Prof: M.
DIBO Classe: 1BTEB
SOMMAIRE
INTRODUCTION
I/ DIFFERENTS TYPES DE POLLUTION DE
L'EAU
La pollution organique
La pollution chimique
La pollution agricole
La pollution urbaine
II/ SOLUTIONS
1) Échelle nationale
2) Échelle régionale
CONCLUSION
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INTRODUCTION
Les pollutions de l'eau peuvent se présenter sous différentes formes: chimique,
mais aussi bactériologiques, pollution thermique, et les eaux ou masses d'eau
concernées peuvent être douces, saumâtres ou salées, souterraines ou
superficielles. Il peut même s'agir de la pluie ou des rosées, de neige ou des
glaces polaires.
Elle peut aussi concerner des interfaces, dont les estuaires, les zones humides et
en particulier leurs sédiments qui peuvent absorber1 puis relâcher certains
polluants. Les sédiments peuvent être fortement pollués et conserver les traces
de pollutions anciennes (on y trouve parfois aussi de nombreux plomb de chasse
et de pêche là où ces activités sont pratiquées).
I/ DIFFERENTS TYPES DE POLLUTION DE L'EAU
1) La pollution organique
Elle est due à des micro-organismes (bactéries et virus) présents dans l'eau. Elle
est générée par les excréments, les ordures ménagères animales (viande périmée,
vieux os, etc.) et les déchets végétaux (herbe de tonte, élagage, etc.).
2) La pollution chimique
Elle est générée par : les nitrates et phosphates des pesticides, les médicaments
humains et animaliers, les produits ménagers, la peinture, les métaux lourds et
les acides et hydrocarbures utilisés dans l'industrie.
3) La pollution agricole
Certains agriculteurs sont dans l'obligation de tenir un registre de la
quantité d'azote répandue sur leur terre (notamment en Bretagne où la
pollution est très forte).
Il est interdit de répandre de l'azote à certaines périodes de l'année.
Les agriculteurs sont dans l'obligation de planter des « bandes végétales
tampon » entre les cultures et les cours d'eau pour capter une partie des
polluants.
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4) La pollution urbaine
Concernant la pollution urbaine, trois cas se distinguent :
Les installations des particuliers (fosses septiques, etc.) doivent elles aussi
respecter de nombreuses normes et font l'objet de contrôles réguliers
réalisés par les communes.
Les stations de traitement des eaux usées doivent respecter de nombreuses
réglementations européennes et françaises.
Les industriels qui rejettent leurs eaux usées dans les rivières ou les lacs
doivent contrôler leurs rejets. Depuis 2006, ils sont également dans
l'obligation de tenir un registre européen.
II/ SOLUTIONS
L'action la plus déterminante réside dans nos habitudes de consommation, la
plus importante source de pollution de l'eau étant celle de l’agriculture:
1) En agriculture, il est possible de limiter l’utilisation des intrants chimiques
(comme cherche à le faire la Directive Nitrate européenne), et dans certains cas,
les intrants chimiques sont supprimés (agriculture biologique). L’azote dans le
sol peut être lessivé par la pluie et c’est comme ça qu’il se retrouve en quantité
dans les rivières et les nappes phréatiques, et qu’il est ensuite nécessaire d’en
réincorporer dans les sols. Pour lutter contre ce lessivage, les agriculteurs
utilisent des techniques d’intercultures, et plutôt que de laisser les sols nus ils
sèment des plantes appelés « pièges à nitrates » qui n’ont pas vocation à être
récoltées : elles sont détruites lorsque l’agriculteur commence sa culture, elles
sont laissées sur place et libèrent le nitrate progressivement pendant leur
dégradation.
2) Réduire sa consommation de produits industriels (l'industrie étant un grand
consommateur d'eau potable et polluant à nombreuses échelles) et notamment de
produits de haute technologie (pollution aux métaux lourds)
3) Utiliser des produits sanitaires et cosmétiques écologiques (le plus
économique étant de les faire soi-même, il en existe cependant de large gamme
dans le commerce)
4) Diminuer la pollution de l'eau faite par les usines. À ce propos les industriels
de L'EXCERA soucieux de ce problème ont fait réaliser une étude sur des
détecteurs de film d'hydrocarbure à la surface de l'eau par l'IRA afin de
connaître les moyens de détection et leur fiabilité.
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5) Installer aussi des stations d'épuration ou des zones tampons 1 afin de traiter
les eaux usées avant de les rejeter dans le cours d'eau, la mer, ou le lac.
1) Échelle nationale
Mise en place d’une filière de récupération des emballages vides et des
produits phytosanitaires non utilisés ;
Renforcement des contrôles de l’utilisation des produits phytosanitaires.
La loi d’orientation agricole de juillet 1989 a augmenté les pouvoirs de
contrôle de l’administration et prévoit de lourdes peines en cas
d’infraction sur les ventes ou sur les utilisations de produits ;
Conduite d'études préalables au futur dispositif de contrôle obligatoire
des pulvérisateurs agricoles ;
Développement des techniques de protection biologique des cultures,
substitut possible de la lutte chimique.
Créer des stations d'épuration et mettre aux normes celles déjà
existantes.
2) Échelle régionale
Le programme prévoit d’intensifier les travaux des groupes régionaux chargés
de la lutte contre la pollution des eaux par les pesticides, sous l’autorité des
préfets de région. Les mesures soutenues par l’État sont centrées sur des actions
préventives développées sur des bassins versants prioritaires. Ces actions
comprennent un diagnostic des causes de pollution par bassin, un plan d’actions
comprenant de la formation et du conseil, des diagnostics des pollutions diffuses
et ponctuelles au niveau des exploitations, la mise en place de zones tampons
ainsi que des investissements collectifs limitant les transferts de pesticides vers
les eaux. En outre, il a été décidé d’appliquer, dès le 1 er janvier 2000, le principe
pollueur-payeur aux pollutions diffuses d’origine agricole par la création d’une
“pollutaxe” sur les produits phytosanitaires dans le cadre de la taxe générale sur
les activités polluantes. Cette taxe est appliquée aux quantités de substances
classées dangereuses entrant dans la composition des produits commercialisés.
Le niveau de la taxe varie selon la toxicité et l’écotoxicité des substances. Les
produits ne contenant pas de substances classées dangereuses ne sont pas taxés.
L’objectif de cette taxe est double :
inciter les industriels à développer des substances moins toxiques pour
l’homme et l’environnement;
inciter les agriculteurs à choisir les produits les moins nocifs.
L’instauration de cette taxe a donné lieu à une large information des utilisateurs
sur les dangers liés aux substances entrant dans la composition des produits
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phytosanitaires. L'eau prend plus de 60 % de la terre. Seulement 3 % est de l'eau
douce, dont 2 % sont dans les régions polaires. Donc, seulement 1 % de l'eau est
accessible.
CONCLUSION
En définitive nous pouvons dire que l'eau devrait être une source de vie et
non de mort. La seule solution à long terme est d'empêcher la pollution de l'eau
douce. Il faut agir le plus en amont possible. Les systèmes agricoles, industriels,
énergétiques et de gestion des déchets qui sont responsables de cette pollution
doivent être remplacés par des alternatives non polluantes.
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