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Le document traite des espaces d'intérêt international, qui sont soumis à la souveraineté des États tout en étant régis par des règles internationales variées. Il aborde des sujets tels que la haute mer, les fleuves internationaux, les canaux et les grands fonds marins, en soulignant leur statut de patrimoine commun de l'humanité et les principes de liberté de navigation. Enfin, il mentionne les conventions internationales, comme celle de Montego Bay, qui établissent des régimes juridiques pour la gestion de ces espaces.

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Le document traite des espaces d'intérêt international, qui sont soumis à la souveraineté des États tout en étant régis par des règles internationales variées. Il aborde des sujets tels que la haute mer, les fleuves internationaux, les canaux et les grands fonds marins, en soulignant leur statut de patrimoine commun de l'humanité et les principes de liberté de navigation. Enfin, il mentionne les conventions internationales, comme celle de Montego Bay, qui établissent des régimes juridiques pour la gestion de ces espaces.

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1

Dr HAIDARA Hamzara

Chargé de Cours de Droit


International
Public à I'Université Catholique
de l,Afrique
De l'Ouest (UCAO)

Unité Universitaire de Bamako


Licence (Droit)
Année universitair e 2024_2025

(résumé)

Les espaces d'intérêt international

t':":ts sont soumis à la souveraineté d'un


Etat et placés sous la juridiction d,un
l:t
qetelmme. Etat

Quant à la doctrine, elle considère ces espaces tantôt


comme res communis2, cequi pou*ait
les rapprocher de la notion de domaine
public, tantôt comme res nullius,, ce qui
les en
distingue, eto en réalité, leurs régimes
empruntent à r'une et à l,autre de ces
deux idées.
Les règles applicables à ces espaces
sont, en réalité, extrêmement diversifiées
et dépendant
largement des rapports de force internationaux,
des priorités défendues par les grandes
puissances' mais aussi des conceptions juridiques
dominantes à chaque époque quant
aux
intérêts publicsa.

Mais en raison de leurs caractéristiques géographiques


ou physiques, ils font l,obiet d,un
usage international.

Dans ces cas, les conditions d'utilisation


de ces espaces sont régies par des traités.

8t *,fr*t" * ;;'' t;ffit définit comme l'ensemble cles espaces d'eau


salée en communrcation libre
et naturelle' Le droit ir.rternatio'al
de la mer concerne non seurernent rea' qui
la compose, mais aussi son sor et
son sous-sol et mê're, par certai's aspects,
l,espace
aérie' sus-jace't.
2
Régilne de l'appropriation collective.
3
Dont I'exploitation est à la discrétio'de
chaque Etat susceptible de l,assurer.
a
comme la protection de l'environnement, la
nécessité de la recherche scientifique, l,exploitation
optimale des
ressources'aturelles, la sécurité des commu'icatio's.
2

Les fleuves et canaux sont


soumis à la souveraineté des
Etats : ils ne sont pas des
espaces
internationalisés5, comme
la haute mer. Cependant, pour permettre
la libre utilisation. leur
régime juridique fait l,objet
d,accords.

I Les fleuves internationaux

Ils sont internationaux car, soit ils séparent


deux Etats (fleuves contigus), soit par
ce qu,ils
traversent deux ou plusieurs Etats (fleuves
successifs).
Dans tous les cas, ils relèvent
de la souveraineté de plusieurs Etats.
Mais' le principe général de la liberté
de la navigation internationale conditionne
l,exercice de
la souveraineté territoriale de I'Etatriverain
du fleuve. ce principe d,ouverture
de ces fleuves
à la navigation de tous les Etats est acquis
depuis le XIX èrne siècle6 et fut confirmé
ultérieurement, par la Convention
de BarceloneT.
La Convention a aussi été adoptée par
les Etats sur le droit relatif aux utilisations
des cours
d'eau internationaux à des fins autres que
la navigation re 2r mai 1997.
Il faut compléter ces règles générales par les
régimes conventionnels particuliers
mis en place
pour chaque fleuve international. Par
exemple, pour le Rhin, la Moselle en Europe,
le Sénégal
en Afrique ou encore le Grange en
Asie. ces coopérations apparaissent, pour
les premières,
dès le XIXème siècle et donnent naissance
à des organisations internationales chargées
de
veiller au respect du principe de la liberté
de navigation sur re fleuve mais aussi
aux questions
d'ordre générales de l'utilisation du fleuve
et de la gestion de ses ressources.

ce sont des formes de liaisons maritimes qui relient


deux mers. Il faut dire que les canaux
sont artificiels alors que les détroits sont
des couloirs maritimes naturers.
Les canaux internationaux constituent des
voies d'eau artificielles ouvertes à la navigation
internationale et creusés sur le territoire
d'un Etat comme leur nom l,indique. Dès lors,
ils
sont soumis à sa juridiction exclusive, sa
législation s'y applique. pour que la navigation
internationale soit possible, il faut qu'un
accord soit concru avec des Etats intéressés en
principe.
;:);;^;-:;:;;;;..; ;:. :.:.:..":u::*:::-:::.tl
.

' Anne-sophie TRAVERSac, o.àit internario'al public, Bréal,


décembre 201g, p. 94.
6
Congrès de Vienne de 1g15.
7
Du20 avfil l92l relative au régime des voies navisables.
3

certains canaux internationaux


importants sont ainsi soumis
à Lrn régime conventionner : re
canal de Suezs en te'itoire
égyptien, et devint internationar par Ia convention
constantinoplee' celui de Panamal', de
la souveraineté du panama fut reconnue
en 2000 et le
principe du libre passage
admis depuis 1977. Ence qui concerne
le canal de Kier reliant la
Baltique à la mer du Nord, il
fut construit à la fin du xIXè siècle,
en te'itoire allemand, il est
soumis à un régime international
depuis le traité de versailles
de r9r9.
Quant aux détroits internationaux, ils relient
deux mers où la navigation est libre.
convention sur le droit de la La
mer signée11, organise leur régirne juridique
(partie rrr, artjcle34
à 45)' Ils font en principe parties
de la mer territoriale de rEtat
ou des Etats riverains.
Sans remettre en cause leur
souveraineté, la convention prévoit
pour les détroits reliant deux
mers où la navigation est libre (zone
économique excrusive ou haute
mer)r2 un droit de
passage en transit' Le passage
en transit est défini par l'article
3g, $2, de la convention de
Montego Bay comme < l'exercice
(...) de la liberté de navigation et de
survol où à seul fin
d'un transit continu et rapide par
le détroit >.
Pour les autres détroits et surtout
ceux reliant une mer où la navigation
est libre à une mer
territoriale' un droit de passage inoffensif
est reconnu aux navires qui laisse
prus de pouvoir à
l'Etat côtier pour adopter et appliquer
sa réglementation que le droit
de passage en transitr3.

-,rur ;-:**-;-:::::-'--*:*::::":-
;;* lnauguré en 1969.
e
Du29 octobre lggg.
70
Inauguré en 1914.
11
Le texte fut adopté le 30 avril 1982
etsigné par 117 Etats lors de la cérémonie
de signature à Montego Bay
(JamaiQue) le l0 décembre 1982'
La co've'tio'de Montego Bay est entrée
en vigueur le 16 novemb re 7994,
douze mois après sa soixantième ratification
conformément aux clispositions de l,article
12 30g, $1.
Résultat d'un compromis i'égal, le
concept de zone éco'ornique exclusive
satisfait largeme't les appétits
territoriaux des Etats côtiers : même
si elle .e les autorise pas à y exercer leur
souverai,eté, l,û-rstitution leur
confère des droits souverains en
éco'ornique sur de vastes espaces ,rari's
'ratière adjace'ts à reur mer
territoriale.
13
Article 21 et 45 de Ia Convention de
Montego Bay.
Les espaces internationaux

Le patrimoine commun de
l'humanité est un concept qui
vise à écartertoute appropriation
étatique d'un espace pour
en exploiter les ressources dans
l,intérêt de l,humanité toute
entièrera' cette notion <
s'oppose à l'idée d,une gestion
privative >r5'cela entraîne
ou d,une appropriation
par ailleurs que tous devront
pouvoir bénéficier de l,exploitation
ses ressources' Et' enfin' de
cela signifie pour les Etats
du Tiers monde que les bénéfices
être utilisés de façon rationnelle; devront
la priorité de cette gestion sera
de tenter de résorber res
inégalités de développement.
ces espaces dits internationaux
échappent du coup à la
souveraineté des Etats. Donc,
insusceptibles d'appropriation.
on considère qu'ils sont res communis,
commune dont tous les Etats
en clair, chose
peuvent jouir sans que
cet usage conduise à une appropriation.

A/ La haute mer

sans avoir toutes les caractéristiques


d'une res communis < parfaite ll, n,est
certainement pas
une res nullius: les richesses qu'elle
contient sont susceptibles d,appropriation,
mais e'e-
même ne l'est pas, et cette caractéristique
constitue le principal élément de
sa définition.
Définie pat la convention de
Montego Bay sur le droit de la
mer comme ( toutes res parties
de la mer qui ne sont comprises
ni dans la zone éconornique exclusive,
la mer territoriale ou
les eaux intérieures d'un Etat,
ni dans les eaux archipélagiques cl,un
Etat archipel >r6.
< Aucun Etat ne peut légitimement
prétendre soumettre une partie
quelconque à ra haute mer
à sa souveraineté >>.r7

ra
Résolution t4'q rxÏvrî" l?G des NU du 17 décembre 1970, déclaratio'
des principes régissanr re fond
des
propositio' de lambassadeur de
Malte à r,oNU, A. pardo, en re67,
.::jj"i:::ï:T:::r:end.la
fond des mers soit déclaré < héritage
commrul de l,humanité >.
que re
15
Patricia BUIRETTE-MAURAU,
< La participation du tiers r,onde
à l,élaboratio' du droit i'ternational
de qualification >, paris, LGDJ, : essai
19g3, p.l3g.
16
Article 86 CMB.
17
Convention Montego Bay, article g9.
- Le régime est celui
de Ia liberté :

La haute mer se définit surtout par


la liberté : ( ouverte à tous les
Etats > côtiers ou sans
littoral.
La liberté de navigation en haute
lner a été prévue par laconvention
de 19g2. En effet,
l'article 90 dispose que tout Etat,
côtier ou non a le droit de faire naviguer
en haute mer les
navires battant son pavillon.
La liberté de la haute mer en effet
se décompose en libertés que
ra convention de Montego
Bay énumère en son article g7
:

-liberté de navigation,
-liberté de survol,
-liberté de la pêche,
-liberté de poser des câbles
et des pipelines sous_marins,
-liberté de construire des îles
artificielles,
-liberté de la recherche scientifique.

ces libertés plus larges qu'elles soient,


ne sont toutefois pas absolues. En
effet, les libertés
énumérées par la convention
s'exetcent dans le cadre de quelques
minces limites : la liberté
de la pêche est consacrée alors que
les Etats doivent coopérer < à la conservation
et à la
gestion des ressources >18.

La haute mer est < affectée à des


fins pacifiquesle, mais les Etats côtiers
disposent d,un droit
de poursuite' d'origine coutumière,
quand l'infraction a pris naissance
dans un espace sous sa
juridiction2o.

-Les compétences des Etats

Ils exercent leur cornpétence personnelle


sur les navires battant leur pavillon et qui
se trouvent
en haute mer.

Le droit international coutumier et conventionnel


prévoit une obligation de coopération
en
matière de lutte contre la piraterie, qui
autorise tout Etat à saisir en haute mer
un navire ou un

e.tirfrffgC-MB:
re
Article S8 CMB.
20
Arricle 111 CMB.
o

aéronefpirate. En revanche,
ses tribunaux ont la compétence
pour se prononcer sur les peines
à infliger2l.

B Les grands fonds marins

Ils sont constitués des sols et sous-sols


de ra mer au-delà des limites des plateaux
continentaux. La convention de
Montego Bay res désigne par le terme
<< la zone >>, elle fait
l'objet d'un régime particulier tout
comme ses ressources, hydrocarbures ou
nodules
polymétalliques riches en manganèse,
nickel, cuivre ou cobalt22.

'La zone et ses ressources sont le patrimoine commun de Phumanité23

Dès la fin des années 1960, f idée


de l'exploitation des ressources des
fonds des mers et des
océans dans l'intérêt de l'hurnanité
est exprimée2a. c'est ainsi que la
découverte de richesse et
les possibilités accrues d'exploitation par
quelques-uns avait suscité la crainte
de les voir
s' approprier les ressources marines.

La résolution 2749 (xxv) du r7 décembre


r970 (AGNU) consacre un patrimoine
commun
de l'humanité : Déclaration des principes
régissant le fond des mers et des océans,
ainsi que
leur sous-sol, au-delà des limites de la juridiction
nationale.
Aucun Etat ne peut revendiquer de souveraineté
sur lazoneet ses ressources.
cela conduit à écarter la ribre utilisation
des ressources de ra zone.
La convention de Montego Bay crée une
organisation internationale, l,Autorité internationale
des fonds marins dotée de plusieurs organes
dont un organe opérationnel, chargé de mener
les
activités dans la zone.
La complexité des problèmes du droit de la
mer a amené la convention de Montego Bay
à
créer un tribunal du droit de la mer comportant
notamment < une chambre des fonds marins,
pourjuger des differences relatives à son
application >25.

îI**:":* * .,."-.,...-.::......-::... ...._:.....- . *.......*...._*


''couvention Montego Bay, articlè 105, v. également article gg relatif
à l,interdiction de transport d,esclaves et
article 108 sur le trafic illicite de srupéfiants.
22
Convention de Montégo Bay, partie XI, article
133 à 191.
23
Article 136 de la Convention Montego Bay,
2a
Arure-Sophie TRAVERSAC, Droit international
p,bric, Bréal, déce'' bre 20rg, p. 92.
25
Jean CHARPENTIER, I'stitutions intemarionales >, r5 ème éditio' 2002,Dakoz, p. 26 et s.
c'est l'espace se trouvant au-delà de l'atmosphère
terrestre, qui comprend les corps célestes,
c'est-à-dire les planètes, astéroides,
étoiles etc. et l,espace interstellaire.
Il faut signaler que dès 1963, l'Assemblée
générale des Nations unies
a adopté, à l,unanimité,
une ( déclaration des principes juridiques
régissant res activités des Etats
d'exploitation et d'ut,isation en matière
de ,espace extra atmosphérique
>26.
L'exploitation et l'utilisation
de l'espace extra atmosphérique
sont < r,apanage de ,humanité
toute entière >>27 L'accord important
' du 18 décembr e lg7grégissant les
activités des Etats sur
la lune et autres corps célestes
les désigne comme faisant partie
du patrimoine commun de
l'humanité.
En ce qui concerne le régime juridique
de l'espace extra atmosphérique,
il est celui de la non
appropriation par les Etats2s,
de la libre utilisation par tous
res Etats2e sans excrusion aucune
et
de l'utilisation à des fins pacifiques3O.

La convention du 29 mats 1972


amis en place un régime de responsabilité
objective de l,Etat
de lancement de |objet spatiar
si sa chute cause un dommage au
sor.

ï:T:"-:-:-:;;-_:****,.--_*:, ; -__:::
'oRésolution 1962 /XV]JIau i: aecembre
1963.
27
Article 1"..
28
Article 2 du traité de 1967
2e
Article l"'.
30
Aux termes de l'article 4, les Etats s'engagent
à ne mettre sur orbite autour de la terre
et à n'installer sur les
corps célestes aucune anne nucréaire
ou de desûuctio' rnassive, ce qui n,interdit
pas aux Etats de placer en
orbite des satellites d,observation militaire.

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