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Chap 5 Energétique Du Point Mat 2023

Ce chapitre aborde les concepts d'énergie dans la mécanique du point, en définissant le travail, la puissance, et les théorèmes de l'énergie cinétique et mécanique. Il explique comment calculer le travail d'une force, les conditions sous lesquelles la puissance est nulle, et introduit les forces conservatrices et l'énergie potentielle. Enfin, il présente le théorème de l'énergie cinétique et les forces conservatrices, établissant des relations entre travail, énergie cinétique et énergie potentielle.

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Chap 5 Energétique Du Point Mat 2023

Ce chapitre aborde les concepts d'énergie dans la mécanique du point, en définissant le travail, la puissance, et les théorèmes de l'énergie cinétique et mécanique. Il explique comment calculer le travail d'une force, les conditions sous lesquelles la puissance est nulle, et introduit les forces conservatrices et l'énergie potentielle. Enfin, il présente le théorème de l'énergie cinétique et les forces conservatrices, établissant des relations entre travail, énergie cinétique et énergie potentielle.

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Chapitre 5 : Energétique du point matériel

Dans ce chapitre, nous allons définir les notions énergétiques pour la mécanique du point. Ainsi
nous y définirons des notions telles que le travail et la puissance d’une force puis nous établirons les
théorèmes de l’énergie cinétique et de l’énergie mécanique en introduisant la notion de forces
conservatives et d’énergie potentielle.

I. Travail et Puissance d’une force.


1. Notion de déplacement infinitesimal

Soit M un point matériel soumis à une force f se


déplaçant à la vitesse v dans un référentiel R, (
( )
R = O, i, j , k ).A l’instant t, le point M se trouve en
M(t) ; à l’instant t +dt, il est situé en M(t +dt).
Si dt est suffisamment petit, M(t +dt) est infiniment
proche de M(t) et on note dOM le déplacement infinitésimal :
dOM = M ( t ) M ( t + dt ) = v  dt

2. Puissance d’une force


Par définition, la puissance d’une force F qui s’exerce sur un point matériel A animé de la vitesse
V où puissance reçue par le point matériel A est définie par le produit scalaire :
P = F  V = Fx  x + Fy  y + Fz  z
• La vitesse dépendant du référentiel d’étude alors la puissance dépend également du
référentiel d’étude.
• La puissance est une grandeur additive :
( ) ( )
Si F = F1 + F2 alors P F = F  V = F1 + F2 V = F1  V + F2  V

P(F ) = P(F ) + P(F )


1 2

• Forces de puissance nulle: Certaines forces en raison de leur caractère particulier (direction
perpendiculaire à la vitesse) ont une puissance nulle. Il s’agit particulièrement de:
⁃ La force magnétique qui s’exerce sur une particule chargée plongée dans un champ B
( )
P = Fm  V = q  V  B  V = 0
⁃ La force de Coriolis qui s’exerce sur un point matériel A dans un référentiel non Galiléen R :
( )
P = Fic  V = −2m    V  V = 0

⁃ Plus généralement, la puissance d’une force F quelconque est nulle pour tout déplacement qui
est normal à la direction de la force.

P = F  V = 0 si F ⊥ V

⁃ Si P  0 , la puissance est dite motrice,


⁃ Si P  0 , la puissance est dite résistante,

Cours de Mécanique, Page 1


L’unité de la puissance est le Watt (W). L’ancienne puissance encore utilisée est le cheval vapeur et
vaut 736 W.

3. Travail d’une force


a. Travail élémentaire d’une force

Par définition, le travail élémentaire de F de puissance P( F ) s’exerçant sur A est :

W =  T = P  dt = F Vdt = F dl où dl est le déplacement élémentaire,

δW est le travail élémentaire de A dans le référentiel R par rapport auquel la vitesse est comptée.

L’écriture W = P  dt est utilisée avec la variable temporelle alors que l’écriture  W = F dl est
utilisée avec les variables d’espace.

Remarque : Le travail infinitésimal δW est noté avec un δ et pas un d. La notation d est réservée
aux différentielles définies comme des variations d’une fonction entre des points infiniment proches.
Ex : dOM = OM ( t + dt ) − OM ( t )
W = Fx  dx + Fy  dy + Fz  dz . L’unité de travail est le joule (J).

b. Travail d’une force au cours d’un déplacement fini

Au cours d’un déplacement le long d’une trajectoire (AB) allant de A vers B, au cours duquel un
mobile M quitte A à l’instant tA et arrive en B à l’instant tB > tA, le travail de la force F correspond à
la somme des travaux élémentaires calculés sur la trajectoire (AB):
WA→B ( F ) = 
M AB
( )
W F
Le travail doit être calculé par une intégrale curviligne en suivant la trajectoire amenant le mobile
de A vers B. Le travail dépend du chemin suivi.

( )
Avec la variable temporelle  W F = P ( t )  dt on a : WA→B ( F ) =  P ( t )  dt
tB

tA

⁃ Avec la variable d’espace  W ( F ) = F dl on a : W A→ B (F ) =  F dl =  F dOM


M AB M AB

• Force dépendante du temps et de la vitesse


Dans le cas peu fréquent où la force F est fonction de la position de A, de sa vitesse et du temps,
l’expression du travail est la suivante :

(F  x + Fy  y + Fz  z )  dt
tf tf
W =  Pdt =  x
ti ti

Exemple : F = 3xex − 5zey + 10 xez OA = (t 2 + 1) ex + 2t 2 ey + t 2 ez


Calculer W entre t=0 et t=1 :
Fx = 3 x x = t2 + 1 x = 2t
Fy = −5 z avec y = 2t 2 et y = 4t
Fz = 10 x z = t2 z = 2t

W =  3 ( t 2 + 1)  2t − 5t 2  4t + 10 ( t 2 + 1)  2t dt = 14, 5 J


1

Cours de Mécanique, Page 2


• Force indépendante du temps
Dans le cas d’une force F dont l’expression est indépendante de la vitesse et du temps, mais
uniquement des positions initiale et finale (forces conservatives), l’expression du travail est la
suivante :

tf
W =  Pdt = 
ti
Af

Ai
(F V )dt =  Ai
Af  dx dy dz 
 Fx  + Fy  + Fz    dt
 dt dt dt 
W =
Af

Ai
(F x  dx + Fy  dy + Fz  dz )
W est l’intégral curviligne calculé le long de la trajectoire C du point d’application entre les positions
Ai à l’instant initial et Af à l’instant final.
(
Exemple : F Fx = 3x; Fy = −5z; Fz = 10x ) et la trajectoire C définie par
y = 2 x 2 et z = 0 entre x = 0 et x = 1 .
1
3 
W =  (3 xdx + (− 5 z )dy + 10xdz) =  x 2  = 1,5 J
1

0
2 0

II. Théorème de l’énergie cinétique


1. Définition de l’énergie cinétique

L’énergie cinétique d’un point matériel de masse m animée d’une vitesse V dans le référentiel R
1
est définie par la quantité scalaire : Ec = = mV 2 .
2
Remarque : L’énergie cinétique dépend de la vitesse et donc du référentiel d’étude.

2. Théorème de l’énergie cinétique en référentiel galiléen

a. Enoncé
La variation d’énergie cinétique d’un point matériel entre deux instants est égale au travail des
forces qui s’exercent sur ce point entre les deux instants considérés.

b. Démonstration du théorème
Il s’agit d’une conséquence du principe fondamental de la dynamique. En effet, d’après la loi
dP
fondamentale de la dynamique, on a : = ma( A / R) =  F .
dt
En multipliant cette relation par le vecteur V on a: ma ( A / R )  V ( A / R ) =  F  V ( A / R )
Comme
dV  dV  d  V V  d   V 2 
a=  m  V  =  F V  m    = m   + Cte   =  F i  V
dt  dt  dt  2  dt   2 
Par convention, la Cte = 0. Il en résulte d’après la loi fondamentale de la dynamique que :
dEC
=  F i  V =  Pi = PR avec PR =  F i  V = Puissance résultante
dt i i i

dEC tf  
dt =    Pi dt :
tf
En intégrant entre ti et tf on a : ti dt ti
 i 

Cours de Mécanique, Page 3


 
  = W1→2 F i ( )
tf tf
ti  i  i ti Pdt
-  Pi dt = i
i
(1)

dt =  EC t f = EC ( t f ) − EC ( ti ) = mV f 2 − mVi 2 = EC (2)


t f dE 1 1
-  C t
ti dt i
2 2
De (1) et (2), le théorème de l’énergie cinétique peut se formuler de trois manières :
• Expression intégrale :
EC ( t f ) − EC ( ti ) = EC = W1→2 F i
i
( )
• Expression différentielle :
dEC =  W F ( )

Expression en fonction de la puissance :
dEC
dt
=P F ( )
Remarque :
- Si R est non Galiléen, il faut ajouter à la puissance des forces appliquées, celle de la force
d’inertie d’entrainement (la puissance de la force de Coriolis étant toujours nulle).
Discussion suivant le signe de W ( F )
i
1→2 i

⁃ Si W ( F )  0 , le travail est moteur, l’énergie cinétique augmente donc la norme de la


i
1→2 i

vitesse augmente. Le mouvement est accéléré.


⁃ Si W ( F )  0 , le travail est résistant, l’énergie cinétique diminue donc la norme de la
i
1→2 i

vitesse diminue. Le mouvement est décéléré.


⁃ Si W ( F ) = 0 , le travail est nul, l’énergie cinétique est conservée donc la norme de la
i
1→2 i

vitesse est constante. Le mouvement est uniforme.

Exemple : Une masselotte A de masse m glisse sans frottement sur un arc circulaire de rayon l m. On
repère sa position par θ, angle que fait OA avec la verticale. En vous servant du théorème l’énergie
cinétique, établir l’équation horaire du mouvement.
Solution :
1 dOA
EC =  mV 2 ; OA = l e ; V ( A / R) =
2 dt

dOA de d e d de
=l  =l  = l  = l e
dt dt d dt d
dOA 1 1 1
( )
2
V ( A / R) = = l e d’où: EC =  mV 2 = m l = ml 2 2
dt 2 2 2
dEC 1 2
= ml  2 = ml 2 ;
dt 2
T ⊥V  PT = 0 et PP = mg V = mg l e = −mgl sin 
dEC
dt
= PR  ml 2 = − mgl sin   (
ml l + g sin  )=0  l + g sin  = 0

Cours de Mécanique, Page 4


g
 + sin  = 0
l
g g
Pour  petit, sin    et   +  = 0   +  2 = 0 avec  2 = et T = 2 l
g
l l

On peut retrouver le même résultat à l’aide du théorème du moment cinétique :


d O
dt
= MO ( )
 O = OA  mV A = l e  mle = ml 2 e  e = ml 2ex

d O
= ml 2e x
dt
M O (T ) = OA  T = 0 et M O ( P) = OA  P = OA  mg = le  mgez or ez = cos  e − sin  e

( )
d’où: M O ( P) = −mgl sin  e  e = −mgl sin  ex
d O
=  MO  ml 2 = −mgl sin 
dt

III. Energie potentielle et forces conservatives

1. Définitions

• On dit qu’une force dérive d’un potentiel ou encore qu’elle est conservative si le travail entre
deux points A et B ne dépend pas du chemin suivi mais uniquement des points A et B. On peut alors
( )
écrire le travail WA→B F entre A et B comme la différence EP ( A) − EP ( B ) où EP est une fonction
de la variable de position.
( )
Au niveau élémentaire, la relation s’écrit :  W F = −dEP . On appellera énergie potentielle de la
force cette fonction EP .

• Une force F est dite conservative si on peut trouver une fonction énergie potentielle Ep telle
que : ( )
F  dOM = W F = −dEP
Remarque : L’énergie potentielle étant définie à partir de sa variation, elle n’est déterminée qu’à
une constante près.

2. Exemples de forces conservatives


a. Energie potentielle pesanteur
Le poids d’un point matériel de masse m dans le champ de pesanteur g vaut : mg , soit en projection
dans un système de coordonnées cartésiennes dont l’axe (Oz) est vertical et dirigé vers le haut :
−mgez . Le travail de cette force s’écrit donc :

( )
W = mg  dOM = −mge z  dOM = - mg e z  dOM ( ) or e z  dOM = dz

 W = −mgdz = −d ( mgz ) = −dEP donc EP = mgz + C


EP = 0 pour z = 0  Cte = 0 d' où : EP = mgz 

b. Force gravitationnelle exercée par un astre ponctuel

Cours de Mécanique, Page 5


On considère un point matériel M de masse m soumis à la force gravitationnelle exercée par un
astre de centre P et de masse mP. M est soumis à la force gravitationnelle :
mm p
F P→M = −G 2 e r
r
PM
avec G une constante gravitationnelle, e r = . Le travail élémentaire de cette force s’écrit :
PM
mm p mm p  PM 
 W = F P→M  d PM = −G 2
er  d PM = −G 2 
 d PM 
r r  r 
 PM 2   r2 
Or PM  d PM = d   = d   = rdr soit que:
 2   2
 
mm  1 1  Gmm p 
 W = −G 2 p  dr = Gmm p d  − 2  = Gmm p d   = d   = −dEP
r  r  r  r 
Gmm p
Par identification : EP = − + C or EP () = 0  C = 0 d’où:
r
Gmm p
EP = −
r
c. Force de rappel d’un élastique ou d’un ressort

Un ressort de raideur k ayant subi un allongement Δl = l −l0 exerce une force de rappel élastique
dans la direction de l’allongement : F = −k lu ext
 W = F  dOM = −k ( l − lo ) u ext  dOM , u ext  dOM = dl soit que :
 W = −k ( l − lo ) dl = − dEP
 k  k
 W = d  −  ( l − lo ) + C  = − dEP  EP =  ( l − lo ) + C
2 2

 2  2
k k
EP =  ( l − lo ) + C EP = 0 pour l = lo  EP =  ( l − lo )
2 2

2 2

d. Force électrique
Force coulombienne exercée par une charge ponctuelle On considère un point matériel M de
charge q soumis à la force coulombienne exercée par une charge qp placée en P. M est soumis à la
force coulombienne :
1 qq p PM
F P→M = er avec er =
4 0 r 2
PM
Le travail élémentaire de cette force s’écrit :
1 qq p 1 qq p  PM 
 W = F P→M  d PM = er  d PM =   d PM 
4 0 r 2
4 0 r 2  r 
1 qq p  PM
1 qq p  1 qq p
PM  d PM = rdr   W = er  d PM =   d PM  = dr
4 0 r 2
4 0 r 2
 r  4 0 r
2

1 qq p qq p  dr  qq p  1   qq p 1 
W = dr = −  −  = − d   = − d   = − dEP
4 0 r 2 4 0  r 2  4 0  r   4 0 r 

Cours de Mécanique, Page 6


L’énergie potentielle correspondante est donc :
qq p 1 qq p 1
EP = +C EP () = 0  C = 0 d’où : EP =
4 0 r 4 0 r
Force exercée par un champ électrique uniforme : Point matériel de charge électrique q placé
dans un champ électrique uniforme E : F = qE .
Travail élémentaire : W = F  dOM = qE  dOM
Posons : E = E (
et E = Eu z ,  W = qE  dOM = qE u z  dOM ) or u z  dOM = dz d’où
 W = qEdz = d ( qEz ) = - dEP , soit que EP = −qEz + C .

3. Exemples de forces non conservatives


On considère une force de frottement fluide proportionnelle à la vitesse F = −V . Le travail
élémentaire de cette force s’écrit :
 W = F  dOM = −  V  Vdt = −V 2 dt  0
Ce travail dépend non seulement du déplacement dOM , mais aussi de la vitesse à laquelle il est
fait. On ne peut pas l’écrire sous la forme d’une différentielle : il ne s’agit donc pas d’une force
conservative. Les forces de frottement dissipant de l’énergie, on parle de forces dissipatives.

IV. Énergie mécanique


1. Définition de l’énergie mécanique
La quantité Em qui est la somme de l’énergie cinétique et des énergies potentielles est appelée
énergie mécanique du point matériel : Em = Ec + E p .
Ep est l’énergie potentielle du système, c’est-à-dire la somme des énergies potentielles des
différentes forces conservatives.
2. Conservation de l’énergie mécanique
On considère un système soumis à un ensemble de forces F i . Dans le cas où ces forces sont
conservatives ou ne travaillent pas, on peut écrire pour chacune des forces :
( )
W F i = −EPi
Dans ces conditions, l’énergie potentielle du système est la somme des énergies potentielles dont
dérive chacune des forces :
EP =  EPi
i

Le théorème de l’énergie cinétique implique alors que :

i
( )
Ec = W F i =  −EPi = − EP soit  ( Ec + E p ) = 0
i

On en déduit : Ec + E p = Em où Em est une constante.


NB : L’énergie mécanique d’un point matériel soumis uniquement à des forces conservatives ou
qui ne travaillent pas est une constante du mouvement.
L’énergie mécanique est répartie sous deux formes : énergie cinétique et énergie potentielle. La
conservation de l’énergie mécanique se caractérise par un échange permanent entre l’énergie
cinétique et l’énergie potentielle.

Cours de Mécanique, Page 7

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