L’application des mathématiques dans le graphisme, une limite ou
un levier pour l‘esthétique ?
INTRODUCTION
C’était un jour au mois de mars il y a 3 ans, passé devant mes yeux, un
article apparaissait concernant un changement de l’identité visuelle de
Xiaomi, une entreprise de tech. Par rapport à l’ancien logo, le nouveau
n’avait rien de choses différences d’après tout le monde, ou pour plus
précisément, il y a eu une mise à jour du logo que personne ne la considérait
comme un changement qui valait 3 ans avec $300,000. Et ç’est la partie
intéressante qui m’a beaucoup inspiré durant ces dernières années et qui
m’a emmené à ce mémoire.
Kenya Hara, l’auteur du nouveau logo de Xiaomi, a expliqué que son équipe
avait fait des recherches de manière approfondie sur les cercles et les carrés
à l’aide d’une équation mathématique.
|x|n + |y|n = 1
Ils ont développé au moins 24 formes qui se situent quelque part entre un
cercle et un carré, et en ont choisi une qui « trouve l’équilibre parfait » avec
n = 3.
Bien que le résultat ne soit pas trop différent par rapport à l’ancien logo,
l’idée d’ajouter les équations ou plus généralement les mathématiques dans
la mise en forme d’un produit graphique m’a beaucoup inspiré et m’a donné
plein de motivation pour appliquer cette technique dans mes projets.
Depuis cet événement, je me suis passionné par les fonctions, les formes
géométriques. J’ai commencé à appliquer les mathématiques dans mes
projets extérieurs durant ces 2 dernières années. Malgré les résultats assez
impressionnants, je me demande encore beaucoup de questions comme :
Depuis quand existe-elle la relation entre les mathématiques et arts ? Quels
sont les points communs entre les maths et arts ? Cette relation existe-elle
encore aujourd’hui ? Les maths limitent-elles la créativité ? Et une question
plus générale, l’application des mathématiques dans le graphisme, une
limite ou un levier pour l’esthétique ?
DÉVELOPPEMENT
“The beauty is in the eyes of the beholder”
« La beauté est dans l'œil de celui qui regarde », cette phrase reflet la côté
subjective de l’esthétique. La définition de l’esthétique dépend du temps, de
l’espace, de la tradition, etc.
Bien différent par rapport aux domaines de beaux arts où on pourrait
exprimer soi-même sur les œuvres, les domaines des arts appliqués sont
plus objectif, dans le sens où le travail est évalué de tout le monde, plus
précisément ce sont des clients. Les productions sont toujours liées avec le
marché, c’est pourquoi elles doivent être appréciées des cibles, c’est-à-dire
que les résultats devraient esthétiquement beaux dans les yeux de tout le
monde(ou une partie majeure).
Malgré la définition de l’esthétique est différente pour chaque personne,
chaque époque, elle respecte principalement trois principes : La répétition,
L’harmonie, L’absence de monotonie et lié à l’humaine.
RÉPÉTITION
Reproduction à des intervalles réguliers d'un même sujet ou d'un même
motif.
HARMONIE
L'harmonie est une combinaison de couleurs agréables, créant un beau
résultat esthétique.
NON-MONOTONE
(présenter la définition et les exemples)
LIÉ À L’HUMAINE
(présenter la définition et les exemples)
L’ESTHÉTIQUE S’INSPIRE DE LA NATURE
La nature nous nourrit, on vit dans la nature, entouré par la nature, on peut
dire que l’on est en harmonie avec la nature, et c’est pourquoi, pour nous, la
nature est belle ou autrement dit, tout ce qui est lié avec la nature est
apprécié et considéré comme beau ou esthétique. La nature que l’on connaît
doit respecter les règles, et que les règles sont définies sous forme des
sciences surtout les mathématiques. On peut dire que les maths sont belles.
ÉTRANGE ET FAMILIÈRE
Les éléments familiers créent un sentiment d’acceptation et d’association,
tandis que les éléments inconnus éveillent la curiosité, stimulent l’attention
et ne sont pas ennuyeux.
Le monde naturel nous est toujours à la fois étrange et familier. Familier
parce que nous y vivons, le ressentons tous les jours. Étrange parce que la
nature est si riche et diversifiée qu’il y a toujours des choses à apprendre et
à explorer. En d’autres termes, la nature est proche, mais ne nous ennuie
pas.
OPTIMISÉE ET SYMÉTRIQUE
L'optimisation est un principe fondamental de la nature.
Le nid d'abeille hexagonal est également un moyen d'optimiser la surface.
Les champignons optimisent leur chemin pour trouver de la nourriture.
La lumière emprunte toujours le chemin le plus court.
Cette propriété optimale a été découverte par des scientifiques tels que
Fermat, Euler et Lagrange sous le principe variationnel.
L'optimalité de la nature a donné naissance à la symétrie, l'une des
optimisations les plus courantes dans la nature.
Parmi les types des symétries, la symétrie centrale et la symétrie
orthogonale par rapport à un plan sont les 2 types les plus fréquentes dans
la nature.
SYMÉTRIE CENTRALE
SYMÉTRIE ORTHOGONALE PAR RAPPORT À UN PLAN
LA BEAUTÉ ET LES MATHEMATIQUES
D’après l’analyse ci-dessus, les principes de la beauté sont directement liés
aux concepts mathématiques et nous pouvons donc utiliser les
mathématiques pour analyser la beauté et la création de la beauté.
“Mathematics, rightly viewed, possesses not only truth, but supreme
beauty.”
Bertrand Russell
« Les mathématiques, considérées à juste titre, possèdent non seulement la
vérité, mais aussi la beauté suprême. »
Bertrand Russell
Pourquoi les mathématiques sont-elles belles ? Parce que ce monde est
constitué de structures mathématiques. C'est pourquoi nous pouvons voir de
nombreux écrivains, poètes et artistes qui sont aussi mathématiciens,
comme Lewis Carroll, Omar Khayyam, Pythagore, ... et plus particulièrement
Léonard de Vinci.
“God ever geometrises”
“Dieu géométrise toujours”
Plato
Dans la culture orientale, selon la légende, les ancêtres du peuple chinois
sont deux dieux Fu Xi et Nu Wa. Dans la peinture ancienne, ces deux dieux
sont représentés tenant dans leurs mains des outils géométriques, qui sont C
et E.
Ainsi, la beauté des mathématiques existe depuis longtemps, dans l’histoire
de l’Orient et de l’Occident, et constitue une norme pour le monde et la
définition de la beauté.
LES MATHEMATIQUES ET L’ESTHETIQUE, UNE QUESTION DE LA
PROPORTION
Harmonie et correspondance des éléments d'un ensemble entre eux et avec
l'ensemble lui-même
(Math.) Égalité entre deux ou plusieurs rapports, obtenue soit par différence,
soit par quotient.
Nous sommes tous entourés de proportions. Les cartes imprimées sur les
publications sont à une échelle réduite de taille réelle, généralement au 1/10
000. Les images trop petites sont agrandies au microscope. Les méthodes ci-
dessus sont la congruence.
Dans l’architecture, la proportion joue un rôle extrêmement important.
Dans le livre "De architectura" de l'architecte Marcus Vitruvius Pollio à
l'époque de l'empereur romain César Auguste, il a défini trois exigences
fondamentales pour une œuvre architecturale, qui sont Firmitas - Utilitas -
Venustas (Solide - Pratique - Beau).
De plus, Vitruve a également donné six principes de base : ordre,
arrangement, eurythmie, symétrie, propriété, économie
Tἁξις
L'ordre donne la juste mesure aux membres d'une œuvre considérée
séparément, et l'accord symétrique aux proportions de l'ensemble.
διἁθεσις
L'arrangement comprend la mise des choses à leur place et l'élégance de
l'effet qui est due à des ajustements appropriés au caractère de l'œuvre.
Ευρυθμία
L'eurythmie est beauté et remise en forme dans les ajustements des
membres.
Συμμετρία
La symétrie est un accord approprié entre les membres de l'œuvre elle-
même, et une relation entre les différentes parties et l'ensemble du schéma
général, conformément à une certaine partie choisie comme norme.
Ιδιοκτησία
La propriété est cette perfection du style qui survient lorsqu'une œuvre est
construite avec autorité sur des principes approuvés.
οἱκονομἱα
L'économie désigne la bonne gestion des matériaux et du chantier, ainsi
qu'un équilibre économe des coûts et du bon sens dans la construction des
ouvrages.
Parmi les six principes ci-dessus, les quatre premiers sont directement liés à
la proportion.
Selon le livre "I quattro libri dell'architettura" d'Andrea Palladio, il existe 7
types de formes et de proportions les plus harmonieuses pour les pièces.
Les proportions courants dans la vie quotidienne ont toujours une certaine
raison, provenant de la nécessité de normaliser pour plus de commodité au
travail et dans la vie quotidienne.
√2
Le rapport de √ 2, c’est un nombre incommensurables , il apparaît très
souvent dans différents types de ratios.
La première raison c’est qu’il est facile à dessiner et à représenter (c'est le
rapport entre le côté d'un carré et sa diagonale).
La deuxième raison, ce rapport implique de diviser un rectangle en deux
moitiés, de sorte que ces deux moitiés soient conformes au rectangle
d'origine.
Les papiers de format A (A2, A3, A4, A5, …) sont des feuilles de papier
rectangulaires avec un rapport longueur/largeur égal √ 2.
L’écran de la télévision et de l’ordinateur ont un ratio de 16:9.
Parfois, les gens évaluent les ratios non pas sur la base de règles ou de
besoins scientifiques ou technologiques, mais uniquement sur la base de
sentiments et de croyances préexistantes. La beauté à cette époque n’est
que subjective.
Un exemple en est le Panthéon de Rome. L'architecte Claude Perrault (1613-
1688), qui a conçu le musée du Louvre, disait dans son livre intitulé
Ordonnance : « il se voit au-dedans du Panthéon, où les bandeaux de la
voute ne rapportant pas aux fenêtres qui sont au-dessous, causent une
disproportion, et un manque de symétrie que chacun peut aisement
connoitre ». Cependant, le professeur Burns Howard de l'Université de
Cambridge, en Angleterre, a déclaré que ces fenêtres constituent un point
très réussi du Panthéon, car elles donnent l'impression que le dôme au-
dessus n'est pas fixe mais peut pivoter.
Le mot Proportion désigne à la fois le rapport entre deux longueurs et
l'harmonie et l'équilibre. Lorsqu’ils parlent de proportion et d’équilibre, les
architectes et les artistes mélangent souvent ces deux significations. Pour
éviter tout malentendu, le professeur Matthew A. Cohen dans un article en
2014 « Deux types de proportion » a utilisé les expressions « proportion
comme rapport » (proportion-as-ratio) et « proportion comme beauté »
(proportion-as-beauty) pour distinguer les deux sens du mot « proportion »
ensemble.
La « proportion comme rapport » est un concept technique et scientifique. La
« proportion comme beauté » est subjective, elle dépend du goût esthétique
de chacun, de chaque lieu ou moment spécifique. Bien que les principes
généraux de la beauté ne changent pas, le goût esthétique peut changer en
fonction de l'environnement, des circonstances, de la technologie, du mode
de vie ou de l'époque.
NOMBRE D’OR
« Quand les parties d’un ensemble ont des rapports harmonieux entre elles
et avec la totalité, on peut parler de beauté, d’harmonie. La nature a inventé
de telles proportions dans sa création et l’homme, par intuition, les a
reconnues.
Cette beauté, cette harmonie est engendrée par le rapport entre la longeur
et largeur d’un rectangle ou entre hauteur et profondeur d’une nef… et il se
trouve que ce rapport, si souvent présent, est le nombre d’or appelé Divine
proportion ou Section dorée »
Géométrie du nombre d’or – Robert Vincent
Φ, Nombre d’or, Section dorée, Divine proportion, ce sont les expressions qui
désignent un rapport arithmétique, c’est un rapport de deux grandeurs
homogènes, déterminé par une proportion.
1+ √ 5
Φ= =1,618 …
2
Vitruve a donné la définition suivante de la valeur de Φ :
« Trois points alignés, déterminant deux segments, forment une section
dorée, s’il y a de la petite partie à la grande le même rapport que la grande
au tout. »
De façon mathématique, « a » est la grande partie, « b » est la petite,
« a+b » est le tout.
Ainsi
a a+b
=
b a
Le petit Larousse indique le rapport Φ correspond à une proportion
considérée comme particulièrement esthétique.
Dans le livre « La Divine Proportion » de Pacioli (XVe siècle), il estime que les
effets de la divine proportion sont : nombreux et merveilleux, essentiels,
admirables, indicibles, inestimables, très estimables, suprêmes,
excellentissisme, etc.
Depuis l’Antiquité, on a constaté la relation du nombre 5 avec Φ. Le nombre
d’or se trouve plus de 20 fois dans l’étoile à 5 branches, la division par 5 a pu
être suggérée par la grande variété de fleurs à 5 pétales, les 5 branches
d’une étoile de mer, la structure pentagonale de l’oursin et de des 5 dents, 5
doigts de l’homme, etc.
Jusqu’au XXe siècle, la divine proportion a été désigné par la lettre Φ, une
référence à le plus grand et le plus célèbre artiste, peintre, orfèvre,
architecte du Ve siècle av. J-C, Phidias. C’est lui qui a construit le Panthéon
d’Athènes en se basant sur l’harmonie et la beauté du rectangle d’or.
De nos jours, le nombre d’or présente dans tous les domaines de la vie, la
pyramide du Louvre par exemple ou la Géode à Paris, même dans les
domaines assez étonnants comme le foot ou la chirurgie esthétique.
NOMBRE D’OR DANS L’HOMME
Depuis l’antiquité, on avait observé qu’il régissait l’équilibre architectural du
corps humain.
Le nombril divise le corps suivant le nombre d'or, il correspond au rapport
entre la hauteur totale du corps et la hauteur du nombril au-dessus du sol.
C'est ainsi que lorsque l'on considère la « Vénus de Milo » de profil, donnant
le niveau de la plante des pieds, on note que le rapport entre la hauteur
totale de la statue et la distance qui sépare la plante des pieds du nombril
est égal à Φ.
C'est encore Φ qui doit régler le rapport harmonieux entre la hauteur et la
largeur d'une tête humaine.
Ce dernier exemple nous amène au canon de proportion de Vitruve, dessiné
par Léonard de Vinci, datant du XVe siècle, souvent utilisé et encore présent
aujourd'hui, même dans la publicité.
ÉLÉMENTS DE MESURES DES BÂTISSEURS ROMANS
Les mesures choisies, par commodité, dans les valeurs moyennes du corps
faciles à contrôler étaient : la paume, le palme, l’empan, le pied et la coudée.
Si l’empan est pris pour le 1 :
La paume = 7,64 cm = 1 / Φ2
Le palme = 12,36cm = 1 / Φ
L’empan = 20cm = 1
Le pied = 32,36cm = Φ
La coudée = 52,36cm = Φ2
La coudée elle-même a aussi un rapport avec π
π/6 = 3,1416 / 6 = 0,5236 = la coudée (en mètre)
Avec les propriétés de la suite géométrique de Fibonacci :
coudée pied empan palme
= = = =Φ
pied empan palme paume
Et
Coudée = pied + empan
Pied = empan + palme
Empan = palme + paume
NOMBRE D’OR DANS L’ARCHITECTURE
La pyramide de CHÉOPS (dite la « grande pyramide ») construite il y a 4700
ans environ, est le polyèdre d'or, au sein duquel on trouve de nombreux
triangles contenant Φ, notamment le rapport entre la hauteur de la face
triangulaire à la moitié du côté de la base carrée qui est égal à √ Φ.
Le célèbre architecte Le Corbusier (de son vrai nom Charles-Édouard
Jeanneret-Gris) a utilisé le nombre d’or pour ses constructions, de l’United
Nations Building (ONU) à New York à la Cité radieuse de Marseille.
Mais il est allé beaucoup plus loin. Il a utilisé le nombre d’or dans le Modulor,
un système de proportions du corps humain utilisé dans l’architecture. Le
Modulor permet plus d’harmonie dans les constructions d’habitations et
favorise le rapidité de construction.
NOMBRE D’OR DANS LA NATURE
Il existe un très grand nombre de fleurs comportant 5 pétales régulièrement
répartis (la fleur pentamère est inscrite dans un pentagone régulier).
NOMBRE D’OR DANS LES FORMES GÉOMÉTRIQUES
Φ existe dans les rapports du pentagone
Il existe de nombreuses façons différentes de créer le nombre d’or,
du simple au complexe, il apparaît donc fréquemment à de
nombreux endroits et dans de nombreuses situations différentes.
FIBONACCI
Le nombre d’or occupe une place tout à fait remarquable dans les suite des
nombres en appartenant simultanément à deux suite de nombre très
connues.
Suite Fibonacci, une suite ordonnée de nombres dont un terme quelconque
de la suite est égal à la somme des deux termes précédents. Elle dépend de
ses deux premiers termes.
1 1 2 3 5 8 13 21 34 55 89 …
Suite Géométrique ou Progression géométrique, une suite ordonnée de
nombre dont un terme est le produit du nombre précédent par un nombre
fixé qu’on appelle la raison de cette progression. Cette suite dépend de son
premier terme et de sa raison.
1 2 4 8 16 32 64 128 256 512 … (raison 2)
Une suite géométrique peut être de Fibonacci à condition que sa raison soit
Φ (1,618)
1 Φ2 Φ3 Φ4 Φ5 Φ6
Dans la définition de Φ, on a constaté que
1 + Φ = Φ2
Ou
Φ–1=1/Φ
C’est étonnant qu’en additionnant 1 à Φ on obtiendra son carré et en
enlevant 1 à Φ on obtiendra son inverse.
Pour la suite Fibonacci, le rapport de deux termes consécutifs se rapproche
de Φ
8 / 5 = 1,6
21 / 13 = 1,615
89 / 55 = 1,617
Les lois physiques de la nature sont surtout une question d'optimisation et
de répétition pour créer des choses complexes qui font apparaître
fréquemment la séquence de Fibonacci dans la nature.
FIBONACCI DANS LA NATURE
Au cœur du tournesol, deux réseaux de spirales s'enroulant chacun dans un
sens sont mêlés. Ces spirales nommées « parastiches » ont une
particularité : leurs nombres sont égaux à deux termes consécutifs de la
suite de Fibonacci égalant 21 et 34, 34 et 55 ou encore 55 et 89.
L'iris, d'après un article de Egbert STRILLER (dans la revue Wedena du
printemps 1999), présente des mesures de la fleur proches de la suite de
Fibonacci, suite récurrente et de plus, géométrique de raison Φ.
De même pour les coquillages comme, entre autres, le « Nautilus pompilius»
que l'on retrouve dans les spirales géométriques obtenues par les tracés de
la spirale d'or.
Dans son livre « L'ADN décrypté », Jean Claude PEREZ nous indique : « Les
milliers de nucléotides qui composent l'ADN s'auto-organisent selon des
stuctures numériques contrôlées par les proportions des nombres de
Fibonacci.»
FIBONACCI DANS LES ŒUVRES
LES BEAUTÉS DES MATHÉMATIQUES
CARDIOÏDE
Courbe plane engendrée par un point d'un cercle qui roule sans glisser sur
un cercle de même diamètre.
La courbe de directivité des microphones directionnels les plus simples est
une cardioïde.
HYPERBOLE
Hyperbole est une courbe plane obtenue comme la double intersection d'un
double cône de révolution avec un plan.
PARABOLE
La parabole est une courbe plane, symétrique par rapport à un axe, ayant
approximativement la forme d'un U dont les branches s'écarteraient
indéfiniment.
SPIROGRAPHE
Le spirographe est un appareil de dessin géométrique qui produit des
courbes mathématiques de roulette de la variété techniquement con- nue
sous le nom d’hypotrochoïdes et d’épitrochoïdes. La version jouet bien
connue a été développée par l’ingénieur britannique Denys Fisher et vendue
pour la première fois en 1965.
TRIANGLE REULEAUX
Un triangle de Reuleaux est une courbe de largeur constante, c'est-à-dire
une courbe dont tous les diamètres ont la même longueur.
Jusqu’à présent, nous pouvons confirmer que les mathématiques et l’art, en
particulier le graphisme, sont étroitement liés. Les mathématiques sont un
outil, une ligne directrice pour que les artistes ou les designers puissent
aborder la beauté de la manière la plus rapide et la plus courte. Mais cela ne
veut pas dire que les mathématiques sont le seul chemin vers la beauté.
Après tout, ce n’est qu’une des voies, un des choix, mais est-il vraiment
nécessaire de combiner ces deux dans le processus de création ?
LES LIMITES D’UTILISATION DES MATHEMATIQUES DANS LE
GRAPHISME
Premièrement, pour appliquer les mathématiques au graphisme, nous
devons avoir des connaissances en mathématiques, et vice versa. Bien que
les mathématiques et le graphisme soient liés, les deux domaines
appartiennent à deux domaines différents. Les mathématiques
appartiennent à l’hémisphère gauche du cerveau, appartiennent à des
choses logiques, parfois assez sèches et ennuyeuses. Au contraire, le
graphisme appartient à l’hémisphère droite, qui appartient aux émotions et à
la créativité, il est donc très libre et libéral.
La plupart des gens appartiennent à l’un des deux hémisphères du cerveau,
ce qui signifie que chaque personne sera plus forte dans un domaine que
dans l’autre. Cependant, pour pouvoir appliquer les mathématiques à l'art ou
au graphisme, nous devrons non seulement avoir de solides connaissances
en graphisme, en couleurs et en formes, mais également comprendre les
formules et les principes, les théorèmes et les règles qui doivent être suivis.
Le graphisme est libre, mais être lié par des formules et des règles est un
obstacle majeur pour ce qui souhaite l’aborder et l’appliquer. Normalement,
le graphisme est assez libre, même s'il y a des règles à respecter, mais au
final, tout ce que le graphiste crée et place sera souvent plus émotionnel,
apportant ainsi une liberté dans le processus créatif et sans retenue. Les
mathématiques ne sont pas comme l'art, toujours entourées par le vrai ou le
faux, il y a des règles strictes qui doivent être suivies, car si on trompe, le
résultat ne sera plus correct.
Appliquer les mathématiques à la conception graphique signifie devoir
accepter des contraintes, des règles et suivre strictement des formules et
des équations, qui sont d'énormes limitations qui rendent difficile
l'application des mathématiques dans le graphisme, ce qui n'est pas
vraiment populaire et facile à utiliser.
LES AVANTAGES D’UTILISATION DES MATHEMATIQUES DANS LE
GRAPHISME
Une fois que nous aurons surmonté les difficultés liées à l’application des
mathématiques au graphisme, les résultats que nous obtiendrons grâce à
cette technique nous surprendront toujours.
En termes d'esthétique, comme analysé dans les sections précédentes, les
mathématiques existent dans la nature depuis longtemps, et l'application
des mathématiques aux œuvres et aux œuvres d'art est également une
évidence car la beauté vient de la répétition et de la proximité avec la
nature. Par conséquent, lorsque l’on applique les mathématiques au
graphisme, les résultats seront plus facilement acceptés par la majorité, car
le but ultime du domaine de design graphique est de créer un produit
acceptable pour le public et en particulier pour les clients.
En termes de sens, l'application des mathématiques peut parfois installer
des détails plus ou moins intéressants, augmenter la valeur du produit et
apporter des significations cachées qui ne peuvent être vues qu'en explorant
l'intéressant de ce produit.
Et parce qu’il y a des détails cachés, appliquer les mathématiques aux
graphiques contribue à renforcer le droit d’auteur, la charte graphique et
l’identité de la création des produits et évite de nombreux risques de plagiat.
Prenons l'exemple d'un logo lorsqu'il applique une certaine fonction que seul
son propriétaire connaît, lorsqu'un concurrent plagie le produit, cette
fonction ou plus largement, l'application de la volonté mathématique est un
outil d'aide efficace dans le processus de protection du droit d'auteur de ce
logo.
En termes d’efficacité, les mathématiques contribuent à accélérer le
processus de conception, rendant la réalisation du produit plus rapide, plus
précise et plus efficace.
Déterminer le centre d'un cercle donné, ou déterminer le milieu d'un
segment de ligne, dans certains cas, l'ordinateur ne peut pas le résoudre
directement ou nous aider à déterminer rapidement les choses ci-dessus,
dans ces cas, une bonne connaissance des mathématiques et de la
géométrie nous aidera les déterminer plus rapidement avec précision, ou
bien c'est aussi une façon de vérifier si on a bien respecté et suivi les
méthodes mathématiques ou pas, car les mathématiques représente la
nature, qui crée la beauté que l’on apprécie.
CONCLUSION
Avec les analyses ci-dessus, nous pouvons affirmer que le lien entre les
mathématiques et l’art en général ou le graphisme en particulier est très
étroit. Les mathématiques et le graphisme se complètent depuis l’Antiquité
et ces deux facteurs peuvent être considérés comme indissociables.
Les mathématiques sont un domaine qui requiert une pensée logique,
considérées comme la base de toutes les autres sciences. Les
mathématiques ne sont jamais faciles,et c’est le plus grand obstacle
à l’application des mathématiques dans le graphisme. Au contraire, le
graphisme a de la liberté et de l’ouverture. La créativité est la seule limite du
graphisme, il n’est donc pas difficile de comprendre que l’application des
mathématiques au graphisme provoque beaucoup de difficultés et limite la
créativité, étant toujours liée à des règles et àdesfonctionsàsuivre.Celava
presque à l’encontre de la liberté inhérente au graphisme.
Cette application est-elle vraiment nécessaire ?
Créer un produit avec l’applica- tion des mathématiques nécessite beaucoup
de temps et d’efforts d’apprentissage et de recher- che, et la mise en œuvre
deman- dera également beaucoup de persévérance. De plus, l’applica- tion
ou non des mathématiques dépend de l’objectif du projet, car cela demande
beaucoup de temps et peut entraîner une aug- mentation des coûts. Un
autre fac- teur est le client. Parfois, la création d’un produit graphique
utilisant les mathématiques n’est pas très appréciée par les clients. Peut-
être qu’ils ne le comprennent pas, mais peut-être ils le voient comme une
redondance et une perte de temps.
Lorsque l’on revient sur les mathématiques et le graphisme, on se rend
compte qu’il existe de nombreux points communs entre ces deux domaines
apparemment opposés. Les mathématiques et le graphisme encouragent le
dével- oppement de compétences de pensée critique et créative, de
résolution de problèmes et d’ex- pression de soi que nous pouvons emporter
avec eux tout au long de la vie, comme le raisonnement, l’analyse,
l’évaluation, la prise de décision et l’estimation.
Ces points communs nous inci- tent à dépasser les difficultés et les barrières
de cette technique. Cette motivation stimule notre curiosité pour pouvoir
créer des produits plus révolutionnaires et plus impressionnants qui sont non
seulement beaux et facilement ac- ceptés, mais contiennent égale- ment des
significations plus pro- fondes et contribuent à protéger plus étroitement le
droit d’auteur. A ce niveau, les mathématiques peuvent être considérées
comme un levier pour l’esthétique.
Il reste encore de nombreuses questions autour de ce sujet, et de
nombreuses questions doivent encore être étudiées, car l’appli- cation ou
non des mathématiques au graphisme dépend de la dé- cision subjective de
chacun. L’ap- plication des mathématiques aux graphiques n’est qu’une des
nom- breuses techniques permettant d’atteindre un objectif commun : la
satisfaction du client. Donc, tant que le client est satisfait et que c’est
efficace pour le client, votre méthode est la meilleure technique.