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Sensation - Rimbaud

Dans le poème 'Sensation', Arthur Rimbaud exprime son désir de retourner à la nature à travers une description poétique de son paysage idéal et de l'amour qu'il ressent pour celle-ci. Le poème, composé de deux quatrains, utilise un champ lexical riche et des figures de style pour illustrer cette connexion profonde avec la nature, qu'il considère comme une figure maternelle. Rimbaud évoque ainsi un amour réciproque entre lui et la nature, soulignant l'importance de cette relation dans sa quête d'inspiration.

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Sensation - Rimbaud

Dans le poème 'Sensation', Arthur Rimbaud exprime son désir de retourner à la nature à travers une description poétique de son paysage idéal et de l'amour qu'il ressent pour celle-ci. Le poème, composé de deux quatrains, utilise un champ lexical riche et des figures de style pour illustrer cette connexion profonde avec la nature, qu'il considère comme une figure maternelle. Rimbaud évoque ainsi un amour réciproque entre lui et la nature, soulignant l'importance de cette relation dans sa quête d'inspiration.

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Commentaire de texte : Sensation

Les poètes, en recherche d’inspiration et de retour aux sources,


s’imaginent souvent revenir à la nature et observer des paysages
magnifiques. Arthur Rimbaud, un poète du XIXe siècle n’appartenant à
aucun mouvement littéraire et considéré comme un mythe dans la poésie,
fait aussi face à cette envie d’aller se perdre dans la nature dans ce poème
nommé Sensation. Contenu dans les cahiers de Douai, ce poème décrit
l’envie dont je vous ai parlé plus tôt sous la forme de deux quatrains
composés d’alexandrins. Ces vers se terminent en rimes croisées et sont
suffisantes. Ce poème nous fais nous poser la question suivante : En quoi
Rimbaud exprime-t-il son envie de retourner à la nature. Nous essayerons
de répondre à cette question en deux parties. Dans la première, du vers 1
au vers 4, nous analyserons la description de son paysage idéal puis dans la
deuxième, du vers 5 au vers 8, l’amour qu’il porte envers la nature.

La première chose que nous pouvons observer dans ce mouvement est le


champ lexical de la nature « bleus d’été », «sentiers », « blés », « l’herbe »,
« fraîcheur », « vent ». De plus, « Par les soirs bleus d’été » sont les
premiers mots de ce poème et posent directement le cadre spatio-temporel,
appuyé par le champ lexical enoncé juste avant. L’oxymore « bleu d’été »
exprime que le moment est en suspens, que le moment décrit est un
moment bien précis de la soirée. Au vers 2 se trouve une césure à
l’hémistiche qui renforce l’antithèse « Picoté […] fouler ». Rimbaud, grâce
à cette antithèse, exprime un point négatif « Picoté » qui va finalement
accentué les sensations positives ressenties lorsqu’il va « fouler l’herbe
menue ». Ce vers continue sur le suivant par la présence d’un rejet « : » à
la fin du vers 2. Ce rejet décrit la projection de Rimbaud dans cet
environnement et celle-ci est amplifiée par le temps des verbes dans ce
poème qui est le futur. En continuant notre lecture, nous tombons sur
« baigner ma tête nue » (vers 4). Cet extrait de phrase nous laisse penser
que l’auteur se fait « baptiser » par le vent et que tel le baptême constituant
une étape pour accéder au paradis, le vent emmène Rimbaud au paradis sur
Terre.

Maintenant que nous avons analysé le paysage idéal du poète nous allons
passer l’amour qu’il porte à ce paradis et plus précisément à l’amour qu’il
porte pour la Nature.
Ce second mouvement commence par un parallélisme de construction
composé d’une négation totale et syntaxique « Je ne parlerai pas, je ne
penserai rien » (vers 5) pouvant être expliquer comme un rejet de toutes
pensées. De plus, un jeu de mot peut être fait car ce vers continue sur le
suivant avec le rejet présent à la fin du vers 5 « : ». Rimbaud laissera les
choses se passer la tête vide, sans se rebeller. L’auteur de ce poème laissera
son amour monter en lui. Cet « amour infini » (vers 6) désigne l’amour
maternel qui est souvent décrit comme l’amour le plus fort. Ici l’amour
maternel vient de la nature, de Mère Nature. L’amour qu’il ressent est donc
un amour réciproque entre la nature et lui même. Le vers suivant prend
donc un autre sens, Arthur Rimbaud vagabonde à travers la nature et
accompagné par cette dernière. Le vers 8, celui qui vient clore ce poème
commence comme le vers 1 avec la pose du cadre spatio-temporel « Par la
Nature ». Cette répétition du cadre spatio-temporel entre le premier et le
dernier vers encadre le poème. « Nature » est une allégorie ce qui appuie
mon argument disant que Rimbaud porte un amour réciproque envers la
nature. Finalement, l’idée que le poète vagabonde à travers la nature
accompagné par cette dernière est confirmée par le parallélisme de
construction basé sur deux comparaisons « comme un bohémien » (vers 7),
« comme avec une femme » (vers 8). La femme qui l’accompagne est
Mère Nature donc sa mère et la nature.

Rimbaud à travers ce poème nous indique donc son envie de retourner à la


nature en nous expliquant ce qu’il aime dans cette nature et l’amour
réciproque qu’il porte envers celle-ci. Justement, il désigne la nature
comme sa mère ce qui lui confère l’amour le plus puissant de tous, l’amour
maternel.

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