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Et Sédimentaires: Processus Hydrodynamiques Morpho de L'environnement Des Barres D'avant-Côte Du Littoral Du Du Lion

Le document traite des processus hydrodynamiques et morpho-sédimentaires affectant les barres d'avant-côte dans le golfe du Lion, en soulignant la complexité de leur modélisation en raison de facteurs variés comme l'origine des matériaux et les variations du niveau de la mer. Il présente les résultats d'une surveillance régulière depuis 1988, mettant en évidence l'instabilité des barres d'avant-côte et leur sensibilité aux changements climatiques. Les auteurs insistent sur la nécessité de collecter des données précises pour mieux comprendre ces phénomènes côtiers.

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Et Sédimentaires: Processus Hydrodynamiques Morpho de L'environnement Des Barres D'avant-Côte Du Littoral Du Du Lion

Le document traite des processus hydrodynamiques et morpho-sédimentaires affectant les barres d'avant-côte dans le golfe du Lion, en soulignant la complexité de leur modélisation en raison de facteurs variés comme l'origine des matériaux et les variations du niveau de la mer. Il présente les résultats d'une surveillance régulière depuis 1988, mettant en évidence l'instabilité des barres d'avant-côte et leur sensibilité aux changements climatiques. Les auteurs insistent sur la nécessité de collecter des données précises pour mieux comprendre ces phénomènes côtiers.

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___________________________________

O_C_E_A_N_O_LO
_G__
IC_A_A
_C
_T_A_-_V
_O___S_P_-_N_O_1_
_L 1 _~_______

Processus hydrodynamiques Obsero'8toin: d'érosion li ttorale.


Barres d'avam -cÔl:e

et morpho sédimentaires Houle cÔl:ihe


Ond< '" bon!
Golfe du Lion

de l'environnement Coastal crosion observ81ory


Offshore bars
des barres d'avant-côte CoaSlaJ wave
Edge wa ve
Gulf of Lions
du littoral du golfe du Lion
J ean-Paul BARUSSEAU a, Laurent URISSAUD b, Georges DRAPEAU h et
Bernard LONG b

a Laboratoire de Recherches en Sédimcnlologie Marine. Uni versité de Perpignan,


66860 Perpignan Cedex, France.
b INRS-Océanologie. Rimouski. Québec. Canada.

La généralité des processus d'érosion côtière dans le monde est abondamment


documentée. Leur quantificat ion et leur modéli sation son! plus dé licates. Les
modèles qua litat ifs présentés (Bru un . Dean .. .) ne peuve nt être utilisés san s
précautions. En particulier. l' origine du matériel qui coneoun à l' équilibre du
profil. la vitesse de variation de l' altitude du niveau de la mer sont des fac teurs
sensibles entï.lÎnant des évolutions différentes. A cet égard, les barres d'avant-
côte , rectilignes ou festonnées, du golfe du Lion constituent également des
singularités dont l'ampleur est s urtisante pour empêcher l' application de modèles
simples comme la fonction puissance y = a x b,
Dans l' état actuel des choses, il est nécessaire de mesurer avec précision les
marges de fl uctuations interan nuelles du paï.lmètre le plus compréhensif: le proril
tran sversal. Ce la implique la réa lisation d'un s uiv i rég ul ie r dans des base s
pennancntes matérialisées sur le terrain, Chaque base fonne un observatoi re et les
mesures rapportées ici : en topobathymétrie, sédimen tol ogie, océanographie
physique, proviennent de l'observatoire de Saint-Cyprien (Pyrénées-Orientales),
l 'évolution morphologique est s uivie depuis juin 1988 à intervalle moye n d'un
mois, La partie la plus flu ctuante du profil est ccl1e des barres d'avant-côte qui
réagî t avec une extrê me rapidité au x changements du climat océanographique, la
barre interne sc localise en fon ction de la position de la ligne des brisant s, alors
que les changements intervenant au ni veau de la barre externe intègrent les
modifications du régime de houle mais aussi l' infl uence des ondes de bord dont
les en regist rements houlog raphiques (lnt montré l' ex iste nce, l es tra ns ferts
sédimentaires, longi lUdinaux ct dans le profil. ont été caractérisés sur la barre
e xterne où ils se produ isent, en conditions moyennes (temps de Sud-Est), par
déplacement de rides sur la crête ct avalanching s ur la pente interne,

Oct'lIIwlOKic/l Acta, 199 1. Actes du ColiOllUC International sur l'environnement des


mers épicontinentales, Lille, 20-22 mars 1990, vol. sp, nOII , 163- 176,

Hyd rody nami c and mo rph osed ime nlO log ica l processe s 10 the
offshore-bar cnvironmc nt , Gu lf of Lions
Coastal erosioll processes arc abundantly rcfcrred 10 in the litera tu re throughout
the world. Quantitative assessment and modell ing are more s parsc ly documented ,
The existing conceptual rnodels (Bruun, Dean .. ,) cannot bc used wÎthout care,

163
J.-P. BARUSSEAU et al.

Factors such a!> the origin of the material in\'ol ved in the profile equilibriul1l, or
the rate of sea Icyel ri!!oe arc also imponant in panially coruroll ing the shoreline
cvolution . In the Gulf of Lions (Mediterranean Sea), the linear and crescentic
o ffshore bars conslÎlute another factor whieh prcyents the use of simplc modcls
such as the power function y= ax b.
A relevant p:lr:lmeter to improve our unde rstanding seems to be the shape o f the
profile recorded normollly tu the shore and the dcfinition o f ils inte r:lnnual
Ouctuations. This project works out a number of regular surveys. in time and
spaee, from peTmanently loca ted landmarks. E:lch landmark constitute s an
obse rvatory and the meas urements report ed here : bathymetry, topography,
scdimentology and eoastal oceanography. were gathered at the Saint-Cyprien one
(Pyrénées-Oricrnalc!> ).
Morphologieal cvolution ha.~ been ohscn'ed since June 1988 on a monthly hasis.
The most unstable pan of the profile is the region o f the offshore bars which
rapidly registcrs thc variations of the marine cl imiJte . The inner bar is located in
relation to the position of the breaker zone. Location changes of the outer bar arc
controlled by the evolution of the WiJVC rcgimc as weil as by the edge wavcs
c haracte r iz ed from t hc wave record s. Sedimcntary movem e nt s were
demon sHated. in an a longshore and an o ffshore-on shore directio n. by the
[Link]Ïon of sand ripple migration upon the outer bar crest and avalanching in
the interbar trough. where they were observe<!, during a peritxl o f mooer:lle wave
aetivity from the southeast sectOT.

OrNmoloxica A(·Ia. J9!H . Proeeedings of the International Colloquium on the


environ ment of epieontinental sca.~, Lille. 20-22 Mareh, 1990. "01. sp. nO Il . [63-176.

INTRODUCTION cons idératio n dans le très récent (Aloïsi el al. , 1977).


D' autres se caractérisent par leur incidence globale; un
La côte sableuse du Lan guedoc- Rouss ill on montre d e~ réchauffement climatique mondial. par fu sio n des gl:lces
indices dlnstabilité morphosédimentalre, à rmstar d'une dc:!> latitudes moyennes Ct effe t sté rique, provoque un
panic importante des lilloraux de ce type dans le monde. re lèvement général du niveau marin ct une accentuation
Celle précarité de l"équilibre dynamique. se manifeste par des évènements rares à caractère paroxystiquc (tempêtes).
de ~ processus d· é rosio n. particu[ihement évident s dans A cet égard. Tei ssoll (comm . orale. 1990) s'interroge sur
cenains secteurs côtiers surve illés. mais on peut suspecter ]'opponunité de rechercher une corrélation entre les séries
rinci de nce d'une évolution néga tive plu s la rge me nt ponctuelles des hauts niveux marins à Dieppe (c·cst·à·di re
étendue. au-dessus des PM théoriques de coefficient 120. à + 10 m )
ub~e r\'6 pendant les tempêtes (10,30 III en 1967; 10,45 en
Une synthèse réce nte (Cata logue sédimentologique d e~
1974: 10.60 en 1983 ; 10 .70 e n 1984; 10.60 en 1990) ct
Côtes fran çaises. 1984) fa it cependant état de tendances
J'augmentation des moyennc:>. annuelles de température
progress ive!>, de 1857 à 1957. e ntre les promontoires
dans le même inlcn'alle de temps (1981. 1983. 1987. 1988
pyrénéens. au Sud. c t le Cap d' Agde. au Nord. le bilan
et 1989). Dans Ic domaine littoral. une conséquence doit
de venant plus co ntrasté vers rEsl.
ê tre que l'in fluence de vaguc s plu s haute s e l p lu s
Cette invc r~ ion des b ilan s au cours du temps po urrait é nergéti ques. portée s par un niveau marin plu s élevé.
~ tigmati ser l'impact de." aménatlemcnts qui sont intervenus expliquerait les érosions e n rcgi~trée s, par diminution dc la
massivement. tant dans [e domaine lilloral lui-même. pitr fri ction. Compte. tcnu de l'appropriation anthro piquc des
création d' unités touristiques et portuaires. qu 'en amonl ri vages dans les domaines de l'urbanisme et des activit6 à
sur les ex utoires fluviau;.; dont la charge sédimentaire a été caractère commercial et industriel. celle incidence doit être
glo balemcnt réduite par l'installati on de barrages (Têt. clairement définie et, si possible. quanti liée.
Aude. Orb. Hérault). Il c~t cependant nécessaire de meure
cc!> phénomènes en perspecti ve a vec d ' autre s c au se s, Dans le détail. la mise en évidence du phénomène est. en
géné ralement ê voquées pour expliquer les Iluetuati om effet. délicate car l'amplitude du signal pen inent (le taux
récentes et holocènes de la ptl!>i tion relati ve terre-mer. de montée du niveau marin ) ct sa période ...ont occultées
Ce rta ines d'entre elles on t une influ ence locale o u par des oscillation ... (houles. marées, nÎ\'eaux de tempêtc ... )
régionale. comme le~ compcmat ions hydro-i sos t atiqul.: ~. dont la hauteur peUl ~t rc \03 à ]{)4 roi!> plus grande et la
g lacio - i ~ostatique s et tectoniques ou comme la subsidence
ryt hmici té jusqu'll 3. tOM fo is plus élevée (Mun k. 1951).
de co mpaeli on . Dan s la rég io n qui no us occu pe. ce~ En outre. les relations de:. phénomènes hydrodynamiques
fa c tc urs ne semble nt lout e foi ~ pa , dc vo ir êt re pri s en ind uib ct de leurs effets hydrosédi mcntaire... ~ont encore un

- - - - - ,64
BARRES D'AVANT-COTE DU GOLFE DU LION

Outre ees modèles qualitatifs, des prémodèles quantitatifs


empiriques exploitent l' idée de rechercher des formes du
profil transversal exprimées par des équations de type y =
ax b. Les paramètres a et b se groupent di ffé remment selon
que le lin o ral e st e n é rosion, cn équilibre ou en

.

engraissement (Quéle nncc, 1984). La simplicité de cette
modéli s ation fait s on intérêt. tempéré to utefoi s par
l'i mposs ibil ité de l' a ppli que r aux côtes à barre( s )
sédimentai re(s). On peut cependant penser que le profil
défi ni par la fonction puissance est sous-jacent et jouc le
rôle d'une onde poneuse vis-à-vis des singularités que
SOnt les barres d'avant-côte. L'analyse des implications
reste à faire .
Il exisle donc des modèles mai s il s ne couvrent pas la
totalité du ehamp ouve rt par la di versité des situations
,. réelles. Le problème est en grande partie imputabl e à
l'absence de longues séries de mesures fiables et précises
caracté ri sa nt le s c hangemen ts de forme du profi l
transversal du domaine littoral. C'était déjà une conclusion
Ag i, du sém inai re rel:uif aux variat ions séculai res du niveau
no moyen des men; (Cazenave et Minster, comm. orale). Dans
le même ordre d' idées, Mehta el Cushmun (1989) écrivent:
«There is a eonspicuous lack of field measuremems ... to
calibratc and verify these model s. Required arc concurrent
time series .. .» (p. 61 ).
Le présent article expose les résultats d'une survei llance
régulière de secteurs sensibles du golfe du Lion, conçue
pour répondre à l'exigence d'une acqui sition de données
de bonne qualité, maintenue sur un intervalle de temps
Fi gure 1 pluriannuel.
Situation gtn~ra le de~ ~ile~ étudi és dans je, golfe du Lion. Les numéros
PI ... N indÎqU(:nt la posi tÎon dc~ pmfil~ de la figure 2.

IACafian of srudi,.J Sif,.S in ,h,. Gulf of [Link]. 1'1 ••. 1'4 a,.,. ,.,.fuft'J IY ,,,,. PRÉSENTATION DES SITES D ' ÉTU D E ET D U
pmfll,.s sh_'n inflx" '" 2. PROTOCOLE EX PÉRIM ENTAL

sujet d' exploration, compl iqué par le fai t que J'on doit La problématique des côtes à barres
raisonner en foncti on d'évolutions pluriannuelles, encore
mal discernées, du climat océanogmphique. Le littoral du golfe du Lion (fig . 1) présente une à troi s
Le modè le de Bruun ( 1962) associe, dans cet esprit, un barres fe stonnées ou recti lignes ( Baru sseau et Saint-
retrait de la ligne de ri vage à toute élévation du niveau Guily, 198 1). JI s'agit d'une côte à caractère dissipati f
marin . Le rai sonnement. appuyé s ur une hypothè se dominant, cc dont rend compte le paramètre E, défini par
d'équilibre jusqu'à la li mite de dispersion des sédi ments Guza et Inman ( 1975), Guza et Bowen ( 1977) e t Battjes
sableux, établ it que le recul est proponionnel au taux de ( 1975),
montée et inversement proportionnel à 1:1 pente moyenne. E = (n Hb)/(Lotg2B)
La ré sultant e o bse rvée exprime le bi lan entre un Hb : hauteur des brisants: Lo: longueur d'onde de la houle
e ngmissement généml. provoquant une élévation des fonds au large : tg I.! : pente de ]' avant-plage.
sur une épaisseur égale à la montée du niveau marin, et
une érosion , locali sée au rivage, qui fournit le matérie l Seules des valeurs inférieures à 20 signalent des plages
nécessaire à eette remi se en équilibre du profil. La règle de réflectives; elles sont ici généralement de l'ordre de 122 à
Bruun représente un cas simple d'évolution de la zone 246. L'extrême sud de la côte sahleuse, entre Argelès elles
lillorale. Les critiques, notamment exprimées par Dean promont oires roc heux pyré née ns qui la lim itent, rai t
( 1977), portent sur le fait que le rivage n'est pas le seul toutefoi s exception :Ivec des valeurs aussi basses que 12.
pourvoyeur en matérie l frai s, L'avant-côte, notamme nt, L'a bsence de barre cla irement diffé re ne iée e n est la
peut aussi contribuer à cette alimentation (Barusscau . conséquence (fig. 2).
1973). En outre, la valeur du laux de remontée induit des Dans de telles conditions, on enregistre habituellement de
évolutions réglées par la plus ou moins grande vitesse du façon régulière, outre la présence de barres linéilires,
mouve ment. Des co nstruc tions liltorale s pe uvent , e n parallè les au ri vage, des bri s:lnt s plo ngea nt s c t des
panicu lier, s'édifier lorsque le taux est sufliS:lmment lent oscillations nlllrquées d'i nfragmvité (Short, 1975 : Wright
(Barusseau ('laI ., 1987) el al.. 1979).

165
J .• P. BARUSSEAU et al.

Figure 2 , _NMM_ -- M" __


~.
Mod lfic:otiun. du profil en
foncllun lk la po:nle moyenne: lk
" --- ",
\" ~."-!"..;
1·;I\"lIn1 · ehte. NMM ni'nu .~
....-......•'--
... "......
muyen <k la mer..
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M f1 rllh <J /ugj("u/ c hmlqt' ( III
't'I/lIIml /0 Iht' 1IIt'/1li sl0P<' v/lm-
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Itt'unhoft' ~Ollt' . M $L : "'t'un \ \,
St'tI /t' ,·t'I. • '.
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Il n'ex iste pas de modèle univcrsel de la fo nnatioll et du Protocullt ItxjWrirnental


déplacement d es barre s d ·ava n t-cô te. en dép it de s
nombreuses études co n s ac réc.~ à ce sujet (Long et Ross. Il décou le de ce qui précède plusieurs condit ions deva nt
1989 : EV:l ns . 1940: Koma r. 1976 : Gree n wood e t présider à to ute recherche d 'évolution de la zone liuorale.
Sherman. 1984 : Aagaard, 1988). Il faut:
Plusieurs hypothèses o nt été élatxJrécs pour expliq uer la , compte tenu d'u ne importante variabili té 3D. assurer un
formation de), barres d 'avant -côte débouchant sur plusie urs pusitionnelllem de grande précision:
modè les co nce ptue ls qui mette nt l'acce nt su r un ou
plusieurs racteurs prépondéran ts: '.
- modèle des brisant., pl ongeant s (Evans . 1940 : Miller. '. , .
1976): [Link] '. . '
- modè le de la convergence ( King et Wi lliams. 1949 ~
Ingle. 1966 : Sallenger et al., 1983: Wright et al .. IlJX2
Sve ndscn, 1984):
- modè le d e III c ircula t ion littora le (Gree n wood et
DlIvidson-Amotl. 1975 : 1979 ct Grcenwood et Hale, 19XO)
- modè le des ondes d'infragravi té (BlJwcn. 1980: Holman
..
et Bo wcn. 1982 : Bowen ct Huntley, 1984 : Carter et lIl.,
1973 : Shon. 1975 : \Vrighl ('f (II., 1982 : K:ltoh (984). ,.
Le se ns de déplacement des barres semble nonnalement ( .. .' t : . ...
,
détemliné par le niveau d'énergie, En période d 'accalmie,
Ics barres se dé placent vers le ri vage, et inversement lors
des coup~ de mer ap puyés (Hayes, 1972 : \Vi nant {'f al..
1975 : S bo rt. 1979 : Sal le n ge r l'f al .. 1985). Des
c hange me nt s de for me peu ve nt ap pamÎtrc (linéai re . en
croissant: Wright el al. , 1979 : Short. 1979 : Fox ct Davis,
1976) CI une accrétion au ri vage en résulter si le délai entre
de ux coups de mer conséc ut ifs e st s uffisamment long
( Wrig ht et (If .. 1979 ). Le golfe du Li o n ne paraît se h glll\' ,l
r<lllacher il ces modèles que par certains de leurs as pects.
MocJÇlc "unçcpwcl de la ml~ralion de la bafrt, d'''''''n1-<;Ôle in~e!lK.'. A :
Ainsi. il ne ~e mb'e pas qu'i l y ait jalllai ~ ru ~ion de la barre ~o mpQ\an l es de la cllculm iun liuurale ; B : 10ne~ de dl'pô' ( 0 ) e,
;1 1:1 plage. Par contre . l'affrontement des s ail l ant ~ des d'l'[Link] (E ) aS SOCiée, .,u ~"hl' m., A ; C : t .. olmion r~Sl,lh.,n'c e~
s inu ()~i t6. de plage et des cornes de la bllrre d'a vant-côte Mplocerncll1 un [Link]~ de dé~ (1» ) el d'érosion (E). PoiOhllé, : m 'age:
indu it une instabilité 1l1orphodynamique q ui provoque une hr"l~' : liml,e, de la harre d'3\'all" cÔlc iut,·roc.

mi grat ion vers I"a\' al - tran ~it :-clon le modèle conceptuel


('OIU"'I,IIIII/ "I(!Jd vf 11r" m;Xf(rI;ml l'f Ih" ill/unll/ vJ]."lru,,, lmr. A:
récapitulé dan), la ligure 3. Par ailleurs. l"ex iMence d'u ne tif 1/11' l"irrlr/amm I"mrm ; 8 : fI'~ lf/lmli dt'/If1C"/IIf1" ( I) ! allli
( 'UIll/IUIlt'IIIJ'
barre externe profonde. hm .. de la zone de dé ferlement NO ,jOli/II ; 0111" (1:!: C: ) lfIJJ " 'III<' II( t" ·O/lIIjml . Slil'l'lrd urru : J'lrorr ;

(s urf ,w n c). ne Iro u ve pas d'homologie dans le s da""'" lilln: Irrnil~ ul llr" 1/!I1l'f fll f.1lOrl' har: (!ri .. /"ro"': " ' /Il' t'

de~rip ti o n s d" migrai ion fournies.


orllWIJVlW/l : l!I'm·.'· ""Ill. :
difl'rliml flf ""8rrUlu" vf l!rr .Iwrt'Imr !rom ':
Uflt'lIlrrflm '; /rlwml l/nJI Will "/J-(·IUrt'W).

166
BARRES D'AVANT-COTE DU GOLFE DU LION

{'il '~'
- o bt cni r des mes ures de très bo nn e qua lit é dan s
l'ensemble des di sciplines mises en cause: océanographie
physique côtière. sédimentologic et morphologie:
- opé rer a vec rég ul arité pe ndant des pé riodes
c, ~/'
:'l' :-~.. J. :
pluriannuelles.

Ces conditions onl conduit à choisir trois sites (fi g. 1):
Saint-Cyprien, Marscilhm ct Sète. Le premier correspond à
" r r ;.:.
" .~'."~'!;II..-
. ---- -------- ---:1
,,
une avant-côte constituée par un matériel sédimentaire peu .;~,
évolué où s' obscrvent des barres fes tonnées . Les deux
.
," :,' /

autres. situés sur le lido de l' étang de Thau . présentent un


sédiment plus lin et mieux trié et un système de barres en
général rectilignes. Une érosion manifeste est observée du
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côté de Sète tand is que la parti e méridi onale du lido
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semble moins mcnacée. .' :'.1
....;,
.~ /
·
•·
Dans chaque site. la référence lopométrique est constituée
par un ensemble de repères (bornes) permanents formant
deux bases: la base large . matériali sée par des bornes 11 Figure 4
pas kilométrique ct la base serrée. disposée en position
Plan du disposi tir de mc:sure!. C : position de5 profils: E : épis; c :
centrale et représentée par une dizaine de bornes (huit à COUrdniographc:! ; c h : couranlogrnphe-houtov"phe : p : perche ~ houle.
Saint-Cyprien. onze 11 Sète et Marsei llan) séparées de 50 m
environ . Les deux bases forment ainsi un observatoire sur Mnp nf /111' 'I!fnsuring J""iCi' I/Ka/iun. C: 1f/("nI;nl1 nf th/" projit/"t: E:
gmp,es; c: rf/Trt'III rt'Cuffl/"r; ch: curr/"III mrtl Il'flI' /,, ('('corda: p: ,..",.t'
lequel il est possible de revenir régulièrcment. guuge,

Le pos;t;onnemelll
carottages - ont toujours été réalisés en plongée de façon à
La matérialisation des bornes pennet la misc en place d' un pe rm ettre une descrip tion du fo nd ( inte ns it é de la
di s posit if ass urant une grand e préc is ion de bioturbation : fi gures sédimentaires: degré d' hétérogénéité
posit ionnement. On a cho isi un Geodimeter 140. Cet sédimcntologique).
appareil permet des mesures d' angle en site et en azimut à Les mesures d'océanograph ie physique ont été réalisées
5. IO· oS grade près ct des mesures de di stance 11 ± 1 cm s ur le se ul observat oire de Saint-Cy prien (fig. 4). Le
jusqu'à envi mn 1 400 m. En outre. il résoud les relations matériel est ce lu i de l'I NRS-Océanolog ie à Rimous ki
trigonométriques du triangle et arriche donc au ssi la (Québec), et comprend:
dénivelée à ± 1 cm.
- quatre courantographes 54 lnterocean. dont un S4 DW
L' appareil est utili sé aussi bien pour la topographie du houlographe-marégraphe ;
cordon dunaire et de la panie émergée de la plage qu 'en
- cinq perches 11 houle:
bathymétrie pour laquelle il fournit la distance au repère.
La co te du ni veau marin es t dé fini e, au cours de la - trois jauges nucléaires à transmission.
première opération, par repérage de l' altitude du sommet
d u talu s de co lli sio n. à la base du j et de ri ve, Les U I fréquence
opérations de bath ymétrie sonl assurées à l' aide d' un Les levés topobathymétriques ont été réal isés avec une
sondeur Fuso monté sur un Zodiac, La précision nominale fréquen ce me ns uell e e n fonc tion des co nd it io ns
est ± 5 cm, la précision réel1e dépend des conditions de météoro log iqu es. Les mes ures sédim ento log iqu es
Iller (belle à peu agitée) ct peut s'abai sscr il ± 15 cm. La re pré.~ent e nt le résultaI d'un échantillonnage biannuel. Les
synchronisation des 10pS sc fait par radio VHF. observations ont débuté en j uin 1988 à Saint Cyprien et en
Les prélèvements sédimemologiques sont positionnés de la mai 1989 po ur les de ux o bse r va to ires de Sè te el
mê me fa ço n. en fo ncti o n de la mo rph o log ie. On Marseillan. Une seule opérdtion d'acquisition intensive de
échantillonne systématiquement les creux des fosses de données océanographiques liuorales a été exécutée en
lév igat ion ct les crê tes de barres ain s i que ce rtaine s février et mars 1989, en fin de cycle hi vernal. à Saint -
profondeu rs synoptiques (0- 10 m). Cy pr ien. Les résultat s pré se nt és dan s cc qui suit se
rapponent. en conséquence. à ce dernier observatoire.
UI lIature des opérat;OIu

Les documents topobathymétriques sont dé pou illés en RÉS ULTATS


laboratoire et restitués en utilisant un logiciel de tracé du
proli l. Le logiciel DIS5 PLA pernlCt, au ni veau de la basc Caractè res et varia tions morphologiques de la zone
serrée. la réal isation des canes et des blocs-diagrammes ~ littorale
partir desquels une analyse de différences fait apparaître
les changements majeurs (> 30 cm).
Un aspect caractéristique de la zone littorale est indiqué
Les prélèvements sédi mentologiques - ponctuels et par dans le fi gure 5 sous forme d' une cane instantanée (fi g.

167
J.- P. BARUSSEAU et al.

A BASE DE SAINT-CYPRIEN (P.O.!

,.
-

1000 o

Figure ~

A: cane (intervalle: 0.25 ml: B : bloc-diagralllnle vu du Sud : C: bloc-diagrammc "u du NonI: 1) : bJoc-dlagranunc vu de r~l. Toutes les valeurs sont
en mètres.

Marpha/agkul m"p 01 Ih~ Sain/·C)'pri~1I "~{I'5ht>~ :flII~ il l f ",bl'14/If)' 1989. A: IIWp (COn/fJ/jr Im~n'U/: 0.25 III): H: J-O 5k~teh Imm Ih~ South: C: 3-D
.rk~lchlrom Ih~
North: 0 : 3-D . Aelch/rom 1/" EfUl. DIIl/ll/r"5 (JIul d.."tlr.r III mnrr:.'.

5A) et de blocs-diagrammes fi guratifs de différents points barre externe cl celle de la barre interne (fig . 7). On note
de vue (fi g. 5B. C et D). Les deux barres présentes sont aussi l' innuence d'un fort facteur «localisation du profi l»
festonnées. qui sc matériali se par le regroupement des points figu ratifs
Du large vers la côte, le profi l montre d'abord une pente de chaque profiL
régulière - le glacis d'avant-côte - assez peu changeante au La dislance de la crête de barre au rivage en fonction de la
cours du temps . A l'approc he de la ba rre ex terne, le pente basale montre une opposition elllre le système internc
gradient se modifie rapidement. La profondeur de cc point et le système externe (fig. 8) , La position de la barre
d'articulation entre le glacis ct le système des barres varie interne, écartée du rivage quand la pente diminue. est donc
dan s le tem ps ct l'e space. La di stri bution de s penles détemlinée plus par la profondeur que par la distance. Au
moyennes au niveau des barres d' avant-côte (pente basale contraire. la corrélation est inversée pour la barre externe et
mesurée enlre les creux des fosses de lévigation) mOntre la logique explicative n'est donc pas la même.
une plus grande hétérogénéité (fig. 6).
Parmi les o bservation s qu e permet la s ur ve ill ance
Sur le glacis, la pente croît pendant la période estivale ct le topobathymétrique mensuelle des observatoires, les carles-
début de l'automne, clic dimi nue entre la fin de l'automne différences font apparaître. aux errc ur~ de mesure près (±
ct rtlÎver. Il est clair que cette di sposition accompagne les 15 cm ). le s var iation s pos iti ve s o u négati ves de la
tran sferts de matériel sableux du large ve rs la côte e n topographie sédimentaire. Dans ces condition .... "cul s des
régime e~tival ct automnal et. au contraire. la reslitulion- changemenls supérieurs à 30 cm peuvent être détectés (fig.
refuge du sédiment littoral ve rs le glac is au CO UT!. de 9). La cartc figurée montre les changements inlervenus
l'hi ver. entre fév rier et mars 1989. La di sposition gé nérale des
La variation au cours du temps des pentes moye nnc ~ ~ou s modificatio n ~ respecte les orientations parallèles ~ la côte
le système des barres d'a vant -côte est bea ucoup plus qui structurent l' é pandage sédimentaire. Le ~c h é rna est
confuse. Il ...emble exister toutefois. pour toute la période principale ment bidimensionnel. Toutefois. en particu lier
étudiée. une corrélation inverse entre la pente basale de la sur la barre externe. une rythmici té longitudinale appar.tÎt

'68
BARRES D'AVANT-COTE DU GOLFE DU LION

aerr. interne
u.--________.., u.-_________,

••
.~
.., z. o ~ .. .. ..
••
• •

.. ,~ . • .. • •
.•, •• •• ·•• • • • •
;

-
1 • • • •
w

z
w

0.


- w

z


0.

·• •


i

: •• •



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0. •


• •
• •
• •
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0. 0 0.0 LO

./ •

o. 1- O. '-'

O. O,-__'__I.--'_'-~_'___'__I.___'
,. o. o'-".!--7--!--!---:~-"--~-"----'
,.
• .u
. u

Figure 6

Distribution des pentes du glaei§ et de.~ harre~ d 'avan t·côte.

T~mporal chatlk~S (If Ih~ $lQpts meas/' rrd ln Ih~ [Link] . Îl'e und III Ihe (lffsh(lf"r 00' ",nit. x-axis: lime (in mmtllosJ fro", Jaly 10 Mard; y·axis:
slopt ('*'J.

duns lu localisatio n des dépocenlreS, avec Irois points


séparés respecti vement de 120 ct 160 m ,

Ca ractères séd imentologiques de l'ayant-côte 3.".------ ---;-------,


Le maté riel es t unimodal dan s 63 % de s cas. bi - ou
trimodal dans les autres échant illons. Cependant. il y a
2:. s -
toujours une population dominante sur laque lle ont été ,
mesurés ou calculés tous les ind ices: médiane (phi 50),
"
indice de triage (Ot). indice d' asymétrie (S ki) et indice
d'angulosité ( ~ ).
La texture du matériau s·affine yers le large (fig. IDA ),
•Z
•w 2.0 . .·
• • •
a a" 0

• ."
mais il ex iste une grande disparité li chaque niveau (- 10 a '• .I 0

m , crête de barre externe, fosse de barre cxterne, crête de ,<<


barre intcrne, fosse de barre interne, avant-plage, rivage). • ••
< 1.5 •
Les profils situés au droi t de l'e mbouchure actuelle du "•
• •
Tech ( P7) ct d · un anci en dé bou ché se dis tin g uent
-
C

nettement par leurs paramètres granulométriques. montrant


,'extrême rigueur des relations dans le profil (nonnalement · • •
, •

li la côte) et la pers istance, li l'échelle séculaire , de s
cmprcÎntes paléogéographiques,
,•

1.0
·
•:

figure 7

Rc lül ion enl re les pentes basalcs des d.::u x systèmes de barre s •.ra vant-
,,",.
H,d,"i"" /whU"" [Link]'/ S/Uf1eS uf Ihe 1""". ",ul /1141er offJhof"r oo'.f. O,8.~0,-'0~.<5--"~.;;0--""..,5- -'2".;;0- --,J
2.5
x-<[Link]$: sluJ/t' o/Ihlt uUler 1",, : )"-axls: s/opt of th" i" "er b/lr. PENTE ( l I DE LA BARRE EXTERNE

169
J.·P. BAAUSSEAU et al,

Figure Il '.o',----------------------------, ' 00',----------------------,


RelaTion entre la pen Te [Link] • -
'"
... ..
ell'éloigncr1l<'n! du rivage ,

Rl'Ifl/Î<m bt' I'''.'~ '' IIIl' b'u',,1 , " ,'


iF' 0 : ,

~IOIJt and Il,t, JiS/anCf' fm",
'00 8' , , , "

• • •
1/11' ~IIn",IiIl~.
320
:
.-.
\ , •
BO
. •"- . ,

.... '
o ~~
o .. . .
260 -

, • .'
"
•0
. " 0
'~
28.5 .0 I. !i , 0 2 5 J. ' 208'.~,.....--..,..~'----~..~6----~2.~0~--~
2. ,
PENTE BARRE INTI:.HtŒ O. l l'E NTE BARR E DIER/lE (l I

BASE DE SAINT-CYPRIEN (P.o.! Figun: 9


OIFFERENTEl : MARS-FEVfIlffI19B9
• Variations bathrnJétriques Cn Tre février 19119 el mars 19119, Poinlillés:

, cngrai sse ment supérieur ou é;:11 à 60 cm : hachures : cngrais~menl


cmre 30 et 60 cm ; () : dépocenl re~.
Hathym~"ir. cha//llu in Ihl' Sailll -Cypri~ n obur ..alory bn",ulI
• F~bru(If)' allli M arrll IWJ9. Slipplfd art';a: l'()jilh't'; t';1'OIUlioll 8~a/t!r
,
..
111(/11 6() cm: hllldu."J ,""l': IWJil iw.' l'l'ofllliOI/ /x>/II'UII 30 ami 60 cm:
/): 1"~I1(}("Cmre .•.

•~ .
!
Figure 10

Variations des earaclères grJnulomél riquc~. Le dotn:line en pointillé. tk~


• dcu~ gnphiques inférieurs indique le champ de "ariaTioo des paramèTn:s
~""""Spund:lII~ lt. Sèle e l ~h_ilbn,

• Obun'~J Kroill'Ji~~ l·arillliotIY. Th~ Ytip/l/~d ll"1/J" in Ihl' 1014"'" skl'/rllf'S


.fhnl4" thc l'aria/inll rall};t qf Iht cor"spondillK [Link]'/f'f$ for ,h(' S~ll'

,
ilnd Mar.f~illil" nburWJlnru'.f.

La mé di a ne il é té ut ili sée co mme ,, ?5


paramètre de ré férence pour contrôler la 2
, ~:rrr' ,
-L
2
dispersion des autres indices (fig. lOB, C " 0 r ~
1, 5
- .,---
CI D ),
" ,
0.- 2
-----J~ >-
.S
--: ....t
,.~ .
.,p.::. t._
En d épi t d' un carac tère ass ez fru Sle,
souligné par la médiane, le matériel eM en ... -7,S 1 -z. ~
• /.1 0 1 1

général bien trié . de te lle sorte qu 'il n'y a


.- ,
./

pas dc corrélation entre 01 el le parumètre
central.
O~~-r~-_~
L' asymélrie Ski l'S I généralc ment positive .2
(60 % des cas), ce qui , dans le système .,
utilisé ici (c umulation sur les grol-ll-liers) ."
.9
indique l"exbtence d'une Iraine grossière
ct/ou d ' une troncat ure du CÔlé des fi ns.
Généralement. ce caractère est comidéré
L2
., • , ., ./
• / ,
comme une caractéristique des zones de •
dépôt. L'asy mét rie varie loujour .. plu...
d;ms le creux des fo ......es de lévigation que
~u r les cn~tes de barres.
sur les crêtes que dans les creux de!o. fO!o,se!o.. L'instahilité
L':m gulos ité K G révèle tle s co urbe s le plu s sou ve nt des frac lions ex trême ... de la granu lométrie s'accroÎt donc
platykurtiques, Il y a déficit de matériel aux extrémité ... de dans les rosses de 16 'igation qui recueillenl un matériel
la distribution, La dispersion de ... valeurs est moins fa ne globalement plus évolué .

170
BARRES D'AVANT-COTE DU GOLFE DU LION

Tabl eau 1

Cilraclèn:.~ de~ undulations mises en évidcocc par les jauges nucléaires_

Ripplt' c/ramclerislics t!;rhibit"d by ""c/t!aT gaugt! mt!asu'l''''''''U.

[Link] S[CONDAIRES

N' Temps de passage Hauteur (cm) Nombn! Temps de passage Hauteur (cm) Nombre

1 2: Il h JO' 1.2 1 1 h 50'


2 15 h 20' 4 3 2 h 20'
1 h 50'
1.2
2.4
4
"
'0

1 h 10' 4.2
3 12 h 30' '.6 2 6 h 10' 4.4 40
6 h 20' 3.6
,4 18 h 10'
Il h 50'
2.2
6 6
8 h 20'
3 h 00'
2,2
4.4
63
30
Oh 40' 2
2 h 30' 4
1 h JO' 4.4
Oh 40' 3.'

6 15 h 00' 7 , 2 h 20'
1 h 50'
2.8
1.4 31
1 h 30' 1.8
1 h 5U' 4.'
1 h 50' 4.6
Oh 50' 3.6
7 Il h 30' 6.6 8 1 h 50' '.8 24
Oh 30' L'
1 h 30' 3.6
2 hOO' 3.0
1 h 20' 2.4
3 h 30' 2.'
Oh 40' 1.8
Oh 50' 1.8
8 JO h 20' 4.4 9 1 h40' 1.6 20
2 h 30' 3
2 h 15' 1.4
3 hOO' 2.6
1 hOO' 2.4
9 6 h 10' 4.2 4 Hh 50' 32 12
2 h 10' J.2
Oh 45' 3.0
2 h 20' 4.2
10 6 h 10' 3.4 Oh"" 1.2 20

Les jauges nucléaires employées au cours de l'opé[Link] (<<avalanch ing»), peu après le déclenchement du cou p de
d':lcquisition de données océanograph iques de février- mer, suivie d'une sédimentation plus lente ct plus durable
mars 1989 on t permi s de mes urer les dépl acements (sédi me nt ation grain à grain résu llant du dé pôt de
sédi mentaires accompagnant les changements du régime particules mises en suspension).
météorologique. Ces déplacements se manifestent par le Ces observm ions raltachcnt le caractère plus évolué du
passage d'ondulations dont le profil dépend de la direction maté ri el des fos ses de lév igation à l'act ion des fortes
el de la vitesse de migration de l'objet sédiment:lire. Il hou les sur les fonds moins imponants de la crête de barre
existe plu s ieurs type s d'ondulation s (principa les, externe, lieu de dép laceme nt de rides et de rem ise en
seco ndai res ct rési duelles) don t le s caractè res so nt suspension, donc de triage.
indiqués dans le tableau 1. JI s' agit d' un enregistrement
couvrant ci nq jours de mesures du 18 au 22 m:lrs 1989.
Caractères océanographiques
Les j:luges :lyant été mi ses en place sur la barre externe
(fig. 4), elles ont mesuré les modifications liées à un coup
de mer du 20 au 22 mars (vents de SE à ESE, soumant à Les résultats obtenu s au cours d' une ex périence de 38
70- 120 km.h- l à Cap Béart). L'amplitude des oscillations jours (fi g. 4) concernent les vnriations de cOle du ni veau
principales correspond aux rides observées e n plongée d'cau, 1:1 houle el les courants moyens ct induits.
dans cette zone. Ces ondulations sont surtout locali sées sur En mison du régime microtidal (de 4 à 26 cm) à fortes
la crête de b<lrre Uauge H). Par cont re, sur la pente côté irrégularités de la période semi -diume ( 10 h à 14 h 50), la
terre G;luge Cl, on n'observe pas, dans le mê me temps, de cote du plan d'eau est réglée surtout par les variat ions
figure s sédimentaires mai s une évolutio n très brut<l1c barométriques CI l'effet de fri ct ion du vent. Ce dernier

171
J.·P. BAAUSSEAU et al.

1 1 1 1 1 1 1 1 1 1
20fév. 28 IN
10m .s· ' ""1
Fig ure 12

Répanilion énergétique ...les ()SI,'jl lalions de courte périodc (houle Cl Ofldes


dïnrrolgrol\'ilé). T : périude en scnmdcs.
B
EJ",rgy sl'rCIrI",r of Sllllrl-/n-riod "'''''e$ ohsen',," fmm J ," Il Mllrôl

., 0
"' r---~-------------------------------------, /989 (~wt'II ",," iorfrllgT/l\'il." " 'Im"), T: /1('ficxJ (s) .

!
·t~
r\J\·Al
.~ '\J' ..V····
.., r (
• l':
semble prépondérant: l' é lévation du ni vcau peut alo rs
aueindre + 1 mlNGF par tempête, tandi s que les vents de
terre (tramo n tane) e nge ndrent un aba issc ment de 0 ,5

.~ ' . \ '1 ,[: m/NGr. Pendant la période de mesures, la perturbation des


.., "•.iÎi. [' :1" 26 et 27 févrie r 1989 (fi g. I l), illustre le phénomène. On

r~'V~t~!
voit que l'élévation du ni vea u n'est pas du tout en phase
., avec les variations de pression. Il existe non seulement un
." décalage mai s une inversion car, globalement, aux forte s
•• pressions correspondent les plus hauts ni vea ux,
···L-~oc~~------""------~----c.~,-~~---' Les houles enregistrées pendant le temps de l'expérience
23, 02 27 ,02
sc camctérisent par de ux régimes, en liaison avec le type
de ve nt dominant. Le régime de vag ues engendré par la
1nllnonlane pré sente un large s pectre d 'é nergie li é à
l' étalement des périodes mcsurées. Au contraire, le spectre
d 'énergie des vag ues issues des ve nts de Sud·Est est étroit
C et concentré autour du pic de la hauteur significati ve, La

.-
bande s pectrale des conditions intermédiaires se situe en
10 10

. _ .. . ..... .... ...... .. . posi tion moye nne (fi g. 12) .

... . . .,
1
~ __ _.L. .. •j. Il ex iste, à côté des houles, des pics d 'énergi e de basse
,
1000
j
. '" . 1-
.. ~ .
i-
.
-- ; --1
f-- fréquence (cntre 0 ,0 1 ct 0,03 Hz) qui appart iennent aux
ondes d'i nfragravité.
.r~ ..,
'H 1 -
.L. _.. , .-_ .. +- La di stributi o n énergé tique des o scillation s m ises e n
, -- -1- -: ..
-l-.-_+i __.. . év idence présence des valeurs maximales au bord de la

t
~
, __ _ . __ . _. .L. ....L..
j .. , ..... , --~ .. -i-- - .- .--T"-'
plage et au sommet de la barre interne par temps de SE_ La
réponse énergétique au niveau de la fosse de lévigalion
interne et du revers externe de la barre interne est alors 30
•• .. T- - +-- - : - à 50 % moins importante . Par ve nt de tem:, la répartition
M' normale à la côte montre que global ement l' énerg ie est
23 . 02 27 . 0 2
deux à troi s fo is moi ndre que par régime de ve nt marin
(fig , 13).
Figure 11
Le di s positif de mesure employé ne comporta 111 pas de
Variations LIu ni\'eau marin a~»ociées au~ penurba tions L1c Sud-Es1. houlographes sur la barre exleme (sauf un :Jpp:Jrcil au large
A : "ilesse~ et dircel ion~ du ,"cm : Il : n"ll"tualion~ LIu n Î\ ~au marin
( régre~.~ ion de lroi ~i~me nrdrc LIes me.<urcs LIe niveau) : C : variation
de la crête), seuls les ('oumms om été anal ysés au niveau du
de la press io n al lll os phé rique (r~gre«ion de lroj~i~me ordre de. fond s ur un profil nor ma l à la côte (fi g. 14 ). le
lIle~ures d~ pn:~~io n a\lllo~phér ique ), ('ourantng raphc C4 a ya nt été e n avarie dès le dé bul de
S"C le ....1 chtmge.r d"" m li SE !lait. A: will</ di ....'û/JlIs IJ/rJ ,·t'I<N:Illt'S;
l' opérati on. Les flu ctua ti ons enreg istrées. ex primées en
R: SM-Il"'''/ J1'U' /"lllio,,, (Ihir.! off/a regreuhm jilteillo .<ra-/l'"t'I co mposante N ou S. W ou E (VN . VS . VO, VE), ~on t
1II('''S"",,,,('IIIS): C: [Link]'lri<' WJrI/IIi()lJ.f (I!tinl Of/lfr ft'grt'sJio" jilœrl rcponées dans le tableau 2. Le maxi mum uueim (0,75 m,S'I)
lU ",t',jJ"I"l''''t''''~ /Jftlll' ,J/mu~f!hl'Tk ,m·)Jlu ·t').

172
BARRES D'AVANT-COTE DU GOLFE DU LION

Figurc 13 "~ " " .. ~


" " '''':1 " "
I~
Dislribution énergé ti4ue à la côte des "
houles de SE ct de vcnt de terre. P L.N :
perc he s à hnulc nOI à 4 (l'oi, fig. 4). La
varia nce correspo nd il. u nc éc hellc
d·énergie. Les trois diagrammes du haut se
~

••
;;
,•
~
œ
œ
~
~

~
"
"
. "7 -.
"
1+
.-
.-
;;;:7:
~

"
••
,•
-- -è- ' -
0 • 0
rappoc1cnl à des \'cnts de tcm'. ceUX du bas -~ -; i
~
à des houlcs de SE.
z
Cr",SI/l1 ,''l'rg}' disldhulioll resulling fmm ~
OtShNC ( ~

~
0

r!1
" "6~ " '"
OIS hN (t ( m ) .A. nI51 ~ N (I

!}] JOU ~ 71
SE "'al'"'' lIIul fwm "'(11'1':5 i,tduc/,d b}' mJOUR12
"" JOU R t4"
""
comi"flJ!o/ ...i lld.l. P I ... P4: Il'UI'/' g(m8/'s ~ JOUR 63 ml [l]JOt.fl6 7
WJOUR 74
"'" ""
,,0J /Q4 (Ut Fig. 4 ) . V/l , imtce is (J
m/'/I:f(J,~ mflII of Ih f \l'aI'e ene rlO'. Tlt"
Iltfft " pp/'r $ken·/tU ore rf/mil'" JO Ille
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Pt PS Pl ,
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,, ,,, ,, ,
~
z
~

DIS!AN(( DI~hNct ~
D I ST ~N ( "

Table au 2
A <01( RI VAGE LARGE iii-
Fluct uations des coo rants prè.~ du foml (m.s- t J.
00004 000
•, Pluclml/iUlJs ofllrl' ,,"t,,·/)('d C"",,"1 ""'ocil)" (m.s·/).
o 41.10761 ... .
o• .. .: .' 5" 1128
J'ériode Sile VN VS VE VO
o .::....
•• '. ~ ,
2212 Penle int. m 0.06 0.042 0 .10 0.042
M 0.38 0.32 0 .38 0.27
Crète m 0.04 0.03 0 ,085 0 .02
'" M 0.50 0.42 0.42 0.'4
28n Pente e~ \. m 0 0 0. 10 0 .08
M 0.42 O." 0.51 O.""
• "' RIVAGE LARGE ~
2103 Pen te int . m
M
0
0,2 1
0.13
0.46
O."
0.40
0 , 10
0,55
8ARR ['.":- EXTE RIH
,,
+ ._
Crète m 0 0,085 0.13 0 .063
' :. '"
" ,, M 0. 19 0.34 0.42 0 ....

..
t
.... -. . _ .... , . .. _ .. 7103 Pe nte cn m
M
0
0.25
0.10
0.38
0,085
0.38
0 .13
0.40

.. 7103 Pcnte in\. m


M
0.08
0,55
0.13
0.6 1
0.10
0 .60
0.06
0,57
Crête m 0 0.032 0 .063 0,063
'" M 0.21 0.46 0.32 0.34
1513 Pente e~1. m 0 0.02 0.085 0.02
M 0.23 0 .36 0.30 0.30
c • RIVAGE LARGE ~
BARR( " . lX TE RIH 15/3 Pente int. m 0.04 2 0 .0< 0.03 0.085
, ,. M 0.70 0.63 O." 0,66
'"
+ .. ..,
......L ..-'
" .

.. _ . ' J i7f3

15/3
au 31/3
Crê le

Pente ex\. m
m
M

M
0.02
0.25

0
0.50
0
0. 25

0.085
O.'"
0.02
0.25

(J.085
0.15
0,085
0.30

[Link]
0,65

M ; IIuuim ll'" m : mini",,,,,,


Figure 14
correspond à l' agitation liée au coup de mer des 27 el 28
&hé rna des or ientations de courant ~ur la harre externe sous l'act iun des
d cu ~ pr incipaux r~gi m e s météorologiques. A : positiun des mars 1989. Sur la figure 14 sont représentéc.'i les obscrvalions
courantograp hes ( le s no mbres co rrcs po ndcnt a u ~ réfé renccs dcs faites le 25 février de 9 h 00 à 9 h 09, par vent de mer, et le
app.1rcils) ; B ct C : composantes de courants (respc:ctive ment par houle 26 février de 2 1 h 00 à 2 1 h 04 mn 30 s, par vent de teITe. Le
de SE el par ,"cm dc ccrre).
caractère le plus manifeste est la convergence des courants
S('h"malic diag"'''' of c",rell l ,/incl im,s mt Ih" oU/er bar IlIh/er 1111' sur le revers de barre par temps de SE et sur le front de barre
cmtdillolls of Ille IWO I,,,,ill /III',,,orologkal 1"('8imr.<. A; currr n/-IIJl'Ie'
localimt (1t//IIIMrs t/TI' rl'fe' rr!i/ Il> Ih .. se,i,,1 """,bt<rs of Ihr d~"ict!.fl; Il
par temps de tramontane. On doit aussi remarquer la quasi-
/J1Il1 C: cu ,"1II ("""'plntelrl.< Ifo, SE IW"'O und \l'a "es i"dl,c ..d h)' constance de la composante vers le Nord qui s' oppose au
ollSiloft \l'imls. ft"Spi'Clit'l'Iy; [Link] : lefl: "jfi·h", ..: r igill. caractère alterné recon nu sur la barre interne.

173
J.-P. BARUSSEAU et al.

DISCUSS ION seulement que la relation entre la pente de l'avant-côte ct


le nombre de barres est confï mlée (Evans, 1940 : Komar,
Le s ré s ullats obten us sc rapporl e nt à deux types de 1976). De la même façon, l'opinion de Saylor et !-l ands
questio ns: (1970), Exon ( 1975), Grecnwood ct Sherman ( 1984) selon
laquelle la tail le et l' écartement des barres augmcn tent
- la nature des transfens sédimentaÎrts sur l'avant-côte,
aussi vers le large, sc vérifie ici (fig , 2).
- la détermination des mécanismes d'évolution des barres.

M écanismes d 'évolut ion des ba rres


Tra nsrer ls su r l'ava nt-côte

L'évolution morphologique du profïl résulte de tra nsfen s Pa r mi le s hypothè ses concern ant la formation et
sédimentaires au s~i bien longitud inau", que norma ux par révolution d es barre s d 'a\la nt- cô te , deu", modèle s
rappon au ri \lage. Ces tra nsferts ont été mis en é\lidence pri ncipaux sont habituellement mi s en avant: le modèle de
dans celle étude. King et Will iams dit «du point de brisance» ct le modèle
de Bowen, faisant appel aux ondes de bord.
Les mesures faite s à l'aide des jauges nucléaires montrent
que la forme des barres d'avant-côte se rnodifïe par le jeu Les résultats de Saint-Cyprien sont cont rastés. En effct. la
du déplaccmcnt de rides dont on a noté trois échelles de barre interne, la plus proche du lilloral. semble clairement
dimension ct de temps de passage s ur les crètes de barre, appartcnir au premier type, pounant contc.~té par aillcurs
Pa r contre, s ur la pentc in tcrnc ( front de barre), le s (Aagaard, 1988 ), On a vu (fig. 8) que la distancc de la
changeme n ts résultent d'un proccs s us plu.~ rapide barre 11 la côte est en relation in ve rse avcc la pente donc
(<<a\lalanching») pcndant le ma",Îmu m du coup dc mer. corrélée à la profonde ur. En outre, la di stribu t iun
sui \Ii d'une sédimentation grain à grain. énergétique de la houlc montre un maxi mum s ur la crête
de la barre interne.
L'orientation de ces dép lacement s fa it apparaître de s
composantes longitudinales et trans\lersales bien marquées Il n'en est plu s de mê mc po ur la barre ex te rne po ur
par la ré partition de s sédime nts . Lc matériel de hlquelle la distance dépend directement de la pente, Selon
l'observatoirc dc Saint-Cyprien est, en effet. un sédiment Bowen (1980), la distance s'écrit :
relativement frais mai s cependant déjà bien trié, xn = (g 19B zn (rl)/4n 2
L'ang ulo sité permet toutefois de caractéri ser l'état de dans laquelle l'indice n se réfère au mode de ronde de
déséqui libre de ta struc ture granulométriquc. Il y a défïcit bord (c'est-à-dire au nombre de lieux dc vitesse nulle ou
dc maté riel aux de ux e",t rémi tés dc la di stribution qui zero-crossings: Caner el"/" 1973) : le code (r) prend les
enrcgistre, par conséquent. l'empreinte de mécani smcs \laleurs (1) ou (2) selon que l' 011 a affaire à un \lcntre ou 11
nornHl1ifs orientés vers un umenu isement générn l ct un un noeud. ct les valeurs de I.n(r) son! données par Bowell
rétrécissement de ta largeur du spectre dimensionncl. Ces (1980); tgB est la peille ct n la pulsation : bUT.
modificat ions sont principalement matérialisées par la
Ce second modèle met do nc en jeu les ondes de bord : or
confrontation des résultats de profil 11 profil. Elle s
on a vu que ce type Je facteur pouvait être allclldu s ur une
tradu isent donc des gradients longitudi naux.
côte à caract èrc di ss ipatif. commc la côte de Sa int-
Cependant les indic:.ttions de transferts normaux au littoral Cypricn. Deux arguments m ilitent égalemcnt en faveur de
nc sont pas rares. Ils sont démonlré.~ : leur présence ici d'abord la mi se en é\l idence de pics
1) par la persistance des singularités que représentent les J'énergie basse fréquence dans les e n re gi~t remen t s (fig.
embouchurcs sur tout le profil situé par leur trave rs: 12), ensu ite l'écartcment des dépocentres observés dans
tes canes-différences (fïg, 9).
2) par le fait quc la décroissance granulomélrique vers le
large répercute en profondeur les différences ini tiales sans Il existe en e ffet, selon Bowe n ct Inman (197 1), une
les atténutr : relation entre la longucur d'onde des fe stons et la longucur
3) par un fon facteur «appartcnance 11 un profïl donnb ), d'onde de ronde de bord générat rice dont Ursell (1952) a
déterminé l'équation:
qui regroupe les points de chaque profil (fïg , 7) :
1-"(' = (g/21t) 1'.:2 sin (2n + 1)3
4) par l'existence, dans les zones de fons transits latéra ux,
d'hétérogé néités dans le triage qui répliq uent les dis parités avec T~ la période de l'onde de bord. Il son nomb re modal
du matériel sur la plage et I"avant-plage: el B la pente.
5) par la présence, quel que soi t le régime de houle, de En rai son de la circulation lillorale engendrée (courants en
com posantes de cou ralllS normales aux isobathes, ct aux direction de l:.t plage a ux ventres de l'onde de bord ct
lignes de relicfs (fïg. 14); courants d'arrachement aux noeuds), la lo ngueur d'onde
6) par I"approfondissernent du point d'articulation (où la de chaque fe ston serait ta moi lié de Le. On peut donc tirer:
base du fC \lcrs de la barre externe se raceorde à la pente du Te = 141ûJg sin (2n + I)Bpn
glacis d'a\lant-côte) au droit dcs zones côtières en érosion. Dans ces conditiom. cn utili sant les valeurs dc pcntes
Les mudifi cations morphologiques qui rés ultent de ces mesurées sur les profïl s, l' espacement des dépocentres ( 120
mou\lement s sé dimentaire s ne so nt tout e foi s pa s ct 16001) corrcspond ft des périodes de du rée comprise
su ffi ~a mm e nt documentées e ncore pour qu'on pui sse entre 57 et 79 secondes, du mêmc ordre de grandeur que les
espérer franchir I"étapc de la modélisation. On remarquera \lale ur.' ob:-,cr\!ées sur les diagrammes d'énergie,

174
BARRES D'AVANT-COTE DU GOLFE DU LION

CONCLUS ION co nnai ssa n ces. le modèle y = ax b se mble le plu s


promette ur. Toutefois. il ne po uITa ê lre mis e n évidence
L'étude p ré liminai re d e l'o bservatoire d e Sain t-Cyprien qu 'a prè s so u s t ra c lion de l'effet des ba r res.
mo ntre le caractère comp lexe de l'évolution lillorale, d e C hro nologiq uement la première question a régle r est don c
te lle sort e qu ' un seul modè le n e se mble p a s c ap ab le re lat ive à ces g randes uni lés sédime n ta ire s du golfe d u
d'expliquer les dispos itio n s observées e t leurs variatio ns. Lio n .
Les pertur bat ions du profil qu e représente nt les barres
d'avant-cô te ap parai ssent comme des s ingularités locales
Re m erciemen ts
e t de u x modè les. au moins, semb lent nécessaires pour les
expliquer. Dan s la mes ure où elles ca pit a li sent un e
quantité im porta nte d e s e ubaturc s sédimentaires Ce travai l a été possible grlcc au concours financie r de
disponibles sur l'ava nt-côte, il est souh a itable de vérifi e r si l'IFREMER . de la Région Lang uedoc-Rou ssillon e t d e
les ten d ances évolu t ives à m oyen e t long term es le s l' OTAN. Nous re mercions e n o utre, le Service Maritime e t
trans fo rment, ce qui im p lique une surve illance rég ulière. de Navigalion du Languedoc- Ro u ssillo n ( Sête, Perpig na n
Indé pendamment. la forme géné ra le du profil porte u r doit e t Port-Ve nd res) pour l es pre s l at io n s mat é ri e ll es
éga le m ent êt r e m o d é l i sée. Dan s l'état actuel de s im portantes qu ' il a consenties.

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