissure et œillet. Ils sont particulièrement utiles pour les brelages.
Lesbrelages ne sřexécutent quřavec des lassos ou au minimum leurs diminutifs de 1°
de grandeur, jamais avec de la ficelles de charcutier réservée aux saucissons ni de la ficelle
dřemballage réservée aux colis de vivres des parents inquiets.
On appelle brelage, le passage dřune corde trois fois dans un sens, trois fois dans un
autre, trois fois dans un troisième. Trois fois, cřest-à-dire, ni deux fois, ce ne serait pas assez
solide, ni quatre fois cřest inutile. Un brelage bien balancé, présente des spires rigoureusement
serrées lřun contre lřautre, sous lřeffet dřune corde tendue à bloc et arrêté sans espoir de
retour. Nœud plat ou de cabestan. Il nřest jamais honteux de rechercher de lřélégance dans un
brelage ?
b. Le style
Lřhomme de Cro-Magnon faisait du solide. Le scout fait du solide mais beau. Pour
quřun camp ait du style, il faut un plan dřensemble. Pour quřun objet ait du style, il faut un
plan particulier.
Le plan particulier se conçoit dans le cadre. Pour situer un autel de camp, on se
préoccupera plus du recueillement, de la taille de fond, du cadre à droite et à gauche. Pour
situer le mât de camp, on recherchera sřil doit se détacher sur fond du ciel, sur lřeau etc. cřest
seulement lorsquřon sait où placer que lřon peut dessiner. Ce qui nřempêche nullement les
projets. Le chantier débutera pas les installations comme le mât, lřautel, le jeu de veillée. Il
continuera par les installations de lřéquipe : table de la salle à manger, jeux, plongeons, tour
dřobservation, etc. sans omettre que le premier coup de pioche doit toujours être pour le
feuillet et le trou à détritus.
c. Poste de l’équipe
Le coin de lřéquipe, sřinstalle en quatre quartiers harmonieux. La salle à manger, la
cuisine, la tente, lřatelier, le feuillet, il nřy a pas de principe dans la définition du coin
dřéquipe. Il suffit quřil soit toujours grand, beau et solide. La table de salle à manger peut être
aménagé et dessinée dans un grand nombre des styles ; elle peut être construite avec des bois
de couleurs variées. En voici les principes essentiels :
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o Les Pieds
Ils sont toujours choisis en bois de 10 à 15cm de diamètre. Ces pieds peuvent être
enfoncés dans le sol et solidement collés avec des piquets de bois. Ils peuvent encore être
foissartés dans un support en mi-bois. Il sera alors nécessaire de les consolider avec des
équerres. Les pieds peuvent encore être posés simplement sur le sol, mais ce système réclame
une telle précision dans le travail quřil est souvent difficile de le faire.
Ne croyez pas quřautomatiquement, les pieds de la table doivent être perpendiculaires
au sol ; ils peuvent être parfaitement inclinés dans un sens ou dans lřautre. Le tout est
dřétudier les points de portance et dřeffort de votre ouvrage.

o Le dessus de la table
Doit être tressé avec patience soit en roseaux ou en jeunes pousses de noisetier, soit
même en cordelette, soit encore en bois fondu. Si le bois est soigneusement fondu et raboté à
la plane, vous aurez un dessus de table presquřaussi confortable que celui fabriquer.
o Les sièges
Qui entoureront la table, inutile dřen recommander la solidité. Un conseil seulement,
ils doivent permettre une circulation facile entre eux et la table, et faire partie intégrante de la
salle à manger ; cřest-à-dire nřest pas dépareiller le style.
o Le quartier feu de cuisine
Vous utiliserez tous les modes de feu classique avec une perfection qui ne vous
permettent pas les premiers apprentissages scouts.
Rien nřest plus beau quřun feu. Il se marie presque toujours avec le paysage, en pleine
harmonie. Il lui donne une splendeur inaccoutumée dans une hêtraie par exemple. Les feux de
cuisine doivent dans les camps, être particulièrement soignés et lřaire dela cuisine ne sera pas
délimitée par une quelconque ficelle, mais par la propreté rigoureuse qui règnera sur ce
terrain. Ratissage des brindilles, feuilles mortes, etc… sur un rayon de 25m. Les vivres sont
logés dans une tente intendance à proximité.
Jadis, les chefs habitaient dans un kraal entouré à la manière sud-africaine, dřune
palissade dřénormes poteaux. Les palissades nřétaient pas très belles, on ne pouvait pas y
entrer. Elle est ouverte à tous les horizons ; on nřy laisse régner cependant une atmosphère de
calme et chaque scout pour sřannoncer doit siffler lřappel scout et attendre la réponse.
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d. LES OUTILS DU FROISSARTAGE


1. Scie simple :

Son utilité : la scie simple sert, comme son nom l'indique, à


scier en étant seul. (il existe aussi des scies simples qui ressemblent à
des couteaux à dents : leur utilisation est simple, pratique, mais elles ne
permettent pas de découper du bois de gros diamètre)
Avantages et inconvénients : ce genre de scie est facile à transporter,
on n'a pas besoin d'être deux pour couper un arbre mais, sa forme ne
permet pas ou rend difficile la découpe d'arbres de trop gros diamètre (à
cause de la barre de fer qui tient la lame).
Son fonctionnement (la manière de s'en servir) : il suffit de la tenir
par le manche et de réaliser un mouvement horizontal ou vertical
(l'outil s'éloignant et se rapprochant de son corps) tout en appliquant la
lame contre la surface à découper.
Que fait-on avec chez les scouts : couper des arbres, couper à moitié
un bout de bois pour les mi-bois, mettre au même niveau les clés d'une
table...

2. Scie double :

Son utilité : la scie simple sert, comme son nom l'indique, à


scier en étant deux.
Avantages et inconvénients : ce genre de scie n'est pas très pratique à
transporter (elle est longue et large), il est difficile de s'en servir tout
seul mais, la découpe d'un arbre ou autre avec est très simple, très
rapide et fatigue peu.
Son fonctionnement (la manière de s'en servir) : il suffit de la tenir
111

par le manche (un de chaque coté) et de réaliser un mouvement


horizontal ou vertical (l'outil s'éloignant et se rapprochant de son corps)
tout en appliquant la lame contre la surface à découper.
Que fait-on avec chez les scouts : couper des arbres, couper à moitié
un bout de bois pour les mi-bois, mettre au même niveau les clés d'une
table...

3. Hachette :

Son utilité : la hachette sert à couper du bois. (il existe


aussi des haches, mais celles-ci sont très grandes, lourdes et dangereuses pour des
scouts mal-expérimentés)
Avantages et inconvénients : la découpe d'un arbre est lente, fatigante et la souche
n'est pas très belle, de plus, après l'avoir utilisée, il y a des copeaux de bois partout ;
les seuls avantages sont de tailler en pointe quelque chose assez rapidement ainsi que
de ressembler à un bûcheron canadien en l'utilisant.
Son fonctionnement (la manière de s'en servir) : il suffit de la tenir par le manche et
d'appliquer des coups à la surface à couper en alternant angles à 45° et angle à 135° (il
ne faut jamais taper sur la surface à découper de manière verticale)
Que fait-on avec chez les scouts : couper des arbres, tailler en pointe des piquets, des
toebes...

4. Tarière :

Son utilité : elle sert à faire des trous dans le bois.


Avantages et inconvénients : c'est lent mais efficace.
Son fonctionnement (la manière de s'en servir) : on passe un bout de bois dans
l'anneau du haut, puis on empoigne ce manche avec les deux mains et on le fait pivoter
en appuyant l'extrémité de la tarière sur la surface à percer (c'est une perceuse à main)
Que fait-on avec chez les scouts : on s'en sert pour mettre un cheville dans un mi-
bois, ou pour réaliser un tenon mortaise, pour suspendre les outils,…
112

5. Vilebrequin :

Son utilité : il sert à faire des trous dans le bois.


Avantages et inconvénients : c'est rapide, cela demande peu d'effort mais, lorsque la
lame est mal serrée dans l'outil à cause d'un quelconque défaut, le vilebrequin se
coince dans le bois et ne veux plus tourner
Son fonctionnement (la manière de s'en servir) : si on est droitier (la démarche est
la même pour les gauchers mais en sens inverse), on prend avec sa main gauche le
haut de l'outil et avec sa main droite on prend la « poignée » qui se trouve vers le
milieu de l'outil puis, il suffit de tourner la manivelle avec sa main droite tout en
appuyant sur le surface à percer avec l'extrémité de la partie ressemblant à une tarière.
Que fait-on avec chez les scouts : on s'en sert pour mettre un cheville dans un mi-
bois, ou pour réaliser un tenon mortaise, pour suspendre les outils,…

6. Ciseau à bois :

Son utilité : il sert à tailler de manière plus ou moins précise un morceau de bois.
Avantages et inconvénients : il faut avoir un outil en plus pour l'utiliser (le maillet),
si non, il n'y a rien à dire sur cet outil.
Son fonctionnement (la manière de s'en servir) : on le prend par le manche et l'on
frappe sur le haut du manche avec le maillet en position le coté tranchant du ciseau sur
le surface à graver.
Que fait-on avec chez les scouts : on peut l'utiliser pour enlever la partie qui
s'emboite dans les mi-bois, pour tailler la partie qui s'enfonce dans le trou du tenon
mortaise...

7. Coin :

Son utilité : il sert à fendre un bout de bois dans sa longueur.


Avantages et inconvénients : son utilisation n'est pas très pratique : il faut avoir au
113

moins deux coins et un maillet ; la découpe produite n'est pas très précise (il y a un
risque important de rater) et est grossière : il faut peaufiner avec une plane à la fin de
chaque découpe.
Son fonctionnement (la manière de s'en servir) : il suffit de planter un coin à l'aide
du maillet (la longueur de la pointe dans l'axe de la découpe) et d'en planter un autre
dans le même axe, si cela ne suffit pas à fendre le bois, on retire le premier et on le
replante dans l'axe du deuxième etc...
Que fait-on avec chez les scouts : on l'utilise pour faire des bancs, des plans de
travail droits...

8. Plane :

Son utilité : elle sert à planer, c'est-à-dire, enlever des


morceaux de bois ou d'écorce pour rendre droit.
Avantages et inconvénients : si le bois est très dur, il est difficile d'enlever de gros
copeaux de bois et le travail est donc lent et dur.
Son fonctionnement (la manière de s'en servir) : il suffit de tenir les deux poignée
et de faire glisser l'outil vers sois en appuyant la lame contre la surface à planer.
Que fait-on avec chez les scouts : on enlève l'écorce des installes (c'est plus
esthétique), on peaufine les bancs, on fait des bâtons de marche (staff), etc...

9. Râpe à bois :

Son utilité : elle sert comme son nom l'indique à râper le


bois. (il existe des râpes rondes, carrées, triangulaires)
Avantages et inconvénients : c'est petit, léger, pratique, mais on ne l'utilise que très
rarement car c'est un travail précis qui sert pour la finition d'objets.
Son fonctionnement (la manière de s'en servir) : on la tient par le manche et on
frotte le coté râpant contre la surface à râper
Que fait-on avec chez les scouts : on peaufine les mi-bois, les tenon, on arrondi les
bords des perches, des clés...
114

10. Machette :

Son utilité : elle sert à trancher du bois (son utilisation est dangereuse pour
des scouts mal-expérimentés).
Avantages et inconvénients : la découpe produite n'est pas très précise, on ne peut
pas trancher tout les diamètres de bois mais elle peut très bien jouer le rôle d'un gros
couteau.
Son fonctionnement (la manière de s'en servir) : on la tient par le manche et l'on
donne des coups sur le surface à trancher (jamais de coups verticaux).
Que fait-on avec chez les scouts : couper des arbres, tailler en pointe des piquets, des
toebes, débroussailler un chemin...

11. Maillet :

Son utilité : il sert à planter quelque chose quelque part (les maillets
sont en bois ou en caoutchouc, il est donc déconseillé de taper avec sur quelque chose
de métallique on de chaud).
Avantages et inconvénients : il peut être lourd et encombrant mais son utilisation est
pratique et facile.
Son fonctionnement (la manière de s'en servir) : il suffit de le tenir par le manche et
de frapper sur l'objet à planter (son fonctionnement est le même que celui d'un
marteau).
Que fait-on avec chez les scouts : on peut l'utiliser pour planter des chevilles dans
des mi-bois, pour planter des toebes, des piquets en bois...

12. Massette :

Son utilité : elle sert à planter quelque chose quelque part (les massettes
115

sont en métal, il est donc déconseillé de taper sur quelque chose de fragile).
Avantages et inconvénients : elle peut être lourde et encombrante mais son utilisation
est pratique et facile.
Son fonctionnement (la manière de s'en servir) : il suffit de la tenir par le manche et
de frapper sur l'objet à planter (son fonctionnement est le même que celui d'un
marteau).
Que fait-on avec chez les scouts : on peut l'utiliser pour planter des chevilles dans
des mi-bois, pour planter des tubes, des piquets, des sardines...

13. Piochon :

Son utilité : il sert à soulever la terre (déplacer de la terre n'est


pas sa fonction première) (il existe aussi des pioches, plus lourdes, plus fatigante avec
un meilleur rendement mais avec une utilisation dangereuse pour des scouts mal-
expérimentés)
Avantages et inconvénients : c'est lourd et fatiguant mais cela permet de creuser plus
vite qu'avec une simple pelle.
Son fonctionnement (la manière de s'en servir) : il suffit de le tenir par le manche,
et, tout en faisant une rotation autour de l'épaule, de planter l'extrémité (la plus adapter
au travail exécuté) dans la sol puis de le retirer en l'inclinant de sorte à soulever la
terre.
Que fait-on avec chez les scouts : avec, on peut creuser les feux de veillée, les
feuillets, niveler un terrain pour la tente...

14. Pelle-bêche :

Son utilité : elle sert, comme son nom l'indique, à creuser ou à


bêcher.
Avantages et inconvénients : elle est pratique car il y a deux outils en un, elle est
légère, peu encombrante mais son utilisation est fatigante.
Son fonctionnement (la manière de s'en servir) : il suffit de la tenir par le manche,
et, tout en faisant une rotation autour de l'épaule, de planter l'extrémité (la plus adapter
au travail exécute) dans la sol puis de la retirer en l'inclinant de sorte à soulever la
terre.
Que fait-on avec chez les scouts : avec, on peut creuser les feux de veillée, les
feuillets, niveler un terrain pour la tente...
116

e. ELEMENTS PREPONDERANT DU FROISSARTAGE

1. Le Mi-bois
Est utilisé pour assembler deux pièces en croix. Il tient son nom du fait que lřon doit faire une
encoche dont la taille correspond à la moitié du diamètre du rondin (on peut aussi faire un
tiers-bois) dans deux morceaux, les deux encoches sřemboitent et pour bien faire tenir le tout,
on plante une cheville. La cheville, cřest le clou du scout : Avec une tarière, on creuse un trou
dans le bois et lřon taille un bout de bois pour quřil rentre dedans en le poussant bien.
Lřouvrage tient, qualité scoute assurée.

2. Le Tenon-Mortaise
Et lui aussi simple dřutilisation. Il suffit de creuser un trou dans un bois et de tailler lřautre en
forme de cône afin quřil rentre dans le trou. Le deux bois sont assemblés.
117

d. TYPES D’ASSEMBLAGE
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V.B.8.L’EXPLORATION

Lřexploration nřest pas systématiquement le but de la randonnée de grand camp. Elle


ne peut être inscrite au programme que lorsquřelle est provoquée par une invitation, un motif
particulier.
Lřexploration régionale a deux buts simultanés :
a) celui de vous faire connaitre les conditions de vie et
celui de vous faire connaitre les hommes qui vivent ou bien plongeant dans
lřhistoire,
b) il peut vous faire découvrir une époque, son esprit,
son art, ses créations, le type dřhomme qui lřa forgée.

1. Les renseignements

Ils sont de la plus haute importance si lřon ne veut pas être dépaysé à lřarrivée et
profiter au maximum de la découverte. « Conviction que ce pays qui va me recevoir est le
résultat dřun long travail de la nature et dřun infini labeur humain que je ne connais pas. Cřest
un routier équipé de cartes bien préparées, des photos, de fiche même. Il possède des adresses
utiles, il écrit pour se faire accueillir, il ne prendra pas un temps précieux à lřenterrer en
attendant le responsable, il est prêt ».

2. Le meilleur observatoire

Pour les zones rurales, il est indispensable de passer un jour ou deux à arpenter le
terrain pour connaitre sa faune et sa flore. On comprendra plus facilement les industries
naissantes, la pauvreté ou lřaisance des habitants, leur tempérament. Pourquoi ce village est-il
penché à 200 m au-dessus de la route que longe une rivière.
Ne vous précipitez pas encore sur le centre, sur lřobjectif de votre exploration. Allez
lentement, remontez les rues, entrez dans les maisons. Quel feu dřartifice ou quel éteignoir ;
approchez les hommes, vivez là où ils vivent. Déjà vous aimerez passer là où ils passent et
vous les comprendrez. Manger là où ils mangent et ils vous aimeront. La découverte dřun
pays cřest la découverte des autres. Peut aussi vous viendra-t-il de ces idées,…. De formation
dřéquipe.
Vous êtes prêts maintenant pour connaitre le vrombissement de lřusine, le chuintement
de barrage, la musique de la scierie, ou le silence de la charrue. Cřest alors que vous avez
besoin du guide pour approcher la logique de la fabrication, le délicat mouvement
dřhorlogerie de lřentreprise, le génie particulier des ingénieurs, les astreintes de lřagriculture,
la paix du village, les dimensions de la cathédrale.
126

Si vous avez du temps, poussez jusquřà la connaissance des causes. Pourquoi cette
forme de toit ? Pourquoi la couverture dřardoise ? Pourquoi cette dimension de cheminée ?
Pourquoi ce manque dřeau alors que la rivière est proche ? Ces tas des fumiers sert-ils
vraiment à quelque chose ? Ces enseignes en fer forgé neuves ne sont-elles pas dřun autre
âge ? Et enfin, ces fenêtres grillagées sont-elles barricadées pour lřart ou pour une raison
utile ?
Si lřon vous dit que cette ville perd 500 habitants par an, il doit y avoir une révision ;
lřécole lřavez-vous visitée ? La tannerie qui jadis faisait le renom du pays est-elle donc en
faillite ? Chaque chose, à sa cause et son effet, son histoire et sa vie actuelle. Lřexploration ou
lřexplo-découverte vous enrichira en même temps quřil développera votre intelligence et votre
imagination. Chaque chose est reliée à une autre, chaque bourg est dépendant, un regard sur
les communications pourra répondre à bien des questions. Pourquoi les églises de la Vendée
portent-elles une porte entaillée ? Ce nřest pas moi qui vous donnerai la réponse mais vous
aurez, le soir de cette recherche, une passionnante veillée.
Certains jours, lřhomme harassé du bon fantastique que lui demande la vie moderne,
se retrouve dans les traditions de ses pères. Les fêtes folkloriques, un grand mariage en
costumes du pays, les danses, les musiques vous instruiront. Cette entreprise a lřaire
parfaitement calme et heureuse, pourtant les journaux nous ont tenu en haleine avec les
grèves du mois.
De toute façon, nřoubliez jamais que dans cette aventure que cřest vous qui apprenez.
Laissez parler les gens, ne les effarouchez pas. Ils aiment votre uniforme, mais ils nřattendent
pas de cadeau de vous que votre amitié. Ils nřont pas lřambition dřêtre admirés mais compris,
si vous leur donnez une veillée simple, propre, bien chantée, cela le reposera. Vous reviendrez
riches, si quelquřun vous donne son adresse en disant « revenez plus longtemps. Avant de
partir, remercier à votre façon, par un chant, un feu de camp, une lettre, des photos, un
calendrier, etc.
Donc, pour une bonne exploration, les opérations suivantes doivent se suivre entre et
autre :
- la préparation, vue dřensemble, prise de température, étude du détail,
approfondissement et enfin la conclusion.
127

V.B.9. HEBERTISME

I. Aperçu historique
Parcourir la forêt en courant, sautant, grimpant, lançant, défendant, etc… peut servir
aussi dřactivité ; physique chez nous scouts. Cependant, la question pertinente est de savoir
dřoù vient cette idée magnifique de faire le sport autrement.
« De manière ramasser, tout est partis dřun officier de la marine française qui lors de
ses multiples voyages dans les régions reculées du pays (ville, village), il sřest donnée à
admirer les conditions physiques de ses gens. Il arriva à la conclusion selon laquelle, que ces
gens, devient leur conditions physique grâce aux exercices quřils faisaient au quotidien, en
accomplissant des gestes naturels nécessaires à leur subsistance.
Officier de la marine, il interne par la méthode basée sur des gestes naturels, il mettra
au point et codifier une méthode dřéducation physique basée sur les gestes naturels auquel, il
donna le nom de « Gymnastique par la méthode naturelle ».
NB : il sera chargé de faire appliquer à tous les services de la marine française cette
méthode en 1909. Il jouera alors un rôle prépondérant dans la mise en condition physique de
l’armée durant la guerre de 14 – 18 où alors sa méthode sera généralise.
A partir de 1929, il oriente son action vers les enfants et les femmes et sa méthode fera
son chemin vers les écoles et beaucoup des centres vont se crées un peu partout en France.
Notons aussi que cette méthode dřéducation physique aux principes inédits et efficaces,
dénonce dans un ouvrage intitulé le sport contre lřéducation physique.
Lřintuition de lřofficier, consiste à mettre au point une méthode, visant à développer
les qualités, lřendurance, la résistance, la force, la souplesse et la coordination. La méthode
naturelle est pour lřofficier, bien plus quřune méthode naturelle dřéducation physique ; cřest
aussi une méthode dřéducation morale ; car la recherche dřune bonne condition physique doit
être : orientée, motivée par un objectif ultime quřil résume dans sa devise « Etre fort pour
être utile ».
Méthode dřéducation physique excluant toute compétitivité ; elle se réalise toujours en
un déplacement, tout en alternant conditionnellement les exercices dits de Dix familles.
La marche, la course, le saut, la quadrupédie, la grimpe, lřéquilibre, le lancer, la
défense et la natation. Cřest dans ce contexte que se situe le parcours de geste gymnastique
basée sur la méthode naturelle, cřest-à-dire, accomplir des gestes naturelles e courant, en
sautant, [Link] nous donnons le nom de parcours Hebert, du nom du concepteur
GEORGES HEBERT (1875-1957). Voilà donc, dřoù et comment est né lřidée magnifique de
faire du sport autrement, basé sue les gestes naturelles, que nous appelons HEBERTISME.

II. Définition
Restant dans la logique du naturelle, lřhébertisme peut se définir comme une mise en
condition physique du corps par la méthode naturelle.
128

Le parcours Hébert, nřest autre quřune piste jalonnée dřobstacles divers que lřon
franchit sans sřarrêter, au moyen des gestes naturelles, dans la course, la marche etc.

III. Les dix familles


Lorsque Georges Hébert observa les primitifs, il eût la conviction quřil était possible
dřarriver à un haut degré de développement physique sans lřaide dřartifices, dřinstallation,
dřinfrastructures, mais simplement en imitant leurs gestes naturels et utilitaires.
LřHébertisme nřa rien de commun avec la gymnastique traditionnelle. En considérant
les efforts que ces dernières réclament, il est possible de les repartir dans dix groupes
fondamentaux quřon appelle famille.

III.1. La marche

Exercice de base, elle peut être pratiquée durant toute lřexistence sans causer le
moindre dommage à lřorganisme. Elle active la respiration et la circulation du sang et facilite
la digestion, calme et repose le système nerveux.

III.2. La course
Cřest le moyen de locomotion le plus rapide, elle permet à lřorganisme de produire
lřeffort le plus complet. Elle accroit la respiration organique et développe la musculature des
membres inférieurs. Elle rend agile et souple.
129

III.3. La Quadrupédie
Les déplacements quadrupédies, développe une coordination globale des quatre
membres, en renforcement musculaire de la ceinture scapulaire et sollicitent vélocité et
vivacité. Elle augmente la circulation sanguine et ont une action sur toute la musculature. Elle
comprend tous les exercices possibles en appui sur les quatre membres. Le corps ou moins
abaissé ou même reposant sur le sol.

III.4. La grimpe
Elle consiste à élever ou abaisser le corps ou plus généralement à la déplacer dans une
direction quelconque ; soit avec des bras, soit avec lřaide commune des bras et des jambes.
Elle est différente de la quadrupédie par le travail violent de la préhension et elle développe
les muscles des membres supérieurs et de la cage thoracique.

III.5. Le saut
Cřest lřimpulsion donnée au corps pour franchir dřun seul bond, un espace ou un
obstacle quelconque. Sřentrainer à sauter et surtout à bien retomber, cřest éviter dans la vie
courante bien des accidents (entorses du pied, du genou, rupture dřun tendon, etc). il fortifie
les genoux, les pieds et chevilles et entraine les articulations à supporter toutes sortes de
chocs.
Il active les fonctions du cœur et des poumons, demande un bon contrôle nerveux mais
développe également lřaudace, la maitrise de soi, lřesprit de décision et de vivacité.
130

III.6. L’équilibre
Savoir sřéquilibrer après des chocs, des poussés ou pour éviter les chutes est très
important. Cřest un des exercices le plus complet, car tous les muscles interviennent pour
maintenir ou rétablir lřaplomb du corps. Il augmente non seulement la coordination, mais
aussi lřaudace, la confiance, la volonté et aide à vaincre la peur du vide.

III.7. Le lever-porter
Il consiste à mouvoir toutes sortes dřobjets dans toutes les directions, soit en restant
sur place, soit en se déplaçant par les moyens naturels de locomotion. Il produit une action
intense sur tout la musculature, notamment, le dos, les épaules, le haut du tronc et développe
également les musculatures des membres supérieurs.
131

III.8. Le lancer
Il consiste à projeter à lřaide dřun ou de deux bras, toutes sortes dřobjets dans tous les
sens, soit en restant sur place, soit en se déplaçant. Cřest le geste naturel par excellence qui
produit sur lřorganisme les efforts les plus variés et les plus complexes. Il favorise le
développement de la liaison, le champ visuel et la motricité fine de la main et des doigts.
Il prépare dans une large mesure à la pratique de tous les autres genres dřexercices par
son action qui assure spécialement :
 Lřassouplissement articulaire des membres supérieurs ;
 Lřentrainement à la détente ;
 Une bonne attitude du tronc ;
 La coordination des mouvements et lřaffinement des centres nerveux ;
 Le développement de lřadresse générale, la vitesse des réactions, la maitrise
nerveuse et la confiance en soi.

III.9. La défense
Elle influe sur les éléments de force les plus importants : le cœur, les nerfs, le souffle,
les muscles, les articulations, qui subissent toutes sortes dřefforts brusques ou lents, auxquels
ils doivent résister. Elle développe, la volonté, la vitesse de réaction, la souplesse et lřaudace.
132

III.10. La natation
Elle constitue le plus complet des exercices au point de vue physique, coordination,
souplesse et endurance. Elle développe la musculature entière, exige une coordination parfaite
des mouvements et un rythme approprié. Les exercices difficiles de plongée développent
lřadresse, le sang-froid et la confiance en soi.

IV. Quelques Principes

a. Principes Pédagogique
Chacun travail selon son rythme et ses capacités ; cela permet à lřindividu de se rendre
compte des efforts fournis et de régler sa dépense personnelle de travail pour obtenir le
meilleur rendement, tout en évitant tout esprit de compétition.

b. Principes Méthodologiques

1. La continuité du travail
Lřhébertisme travail dans un mouvement ininterrompu. Il court en exécutant un travail
des bras, poursuit en marchant et progresse ensuite par petits sauts. Il continuera de la sorte,
alternant les passages actifs où il fait lřexercice avec des contres efforts qui permettent la
récupération. La continuité du travail et nécessaire pour développer lřendurance générale et
particulièrement le souffle, en conduisant une somme suffisante de travail et en utilisant au
mieux le temps consacré à lřactivité.
133

2. La progressivité
Il sřagit de lřéchauffement progressif de lřorganisme : progression par des exercices
dřintensité croissante pour terminer par un parcours difficile et enfin de leçon : une marche
dřapaisement pour permettre un retour au calme.
3. L’alternance des efforts
La méthode naturelle préconise le développement constant, sous une forme
quelconque. Même si lřactivité se produit, il y a cependant des périodes de repos relatifs. Ce
sont les détentes qui sont obtenues par lřalternance continuelle des efforts contraires. A un
effort intense, succède un effort qui lui est moins. A un mouvement des bras succède un
mouvement des jambes, un effort en extension est suivi dřun effort en flexion.
NB : Ce principe se trouve appliqué lors de la leçon sur le plateau.
4. Dosage des efforts
Cela permet dřobtenir une meilleure connaissance de soi et de ses possibilités
physiques.

5. Plein-air
Lřhébertisme est une activité dřextérieur qui se déroule de manière continue, on
marche, on court, on saute etc., le tout au grand air.

V. Conseils aux animateurs


Lřidéal est dřavoir un entrainement quotidien et de permettre lřévolution des progrès
réalisés par les participants durant le camp.

V.1. Précautions à prendre

 Préviens les fantaisies et lřirréflexion des participants (danger dřaccidents) ;


 Prévois et organise lřentraide, notamment aux obstacles ;
 Le parcours nřest pas un cross ; tu veilleras donc à lřalternance des efforts ;
 La distance du parcours dépend du niveau dřentrainement de chacun des
participants et des obstacles prévus ;
 Evite que les participants, par esprit sportif, ne dépassent leurs limites ;
 Sois aussi attentif à la qualité du bois de perche afin dřéviter tout accident ;
 Grimpe aux arbres avec prudence.

V.2. Quand monter le parcours ?

- En pré-camp ou au plus tard, le premier jour du camp ;


134

- Préfère les obstacles simples et naturels. Les instructions spectaculaires prennent du


temps pour être montées et ne sont finalement pas très utilisées parce quřelles sont
seulement opérationnelles en fin de camp.

V.3. Implantation des obstacles


- Veilles à utiliser ce que la nature met à ta disposition (un arbre, un rocher, une rivière,
une perche, des cailloux,…) ;
- Chaque accident de la nature peut être prétexte à un obstacle. Fais preuve
dřimagination.

V.4. Choix du moment


Si tu veux faire le parcours le matin, assures-toi dřêtre bien réveillé et ne te lance pas
dans un parcours directement sans dérouillage matinal préalable.

V.5. Matériel
- Fais le moins possible des brelages, car cela provoque des lenteurs de construction ;
- Emploi un maximum dřobjets gratuits au bon marché (réunis le matériel
progressivement avant le camp chez le gardien du matériel).

V.6.Sécurité

- Nettoie le sol : pierres, souches, tessons, trous cachés par les feuilles, écarte les
branches, coupe ou ôte les ronces ;
- Nettoie les taillis : nettoie la futaie (fais tomber les branches menaçantes).

V.7. Itinéraire

- Le plus accidenté possible, sauf versant abrupts ou rocheux. Longueur de plus ou


moins 500m ;
- Si possible, départ et arrivée sur terrain plat et horizontal. Fréquence idéale des
obstacles 10 à 20 écartés de 25 à 50m.

VI. ECHAUFFEMENT
La préparation du parcours se fait au travers dřexercices dřéchauffement. On
commence généralement par des exercices de marche et de course, voici une série dřexercices
où toi, animateur, tu peux trouver des variantes utilitaires, sportives, acrobatiques ou
simplement amusantes :
- Marches simples
135

- Marches combinées
- Marches utilitaires
- Marches utilitaires combinées
- Cour simple
- Course combinée
- Course utilitaire
- Assouplissement et musculature du tronc
- Musculation et assouplissement des bras et des épaules
- Musculation des jambes
- Musculation des abdominaux.
136

SCHEMA D’UN PARCOURS EN PLEINE NATURE

Lever

Traversés de passages
difficiles en marchant, en
Equilibre
sautant, en courant, enBranche et troncs
grimpant dřarbres, pierres etc.

Fossés, lotus, Lancer


barrières, haies,
ruisseaux Objets légers,
cailloux,
Sauts
morceaux de
bois

Défendre
Rochers, arbres,
Luttes collective
murailles,
ou lutte deux à
clôtures
deux
Grimpe et escalade

Parcours soutenu
en course et en
marche

Terrain plat ou
Broussailles, en pente sans
pentes rapides obstacle

Quadripédie
Marche
dřapaisement
Terrain sans
Terrain sans obstacles
obstacle

Bassins ou cours
dřeau Parcours à la nage

Enrôlée rapides (en


course et en marche de
vitesse) alternées par
des marches lentes
Base de départ et
dřarriver
137

V.B.10. NATURE
10.1. NATURE IIème Cl

- DEFINITION: est toute vente de la création de Dieu. Un saut de 2ème cl. Doit savoir
distinguer les arbres et leurs utilités.

 Il doit connaitre dix arbre dans la région, ainsi que leurs qualité au point de vue
bois pour les travaux de camp. Feux,…
 Il ne faut pas endommager les arbres protégés par la loi.
 Il faut connaitre lřusage des racines, feuilles, fleur, fruits.
 Il faut à ce sujet chercher des renseignements chez les anciens.

- TYPES D’ARBRE

A) ARBRE DE VILLE :

 Sapin
 Pin
 Cyprès
 Jacaranda
 Bougainvillier
 Arbre paillote

B) ARBRE A BOIS

 Ramba
 Musimfi
 Ecalyptus
 Mutombo

C) ARBRE FRUITIER

 Palmier
 Bananier
 Manguier
 Citronnier
 Jennérien
 Goyavier

Il faut connaitre dix animaux et insecte de la région


ANIMAUX INSECTES OISEAUX
LAPIN MOUCHE PIGEON
CHERE MOUSTIQUE GARDE BEUF
CHIEN FOURMIE AIGLE
CHAT ABEILLE POULE
MOUTON ARREGNE CANARD
LION PUCE PINTADE
138

TIGRE DYNASTE DU PALMIER Autriche


LEOPARD PAPILLON CERBEAU
CHEVAL CRIQUET VAUTOUR
ANTILLOPE SAUTERELLE DINDO

 PLAN DřHERBIER
FEUILLE ECORCE

UTILITE SILHOUETTE
- Pour le sang
- Les brulures

10.2. NATURE Ièrecl

A. LA NEBULOSITE

Les nuages sont obtenus par suite dřune évaporation des eaux de la terre (mers,
océans, lacs,…). Après évaporation, il y a la condensation des vapeurs dřeau, qui précipite sur
la terre sous forme des gouttelettes dřeau quřon appelle pluie, suite à un changement de
pression.

Evaporation H.P. B.P.


139

St: stratus, Sc: stratocumulus, Nb: nimbostratus; Ac: altocumulus, As: altostratus; Ci: cirrus,
Cs: cirrostratus, Cc: cirrocumulus; Cu: cumulus, Cb: cumulonimbus.

Il y a quatre niveaux de nuage.

2. LES NUAGES SUPERIEURS :


(Au-delà de 600m dřaltitude). Leur dénomination comprend le terme CIRRUS.

a. LES CIRRUS :(cheveu en latin)


En forme de longs. Filaments le ciel. Les cirrus sont composés des cristaux de glace,
ils voyagent très haut et très vite, mais de leur hauteur, ils ont lřair presque immobile.

b. LES CIRRO CUMULUS


Autrement dit « les nuages finement moutonnés » il y a le cirrus cumulus en balle et
en blanc.
140

c. LES CIRRO STRATUS : Stratus (voile en latin)


Voile laiteux, blanchâtre et transparent qui occupe tout ciel. En forme de HALOS autour du
soleil.

3. LES NUAGES MOYENS : (entre 2000 et 6000m)


Leur dénomination comprend le terme ALTO
a. Les altos cumulus lenticulaire : les nuages réellement moutonnés

b. Les altos stratus : voile filamenteux, bleu, gris foncé qui apporte la pluie.

4. NUAGES BAS : (En dessous de 2000 m), leur dénomination comprend le terme
STRATUS.
a. LES STRATO-CUMULUS : cumulus à partie inferieure aplatie
141

b. LES NIMBO STRATUS : Nappe pluvieuse

5. LES NUAGES A DEVELOPPEMENT VERTICAL

Sont des nuages isolés sřétendant verticalement.

a. LES CUMULUS (temps) : (500m)


Nuage très dense à base blanche, car il surmonte une colonne dřair chaud
Les cumulus de beau temps : Quand le baromètre est au beau fixe.

b. NIMBUS :
Nuage gris foncé, capable de remplir ton camp avec des hectolitres dřeau
142

3 . LES CUMULO-NIMBUS
Nuages orageux et dřaverses
Il atteint des hauteurs formidables dans le ciel, cřest un cumulus très développé, souvent en
forme dřenclume. Il est indispensable à la formation de lřorage et provoque aussi la grêle

NB : Si tu es pris parmi un orage évite de rester débout sur une plaine au de l’abriter sous
un arbre isolé. Tu risquerais d’être foudroyé.

- TEMPS POUR DEMAIN :


Comment aux moyens de tous ces nuages, prévoir le temps quřil fera demain ? Retiens
que seul le cumulus est le nuage de beau temps. Il ne se forme que quand le baromètre est au
beau fixe.
Les autres annoncent tous la pluie. Tu vois dřabords arriver les cirrus, dans le ciel
magnifique. Tu pourrais croire quřil fera encore beau et longtemps ! Erreur ! Les cirrus
annoncent la pluie pour les prochains jours, ils pleuvent défiler des journées entières, surtout
lřété, mais surveille. Les biens ils sont le signe avant-coureur dřun changement de
température. Après les cirrus, avivent souvent dans lřordre, le cirro cumulus, les stratus,
nimbus etc… il te sera facile dřobserver dans le ciel la succession de ces messagers de
malheur et de prévoir un imperméable en conséquence.
La vitesse de leur arrivées te donne avec un plus dřexpérience, la date de la future
pluie ou au moins du future ciel couvert.

- LE VENT CHANGE :
Le vent est un autre signe avant. Coureur du temps. Le vent de pluie vient du sud-
ouest. Le vent froid vient du nord, mais il est sec.
Mouille ton doigt, expose-le au vent et note le vent qui tourne.
 Vent à composante EST : Bon signe
 Vent à composante OUEST : Mauvais signe, car il sřagit toujours de la direction dřoù
vient la pluie.

B. LES CONSTELLATIONS

a. DEFINITION :
La constellation est un groupe dřétoile représentant une figure ou une forme conventionnelle
quelconque à laquelle on a donné un nom soit dřun homme, soit dřun animal, soit dřun objet,
etc…
b. COMMENT RECONNAITRE LES CONSTALLATIONS
On part toujours dřune constellation facilement reconnaissable.
143

EXEMPLE :
ORION : les anciens la représentait sous forme dřun géant prêt à la bouteille avec son
bouclier sa massue et ses deux chiens : grand chien au canish major et petit chien ou canish
miner.
Les principales étoiles sont :
1. BETELGEUSE (alpha orient) : Dřun rouge orangé, situé à lřépaule gauche du géant
2. RIGEL (Bêta) : Dřun blanc très brillant et flanqués dřun bleu satellite bleu, elle
figure
3. BELLATRICE : (GAMMA) : à lřépaule droite
4. KAPPA : Qui figure le pied droit.
5. TROIS ETOLES (delta, epsilon et dzetat, forment le baudrier situé à peu près au
centre du quadrilatère ce sont les trois rois nuage, trois principes
6. QUATRE ETOILE forment le bras dřorient tenant sa massue
7. De bellatrice, nous apercevons deux étoiles, cřest la peau qui lui sert de bouclier
8. Près du Baudrier. Une ligne plus serrée dřétoile, figurent lřépée dřOrion.

Exemple :

2èmeCONSTELLATION : partons de betelgeuse, juste au-dessus de la massue dřOrion. Nous


voyons un grand rectangle, cřest la constellation des GEMAUX. Les deux étoiles formant le
coté du rectangle. Opposé dřavion sont CASTOR et POLLUX. Cette constellation doit son
nom deux étoiles principale : Pollux, en référence faisant partie des 52 argonautes qui
partirent sur le navire Argo à la conquête de la TOISON dřOr, ils se signalèrent en sauvent
Athènes pillage.
144

3èmeCONSTELLATION :
Au-dessus de bellatrix, nous voyons un triangle qui est une partie de la constellation
de TOUREAU dans ce triangle se trouve une étoile de première grandeur ; ALDEBARANT
qui marque lřœil droit du taureau.

4èmeCONSTELLATION : Dans le prolongement de la ligne reliant bellatrice à


ALDEBARANT, nous voyons un amas dřétoile, ce sont les PLEIADES.

5èmeCONSTELLATION : Dans le prolongement de la ligne reliant RIGEL à lřétoile formant


le pied droit dřavion, nous trouvons une étoile fort-brillante. SIRRUS ; Elle fait partie de la
constellation du grand CHIEN.
145

6èmeCONSTELLATION : LA GRANDE OURSE


Pour les grecs, elle est la nymphe Callisto qui, séduite par ZEUS, fut punie par la
jalouse ARTEMIS et transformée en un Ourse avant dřêtre jetée aux chien.
Appelée également le grand chariot, la charrue ou grande casserole, elle est la constellation la
plus connue du ciel. Elle est située entre le petit lion et le Dragon.
Elle compte 7 étoiles principales (ALKAÏD), ALCOR, MIZAR, ALIOTH, MEGREZ,
DUBHE, MERAK, et PHEKDA). Son nom de grande casserole vient de sa forme très proche
de lřustensile de cuisine. Les trois étoiles : ALKAID, ALCOR, MIZAR (étoile double) et
ALIOTH font le manche de la casserole (ou la queue de lřours).

7ème LA PETITE OURSE


De la grande ourse, il est possible de trouver lřétoile polaire, il faut prendre
approximativement la distance entre MERAK et DUBHE et la multiplier par cinq dans la
direction MEKAK-DUBHE, cela donne la position de lřétoile polaire qui est lřétoile
principale de la constellation. Celle-ci (étoile) se trouve au pôle nord céleste et est en faillite
dřune étoile géante situé à 470 année lumière c-à-d (à 470*365*3.108m/s) de la terre. Cette
étoile se trouve au bout de la queue de la petite ourse. La petite ourse a la même forme que
brillant, toutes les étoiles brillent faiblement. Elle nřest donc plus facile à observer. Les seules
étoiles qui brillent sont les étoiles polaires et les deux étoiles situées au bord de lřautre
extrémité de la petite ourse.
La petite ourse représenterait ARCAS, Fille de CALLISTO, une légende raconte quřARCA
AURAIT ; comme sa mère, été changé en une ourse, donnant ainsi naissance à
constellation de la petite ourse est visible toute lřannée.
146

8èmeLE DRAGON
Lorsque tu as trouvé la petite ourse à partir de la grande ourse, il est facile de trouver
lřemplacement du Dragon, cřest une constellation allongée dont la queue prend naissance
entre la grande et la petite ourse. Le Dragon sřenroule autour de lřétoile polaire. Cřest une
constellation très allongée.
Attention, ses étoiles sont brillantes, aussi, si son emplacement est facile à trouver, il
nřen reste pas moins difficile à voir.
Le dragon est lui aussi, visible toute lřannée, elle représente le dragon ladon, gardien du
jardin des HESPERIDES. Un des travaux dřHERCULE consistait à cueillir les pommes de
ces fameux jardins. La constellation dřHERCULE se trouve dřailleurs à proximité du dragon.
147

9èmeCASSIOPEE
Cassiopée est la forme de cephée, roi légendaire dřEthiopie et mère dřAndromède.
Ayant trop vanté la beauté dřAndromède elle déclencha la colère du dieu de la mer
NEPTUNE. Les personnages de cette histoire apparaissent dans lřautre constellation :
céphée, la baleine, Andromède, pégase et Persée.

10èmeCEPHEE
Céphée est une constellation en forme de maison située entre la petite ourse et
cassiopée. Elle nřest pas très visible, cependant un alignement permet de repérer son
emplacement. En effet pour trouver la pointe du toi de céphée il te suffit de prolonger la droite
qui třa permis de trouver lřétoile polaire à partir de la grande ourse.
Céphée est un légendaire roi dřEthiopie. Il a épousé cassiopée avec laquelle il aura une fille :
ANDROMEDE qui sřattira les foudres du dieu de la mer, NEPTUNE.
148

11èmePEGASE ET ANDROMEDE
Nous allons présenter deux constellations qui ont une étoile commune. Pégase et
Andromède.
Le symbole caractéristique de ces deux constellation est le grand carré de pégase cřest
lui quřil faudra trouver dans le ciel pour repérer les deux constellations.
Pégase est un cheval ailé né de sang de MEDUSE. Pégase servit de monture à Persée
lorsquřil alla délivrer Andromède.
Andromède est la constellation qui part du coin supérieur gauche du carré de pégase.
Andromède est la fille de céphée et de cassiopée. Elle fut attachée à un rocher sur la côte pour
calmer la colère de Neptune. Persée vient alors la délivrée et lřépousa.
Après quřun oracle lui est annoncé serait tué par son petit-fils, ACRISIOS , ROI
dřArgos, décida dřenfermer sa fille unique Danaé dans une tour dont les portes étaient dřairain
et la fit garder par de féroces chiens de garde, malgré toutes ses précautions, Zéus, le Dieu des
dieux , qui lřaimait, parvint à pénétrer dans sa prison sous forme dřune pluie dřor et la
séduisit. Cřest de leur union que naquit Persée.
Dans la mythologie grecque, PERSEE, fils de Danné et de Jupiter, fut jeté à la mer par
son grand-père Acrisius, il fut recueilli par le roi polydecte, qui lřenvoya combattre les trois
GORGONES, Pérsée réussit à tuer lřune dřelles, Méduse dont MINERVE avait transformé la
chevelure en de nombreux serpent, et avait donné à son regard le pouvoir de PETRIFIER.
Des gouttes de sang de Méduse, naquit le cheval ailé Pégase, avec lequel Persée
délivra la belle Andromède, fille de céphée et de cassiopée, que son père offrit en sacrifice ou
monstre marin,
149

12èmeLE BOUVIER
Cette constellation en forme de cerf-volant se repère à partir de la grande ourse. En
effet, Arcturus, une étoile très brillante ou centre de la constellation se trouve dans la
continuité de lřarc de cercle formé par les étoiles de la queue de la grande ourse. Le Bouvier
est particulièrement bien visible ou printemps.
Cette constellation porte différente noms selon les régions. Bouviers signifie : (Gardien de
Bœufs !) les bœufs étant les sept étoiles de la grande ourse.
En Grande-Bretagne, le Bouvier est appelé « laboureur » car le se trouve derrière la
charrue (la non donnée à la grande ourse).

13èmeLA COURONNE BOREALE


Cette constellation formée dřétoile rapprochées en arc de cercle se repérer très
facilement à côté du Bouvier. Sa forme caractéristique permet bien souvent de la retrouver
sans lřaide du Bouvier. Elle est bien gentille, carrelle se voit très bien lřété pendant nos camp
scout.
La couronne boréale a été offerte à THETYS par Aphrodite en cadeau de noces.
DYNIOSOS lřenvoya dans le ciel pour séduite Ariane.
150

14èmeORION
Cette constellation se reconnait très bien grâce à sa forme de sablier et surtout grâce à
ses trois étoiles alignées qui forment la ceinture dřavion. On peut distinguer lřépée dřOrion
qui prend à son flanc.
Orion est un célèbre chasseur géant. Plusieurs légendes circulent à son sujet. Dans tous
les cas on dit quřaprès sa mort, provoquée par des querelles entre deux, Orion sřest retrouvé
dans le ciel. Une des légendes raconte quřOrion aurait été tué par un scorpion. Crée par
Artémis, cřest pour cela que lorsque le scorpion est visible (en été), Orion est invisible dans le
ciel.

15èmeSCORPION
Souvent un peut avoir la tête du scorpion dépassé de lřhorizon lřété. Les étoiles de la
tête du scorpion sont plutôt bien visible et ne sont pas très dures à repérés. Attention, au début
de la tête et en début de nuit on ne voit souvent apparaître que la tête de cette belle
constellation.
La tête du scorpion est visible durant tout lřété. La grosse étoile au centre du thorax est
la géante rouge ANTARES.
Le scorpion fut créé par ARTEMIS, la déesse de la chasse pour tuer le géant Orion, de
fait il est à lřopposé dřOrion dans le ciel : lorsquřon voit le scorpion on ne voit pas Orion.
151

16èmeHERCULE
Cette constellation nřest pas facile avoir la première fois, tu peux la repéré à lřaide des
autres constellations; elle est située entre le Bouvier, la tête du Dragon et la lyre. Cřest une
constellation assez étendue.
Une autre astuce pour mieux la reconnaitre : les six étoiles du centre forment une sorte
de papillon.
Tu remarqueras que la constellation à la forme dřun homme agenouillé. Fils de Zeus et
dřAlcmène, une mortelle, Héraclès (Hercule pour les Romains) eut deux fis, mais Héra
épouse de Zeus, qui détestait Héraclès, le rendit fou, lřamenant ainsi à tuer sa femme et ses
enfants.
Ayant retrouvé la raison, il se rendit à Delphes pour savoir ce quřil devait faire afin de
ses purifier, lřoracle lui conseille de se mettre à la disposition du Roi Eurysthée, qui lui
demanda pendant douze ans dřaccomplir douze [Link] les accomplis.

17èmeLE LION
Cette belle constellation du Zodiaque a la forme très évocatrice se reconnait très bien
dans ciel. Plusieurs étoiles brillantes se repèrent facilement. Elle est visible au printemps et au
tout début de lřété en début de nuit. Le Lion symbolisé par cette constellation est le lion de
NEMEE, tuer ce lion faisait partie des 12 travaux dřHERCULE. HERCULE lřétouffé.
152

18èmeLA VIERGE
La constellation de la vierge est visible durant tout le mois de juillet au début de la nuit
mais elle est difficile à repérer étant donné que seule une étoile est très brillante et que la
constellation est très grande : les étoiles périphériques sont éloignées. Elle est très ancienne,
on en parlait déjà du temps des Egyptiens. La vierge a représenté ISIS allaitant Horus
(Egypte), Demeter, déesse grecque des moissons ; Deke, déesse grecque de la justice,
ISHTAR, déesse Babylonienne.

19ème CROIX DU SUD


153

20ème SAGITAIRE

21ème ARGO NAVIRE

22èmeCENTAURUS
154

23ème PERSEE
155
156
157

V.B.11. LES SECOURISME

1. Définition : le secourisme est lřart de secourir c.-à-d. donné les premiers soins.
Un secouriste est une personne de bonne volonté se charge de secourir son prochain ou
de porter un soutien provisoire et immédiat aux victimes dřune détresse physiques quelconque
(fracture, brulure, piqure, morsure, perte de connaissance).

2. La prudence ou dispositions à prendre : Gestes d’urgences


Un secouriste devra observer :
 Le froid
 Appliquer les premiers soins ou le savoir de la technique
 La rapidité
 Lřinitiative
 Observer la victime
 Ecouter la victime si possible (anamnèse) etc.

3. Notions élémentaires d’hygiène

a. Hygiène des organes de sens

1. Les yeux :
 Propriété de la figure
 Ne touchez pas les yeux avec des mains sales
 Eloignez les mouches des yeux (insecte)
 Eviter de lire ou de travailler le soin à la lueur dřune faible lumière
 Si vos yeux sont enflammés, sřil y a des secrétions, ne les bandez pas mais
lavez-les souvent, à lřeau propre.
[Link] oreilles :
 Pas dřeau froide dans les oreilles
 Nettoyer lřoreille avec un coin de serviette ou tampon dřautre fixé ou bout dřun
bâtonnet imbibé dřeau tiède.
 Pour un corps étranger : allez au dispensaire.
 En cas dřinflammation, nřest jamais introduire des petits tampons dřouate mais
de gros.
[Link] nez :
 Ne pas mettre les doigts dans les narines
 Ne pas priser le tabac
 Se moucher proprement et sans effort
 Respirer par le nez et non par la bouche
[Link] peau :
 Maintenir propre par lavage quotidien du corps entier
 Se laver les mains avant et après le repas
 Se laver les mains avoir été aux toilettes
 Les ongles seront courts et propres
 Les cheveux seront coupés régulièrement et seront lavés deux fois par
semaine et chaque jour, les brosser et les peigner
158

[Link] bouche :
 Laver la bouche chaque fois après le repas
 Brosser les dents après chaque repas
 La nuit, brosser les dents avant de dormir avec un dentifrice après chaque
repas et avant de dormir, les brosser et laisser la mousse dans la bouche
 Au cas grave, voir un dentiste.
b) Hygiène de la respiration
 respirer lentement et profondément par le nez et non par la bouche
 lřair respiré doit être pur
 les chambres spacieuses et bien aérées et ensoleillées
 dormir avec une fenêtre ouverte
 éviter le nettoyage à sec dans les chambres
 porter des vêtements amples et suivants les climats
c) Hygiène de la circulation du sang
 -exercices physiques, marches, courses, gymnastique, jeux en plein air
 éviter de manger trop gras, trop sucré
 éviter la prise de lřalcool
 éviter de porter des vêtements trop lourds et trop serrés
d) Hygiène de la digestion
 Les repas seront pris aux heures fixes
 Le nombre de repas varie suivant les habitudes et lřétat de santé de lřindividu,
suivant lřâge, le climat et le travail effectué.
 Sřabstenir de tout apéritif
 Ne pas travailler en mangeant.
 Eviter de boire en mangeant, mais boire après le repas
 Manger à sa faim mais sans excès
 Manger lentement et bien mâcher les aliments
 Ne pas abuser des viandes de conserve
 Consommer des aliments riches en vitamine et albuminoïde
 Se rincer la bouche après avoir mangé et se reposer (riche)

4. Asepsie et Antisepsie
Les méthodes antisepsie et aseptique ont pour objet de combattre les microbes.
a) Asepsie
Elle consiste à empêcher les microbes dřatteindre les plaies ; elle se fait par la chaleur,
le flambage, lřébullition ou tout ce qui vient en contact avec une plaie doit être débarrassés
des microbes.
b) Antisepsie
Elle consiste à lutter contre les microbes qui se trouve dans la plaie elle se fait par
lřemploie des substances chimiques liquides ou en poudre dite antiseptique.
Exemple : Teinture dřiode, poudre de demantol, pommade à zinc.

5. Pansement des plaies

a) Plaies propres : Petite coupures, griffes, égratignures, ou toutes autres plaies qui vient
dřune blessure immédiate.
159

b) Plaie infectées ou non propre :


 Nettoyer la plais et le pourtour avec solution de permanganate a 1/1000. Ou eau
oxygénée plus ou moins étendue à ½.
 Recourir des compresses imbibées dřeau bouillie sans aucun antiseptique
 Au-dessus, toile imperméable.
 Recouvrir largement dřouate
 Terminer par un bandage.

c) Plaie contuses, larges, déchiquetées par écrouissement


 Lavage prolongé et vigoureux comme dit plus haut
 Application de compresse imbibée de KMno 4
 Au-dessus, grand nombre de carrées de gaz
 Terminer par un bandage compressif
 Evacuer le malade à lřhôpital

6. Hémorragies

a) Définition : Lřhémorragie est toute perte de sang hors des vaisseaux sanguins.
On distingue :
 Lřhémorragie externe ; lorsque le sang fait son apparition à lřextérieur de
lřorganisme.
 Lřhémorragie interne : Dans le contraire.

b) L’hémorragie capillaire
Cřest une hémorragie en nappe, peu abondant, succédant à une lésion minime elle
sřarrête facilement par (la) une compression locale.
160

c) L’hémorragie veineuse
Se reconnait à la couleur noirâtre du sang, moins abondant que lřhémorragie artérielle,
le sang sort en bavant, sans secousse.
 Elévation du membre peut parfois suffire
 Compression immédiate, par lřintermédiaire des doigts appuyant fortement sur la
place qui soigne, par interposition dřun objet stérilisé (coton,…) puis passement
compressif
 Y mettre immédiatement le Nacl (sel ordinaire) qui a un caractère coagulatif
 Elle est temporaire, Evacuer le blessé.

d) L’hémorragie artérielle
Elle se caractérise par son abondance dřécoulement du sang :
 Le jet de sang est saccadé, la couleur du sang est rouge vif
 Le garrot est le lien lequel on serre la conférence dřun membre, au-dessus dřune
plaie qui soigne.
 Utiliser : bande, cravate, mouchoir etc…

Précaution à prendre
 Au bout dřune demi-heure, desserrer le garrot et voir si lřhémorragie continue
 Laisser le garrot desserré en place pour le resserrer à la moindre alerte.
 Cette dernière manœuvre nřest pas applicable au blessé pendant le transport.

7. SAIGNEMENT DU NEZ
161

a) Causes : Coup, lésion de grattage, suite à une maladie (foie, rein,…) à une opération

b) Ce qu’il faut faire

 Forme légère :
Tamponnement ouate imbibée dřune solution antipyrine, 1gr de c/c
Compression avec le pouce
Compresse froide, humide sur la nuque.
Irriguer la fosse nasale qui saigne avec ;
De lřeau chaude à 40° environ
Eau oxygénée 1200 lume
Solution antipyrine à 50 %

 Forme grave : Evacuer le malade à l’hôpital

8. BRULURES

a) Brûlures superficielles
Ce quřil faut faire :
 Enduire la surface brulée de pommade de reclus
 Enduire la surface brulée dřhuile goménolée
 Enduire la surface brulée de la vaseline blanche
 Enduire la surface brulée liniment oléo-calcaire
 Enduire la surface brulée dřacide picrique 1%
 Enduire la surface brulée dřhuile végétale
 Enduire la surface brulée de lřurine chaude venant directement de lřorganisme.

b) Brûlures infectées
Ce quřil faut faire : Pansement ou autre antiseptique non irritant.
Ce quřil faut retenir :
 Une brûlure superficielle intéressant, une grande partie du corps donnera des
symptômes graves, mettant la vie en danger.
 Alors quřune brûlure profonde mais limitée ne touchera pas lřétat général
 Le pansement des brûlures au niveau des articulations doit se faire les membres tendu.
Exemple : Celle aux plis du coude, du genou etc.

9. PIQURES

La piqure cause une douleur très vive et persistent suivit dřun engourdissement de la
région ou même du membre tout entier.
Chez les enfants : Fièvre et vomissement
 La piqure du scorpion fauve est sans gravité.
162

 La piqure du scorpion noir est grave, parfois syncope, délire, convulsion etc…

Ce qu’il faut faire


 Laver la plaie avec une solution de K% NOY, puis tamponnement avec des compresses
dřammoniaque.
 Friction faite sur la plaie avec le corps même de lřinsecte réduit en bouillie, le sang de
lřanimal fout des propriétés antitoxiques.

 Piqure de l’abeille et la fourmi


 Attouchements de la piqure avec de lřammoniaque étendu de trois fois volume
 Passement humide à lřeau blanche ; Pommade mentholée.
 Enlever lřaiguillon de lřabeille.

10. ENVENIMATION

Ce quřil faut faire


1. Ralentir lřabsorption du venin à lřaide dřune ligature faite avec un lien quelconque,
pas plus dřune demi-heure, relâché doucement
2. Enlever lřexcès du venin ; Par la petite incision et ventouses ou par sussions de la
plaie. Crachez en suite le sang aspire par lřutilisation de la pierre noire.
3. Détruire le venin sur la plaie : par lavage de la plaie avec la solution de KM NO4 à
1%
4. Recourir dřun passement humide au KMNO4
5. Administrer au malade : des besoins pour faire transpirer le corps ou faire boire le
café fort.
163

11. SYNCOPE

Définition : Cřest une momentanée de la sensibilité et du mouvement. Elle est dû dřun arrêt
de courte durée du cœur, le malade pâlit, la syncope respiratoire est un arrêt de la respiration
sans arrêt du cœur, le malade bleuit.
a) Ce que l’on voit
 Vertige
 Perte subite de connaissance
 Ralentissement ou suppression des mouvements respiratoires et des boitements
du cœur.

b) Pendant la syncope
 Abolition de tout mouvement, insensibilité :
1. A la douleur
2. A la piqure
3. A la chaleur

 Pas des mouvements respiratoire ou à peine perceptible, pouls imperceptibles


ou nul

c) Ce qu’il faut faire


Mettre le malade au grand air
1. Ne garder que les aides
2. Eviter toute réflexion car le malade peut entendre
3. Déshabiller le malade (déboutonner la chemise, desserrer la ceinture,
enlever les chaussures et chaussette.
4. Le placé sur le dos, la tête basse pour airé le cerveau
5. Faire respirer de lřéther ou ammoniaque ou vinaigre
6. Asperger de lřeau froide, visage, poitrine.
164

d) Après syncope
Laissez le malade couché sur le dos plusieurs heures
A ce moment, faire boire, la boisson chaude, du café, alcool du par gorgée pour réactiver le
corps
Avertir les parents
Leurs conseiller de voir le médecin.

12. ASPHYXIE RESPIRATION ARTERIELLE

Position Latérale de Sécurité

On appelle respiration artificielle des mouvements que lřon fait pour rétablir la
respiration chez les personnes qui ne respirent plus dřelle-même.
Exemple : Chez les noyés, les asphyxies,…

a. Premiers soins
Nettoyer la bouche et lřarrière gorge enlever les mucosités, les herbes, la boue au
corps étrangers qui pourraient sřy trouver afin de permettre à lřaide dřentrer facilement dans
les voies respiratoires.

b. La respiration artificielle
De toutes les membres de la respiration artificielle, seule la méthode de bouche ou nez
ou bouche à bouche qui est resté dřactualité.
La méthode ou procédé du docteur SCHAEFFER et LABOUGNE ne sont plus
usuelles.

c. Asphyxie par gaz ou fumee


Exposer le malade en plein air et faire la respiration artificielle.

d. Asphyxie des pendus


 Il faut immédiatement couper la corde soutenant le pendu
 Faire la respiration artificielle tout en le mettant au grand air.
165

13. BANDAGES AVEC FOULARD

Une bandage est une pièce de linge destinée à fixer n pansement, à exercer une
compression sur lřune ou lřautre partie du corps qui a été laissé, à la maintenir ou à la ramener
dans ses position normale, dans les deux derniers cas, il prend le nom dřécharpe.
On distingue deux pièces de bandage avec foulard :
 Le bandage roulé
 Le bandage plein
Dans le cadre espèce, nous nous occuperons que de bandage plein. Un bandage plein
dřavantage de pouvoir immédiatement être constitué dřune pièce de linge que lřon a sous la
main. Il nřa quřune solidité relative il nřest quřun moyen dřattente très efficace mais
provisoire.
La pièce fondamentale du bandage plein est le mouchoir carré ou rectangulaire (Foulard)
On a alors :
 Le carré long ou mouchoir plié sur lui-même
 Le triangle ou mouchoir est plié en diagonale
 La cravate en triangle replié plusieurs fois sur lui-même

PRINCIPAUX BANDAGES AVEC FOULARD

a) Bonnet de la tête

Mouchoir de 70 à 80 cm, plié en triangle (foulard), on place la base du triangle sur la


nuque le sommet retombant en avant du visage. On amène les deux chefs en avant en les
faisant passer horizontalement au-dessus des oreilles et on les noues, on relève le sommet et
on le fixe sur la tête.
On peut lřappliquer en sens inverse c.-à-[Link]é sur le front et nouer en arrière ce
bonnet sert à maintenir sur pansement sur la tête.

b) Fonde du menton

On prend deux bandages en cravate ; on noue lřun derrière la langue en passant sur les
oreilles sa base étant appliquée sur le menton quřil fixe horizontalement, lřautre est noué sur
le sommet de la base fixant la mâchoire vers le haut.

c) Echarpe Moyen

On place le milieu du poignet le sommet dirigé vers le coude on dirige en chef le


thorax et lřavant-bras sur lřépaule malade, lřautres chef passe en avant-bras vers lřépaule
166

saine, on le noue derrière le cou, le sommet est plié au niveau du coude et est fixé sur le
bandage.
Elle sert de soutien de la main du poignet de lřavant-Bras.

d) Echarpe de Mayor

Linge carré de 1 m de côté environ, plié en triangle de façon que les deux sommets ne
coïncident pas et soient distant dřenviron 20 cm.
On place les deux sommets au niveau de la clavicule droite, lřautre de la clavicule
gauche. Et on place lřavant-bras fléchi en angle droit au-devant du linge. On place la base au-
devant du membre de façon quřelle dépasse légèrement le bord de lřavant-bras et on noue
derrière le dos, les extrémités latérales.
Les deux sommets du triangle sont maintenu au moyen dřune bretelle passant le cou
cette écharpe sert dans les traumatismes de lřépaule et du coude et surtout dans les fractures
de la clavicule et la luxation de lřépaule.

e) Bandage de l’épaule

Il faut un triangle et une cravate.


On place la base du triangle sur le bras, le sommet étant dirigé vers lřépaule on croise
sur le bras les deux chefs en dedans et en les noues sur la face et sur la face extrême la cravate
passe sur les épaules malade au-dessus du sommet du triangle et nouée sur le dos en passant
obliquement sous lřaisselle saine.

e) Bonnet du coude
167

La Base du triangle est placé ç la partie postérieure de lřavant-bras, la pointe remonte


au-dessus du coude, les extrémités sont ramenés en avant, croisées et noués autour du bras, on
y fixe le sommet rabattu.

f) Cravate du coude
On place le milieu du plein de la cravate sur la partie dorsale de lřavant-bras on
ramène les deux extrémités en avant et on les croise sur le plus du coude ; on remonte derrière
le coude et on noue en avant.

g) Bonnet de la main
On applique la main sur le triangle de façon que le sommet de celui-ci dépasse
largement lřextrémité des doigts, on rabat les sommets sur a face dorsale de la main, on
amène les deux chefs sur le dos de la main et on les noue autour du poignet.

h) Cravate de la main
On place le milieu de la cravate sur le dos de la main, on croise les pointes sur le dos
(ou paume) et on fixe un nœud autour du poignet.

i) Cravate du genou
On place le milieu plein de la cravate au-dessus de la rotule, on fait un circulaire et on
ramène de haut e bas et en avant puis on croise sur les lieux et on ramène en avant où lřon
noue.
168

j) Bonnet du pied
On place le pied sur le triangle, le sommet ver les orteils de façon quřil dépasse au
moins de la longueur du pied, le niveau de la base se trouvant au niveau du tendon dřAchille,
on rabat le sommet sur la face dorsale du pied, puis on ramène les chefs en avant, on les
croise et on les nouent sur la face antérieure de la jambe. Le sommet est fixé par une épingle
de sécurité.
169

AUTRES TYPES DE BANDAGES

1. Circulaire
4. Spirale de la main 5. bandage de la main
entière pouce inclus

[Link]é classique de
la main

2. bandage enrôlé
en spirale
5. bandage de la main
entière

3. les renversés

7. croisé de la main séparatif


des espaces interdigitaux
170

8. récurrent de la
main couverte

9. spirale du doigt

10. spirale du pouce

11. spirale de tous les doigts


séparés au GANTELET
171

12. Bonnet du coude

13. cravate hémostatique par le


coude plie

15. Echarpe double des


mains, avant-bras et
coudes

15. A

14. moyenne écharpe

15. B

15. C
172

16. Echarpe de Jean-


Louis petit

16. A 16. B

17. Spica Ascendant de l’épaule

18. Spica descendant de


l’épaule

22. le croisé du sein

19. bandage de Dulles

21. croisé antérieur ou postérieur 20. spirale du thoraxe


de la poitrine
173

23. bonnet accipito-frontal

24. bonnet d’hipporate

25. badge de l’oreille


174

14. NATATION
175

A. Définition
La natation, c'est-à-dire l'action de nager, est la méthode qui permet aux êtres humains et à
certains animaux de se mouvoir dans l'eau sans aucune force propulsive que leur propre
énergie corporelle. La natation regroupe des activités diverses, comme le déplacement à la
surface de l'eau et sous l'eau (plongée, natation synchronisée), le plongeon, ou les jeux
pratiqués dans l'eau. Elle se pratique en piscine, en eau libre (lac, mer), ou en eau vive
(torrent). La natation demeure un sport accessible à tous. Lřoffre en matière dřactivités
sportives aquatiques est large et tend à se diversifier encore davantage. Quřil sřagisse de
lřaquagym, de lřaquabike, du yoga aquatique ou de la simple nage, toute personne peut
pratiquer un sport dans lřeau.
La natation est un sport olympique depuis 1896 pour les hommes et depuis 1912 pour les
femmes.
B. Sauvetage
ASPHYXIES (Noyés et électrocutés)
Il y a 36 manières de sřasphyxier. Toutes résultent du manque dřoxygène :
Raréfaction de lřoxygène de lřair, au fond des puits de mines par exemple. Ŕ Strangulation qui
bloque les veines respiratoires. Ŕ Noyade. Submersion des voies respiratoires et des poumons.
Ŕ Electrocution qui paralyse les muscles respiratoires. Ŕ Intoxication. Cřest le « coup » du
poêle dégageant de lřoxyde de carbone.
Ces accidents déterminent deux types courant dřasphyxiés. Type bleu,
fréquent : visage violacé. Ŕ Type pâle : pâleur extrême, disparition du pouls avec perte de
connaissance.
Si tu veux baigner deux fois, observe ces conseils :
Un bon nombre de gens ne peuvent se baigner sans danger moins de 2 heures
après les repas.
Ne jamais se baigner seul.
Pour les longues distances, se faire accompagner dřun canot.
Respectez les signaux de « bains prohibés » « à ne pas dépasser » etc.
Surtout si lřon est bon nageur. Se tenir en réserve pour les sots qui se laisseront surprendre.
Lorsque la troupe campe près dřun lac,patientez avant de succomber à la
tentation de prendre un bain, commencez toujours par la reconnaissance des meilleurs nageurs
de la troupe pour étudier la qualité du sol, forme du terrain, végétation aquatique, zones
dangereuses, etc…
Vous établirez une zone de sécurité que vous matérialiserez par une
176
177
178

15. ELECTROCUTION ET SAUVETAGE

Différents courants

Courant domestique
L'électrocution par le 220 Volts (et le 380 Volts triphasés) a une réputation dřaccident bénin.
Mais nombre dřentre eux ont une évolution mortelle. Les salles dřeau et cuisines ainsi que le
jardin les tondeuses à gazon) sont les lieux les plus fréquents de ces accidents domestiques du
fait du non-respect des normes, des mauvaises installations, de lřutilisation dřappareils
défectueux, ou imprudences

Courant industriel

Il sřagit dřaccident du travail sur des machines outils mal isolées.


Le contact avec le réseau EDF est rarement le fait du personnel EDF, mais des ouvriers du
bâtiment et des travaux publics (contact accidentel dřune grue par ex.) ou dřun suicide par contact
avec le rail électrique du métro, ou la chute dřun pont sur une caténaire de la S.N.C.F.

Cas particulier : la foudre


La fulguration est dangereuse et souvent mortelle.

Mécanismes
Contact
Pour quřun sujet soit électrisé, il faut que 2 points de son corps soient soumis à une différence
de potentiel, cřest à dire:
- lřaccidenté touche un élément sous tension (avec la main par ex.),
- le 2 ème point étant la terre (par un pied mal isolé: pieds nus, sols humides...), ou l'autre
bras touchant un tuyau par ex. (trajet bras D -G).

Au niveau des portes d'entrée et de sortie, il y a souvent sur une surface de la peau, limitée
aux points de contact, une brûlure profonde avec une zone de nécrose (zone noire).

Le blessé peut rester collé ou être projeté.

En théorie si lřinstallation électrique possède un disjoncteur différentiel, ne voyant pas le


retour du courant, il coupe le circuit.

Un élément isolant (bois, chaussure avec semelle) évite au courant de parcourir le corps.
Par contre l'eau transmet l'électricité. L'humidité aggrave le risque d'électrisation.

Trajet
Le courant traverse donc le corps humain entre la porte d'entrée et de sortie, souvent en
suivant les axes vasculo-nerveux.
Sur le trajet surviennent des pertubations cardiaques, neurologiques et musculaires.
Pour les courants de haut voltage, sur le trajet du courant se produit un dégagement intense de
chaleur
à l'origine de brûlures internes (souvent non visibles).
Si le courant passe par le cœur, il risque de fibrillé et donc de sřarrêter, par le cerveau, le
bulbe arrête la respiration.
179

Nature du courant
Cřest lřintensité du courant (ampère ou A) qui tue et la tension (voltage ou V) du courant qui
brûle.

Notes Ŗ les ampères tuent, les volts brûlentŗ

Selon le degré d'ampérage, les conséquences sur l'électrocuté varient (du plus faible au plus
fort):
- simple perception sous forme de fourmillement ou de franche décharge électrique
- forte douleur
- contraction musculaire réversible (détachement possible du conducteur)
- contraction musculaire permanente dite "tétanisation" (reste collé au conducteur)
- tétanisation du diaphragme (respiration bloquée)
- atteinte du muscle cardiaque (risque de fibrillation ventriculaire)
- arrêt cardiaque

Facteurs favorisants
Pourquoi lorsqu'on touche un fil sous tension, la simple décharge est sans conséquence, alors
qu'une autre fois pour le même type de courant, on risque de mourir ?
Parce que les circonstances ne sont pas les mêmes.

Humidité aux points de contact


Le corps humain, notamment les nerfs, les vaisseaux et les muscles transmettront le courant
(dit conducteur), mais la peau est un peu isolant SAUF si elle est humide.
C'est pourquoi le risque est plus important dans une salle de bains et les normes sont
renforcées dans cette pièce.

Attention Ce n'est pas parce qu'on reçoit une simple décharge électrique "qu'on
supporte le courant".
Pour le même courant,mais avec des mains humides ou pieds nus, on peut
mourir.

Isolation
Les vêtements, les gants et surtout les semelles de chaussures (sans clous...) évitent au courant
de retourner à la terre, donc ne traverse pas le corps.

Trajet du courant
- court : 2 doigts dans une prise de courant ou prise sucée (2 brûlures aux lèvres) (chez les
enfants)
- long: main-pied, ou 2 mains avec risque de passage du courant par le cœur.
180
181

Conséquences

Brûlures

Courant à basse tension


Zone possible de brûlure avec nécrose (zone noire) au niveau du contact avec le conducteur.

Courant à haute tension

Brûlures internes
C'est le cas le plus grave. Il survient avec les lignes de train, de l'EDF, les transformateurs.
Les dégâts sont en profondeur (à lřintérieur du corps) et on ne les voient pratiquement pas.
La détresse circulatoire va apparaître.

Arc électrique
Même à distance de la ligne à haute tension ou à l'approche d'un transformateur EDF, un rac
électrique peut se produire tuant immédiatement ou donnant des brûlures profondes et cette
fois apparentes.

Attention Ne pas approcher d'un transformateur ou d'une ligne à haute


tension, même en présence d'une victime.
Contacter les services pour faire couper le courant

Atteintes musculaires
Au minimum, Il sřagit dřune simple secousse électrique accompagnée parfois dřun état de
commotion rapidement dissipé.
La secousse du muscle en se contractant brutalement, peut rejeter la victime et entraîner
un polytraumatisme par chute.
La contracture permanente colle la victime au courant, rendant impossible le dégagement par
la personne elle-même. Dans ce cas la respiration est bloquée, il y a asphyxie.

Risques

Asphyxie
Elle survient par contracture des muscles respiratoires (principalement du diaphragme) ou
arrêt de la commande du bulbe.

Arrêt cardiaque
Soit par fibrillation ou après lřasphyxie (hypoxie majeure dite anoxie)

Coma
Par arrêt cardiaque ou simple commotion par passage du courant dans le cerveau

Dégagement

Couper le courant

Ne jamais s'approcher même à distance d'une station électrique


Intervention EDF obligatoire. il y a risque d'un arc électrique.
182

Ne jamais toucher le blessé


Utiliser une perche, un isolant.

Retenir l'électrocuté

En cas de chute
Collier cervical et matelas coquille

Bilan

Accident bénin
Il y a eu secousse brutale avec tétanisation de durée variable

Accident grave
Le patient est inconscient, ou a eu une convulsion.

Arrêt cardio-respiratoire ou respiratoire isolé

Ne pas oublier le polytraumatisme


Par la chute

Brûlures profondes
À l'intérieur du corps donc invisible.
Il s'agit d'une électrocution avec du courant à haute tension
Prendre les constantes circulatoires: risque d'état de choc

Gestes
- Gestes de survie classiques…
- Si brûlures: pansements stériles
- Hospitalisation nécessaire
Même pour un accident bénin, un examen médical est indispensable avec
électrocardiogramme (e.c.g.).
183

16. TRANPORT ET SAUVETAGE


A) Type de transport
Le blessé dont lřaffaiblissement est assez avancé, mais qui concerne encore lřusage de
leurs jambes seront conduit par les scouts, suivant le cas :

1. Conduite par un scout


Il soutiendra le blessé en lui donnant le bras. Il posera lřavant-bras derrière, en avant
sous lřaisselle saine et de lřautre main, il saisira la main correspondante du blessé il saisira à
bras le corps, le blessé passant le bras derrière le cou de scout, sřil sřagit de monter un
escalier, le scout se placera derrière le blessé et le soutiendra sous les aisselles.

2. Conduite par deux scouts


 Prendre le blessé de chaque côté par le bras
 Le soutenir en passant lřavant-bras sous lřaisselle et lřautre main saisir la main
correspondante du blessé.
 Faire prendre appui de chaque côté sur les épaules des scouts

B) Transport à courte distance

1. Transport par un scout

 A bras : le scout met un genou à terre, passe le bras sous les mains et sous le siège du
blessé, entourera de ses deux bras, le cou du scout, celui-ci se soulèvera avec
précaution.
 A dos : le scout pose un genou à terre, le dos tourné vers le blessé, celui-ci entourera
de ses bras le cou du scout qui saisit les jarrets et relève doucement prend garde de ne
pas perdre lřéquilibre, se servir utilement dřune canne au dřun bâton.

2. Transport par deux scouts


184

Position couchée.

Les scouts se placent tous les deux du même côté du blessé, lřun saisit le blessé
comme pour le transport à bras, le second passera une main sous les cuisses et lřautre main
sous les jambes.
A défaut de brancard, et de civière improvisé, on peut transporter un blessé sur une
échelle, un valet, une porte, une table.
Dans certains cas (Fracture de la cuisse ou du bassin ou de la colonne vertébrale) ces
modes de transports rigides sont préférables.

N.B : REGLEMENTS PRIMORDIALES

Envoyer la civière improvisée et en éprouver la solidité avant de sřen servir.


Transport :
Dřaprès le cours de Croix-Rouge : du Dr Robinet, dans le relèvement de blessé, il faut
avoir soin de :
185

 Eviter de faire mal et dřaggraver ainsi les blessures


 Dřagir avec la plus grande douceur, sous précipitation avec lřensemble
 De saisir le blessé du côté soin les scouts se placeront donc de côté.
Pour exécuter les morts, avec ensemble, on choisira parmi les scouts un chef qui
commandera les manœuvres, il se placera en généra à la tête du blessé, lorsque les scouts
seront appelés à relever un blessé, ils saisiront solidement avec douceur, de manière à ne pas
lâcher prise :
Au commandement dřattention : « Débat » ils se relèvent et soulèvent le blessé.
Au commandement de marche : « Marche » ils avanceront lentement en fléchissant le
genou de manière à faire [Link] deux scouts suffisent pour relever le blessé, lřun
soutient le tronc, lřautre le bassin et les cuisses.
Toues fois en cas de fracture du membre inférieur soutenant ceux-ci avec prudence, les
deux autres opèrent le soulèvement en question, ils procéderont lentement et avec ensemble et
déposeront lentement le blessé sur le brancard.
Sřil nřy a pas de brancard, se servir dřun drap, dřune planche, dřune couverture que
lřon glissera doucement sous le blessé. On le placera sur les côtés.

V.B.12. LE RADEAU
1. Définition :
Cřest lřassemblage de pièces de bois, de roseaux, etc., constituant une plate-forme flottante
susceptible de porter des personnes ou des marchandises.
186

BIBLIOGRAPHIE

1. BADGE DE GUIDE de VIEUX CASTOR

2. RAIDERS SCOUTS de PIERRE JOUBERT

3. LřHEBERTISME de ma farde dřanimation scout

4. La constitution de lřO.M.M.S.

5. La Route à suivre

6. Les récits des origines mythologiques

7. Statuts et règlement fédéral des scouts pluralistes

8. Le programme des jeunes

9. Conformer ses actes et ses pensées aux exigences du réel

10. HEURE Route N°42 et N°1

11. DOSSIER camp école, Training et Wood badge

12. Le livre de 1e et 2e classe


187

TABLE DES MATIERES

PREFACE…………………………………………………………………………………...…….2
ADHESION AU MOUVEMENT………………………………………………………….….….3
I.1. LE SCOUTISME………………………………………………………………………...……3
I.2. LE BUT…………………………………………………………………………………...…...3
I.3. LES PRINCIPES DU MOUVEMENT SCOUT……………………………………………...4
I.4. LA PROMESSE ET LA LOI……………………………………………………………….....4
I.4.A. LA PROMESSE………………………………………………………………………….....4
I.4.B. LA LOI……………………………………………………………………………………...5
I.4.C. LE SALUT……………………………………………………………………………….....5
I.4.D. LES SIGNES DE PISTE…………………………………………………………………...8
I.4.E. HIERARCHIE ET INSIGNE GRADE…………………………………………………...10
I.4.F.NŒUDS……………………………………………………………………………………13
I.4.G. DRAPEAU………………………………………………………………………………..18
I.4.H. CE QUE LE SCOUTISME NřEST PAS…………………………………………………19
I.4.I. SPIRITUALITE……………………………………………………………………………19
QUELQUES PRIERES SCOUTES……………………………………………………………...30
1.5 LA METHODE……………………………………………………………………………...31
I.6 HISTOIRE DU MOUVEMENT…………………………………………………………….31
I.6.A. HISTOIRE DU SCOUTISME MONDIALE……………………………………………..31
I.6.B. HISTOIRE DU SCOUTISME NATIONALE…………………………………………….33
[Link] DE LA FESCO……………………………………………………………..36
II. LE CLAN……………………………………………………………………………………..37
II.1. DEFINITION……………………………………………………………………………….37
II.2. LA ROUTE COMME SYMBOLE………………………………………………………...37
II.3. LE BUT DE LA ROUTE…………………………………………………………………...38
II.4. LA METHODE DE LA ROUTE…………………………………………………………...39
II.5. DENOMINATION……………………………………………………………………….....40
II.6. STRUCTURE ET ORGANISATION DU CLAN……………………………………….....41
II.6.A. LE CLAN……………………………………………………………………………...…41
II.6.B LřEQUIPE……………………………………………………………………………...…41
[Link] ET ORGANISATION………………………………………………...….42
II.7. LES ACTIVITES DE LA ROUTE…………………………………………………....…..43
II.8. LES ETAPES DE PROGRESSION………………………………………………………..44
c) LE STAGE DřASPIRANAT………………………………………………………………....44
d) LE COMPAGNONNAGE…………………………………………………………………...45
II.9. LE CARNET DE ROUTE………………………………………………………………....46
f. LES CARACTERISTIQUES DřUN CARNET DE ROUTE………………………..…46
g. CONSTITUTION DU CARNET DE ROUTE……………………………………....….47
[Link] COMMUNAUTE…………………………………………………………………...…47
C. LA CHARTE DU CLAN……………………………………………………………...…..47
D. LE REGLEMENT DřORDRE INTERIEUR (ROI)…………………………………..…..49
III. LřENTREPRISE ET LA GESTION DES PROJETS………………………………...……….50
3. DEFINITION………………………………………………………………………..………….50
4. LES GRANDES ETAPES DřUNE ENTREPRISE………………………………..……….......50
IV. RETRAITE………………………………………………………………………..……….......51
[Link] TECHNIQUES……………………………………………………………… .……….......52
V.A. LES TECHNIQUES DE LA ROUTE…………………………………………..……….......52
V.A.1. ENQUETE SOCIALE………………………………………………………..……………52
V.A.2. RAPPORT Ŕ PROCES-VERBAL Ŕ COMPTE RENDU…………………..……………...54
V.B. LES TECHNIQUES SCOUTES…………………………………………..…………….......57
V.B.1. LA SIGNALISATION………………………………………….……..…………………..57
V.B.2. EVALUATION………………………………………………….…..……………………..65
V.B.3 LA CARTOGRAPHIE……………………………………………………………………..71
188

V.B.4 ORIENTATION…………………………………………………………………………….86
15. LA ROSE DE VENT…………………………………………………………………………....87
16. PROCEDES DřORIENTATION LES PLUS UTILISES……………………………………....87
V.B.5. LE CAMPISME……………………………………………………………………………93
10. DEFINITION…………………………………………………………………………………...93
11. LE CAMP………………………………………………………………………………………93
12. SORTES DE CAMPS………………………………………………………………………….93
13. HYGIENE AU CAMP…………………………………………………………………………94
14. LřART DU BUCHERON……………………………………………………………………...97
15. NŒUDS………………………………………………………………………………………..98
16. ASPECTS EDUCATIF DřUN CAMP………………………………………………………103
17. APRES LE CAMP…………………………………………………………………………..103
V.B.6. WOOD CRAFT……………………………………………………………………….....104
E. LE SERVICE………………………………………………………………………..…..104
F. LE PONT ……………………………………………………………………….......…...104
G. QUELQUES MODELES DE PONTS……………………………………………...…...105
H. CHOIX DřUNE CORDE…………………………………………………………………….107
V.B.8. LřEXPLORATION………………………………………………………………..……..125
V.B.9. HEBERTISME…………………………………………………………………..……….127
V.B.10. NATURE…………………………………………………………………….…………137

10.1. NATURE IIEME CL…………………………………………………………..……………137


10.3. NATURE IERE CL…………………………………………………………...…………….138
C. LA NEBULOSITE…………………………………………………………...……………..138
LES NUAGES SUPERIEURS……………………………………………..………………139
B. LES CONSTELLATIONS…………………………………………………………………....142
V.B.11. LES SECOURISME………………………………………………………………….....157
DEFINITION………………………………………………………………………………….....157
17. LA PRUDENCE OU DISPOSITIONS A PRENDRE : GESTES DřURGENCES….....157
18. NOTIONS ELEMENTAIRES DřHYGIENE…………………………………………...157
19. ASEPSIE ET ANTISEPSIE………………………………………………………….....158
20. PANSEMENT DES PLAIES……………………………………………………………...…158
21. HEMORRAGIES………………………………………………………………………....…..159
22. SAIGNEMENT DU NEZ…………………………………………………………...…..160
23. BRULURES……………………………………………………………………………….….161
24. PIQURES…………………………………………………………………………....…..161
25. ENVENIMATION………………………………………………………………...…. ...162
26. SYNCOPE………………………………………………………………………………163
27. ASPHYXIE RESPIRATION ARTERIELLE…………………………………………...164
28. BANDAGES AVEC FOULARD……………………………………………………….165
AUTRES TYPES DE BANDAGES……………………………………………………………...169
29. NATATION……………………………………………………………………………...174
30. ELECTROCUTION ET SAUVETAGE…………………………………………………178
31. TRANPORT ET SAUVETAGE…………………………………………………………183
V.B.12. LE RADEAU…………………………………………………………………………….185
BIBLIOGRAPHIE………………………………………………………………………………...186
TABLE DES MATIERES………………………………………………………………………...187
189

VERS LE DEUXIEME BIVOUAC

DE LA CHENILLE AU COCON
De

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