Etude Du Comportement A L'Usure Des Materiaux de Coupe Modernes en Tournage Dur
Etude Du Comportement A L'Usure Des Materiaux de Coupe Modernes en Tournage Dur
THESE
Présentée en vue de l’obtention du diplôme de Docteur d’Etat
Option
Productique
Par
ANNABA 2005
A la mémoire de ma mère
A mon père pour ses sacrifices
A mon épouse et mes enfants, Mouna, Amira, Aymen
A mes frères et sœurs
A toute ma famille
REMERCIEMENTS
II.I Introduction 66
II.2 Equipements utilisés 66
II.2.1 Machine outil 66
II.2.2 Matière à usiner 67
II.2.3. Outils de coupe utilisés 68
a) Porte-plaquettes 68
b) Plaquettes 69
II.2.4. Microscope pour la mesure de l’usure 70
II.2.5 Rugosimètre pour la mesure de la rugosité 71
II.2.6 Dynamomètre pour la mesure des efforts de coupe 72
II.2.7 Pyromètre à infrarouge pour la mesure de la température 73
II.3 Planification des expériences 73
II.3.1 Introduction 73
II.3.2 Méthode unifactorielle 74
II.3.3 Méthode multifactorielle 75
II.3.4 Méthode de calcul des constantes des modèles mathématiques 76
II.4 Conditions de coupe et du traitement thermique 80
II.4.1 Conditions de coupe 80
II.4.2 Conditions du traitement thermique 81
CHAPITRE III: RESULTATS DE L’USURE DES
MATERIAUX DE COUPE TESTES
III. 1 Introduction 84
III. 2 Usinage de l’acier à roulement 100Cr6 84
III. 2.1 Evolution de l’usure des outils 84
a) Nitrure de bore cubique CBN7020 84
b) Céramique Mixte CC650 88
c) Carbure métallique GC3015 91
III.2.2 Tenues des outils 94
III.2.3 Modèles de la tenue 98
III. 3 Usinage de l’acier fortement allié X200Cr12 100
III. 3.1 Evolution de l’usure des outils 100
a) Nitrure de bore cubique CBN7020 100
b) Céramique Mixte CC650 103
c) Carbure métallique GC3015 106
III.3.2 Tenues des outils 109
III.3.3 Modèles de la tenue 113
III. 4 Température de coupe 114
III. 5 Conclusion 121
V.5 Corrélation entre les efforts de coupe et les conditions d’usinage 171
V.6 Conclusion 172
Conclusion générale 173
Liste des publications et communications 178
Bibliographie 181
Annexe 1 188
Annexe 2 190
Annexe 3 193
LISTES DES FIGURES
CHAPITRE I
Figure I.1 : Classement des matériaux à outils suivant la ténacité et la résistance 24
à l’usure.
Figure I.2 : Familles des céramiques de coupe (% à titre indicatif). 27
Figure I.3 : Micrographie d’une coupe de plaquette en céramique à dispersion 28
de nuance AC5 hertel ( AL2O3 + Zr O2) (Grossissement 5000 fois).
Figure I.4 : Micrographie d’une coupe de plaquette en céramique mixte de 28
nuance MC2 hertel (AL2O3 + TiC) (Grossissement 5000 fois).
Figure I.5 : Micrographie d’une coupe de plaquette céramique en Nitrure de 28
Silicium NC1 hertel (Si3 N4) (Grossissement 5000 fois).
Figure I.6 : Micrographie d’une coupe de plaquette en céramique renforcée de 28
fibres de carbures de Silicium (AL2O3+ SiC) (Grossissement 5000 fois).
Figure I.7 : Procédé d'obtention du CBN. 30
Figure I.8 : Influence du % du CBN. 31
Figure I.9 : Différentes formes d’outils en Nitrure de Bore cubique. 32
Figure I.10 : Marché potentiel européen des matériaux de coupe. 33
Figure I.11 : Marché potentiel japonais des matériaux de coupe. 33
Figure I.12 : Matériaux à outil utilisés en tournage dur en Europe. 39
Figure I.13 : Utilisation du CBN par famille de pièces. 39
Figure I.14 : Marché du CBN par type d’industries. 40
Figure I.15 : Causes d’usure. 41
Figure I.16 : Formes d’usures sur les outils de coupe. 44
Figure I.17 : Evolution de l’usure en fonction du temps de coupe. 45
Figure I.18 : La loi d’usure T = F(v). 47
Figure I.19 : Représentation graphique des différents modèles. 49
Figure I.20 : Principaux défauts de surface. 50
Figure I.21: Principaux critères de rugosité. 51
Figure I.22: Sillons théoriques. 52
Figure I.23 : Composantes de l’effort de coupe. 54
Figure I.24 : Structure de la force de coupe. 55
Figure I. 25 : Effort de coupe spécifique. 56
Figure I.26 : Principales zones de cisaillement du copeau. 57
Figure I.27 : Formes de copeau A : copeau continu ; B : copeau segmenté ; 59
C : copeau dentelé.
Figure I. 28 : Morphologie du copeau en fonction de la vitesse de coupe. 60
Figure I. 29 : Evolution de la morphologie d’un copeau (100Cr6) en fonction 60
de la dureté de la pièce et de la vitesse de coupe.
Figure I.30 : Schéma des zones de dégagement de chaleur. 62
Figure I.31 : Répartition de la chaleur entre outil, copeau et pièce. 63
CHAPITRE II
Figure II.1 : Tour à charioter et à fileter modèle SN40. 66
Figure II.2 : Géométrie des éprouvettes pour les essais d’usure. 67
Figure II.3 : Photos des éprouvettes a) Essais d’usure b) Essais de rugosité 67
et d’effort de coupe.
Figure II.4 : Portes-outils utilisés. 68
Figure II.5 : Plaquettes de coupe utilisées. 69
Figure II.6 : Plaquette CBN7020 revêtue d’une couche de TiN. 70
Figure II.7 : Carbure GC3015 à triple revêtement. 70
Figure II.8 : Microscope pour la mesure de l’usure. 71
Figure II.9 : Rugosimètre Surftest 301. 72
Figure II.10 : Mesure de la rugosité sans démontage de la pièce. 72
Figure II.11 : Dynamomètre pour la mesure des efforts de coupe. 72
Figure II.12 : Pyromètre à infrarouge. 73
Figure II.13 : Diagramme de revenu et bande de Jominy de l’acier 100Cr6. 81
Figure II.14 : Diagramme de revenu de l’acier X200Cr12. 82
CHAPITRE III
Figure III.1 : Usure en dépouille (VB) du CBN7020 en fonction du temps 85
et de la vitesse de coupe lors de l’usinage du 100Cr6.
Figure III.2 : Usure en cratère (KT) du CBN7020 en fonction du temps et 85
de la vitesse de coupe lors de l’usinage du 100Cr6.
Figure III.3 : Micrographies de l’usure VB et KT à Vc=90m/min, f=0,08mm/tr 86
et ap=0,5mm. Temps d’usinage; a) 8min, b) 40min, c) 56min et d) 80min.
Figure III. 4 : Aspect final de l’usure en cratère KT : a) début d’usinage, 86
b) après 80min d’usinage à Vc=120m/min, f=0,08mm/tr, ap=0,5mm.
Figure III.5 : Micrographies de l’usure VB et KT à Vc=280m/min, f=0,08mm/tr 87
et ap=0,5mm. Temps d’usinage; a) 1,5min, b) 7min, c) 9min et d) 15,5min.
Figure III.6 : Micrographies de l’usure VB et KT à Vc=350m/min, f=0,08mm/tr 88
et ap=0,5mm. Temps d’usinage; a) 1,5min, b) 2,5min, c) 4,5min et d) 7,5min
Figure III.7 : Usure en dépouille (VB) de la céramique mixte CC650 en fonction 89
du temps et de la vitesse de coupe lors de l’usinage du 100Cr6.
Figure III.8 : Usure en cratère (KT) de la céramique mixte CC650 en fonction 89
du temps et de la vitesse de coupe lors de l’usinage du 100Cr6.
Figure III.9 : Micrographies de l’usures KT et VB du CC650 ; Vc=90m/min, 90
f=0,08mm/tr et ap=0,5mm; Temps d’usinage a)1,5min, b) 8min, c)12min et d)22min.
Figure III.10 : Aspect final de l’usures de la céramique CC650 a) en cratère b) 90
en dépouille ; Vc=180m/min, f=0,08mm/tr et ap=0,5mm ;Temps d’usinage=1,5 min.
Figure III.11 : Usure en dépouille (VB) du GC3015 en fonction du temps 92
et de la vitesse de coupe lors de l’usinage du 100Cr6.
Figure III.12 : Usure en cratère (KT) du GC3015 en fonction du temps 92
et de la vitesse de coupe lors de l’usinage du 100Cr6.
Figure III.13 : Micrographies de l’usures KT et VB du carbure GC3015; 93
Vc=90m/min, f=0,08mm/tr et ap=0,5mm ; Temps d’usinage; a) 1,5min, b) 6min.
Figure III.14 : Tenues expérimentales à différentes vitesses de coupe du 94
CBN7020.
Figure III.15 : Tenues expérimentales à différentes vitesses de coupe de la 95
céramique CC650.
Figure III.16 : Tenues expérimentales à différentes vitesses de coupe de la 95
GC3015.
Figure III.17 : Plage de comparaison des tenues des trois matériaux de coupe. 96
Figure III.18 : Longueur du copeau enlevé à différentes vitesses de coupe 97
pour le CBN.
Figure III.19 : Comparaison entre la longueur de copeau enlevé par les trois 97
matériaux de coupe.
Figure III.20 : Tenues en fonction de la vitesse de coupe (Droites de Taylor). 99
Figure III.21 : Usure en dépouille (VB) du CBN7020 en fonction du temps 101
et de la vitesse de coupe lors de l’usinage du X200Cr12.
Figure III.22 : Usure en cratère KT du CBN7020 en fonction du temps 101
et de la vitesse de coupe lors de l’usinage du X200Cr12.
Figure III.23: Evolution de l'usure en dépouille et en cratère du CBN 7020 102
au début et à la fin de l'usinage pour différentes vitesses de coupe:ap=0,5mm;
f=0,08mm/tr a) 90 m/min, b)120 m/min, c) 180 m/min, d) 280 m/min, e) 350 m/min.
Figure III.24 : Usure en dépouille (VB) de la céramique CC650 en fonction du 104
temps et de la vitesse de coupe lors de l’usinage du X200Cr12.
Figure III.25 : Usure en cratère (KT) de la céramique CC650 en fonction du 104
temps et de la vitesse de coupe lors de l’usinage du X200Cr12.
Figure III.26 : Evolution de l'usure en dépouille et en cratère de la céramique 105
mixteCC650 au début et à la fin de l'usinage pour différentes vitesses de coupe:
ap=0,5mm; f=0,08mm/tr a) 60m/min, b) 90m/min, c) 120m/min, d) 180m/min.
Figure III.27: Usure en dépouille (VB) du GC3015 en fonction du temps 107
et de la vitesse de coupe lors de l’usinage du X200Cr12.
Figure III.28: Usure en cratère (KT) du GC3015 en fonction du temps 107
et de la vitesse de coupe lors de l’usinage du X200Cr12.
Figure III.29 : Aspect de l’usure VB et KT : a) début d’usinage, b) après 38min 106
d’usinage à Vc=30m/min, f=0,08mm/tr, ap=0,5mm.
Figure III.30 : Micrographies de l’usure VB et KT à Vc=60m/min, f=0,08mm/tr 108
et ap=0,5mm. Temps d’usinage; a) 6min, b) 8min.
Figure III.31 : Aspect de l’usure VB et KT après 2,5min d’usinage à Vc=90 108
m/min, f=0,08mm/tr, ap=0,5mm.
Figure III.32 : Tenues expérimentales à différentes vitesses de coupe du 111
CBN7020.
Figure III.33 : Tenues expérimentales à différentes vitesses de coupe de 111
la CC650.
Figure III.34 : Tenues expérimentales à différentes vitesses de coupe du 111
GC3015.
Figure III.35 : Plage de comparaison des tenues des trois matériaux de coupe. 112
Figure III.36 : Comparaison entre la longueur du copeau enlevé par les trois 112
matériaux de coupe.
Figure III.37 : Longueur du copeau enlevé par le CBN pour [VB]=0,3 et 0,4 mm. 112
Figure III.38 : Evacuation de la chaleur par le copeau durant l’usinage du 100Cr6 115
avec la Céramique CC650 à 180m/min (a-c) et le CBN7020 à 220m/min (d-f).
Figure III.39 : Evacuation de la chaleur par le copeau durant l’usinage du 100Cr6 115
avec le CBN7020 a) 120m/min, b) 280m/min.
Figure III.40 : Evolution de la température de coupe en fonction du temps à 117
différentes vitesses de coupe ; ap=0,5mm ; f=0,08mm/tr.
Figure III.41: Température de coupe en fonction de la vitesse de coupe 118
pendant 2min d’usinage.
Figure III.42 : Evacuation de la chaleur par le copeau lors de l’usinage de 119
l’acierX200Cr12 par le CBN7020, temps de coupe=1,8min ;Vc=280m/min,
ap=0,5mm; f=0,08mm/tr; t°copeau=895°C; t°outil=158°C ; t°pièce=64°C.
Figure III.43 : Evacuation de la chaleur par le copeau lors de l’usinage 120
de l’acier X200Cr12 par la céramique CC650, temps de coupe=4,5min ;
Vc=180m/min, ap=0,5mm, f=0,08mm/tr; t°copeau=744°C ; t°outil=86°C ; t°pièce=44°C.
CHAPITRE IV
Figure IV.1 : Influence de la vitesse de coupe sur la rugosité obtenue par le 125
CBN à f=0,08 mm/tr et ap=0,2 mm.
Figure IV.2 : Influence de la profondeur de passe sur la rugosité obtenu par le 125
CBN à Vc=90m/min et f=0,08mm/tr.
Figure IV.3 : Influence de l’avance sur la rugosité obtenue par le CBN 126
Vc=90m/min et ap=0,2mm.
Figure IV.4 : Influence de la vitesse de coupe sur la rugosité obtenue par la 126
céramique CC650 à f=0,08 mm/tr et ap=0,2 mm.
Figure IV.5 : Influence de la profondeur de passe sur la rugosité obtenu 127
par la céramique CC650 à Vc=90m/min et f=0,08mm/tr.
Figure IV.6 : Influence de l’avance sur la rugosité obtenue par la céramique 127
CC650 à Vc=90 m/min et ap=0,2mm.
Figure IV.7 : Influence de la vitesse de coupe sur la rugosité obtenue par le 129
CBN à f=0,08 mm/tr et ap=0,2 mm.
Figure IV.8 : Influence de la profondeur de passe sur la rugosité obtenu par le 129
CBN à Vc=120m/min et f=0,08mm/tr.
Figure IV.9 : Influence de l’avance sur la rugosité obtenue par le CBN à 130
Vc=120 m/min et ap=0,2mm.
Figure IV.10 : Influence de la vitesse de coupe sur la rugosité obtenue 130
par la céramique CC650 à f=0,08 mm/tr et ap=0,2 mm.
Figure IV.11 : Influence de la profondeur de passe sur la rugosité obtenu 131
par la céramique CC650 à Vc=120 m/min et f=0,08mm/tr.
Figure IV. 12 : Influence de l’avance sur la rugosité obtenue par la céramique 131
CC650 à Vc=120 m/min et ap=0,2mm.
Figure IV.13 : Évolution de la rugosité en fonction de l’usure en dépouille 136
du CBN7020 pour différentes vitesses de coupe.
Figure IV.14 : Évolution de la rugosité en fonction de l’usure en dépouille de la 138
CC6650 pour différentes vitesses de coupe.
Figure IV.15 : Évolution de la rugosité en fonction de l’usure en dépouille du 142
CBN7020 pour différentes vitesses de coupe.
Figure IV.16 : Évolution de la rugosité en fonction de l’usure en dépouille de 144
la CC650 pour différentes vitesses de coupe.
Figure IV.17 : Comparaison des valeurs théoriques, expérimentales et prédites 146
de Ra et Rt pour CBN7020/100Cr6 en fonction de (f) à Vc=90m/min et ap=0,2mm.
Figure IV.18 : Comparaison des valeurs théoriques, expérimentales et prédites 146
de Ra et Rt pour CC650/100Cr6 en fonction de (f) à Vc=90m/min et ap=0,2mm.
Figure IV.19 : Comparaison des valeurs théoriques, expérimentales et prédites de 147
Ra et Rt pour CBN7020/X200Cr12 en fonction de (f) à Vc=120m/min et ap=0,2mm.
Figure IV.20 : Comparaison des valeurs théoriques, expérimentales et prédites de 147
Ra et Rt pour CBN7020/X200Cr12 en fonction de (f) à Vc= 120m/min et ap=0,2mm.
CHAPITRE V
Figure V.1 : Evolution des efforts de coupe en fonction de (Vc, f, ap) 153
de l'acier 100Cr6 usiné par le CBN.
Figure V.2 : Evolution des efforts de coupe en fonction de (Vc, f, ap) 154
de l'acier 100Cr6 usiné par le céramique CC650.
Figure V.3 : Evolution des efforts spécifiques en fonction de (Vc, f, ap) 156
de l'acier 100Cr6 usiné par le CBN.
Figure V.4: Evolution des efforts de coupe en fonction de (Vc, f, ap) 159
de l'acier X200Cr12 usiné par le CBN.
Figure V.5 : Evolution des efforts de coupe en fonction de (Vc, f, ap) 160
de l'acier X200Cr12 usiné par le céramique CC650.
Figure V.6 : Evolution des efforts spécifiques en fonction de (Vc, f, ap) 162
de l'acier X200Cr12 usiné par le CBN.
Figure V.7: Evolution des l'efforts de coupe en fonction du temps d’usinage 166
Vc = 180 m/min ; ap = 0,5 mm ; f = 0,08 mm/tr.
Figure V.8 : Evolution des efforts de coupe en fonction de l’usure 166
Vc = 180 m/min ; ap = 0,5 mm ; f = 0,08mm/tr.
Figure V.9 : Evolution de l'effort de coupe en fonction du temps d’usinage 167
Vc = 350 m/min ; ap = 0,5 mm ; f = 0,08mm/tr.
Figure V.10 : Evolution de l'effort de coupe en fonction de l'usure 167
Vc = 350 m/min ; ap = 0,5 mm ; f = 0,08mm/tr.
Figure V.11 : Evolution de l'effort de coupe en fonction du temps d’usinage 169
Vc = 120 m/min ; ap = 0,5 mm ; f = 0,08mm/tr.
Figure V.12 : Evolution de l'effort de coupe en fonction de l’usure 169
Vc = 120 m/min ; ap = 0,5 mm ; f = 0,08mm/tr.
Figure V.13 : Evolution de l'effort de coupe en fonction de l’usure 170
Vc = 180 m/min ; ap = 0,5 mm ; f = 0,08mm/tr.
Figure V.14: Evolution de l'effort de coupe en fonction de l’usure 170
Vc = 180 m/min ; ap = 0,5 mm ; f = 0,08mm/tr.
LISTES DES TABLEAUX
CHAPITRE I
Tableau I.1 : Comparaison des propriétés de certains revêtements. 25
Tableau I.2 : Influence des paramètres de coupe sur la rugosité. 52
CHAPITRE II
Tableau II.1 : Composition chimique des aciers utilisés. 68
Tableau II.2 : Caractéristiques géométriques des portes-outils. 68
Tableau II.3 : Informations relatives aux plaquettes utilisées. 69
Tableau II.4 : Réalisation d’essais d’après la méthode unifactorielle. 74
Tableau II.5 : Matrice de planification pour un plan 23. 75
Tableau II.6 : Conditions de coupe. 80
Tableau II.7 : Conditions du traitement thermique des aciers utilisés. 81
CHAPITRE III
Tableau III. 1: Modèles Mathématiques obtenus pour les trois matériaux de coupe. 98
Tableau III.2 : Effets des différentes plages de vitesses de coupe sur la durée 109
de vie du CBN pour [VB] = 0,3 mm.
Tableau III.3: Modèles Mathématiques obtenus. 113
CHAPITRE IV
Tableau IV.1 : Rugosité de surface de l’acier 100Cr6 en fonction du plan 132
d’expérience.
Tableau IV.2 : Rugosité de surface de l’acier Z00Cr12 en fonction du plan 132
d’expérience.
Tableau IV.3 : Modèle de la rugosité en fonction des éléments du régime de coupe.145
Tableau IV.4 : Modèles de la rugosité en fonction de l'usure en dépouille. 148
CHAPITRE V
Tableau V.I : Résultats de l'effort et de la pression de coupe en fonction des 163
différentes combinaison des éléments du régime de coupe (100Cr6/CBN ).
Tableau V.2 : Résultats de l'effort et de la pression de coupe en fonction 163
des différentes combinaison des éléments du régime de coupe (100Cr6/ CC650).
Tableau V.3 : Résultats de l'effort et de la pression de coupe en fonction 164
des différentes combinaison des éléments du régime de coupe (X200Cr12/CBN ).
Tableau V.4 : Résultats de l'effort et de la pression de coupe en fonction 164
des différentes combinaison des éléments du régime de coupe (X200Cr12/ CC650).
Tableau V.5 : Modèle mathématique de l'effort de coupe 171
(Méthode multi factorielle).
Résumé
Les outils de coupe en céramique mixte à base d'alumine et de carbure de titane
(Al2O3 + TiC) ainsi que les CBN à base de nitrure de bore cubique et carbonitrure de
titane sont largement convoités pour les opérations d’usinage des matériaux très durs et
dans des conditions sévères. Ainsi, les objectifs de cette recherche se résument à
étudier d'une part, l'effet des conditions de travail sur l'usure des matériaux de coupe
modernes comme la céramique mixte (CC650), le nitrure de bore cubique (CBN7020)
ainsi que le carbure métallique revêtu (GC3015). D'autre part, l'impact des conditions
de coupe et de l'usure des outils sur la qualité des surfaces usinées est abordé en terme
de rugosité. Des essais d'usure de longue durée ont été réalisés sur deux nuances d'acier
(100Cr6 et X200Cr12) qui sont difficilement usinables de part leur dureté avoisinant un
niveau de 60HRC.
Lors de l’usinage de l’acier 100Cr6, les résultats des tenues montrent qu'à la
même vitesse de 90 m/min, le ratio TCBN/TCC650 n’est que de 6,57 en comparaison avec
le ratio TCBN/TGC3015 qui est de 38,33. Cependant, le ratio TCC650/TGC3015 donne une
faible valeur de 5,8. Aux vitesses de coupe supérieures à 120 m/min, le CBN dépasse
largement la céramique mixte en durée de vie et en qualité de surface. Les états de
surfaces obtenues sont comparables à celles de la rectification dont la plage de Ra en µm
est de 0,2 à 1,6. Une relation entre la rugosité de la surface usinée et l'usure VB de
l’outil a été mise en évidence sous la forme d'une équation puissance. Cette dernière
permet de décrire l'évolution de la rugosité à différentes vitesses de coupe.
Ce travail présente également l'influence des conditions de coupe ainsi que celle
de l'usure sur les efforts de coupe. L'usinage des aciers 100Cr6 et X200Cr12 s'est
caractérisé par une génération de chaleur intense, principalement véhiculée par le
copeau, et qui n'a pas affecté thermiquement la surface usinée de la pièce. Des modèles
mathématiques exprimant la relation entre les éléments du régime de coupe et les
paramètres technologiques (durée de vie, rugosité et effort de coupe) ont été proposés.
Key words: Mixed Ceramic, Cubic Boron Nitride, Coated carbide, Wear, Roughness,
Hard Turning.
INTRODUCTION
Malgré le développement de nouvelles techniques permettant d’élargir le champ
d’application des procédés de fabrication par enlèvement de matière, telles que
l’électroérosion ou la découpe par laser, l’usinage par outil coupant garde une place
dominante parmi ces procédés, en raison du rendement énergétique très favorable de ce
processus traditionnel. Cette position se trouve d’ailleurs renforcée, grâce aux gains de
productivité et à la flexibilité accrue, que permet l’utilisation de plus en plus étendue de
la commande numérique et de la programmation automatique des machines-outils.
Aussi, est-il souhaitable d’abaisser au maximum les coûts de production de ce
processus par l’augmentation des vitesses de coupe, réalisables notamment grâce à
l’introduction de nouveaux matériaux coupants. De ce fait, l’optimisation des conditions
opératoires des outils coupants doit contribuer largement à la productivité et au
développement des techniques avancées d’automatisation de l’usinage.
De plus les progrès techniques, notamment dans les domaines de l’automobile,
l’aviation, de l’espace et du nucléaire, ont développé l’emploi de matériaux très durs ou
réfractaires d’usinabilité difficile, qui demandent des matériaux à outils très résistants.
Parallèlement, ces progrès font apparaître de nouveaux matériaux susceptibles d’être
utilisés pour réaliser des outils coupants répondant à ces exigences.
Les outils de coupe en acier rapide, carbure et cermet sont utilisés en tournage
pour la plupart des matériaux usinés mais leur tenue est limitée et leur usage parfois
impossible lorsque certaines pièces à usiner se caractérisent par une grande dureté et
une résistance à l’abrasion élevée. C’est le cas principalement des aciers et des fontes
trempés, des alliages réfractaires à base de nickel et des matériaux composites à matrice
métallique.
C’est pourquoi, bien que les études entreprises jusqu’à présent dans le domaine
de la coupe (mécanisme de la formation du copeau, comportement des outils, aspect
thermique, endommagement des arêtes de coupe) aient permis des progrès importants
pour la connaissance du processus, il est nécessaire de les réactualiser et de les
poursuivre, afin de répondre aux nouvelles conditions du contexte industriel. Il apparaît,
en particulier, que la complexité et les interactions des nombreux facteurs impliqués
dans les phénomènes de la coupe, nécessitent des expérimentations spécifiques à chaque
matériau, afin de définir le meilleur choix des outils et des conditions de coupe
optimales correspondantes, en se basant sur l’analyse de leurs comportements à l’usure.
Les travaux qui font l’objet de cette thèse de doctorat s’inscrivent dans cet
objectif. En particulier l’étude de l’usinabilité des aciers de hautes duretés ( 100Cr6,
X200Cr12) et aussi l’évaluation des capacités de coupe des outils représentatifs des
grandes familles de matériaux coupants modernes (à savoir : le nitrure de bore cubique
et les céramiques).
La thèse est structurée comme suit :
Le premier chapitre est consacré à l’étude bibliographique, dans lequel sont
définis, le tournage dur, l’évolution des matériaux à outil et la description des
phénomènes régissant le processus de coupe (l’usure des outils, la rugosité, les efforts et
la température de coupe et enfin la formation du copeau).
Dans le deuxième chapitre, nous avons présenté les équipements utilisés, la
planification des expériences et les conditions de coupe et de traitements thermiques.
Le troisième chapitre est consacré aux résultats obtenus lors des essais d’usure.
Ceci dans le but de déterminer les capacités de coupe des matériaux de coupe testés. Le
suivi de l’usure a permis l’établissement de modèles mathématiques prenant en compte
l’influence des conditions de coupe.
Le quatrième chapitre est réservé à l’étude de l’impact des conditions de coupe et
de l’usure sur la rugosité des surfaces usinées pour les deux matériaux de coupe testés.
Cette étude a conduit à la détermination de modèles mathématiques exprimant d’une
part la relation entre la rugosité et les éléments du régime de coupe et d’autre part la
relation entre la rugosité de la surface usinée et l’usure de l’outil.
Le cinquième chapitre est réservé à l’étude de l’impact des conditions de coupe
et de l’usure sur les efforts de coupe générés lors de l'usinage des deux aciers trempés
par le CBN et la céramique mixte. Cette étude a conduit à la détermination des modèles
mathématiques exprimant la relation entre les efforts de coupe et les éléments du régime
de coupe.
En dernier lieu, nous avons présenté une conclusion générale, suivie par une
liste des références bibliographiques et des annexes.
CHAPITRE I : Etude bibliographique sur les phénomènes régissant le processus de coupe
CHAPITRE I
ETUDE BIBLIOGRAPHIQUE SUR
LES PHENOMENES REGISSANT
LE PROCESSUS DE COUPE
22
CHAPITRE I : Etude bibliographique sur les phénomènes régissant le processus de coupe
23
CHAPITRE I : Etude bibliographique sur les phénomènes régissant le processus de coupe
Carbures revêtus
La plupart des outils carbures sont revêtus. On revêt un carbure tenace d’une
couche de TiN ou de céramique. Ce revêtement assure une très forte résistance à la
cratérisation ce qui amélioré l’usure par diffusion. Il réduit la friction au contact outil-
copeau, ce qui diminue les efforts de coupe. Les qualités de carbures revêtus autorisent
des vitesses de coupe élevées avec des sections de copeau importantes, permettant un
24
CHAPITRE I : Etude bibliographique sur les phénomènes régissant le processus de coupe
25
CHAPITRE I : Etude bibliographique sur les phénomènes régissant le processus de coupe
26
CHAPITRE I : Etude bibliographique sur les phénomènes régissant le processus de coupe
• Nitrures
Ces types de matériaux sont plus récents que les céramiques à base d’aluminium et
sont actuellement en développement. Les plus connus sont les sialons (Si3N4+ AL2O3),
il s’agit des céramiques de couleur noire, (figure I.5). Les outils en sialon ont une
grande dureté à chaud, une meilleure ténacité à chaud et une plus grande résistance au
choc thermique que les outils à base d’alumine. Ils ne peuvent être utilisés pour les
aciers du fais d’interaction chimique avec eux, mais ils conviennent à l’usinage des
fontes et des superalliages jusqu’à des vitesses de coupe de 1500 m/min [GRE 83].
Les développements dans ce domaine ne sont pas encore terminés, il est possible de
revêtir le Si3 N4 d’une couche en oxyde d’aluminium (AL2O3), en carbure de titane
(TiC) [PAS 87]. Cette technique améliore la résistance à l’usure, permettant ainsi des
vitesses élevées.
• Composites
Actuellement le renforcement des matériaux de coupe de céramique à base de l’oxyde
d’aluminium au moyen d’une dispersion des fibres en carbures de silicium (AL2O3 +
SiC) semble représenter l’une des solutions les plus prometteuse permettant
d’augmenter considérablement la ténacité du matériau final. Un Whiskers est une fibre
monocristalline. Les whiskers de SiC utilisés pour renforcer les outils de coupe en
alumine ont un diamètre inférieur à 1 µm et une longueur comprise entre 5 et 20 µm
(figure I.6). Les composites en carbure de silicium comportent généralement 25 à 35%
en poids de whiskers. Cette adjonction se traduit par un doublement de la résistance à
la rupture et par une augmentation de la résistance aux chocs thermiques qui rend
donc possible l’utilisation d’un liquide de coupe en cours d’usinage [BRA 97].
Céramiques de coupe
27
CHAPITRE I : Etude bibliographique sur les phénomènes régissant le processus de coupe
Figure I.3 : Micrographie d’une coupe Figure I.4 : Micrographie d’une coupe
de plaquette en céramique à dispersion de plaquette en céramique, mixte de
de nuance AC5 hertel (AL2O3 + Zr O2) nuance MC2 Hertel ( AL2O3 + TiC )
(Grossissement 5000 fois). (Grossissement 5000 fois).
Figure I.5 : Micrographie d’une coupe Figure I.6 : Micrographie d’une coupe de
de plaquette céramique en Nitrure de plaquette en céramique renforcées de fibres
Silicium NC1 Hertel (Si3 N4) de carbures de Silicium (AL2O3+ SiC).
(Grossissement 5000 fois). (Grossissement 5000 fois).
28
CHAPITRE I : Etude bibliographique sur les phénomènes régissant le processus de coupe
I.1.3.4 Perspectives
Les perspectives de développement des outils coupants en céramique sont
liées d’une part à leur capacité de remplacement des carbures dans les techniques
d’usinage actuelles (Tournage - Fraisage). D’autre part à leur capacité d’emploi dans
des nouvelles techniques d’usinage. Le développement des machines-outils (CNC,
Centre d’usinage), offrent aujourd’hui plus de puissance et une meilleure stabilité,
capable d’usiner selon les paramètres de coupe bien adaptés aux outils céramiques. Ils
permettent aussi d’adapter avec plus de précision le cycle d’usinage au matériau de
coupe afin de réduire au minimum les risques de rupture de la plaquette. Une évolution
rapide de la part de marché des céramiques paraît par conséquent assez probable, on
trouve souvent dans la presse spécialisée des prévisions très optimistes prévoyant une
croissance importante dans les 10 ans avenir [BRA 97].
29
CHAPITRE I : Etude bibliographique sur les phénomènes régissant le processus de coupe
à l’abrasion qui leur permet surtout d’usiner avec des vitesses de coupe plus
importantes qu’avec des outils carbures, tout en assurant des états de surface excellents
pour des durées de vie élevées. Ses propriétés ont conduit à l’utilisation du CBN
comme matériau d’outil depuis le début des années 1970 [PAS 87].
Contrairement au diamant, le CBN ne se trouve pas dans la nature. On l’élabore donc
par synthèse (première synthèse en 1957 aux Etas-Unis) (figure I.7).
Suivant les conditions, on obtient les deux formes suivantes:
• Nitrure de bore à structure cubique (CBN) qui est la forme la plus dure
(même structure que le diamant).
• Nitrure de bore à structure hexagonale de faible dureté (même structure que
le graphite).
La forme dure est très difficile à obtenir et les techniques sont voisines de celles
utilisées pour la synthèse du diamant. Les cristaux obtenus sont très petits (< 0,5mm,
plutôt vers 50µm) utilisables pour la réalisation de meubles au nitrure de bore.
Pour fabriquer des outils de coupe, on réalise par frittage (premier essai vers 1972) un
compact polycristallin (analogie avec le PCD à matrice céramique ou métallique,
éventuellement lié à un substrat en carbure de tungstène).
Synthèse Frittage
Pour couvrir tous les cas d'usinage, il existe plusieurs nuances de CBN, chacune ayant
son application spécifique. Les performances dépendent de la teneur en CBN, de la
grosseur des particules, du type de liant utilisé et de la microstructure. On les classe
généralement en deux groupes selon leur microstructure [GLA 84].
• Les outils Pc-BN dites «purs» dont la teneur en nitrure de bore cubique dépasse
90%, ils sont caractérisés par une deuxième phase liante de nature métallique
(2%ALB2/ALN). Cette nuance possède une grande résistance mécanique et aux
chocs. Elle est recommandée pour l'usinage des alliages de rechargement, des
fontes perlitiques, des superalliages et des pièces en métaux frittés. Du fait de
sa grande résistance, on utilise cette nuance pour les travaux d'ébauche et de
coupe interrompue d'alliages durs.
30
CHAPITRE I : Etude bibliographique sur les phénomènes régissant le processus de coupe
Stabilité
Chimique + faible % CBN + élevé Dureté
accrue
31
CHAPITRE I : Etude bibliographique sur les phénomènes régissant le processus de coupe
32
CHAPITRE I : Etude bibliographique sur les phénomènes régissant le processus de coupe
EUROPE (376M$)
HSS 1% Céramiques 8 %
CBN 7%
WC 5%
WC revêtu 53%
Meules 26%
Figure I.10 : Marché potentiel européen des matériaux de coupe [DAP 94].
WC 1%
WC revêtu 15%
Meules11%
CBN 34%
HSS 1%
Céramiques 38 %
I.1.4.4 Conclusion
Les outils en nitrure de bore cubique ouvrent une nouvelle voie d’amélioration
de la productivité pour les usineurs. Ceux-ci doivent donc être attentifs à leurs
possibilités, performances et progrès. Toutefois, en raison du coût de ce matériau
d’outil, un bilan économique précis des avantages induits par son utilisation est
nécessaire avant de décider de son application industrielle.
33
CHAPITRE I : Etude bibliographique sur les phénomènes régissant le processus de coupe
I.2.2 Définition
Le tournage dur concerne le tournage de matériaux ferreux durcis entre 45 et 70
HRC par des opérations principalement de finition interne ou externe, et dans certain
cas d’ébauche.
Les matériaux durs sont caractérisés par les propriétés suivantes :
• Une grande dureté à la pénétration ;
• Un pouvoir abrasif élevé ;
• Une faible ductilité ;
• Un grand rapport entre la dureté et le module d’élasticité (module de Young).
Le mot Dur signifie :
• Dur au sens de la dureté du matériau usiné, du point de vue résistance à la
pénétration d'un indenteur ;
• Dur au sens de difficulté à usiner le matériau, conséquence de sa très mauvaise
usinabilité (un matériau peut être difficile à usiner sans pour autant être dur);
• Dur au sens de la difficulté de l'opération d'usinage (alésage profond, travail
aux chocs,…) [POU 99].
34
CHAPITRE I : Etude bibliographique sur les phénomènes régissant le processus de coupe
• Qualité et précision
- Le TD permet de réaliser de multiples opérations sans reprises sur la machine;
- Le TD permet d'obtenir des états de surface (jusqu'à des Ra de 0,15 µm) de même
valeur que ceux obtenus en rectification (inférieur à 0,5 µm);
- Le TD permet d'obtenir des qualités IT5-IT6, mais la rectification s'impose pour de
meilleures qualités;
- Les nouvelles machines disponibles sur le marché permettent d'atteindre des
circularités de 1 µm des cylindricités de 2 µm sur 50 mm, des tolérances de forme de ±
2 µm, des tolérances en production de 4 µm;
- En rectification la pièce et la meule sont en rotation ce qui affecte la qualité de la
cylindricité;
- Les stries en hélice, caractéristiques de la topographie des surfaces tournées ne sont
pas toujours favorables dans le cas des pièces avec fonction d'étanchéité;
- L'alésage avec meule tige est très délicat (encrassement et flexion), l'alésage à la
barre d'alésage -voir antivibratoire- est meilleur;
- Les efforts de coupe sont plus faibles qu'en rectification.
35
CHAPITRE I : Etude bibliographique sur les phénomènes régissant le processus de coupe
• Investissement
- Le tournage dur diminue considérablement le montant d'investissements machine et
outil (coût d'une rectifieuse: 2000KF, coût d'un tour CN: 850KF) cependant le coût
outil/pièce, peut être deux à trois fois plus important (mais suite à son industrialisation
croissant rapidement, le prix des plaquettes CBN est en forte baisse);
- La rectification nécessite des opérateurs plus spécialisés.
• Environnement
Avec les nouvelles normes environnementales, les industries sont contraintes de
traiter ou recycler leurs déchets sous peine de fortes amendes. Les entreprises qui
génèrent des boues de rectification sont actuellement entre les mains des cimentiers.
Effectivement les boues ne sont plus un déchet puisque c'est une matière première
rentrant dans la fabrication du ciment, en conséquence, la qualité des boues doit être
maîtrisée. L'analyse des taux d'hydrocarbures (huiles machine, liquide de coupe,
lavage des boues) doit rester inférieur à 0,05% sinon celle-ci doivent être traitées
différemment soit par pyrolyse, en décharge ou en incinération (surcoût à la tonne
1000F). Ces boues sont constituées de 50% de minuscules copeaux d'acier générés en
cours d'opération de rectification qui se mélangent avec 46% de liquide de coupe, 3%
de meule et 1% d'huile de graissage.
Malgré des résultats encourageants concernant le traitement des déchets d'autres pistes
sont à envisager:
- En interne pour réduire les quantités de boues par pressage, en réduisant les
surépaisseurs d'usinage en utilisant des procédés ne générant pas de boues (tournage
dur);
- En externe par le développement d'autres filières telles que la mise en décharge
contrôlée après neutralisation, l'incinération mais surtout le recyclage en aciérie ou en
fonderie ;
- L'usinage pouvant s'effectuer à sec, le procède contribue à des économies de
lubrifiant. Aujourd'hui l'utilisation des liquides d'arrosage et des huiles représente
16 % des coûts totaux de fabrication, tant en produits utilisés qu'en recyclables de
destruction entretien des installations;
- Il n'existe pas de coût de gestion des boues des rectifications: 3000F/m³ ou
1000F/tonne;
- Il génère des copeaux recyclables, donc revendus;
- Les pièces rectifiées nécessitent un lavage.
36
CHAPITRE I : Etude bibliographique sur les phénomènes régissant le processus de coupe
une vitesse requise de 200 m/min. Pour cela le nombre de tours doit être de 7961,7
tours par minute. Il va de soi que ce nombre de tours ne peut être fourni dans
n’importe quelle condition. Pour certaines applications, la surface ne peut présenter un
relief fileté. C’est notamment le cas des composants hydrauliques qui nécessitent des
garnitures d’étanchéité. La surface des pièces tournées présentera toujours une
structure filetée, contrairement à celle des pièces rectifiées. (Il n’est cependant pas
exclu d’obtenir une pièce tournée qui puisse servir à réaliser une parfaite étanchéité
aux gaz) [WIN 03].
37
CHAPITRE I : Etude bibliographique sur les phénomènes régissant le processus de coupe
38
CHAPITRE I : Etude bibliographique sur les phénomènes régissant le processus de coupe
CBN 24 %
Meules 45 %
WC 5%
Céramiques et
cermets 26 %
Engrenages et Roulements 25 %
pignons 35 %
Moules et
matrices 10%
Cylindre 5 %
Divers 5 %
Axes 20 %
39
CHAPITRE I : Etude bibliographique sur les phénomènes régissant le processus de coupe
Industrie lourde 10 %
Automobile 50 % Autres 10 %
Aéronautique 10 %
Sous traitants 20 %
I. 2.7 Conclusion
Les grandes entreprises ayant compris les gains financiers qu’elles pouvaient en
tirer de la technique du tournage dur sont de plus en plus nombreuses. On citera à titre
d’exemple : Ford (Bordeaux), Mercedes (Gaggenau), Volkswagen (Kassel), Fiat
(Turin), BMW (Munich), General motors, etc….
Les pièces usinées sont des baladeurs, des couronnes, des manchons d’accouplement,
des pignons, des arbres, des cages de roulement. On notera aussi que, s’il est
quelquefois possible d’usiner complètement par tournage dur les pièces traitées, il est
vain de vouloir en faire un substitut à la rectification. En combinant les deux
techniques d’usinage, il est possible de réduire considérablement les temps d’usinage
et de réalisations des produits.
40
CHAPITRE I : Etude bibliographique sur les phénomènes régissant le processus de coupe
41
CHAPITRE I : Etude bibliographique sur les phénomènes régissant le processus de coupe
42
CHAPITRE I : Etude bibliographique sur les phénomènes régissant le processus de coupe
43
CHAPITRE I : Etude bibliographique sur les phénomènes régissant le processus de coupe
Figure I.16 : Formes d’usures sur les outils de coupe [DIE 85].
44
CHAPITRE I : Etude bibliographique sur les phénomènes régissant le processus de coupe
A B C
Temps
• Zone A : Est celle du rodage ou usure initiale. Elle donne lieu à une usure intense
qui se caractérise par l’arrachement d'une quantité importante de petites particules
de la surface de l'outil, plus les surfaces de la partie active de l'outil sont nettes
(lisses), plus l’évolution de l’usure est faible.
• Zone B : Correspond à l’usure normale. Elle est plus stable, c'est-à-dire linéaire.
Elle est caractérisée par une pente très faible comparativement aux autres zones.
• Zone C : C’est la zone d’usure accélérée (catastrophique), là où les deux types
d’usure (celle en dépouille et en cratère) se réunissent.
45
CHAPITRE I : Etude bibliographique sur les phénomènes régissant le processus de coupe
• Critère de « mort d’outil » utilisé principalement pour les outils en acier rapide.
• Critère d’usure volumétrique ou massique caractérisé par la perte en poids de
l’outil, mesuré par pesée ou à l’aide de traceurs radioactifs.
• Critère basé sur les variations de cotes des surfaces usinées. Il est actuellement
utilisé pour la détermination de l’usinabilité des aciers.
B) Critères indirects
Ils sont basés sur la variation de certaines grandeurs physiques de la coupe en fonction
de l’usure de l’outil, ce sont par exemple :
• Les efforts de travail spécifique de coupe ;
• La rugosité de surface usinée ;
• La température de coupe à la pointe de l’outil.
Les critères de durée d’outil recommandés par les normes ISO sont :
Les critères préférables pour les carbures et céramiques pour toutes conditions de
coupe, en usinage d’acier ou fonte sont soit :
• La largeur de la bande d’usure frontale [VB] = 0,3 mm si elle est uniforme.
• La largeur maximale de cette bande [VBmax]= 0,5 mm si elle est irrégulière.
Dans certains cas, on peut faire recours à des critères complémentaires telle que la
profondeur KT du cratère pour les carbures métalliques qui se calcule d’après la
formule (KT = 0,1 + 0,3f) mm où f est l’avance en mm/tr.
La loi d’usure d’un outil de coupe représente la variation du temps effectif de coupe (t)
en fonction des conditions géométriques (pour le copeau et l’outil) et cinématiques de
l’usinage la durée effective de vie T est définie comme étant le temps d’usinage qui
conduit à l’usure limite définie par les critères précédents [ROU 75].
La figure (I.18) indique l’allure de la variation de la tenue en fonction de la vitesse de
coupe.
46
CHAPITRE I : Etude bibliographique sur les phénomènes régissant le processus de coupe
- La partie AB (Vc faible) correspond à une usure par abrasion ou par adhésion.
- Dans la partie BC apparaît la couche de glissement facile, l’abrasion et l’adhésion
diminuent et on assiste à une amélioration de la résistance à l’usure.
- Au-delà du point C, cette amélioration relative est compensée par l’effet néfaste de
l’accroissement de la température qui augmente l’usure par diffusion jusqu’à
atteindre le régime de destruction de l’outil.
De nombreux modèles mathématiques ont été proposés pour représenter la loi d’usure
des outils de coupe, [ROU 75], [AMR 87], parmi lesquels on donne :
47
CHAPITRE I : Etude bibliographique sur les phénomènes régissant le processus de coupe
48
CHAPITRE I : Etude bibliographique sur les phénomènes régissant le processus de coupe
49
CHAPITRE I : Etude bibliographique sur les phénomènes régissant le processus de coupe
50
CHAPITRE I : Etude bibliographique sur les phénomènes régissant le processus de coupe
Les principaux critères de rugosité sont définis par rapport à cette ligne moyenne
[CET 79].
a) Rugosité totale Rt : Rt représente l’écart total entre le point le plus haut et le point
le plus bas du profil.
b) Rugosité Rz : Rz représente la distance moyenne entre les cinq sommets les plus
élevés et les cinq creux les plus bas.
c) Rugosité moyenne arithmétique Ra : Ra représente la moyenne arithmétique des
écarts (en valeur absolue) par rapport à OX.
Ra est calculée sur une longueur d’évaluation :
1
1
Ra = ∫ y dx (I.12)
L0
51
CHAPITRE I : Etude bibliographique sur les phénomènes régissant le processus de coupe
52
CHAPITRE I : Etude bibliographique sur les phénomènes régissant le processus de coupe
f²
Rt ( théorique) = rε 1 − 1 − (I.13)
4r ² ε
Avec rε le rayon de pointe d’un outil rond. Dans le cas où l’avance serait
suffisamment petite devant la valeur de rε. L’équation (I.13) pourrait être remplacée
par l’approximation :
f²
Rt ( théorique) ≈ (I.14)
8rε
Pour les faibles avances, le phénomène de copeau minimum prend place et il se traduit
par un refus de coupe de l’outil ce qui donne lieu à un copeau de faible épaisseur. Dans
ce cas, la rugosité totale réelle Rt est bien supérieure à Rt(théorique). Par contre, pour les
avances élevées, les irrégularités découlant de la coupe deviennent faibles par rapport
aux sillons théoriques ce qui donne une rugosité totale réelle Rt qui se rapproche de
Rt(théorique). A partir de l’équation (I.14), une approximation largement utilisée pour
évaluer la rugosité moyenne arithmétique (Ra) se présente sous la forme [DAW 02]:
f²
Ra (théorique) ≈ (I.15)
32rε
Ra = Cf k 5 Vck 6 (I.17)
où : C est une constante et k5 > 0 et k6 <0
I. 5 Efforts de coupe
I.5.1 Définition et intérêt de leur mesure
Le tournage longitudinal donne lieu à un effort de coupe dont la décomposition
dans trois directions privilégiées peut servir de base à la définition des efforts de coupe
pour toutes les opérations d’usinage. La résultante de coupe F, peu utilisée en pratique,
est la somme de trois composantes (figure I.23).
Fv : Composante dans le sens de la vitesse de coupe appelée effort tangentiel ou effort
principal de coupe. Elle a la plus grande valeur absolue.
Fa : Composante dans le sens de l’avance, appelée effort d’avance ou effort axial en
tournage.
Fr : Composante dans le sens perpendiculaire aux deux autres, appelée effort de
refoulement ou effort radial.
53
CHAPITRE I : Etude bibliographique sur les phénomènes régissant le processus de coupe
Vc
Fa
Fr
Fv f
FR
54
CHAPITRE I : Etude bibliographique sur les phénomènes régissant le processus de coupe
La zone 3 : est associée aux forces exercées entre le copeau et la pièce. La force
résultante F’’ dépend de :
FS : La force de cisaillement à appliquer pour réaliser la déformation du métal. Cette
force est directement proportionnelle à la section de coupe Sc.
Fn : La force normale à la direction de la force de cisaillement.
Fi : La force d’inertie représente la force qui s’oppose, pour un copeau de masse m, au
changement de la vitesse de coupe Vc et de la vitesse résultante du copeau Ve. Ces
forces sont négligeables pour l’usinage avec des vitesses de coupes conventionnelles
mais elles deviennent importantes lors de l’usinage à grande vitesse [CAL 98].
55
CHAPITRE I : Etude bibliographique sur les phénomènes régissant le processus de coupe
L’effort de coupe spécifique est l’un des facteurs importants qui caractérise l’usinabilité du
matériau usiné. La connaissance de celui-ci permet d’évaluer la valeur de la force de coupe
nécessaire en fonction de la section du copeau choisi.
56
CHAPITRE I : Etude bibliographique sur les phénomènes régissant le processus de coupe
57
CHAPITRE I : Etude bibliographique sur les phénomènes régissant le processus de coupe
58
CHAPITRE I : Etude bibliographique sur les phénomènes régissant le processus de coupe
59
CHAPITRE I : Etude bibliographique sur les phénomènes régissant le processus de coupe
Vc=900m/min Vc=1100m/min
60
CHAPITRE I : Etude bibliographique sur les phénomènes régissant le processus de coupe
Au cours des dix dernières années, les études sur l’usinage ont montré
l’importance de la température ou de la distribution de la température dans l’arête des
outils de coupe pour expliquer les causes physiques de l’usure des outils et par suite
apprécier l’usinabilité des matériaux [AMR 87]. L’importance de la température dans
l’usure des outils avait déjà été reconnue par Edward Herbert [WEI 71] qui à énoncé
le premier la loi qui porte son nom « L’usure de l’arête de l’outil n’est fonction que de
la température de coupe ». Effectivement, tous les phénomènes physiques qui sont à la
base de l’usure des outils de coupe (frottement, abrasion, corrosion chimique, usure
par diffusion) sont étroitement sous la dépendance de la température. Il n’est donc pas
surprenant que les relations entre l’usure de l’outil et la température de coupe qui ont
été trouvées soient de forme exponentielle [WEI 71].
VB = K θn (loi de SCHALLBROCH et SCHAUMANN) (I.20)
Entre la température de coupe et la vitesse de coupe, on a trouvé d’autres relations,
comme :
θ = C Vn (GOTTWEIN) (I.21)
θ = C V + constante (O.W. BOSTON) (I.22)
61
CHAPITRE I : Etude bibliographique sur les phénomènes régissant le processus de coupe
pièce
Q1 K 1 .ρ1 .C1
= (I.24)
Q2 K 2 .ρ 2 .C 2
K : Conductibilité thermique ;
C : Chaleur spécifique ;
ρ : Densité ;
1, 2 : Indices relatifs aux corps 1 ou 2.
Dans la pièce, il y a apparition de chaleur due à l’écrouissage du métal usiné.
L’importance de cet écrouissage est fonction de la vitesse de coupe et de l’avance.
Aux grandes vitesses de coupe. La couche écrouie diminue d’épaisseur, alors qu’aux
faibles vitesses de coupe, celle-ci peut avoir une épaisseur égale à l’avance dans un
acier extra-doux par exemple. La chaleur ainsi produite se répand dans la pièce par
conductibilité. L’analyse calorimétrique de la coupe, qui a été pratiquée par divers
auteurs a permis de donner la répartition de la chaleur entre outil, copeau, pièce usinée
et air (figure I.31).
62
CHAPITRE I : Etude bibliographique sur les phénomènes régissant le processus de coupe
63
CHAPITRE I : Etude bibliographique sur les phénomènes régissant le processus de coupe
I. 8 Conclusion
Dans cette étude bibliographique (chapitre I), nous avons résumé les différents
phénomènes régissant le processus de coupe. L’évolution des matériaux de coupe,
présentée dans le point 1.1, montre que la recherche continue vers le matériau idéal à
la fois le plus dur et le plus tenace. C’est l’un des défis de notre siècle, les chercheurs
en matériau sont condamnés à trouver un compromis entre dureté et ténacité, ce qui
toute fois, apparaît comme un vaste domaine de recherche. Nous avons présenté dans
le point I.2 le tournage dur en tant que technique nouvelle d’usinage, son intérêt
économique, ses limites actuelles pour un développement à l’échelle industrielle. La
bibliographie rencontrée dans ce domaine remonte à cette dernière décennie, les
informations trouvées étaient d’une aide capital dans la connaissance de cette
technique. L’usure des matériaux de coupe et l’un des points principaux investigué
dans cette étude, en effet, dans le cas de l’usinage des matériaux durs, l’usure des
outils arrive au premier plan car elle influe fortement sur l’obtention des états de
surfaces correctes et de la précision recherchée. Nous avons souligné ensuite le rôle
des effets thermiques dans la zone de coupe, sur le processus de dégradation des outils
de coupe et par suite la nécessité d’évaluer le champ thermique régnant dans celle-ci.
Le prochain chapitre présente l’ensemble des équipements utilisés pour la réalisation
des expériences ainsi que la démarche poursuivie pour la planification des essais.
I. 9 Position du problème
En se basant sur l’étude bibliographique, il ressort que les céramiques de coupe
et les CBN sont des matériaux à outil en pleine évolution, ils permettent des
performances irréalisables avec les autres matériaux à outils du point de vue :
• Productivité, parce qu’ils sont utilisés dans l’usinage à grande vitesse, par
conséquent, une réduction considérable des temps d’usinages.
• Ils offrent la possibilité d’usiner des matériaux difficilement usinables.
• Ils permettent d’obtenir des qualités de surface, avec toute satisfaction, lors des
opérations de finition.
Par conséquent l'objectif de notre étude est d'essayer de contribuer à caractériser le
comportement à l'usure des outils de coupe modernes en usinage dur. De définir
l'impact des conditions de coupe et de l'usure sur la rugosité des surfaces et aussi sur
les efforts de coupe générés lors de l'usinage. A cet effet nous avons choisi dans nos
essais deux matériaux à usiner, l'acier faiblement allié 100Cr6 et l'acier fortement allié
X200Cr12, qui sont très agressifs vis-à-vis des matériaux d'outils. Des modèles
mathématiques, exprimant les relations entre les paramètres de coupe et l'usure, la
rugosité, les efforts de coupe seront proposés dans un nouveau contexte d'usinage
(tournage dur) et avec des matériaux d'outils nouveaux.
64
CHAPITRE I : Etude bibliographique sur les phénomènes régissant le processus de coupe
65
Chapitre II: Equipements utilisés et programme d'expérience
CHAPITRE II
EQUIPEMENTS UTILISES ET
PROGRAMME D’EXPERIENCE
65
Chapitre II: Equipements utilisés et programme d'expérience
II.1 Introduction
Nous présentons dans ce chapitre, l’ensemble des outils mis en œuvre pour la
réalisation des expériences et cela dans le souci de caractériser le comportement des
matériaux de coupe modernes étudiés, face aux deux matériaux à usiner. Cela va
consister en une présentation des différents équipements utilisés qui servent au suivi de
l’évolution de l’usure, des efforts de coupe générés, de la rugosité des surfaces obtenue
et de la température dégagée lors de l’usinage. Nous présentons également la
démarche utilisée pour la planification et les conditions de réalisation des expériences.
Les expériences nécessaires à notre étude ont été effectuées au Laboratoire de
Mécanique et Structure (LMS), département de Mécanique (Université de Guelma).
Le tour qui a servi pour effectuer nos essais est un tour à charioter et à fileter de
la société tchèque « TOS TRENCIN » modèle SN40 de puissance sur la broche égale
à 6,6 kW (figure II.1). Les nombres de tours disponibles sur la machine sont : 22,5 ;
31,5 ; 45 ; 63 ; 90 ; 125 ; 180 ; 250 ; 355 ; 500 ; 710 ; 1000 ; 1400 ; 2000 (tr/min). Les
avances sont : 0,08 ; 0,11 ; 0,12 ; 0,14 ; 0,16 ; 0,2 ; 0,24 ; 0,28…….6,4 (mm/tr).
66
Chapitre II: Equipements utilisés et programme d'expérience
80
φ
400
a) b)
67
Chapitre II: Equipements utilisés et programme d'expérience
Les compositions chimiques des deux nuances d’acier utilisées sont données dans le
tableau II.1.
a) Porte plaquette
Pour la réalisation des essais, nous avons utilisé deux portes-outils sur lesquels sont
fixées les plaquettes mécaniquement par bride et par trou central (figure II.4). La
géométrie des deux portes-outils est donnée sur le tableau II.2 La plaquette amovible
est fermement serrée au moyen d’un fort élément de serrage dans le porte-outil. Une
cale-support en carbure métallique vissée et rectifiée, protége le porte-outil et garantit
un contact parfait de la plaquette.
68
Chapitre II: Equipements utilisés et programme d'expérience
b) Plaquettes
Les plaquettes utilisées sont amovibles de forme carrée (figure II.5) à fixation par
bride et trou central. Toutes les informations relatives à ces plaquettes de coupe sont
regroupées dans le tableau II.3 [POU 99], [SAN 02].
CBN7020
CC650
GC3015
69
Chapitre II: Equipements utilisés et programme d'expérience
Carbure GC3015 (K10) : C'est une nuance à revêtement épais CVD (TiCN - AL2O3 -
TiN) de 14µm (figure II.7). La combinaison de ce revêtement est extrêmement
résistante à l’usure. Elle est recommandée pour l’usinage des aciers trempés et des
fontes. Le substrat est dur capable de supporter des températures de coupe élevées sans
se déformer. La GC3015 est la nuance idéale en général pour l’ébauche et la finition
avec des vitesses de coupe modérées à élevées.
La mesure de l’usure a été faite par un microscope optique HUND type W-AD
équipé d’une caméra CCD (figure II.8). Ce dernier sert à mesurer les grandeurs de
l’usure sur la surface en dépouille principale et la surface en dépouille auxiliaire, ainsi
que la majorité des paramètres du cratère et cela suivant la norme NF E 66-505. La
70
Chapitre II: Equipements utilisés et programme d'expérience
plaquette de coupe est placée sous l’objectif du microscope sur une table
micrométrique à mouvements croisés et à affichage digital, avec une précision de
0,001 µm. La ligne de référence de mesure est l’arête tranchante principale de la
plaquette que l’on coïncide avec une référence située sur l’oculaire du microscope
puis, on déplace la plaquette de coupe à l’aide des jauges micrométriques jusqu’à la
valeur limite supérieure de la bande d’usure. Sur le cadran digital on fait une lecture
directe qui donnera la valeur de l’usure VB. Après chaque séquence de travail la
plaquette de coupe est démontée du porte-outil, puis nettoyée et enfin placée sur la
table du microscope pour mesurer les différentes grandeurs de l’usure. Les essais
d’usure réalisés sont de longue durée [Norme ISO 36 85] et cela pour évaluer la durée
de vie des plaquettes utilisées à différentes vitesses de coupe. Ils sont effectués jusqu’à
une valeur d'usure VB dépassant légèrement l’usure admissible [VB] =0,3 mm.
71
Chapitre II: Equipements utilisés et programme d'expérience
Pour la mesure des trois composantes de l’effort de coupe (Fv, Fa et Fr) nous
avons utilisé un dynamomètre qui se compose d’un outil équipé de capteurs
piézoélectriques, d’un transmetteur qui permet l’enregistrement sélectif des trois
composantes de l’effort de coupe et d’un amplificateur de mesure à 4 canaux.
L’acquisition des données sur PC se fait par une interface analogique numérique Black
Star I/O 2308 via un câble RS232 (figure II.11).
Composant du système :
Le système de mesure des efforts de coupe se compose de :
• Amplificateur de mesure à 4 canaux, l’unité contient 3 amplificateurs autonomes et
précis à tension continue avec facteur d’amplificateur réglable et un quatrième
amplificateur sert à amplifier la tension de sortie délivrée par le thermocouple de
l’outil pour mesurer la température de coupe.
• Transmetteur d’effort de coupe : enregistrement sélectif des trois composantes
d’une force (Force de coupe, axiale et force radiale).
• Transmetteur de mesure de la température de la plaquette.
• Transmetteur de force, moment de perçage.
72
Chapitre II: Equipements utilisés et programme d'expérience
II.3.1ntroduction
Parmi le grand nombre de facteurs qui influent sur le système d’usinage on peut
citer, les éléments du régime de coupe (V, f, ap), la géométrie de la partie active de
l’outil (r, α, β, γ, ε, …etc.), ainsi que les conditions de travail (rigidité de la machine,
lubrification). Tous ces facteurs jouent le rôle de paramètres d’entrée du système
d’usinage. La tenue, les efforts, la rugosité, la température de coupe présentent les
paramètres de sortie. Dans notre étude, de nombreux points apparaissent importants à
traiter. Toutefois, nous nous sommes limités au suivi de l’évolution des paramètres
suivants (avec un accent particulier sur le comportement de l’outil CBN).
73
Chapitre II: Equipements utilisés et programme d'expérience
Notons X1, X2, X3, …., Xn comme paramètres d’entrée et Y1, Y2, Y3, ….Yn comme
paramètres de sortie.
Pour étudier l’action d’un ou de plusieurs facteurs (X1, X2, X3, …., Xn) sur un
paramètre Y, on est amené à utiliser une des deux méthodes suivantes [AND 84],
[CLE 02] :
- Méthode unifactorielle
- Méthode multifactorielle
74
Chapitre II: Equipements utilisés et programme d'expérience
75
Chapitre II: Equipements utilisés et programme d'expérience
Dans la coupe des métaux, les lois liant la sortie Y d’un système d’usinage aux
paramètres d’entrée (X1, X2, ….., Xn) sont en général de la forme :
Y =CX1k1.X 2k2......X nkn (II.2)
Où C : est une constante tenant compte de l’influence des facteurs ne figurant pas
dans la relation (II.2).
k1, k2, k3 ,….., kn sont des exposants qui reflètent respectivement les
degrés d’influence de (X1, X2, ….., Xn) sur Y [ROU 75].
∂S = 0, ∂S = 0
∂n ∂C
76
Chapitre II: Equipements utilisés et programme d'expérience
N
S= ∑
i =1
(Yi – nXi – C)² (II.12)
N
∂S = - 2
∂n ∑ i =1
(Yi – nXi – C) Xi = 0.
(II.13)
N
∂S = -2
∂C ∑i =1
(Yi – nXi – C) = 0.
∑
i =1
Yi = NC + n ∑
i =1
Xi
(II.14)
N N N
∑
i =1
Yi Xi = C ∑i =1
Xi + n ∑ i =1
Xi²
N N N
N ∑
i =1
Yi Xi - ∑
i =1
Yi ∑i =1
Xi
n= (II.16)
N N
N ∑i =1
Xi² - ( ∑ Xi)²
i =1
77
Chapitre II: Equipements utilisés et programme d'expérience
N
S= ∑i =1
(Yi – C – α.X1i - β.X2i - γ.X3i)² Æ ε (II.21)
En prenant les dérivées partielles de la somme (S) par rapport aux inconnues C, α, β,
et γ et en égalisant à zéro on obtient.
∂S = - 2 N
∂C ∑i =1
(Yi – C – α X1i - β.X2i - γ.X3i) = 0.
N N N N N
⇒ ∑ Yi - ∑ C- ∑ α X1i - ∑ β.X2i - ∑ γ.X3i = 0.
i =1 i =1 i =1 i =1 i =1
N N N N
⇒ ∑i =1
Yi = NC + α ∑ X1i + β
i =1
∑i =1
.X2i + γ ∑ i =1
.X3i. (II.22)
∂α i =1
N N N N N
⇒ ∑
i =1
X1i Yi = C ∑ X1i + α ∑ X1i² + β
i =1 i =1
∑
i =1
X1i.X2i + γ ∑
i =1
X1i.X3i (II.23)
∂β i =1
N N N N N
⇒ ∑
i =1
X2i Yi = C ∑ X2i + α ∑ X1i. X2i + β
i =1 i =1
∑
i =1
.X2i² + γ ∑
i =1
X1i.X3i (II.24)
78
Chapitre II: Equipements utilisés et programme d'expérience
∂γ i =1
N N N N N
⇒ ∑
i =1
X3i Yi = C ∑ X3i + α ∑ X1i. X3i + β
i =1 i =1
∑ i =1
X3i.X2i + γ ∑
i =1
.X3i² (II.25)
∑i =1
Yi = NC + α ∑ X1i + β
i =1
∑
i =1
X2i + γ ∑i =1
X3i.
N N N N N
∑i =1
X1i Yi = C ∑ X1i + α ∑ X1i² + β
i =1 i =1
∑ i =1
X1i.X2i + γ ∑
i =1
X1i.X3i
N N N N N
∑i =1
X2i Yi = C ∑ X2i + α ∑ X1i. X2i + β
i =1 i =1
∑
i =1
.X2i² + γ ∑ i =1
X1i.X3i (II.26)
N N N N N
∑i =1
X3i Yi = C ∑ X3i + α ∑ X1i. X3i + β
i =1 i =1
∑
i =1
X3i.X2i + γ ∑
i =1
X3i²
Pour résoudre le système (II.26), on remplace les Xji par leurs valeurs codifiées du
tableau II.5 on obtient :
N N
∑
i =1
Yi = NC C= 1
N ∑i =1
Yi
N N
∑
i =1
X1i Yi = N α α= 1
N ∑
i =1
X1i Yi
⇒ (II.27)
N N
∑i =1
X2i Yi = N β β= 1
N ∑
i =1
X2i
N N
∑i =1
X3i Yi = N γ γ= 1
N ∑i =1
X3i Yi
Les valeurs (Yi = Ln Ri, Fi, T) sont obtenues à partir des essais. Un coefficient dit
« coefficient de corrélation global » (R) entre le modèle mathématique et les résultats
expérimentaux est donné par la formule suivante :
1/2
N
∑
i =1
(Yi – Yit)²
R= 1- (II.28)
N
∑i =1
(Yi – Ymoy)²
79
Chapitre II: Equipements utilisés et programme d'expérience
N
avec : Ymoy = 1
N ∑
i =1
Yi
En se référant à la norme ISO 3685-1977 (F), nous avons retenu les critères suivants
de l’usure admissible : [VB] = 0,3 mm, et [KT] = 0,15 mm. Cependant, pour faire
une analyse plus approfondie sur le comportement à l’usure de ces matériaux et sur
l’évolution de la rugosité et des efforts de coupe en fonction de l’usure, nous avons
jugé utile de pousser la valeur admissible de l’usure en dépouille jusqu’à [VB] = 0,4
mm. Pour tous les essais d’usure, de rugosité et d’effort de coupe en fonction du temps
de coupe, les valeurs de l’avance et de la profondeur de passe sont maintenues
constantes et elles sont respectivement égales à 0,08 mm/tr et 0,5 mm.
80
Chapitre II: Equipements utilisés et programme d'expérience
81
Chapitre II: Equipements utilisés et programme d'expérience
82
Chapitre II: Equipements utilisés et programme d'expérience
83
Chapitre III : Résultats de l’usure des matériaux de coupe testés
CHAPITRE III
RESULTATS DE L'USURE DES
MATERIAUX DE COUPE
TESTES
83
Chapitre III : Résultats de l’usure des matériaux de coupe testés
III.1 Introduction
84
Chapitre III : Résultats de l’usure des matériaux de coupe testés
0.5
0.4
0.3
0.2
Vc=90 m/min
Vc=120 m/min
Vc=180 m/min
0.0
0 20 40 60 80 100 120
TEMPS DE COUPE (min)
Figure III.1 : Usure en dépouille (VB) du CBN7020 en fonction
du temps et de la vitesse de coupe lors de l’usinage du 100Cr6.
100
90
80
USURE EN CRATERE (µm)
70
60
50
40
Vc=90 m/min
30 Vc=120 m/min
Vc=180 m/min
20 Vc=220 m/min
Vc=280 m/min
10 Vc=350 m/min
0 20 40 60 80 100 120
TEMPS DE COUPE (min)
Figure III.2 : Usure en cratère (KT) du CBN7020 en fonction
du temps et de la vitesse de coupe lors de l’usinage du 100Cr6.
85
Chapitre III : Résultats de l’usure des matériaux de coupe testés
a b c d
a b
86
Chapitre III : Résultats de l’usure des matériaux de coupe testés
l’usure du CBN est encore plus prononcé à 350 m/min. La destruction de l’arête
tranchante suite à la jonction des deux types d’usure VB et KT est apparue dès la
première minute (figure III.6). Avec le temps, l’usure sommaire s’est développée très
rapidement pour aboutir en fin d’usinage à un effondrement total du bec de l’outil,
accompagné d’une série d’écaillages sur les différentes faces de l’outil. Il en découle
qu’en travaillant à grandes vitesses de coupe, notamment au-delà de 280 m/min,
l’usure est très rapide et se traduit par des tenues très réduites ce qui influence d'une
manière négative l’état de surface et la précision dimensionnelle de la pièce usinée.
Dans ces conditions l’usure de l’outil se développe suivant plusieurs mécanismes. A
titre indicatif, les deux principaux mécanismes généralement rencontrés sont l’abrasion
et la diffusion. Le premier est dû aux frottements aux interfaces accompagnés de fortes
pressions spécifiques qui sont le résultat des rapports entre les duretés des phases du
matériau usiné et celles des composants de l’outil. Aux grandes vitesses de coupe, les
températures aux interfaces s’élèvent rapidement donnant lieu à un adoucissement du
matériau de l’outil. Ceci enclenche le second mécanisme représenté par la diffusion
qui favorise le processus des réactions chimiques. La combinaison de ces deux
mécanismes, conduit à l’accélération du processus d’écaillage des surfaces de la partie
active de l’outil et de la dégradation de l’arête de coupe [YAL 04].
a b ؤc d
87
Chapitre III : Résultats de l’usure des matériaux de coupe testés
a b ؤc d
88
Chapitre III : Résultats de l’usure des matériaux de coupe testés
0.6
0.5
0.3
0.2
Vc=60 m/min
Vc=90 m/min
0.1 Vc=120 m/min
Vc=180 m/min
0.0
0 20 40 60 80 100 120 140 160
TEMPS DE COUPE (min)
140
100
80
60
40 Vc=60 m/min
Vc=90 m/min
20 Vc=120 m/min
Vc=180 m/min
89
Chapitre III : Résultats de l’usure des matériaux de coupe testés
a b c d
a b
90
Chapitre III : Résultats de l’usure des matériaux de coupe testés
91
Chapitre III : Résultats de l’usure des matériaux de coupe testés
Vc=90 m/min
Vc=60 m/min
Vc= 30 m/min
Vc=90 m/min
Vc=60 m/min
Vc=30 m/min
USURE EN CRATERE (µm)
92
Chapitre III : Résultats de l’usure des matériaux de coupe testés
a b
93
Chapitre III : Résultats de l’usure des matériaux de coupe testés
120
VB=0,3mm
VB=0,4mm
90
Tenues (min)
60
30
0
90 120 180 220 280 350
Vitesse de coupe (m/min)
La figure III.15 illustre les tenues obtenues lors de l’usinage de l'acier 100Cr6
par la céramique 650 et cela à différentes vitesses de coupe pour une usure admissible
de [VB] = 0,3mm et [VB] = 0,4mm. Il est aussi intéressant de procéder à la
comparaison des ratios des tenues pour différentes vitesses de coupe. A 90 m/min et à
[VB] = 0,3 mm, le ratio T60/T90 est de 8,50 alors que T90/T120 n’est que 3,33. Dans le
cas de la vitesse 180 m/min, la plaquette n’a pas pu contenir l’effet de l’énergie
94
Chapitre III : Résultats de l’usure des matériaux de coupe testés
140
VB=0,3mm
120
VB=0,4mm
100
Tenues (min)
80
60
40
20
0
60 90 120 180
50
45 VB=0,3mm
40 VB=0,4mm
35
Tenues (min)
30
25
20
15
10
5
0
30 60 90
Vitesse de coupe (m/min)
95
Chapitre III : Résultats de l’usure des matériaux de coupe testés
80
60
40
20
0
60 90 120 180
Vitesse de coupe (m/min)
Figure III.17 : Plage de comparaison des tenues des trois matériaux de coupe.
L =Vc T (III.1)
Il ressort de ces résultats que la vitesse 120 m/min est optimale et ceci pour les deux
critères de l’usure admissible retenus. Pour [VB] = 0,4 mm, l’arête de coupe a produit
96
Chapitre III : Résultats de l’usure des matériaux de coupe testés
12 600 m de copeau pendant 105 min de travail et 9 600 m pour [VB] = 0,3 mm
correspondant à une tenue de 80 min.
En comparant la longueur du copeau usiné par les différents matériaux de coupe à
différentes vitesses de coupe, il ressort que dans ces conditions la production de
copeaux est maximale à 60m/min pour la CC650 alors que le CBN exhibe un optimum
à 120m/min. Dans la plage de comparaison, le CBN l’emporte de manière claire mais
la compétitivité économique avec la céramique diminue pour des vitesses en dessous
de 90m/min (figure III.19).
14000
[VB]=0,3mm
12000 [VB]=0,4mm
Longueur du copeau (m)
10000
8000
6000
4000
2000
0
90 120 180 220 280 350
Vitesse de coupe (m/min)
12000
CBN7020
10000 CC650
Longueur de copeau (m)
GC3015
8000
6000
4000
2000
0
30 60 90 120 180
Vitesse de coupe (m/min)
97
Chapitre III : Résultats de l’usure des matériaux de coupe testés
Tableau III. 1: Modèles Mathématiques obtenus pour les trois matériaux de coupe.
98
Chapitre III : Résultats de l’usure des matériaux de coupe testés
1000.0
CBN7020
CC650
GC3015
100.0
TENUES (min)
10.0
1.0
0.1
10 100 1000
VITESSE DE COUPE (m/min)
Cette figure montre les tendances de variation des tenues en fonction de la vitesse de
coupe pour les trois matériaux à outils testés et pour une usure admissible
[VB]=0,3mm. Il en découle que le degré d'influence de la vitesse de coupe sur la tenue
est plus significatif lors de l'usinage avec la céramique CC650. Ceci est justifié
également par la valeur des exposants de la vitesse de coupe dans les équations du
tableau III.I. Le rapport de degré est de 2, 2. L'intérêt économique de ces droites est
très important, car elles permettent de déterminer la tenue des matériaux de coupe
testés lors de l'usinage de l'acier 100Cr6 à n'importe quelle vitesse de coupe Choisie
et cela sans faire des essais qui sont long est coûteux. La figure III.20 met en évidence
également les performances du CBN et de la céramique par rapport au carbure
métallique GC3015.
99
Chapitre III : Résultats de l’usure des matériaux de coupe testés
Zone1 : Cette zone correspond aux premières secondes de travail et elle se distingue
par une usure intensive, appelée souvent usure initiale ou rodage. Cette grande vitesse
d’accroissement de l’usure s’explique par l’élimination des aspérités au niveau de
l’arrête de coupe ou à son voisinage.
Zone 2 : Dépassant la zone de rodage, l’usure évolue avec une vitesse relativement
plus lente et elle devient plus au moins linéaire. Cette zone est connue dans la
littérature par «l’usure normale». Elle se distingue par une grande résistance à l’usure.
Au fur et à mesure que l’outil travaille, la température à l’interface outil / pièce et outil
/ copeau s’élève ce qui favorise l’apparition de la troisième zone.
Zone 3 : L’élévation de la température dans les zones de contact de la partie active de
l’outil conduit à l’accélération des mécanismes d’usure par abrasion et par diffusion.
Par conséquent, l’usure augmente brusquement et l’outil perd ses qualités de coupe
avec une affectation de la rugosité et de la précision dimensionnelle.
L’analyse des courbes d’usure montre également que la vitesse de coupe a une
influence capitale sur l’évolution de l’usure. En effet, avec l’augmentation de cette
dernière l’usure s’accroît d’une façon remarquable. Cet accroissement brusque de
l’usure peut réduire considérablement l’étendue de la zone d’usure normale (2ème zone
d’usure) ceci est bien claire sur les figures surtout lors de l’utilisation des vitesses de
coupe supérieures ou égale à 180 m/min. En effet, pour l’essai à Vc = 90 et à 120
m/min, la zone de l’usure normale s’étend successivement sur une durée d’environ 43
et 30 min, alors que pour l’essai à Vc = 350 m/min, la zone de l’usure normale est de
moins d’une minute (figure III.21).
Afin d’expliquer l’aspect de l’usure de l’outil CBN, deux séries de micrographies de
l’évolution de l’usure VB et KT à différentes vitesses de coupe ont été préparées
(figure III.23). A la vitesse de 90m/min, on remarque que l’usure VB se manifeste par
une bande striée et régulière et KT évoluent lentement et les trois stades de l’usure
sont nettement signalés. KT se manifeste par une cuvette proche de l’arête de coupe
(figure III.23a). L’usinage est caractérisé par une stabilité, pas d’écaillage sur l’arête
de coupe, le copeau obtenu est fragmenté avec des dents de scie. A la fin de l’usinage
VB reste toujours régulière et des rayures sur la bande d’usure apparaissent. A 120
m/min, VB se manifeste toujours par une petite bande brillante et régulière. L’outil
atteint la valeur admissible de l’usure après 31 min d’usinage avec une rugosité de
0,66µm. A la fin de l’usinage et après 40 min d’usinage VB devient irrégulière et un
petit effondrement apparaît à la pointe de l’outil (figure III.23b). A 180 m/min, l’usure
100
Chapitre III : Résultats de l’usure des matériaux de coupe testés
0.5
0.4
USURE EN DEPOUILLE (mm)
0.3
0.2
90 m/min
120 m/min
350 m/min
0.0
0 10 20 30 40 50 60
TEMPS DE COUPE (min)
140
120
USURE EN CRATERE (µm)
100
80
60
90 m/min
120 m/min
40
180 m/min
280 m/min
20
350 m/min
0 10 20 30 40 50 60
TEMPS DE COUPE (min)
101
Chapitre III : Résultats de l’usure des matériaux de coupe testés
102
Chapitre III : Résultats de l’usure des matériaux de coupe testés
103
Chapitre III : Résultats de l’usure des matériaux de coupe testés
0.5
A (A) RUPTURE
0.4
USURE EN DEPOUILLE (mm)
0.3
0.2
Vc = 60 m/min
Vc = 90 m/min
0.1
Vc = 120 m/min
Vc = 180 m/min
0.0
0 20 40 60 80 100 120
TEMPS DE COUPE (min)
60
USURE EN CRATER KT (µm)
40
Vc = 60 m/min
20
Vc = 90 m/min
Vc = 120 m/min
Vc = 180 m/min
0 20 40 60 80 100 120
TEMPS DE COUPE (min)
104
Chapitre III : Résultats de l’usure des matériaux de coupe testés
105
Chapitre III : Résultats de l’usure des matériaux de coupe testés
a b
106
Chapitre III : Résultats de l’usure des matériaux de coupe testés
0.5
0.4
USURE EN DEPOUILLE VB (mm)
0.3
0.2
Vc=30 m/min
0.1
Vc=60 m/min
Vc=90 m/min
0.0
0 5 10 15 20 25 30 35 40
TEMPS DE COUPE (min)
100
USURE EN CRATERE KT (µm)
80
60
40
Vc=30 m/min
20
Vc=60 m/min
Vc=90 m/min
0 5 10 15 20 25 30 35 40
TEMPS DE COUPE (min)
107
Chapitre III : Résultats de l’usure des matériaux de coupe testés
a b
Figure III.30 : Micrographies de l’usure VB et KT à Vc=60m/min, f=0,08mm/tr
et ap=0,5mm. Temps d’usinage; a) 6min, b) 8min.
108
Chapitre III : Résultats de l’usure des matériaux de coupe testés
Tableau III.2 : Effets des différentes plages de vitesses de coupe sur la durée de vie
du CBN pour [VB] = 0,3 mm.
Rapport d’augmentation Plage de variation de la
Rapport des tenues
successive des vitesses de coupe vitesse (m/min)
V2/V1 1,33 T2/T1 0,71 Vc = [90 – 120]
V3/V2 1,50 T3/T2 0,38 Vc = [120 – 180]
V4/V3 1,55 T4/T3 0,52 Vc = [180 – 280]
V5/V4 1,25 T5/T4 0,36 Vc = [280 – 350]
L’analyse des résultats du CBN (figure III.32), montre que pour les vitesses de coupe
[90 à 120] m/min et quand le rapport des vitesses est égal à 1,33 la durée de vie de
l’outil chute de 29 %. On constate également qu’en travaillant avec les vitesses de
coupe appartenant à une plage de vitesse élevée [120 à 180] m/min et que ces
dernières varient dans un rapport de 1,5 fois, la durée de vie chute de 62 %. Pour les
deux autres plages de vitesses plus élevées [180 à 280], [280 – 350] où les rapports
des vitesses de coupe sont respectifs 1,55 et 1,25 les durées de vie correspondantes
subissent des réductions de 48 % et 64 %. Il ressort de cette analyse que l’effet de la
109
Chapitre III : Résultats de l’usure des matériaux de coupe testés
vitesse de coupe sur la durée de vie est plus marqué pour les plages de vitesses
élevées.
L’analyse des résultats des tenues de la céramique CC650 (figure III.33), montre que
l’effet de la vitesse de coupe peut être interprété par la comparaison des ratios des
tenues. Pour la céramique CC650, le rapport T60/T90 est de 8,2 alors que T90/T120 n’est
que de 2,63. Dans le cas de la vitesse 180 m/min, la plaquette n’a pas pu contenir
l’effet de l’énergie dégagée à cause du cisaillement et de la chaleur pour se rompre au
bout de 1,2 minutes d’usinage. L’analyse des résultats des tenues du carbure GCC3015
(figure III.34), montre l’impact de la vitesse de coupe sur la tenue de l’outil. Le rapport
des tenues T30/T60 est de 6,66 alors que pour T30/T90 est à son maximum avec une
valeur de 23 indiquant une chute de tenue importante.
La figure III.35 illustre la plage de comparaison des tenues pour les mêmes vitesses de
coupe pour les trois matériaux de coupe testés. Il ressort que les ratios (TCBN/TCC650),
(TCBN/TGC3015), (TCC650/TGC3015) à la vitesse de 90 m/min est successivement de 4,37,
33,65 et 7,7. Pour la vitesse de coupe de 120 m/min le ratio (TCBN/TCC650) augmente et
prend la valeur 8,15. Par contre à la vitesse 180 m/min, le ratio (TCBN/TCC650) s'envole
à une valeur maximale de 17,14. A la vitesse de 60 m/min, le ratio (TCC650/TGC3015) est
de 18,22. Cette comparaison des tenues entre les trois matériaux de coupe aux même
vitesses de coupe, confirme la supériorité du CBN par rapport à la céramique CC650
et au carbure GC3015 surtout aux grandes vitesses de coupe. Plus la vitesse de coupe
augmente plus l'écart entre les tenues des matériaux de coupe devient grand.
L'explication de cette supériorité réside dans le fait que le CBN se caractérise par la
haute rigidité et la tenue exceptionnelle de ses arêtes de coupe, ainsi que sa dureté
accrue et sa stabilité chimique aux températures élevées. C'est pourquoi ce matériau de
coupe devient incontournable lors de l'usinage de finition des pièces dures.
Bien que les facettes de comparaison soient multiples, l’intérêt est de taille pour les
aspects de production en condition de tournage dur par des matériaux à outil tels que la
céramique mixte, le nitrure de bore cubique et le carbure métallique. En effet,
l’influence de la vitesse de coupe sur la productivité, exprimée en longueur de copeau
enlevé est illustrée dans la figure III.36. Le temps durant lequel est produite cette
longueur de copeau (L) est égal à la durée de vie (T) correspondante à chaque vitesse
de coupe (Vc) testée. Elle est calculée d’après l’expression (III.1) déjà citée. Il ressort
de ces résultats qu’à la vitesse 90 m/min le CBN7020 produit 3915 mètres de copeau,
la céramique CC650 produit 900 mètres, alors que le carbure GC3015 n’arrive à
enlever que 117 mètres. A la vitesse de 120m/min le CBN7020 produit 3720 mètres de
copeau alors que la céramique CC650 ne produit que 456 mètres à la vitesse de 180
m/min le CBN produit 2160 mètres de copeau alors que la céramique CC650 n’arrive
à enlever que 126 mètres de copeau. Enfin si on compare la céramique avec le carbure
à la vitesse de 60 m/min, ils produisent successivement 4920 et 900 m de copeau. De
ce fait, il découle que le CBN est nettement plus productif que la céramique et le
carbure. Si on compare la longueur de copeau enlevé par le CBN, pour les deux
critères d'usure admissible [VB]=0,3 mm et 0,4 mm (figure III.37), on remarque à
[VB]=0,4 mm et pour les vitesses (90; 120; 180; 280; 350) m/min, le débit de copeau
produit est successivement (4837,3; 4500; 2610; 2240, 1050) mètres. Cela représente
un gain de productivité pour chaque vitesse de (19,1%; 17,34%; 17,34%; 21,9%;
25%).
110
Chapitre III : Résultats de l’usure des matériaux de coupe testés
80
VB=0,3mm
VB=0,4mm
60
Tenues (min) 40
20
0
90 120 180 280 350
140
120 VB=0,3mm
VB=0,4mm
100
Tenues (min)
80
60
40
20
0
60 90 120 180
Vitesse de coupe (m/min)
40
VB=0,3mm
35
VB=0,4mm
30
Tenues (min)
25
20
15
10
5
0
30 60 90
Vitesse de coupe (m/min)
111
Chapitre III : Résultats de l’usure des matériaux de coupe testés
100
CBN7020
80 CC650
GC3015
Tenue (min)
60
40
20
0
60 90 120 180
Vitesse de coupe (m/min)
Figure III.35 : Plage de comparaison des tenues des trois matériaux de coupe.
6000
CBN7020
Longueur de copeau (m)
5000
CC650
4000 GC3015
3000
2000
1000
0
30 60 90 120 180
Vitesse de coupe (m/min)
6000
[VB]=0,3mm
Longueur de Copeau (m)
5000
[VB]=0,4mm
4000
3000
2000
1000
0
90 120 180 280 350
Vitesse de coupe (m/min)
Figure III.37 : Longueur du copeau enlevé par le CBN pour [VB]=0,3 et 0,4 mm.
112
Chapitre III : Résultats de l’usure des matériaux de coupe testés
113
Chapitre III : Résultats de l’usure des matériaux de coupe testés
114
Chapitre III : Résultats de l’usure des matériaux de coupe testés
a b c
d e f
Pièce Pièce
Copeau Copeau
a b
115
Chapitre III : Résultats de l’usure des matériaux de coupe testés
900
t° outil
800 t° pièce
t° copeau
700
TEMPERATURE (C°)
600
500
400
300
200
100
0 1 2 3 4 5 6 7 8
TEMPS DE COUPE (min)
a) Vc = 90m/min
900
t° outil
800
t° pièce
700 t° copeau
TEMPERATURE (C°)
600
500
400
300
200
100
0 1 2 3 4
TEMPS DE COUPE (min)
b) Vc = 180m/min
116
Chapitre III : Résultats de l’usure des matériaux de coupe testés
900
t° outil
800 t° pièce
t° copeau
700
TEMPERATURE (C°)
600
500
400
300
200
100
117
Chapitre III : Résultats de l’usure des matériaux de coupe testés
120
TEMPERATURE (C°)
90
60
30
0
90 180 220
VITESSE DE COUPE (m/min)
1000
TEMPERATURE (C°)
800
600
400
200
0
90 180 220
VITESSE DE COUPE (m/min)
60
TEMPERATURE (C°)
50
40
30
20
10
0
90 180 220
VITESSE DE COUPE (m/min)
118
Chapitre III : Résultats de l’usure des matériaux de coupe testés
119
Chapitre III : Résultats de l’usure des matériaux de coupe testés
120
Chapitre III : Résultats de l’usure des matériaux de coupe testés
III.5 Conclusion
Cette étude comparative réalisée dans ce chapitre a permis d’établir les écarts de
performances entre les outils en nitrure de bore cubique, céramique, carbure métallique
revêtu en terme d’usure, de durée de vie et de productivité. Il ressort de cette étude que
chaque nuance de matériau de coupe utilisé présente des particularités de comportement à
l'usure qui sont fonction principalement de la composition chimique et des
caractéristiques physiques et mécaniques des matériaux de coupe testés, de la nuance du
matériau usiné et des conditions de coupe utilisées. Par conséquent les tenues trouvées
montrent que le meilleur comportement à l'usure est observé avec le CBN7020 suivi par
la céramique CC650 et en dernier lieu par le carbure GC3015. En terme de productivité
le CBN reste le matériau idéal pour l’usinage des aciers à usinabilité difficile.
121
Chapitre III : Résultats de l’usure des matériaux de coupe testés
18
Vc=350m/min,t=15sc Vc=350m/min,t=1min
d
122
Chapitre III : Résultats de l’usure des matériaux de coupe testés
123
Chapitre IV : Impact des conditions de coupe et de l’usure sur la rugosité des surfaces usinées
CHAPITRE IV
IMPACT DES CONDITIONS DE COUPE
ET DE L’USURE SUR LA RUGOSITE
DES SURFACES USINEES
122
Chapitre IV : Impact des conditions de coupe et de l’usure sur la rugosité des surfaces usinées
IV.1 Introduction
123
Chapitre IV : Impact des conditions de coupe et de l’usure sur la rugosité des surfaces usinées
Aux grandes vitesses de coupe et dans l'intervalle de vitesse de 120 à 180 m/min, on
enregistre une légère augmentation de la rugosité à cause de l'usure accélérée de l'outil
aux vitesses de coupe élevées. Pour l'effet du second paramètre de coupe illustré par la
profondeur de passe, la rugosité varie très peu surtout pour les faibles valeurs de ap. En
effet avec l'augmentation de la profondeur de passe de 0,2 à 0,4 mm, la rugosité Ra
passe de 0,37 à 0,38µm. Le triplement de ap (de 0,2 à 0,6) mm, conduit à une
augmentation de la rugosité Ra de 0,37 à 0,39µm. Enfin, il est admis que l’avance
influence drastiquement l’état de surface en terme de rugosité tel que démontré par les
équations (I.14) et (I.15) [SHA 01], [JOS 99].
La figure IV.6 montre une nette influence de l'avance sur la rugosité, avec
l'augmentation de cette dernière, la qualité de surface obtenue se dégrade d'une manière
significative. Par conséquent l'avance est l'un des paramètres dont l'effet est le plus
sensible sur la rugosité des surfaces usinées. Un doublement de la valeur de l'avance (de
0,08 à 0,16) mm/tr, conduit à une augmentation de la rugosité Ra de 3,08 fois.
En dernier lieu, si on compare les résultats des rugosités obtenues par le CBN7020 et la
céramique CC650 lors de l'usinage de l'acier 100Cr6, on remarque clairement que le
CBN7020 est plus performant que la céramique CC650. En effet aux même conditions
de coupe (Vc=120m/min, ap=0,2mm et f=0,08mm/tr) le ratio RaCC650 /RaCBN est de 1,5.
A la vitesse de 90 m/min, le ratio RaCC650 /RaCBN est égal à 1,42.
La supériorité du CBN réside dans le fait qu'il possède une grande résistance à
l'usure, ce qui lui confère des efforts de coupe moindres et par conséquent un système
usinant stable. En outre, ces performances peuvent aussi être partiellement expliquées
par la haute rigidité du CBN et la tenue exceptionnelle de ses arêtes de coupe ainsi que
sa stabilité chimique à des températures élevées [PAS 96].
Globalement, les deux outils de coupe considérés donnent lieu à des rugosités
comparables à celles de la rectification ce qui permet de réduire les temps opératoires
et les erreurs de reprise [BOU 97].
124
Chapitre IV : Impact des conditions de coupe et de l’usure sur la rugosité des surfaces usinées
6
Ra
Rt
5
Rz
4
RUGOSITE (µm)
Ra
Rt
5
Rz
4
RUGOSITE (µm)
125
Chapitre IV : Impact des conditions de coupe et de l’usure sur la rugosité des surfaces usinées
Ra
Rt
5
Rz
4
RUGOSITE (µm)
Ra
6 Rt
Rz
5
RUGOSITE (µm)
126
Chapitre IV : Impact des conditions de coupe et de l’usure sur la rugosité des surfaces usinées
Ra
6 Rt
Rz
5
RUGOSITE (µm)
Ra
6 Rt
Rz
5
RUGOSITE (µm)
127
Chapitre IV : Impact des conditions de coupe et de l’usure sur la rugosité des surfaces usinées
Les figures IV.7, IV.8 et IV.9 expriment l’influence des éléments du régime de
coupe (Vc, ap et f) sur la rugosité de surface de l’acier X200Cr12 obtenue par le
CBN7020. La figure IV.7, montre que la qualité de l’état de surface s’améliore avec
l’augmentation de la vitesse de coupe. En travaillant avec des vitesses de coupe
élevées les conditions de formation et d’évacuation du copeau s’améliorent, les efforts
de coupe diminuent ce qui permet de travailler dans un système stable. D’après les
observations les différents critères de rugosité évoluent de manière similaire en
enregistrant des rugosités minimales aux alentours de la vitesse de coupe de 180
m/min. La stabilité de la rugosité est entamée à partir de 120 m/min. La profondeur de
passe et l’avance (figures IV.8 et IV.9) contribuent à l’élévation de la rugosité. Les
résultats montrent que l’avance intervient d’une manière plus accentuée en la
comparant avec la profondeur de passe. Si on double la valeur de la profondeur de
passe (de 0,2 à 0,4mm), la rugosité Ra augmente de 1,17 fois. Par contre, un
doublement de la valeur de l’avance (de 0,08 à 0,16 mm/tr) conduit à une
augmentation de la rugosité de 2,11 fois. En effet, avec les faibles valeurs de ap, on
enregistre de faibles variations de la rugosité, ce qui montre clairement que la
profondeur de passe ne joue pas un rôle déterminant sur la qualité de surface usinée.
Mais, avec des profondeurs de passe élevées (de 0,2 à 1) mm, la rugosité augmente de
1,86 fois (presque deux fois). Cette influence ne peut pas être ignorée, car en
travaillant avec des grandes passes, la longueur de contact entre l’arête de coupe
principale et la pièce augmente, ce qui génère des efforts de coupe importants et
influent sur la stabilité du système d’usinage, qui entraîne une élévation de la rugosité.
Les figures IV.10, IV.11 et IV.12 illustrent l’influence des éléments du régime
de coupe (Vc, ap et f ) sur la rugosité de surface de l'acier X200Cr12, usiné par la
céramique CC650. On remarque sur la figure IV.10, que l'augmentation se la vitesse
de coupe contribue à abaisser la rugosité, tout en notant qu'elle se stabilise à partir de
120 m/min. Une augmentation de la vitesse de coupe de 60 à 180 m/min conduit a une
diminution de la rugosité de 1,4 fois. Pour l'effet du second paramètre de coupe illustré
par la profondeur de passe, la rugosité varie très peu surtout pour les faibles valeurs de
ap. En effet avec l'augmentation de la profondeur de passe de 0,2 à 0,4 mm, la rugosité
Ra augmente de 1,2 fois. Mais, quand ap passe de (de 0,2 à 1) mm, la rugosité Ra
augmente de 1,97 fois. L’accroissement de l’avance (figure IV.12) entraîne l’élévation
de la hauteur des aspérités sur la surface usinée. Une augmentation de l'ordre de 2 fois
de l’avance (de 0,08 à 0,16) mm/tr, conduit à une élévation de la rugosité de 2,31 fois.
Ce constat permet de recommander qu’il est toujours préférable d’augmenter la
profondeur de passe au lieu de l’avance si ont veut augmenter le débit de copeau tout
en gardant presque la même valeur de la rugosité [POU 99]. En comparant les valeurs
de rugosités obtenues par les deux matériaux de coupe utilisés, on remarque clairement
une nette supériorité du CBN7020 par rapport à la céramique CC650. Enfin, les deux
outils considérés donnent des rugosités qui peuvent être comparées à ceux obtenues en
rectification.
128
Chapitre IV : Impact des conditions de coupe et de l’usure sur la rugosité des surfaces usinées
Ra
6 Rt
Rz
5
RUGOSITE (µm)
Ra
6 Rt
Rz
5
RUGOSITE (µm)
129
Chapitre IV : Impact des conditions de coupe et de l’usure sur la rugosité des surfaces usinées
Ra
6 Rt
Rz
5
RUGOSITE (µm)
Ra
6 Rt
Rz
5
RUGOSITE (µm)
130
Chapitre IV : Impact des conditions de coupe et de l’usure sur la rugosité des surfaces usinées
Ra
6 Rt
Rz
5
RUGOSITE (µm)
Ra
7
Rt
6
Rz
RUGOSITE (µm)
131
Chapitre IV : Impact des conditions de coupe et de l’usure sur la rugosité des surfaces usinées
132
Chapitre IV : Impact des conditions de coupe et de l’usure sur la rugosité des surfaces usinées
133
Chapitre IV : Impact des conditions de coupe et de l’usure sur la rugosité des surfaces usinées
Ra
6 Rt
Rz
5
RUGOSITE (µm)
Ra
6 Rt
Rz
5
RUGOSITE (µm)
134
Chapitre IV : Impact des conditions de coupe et de l’usure sur la rugosité des surfaces usinées
7
Ra
Rt
6
Rz
5
RUGOSITE (µm)
Ra
Rt
6
Rz
5
RUGOSITE (µm)
1
t2 t3
t1
0
135
Chapitre IV : Impact des conditions de coupe et de l’usure sur la rugosité des surfaces usinées
Ra
Rt
6
Rz
5
RUGOSITE (µm)
5
RUGOSITE (µm)
136
Chapitre IV : Impact des conditions de coupe et de l’usure sur la rugosité des surfaces usinées
Ra
Rt
5
Rz
4
RUGOSITE (µm)
Ra
Rt
4
Rz
RUGOSITE (µm)
137
Chapitre IV : Impact des conditions de coupe et de l’usure sur la rugosité des surfaces usinées
Ra
Rz
5
Rt
4
RUGOSITE (µm)
Ra
Rt
4 Rz
RUGOSITE (µm)
138
Chapitre IV : Impact des conditions de coupe et de l’usure sur la rugosité des surfaces usinées
139
Chapitre IV : Impact des conditions de coupe et de l’usure sur la rugosité des surfaces usinées
Ra
7 Rt
Rz
RUGOSITE (µm) 6
Ra
7 Rt
Rz
6
RUGOSITE (µm)
140
Chapitre IV : Impact des conditions de coupe et de l’usure sur la rugosité des surfaces usinées
Ra
7 Rt
Rz
RUGOSITE (µm) 6
Ra
9
Rt
8 Rz
7
RUGOSITE (µm)
141
Chapitre IV : Impact des conditions de coupe et de l’usure sur la rugosité des surfaces usinées
Ra
7 Rt
Rz
RUGOSITE (µm) 6
Ra
Rt
Rz
4
RUGOSITE (µm)
142
Chapitre IV : Impact des conditions de coupe et de l’usure sur la rugosité des surfaces usinées
6
Ra
Rt
5
Rz
4
RUGOSITE (µm)
Ra
Rt
5
Rz
4
RUGOSITE (µm)
143
Chapitre IV : Impact des conditions de coupe et de l’usure sur la rugosité des surfaces usinées
Ra
Rt
Rz
RUGOSITE (µm)
USURE VB (mm)
Figure IV.16d: Vc = 180 m/min
144
Chapitre IV : Impact des conditions de coupe et de l’usure sur la rugosité des surfaces usinées
Comme attendu, l’avance reste le facteur prépondérant sur les critères de rugosité
avec des exposants supérieurs à l’unité suivie par la vitesse de coupe ce qui confirme la
tendance de l’équation (I.17). Pour étayer cette idée, la rugosité est reprise en fonction
de l’avance pour trois types de données à savoir les rugosités Rt et Ra mesurées, celles
prédites par les corrélations (Tableau IV.3) et enfin, celles obtenues par les équations
(I.14) et (I.15). Ces comparaisons sont réunies pour Vc=90m/min dans les figures IV.17
et IV.18 et Vc=120m/min dans les figures IV.19 et IV.20 pour le CBN7020 et la
céramique CC650 respectivement et ceci lors de l’usinage des aciers 100Cr6 et
X200Cr12. Les corrélations de Ra et de Rt décrivent de manière satisfaisante l’évolution
de la rugosité en fonction de l’avance, bien qu’une dispersion est observée dans les
valeurs mesurées autour des valeurs prédites par les corrélations. Il est aussi observé
(figure IV.17 et IV.18) qu’aux valeurs faibles de f, l’équation I.14 sous évalue la valeur
de Rt mais à mesure que f augmente, l’écart diminue sensiblement. Ceci est confirmé
par la littérature [BED 89], [DIE 85]. Comparativement à la céramique, le CBN permet
d’obtenir des rugosités inférieures pour la même avance ce qui se traduit par des écarts
entre Rt(théorique) et Rt(mesurée) de plus en plus faibles. La même approche est invoquée
pour Rt(théorique) qui dans ce cas surestime la rugosité aux avances élevées pour le CBN
(f ≥ 0,2 mm/tr). Cependant, la différence entre Ra(mesurée) et Ra(théorique) est en nette
divergence à partir de f=0,11mm/tr. Ce qui implique que la surface générée par le CBN
comme attendu est de meilleure qualité par rapport à celle de la CC650.
Les mêmes constatations sont observées lors de l’usinage de l’acier X200Cr12 (figure
IV.19 et IV.20), Rt(théorique) sous évalue la valeur de Rt et ceci pour le CBN7020 et la
CC650. Mais à mesure que l’avance augmente, l’écart se réduit sensiblement. Pour le
CBN7020 les valeurs de Rt (mesurée) sont plus proches de Rt(théorique) comparativement à
la CC650, ce qui prouve que le CBN génère des rugosités faibles par rapport à la
CC650. La rugosité moyenne Ra(théorique) suit des valeurs plutôt surestimées. Au-delà de
f=0,14mm/tr et f=0,15mm/tr pour la CC650, les courbes commencent à diverger.
145
Chapitre IV : Impact des conditions de coupe et de l’usure sur la rugosité des surfaces usinées
Rt théorique
Rt mesurée
6
Rt modèle (Vc,ap,f)
Ra théorique
5 Ra mesurée
Ra modèle (Vc,ap,f)
RUGOSITE (µm)
Rt théorique
Rt mesurée
6
Rt modèle (Vc,ap,f)
Ra théorique
5 Ra mesurée
Ra modèle (Vc,ap,f)
RUGOSITE (µm)
146
Chapitre IV : Impact des conditions de coupe et de l’usure sur la rugosité des surfaces usinées
8
Ra théorique
Ra mesurée
7
Ra modèle (Vc, ap, f)
Rt théorique
6
Rt mesurée
Rt modèle (Vc, ap, f)
5
Rugosité (µm)
Ra théorique
7 Ra mesurée
Ra modèle (Vc, ap, f)
Rt théorique
6
Rt mesurée
Rt modèle (Vc, ap, f)
5
Rugosité (µm)
147
Chapitre IV : Impact des conditions de coupe et de l’usure sur la rugosité des surfaces usinées
Afin de concrétiser le second objectif de l’étude, cette phase indique que les
conditions sont réunies pour examiner éventuellement la corrélation reliant Ra et VB. En
effet, ces deux critères (VB et Ra) bien qu’associés au couple (outil-pièce)
respectivement influencent l’un l’autre et donc, doivent obéir à une corrélation qu’il
faut définir. Le traitement des résultats des figures IV.13a-f, IV.14a-d, IV.15a-e et
IV.16a-d a permis de mettre au point pour chaque vitesse de coupe une corrélation de la
forme :
R a = K (VB )η (IV.2)
Les modèles trouvés pour les deux aciers étudiés sont illustrés dans le tableau IV.4.
Cette approche contribue au suivi de l’usure en dépouille VB à partir des valeurs
mesurées de la rugosité et en même temps renseigne sur la durée de vie des outils. Ce
qui revient à dire que pour un temps d’usinage donné cette corrélation traduit d’une
manière simple les données des figures III.1, III.7, III.21, III.24 par l’intermédiaire des
constantes K et η.
148
Chapitre IV : Impact des conditions de coupe et de l’usure sur la rugosité des surfaces usinées
IV. 6 Conclusion
Les résultats présentés dans ce chapitre ont permis de définir l’influence des
paramètres de coupe ainsi que l’usure des outils, sur la rugosité des surfaces usinées. Il
ressort de ces résultats que :
• Les conditions d’usinage (Vc, f, ap) ont une influence considérable sur la qualité
de la surface usinée. En effet l’influence la plus pertinente sur la rugosité est
attribuée à l’avance, suivie par la vitesse de coupe et enfin la profondeur de
passe.
• Le matériau de coupe est également un maillon essentiel de la chaîne
d’amélioration de la qualité macro et micro-géométrique des pièces mécaniques.
En effet les résultats obtenus par le CBN7020 en terme de rugosité, dépassent de
loin ceux de la céramique CC650.
• Les rugosités trouvées par le CBN7020 sont comparables à celles obtenues par la
rectification. Cela a pour effet de réduire et de simplifier les phases de
fabrication des pièces.
• L’usure est l’un des facteurs à considérer, puisque son évolution endommage et
dégrade l’état de surface des pièces. Malgré l’évolution de l’usure jusqu’à la
valeur [VB]=0,3 mm, la majorité des valeurs enregistrées de Ra n’ont pas
dépassé la valeur de 1µm.
• Le suivi de l’évolution de la rugosité en fonction de l’usure des plaquettes de
coupe permet de donner des informations sur l’état de l’arête de coupe pendant
l’usinage. Ceci est qui très important la surveillance automatisée de la coupe
dans les conditions industrielles.
149
Chapitre IV : Impact des conditions de coupe et de l’usure sur la rugosité des surfaces usinées
150
Chapitre V : Impact des conditions de coupe et de l’usure sur les efforts de coupe
CHAPITRE V
IMPACT DES CONDITIONS DE COUPE
ET DE L’USURE SUR LES
EFFORTS DE COUPE
150
Chapitre V : Impact des conditions de coupe et de l’usure sur les efforts de coupe
V.1 Introduction
Dans ce chapitre, nous présentons les résultats de l’étude de l’impact des
conditions de coupe (Vc, f, ap) sur les efforts et les pressions de coupe générés lors du
tournage des aciers 100Cr6 et X200Cr12 traités à 60 HRC. Les matériaux de coupe
testés sont le CBN 7020 et la céramique mixte CC650. Nous présentons également les
résultats de l’effet de l’usure de l’outil CBN7020 sur l’évolution des composantes de
l’effort de coupe. En dernier lieu nous proposons des relations mathématiques qui lient
les composantes de l’effort de coupe avec les trois paramètres (Vc, f, ap).
151
Chapitre V : Impact des conditions de coupe et de l’usure sur les efforts de coupe
b) Influence de l’avance
Les résultats de l’influence de l’avance sur les efforts de coupe dans le cas du
CBN7020 (figures V.1b), montrent que les efforts augmentent avec l’accroissement
de l’avance, car cette dernière accroît la section du copeau cisaillée. Ce qui se traduit
par une résistance à la rupture plus importante nécessitant des efforts plus grands pour
l’enlèvement du copeau. On remarque que l’effort radial est prépondérant suivi par
l’effort tangentiel et en dernier lieu l’effort axial. Ceci est valable pour toutes les
avances testées. Les conséquences sur le plan pratique de l’influence de l’avance sur
les efforts de coupe sont comme suit : L’augmentation de l’avance de 0,08 à 0,16
mm/tr, accroît les composantes de l’effort de coupe (Fr, Fa et Fv) successivement de
33%, 51% et 58%. L’augmentation de l’avance de 0,08 à 0,24 mm/tr, conduit à une
élévation de (Fr, Fa et Fv) successivement de 50%, 65% et 77%.
La figure V.2b, illustre l’évolution des efforts de coupe en fonction de l’avance dans le
cas de la céramique CC650. Il ressort que l’effort radial (Fr) comme dans le cas du
CBN7020 reste prépondérant suivi par l’effort tangentiel et ensuite l’effort axial. Ce
dernier est moins sensible à l’augmentation de l’avance car avec une profondeur de 0,2
mm l’outil usine exclusivement dans le rayon du bec. L’augmentation de l’avance de
0,8 à 0,24 mm/tr, conduit à une augmentation de (Fr, Fa et Fv) successivement de
56%, 44,3% et 56,2%.
c) Influence de la profondeur de passe
La figure V.1c présente les résultats de l’évolution des efforts de coupe en
fonction de la profondeur de passe dans le cas du CBN7020. Les résultats montrent
une nette augmentation des efforts de coupe avec l’augmentation de la profondeur de
passe et cela à cause de l’augmentation de l’épaisseur (section) du copeau et par
conséquent l’augmentation du volume du métal déformé. Cette augmentation est
presque linéaire. Aux petites valeurs de la profondeur de passe, l’effort radial est
prépondérant. Au-delà de la valeur de ap= 0,6mm, les efforts tangentiel et axial
dépassent l’effort radial. Cela peut être expliqué par le travail de l’outil en tournage
par son rayon du bec aux petites profondeurs de passe. Avec l’augmentation de ap, la
coupe se fait en dehors de la limite du rayon du bec de l’outil et la pièce présente une
résistance à la pénétration de l’outil dans le sens de l’effort tangentiel et en particulier
axial. Car la longueur de l’arête tranchante en contact avec la pièce augmente,
autrement dit l’outil ne travaille plus avec son rayon seulement.
Si on compare les résultats de l’évolution des efforts de coupe en fonction de la
profondeur de passe et l’avance, on remarque que la profondeur de passe influence
d’une manière plus accentuée les efforts de coupe par rapport à l’avance. Avec
l'augmentation de la profondeur de passe de 0,5 à 1 mm, l'effort de coupe se multiplie
presque à une par deux de l’effort de coupe, avec une augmentation de (Fr, Fa et Fv)
d’une valeur de 68%, 123% et 88,8%. La valeur de l’effort axial est sensible à
l’augmentation de la profondeur de passe. Les mêmes observations sont enregistrées
lors de l’usinage avec la céramique CC650 (Figures V.2c). Quand l’outil travaille avec
son rayon du bec, l’effort radial est prépondérant suivi par l’effort tangentiel et en fin
l’effort axial. Au fur est à mesure que la coupe s'effectue avec le rayon du bec et
l’arête de coupe, l’effort axial augmente rapidement et l’effort radial diminue
d’intensité.
152
Chapitre V : Impact des conditions de coupe et de l’usure sur les efforts de coupe
150
Fr
Fa
120
Fv
60
30
120
80
40
Fr
Fa
Fv
300
EFFORT DE COUPE (N)
200
100
153
Chapitre V : Impact des conditions de coupe et de l’usure sur les efforts de coupe
160
140
120
80
60
40 Fr
Fa
20
Fv
Fr
Fa
160 Fv
EFFORT DE COUPE (N)
120
80
40
Fr
350
Fa
Fv
300
EFFORT DE COUPE (N)
250
200
150
100
50
154
Chapitre V : Impact des conditions de coupe et de l’usure sur les efforts de coupe
155
Chapitre V : Impact des conditions de coupe et de l’usure sur les efforts de coupe
9000
Kcr
8000
Kca
7000 Kcv
5000
4000
3000
2000
1000
Kcr
7000
Kca
Kcv
EFFORT SPECIFIQUE (N/mm²)
6000
5000
4000
3000
2000
1000
Kcr
Kca
8000
Kcv
EFFORT SPECIFIQUE (N/mm²)
6000
4000
2000
156
Chapitre V : Impact des conditions de coupe et de l’usure sur les efforts de coupe
157
Chapitre V : Impact des conditions de coupe et de l’usure sur les efforts de coupe
de l’avance de 0,08 à 0,24 conduit à une élévation des composantes (Fr, Fa et Fv) de
55% ; 50% et 53%). Il est intéressant de souligner aussi que les petites avances
engendrent des pressions de coupe élevées et aux grandes avances les pressions sont à
leurs bas niveaux, ce qui est profitable à la coupe. Là aussi un compromis doit ce faire
entre les pressions basses et les rugosités élevées causées par l’augmentation de
l’avance.
c) Influence de la profondeur de passe
La figure V.4c présente les résultats de l’évolution des efforts de coupe en
fonction de la profondeur de passe dans le cas du CBN7020. L’analyse des courbes
montre que les composantes des efforts de coupe augmentent fortement et presque
linéairement avec l’augmentation de la profondeur de passe et l’effort radial est
prépondérant jusqu’à la valeur de ap(limite) = rε(1-cos(χ)) = 0.593mm. Cette valeur
correspond à la limite du travail dans le rayon du bec de l’outil. Au-delà de cette
valeur limite la coupe se fait avec le rayon d’arrondi du bec de l’outil et de l’arête
tranchante. Dans ce cas l’effort radial diminue et les efforts tangentiel et axial prennent
de l’ampleur. Plus la profondeur de passe augmente plus l’effort axial est grand, car la
pièce présente une résistance à l’avancer de l’outil dans le sens de l’effort tangentiel et
en particulier l’effort axial. Sur le plan pratique, l’augmentation de la profondeur de
passe de 0,1 à 1mm (dix fois) conduit à une élévation des composantes de l’effort (Fr,
Fa et Fv) successivement de 189,5% ; 540% et 380%.
De la même manière, les efforts de coupe générés lors de l’usinage avec la
céramique CC650 augmentent presque linéairement en fonction de l’augmentation de
la profondeur de passe (figure V.5c). L’augmentation de la profondeur de passe de 0,1
à 1mm (dix fois) conduit à une augmentation des composantes de l’effort (Fr, Fa et Fv)
successivement de 195% ; 498,2% et 374%. L’analyse des efforts de coupe enregistrés
par les deux nuances d’outils testés, montre que les efforts enregistrés par la céramique
sont légèrement supérieurs à ceux du CBN7020 et les variations se situent entre 5 à
10%. Cette variation peut être expliquée partiellement par l’existence du revêtement en
TiN (2µm) sur la plaquette en CBN. Ce dernier facilite l’écoulement du copeau et
retarde l’usure ce qui conduit à minimiser les frottements et par conséquent les efforts
de coupe.
158
Chapitre V : Impact des conditions de coupe et de l’usure sur les efforts de coupe
160
120
40 Fr
Fa
Fv
Fr
Fa
160 Fv
EFFORT DE COUPE (N)
120
80
40
Fr
350
Fa
Fv
300
EFFORT DE COUPE (N)
250
200
150
100
50
159
Chapitre V : Impact des conditions de coupe et de l’usure sur les efforts de coupe
180
150
90
60
Fr
30 Fa
Fv
Fr
Fa
200
Fv
EFFORT DE COUPE (N)
160
120
80
40
Fr
350
Fa
Fv
300
EFFORT DE COUPE (N)
250
200
150
100
50
160
Chapitre V : Impact des conditions de coupe et de l’usure sur les efforts de coupe
161
Chapitre V : Impact des conditions de coupe et de l’usure sur les efforts de coupe
10000
Kcr
Kca
8000
Kcv
4000
2000
Kcr
8000
Kca
7000 Kcv
EFFORT SPECIFIQUE (N/mm²)
6000
5000
4000
3000
2000
1000
Kcr
10000 Kca
Kcv
EFFORT SPECIFIQUE (N/mm²)
8000
6000
4000
2000
162
Chapitre V : Impact des conditions de coupe et de l’usure sur les efforts de coupe
163
Chapitre V : Impact des conditions de coupe et de l’usure sur les efforts de coupe
L’analyse des résultats des tableaux V.1 à V.4, montre que les efforts de coupe
maximales sont enregistrés avec le régime 04. Les valeurs minimales des efforts de
coupe correspondent au régime 05. Par contre, les pressions de coupe minimales sont
enregistrées en travaillant avec la huitième combinaison des éléments du régime de
coupe.
164
Chapitre V : Impact des conditions de coupe et de l’usure sur les efforts de coupe
165
Chapitre V : Impact des conditions de coupe et de l’usure sur les efforts de coupe
600
Fr
Fv
500
Fa
EFFORT DE COUPE (N)
400
300
200
100
0 4 8 12 16 20 24 28 32
TEMPS (min)
Figure V.7: Evolution des l'efforts de coupe en fonction du temps d’usinage
Vc = 180 m/min ; ap = 0,5 mm ; f = 0,08 mm/tr.
600
VB=0.41
500
VB=0.26
EFFORT DE COUPE (N)
VB=0.175
400
VB=0.05
300
200
Fr
100 Fa
Fv
166
Chapitre V : Impact des conditions de coupe et de l’usure sur les efforts de coupe
600
Fr
Fa
500
Fv
EFFORT DE COUPE (N)
400
300
200
100
600
VB=0.41
500
VB=0.33
EFFORT DE COUPE (N)
400
VB=0.19
300
200
Fr
100 Fa
Fv
167
Chapitre V : Impact des conditions de coupe et de l’usure sur les efforts de coupe
Les figures V.11 à V.14 illustrent l’évolution des efforts de coupe en fonction
du temps d’usinage et de l’usure lors de l’usinage de l’acier X200Cr12 avec le
CBN7020. Les essais ont été réalisés pour deux vitesses de coupe (Vc=120 et 180
m/min). L’avance et la profondeur de passe sont maintenues constantes. L’analyse de
l’allure des courbes montre que les efforts de coupe ne sont pas stables au cours de
l’usinage mais ils évoluent en fonction du temps et de l’usure de l’outil. A la vitesse de
120 m/min, l’évolution des efforts se fait en trois périodes différentes. La première
période correspond à 8 min d’usinage, l’usure atteint la valeur de 0,14 mm,
l’augmentation des efforts de coupe (Fr ; Fa et Fv) correspond successivement à
40% ; 45,9% et 13,9%. La deuxième période se caractérise par une légère stabilité,
elle varie de 8 à 24 min d’usinage, la valeur de l’usure atteint 0,285 mm, ce qui génère
une augmentation des efforts de coupe de 15,7% ; 24,1% et 12,24%. La dernière
période varie de 24 à 45 min, l’usure VB augmente de 0.285 à 0,43 mm, ce qui
provoque une élévation des efforts de coupe, on enregistre une augmentation de
50,6% ; 46,2% et 16,3. Durant toute la période d’usinage qui dure 45min, les efforts de
coupe ont évolués de 144% ; 164% et 48,8%.
A la vitesse de coupe de 180 m/min, les sollicitations thermomécaniques sur la pointe
de l’outil sont élevées, ce qui a pour effet d’accéléré l’usure. Après une minute
d’usinage, l’usure VB atteint la valeur de 0,08mm, on enregistre des efforts de coupe
(Fr ; Fa et Fv) de l’ordre de 245 ; 190 et 210 N. Après 11min de travail, l’outil atteint
l’usure admissible [VB]=0,3mm, ce qui augmente les efforts de coupe de 79,6% ;
92,1% et 52,3%. A la fin de l’usinage et après 20 min d’usinage, l’usure VB atteint
0,42 mm, les efforts sont à leurs haut niveaux, on enregistre une augmentation par
rapport à la première minute d’usinage de 136,7% ; 163,1% et 66,6%.
Synthèse :
A partir des résultats du suivi de l'évolution des efforts de coupe en fonction du temps
et de l'usure, on peut tirer les remarques suivantes:
• L'augmentation de l'usure du matériau de coupe induit une augmentation des
efforts de coupe et cela pour les différentes vitesses testées et pour les deux
aciers usinés.
• Avec les conditions de coupe utilisées, l'effort principal est l'effort de coupe
radial suivi par l'effort axial, par contre l'effort tangentiel est moins sensible à
l'augmentation de l'usure.
• Le changement des allures des courbes des évolutions des efforts se produit a
peu près simultanément avec celui de régime de l'usure. Ce qui indique que ces
deux phénomènes sont corrélés entre eux.
168
Chapitre V : Impact des conditions de coupe et de l’usure sur les efforts de coupe
700
Fr
600 Fv
Fa
500
EFFORT DE COUPE (N)
400
300
200
100
0 5 10 15 20 25 30 35 40 45
TEMPS (min)
Figure V.11 : Evolution de l'effort de coupe en fonction du temps d’usinage
Vc = 120 m/min ; ap = 0,5 mm ; f = 0,08mm/tr .
700
600
VB=0.34
500
EFFORT DE COUPE (N)
VB=0.22
400
VB=0.12
300
200
Fr
Fv
100
Fa
169
Chapitre V : Impact des conditions de coupe et de l’usure sur les efforts de coupe
600
500
400
300
200
Fr
100 Fv
Fa
0 4 8 12 16 20
TEMPS (min)
600
VB=0.42
500
VB=0.3
EFFORT DE COUPE (N)
400
VB=0.15
300
200
Fr
100 Fv
Fa
170
Chapitre V : Impact des conditions de coupe et de l’usure sur les efforts de coupe
Vc
Fv = e7.970 f 0.475 ap0.813 Vc-0.188 R²=0,990
Vc
Fv = e4.855 f 0.396 ap0.685 Vc-0.04 R²=0,980
Vc
Fv = e4.743 f 0.421 ap0.820 Vc-0.151 R²=0,996
Vc
Fv = e4.991 f 0.394 ap0.734 Vc-0.094 R²=0,986
171
Chapitre V : Impact des conditions de coupe et de l’usure sur les efforts de coupe
de coupe. D’autre part, le classement des exposants des différents modèles trouvés en
valeur absolue exprime le degré d’influence de chaque facteur des éléments du régime
de coupe sur les efforts de coupe. Par conséquent la plus grande influence est réservée
à la profondeur de passe suivie par l’avance, par contre la vitesse de coupe a une
influence relativement faible. Les coefficients de détermination des différents modèles
sont élevés et convergent vers l'unité ce qui indique qu'ils sont en bonne concordance
avec les résultats expérimentaux. L’intérêt industriel des modèles mathématiques
trouvés est de taille car ils permettent la détermination des conditions de coupe
optimales et donnent des renseignements précieux sur le processus de coupe.
V.6 Conclusion
172
Chapitre V : Impact des conditions de coupe et de l’usure sur les efforts de coupe
173
Chapitre V : Impact des conditions de coupe et de l’usure sur les efforts de coupe
174
Annexes
program usure;
uses wincrt;
const
max=10;
type
vect=array[1..max] of real;
tab=array[1..2] of real;
var
g:array[1..2,1..2] of real;
ten,v,tmod : vect;
c : tab;
n,i,j,k : integer;
a,b,e,m,p,q,r,s : real;
begin
clrscr;
s:=0 ; p:=0 ; q:=0;
writeln; write('donner le nombre d`experiences : N =
') ; readln(n);
for i:=1 to 2 do
for j:=1 to 2 do
begin
c[i]:=0 ; g[i,j]:=0;
end;
g[1,1]:=n;
for i:=1 to n do
begin
write(' v(',i,') = ') ; readln(v[i]);
write(' ten(',i,') = ') ; readln(ten[i]);
g[2,1]:=g[2,1]+ln(v[i]);
g[2,2]:=g[2,2]+sqr(ln(v[i]));
c[1]:=c[1]+ln(ten[i]);
c[2]:=c[2]+ln(ten[i])*ln(v[i]);
end;
g[1,2]:=g[2,1] ;
for i:=1 to 2 do
begin
e:=g[i,i];
g[i,i]:=1;
for j:=1 to 2 do
g[i,j]:=g[i,j]/e;
for k:=1 to 2 do
if k<>i then
begin
e:=g[k,i];
g[k,i]:=0;
188
Annexes
for j:=1 to 2 do
g[k,j]:=g[k,j] - e*g[i,j] ;
end;
end;
a:=0 ; b:=0 ;
for i:=1 to 2 do
begin
a:=a+g[1,i]*c[i];
b:=b+g[2,i]*c[i];
end;
writeln(' les coefficients d‚finissant le modèle de
TAYLOR sont : '); writeln;
writeln(' A = ',a:3:5,' B = ',b:3:5);
writeln;
for i:=1 to n do
begin
tmod[i]:=exp(a)*exp(b*ln(v[i]));
s:=s+tmod[i];
end;
s:=s/n;
for i:=1 to n do
begin
p:=p+sqr(ten[i]-tmod[i]);
q:=q+sqr(ten[i]-s);
end;
r:=sqrt(1-p/q);
writeln(' le coefficient de correlation est : R =
',r:2:3);
readln;
end.
189
Annexes
program rugosité;
uses wincrt;
const
max=20;
type
vect=array[1..max] of real;
tab=array[1..4] of real;
var
g:array[1..4,1..4] of real;
di,s,v, u,t,tm:vect;
h:tab;
i,j,k:integer;
a,b,d,e,c,m,p,q,r,moy,v1,v2,s1,s2,d1,d2,y,x:real;
begin
clrscr;
moy:=0 ; p:=0 ; q:=0;
writeln;writeln;writeln('Donner les intervalles de
variation');
writeln('des éléments du régime de coupe');
writeln; write(' Smini = ');readln(v1);write(' Smaxi =
') ; readln(v2);
writeln; write(' tmini = ');readln(s1);write(' tmaxi =
') ; readln(s2);
writeln; write(' vmini = ');readln(d1);write(' Vmaxi =
') ; readln(d2);
writeln;writeln('donner les valeurs des
rugosités')
;for i:=1 to 8 do
begin
write(' T[',i,'] = '); readln(t[i]);
end;
for i:=1 to 7 do
v[i]:=v1;
v[2]:=v2 ; v[4]:=v2 ; v[6]:=v2 ; v[8]:=v2;
for i:=1 to 6 do
s[i]:=s1;
s[3]:=s2 ; s[4]:=s2 ; s[7]:=s2 ; s[8]:=s2;
for i:=1 to 4 do
begin
h[i]:=0 ;
di[i]:=d1; end;
for i:=5 to 8 do
di[i]:=d2;
190
Annexes
g[1,1]:=8;
g[2,1]:=4*(ln(v1)+ln(v2)) ;
g[3,1]:=4*(ln(s1)+ln(s2)) ;
g[4,1]:=4*(ln(d1)+ln(d2)) ;
g[2,2]:=4*(sqr(ln(v1))+sqr(ln(v2))) ;
g[3,2]:=2*(ln(v1*v2))*(ln(s1*s2)) ;
g[4,2]:=2*(ln(v1*v2))*(ln(d1*d2)) ;
g[3,3]:=4*(sqr(ln(s1))+sqr(ln(s2))) ;
g[4,3]:=2*(ln(s1*s2))*(ln(d1*d2)) ;
g[4,4]:=4*(sqr(ln(d1))+sqr(ln(d2))) ;
for i:=1 to 8 do
h[1]:=h[1]+ln(t[i]);
h[2]:=h[2]+ln(v1)*ln(t[1]*t[3]*t[5]*t[7]);
h[2]:=h[2]+ln(v2)*ln(t[2]*t[4]*t[6]*t[8]);
h[3]:=(ln(s1))*(ln(t[1]*t[2]*t[5]*t[6]));
h[3]:=h[3]+(ln(s2))*(ln(t[3]*t[4]*t[7]*t[8]));
for i:=1 to 4 do
h[4]:=h[4]+ln(t[i])*ln(d1);
for i:=5 to 8 do
h[4]:=h[4]+ln(t[i])*ln(d2);
g[1,2]:=g[2,1]; g[1,3]:=g[3,1]; g[1,4]:=g[4,1];
g[2,3]:=g[3,2]; g[2,4]:=g[4,2];
g[3,4]:=g[4,3];
for i:=1 to 4 do
begin
e:=g[i,i];
g[i,i]:=1;
for j:=1 to 4 do
g[i,j]:=g[i,j]/e;
for k:=1 to 4 do
if k<>i then
begin
e:=g[k,i];
g[k,i]:=0;
for j:=1 to 4 do
g[k,j]:=g[k,j] - e*g[i,j] ;
end;
end;
c:=g[1,1]*h[1]+g[1,2]*h[2]+g[1,3]*h[3]+g[1,4]*h[4];
m:=g[2,1]*h[1]+g[2,2]*h[2]+g[2,3]*h[3]+g[2,4]*h[4];
y:=g[3,1]*h[1]+g[3,2]*h[2]+g[3,3]*h[3]+g[3,4]*h[4];
x:=g[4,1]*h[1]+g[4,2]*h[2]+g[4,3]*h[3]+g[4,4]*h[4];
191
Annexes
192
Annexes
CBN7020/100Cr6
a) Vc=120m/min ;
f=0,08mm/tr ;
ap=0,2mm
b) Vc=180m/min ;
f=0,08mm/tr ;
ap=0,2mm
193
Annexes
Céramique CC650/100Cr6
a) Vc=120m/min b)Vc=60m/min c) Vc=90m/min
(f=0.08mm/tr ; ap=0,2mm constantes)
194
Annexes
CBN7020/100Cr6
Vc=120m/min ; f=0.08mm/tr ; ap=0.5mm
a)Temps de coupe T=3min ; VB=0.02mm b)Temps de coupe T=98min ; VB=0.36mm
195
Annexes
196
Annexes
197
Annexes
198
Annexes
199
Conclusion générale
CONCLUSION GENERALE
Cette étude nous a permis d’éclaircir quelques points d’un problème assez
complexe de la coupe, en faisant intervenir un nombre important de paramètres liés au
comportement interfacial du couple outil-matière, en vue de déterminer le meilleur
domaine d’emploi des matériaux de coupe testés pour des conditions de travail
données.
Le chapitre I, rapporte les points clés de l’étude bibliographique retenus pour la
suite du travail. Nous avons présenté d’une manière détaillée les matériaux de coupe
utilisés lors de l’usinage des pièces traitées, l’accent a été mis sur leur classification,
leur domaine d’application, leurs avantages et performances, mais aussi leurs limites et
leurs perspectives d’avenir. Nous avons présenté aussi une étude sur le procédé du
tournage dur en tant que technique nouvelle d’usinage, sur l’intérêt économique qu’il
peut apporter et les limites actuelles pour son développement à l’échelle industrielle.
En dernier lieu, nous avons examiné les phénomènes régissant le processus de coupe
en particulier, l’usure des outils, les lois d’usure, la rugosité des surfaces, les efforts et
les pressions de coupe, la température de coupe et la formation du copeau.
Dans le chapitre II, nous avons présenté une méthodologie de recherche qui
repose sur la planification des expériences. Pour cela nous avons fait appel à la
méthode unifactorielle et la méthode multifactorielle. Le traitement des résultats à été
fait par la méthode des moindres carrés, pour cela des programmes en turbo-pascal ont
été élaborés pour déterminer les constantes des modèles mathématiques trouvés. Les
équipements nécessaires à la réalisation des expériences ainsi que les conditions de
coupe et du traitement thermique ont été également l’objet de ce chapitre.
Dans le chapitre III, nous avons présenté, les divers résultats expérimentaux des
essais d’usure. Un suivi micrographique de l’endommagement des outils en fonction
du temps de coupe et une caractérisation de l’usure en dépouille et en cratère avec une
analyse étendue de l’évolution de l’usure à été faite, pour chaque matériau de coupe.
Les tenues des deux outils de coupe, ont été déterminées en se basant sur les courbes
VB=f(t). L’aspect de production à été examiné à partir de l’analyse de la longueur du
copeau produit par les différents outils. Le traitement des résultats de l’usure a permis
la détermination des modèles de la tenue en fonction de la vitesse de coupe.
Dans le chapitre IV, nous avons présenté les résultats de l’étude de l’impact des
conditions de coupe et de l’usure sur la rugosité des surfaces usinées pour le CBN et la
céramique mixte testés face aux deux matériaux usinés. Une analyse des différents
résultats obtenus à été faite. Cette étude a abouti à la détermination des modèles
mathématiques exprimant d’une part la relation entre les critères de rugosité (Ra, Rz,
Rt) et les éléments du régime de coupe (Vc, f, ap) et d’autre part la relation entre la
rugosité arithmétique (Ra) et l’usure en dépouille de l’outil sous forme d’une équation
puissance.
173
Conclusion générale
174
Conclusion générale
des aciers trempés est en effet évacuée par le copeau, les échanges thermiques
avec la pièce sont minimes, car le temps de contact entre le copeau et la pièce
est faible. Ceci évite la dilatation thermique de la pièce, autrement dit celle ci ne
sera pas affectée thermiquement.
Les modèles mathématiques de l’usure trouvés, montrent la relation entre la
vitesse de coupe et la durée de vie du CBN7020 et de la céramique CC650. Ils
permettent donc de déterminer, pour des conditions de coupe stabilisées la
vitesse de coupe à utiliser en fonction de la durée de vie souhaitée. Avec ces
modèles, la vitesse de coupe a une influence capitale sur la durée de vie des
outils. Car avec son augmentation la tenue des deux matériaux de coupe
diminue. Ces modèles sont très utiles pour l’élaboration des abaques et
éventuellement l’optimisation du processus de coupe. Les coefficients de
détermination des modèles trouvés, sont élevés et convergent vers l’unité, ce
qui traduit leur bonne corrélation avec les résultats expérimentaux.
Les résultats des rugosités obtenues par les deux matériaux de coupe, soit par
la méthode unifactorielle où multifactorielle montrent que les performances du
CBN7020 dépassent de loin celles de la céramique. Ceci est valable pour toutes
les conditions de coupe testées. Les performances du CBN7020 pour les
opérations de finition des aciers 100Cr6 et X200Cr12 traités, peuvent être
partiellement expliquées par la haute rigidité et la tenue exceptionnelle de ses
arêtes de coupe, ainsi qu’à sa grande dureté et sa stabilité chimique à des
températures élevées. Toutes ces caractéristiques rendent ce genre de matériaux
particulièrement approprié aux travaux de finition des pièces dures. Mais la
céramique mixte CC650 reste une alternative économique intéressante pour les
travaux de finition, quoique les rugosités obtenues sont plus grandes que celles
produites par le CBN7020. Ceci nécessite une étude économique afin de
décider sur le choix du matériau à outil à utiliser dans des conditions de travail
concrètes.
D’après les résultats, on constate que l’avance est le facteur déterminant de la
qualité de l’état des surfaces usinées. L’explication réside dans la génération de
la surface usinée en tournage. La surface engendrée en tournage comporte des
sillons hélicoïdaux, résultant de la forme du bec de l’outil et du mouvement
hélicoïdal outil-pièce. Ces sillons seront d’autant plus profonds et plus larges
que l’avance est élevée. D’autre part, malgré l’augmentation de l’avance de 2,5
fois, les états de surface obtenus, en particulier ceux de l’outil CBN7020 restent
toujours acceptables.
Grâce à son excellent effet sur la qualité des surfaces usinées, les résultats des
rugosités obtenues avec le CBN7020 sont comparables avec ceux de la
rectification. Ceci offre au CBN7020 la possibilité d’exécuter des opérations
multiples (ébauche, demi-finition et finition) sur le même poste de travail
avec une seule prise de pièce. Ce qui influe avantageusement sur le cycle
de production, le coût de fabrication et sur la précision des pièces usinées.
L'évolution de l'usure des deux matériaux étudiés influe sur les valeurs des
rugosités. En effet avec l'augmentation de la vitesse de coupe, l'usure augmente
175
Conclusion générale
176
Conclusion générale
Cette étude n’est nullement exhaustive et les résultats trouvés doivent être considérés
comme une introduction à l’utilisation des nouveaux matériaux de coupe, plutôt que
comme une indication de leurs limites, qui restent encore à être complètement
définies.
PERSPECTIVES
Les résultats obtenus dans ce travail ouvrent d’importantes perspectives.
• Continuer à étudier le comportement à l’usure de nouvelles nuances de
matériaux de coupe modernes et cela dans le but d’avoir une meilleure
caractérisation scientifique du procédé de tournage dur. Le travail permettra
aussi de déterminer les lois d’usure dans un nouveau contexte de matériau de
coupe et avec des matériaux difficilement usinables.
• Approfondir les connaissances sur la corrélation qui existe entre l’usure des
outils de coupe et la rugosité de surfaces usinées ainsi que les efforts de coupe.
Dans le but de permettre des prédictions de l’usure à partir du suivi des efforts
de coupe et de la rugosité.
• L’état métallurgique de la surface usinée est un point aussi à considérer en
tournage dur. L’étude de la structure de la surface obtenue, des contraintes
résiduelles sur la surface et la formation de la couche blanche, restent des
points essentiels à éclaircir.
• En dernier lieu, il faut s’intéresser aussi au cotée dynamique de la coupe, en
particulier l’étude des vibrations générées en tournage dur, l’influence des
vibrations sur la tenue des outils de coupe, sur l’état de surface et la précision
géométrique des pièces.
• La modélisation du processus de coupe est un aspect à développé et les résultats
obtenus dans le cadre de cette thèse présentent des informations très précieuses
pour sa validation.
177
Conclusion générale
Les travaux de thèse réalisés ont donné lieu à des publications avec comité de lecture
et à des communications avec actes et comité de lecture.
PUBLICATIONS INTERNATIONALES
PUBLICATIONS NATIONALES
178
Conclusion générale
COMMUNICATIONS
179
Conclusion générale
11- YALLESE M.A., BOULANOUAR L., Ouelaa N., REZAIGIA A., KRIBES N,
« Influence des conditions d’usinage sue les efforts de coupe lors du tournage du
100Cr6 (60 HRC) aven le CBN » Premier Congrès International Conception et
Modélisation des Systèmes Mécaniques » du 23 au 25 mars 2005 Hammamet, Tunisie.
180
Conclusion générale
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187
Conclusion générale
program usure;
uses wincrt;
const
max=10;
type
vect=array[1..max] of real;
tab=array[1..2] of real;
var
g:array[1..2,1..2] of real;
ten,v,tmod : vect;
c : tab;
n,i,j,k : integer;
a,b,e,m,p,q,r,s : real;
begin
clrscr;
s:=0 ; p:=0 ; q:=0;
writeln; write('donner le nombre d`experiences : N =
') ; readln(n);
for i:=1 to 2 do
for j:=1 to 2 do
begin
c[i]:=0 ; g[i,j]:=0;
end;
g[1,1]:=n;
for i:=1 to n do
begin
write(' v(',i,') = ') ; readln(v[i]);
write(' ten(',i,') = ') ; readln(ten[i]);
g[2,1]:=g[2,1]+ln(v[i]);
g[2,2]:=g[2,2]+sqr(ln(v[i]));
c[1]:=c[1]+ln(ten[i]);
c[2]:=c[2]+ln(ten[i])*ln(v[i]);
end;
g[1,2]:=g[2,1] ;
for i:=1 to 2 do
begin
e:=g[i,i];
g[i,i]:=1;
for j:=1 to 2 do
g[i,j]:=g[i,j]/e;
for k:=1 to 2 do
if k<>i then
begin
e:=g[k,i];
g[k,i]:=0;
for j:=1 to 2 do
188
Conclusion générale
g[k,j]:=g[k,j] - e*g[i,j] ;
end;
end;
a:=0 ; b:=0 ;
for i:=1 to 2 do
begin
a:=a+g[1,i]*c[i];
b:=b+g[2,i]*c[i];
end;
writeln(' les coefficients d‚finissant le modèle de
TAYLOR sont : '); writeln;
writeln(' A = ',a:3:5,' B = ',b:3:5);
writeln;
for i:=1 to n do
begin
tmod[i]:=exp(a)*exp(b*ln(v[i]));
s:=s+tmod[i];
end;
s:=s/n;
for i:=1 to n do
begin
p:=p+sqr(ten[i]-tmod[i]);
q:=q+sqr(ten[i]-s);
end;
r:=sqrt(1-p/q);
writeln(' le coefficient de correlation est : R =
',r:2:3);
readln;
end.
189
Conclusion générale
program rugosité;
uses wincrt;
const
max=20;
type
vect=array[1..max] of real;
tab=array[1..4] of real;
var
g:array[1..4,1..4] of real;
di,s,v, u,t,tm:vect;
h:tab;
i,j,k:integer;
a,b,d,e,c,m,p,q,r,moy,v1,v2,s1,s2,d1,d2,y,x:real;
begin
clrscr;
moy:=0 ; p:=0 ; q:=0;
writeln;writeln;writeln('Donner les intervalles de
variation');
writeln('des éléments du régime de coupe');
writeln; write(' Smini = ');readln(v1);write(' Smaxi =
') ; readln(v2);
writeln; write(' tmini = ');readln(s1);write(' tmaxi =
') ; readln(s2);
writeln; write(' vmini = ');readln(d1);write(' Vmaxi =
') ; readln(d2);
writeln;writeln('donner les valeurs des
rugosités')
;for i:=1 to 8 do
begin
write(' T[',i,'] = '); readln(t[i]);
end;
for i:=1 to 7 do
v[i]:=v1;
v[2]:=v2 ; v[4]:=v2 ; v[6]:=v2 ; v[8]:=v2;
for i:=1 to 6 do
s[i]:=s1;
s[3]:=s2 ; s[4]:=s2 ; s[7]:=s2 ; s[8]:=s2;
for i:=1 to 4 do
begin
h[i]:=0 ;
di[i]:=d1; end;
for i:=5 to 8 do
di[i]:=d2;
190
Conclusion générale
g[1,1]:=8;
g[2,1]:=4*(ln(v1)+ln(v2)) ;
g[3,1]:=4*(ln(s1)+ln(s2)) ;
g[4,1]:=4*(ln(d1)+ln(d2)) ;
g[2,2]:=4*(sqr(ln(v1))+sqr(ln(v2))) ;
g[3,2]:=2*(ln(v1*v2))*(ln(s1*s2)) ;
g[4,2]:=2*(ln(v1*v2))*(ln(d1*d2)) ;
g[3,3]:=4*(sqr(ln(s1))+sqr(ln(s2))) ;
g[4,3]:=2*(ln(s1*s2))*(ln(d1*d2)) ;
g[4,4]:=4*(sqr(ln(d1))+sqr(ln(d2))) ;
for i:=1 to 8 do
h[1]:=h[1]+ln(t[i]);
h[2]:=h[2]+ln(v1)*ln(t[1]*t[3]*t[5]*t[7]);
h[2]:=h[2]+ln(v2)*ln(t[2]*t[4]*t[6]*t[8]);
h[3]:=(ln(s1))*(ln(t[1]*t[2]*t[5]*t[6]));
h[3]:=h[3]+(ln(s2))*(ln(t[3]*t[4]*t[7]*t[8]));
for i:=1 to 4 do
h[4]:=h[4]+ln(t[i])*ln(d1);
for i:=5 to 8 do
h[4]:=h[4]+ln(t[i])*ln(d2);
g[1,2]:=g[2,1]; g[1,3]:=g[3,1]; g[1,4]:=g[4,1];
g[2,3]:=g[3,2]; g[2,4]:=g[4,2];
g[3,4]:=g[4,3];
for i:=1 to 4 do
begin
e:=g[i,i];
g[i,i]:=1;
for j:=1 to 4 do
g[i,j]:=g[i,j]/e;
for k:=1 to 4 do
if k<>i then
begin
e:=g[k,i];
g[k,i]:=0;
for j:=1 to 4 do
g[k,j]:=g[k,j] - e*g[i,j] ;
end;
end;
c:=g[1,1]*h[1]+g[1,2]*h[2]+g[1,3]*h[3]+g[1,4]*h[4];
m:=g[2,1]*h[1]+g[2,2]*h[2]+g[2,3]*h[3]+g[2,4]*h[4];
y:=g[3,1]*h[1]+g[3,2]*h[2]+g[3,3]*h[3]+g[3,4]*h[4];
x:=g[4,1]*h[1]+g[4,2]*h[2]+g[4,3]*h[3]+g[4,4]*h[4];
191
Conclusion générale
192